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LE TEMPS D'UN RP

(E&D) you could be the corpse and i could be the killer

Nimue
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Tournesol
Nimue
Mar 24 Juil - 17:06

Demelza
von Abbetz

J'ai 17 ans et je vis à Anzing en Allemagne. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serai (trop) rapidement fiancée et je le vis plutôt mal.
Couleur de dialogue #82628E




ft. dove cameron by © EXORDIUM.
Ulrich n’est jamais où on l’attend, c’est à croire qu’il s’agit d’un trait génétique. C’est un homme charmant, les cheveux d’un joli châtain, les yeux d’un vert qui faisait penser à deux pierres précieuses. Il a le talent d’être attirant en toutes circonstances, il séduit, encore, toujours. Dorothea aurait bien voulu le garder dans ses draps, d’ailleurs, mais son rang social aurait gâché le tableau. Il s’en fiche, l’héritier, parce que l’argent achète le reste, le commerce est indispensable et surtout, ça le rend libre ; libre de voler les femmes d’éminents personnages trop occupés pour en prendre soin. Libre de froisser les jupes des fausses prudes. Fait étonnant, il n’est jamais en mauvais termes avec aucun noble, aucun mari trompé, son humour fait glisser ses frasques et son côté rayonnant le rend indispensable à une soirée réussie parmi la jeunesse. Il sait être intransigeant mais il n’y a pas souvent recours. C’est vers lui que la rousse se rend. Lui qui n’est là que par ordre de son père. Lui qui garde un oeil sur Ebenezer von Hohnstedt.

…*…

Appuyée contre la colonne, elle attend de retrouver son calme mais dans sa tête trotte le rouge délicat d’une gorge ouverte. Ca flotte un peu. Je suis étonnée que tu ne portes pas du rouge, ma chère. Est-ce que si elle peignait un tableau avec la couleur de son hémoglobine, il serait plus rouge que tous les rouges, comme sa tête rousse est la plus flamboyante qu’elle ait connu ? Est-ce qu’elle a la saveur d’un coquelicot ayant grandi dans une plaine ensoleillée ? Est-ce qu’elle a la texture de toute sa sensualité ? Est-ce qu’Ebenezer aimerait y tremper les lèvres aussi ? Est-ce que si elle en fait le bijou d’un corset délicat, cela la libèrerait de sa frustration ? Est-ce que c’est normal que ça trotte dans sa tête ? « Mademoiselle ? » Elle s’arrache à sa promenade mentale, s’extirpe de l’emprise de ce quelque chose qui la hante plutôt le soir, de temps en temps, avant de dormir. Il y’a un peu de flou dans ses yeux bleus, un peu d’ombre de remords qui s’efface quand elle pose son attention sur le jeune homme. Il y’a tant de clarté. La tenue est absolument irréprochable, l’allure parfaite et elle n’arrive pas à décrocher le regard de tous ces détails. Nacre et ivoire. « Tout va bien ? » Elle a un petit rire un peu nerveux, ses mains se noue devant elle, signe qu’elle cherche à reprendre une forme de contenance. « Comment cela pourrait-il ne pas aller ? Cet endroit est sublime, il n’y’a que splendeur dans tous les coins et on étouffe de toute cette foule. » Elle se surprend à regretter le manoir. Il n’y’a pas ce bruit au manoir, ce bourdonnement désagréable qui lui fait mal au crâne, c’est léger mais suffisant pour l’agacer. « Il se peut que je sois un brin ingrate. On m’offre des fiançailles de haut vol et je râle d’attirer l’attention. N’est-ce pas ce que toutes les nobles voudraient, au fond ? » Elle va se reprendre, ça n’est qu’une question de minutes, que le coeur cesse de s’emballer. Ebenezer n’aurait pas dû la complimenter, elle a été déstabilisée, elle ne pensait pas que cela lui ferait ce genre d’effet. Au moins ses joues ne sont plus roses. « Je n’ai jamais vu d’ivoire aussi éclatant. » D’une telle qualité. Elle n’a pas pu s’empêcher de le constater, tout comme le violet de ses prunelles attire l’azur des siennes. « Avez-vous perdu quelqu’un ? »  

Sha
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Sabrina
Sha
Mar 24 Juil - 23:37

Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement fiancé et je le vis plutôt mal.




Mémo

Dialogue : #232169

Le regard bleu du jeune homme balaye la foule, mais il ne voit pas de là où il est la jolie et petite Demelza. Il ne sait pas exactement pourquoi il la cherche du regard – elle reviendra quand elle le pourra – mais il est mal à l’aise. Il est après tout responsable de sa présence, responsable de beaucoup de ses maux.

– Vous étiez venu avec votre fiancée ?

La femme qui était jusqu’alors avec eux ose. Elle a l’attitude de celles qui osent tout. Elle est bien plus féline que Demelza, que ce soit dans sa démarche ou ses regards, mais ça n’a rien à voir avec l’érotisme ou le flirt. C'est plus naturel, comme plus ancré au fond d’elle. Ça ne fait pas vulgaire. C'est même attrayant.

– Elle est sortie prendre un peu d’air. Il y a beaucoup de monde.

– Tout le monde a été convié à ce que j’ai cru comprendre, répond-t-elle sans trop se préoccuper de ses histoires de cœur, mais personne ne sait vraiment le sujet de cette réunion exceptionnelle.

Il se retient de chercher encore du regard et se concentre sur ce que la demoiselle – Olivia de son nom – lui dit.

– Je ne suis hélas pas plus au courant que vous.

Elle a une petite moue ennuyée, jetant un regard à l’homme à la moustache – Ryszard.

– Je n’ai pas la patience d’attendre... Quand est-ce qu’on sera appelé ?

– Je l’ignore, mais j’imagine sous peu. Le repas prend bientôt fin.

Ils jettent tous les deux un regard au buffet qui a bien disparu sous l’appétit des centaines de convives. Ebenezer, lui, jette également un regard mais en direction des grandes fenêtres et des arcades vides. Son visage s’est légèrement assombrit.

… * ...

– Comment cela pourrait-il ne pas aller ? Cet endroit est sublime, il n’y’a que splendeur dans tous les coins et on étouffe de toute cette foule.  

L’elfe a un petit rire, un peu retenu, un peu gêné aussi. Il ne s’attendait pas à une réponse aussi franche d’un minois aussi doux et subtil. Ce n’est pas dans les habitudes des hommes et des femmes – des sorciers en général - de se livrer sans détour.  

– Il se peut que je sois un brin ingrate. On m’offre des fiançailles de haut vol et je râle d’attirer l’attention. N’est-ce pas ce que toutes les nobles voudraient, au fond ?

De nouveau la franchise de la jeune femme le frappe et il jette un regard autour de lui, ses oreilles bougeant légèrement à la façon des chats.  

– Je ne saurais pas dire, je ne suis pas vraiment... noble... ni fiancé, d’ailleurs...

La seconde partie de la phrase lui échappe, sur le ton de l’humour d’abord, puis finalement il a un petit rire un peu gêné. Ce n’était pas du tout ce à quoi il s’attendait, ni vraiment la raison pour laquelle il s’était arrêté. Maintenant qu’il se trouve face à elle, il se râcle légèrement la gorge.

Les normes sociales des sorciers lui échappent.

– Je n’ai jamais vu d’ivoire aussi éclatant.  

Il n’a pas surpris le regard de la jeune sorcière, mais quand il le suit enfin, il tombe sur les nombreux bijoux qui ornent ses mains, le bout de ses oreilles ou encore son torse, à commencer par les bagues qui ornent le bout de ses phalanges et prennent la forme de petites griffes.

– Oh, ça, oui. C'est de mon pays, rétorque-t-il d’un air nonchalant.

– Avez-vous perdu quelqu’un ?  

Il relève ses yeux clairs sur elle, regarde autour de lui, avant d’esquisser un petit sourire :

– Non, pas du tout. Je sais exactement où elle est. Une nouvelle fois, ses oreilles s’agitent, une fois, deux fois, et finalement il se redresse. Mais je ne peux pas ignorer quelqu'un qui va mal...

Sa silhouette est plus imposante que celle d’Ebenezer, plus haute, plus fine cependant, élancée comme on le raconte de tous les elfes.  

– Vous n’avez pas le choix. La richesse et la noblesse attirent les jalousies et les regards, comme tout ce qui brille.

Il agite sous les yeux sa bague, d’ivoire piquetée de pointe d’or.

– Si vous ne pouvez pas y échapper, jouez en. La vie est plus simple quand tout n’est qu’un jeu. Parole d’immortel.

Un sourire amusé se dessine sur ses lèvres alors que son visage brille d’une chaleur incroyable. Il y a quelque chose de plaisant chez lui, quelque chose de rassurant. Quelque chose de parfait aussi dans la symétrie de son visage ou de sa silhouette.



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Nimue
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Nimue
Mer 25 Juil - 1:27

Demelza
von Abbetz

J'ai 17 ans et je vis à Anzing en Allemagne. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serai (trop) rapidement fiancée et je le vis plutôt mal.
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ft. dove cameron by © EXORDIUM.
« Oh, ça, oui. C'est de mon pays » « Cela vous va à ravir. » Il n’y’a aucune séduction, aucune envie dans le ton de la voix, elle constate sincèrement. Il est beau, l’elfe, il a ce quelque chose qui attire l’oeil de la sorcière, un peu comme elle observerait une oeuvre d’art. « Non, pas du tout. Je sais exactement où elle est. » Et ses yeux, elle aimerait les dessiner. Elle aimerait s’installer dans un coin et dessiner son portrait, tout ce qu’il dégage qu’elle trouve intéressant, à commencer par la couleur de ses prunelles. « Mais je ne peux pas ignorer quelqu'un qui va mal… » Est-ce qu’elle a l’air d’aller si mal ? Est-ce qu’il parle d’elle ? Elle a une moue pensive. Elle ne sait pas comment expliquer ce qui agite son petit coeur de sorcière. Elle ne sait pas définir ce qui le serre ainsi. « Vous n’avez pas le choix. La richesse et la noblesse attirent les jalousies et les regards, comme tout ce qui brille. » Elle ne voit déjà plus l’ivoire, elle ne s’intéresse plus aux bijoux, sûrement parce qu’elle a déjà exprimé ce qu’elle en pensait et qu’elle n’est pas envieuse, dans ce domaine si elle le voulait vraiment, elle pourrait s’offrir de jolies pierres - pas comme celles-ci cependant - qui couvrirait la blancheur de sa peau, ce qu’elle ne cherche pas à faire. Elle n’a jamais dit pourquoi alors qu’à l’évidence, elle adore ce qui est beau. « Si vous ne pouvez pas y échapper, jouez en. La vie est plus simple quand tout n’est qu’un jeu. Parole d’immortel. »

Elle fronce les sourcils. Il y’a un silence. Il dégage toute cette chaleur, toute cette perfection et l’idée, doucement, fait son chemin. « En réalité, j’ai le choix. » souffle-t-elle. « Il m’a laissé le choix. » Elle aurait pu rester dans l’obscurité du manoir, loin des regards et des mondanités. Elle aurait pu ne pas accepter ce qu’il est. Elle aurait pu chercher à s’échapper, elle en avait eu l’occasion, illusoire ou non. « Je ne vais pas mal, je crois. J’ai simplement peur de ne pas vouloir jouer. De vouloir être vraie. » Elle a un sourire un peu timide. La symétrie du visage elfique est si parfaite. Il dégage cette clarté plaisante et pourtant, tout ce à quoi elle songe, c’est qu’elle cherche autre chose. Il lui manque autre chose. « Je dois y aller. Merci, vous m’avez beaucoup aidé. » Elle fait quelques pas pour s’éloigner mais s’arrête, se tourne vers lui. « Au fait, je m’appelle Demelza. Si un jour vous avez besoin, je vous dois bien cela. » Besoin de discuter, tout simplement. Demelza, ça n’est pas courant comme prénom.

…*…

Elle traverse tranquillement la salle, la foule, rejoint sans aucun mal Ebenezer, les pas légers, sûrs, avec la fluidité d’un cygne, l’habileté d’une funambule. La main retrouve sa place au bras du jeune homme, sans une once d’hésitation. La robe est identique mais elle est noire, un noir profond qui court avec élégance sur les courbes, seulement tranché par la ceinture devenue blanche. Un tour de magie. De fait, une de ses créations. « Je t’ai manqué ? » vient-elle murmurer malicieusement à son oreille. Elle ne cherche plus à disparaître, elle ne cherche plus à s’effacer et ses gestes s’ils sont toujours gracieux, ne souffrent plus de cette sorte de peur d’exister. Le masque fonctionne désormais. Non, en fait il n’y’en a pas. Elle donne l’impression d’être parfaitement à sa place, son autre main venant rejoindre la précédente autour de l’avant-bras du sorcier. « Je t’expliquerai. » ajoute-elle en croisant son regard. Elle a bien vu Ulrich et son air accusateur face à cette proximité qu’elle affiche ainsi alors qu’elle n’est pas mariée, alors qu’on ne doit pas remettre sa légitimité en doute. Leur rang n’est pas idéal, elle ne devrait pas être là, si proche de son fiancé. Elle n’est pas comme ça, sa petite soeur, elle est certes parfois insolente mais il ne l’imagine pas se perdre si vite pour les beaux yeux d’un garçon. Que lui a-t-il fait ?

Demelza a réalisé qu’elle ne voulait pas d’un mariage parfait. C’est un peu idiot à dire mais ce bel elfe lui a montré un charme dont elle a trouvé les contours plaisants mais fades. Fades sur son petit coeur serré. Non, elle ne veut pas d’une union lumineuse comme en a parlé le roi, d’une éclatante pureté à lui en brûler la rétine. Elle a un sourire à l’attention d’Ebenezer, un de ceux qu’il n’a jamais vu s’afficher sur le joli minois, un dont on jurerait qu’il dégage une chaleur sans fard, une sorte de bonheur sincère. C’est un peu étrange, un peu soudain, c’est quelque chose qu’elle n’arriverait pas à définir ou à nommer. C’est tranquille, dans sa posture, c’est un choix qui se lit, presque arrogant lorsqu’on sait combien sont malheureuses de leur sort. Combien elle devrait l’être, le rester. Elle ne veut pas être malheureuse, elle ne veut pas fuir. Elle veut bien pleurer, beaucoup, pour se sentir vivre. Ca la trouble un peu, tout ce qui s’agite dans sa tête, tout ce qui la laisserait si perplexe s’ils étaient seuls. Tout ce qu’elle n’oserait pas lui dire, tout ce pourquoi elle n’aurait pas de mots même si c’était éphémère. « Est-ce que je suis en retard ? » C’est un peu cramé sur les bords, ce qu’elle dégage au contact de la chemise, la douceur un peu noircie mais cela, personne ne peut le voir. Il n’y’a que lui pour sentir les variations invisibles de son contact, la palette complète de ce qu’elle est se dévoilant chaque jour un peu plus. Elle ne l’abandonne pas, même si derrière les yeux d’un ange, il y’a parfois un monstre.  

Sha
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Mer 25 Juil - 11:18

Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement fiancé et je le vis plutôt mal.




Mémo

Dialogue : #232169

– En réalité, j’ai le choix. Il m’a laissé le choix.
– Un véritable gentleman, indeed !
L’elfe a un sourire amusé. Bien sûr il ne sait pas de qui elle parle et dans le fond, ça ne le regarde pas, ça ne l’intéresse pas non plus. Il est comme un chevalier servant qui ne se préoccuperait que de la santé de la jeune femme, et d’ailleurs de toute personne qui croiserait son chemin.
– Je ne vais pas mal, je crois. J’ai simplement peur de ne pas vouloir jouer. De vouloir être vraie.
– A mon humble avis, on ne peut pas toujours être vraie dans vos sociétés, murmure-t-il, cette fois comme s’il réfléchissait en même temps, mais vous pourrez toujours jouer à être vraie. C’est peut-être un jeu qui en vaut la chandelle.
Les yeux en amande de la créature se plissent alors qu’il reconnaît au loin le Kaizer qui se déplace, prêt à annoncer le début de la session.
– Je dois y aller. Merci, vous m’avez beaucoup aidé.
Il a un petit sourire et de nouveau se penche en une révérence respectueuse, le poing sur le cœur.
– Au fait, je m’appelle Demelza. Si un jour vous avez besoin, je vous dois bien cela.
– Au plaisir, Demelza.
Il ne s’en souviendra peut-être pas demain, ni après demain, mais il aimerait prendre soin de ce prénom au fond de lui, prendre soin de s’en souvenir. Il y a tant de chose qu’il a oublié en tant qu’immortel, des noms, des visages. Demelza. Celui-là restera peut-être.
Il détourne les talons et se retire sans passer inaperçu.

…*…

– J’ai cru voir passer un elfemarmonne Ryszard dans sa moustache épaisse qui lui cache les lèvres et une bonne partie du visage.
– Un elfe ? La brune se tourne vers Ebenezer. Ses yeux auburn sont rieurs : Avez-vous déjà étudié de pareilles créatures ? Je trouve qu’ils ont beaucoup du chat.
– Je n’en ai jamais rencontré, de souvenir.
– Pourtant il me semblait qu’ils étaient présents également dans le Feldsberg ?
– Sans doute, reprend calmement Ebenezer, mais ce ne sont pas ce genre d’elfe.
Ryszard esquisse une moue, jetant un regard à Olivia qui sourit.
– Ce que Herr von Hohnstedt veut dire, c’est que le Feldsberg est une terre d’exil.
– Quand les fées de l’aube et du crépuscule punissent un membre respectif de leurs peuples, il l’envoie seul dans la Forêt-Noire, seul. En général, ils ne survivent pas à cet exil. Les plus sauvages et les plus vifs cherchent une sortie vers le plan des hommes – c’est là que j’interviens.
– Et qu’est-ce que vous faites… ?
Le regard d’Ebenezer brille alors que son sourire s’agrandit dangereusement.
– Ce qu’il faut.
Olivia a un petit rire devant l’air soudainement pâle du pauvre monsieur.

Au même moment, la toute petite Demelza arrive. Gracieuse dans sa robe devenue noire, ceinturée de blanc, elle lui offre une œillade pleine de malice. Ebenezer ne l’a pas vu venir – il est surpris quand quelqu’un lui touche le bras, avant de se détendre en comprenant qu’il ne peut s’agir de la jeune von Abbetz.
– Je t’ai manqué ?
Il a un petit sourire qui répond à sa place.
– Je t’expliquerai.
Un instant la main d’Ebenezer vient se poser sur la sienne et la caresse du pouce, comme pour lui dire qu’il n’en attend pas moins, pas plus non plus. Elle lui ait revenu, et maintenant qu’elle s’est accrochée de nouveau à lui, il a l’impression d’être intouchable. La sensation est grisante. Il récupère le pouvoir qu’il avait sur elle. Elle légitime leur étrange et nouvelle symbiose. Il ne lui a pas arraché sa docilité – elle lui a offert sa domestication.
– Est-ce que je suis en retard ?
– Pas du tout, j’étais en train d’échanger avec Ryszard Lindemann et Olivia Darmstadt. Ils siègent tous les deux au Bundestag en tant que représentant respectif de Hesse et de Saxe.
Olivia a une légère révérence, brève, en corrélation avec son allure de chatte sauvage portant un pantalon d’un cuir brun, une chemise blanche contenue par un corset qui ne couvre que son ventre déjà parfaitement musclé.
– Madame et Monsieur, je vous présente Demelza von Abbetz, ma fiancée.

Trois coups de cannes sur le sol de marbre capturent l’attention de la foule. Les yeux sombres d’Ebenezer glissent d’ailleurs sur le petit homme qui vient d’apparaître, surélevé sur une estrade aussi haute qu’une moitié de ses jambes.
– Princes, Prélats et Parlementaires, je vous invite à rejoindre chacun vos places dans l’hémicycle.
Olivia et Ryszard ont un sourire et finalement saluent brièvement Ebenezer et Demelza et se dirigent vers les grandes portes. Chacune est flanquée d’un blason portant respectivement une couronne, un livre et une épée.

Il attend que la salle se vide quelque peu pour jeter un regard à la jeune femme.
– Tu préfères le noir ?
Son sourire est joueur et amusé.



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Mer 25 Juil - 12:18

Demelza
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J'ai 17 ans et je vis à Anzing en Allemagne. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serai (trop) rapidement fiancée et je le vis plutôt mal.
Couleur de dialogue #82628E




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Un jeu qui en valait la chandelle. L’elfe avait peut-être raison, qui sait ? Elle s’offrait, quoi qu’il en soit, à un jeu dangereux, elle s’abandonnait à la caresse d’un pouce, au sourire du jeune homme avec cette docilité qui frisait la folie. Savoir aurait dû être pouvoir, n’est-ce pas ? Elle avait choisi le silence, elle avait choisi de rester avec lui, elle ne pensait simplement pas apprécier sa condition. Il avait son absolue reddition. « Pas du tout, j’étais en train d’échanger avec Ryszard Lindemann et Olivia Darmstadt. Ils siègent tous les deux au Bundestag en tant que représentant respectif de Hesse et de Saxe. » Elle a l’air d’un chat sauvage au style remarquable. C’est amusant, pour un chat domestique, de croiser la férocité naturelle. Elle a l’air impossible à dompter, la belle Olivia. « Madame et Monsieur, je vous présente Demelza von Abbetz, ma fiancée. » Elle a toujours l’air ravie, Demelza, de rencontrer des gens. Ca n’est pas vrai mais ça en a tous l’air, chaque fois qu’elle le dit, qu’elle est enchantée, ou honorée et sa jeunesse l’aide sans aucun doute à briller ainsi d’un émerveillement charmant. Oui, finalement elle est charmante, la fiancée d’Ebenezer.

« Princes, Prélats et Parlementaires, je vous invite à rejoindre chacun vos places dans l’hémicycle. » Elle tourne le regard vers l’estrade, un instant, l’oreille attirée par cet aspect très solennel. Que faisaient-ils tous là, d’ailleurs ? Elle a oublié de le demander à l’Elfe. « Tu préfères le noir ? » La salle s’est un peu vidée. Elle observe Ebenezer, un sourire plein de malice accroché aux lèvres. « En réalité, Dorothea a raison : je préfère le rouge. » Elle baisse le ton, comme une confidence, comme un sous-entendu. « Mais il me semble que le rouge serait indécent. Je dors dans votre chambre, monsieur. » L’anglais glisse sur sa langue avec aisance tandis que le bleu de ses prunelles brille d’amusement. « Les couleurs ont des circonstances, une dame blanche ça n’a de sens que dans un endroit effrayant. » Il n’y’a finalement rien d’intéressant à ne porter que du blanc, à trainer ce petit nom délicat que lui avait donné sa famille dans un lieu où la lumière s’étirait dans tous les coins. « Tu m’empruntes ma couleur alors disons que je m’orne de la tienne. » Elle a l’air si détendue, si pleine d’une assurance légère, une plume qui n’aurait pas peur que le vent la porte loin. « J’ai rencontré un elfe très sympathique mais j’ai oublié de lui demander s’il savait pourquoi nous sommes ici. »   

Sha
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Sha
Mer 25 Juil - 13:14

Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement marié et je le vis plutôt de mieux en mieux.




Mémo

Dialogue : #232169

– En réalité, Dorothea a raison : je préfère le rouge.
Il a le regard rêveur un instant, il essaye d’imaginer la jeune femme dans d’autres atours, peut-être plus provoquants, peut-être plus à son goût. La préférerait-il en noir, en blanc ou en rouge ? La seconde d’après, il se souvient qu’elle n’a pas à lui plaire. Qu’il ne devrait même pas essayer d’y réfléchir. Son sourire se crispe légèrement.
– Mais il me semble que le rouge serait indécent. Je dors dans votre chambre, monsieur.
– C’est vrai… murmure-t-il, aussi bas qu’elle.
– Les couleurs ont des circonstances, une dame blanche ça n’a de sens que dans un endroit effrayant.
Il l’aime beaucoup pourtant, la petite Dame Blanche, quand elle le regarde avec un sourire amusé. Elle a l’air heureuse contre lui. Il ne sait pas exactement si c’est vrai, ou si ce n’est qu’une énième farce de la vie. Il ne sait pas ce qui la rend soudainement si proche, si joueuse. Il la regarde, avance d’un pas dans le couloir qui se dessine sous le blason à l’épée.
– Tu m’empruntes ma couleur alors disons que je m’orne de la tienne.
– Je fais un effort pour la porter, reprend-t-il, alors que le noir te semble naturel.
Le bras se défait doucement de l’étreinte comme ils approchent de plus en plus de la porte. Ils ne sont pas les derniers, mais il ne reste plus grand monde.
– J’ai rencontré un elfe très sympathique mais j’ai oublié de lui demander s’il savait pourquoi nous sommes ici.
– Je l’ignore également. Nous le saurons très vite.

Ils s’installent finalement les uns à côté des autres, sans un mot. Il y a des bulles magiques qui sont créent, ici et là, afin d’emprisonner le son et de toujours pouvoir entendre celui qui parle, placé à quelques mètres, sur l’estrade royale. La décoration de la salle est bien sûr grandiose, de toute part c’est éclatant. Les tapisseries sont brodées de jais et d’or, et les nombreuses statuettes d’aigles, bicéphales ou non, agitent leurs ailes de marbre avant de s’immobiliser.
La main du sorcier glisse dans le creux des hanches de Demelza pour lui faire comprendre qu’il faut avancer et entrer dans la bulle qui scintille d’une douce magie bleutée. Il entre à sa suite et prend place à ses côtés. Il y a également deux autres places dans la bulle – pour Eberhard et son fils, mais ils ne sont pas là. Pas aujourd’hui.
– Les bulles ne permettent pas d’entendre ce que nos voisins disent.
Il montre à leur droite un autre couple qui visiblement ne sont pas au point sur qui s’assoit où et le font savoir.
– Quand on aura la parole, elle s’ouvrira, et quand on aura fini, elle se refermera. C’est comme ça que ça marche en plénière, car nous sommes bien trop nombreux pour juste lever la main.
Les multiples délégations sont enfin en place, chacune dans sa bulle et attendent désormais avec appréhension l’arrivée du Kaizer. Ce dernier, par chance, ne se fait pas attendre bien longtemps.
Il s’installe sur l’estrade, frappe de nouveau le marbre. Le son qui s’en dégage ressemble au rugissement d’un griffon furieux. Cela fait même vibrer les bulles.

– Mesdames, Messieurs… Merci à tous d’être venus.
Le début du discours ne change pas des autres années. La main d’Ebenezer est posée sur sa cuisse, et il tient entre ses doigts la main de Demelza. De peau à peau, la chaleur douce de ses doigts réchauffe le creux de sa paume. Il a un sourire tout du long, mais ne la regarde pas, observant plutôt le visage de plus en plus pâle du Kaizer. Chaque mot est une chute en avant. Quelque chose de grave se trame, mais il ignore quoi.
– Mais je ne suis pas le mieux placé pour vous parler du fléau qui affaiblit nos relations avec les peuples féériques… pour ça, je laisse la parole à notre invitée très spéciale.

Derrière le Kaizer, deux elfes aussi beaux que grands se tiennent. Les mains sur la garde de leur épées, il est difficile de le distinguer tant ils sont similaires. De là où ils sont, Demelza peut d’ailleurs se rendre compte qu’ils ressemblent à l’elfe qui l’a aidé un peu plus tôt – pour ne pas dire qu’elle ignore lequel des deux est ledit elfe.
Ils portent tous les deux les habits et les bijoux de leur peuple.
De derrière eux, une silhouette immense et fine s’avance lentement. Quand elle arrive au bout de l’estrade, juste devant le micro, elle rabat sur ses épaules la grande capuche bleutée qui cachait jusqu’à maintenant son visage. Elle dévoile ainsi un visage mature et pâle, une cascade de cheveux roux qui glisse jusque dans sa bure. Ebenezer est bien trop loin pour apercevoir la couleur de ses yeux, mais les plus proches devinent des pupilles d’un bleu d’eau, turquoise, particulièrement brillant.
Ses cheveux sont décorés d’une couronne fais de perle, de nacre et de quelques feuilles tissés qui ressemblent des fougères fraîches. Enfin, ce qui ne trompe pas, c’est les quelques écailles bleus iridescents qui ornent légèrement sa gorge – au nombre de trois.
Un des deux elfes approche et retire à la femme sa cape, et aussi elle dévoile un corps élancé et longiligne. Peu de poitrine mais une prestance qui n’a rien à envier aux latines.

Ebenezer retient son souffle. Son visage s’est crispé, figé dans une expression terrible. Il ne bouge plus. Sa main sert légèrement celle de Demelza.

– Si aujourd’hui, moi, commence-t-elle à dire d’une voix qui enchanterait même un sourd, Nixe, Seule-Dame-des-Eaux, je me déplace devant vous, hémicycle allemand, c’est bien parce que nous devons parler.
Sa voix est forte, d’une puissance qui serait celle des dragons. Son air est impérial. Rien ne saurait l’ébranler à première vue.
– Depuis maintenant un an, mes filles disparaissent une à une, capturées dans de vils filets. Nous avons trouvé des pièges magiques un peu partout sur les bords du Rhin, et des restes d’anciennes sirènes échouées dans des marécages nauséabonds.
Un petit « oh » secoue soudainement la masse, mais aucun son ne sort des bulles magiques. Ebenezer n’a pas bougé, lui, même si son regard ne fixe plus qu’elle.
– Je ne vais pas y aller par quatre mers. Nos relations ont jusqu’à aujourd’hui toujours été les meilleures qui soient. Nous avons épargné vos pêcheurs et vos bateaux, nous avons calmé nos mers déchaînés, nos torrents furieux afin que nos deux peuples vivent en paix.
Le regard de la Reine est incomparable, dégagent une hargne et une haine farouche, semblable à un océan en furie.
Si ses disparitions ne cessent pas, et si vous ne me livrez pas l’odieux personnage, nos accords de paix se termineront. Vous avez jusqu’à la semaine de la Roussalnaïa.

Un grand silence emplit l’hémicycle.
Ebenezer n’a pas bougé d’un pouce.

… * …

Le reste de la journée a été mouvementée. Compliquée. Stressante.
Quand il entre dans la chambre avec Demelza après avoir quitté le banquet et la charmante compagnie d’Olivia, il n’a qu’une envie, s’allonger et dormir. Mais son bras le brûle. Ses veines sont en feu, réclament leur dû. Il jette un regard à Demelza. Dans son esprit, beaucoup de chose contradictoire. Elle ne veut pas savoir sur quoi il travaille, et lui n’a pas envie de lui montrer « cette autre part » de lui. Encore une. Encore une mauvaise.
N’a-t-il pas un seul bon côté ? Il inspire profondément. La mallette. Où est la mallette ?
Il se dirige vers elle, sans un mot depuis la fin du repas. Il l’attrape et finalement part dans la salle de bain. Ouvre la porte, ferme la porte, comme un parfait robot. Il n’a pas envie de parler de la journée, de Nixe, de Cythérée, de tout ce qui les guette. Il devrait peut-être, pour qu’elle puisse se mettre à l’abris ? C’est égoïste, il n’a pas envie qu’elle le fuit. Il ne veut pas être seul.
Il ouvre la mallette, rapidement, met en place la seringue, le piston et plante. Le geste est vif, précis. Remplit les veines, remplit le creux vide de son ventre affamé.
Assis sur le sol, le dos contre le carrelage froid, il souffle doucement, comme un drogué en manque de came depuis dix ans.
Est-ce qu’il a fermé la porte à clé ?
Il souffle, doucement.



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Mer 25 Juil - 14:16

Demelza
von Abbetz

J'ai 17 ans et je vis à Anzing en Allemagne. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serai (trop) rapidement fiancée et je le vis plutôt mal.
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Elle n’a pas besoin de magie, Demelza, pour sentir la variation et toute la splendeur des lieux, toute la beauté des elfes ou l'iridescence des écailles d’une sirène n’arriveraient pas à lui faire oublier la pression sur sa main, la crispation du sorcier. Il n’y’a pas si longtemps, elle se serait perdue dans la contemplation de tout ce qu’il y’avait de sublime autour d’elle. Qui ne serait pas impressionnée ? Il y’a un problème, elle le sent, ça lui noue l’estomac comme une urgence et malgré tout, elle a toujours l’air parfaitement calme, toujours si innocente et insouciante. Il n’y’a aucun air de surprise sur les traits du brun, il ne ressemble en rien à l’assemblée présente, il n’y’a pas de petit « oh » sur ses lèvres, il ne bouge pas, il n’exprime rien. Ca n’est pas que c’est un homme expressif, cela elle l’a bien compris, c’est que quand elle le regarde, elle a la sensation que les lignes se précisent, que cette étrange langue dans laquelle son attitude est écrite commence à avoir un sens, pour elle. La paix est menacée. C’est cela qui devrait l’inquiéter, elle devrait être choquée, la petite poupée qui n’avait jamais assisté à un tel évènement, dont l’existence n’avait visiblement jamais été secouée que par le décès tragique de sa mère.

Elle a fait l’effort d’être plus agréable, plus ouverte à la compagnie des autres, ensuite, moins rigide, moins distante, elle a compensé ce quelque chose d’indéfinissable qu’elle a senti se dégager du sorcier. Demelza a eu l’impression que tout ceci ne finirait jamais, qu’elle ne pourrait pas s’asseoir pour réfléchir à ce qui a été dit, qu’elle serait privée de silence, à jamais. La chambre lui semble le havre de paix attendu depuis des siècles. Elle attend un peu après qu’il ait fermé la porte, parce qu’elle avait promis qu’elle respecterait sa volonté d’être seul, parce que leur contrat n’implique pas de sentiments. Elle hésite. Il y’a un point de non-retour, tout près. Il y’a une décision radicale, définitive, elle sait que si elle la prend, si elle passe la barrière, il n’y’aura pas moyen d’effacer, de recommencer. Elle retire les escarpins blancs et rejoint la porte de la salle de bains. Elle ne cherche pas à l’ouvrir, elle pose simplement la main dessus, à plat. « Ebenezer.. » C’est doux. C’est assez clair pour qu’il l’entende mais il n’y’a ni peur ni menace, seulement la chaleur d’une petite flamme. « Je peux t’aider. » Elle n’hésite pas et ça n’est pas une question. « Tu me mens mal. » Il y’a une sorte de sourire tendre qui s’entend, de derrière cette porte qu’elle n’a toujours pas cherché à ouvrir. « J’ai dit à l’elfe que j’avais peur de ne pas avoir envie de jouer, que j’avais peur de vouloir être vraie. » Elle soupire, ça n’est pas très facile à dire pour elle. Il faut toujours museler ses sentiments, on le lui a dit souvent, parce que c’est mieux mais aussi parce que ça protège, parfois. « Je suis partie parce que j’avais peur de faire du mal à Dorothea. Après la mort de ma mère, elle a voulu me faire une farce, je crois que c’était pour me faire rire mais notre chat a explosé. C’est absurde, je ne sais pas comment cela a pu arriver. Je me suis retrouvée couverte de sang. J’imagine que c’était parfaitement terrifiant alors elle est partie, elle a prétendu qu’elle n’était pas avec moi à ce moment-là. Il était doux, le sang du chat. Depuis, parfois, ça me trotte dans la tête, j’imagine à quoi celui des gens peut avoir goût. Je n’avais pas vraiment envie que tu me vois comme ça. Comme une folle que tu ne voudrais pas épouser. » Elle soupire un peu tristement. « J’ai imaginé le tiens aussi. Il aurait le goût des hivers les plus froids, une note de fruit qui n’aurait jamais vu la lumière et le coeur d’une longue agonie. » Elle est un peu gênée de l’exprimer mais ça n’est pas ce qui compte.

« J’ai promis de prendre soin de toi quelque soit ton état, tu te souviens ? Je veux être là même si tu ne peux pas m’aimer, même si tu dois me faire du mal pour aller mieux. Tu veux bien ouvrir ? » Le front a rencontré la surface dure de la porte, doucement, quand elle a fermé les yeux. « Je pourrais m’accuser, tu sais. Je ne suis pas aussi stupide que j’en ai l’air, j’ai bien senti, quand on était là-bas. Je ne suis pas encore ta femme, on pourrait m’écouter. Toi, tu as l’air irréprochable, moi j’ai tué ma mère, j’ai manqué étouffer Dorothea. On pourra même témoigner que j’ai fait exploser mon chat. »    

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Mer 25 Juil - 14:48

Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement marié et je le vis plutôt de mieux en mieux.




Mémo

Dialogue : #232169

La tête repose sur le carrelage. Il ne sait pas quand, mais il a glissé. Il a l’habitude de s’allonger après la prise, parce que ça lui permet aussi de se reposer. De laisser son corps inerte, ne plus rien en faire, le sentir se dévorer à l’intérieur, comme si son estomac cherchait à se dévorer lui-même. Prêt à mourir, là, sur le carrelage qui lui glace le sang, mais c’est agréable cette sensation d’avoir les os froids.
Il ferme les yeux.
– Ebenezer..
Il les ouvre, un instant de panique le submerge mais il est incapable de bouger. Incapable de faire un mouvement. Au mieux il ouvre les yeux, pour vérifier qu’elle n’est pas là, devant lui.
– Je peux t’aider.
C’est faux. Personne ne le peut. Siegfried lui-même n’a pas pu sauver sa mère, comment le pourrait-elle ?
– Tu me mens mal.
Il a un petit rire étouffé par la douleur, rire qui ne sonne pas. Pas de son. Sa gorge se serre alors que ses muscles se tendent douloureusement.
– J’ai dit à l’elfe que j’avais peur de ne pas avoir envie de jouer, que j’avais peur de vouloir être vraie.
Qui n’aurait pas peur ? Lui ne le peut pas. Il n’est qu’un monstre.
D’un geste lent et faible il s’arrache la seringue des veines, repoussant un peu plus loin la médecine miraculeuse qui lui brûle le myocarde. Il gronde, grogne comme un animal, parce que la douleur lui fait cet effet. Il sert les poings, plus fort, mais la douleur ne fait que grandir.
– Je suis partie parce que j’avais peur de faire du mal à Dorothea. Après la mort de ma mère, elle a voulu me faire une farce, je crois que c’était pour me faire rire mais notre chat a explosé. C’est absurde, je ne sais pas comment cela a pu arriver. Je me suis retrouvée couverte de sang. J’imagine que c’était parfaitement terrifiant alors elle est partie, elle a prétendu qu’elle n’était pas avec moi à ce moment-là. Il était doux, le sang du chat. Depuis, parfois, ça me trotte dans la tête, j’imagine à quoi celui des gens peut avoir goût. Je n’avais pas vraiment envie que tu me vois comme ça. Comme une folle que tu ne voudrais pas épouser.
Le rire qui lui traverse de nouveau le corps est plus amer encore que le précédent, parce qu’il a l’impression de perdre ce qu’il avait gagné quelques semaines auparavant. Il a l’impression de perdre pieds, mais ce n’est qu’une impression. Il sent bien son corps assimilé l’essence de sirène et il soupire, doucement, en sentant son cœur ralentir dans sa poitrine.
Il a des fourmis dans les jambes.
– J’ai imaginé le tiens aussi. Il aurait le goût des hivers les plus froids, une note de fruit qui n’aurait jamais vu la lumière et le cœur d’une longue agonie.
Une petite perle de sang goutte au creux de son bras. Il ne sait pas quel goût il peut avoir. Il est sombre son sang. Il doit être mauvais au goût, comme sa chair, comme son âme.
– J’ai promis de prendre soin de toi quel que soit ton état, tu te souviens ? Je veux être là même si tu ne peux pas m’aimer, même si tu dois me faire du mal pour aller mieux. Tu veux bien ouvrir ?
Silence. Il regarde la porte. Elle est loin. Il faudrait faire un effort pour se relever. Il le peut, mais ça demanderait de vouloir lui ouvrir. Est-ce qu’il a envie d’ouvrir ?
– Je pourrais m’accuser, tu sais. Je ne suis pas aussi stupide que j’en ai l’air, j’ai bien senti, quand on était là-bas. Je ne suis pas encore ta femme, on pourrait m’écouter. Toi, tu as l’air irréprochable, moi j’ai tué ma mère, j’ai manqué étouffer Dorothea. On pourra même témoigner que j’ai fait exploser mon chat.
Silence, de nouveau.

Il y a quelques petits bruits de l’autre côté du bois, ça remue douloureusement. Ebenezer arrive enfin à se redresser à l’aide des toilettes. La seringue est encore sur le sol. Sa manche encore relevée. Ses yeux sont sombres, mais le plus impressionnant reste peut-être son teint blafard et ses lèvres bleutées. Il dégage une légère odeur de sel marin, mais elle ne restera par éternellement, car le Monstre en lui dévore chaque parcelle, chaque morceau goulument.

Au bout d’une petite minute, la poignée se tourne et la porte s’ouvre lentement. La lumière éclabousse son visage. C’est désagréable, mais il ne dit rien. Son épaule posée contre le jambage de la porte. Il se sent lourd et faible, mais il se maintien debout. Pour l’illusion d’être plus fort qu’il n’est contre le vide qui l’habitude.
Il la regarde finalement, de toute sa hauteur.
– Pourquoi tu fais tout ça, Demelza ?
Sa voix n’est qu’un murmure.
– Tu as promis de prendre soin de moi, mais tu n’as pas à te sacrifier pour moi. On ne se sacrifie pas bêtement pour quelqu’un qu’on n’aime pas…
Il lève lentement son bras, vient caresser sa joue avec une mollesse presque suave. Le creux de son bras est sombre également. Les veines sont apparentes, bleutées, scintillantes, mais l’on voit aisément l’assombrissement de chaque vaisseau gagner du terrain. Ça disparaîtra quand il n’y aura plus rien à dévorer, et on n’y verra que du feu, jusqu’à demain, et jusqu’à après-demain.
– Tu ne peux pas te faire accuser à ma place, murmure-t-il, son pouce traçant un cercle tendre sur sa joue, parce que même si on te tue, les disparitions continueront, encore et encore… Tout pendant que je serais vivant et que je n’aurais pas d’autres choix, je continuerais.
Il retire doucement sa main, sans la brusquer.
– Si tu savais un cinquième de ce que j’ai pu faire, Demelza, tu me haïrais… et tu aurais raison de le faire.
Je suis dangereux. Il lui avait déjà dit.




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Mer 25 Juil - 15:32

Demelza
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« Pourquoi tu fais tout ça, Demelza ? » Il est grand Ebenezer et quand il la regarde de toute sa hauteur, même faible, elle se sent petite, elle se sent fragile. Elle sait qu’il souffre, physiquement. Ca n’est pas juste les sons, ça n’est pas juste ce qu’elle pouvait entendre de l’autre côté de la porte, c’est cette intuition qui gratte le petit coeur, le serre, le malmène. Grand-mère dirait que les femmes de la famille sont intuitives mais que parfois, cela leur joue des tours. Est-ce qu’Ophélia savait ? Est-ce qu’Ophélia avait senti, avant de mourir ? « Tu as promis de prendre soin de moi, mais tu n’as pas à te sacrifier pour moi. On ne se sacrifie pas bêtement pour quelqu’un qu’on n’aime pas… » Elle a un rire un peu nerveux, bref, qui cesse dés qu’il caresse sa joue. Il a les veines trop visibles, il a mille signes qu’elle devrait reculer et fuir, qu’elle devrait prendre peur. Ca n’est pas qu’elle n’a pas peur du tout, un coin de son esprit reste rationnel mais il est si petit, si reculé, il ne peut pas parler plus fort que tout le reste qui se bouscule. Pourquoi fallait-il qu’elle le regarde lui ? « Tu ne peux pas te faire accuser à ma place, » Ca brûle. Ca crépite au bout de ses doigts, quand il trace ce cercle sur sa joue. Est-ce qu’on verrait les flammes dans ses yeux bleus ? Est-ce qu’il peut voir qu’elle a l’impression qu’elle va prendre feu ? Est-ce qu’elle sait ce que c’est qu’aimer ? Est-ce qu’elle serait capable un jour de savoir ce qu’elle ressent ? « parce que même si on te tue, les disparitions continueront, encore et encore… Tout pendant que je serais vivant et que je n’aurais pas d’autres choix, je continuerais. » Il rompt le contact, ça n’est pas brutal mais ça la rend un peu triste, une seconde. Il va la laisser brûler toute seule ? Elle ne comprend pas exactement pourquoi il n’a pas le choix, elle ne le demande pas. Elle est là, à le regarder, à l’écouter, elle n’a même pas l’air de le juger. « Si tu savais un cinquième de ce que j’ai pu faire, Demelza, tu me haïrais… et tu aurais raison de le faire. » Ca paraît l’agacer parce qu’elle soupire. Elle détourne les prunelles, pas longtemps, elle essaye de démêler toutes ces émotions qui s’emmêlent. Ca la fatigue un peu, de toujours ressentir toutes ces choses quand il est là.

Et puis elle a ce sourire en coin qui réapparaît sur sa jolie bouche. Elle se hisse sur la pointe des pieds, elle capture ses lèvres, pas comme la première fois, ça n’est pas furtif, ça ne cherche pas à être le plus bref possible. C’est peut-être même long, elle ne sait pas, quand elle pose les doigts sur son bras. C’est un peu comme si elle voulait l’envelopper de sa bulle chaleureuse, de ses petites flammes qui crépitent à l’intérieur. Comme si toute son âme avait envie de guérir la sienne, d’apaiser sa douleur. Elle n’est pas mauvaise Demelza mais elle sait que parfois, on ne choisit pas. Elle est douce, pas comme quand elle fait brûler les appartements, pas quand la magie décide à sa place. Elle choisit. C’est un peu bizarre, de choisir, elle n’a pas l’habitude. « Les contes sont remplis d’idiotes qui aiment des monstres.. » C’est un murmure contre sa peau, juste un murmure. C’est vrai, on en raconte à la pelle, de ces histoires là. Elle s’en fiche, si elle est aussi stupide que ces princesses là, et elle, elle n’aura aucun royaume à diriger, ça n’est pas grave. « Et toi, tu ne me laisses même pas le temps de m’adapter. Je sais bien qu’on jette les enfants dans l’eau pour les forcer à apprendre à nager mais tout de même, tu n’as aucune pitié, mh ? » Sa main sur le bras s’est faite plus ferme, pour le maintenir s’il se sent mal, pour le retenir si son corps est trop lourd et qu’il bascule. « Tu devrais venir t’allonger. Je vais ranger. »     

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Mer 25 Juil - 15:54

Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement marié et je le vis plutôt de mieux en mieux.




Mémo

Dialogue : #232169

Ses lèvres contre les siennes sont douces. Il baisse légèrement les paupières quand elle est là, tout contre lui et il y répond avec une certaine pudeur. Il ignore si elle est de ces idiotes qui ne comprennent pas ou de ces femmes trop fières qui font semblant de ne pas comprendre. Dans tous les cas, cela réchauffe doucement son âme et il se laisse aller, un instant, à aimer.
Un court instant seulement, car dès que sa bouche quitte la sienne, il regrette d’avoir aimé. Il regrette, et il lui en veut un peu aussi, car elle lui avait aussi juré qu’elle n’userait pas des stratagèmes d’enfant pour le piéger.

– Les contes sont remplis d’idiotes qui aiment des monstres..

Il a un petit rire, fatigué. Ses yeux en disent plus que lui. Ils courent un instant sur la jeune femme, ses courbes féminines, mais surtout ses lèvres. Qu’elles sont attirantes, ses fines lippes. On aurait envie d’y mordre, avec ferveur, avec envie. Il a déjà mordu une fois, dans le blanc de sa gorge. La faim lui tord l’estomac, ou est-ce le vide qui en demande lui aussi encore plus ?

– Et toi, tu ne me laisses même pas le temps de m’adapter. Je sais bien qu’on jette les enfants dans l’eau pour les forcer à apprendre à nager mais tout de même, tu n’as aucune pitié, mh ?
– Je te l’ai dit, murmure-t-il, je suis cruel..

Il soupire, alors qu’un frisson désagréable lui remonte l’échine. Après la montée, l’euphorie, l’envie, voici la descente. C’est comme des montagnes russes. Ça monte lentement, mais la chute est souvent trop rapide pour lui.

– Tu devrais venir t’allonger. Je vais ranger.

Il la regarde, du coin de l’œil, alors qu’il se décolle lentement et difficilement du jambage.

– Ne te pique pas avec l’aiguille.

Le regard s’est assombrit un instant, mais il ne s’attarde pas, il n’en a pas la force. Un pas, puis un second, il avance et s’avachit sans élégance dans le lit. Son corps épouse avec plaisir le dessus des couvertures et il peine déjà à se mettre sur le flanc qui lui fait le moins mal. Après un long moment où seul le bruit des ustensiles, il essaye de retirer nerveusement ses chaussures, frottant l’une contre l’autre nerveusement.

La fatigue l’engourdit, mais il reste éveillé. Il faut qu’il reste éveillé jusqu’à que ce soit fini.

Jusqu’à que le vide s’endorme en premier.



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