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 Le Sceptre des deux Royaumes. [Seolanne-Mioon]

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Seolanne
Seolanne
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INSCRIPTION : 29/09/2018
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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


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Keira Knightley   google







Elle pose le pied à terre aux cotés d'Alexander et Lysandre se maudit de ne pas avoir été plus prévoyante. Elle aurait du prendre la soirée de la veille pour échanger avec lui concernant l’attitude à adopter lorsqu'ils arriveraient dans la capitale. Comment saluer. Quoi dire. A quel moment le faire. Au lieu de cela, ils ont soigneusement gardé leurs distances. Comme si le souvenir de leur proximité partagée était trop difficile à porter pour l'un et l'autre. C'est sa responsabilité. Elle s'est jetée dans ses bras sans tenir compte des convenances, oubliant un instant qu'il est la Prunelle d'Isnar. Elle a manqué à toutes reserves et maintenant, elle se retrouve à moitié submergée par la foule et confrontée par le Coupe Royal sans avoir la moindre idée du protocole à suivre dans cette situation. Il n'y a qu'une seule voie possible. Imiter le Soldat et espérer ne pas commettre d'impair.


Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est la voluptueuse blonde qui vient se réfugier dans l'étreinte du jeune homme. Elle l'enlace étroitement, ne marquant aucune crainte d'être repoussée. Lysandre s'immobilise, juste derrière. Juste assez proche pour être le témoin privilégiée du baiser profond et enflammé qu'ils échangent. Du plaisir manifeste qu'ils éprouvent à se retrouver. Les paroles qu'ils échangent sont ceux deux êtres épris l'un de l'autre. Si de leurs espions, elle sait qu'il n'est pas marié, nul doute qu'il s'agit de sa promise. A khamsin, il n'y a que les couples mariés ou sur le point de l'être qui ont de telles démonstrations publiques d'affections.  Ils devaient attendre une accalmie des combats pour s'unir. Maintenant que la guerre est terminée, ils pourront le faire sans attendre ni entraves. La jeune femme refuse d'analyser ce qu'elle ressent à cette perspective. La femme est de sang noble, cela crève les yeux, et maintenant qu'elle la voit mieux, elle est magnifique. Ils forment un couple parfaitement assorti. Quand elle croise brièvement le regard d'Alexander, elle se détourne sur le  champ, de peur qu'il ne saisisse le tumulte qui l'assaille. Quoique, ses pensées ne doivent qu'être tournées vers la femme à ses lèvres.


Elle est soulagée lorsque la somptueuse blonde se fond à nouveau parmi les autres hauts personnages d'Isnar et que le Prince s'avance vers ses parents. C'est presque en automate qu'elle pose le genou à terre, dans une posture identique. Elle ne prononce le moindre mot alors qu'un mépris sauvage sonne dans la voix du Roi. Ce n'est que parce que la main tendue d'Alexander l'enjoint  à se redresser qu'elle reprend sa verticalité et fait un pas. C'est un miracle qu'elle parvient qu'elle parvient à articuler un faible
-Vos Majestés, je...
Mais l'homme ne lui permet pas un mot de plus. La rage qui vibre à son encontre est une corde rêche sur sa peau. Comment le lui reprocher. Il a du perdre des êtres chers dans leur conflit, tout comme Khamsin en a souffert. Le Guerrier s'interpose entre eux, sans craindre le courroux brûlant de son père. Elle relève les prunelles vers sa mère qui se tient à ses cotés et une bienveillance certaine adoucie la violence de son époux.

Il ne devrait pas. Il ne devrait pas provoquer la colère de son père en la défendant. Pourtant, une flamme de gratitude la réchauffe à ses paroles. Il la protege. Encore. Le Roi s'éloigne sur les murmures de son fils et il salue sa mère, avant que ses frères ne l'entourent. Sur ses jambes, Lysandre tangue. Le froid ne lui permet aucun répit, les clameurs de la foule, l'absence d'horizon, tout l'oppresse.  elle sent que l'air lui devient plus difficile à respirer. Elle perçoit à peine l'avancée d'une jeune fille alors qu'elle lutte de toutes ses forces pour ne pas s'écrouler. Confusément, elle entend que la Reine s'adresse directement  à elle. Lysandre tente d'articuler une formule courtoise. Quelque chose. Elle essaie. Plusieurs fois. Avant qu'elle ne bascule lourdement. Sans parvenir  à se retenir. Elle ne tombe pas. Alexander la happé au vol. Ses mains agrippent les épaules martiales et sa tête roule lourdement contre l'épaule de celui ci. Dissimulant ses traits épuisés à la foule qui les observe.

Elle ne débat pas mais se blottit encore plus étroitement contre lui, incapable de se soucier des apparences qu'ils offrent. Le parfum de cuir vieillit de son plastron, la poussière de la route qui les couvre, les fragrances de sa peau forment un cocon autour d'elle et Lysandre s'y abandonne, au bord  de l'inconscience. Avec une délicatesse presque insoupçonnée, il l'assoit et la maintient contre lui, le temps encore de lui hoter sa cape. Il ne devrait pas être là. Il devrait être avec sa fiancée. Mais le repousser est au delà de ses capacités et sa paume contre son cou est un soleil levant. Elle relève la tête vers lui, ne parvenant pas à rompre leur contact physique. Ses iris se lient à son  regard infini. Sa main se lève et s'arrondit autour de sa joue, rappeuse de sa barbe naissante, dont pourtant le toucher, à cet instant, est le plus velouté qu'elle ait jamais connu. Un faible sourire s'esquisse alors que la flambée dans la cheminée lui redonne un peu de vie. Elle murmure, juste pour lui.
-Est ce que la parole d'Isnar a la même valeur que celle de Khamsin? parvient elle  à plaisanter. Elle sait qu'elle peut avoir confiance en lui. Le reste d'Isnar, elle l'ignore. Lui? Il a prouvé qu'il pourrait donner sa vie pour elle. Au moins recevoir une flèche qui lui était destinée.

Il lui faut toute sa maîtrise pour ne pas lui demander quand est ce qu'ils se reverront. Il va replonger dans la vie de sa Capitale. Autant que dans sa future épouse. Son temps ne lui appartient plus. Quand il commence  à se redresser, elle se crispe. Ses doigts le retiennent. Juste encore un peu.Avant qu'elle ne réalise qu'ils ne sont pas seuls. Que ce qui vient de se passer entre eux a eu bien trop de spectateurs. Dont la Reine elle  même. Elle le relache pleinement dans le dixième de seconde et s'oblige à détourner le regard quand il quitte la chambre. On ne reste pas assise en présence de la Reine d'Isnar. Certainement pas.  Elle se redresse et cette fois, parvient à effectuer une révérence dans la pure des traditions de Khamsin. Celle qui est uniquement réservée à son père et sa mère. Son teint a retrouvé un peu de ses couleurs naturelles et cette fois, elle parvient  s'adresser à elle convenablement. Tout pour ne pas réfléchir à ce qu'elle a bien pu penser de sa présence dans les bras de son fils.

-Votre Majesté, je vous remercie pour accueil et votre hospitalité. Je n'avais pas l'intention d'en abuser mais le Prince Alexander s'est montré très convainquant sur ce sujet. Ajoute t'elle avec une pointe de malice dans le ton. Elle n'avait pas pu s'en empêcher et ses prunelles s'amusent quelques secondes de la tournure de sa phrase.

Le bain chaud est une tentation à laquelle elle ne parvient pas à resister plus longtemps. Dès que la Souveraine d'Isnar prend congé d'elle, laissant avec elle une des  deux jeunes filles, Lysandre laisse tomber sur le sol les vêtements qu'elle porte depuis qu'ils ont quittés le champ de bataille et ne sont plus guère que des guenilles. Elle enjambe le rebord de la baignoire dans un souffle de plaisir pur. La sensation de l'eau chaude, presque brûlante est un délice pour ses membres rompus de fatigue et de courbature. Se débarrasser de la crasse qui la recouvre....  Paradis. La jeune fille, Talik, prend une cruche d'eau et déverse sur ses cheveux une cascade d'eau. Soupirant d'aise, Lysandre se laisse faire. Ce n'est pas dans ses habitudes, mais les massages adroits qu'offrent la petite servante à ses épaules, à son cuir chevelu manquent de la plonger dans la somnolence. Elle se retrouve poupée de cristal entre les mains expertes, lui permettant de s’occuper d'elle comme si elle était sa suivante depuis de nombreuses années. Les huiles essentielles et autres délicatesses qui ont été ajoutées au bain accentuent cette impression de détente complète. Elle finit par fermer les yeux, savourant pleinement ces instants.

Quand Lysandre rouvre les paupières, une vie plus tard, c'est pour se trouver face aux prunelles lumineuses de la Promise d'Alexander. Depuis quand est elle là? Que fait elle là? Pourquoi n'est elle pas avec son amant? Lysandre n'a aucun problème de nudité face à des femmes. A Shelili, les bains royaux sont ouvertes à toutes les classes de populations et les après midi sont réservées aux femmes. Ce sont des heures  à discuter, échanger, échafauder, se retrouver entre amies ou non amies, se faire masser et grignoter patisseries, thés traditionnels  à n'en plus finir. Il n'y a rien à payer. C'est une tradition immémoriales en Khamsin et chaque ville en possède une version. Ce sont généralement les Reines et les épouses des premiers dignitaires qui sont en charge de ces lieux pour les transformer souvent en petits paradis tropicaux. Lysandre sent son ventre se contracter à la vue de la jeune femme et au souvenir de sa cité. Elle se redresse et aussitot Talik l'enveloppe dans une immense sortie de bain. L'etiquette voudrait que ce soit l'inconnue qui se présente d'abord, au vu de leur différence de rang. Mais elle n'est pas en Khamsin et les coutumes sont peut être différentes des peuples civilisés. Elle lui offre un sourire parfaitement étudié.

-Je suis heureuse de faire votre connaissance, ma Dame. -Autant que d'être balancée dans un puits de neige. - Je suis son Altesse Royale Lysandre de Khamsin, vous pouvez m’appeler Lysandre. J'espère que nous deviendrons amies le temps de mon séjour dans votre remarquable cité- Autant que l'on puisse l'être avec une vipère des sables. Lysandre ignore pourquoi elle lui voue une telle animosité alors qu'elles ne se connaissent pas. Ce n'est pas dans son habitude de prendre les gens en grippe aussi brutalement et intensément. Mais décidément, la jeune femme est Trop. Trop belle, trop de présence, trop de prestance. Et c'est absolument insupportable. - Dites moi en quoi je puis vous être utile? Je m'en voudrais de vous retenir. Nul doute que vous ayez hate de retrouver Le Prince. -Vu la manière dont tu l'as accueilli, ma grande, tu peux essayer de prétendre le contraire, mais tu vois j'aurais du mal à te croire. Talik s'est éclipsée, laissant les deux femmes, probablement pour s'occuper de trouver une tenue correspondant aux mensurations et au rang de leur "invitée". Peut être aussi pour échapper à la tension grandissante.




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Mioon
Mioon
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Duchesse
Yelena

J'ai 23 ans et je vis à Isnar. Dans la vie, je suis Duchesse et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma position et ma beauté, je suis la promise plus ou moins officielle du Prince Alexander et rien ne pourrait être plus cher à mon cœur.

Informations supplémentaires ici.


Sarah Gadon © Mioon
Le retour d'Alexander était sans doute le plus beau cadeau que la Fête des Lumières pouvait offrir à Yelena, et cette dernière était-elle donc comblée tandis qu'elle le serrait dans ses bras. Faisant fi de son armure humide et tâchée pour mieux profiter de cet homme qu'elle appréciait tant. Certaines mauvaises langues jalouses de sa position privilégiée n'hésitaient d'ailleurs pas à murmurer qu'elle n'appréciait dans le Prince que sa position de futur Roi, mais il ne fallait toutefois pas s'y tromper : certes, elle n'était pas une amoureuse transie et rêveuse, mais elle éprouvait toutefois de véritables sentiments pour cet homme auquel elle souriait avec sincérité. Mais malgré tout, le protocole royal se devait de reprendre ses droits, aussi ne tarda-t-elle pas à se reculer parmi la foule de la haute société. Aussi ne tarda-t-elle pas à admirer une scène dont elle se serait bien passée : ainsi donc, cette pauvresse était la Princesse Lysandre de Khamsin ?! Et non content de la ramener à Isnar, le Prince prenait en plus sa défense et réclamait à ce qu'elle fût traitée selon son rang ?! Autant dire que face à cet affront fait au peuple tout entier, la Duchesse en avait froncé les sourcils de mécontentement, et voir le Roi Leo quitter finalement l'esplanade pour laisser la Reine Karissa faire des courbettes devant l'ennemie ne manqua pas de la contrarier plus encore !

Une chambre réservée aux invités, un grand feu … ne fallait-il pas non plus que cette catin marchât sur Isnar pour mieux les humilier encore un peu plus ?! Une chose était sûre en tout cas, c'était qu'il était hors de question que … qu'elle se sentît soudainement mal et que Son Prince la récupérât dans ses bras ?! Non rectification : qu'il la serrât avec douceur dans ses bras ?! Autant dire que pour Yelena, il s'agissait là d'un véritable affront fait à sa personne – au peuple tout entier – et voir les soldats être acclamés et embrassés par leur famille, là où elle-même était totalement abandonnée par son promis, acheva de remuer ses sangs au point qu'elle tourna les talons pour rentrer au château à son tour.

Elle n'était certes que la maîtresse d'Alexander, mais elle se sentait néanmoins blessée de n'avoir obtenu de lui qu'un baiser à la sauvette …

Et vu que son caractère n'était pas celui d'une fille de ferme soumise et obéissante, Yelena espérait bien pouvoir lui en toucher un mot, aussi grimpa-t-elle rapidement à l'étage réservé aux invités. Se contentant de suivre le flot des présents pour trouver la chambre de la prisonnière sans aucune difficulté et … ah ben voilà autre chose ! Après l'avoir transportée dans ses bras, voilà que le Prince  lui caressait le visage avec toute la douceur du monde, et la Duchesse se retrouva une nouvelle fois à faire volte-face pour quitter l'endroit. Hors de question qu'elle assistât à ce genre de démonstration après tout, et elle était bien déterminée à rejoindre l'étage de sa propre chambre, lorsqu'elle fut hélée par Alexander. Qui lui demanda – ni plus ni moins – que de s'occuper de son chien sale et égaré. Par tous les Dieux, c'était juste un cauchemar dont elle allait bientôt se réveiller !

« Vous voudriez que moi, je m'occupe de cette femme ? Excusez ma franchise, Votre Majesté, mais s'agirait-il d'une plaisanterie ? »

''Votre Majesté'', de ce titre très officiel que Yelena n'utilisait jamais en lui parlant, tout simplement parce qu'ils avaient dépassé ce stade très formel depuis quelques temps déjà. Mais en le plaçant dans cette phrase, la Duchesse tenait justement à souligner cet écart qui était en train de se creuser, et par le fait exclusif d'Alexander en prime !

La blonde ne détestait pas les gens de Khamsin, elle les haïssait du plus profond de son être. Lorsqu'elle était enfant, sa mère avait été abattue par des archers alors qu'elle se rendait à Isnar pour rejoindre son père après un séjour dans sa famille, et la petite troupe avait été attaquée et presque disséminée. Sans quelques valeureux soldats qui avaient tout tenté, le corps de sa mère aurait certainement nourri les loups, et il s'agissait là d'un affront que la Belle ne comptait pas laisser passer.

Mais malgré tout, elle ne souhaitait pas ouvertement provoquer d'esclandre non plus, aussi se contenta-t-elle d'acquiescer de la tête dans un sourire forcé, un « Pardonnez-moi, je m'en occupe » passant avec difficultés le seuil de ses lèvres, tandis qu'elle regarda Son Prince s'éloigner dans le couloir. Sans doute devait-il être fatigué pour lui formuler pareille demande, et elle pouvait bien le laisser en paix quelques heures. Quelques longues, très longues heures. Surtout pour sa patience. Mais en attendant que ''madame la princesse'' acheva de se réchauffer dans un bain, Yelena se rendit jusqu'à sa chambre afin d'y chercher quelque chose, puis elle revint finalement dans la chambre réservée à la prisonnière. Cette dernière s'offrant tout le luxe d'un bain parfumé aux huiles essentielles les plus raffinées. Si ce n'était pas malheureux d'assister à pareille scène …

Et quelques minutes plus tard, la pauvresse ouvrit les yeux avant de se redresser pour voir Talik l'entourer d'une sortie de bain, et elle ne perdit pas son temps qu'elle lui adressait déjà un sourire aussi faux que sa politesse surannée et son désir de devenir amies. Par tous les Dieux, cette petite idiote allait être proprement insupportable, et la blonde lui offrit bientôt son sourire le plus hautain. Le plus royal.

« Je suis la Duchesse Yelena, mais je suis au regret de vous apprendre que votre joie de me rencontrer n'est pas réciproque. Ma mère a été assassinée par vos archers, et pour moi, me retrouver dans la même pièce que vous est déjà une insulte, Votre Majesté. »

Là encore, il ne fallait pas être devin pour comprendre que ce ''votre majesté'' n'était guère aimable, mais Yelena n'avait aucune envie de se forcer pour cette femme-là. Forcer son sourire et son air – presque – aimable était déjà bien suffisant.

« Quant à m'être utile, votre méconnaissance totale du protocole Isnarien a déjà nuit à Alexander, et je ne souhaite pas que son image soit encore ternie par votre manque d'éducation. Voici donc un précis protocolaire qui vous apprendra à vous comportez correctement en société. Si vous ne savez pas lire, Talik vous fera la lecture. »

Si le contenu des paroles était ô combien acide tandis qu'elle déposait le livre en question sur la table de chevet, le ton était par contre beaucoup plus doux. Plus subtile. Plus faux, surtout. Mais après bien des mois à se languir de son amant, elle aurait aimé qu'il lui offrît davantage qu'un cadeau empoisonné, et il était bien connu qu'il ne fallait jamais jouer avec l'amour propre d'une femme blessée.

« Et maintenant, si ''Sa Majesté'' veut bien le permettre, je me retire. En cas de soucis, j'imagine que vous saurez très bien importuner quelqu'un. »

En espérant d'ailleurs que ce quelqu'un ne fût pas elle-même, sans quoi cette pauvresse allait se faire recevoir ! Et après cette charmante entrée en matière, Yelena quitta la chambre d'invité pour rejoindre l'étage supérieur, et ce fut dans le couloir qu'elle prit quelques instants pour inspirer. Expirer. Se calmer un peu. Se convaincre également que le comportement de son amant n'était dû qu'à une maladresse typiquement masculine, et non pas à autre chose. Et enfin retrouver son sourire tandis qu'elle poussa la porte des appartements d'Alexander. Suivant la chaleur et l'odeur d'huiles essentielles pour se rendre compte que le Prince avait également choisi de s'octroyer un bon bain, tandis qu'elle vint s'agenouiller près de la baignoire pour lui masser les épaules.

« Vous avez été blessé au combat ? »

Plus de faux-semblants cette fois-ci, sa voix était réellement douce et prévenante, et elle était sincèrement inquiète de voir de nouvelles blessures orner la peau de celui qu'elle appréciait tant. Presque angoissée tandis que sa main courrait le long de la peau de son amant. Tandis qu'elle se pencha bientôt pour l'embrasser à nouveau. Dénouant déjà le corset de sa robe afin de pouvoir le rejoindre dans son bain.

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Calville
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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère ainé d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

Informations supplémentaires ici.


Clive Owen ©️ Calville


L'instant avec Lysandre avait duré, et d'une plaisanterie en attirant une autre.

- La parole d'Isnar vaut bien plus que celle de Khamsin, évidemment. Il avait terminé sa phrase sur un leger sourire avant que le temps n'ait suspendus son vol en les gardant regards suspendus l'un à l'autre pendant un temps indéfinissable où les lèvres Khamsienne l'avait attiré. Oui, il avait été tenté, tenté par elle, tenté par ce sentiment etrange qui lui vrillait l'estomac, tenté .. avant qu'elle ne lache son armure lui permettant de partir. Il ne le voulait pas, mais il se devait de se tenir loin d'elle. Tandis que son coeur et son corps lui criaient d'aller la rejoindre. Heureusement la Cour présente lui fit changer ses idées.

Il avait suffit d'un regard du Prince envers la Blonde pour qu'elle comprenne que oui il était sérieux, et que oui c'était à elle qu'il demandait de protéger Lysandre , il connaissait ses velléités contre le peuple de Khamsin, mais il n'en avait pas tenu compte. Alexander se faisait respecter de ses hommes ce n'etait pas pour que sa maîtresse lui tienne tête, surtout pas aujourd'hui alors qu'il rentrait d'une campagne de deux mois. Qu'elle lui impose de la distance dans leurs echanges donnant à tout va du "majesté" pour lui montrer son mécontentement, ne le choquait pas plus que cela. Il ne voulait pas avoir sa proximité, ou des mots qu'elle ne pensait pas à son encontre. Il voulait qu'elle respecte le choix qu'il avait formulé, et finalement elle avait cédé sur ce terrain. Il en entendrait parlé mais surement pas aujourd’hui. Il était remonté dans ses appartements et poussa un long soupir épuisé en s'appuyant contre la porte.  Tout avait été fait pour que le Prince retrouve des appartements chaleureux; un feu couvait dans la cheminée, les draps sentaient bon, quelques fleurs fremissaient au vent et un bain chaud attendait déjà son plongeon.

Après quelques minutes il se redressa et commença à défaire son amure . le poids de celle ci était une seconde peau et malgré tout, il n'etait pas mécontent de pouvoir la retirer. La cotte de Maille fut le plus compliqué son épaule toujours douloureuse ne lui permettait pas de grands mouvements, mais c'est un son sourd qui accueilli enfin le tombé d'armure. Il n'avait demandé l'aide de personne, simplement car il voulait être seul, au moins un peu. Peu à peu armures et vêtements qu'il portait pour se protéger s'étalèrent au sol . le corps du Prince n'etait pas immaculé, on y voyait des cicatrices déjà refermées, quelques unes plus récentes dont celle de son epaule, des griffures également, mais aussi pas mal d’hématomes de toutes couleurs provoqués aussi bien par le combat que par le poids de l'armure en elle meme.  Il mit pied dans le baquet et meme si 'il préférait le froid de son pays, il n'y avait rien de mieux qu'un bain chaud pour soulager ses douleurs. Il s'étala de tout son long dans le baquet plongeant parfois la tete sous l'eau , d'autres moments faisant pendre une jambe hors du baquet, parfois un bras, il se détendait pour la première fois depuis deux mois, il se laissait aller à sommeiller sans craindre une attaque.

Combien de temps resta-t-il ainsi ?Dix minutes, une heure ? il ne savait pas, mais le bruit de la porte se refermant lui fit ouvrir les yeux se demandant encore ce qu'on lui voulait, personne n'avait donc compris qu'il avait besoin d’être seul et ..  une main délicieusement douce se posa sur ses épaules et d'un renvoi qu'il allait ordonner à cette personne qui osait le déranger, il ne trouva rien de plus à dire qu'un murmure de contentement en fermant les yeux afin de profiter du massage et de la chaleur du bain .

- « Vous avez été blessé au combat ? »

- Oui j'ai .. Grimaçant il recula un peu la main de cette blonde vénéneuse à souhait pour la placer plus près de sa nuque : - C'est encore un peu douloureux, mais rien de grave. Yéléna le connaissait, il ne parlait pas beaucoup, encore moins quand il n'avait que mort et souffrance à conter. Il n'était pas le genre de Prince charmant dont on pouvait attendre d'avoir un poème déclamé même s'il maniait les mots avec justesse. Leur relation n'était d'ailleurs pas basée sur le compliment mais sur l'attirance. Sans en être amoureux, il aimait passer du temps avec elle, elle avait de la conversation, de l'intelligence, et un corps à se faire damner un chevalier. En retour il savait qu'elle l'aimait bien, qu'elle était parfois sincère avec lui, mais aussi que sa position de futur roi d'Isnar avait aidé au rapprochement, mais au fond de lui, il savait que jamais il n'y aurait entre eux plus que la passion de retrouvailles charnelles, meme si le Roi poussait en direction d'un mariage qui toujours fut repoussé de façon virulente par Alexander.

Prenant la main d'Yéléna alors que leurs lèvres se retrouvaient pour un baiser cette fois ci non plus intimidé ou retenu il l'invita sur le rebord du baquet alors que son corsage était déjà délié laissant apparaitre sa peau d'un blanc immaculé. Cette femme alors .. Un sourire ravi de voir qu'ils avaient les memes idées pour cette soirée alors qu'il la fit basculer dans l'eau encore toute habillée.


- Pardonnez moi je crains d'avoir abîmé votre robe. il ne vous reste plus qu'à ...Les mains humides d'Alexander se posant sur le cou de la charmante blonde qui s'etait calée à califourchon sur lui les laissant glisser le long de son corps pour relever le tissu .. la retirer

Quelques heures plus tard.

La soirée s’était finie comme les deux d'Isnar l'avait souhaité. Une nuit ardente malgré la fatigue, les vêtements d'Yéléna encore trempés qui faisaient un chemin du bain vers le lit, et enfin le couple qui se reposait après ces moments qui n'avaient appartenu qu'à eux. Allongé sur le dos, le corps féminin contre le sien, il regardait la lune qui finissait sa course dans le ciel froide et étoilé d'Isnar, bientôt un soleil viendrait la remplacer. Les doigts d'Alexander allaient et venaient sur ce corps blottit, mais son esprit était ailleurs. Pour la première fois depuis le début de leur relation et de leurs nuits, il ne se sentait pas à sa place à ses cotés. Son esprit l'emmenant ailleurs .. vers une autre douceur .. Il secoua la tête espérant oublier cette sensation il lui fallait se reprendre.


- Je vais devoir partir, le Roi va réunir le conseil ce jour. Mais dites moi, quelles sont vos nouvelles d'Isnar depuis mon départ ?

Travail et futilité , quoi de mieux pour penser à autre chose qu'A Khamsin et sa représentante qui devait présentement se reposer de leurs aventures. Ne penses plus à elle, N'y penses plus Prince du Nord, tout cela ne te ressemble pas.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


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Il suffit d'un regard. Il suffit d'un regard du Prince qui dévie sur la pulpe de ses lèvres pour que l'atmosphère entre eux se modifie. Lysandre ne trouve rien à redire à sa taquinerie, c'était la réponse attendue, presque devenue un message secret entre eux. Quoiqu'il arrive, j'ai confiance en toi. Evidence muette. Mais les prunelles du Guerrier qui s'attardent sur sa bouche? Le désir farouche, fatal qu'elle devine dans le silence renouvelé? La jeune femme rend toute liberté à l'Héritier du Trône du Nord parce qu'elle est incapable de répondre à une question simple. Là où sa résolution devrait être limpide, une évidence : Impossible de laisser un homme l'embrasser aussi cavalièrement. Impossible de laisser cet homme Là, Lysandre découvre que ce n'est pas aussi catégorique  que ce que son devoir impose. La question qui la grignote est plutôt celle de savoir dans quelle mesure elle aurait permis à cet homme là de goûter à sa bouche. A quel point elle aurait voulu, l'espace de ce battement d'aile, découvrir le velours de sa peau sous la sienne.

C'est un soulagement douloureux de le voir tourner les talons. Et avec lui, c'est le reste de l'apanage de la cour qui disparaît, la laissant respirer. Lysandre a oublié les yeux inquisiteurs des nobles de moindres maisons qui se tenaient dans les coursives. Et comme en Khamsin, déjà, les coursives bruissent de mille et une rumeurs les plus folles. Trainée de poudre qui gagnera l'ensemble de la ville. Espérons que les oreilles du Roi sont fermées aux commérages. Le bain. Une bénédiction. Rompue par une apparition dont l'essence corporelle est celle d'un ange, mais qui a les manières d'une harpie. Hors de question de rester oisivement dans le bain pour cette.. .entrevue. Et Lysandre ne savoure guère leur différence de posture. Qu'elle puisse la regarder de si haut est intolérable.

Pourtant,  par égard pour la douceur de la Reine et peut être pour Alexander, la jeune femme essaie de tendre une main à peu près amicale à cette fiancée dont elle ne soupçonnait pas l'existence avant dix minutes plus tôt. Elle respecte la lettre de la courtoisie sinon l'esprit de celle-ci. Pour que la ravissante blonde fasse preuve d'une sincérité aussi inattendue que rafraîchissante. Au final, Lysandre n'a pas spécialement envie de manier la langue de bois. Pas avec elle. Bien que la brutalité des paroles aient des aspérités qui l'accrochent. Elle l'épingle d'un regard caramel dénué de toute chaleur. L’amabilité n'est plus que de surface.

-Duchesse Yelena, vous me voyez désolée pour le sort subit par votre mère. Mais si vous croyez un seul instant que seul votre peuple a subit des pertes cruelles, vous avez une vision aussi enfantine que romanesque du conflit qui nous oppose depuis des générations. La seule différence, c'est que je ne piétinerais pas la mémoire de mes proches en l'évoquant avec le sang de leurs meurtriers. -Elle finit par ajouter, avec un temps de retard- Duchesse.

Intérieurement, Lysandre est horrifiée de la dureté de ses paroles. Elle n'avait pas réalisé la profondeur de la colère qu'elle éprouve pour le peuple qui n'a cessé de nourrir les champs du sang des hommes et des femmes de Khamsin. Les massacres ont affaiblis les deux Royaumes. Et elle a conscience qu'ils ne peuvent se reprocher la mort des parents aimés. Ce serait condamner toute trêve. Pourtant? Devant la Duchesse d'Isnar? C'est comme si ce qu'elle avait refusé d'attribué à Alexander, pourtant faucheur de bien des vies de Khamsin, contrairement à Yelena, lui revient de plein fouet face à la jeune femme. C'est injuste, elle le sait.
-Vous pouvez disposer. Je ne vous ai rien demandé, il me semble. Et certainement pas de vous présenter devant moi avec  votre fiel.

Elle la congédie. Comme si elle n'était pas d'avantage qu'une servante. Pire qu'une servante, car Lysandre aurait eu plus de considération pour une personne de service. Elle tremble. Presque imperceptiblement, mais elle tremble de cette confrontation. Pourtant, Yelena n'en a pas finit avec elle. Un rire rauque, qui n'a rien d'amusé l'écharpe. Le protocole? Cette vipère veux lui apprendre le protocole du Nord? Sérieusement? Son manque d'education. Chaque mot est une épine empoisonnée. Lysandre ne désirait pas un antagonisme aussi amer. Pas avec la future reine d'Isnar. Mais revenir en arrière ce soir lui est impossible. Elle est lasse au delà de toute réflexion et son évanouissement sur la grand place n'avait rien de feint.

-Si il est écrit en langue commune et non en runique, je n'aurais pas de mal. Merci de votre sollicitude.


Mais qu'elle s'en aille! C'est insupportable. Enfin... enfin, après encore quelques paroles acides, elle tourne le talon. Dans un geste rageur, Lysandre balance le précis d'étiquette et le jette sur la porte qu'il frappe avec un son mat avant de retomber. Le bien etre ressenti lors du bain s'est évanoui. La jeune femme ne sait pas qui l’énerve le plus. Yelena ou bien elle même. Jamais elle n'aurait du perdre ainsi le contrôle de ses émotions. Mais qu'est ce qui se passe avec les Isnariens pour la bousculer ainsi! Déjà Alexander, maintenant Yelena? Intolérable! Elle finit par s'assoir sur le lit, enfouissant son visage dans ses mains. C'est ainsi que Talik la retrouve. Sans faire de commentaire, la petite suivante dépose les habits dans le coffre et s'affaire à faire disparaître le  baquet d'eau froide.

-Reposez vous, Votre Altesse. Vous devez être rompue de... -Talik se rend compte qu'elle ignore comment finir sa pensée sans être indélicate. -Vous devez être fatiguée et la Fête des Lumières est après demain! Vous verrez, c'est...  merveilleux!

Lysandre hoche la tête. Revêt une large chemise de nuit. Faim? Non. L'entrevue avec la duchesse lui a coupé tout appétit. Elle s'enfonce sous le lourd édredon de plumes, alors même qu'elle peut entendre Talik  aller et venir dans la chambre. Lysandre s'endort sous les légers bruits et frôlements. Il n'y aucun mauvais rêves. Aucun rêve, tant elle était épuisée. Elle s'éveille à l'aube et se porte à la fenêtre qu'elle ouvre. Saisie par la fraîcheur de l'air mais enchantée malgré elle par les teintes pastelles du lever de soleil sur les toits givrés de la ville. C'est un plaisir immense que de se servir des brosses qui sont à sa disposition, que de pouvoir prendre enfin prendre soin d'elle.  C'est un fin cercle d'argent qu'elle place dans ses boucles lustrées pour les maintenir en place. Lysandre se promet que plus jamais elle ne s'habillera en homme! Enfin.... pas dans l'immédiat. L'hirondelle prend le temps de regarder les différentes robes que lui a apporté l'adolescente. Les coupes sont différentes de celles de Khamsin, la manière dont elles sont cintrées, et surtout, les tissus sont beaucoup plus lourds, plus chauds. Elle en choisit une, presque au hasard, dont la teinte cuivre lui plait. Mais surtout, celle ci dispose d'une capuche à large bord. Une fois qu'elle la place sur sa tête, son visage est presque indiscernable. Il y a beaucoup de regret lorsqu'elle laisse la cape cramoisi sur le lit. Néanmoins, elle est trop facilement identifiable. Porter à la vue de tous l'un des symboles du Prince serait une erreur. A la place, elle choisit un manteau de velours en accord avec sa robe.  C'est avec une bénédiction silencieuse envers la servante qu'elle remarque une petite bourse de cuir usé. A l'intérieur, de menues piécettes et quelques unes  de plus fortes valeurs. Lysandre a besoin de sortir, de ne pas rester enfermée. Aussi, dans le silence qui règne encore dans le palais en cette heure matinale, elle se faufile dans les coursives. Divers servants s'acquittent de leurs taches, tout comme les cuisines doivent être un nid d'activité.  Elle n'essaie pas de se dissimuler mais reste malgré tout discrète. Ne désirant pas attirer trop d'attention sur elle. Peut être qu'un garde lui emboite le pas, Lysandre refuse de se poser la question. L'oiselle du Sud ignore si elle est prisonnière ou pas. Cependant, nul ne lui interdit de sortir quand elle pousse une porte secondaire et se retrouve dans une ruelle.

Elle se dirige au hasard, sans avoir d'idée préconçue de sa destination. Lysandre suit le mouvement naturel des personnes, allant dans le même sens qu'eux. Au bout de quelques minutes de marche elle débouche sur une place secondaire, plus petite que celle de leur arrivée. Mais il se tient là un marché de belles factures et les différents étals rengorgent de marchandises diverses. Il y a bonimenteurs et jongleurs, les vendeurs hèlent les passants à pleine voix pour les convaincre d'acheter leurs divers produits. L'ambiance est plutot bonne enfant, et Lysandre commence à se détendre. Ce n'est qu'après qu'elle s'appercoit que les conversations tournent autour du retour des Loups et bientot des autres compagnies de l'armée d'Isnar. De la fin de la guerre. Mais aussi de la présence de la Khamsin dans la cité. Certains pensent qu'Alexander aurait du la tuer quand il en avait l'occasion, d'autres défendent l’honneur du Prince, des spéculations sur son sort. Sur la reaction du Roi,  qui suscite tout autant de commentaires. Mais tous s'accordent sur un point. Un mécontentement grondant de la manière dont leur Chef des Armées a récupéré Lysandre dans ses bras. Et devant la Duchesse, en plus. Là encore, les dires divergent. De la plus grossière des exagérations à le mot le plus timide. Clairement, ceux qui étaient présent ont disséminés au vent ce qu'ils ont vu, sans se préoccuper d'un rapport fidèle à la réalité.  Lysandre s'éloigne du centre du marché. S'arrêtant pour acheter une simple patisserie et une tourte à la viande. Il lui faut quelques secondes pour trouver les pièces exactes et elle attire un regard agacé de la vendeuse. Un coup d'oeil lui apprend qu'elle se balade depuis près de deux heures. Il faudrait peut être qu'elle rentre.  Pourtant, elle ne pense pas que les têtes couronées d'Isnar aient besoin d'elle. Il faudra encore plusieurs jours à la délégation de Khamsin pour arriver et ils doivent avoir beaucoup à échanger avec Alexander sans sa présence perturbatrice.  Surtout qu'il y a de plus en plus de  monde. Bien que Lysandre ait pris grand soin que la capuche recouvre parfaitement sa chevelure sombre et son visage au teint bien plus mat que celui de la majorité des femmes d'Isnar.

Elle  savoure son petit déjeuner quand une harangue parvient à ses oreilles. Un montreur d'Ours! UN OURS! Elle n'a jamais vu d'Ours! Elle se dirige avec enthousiasme vers le coin du marché sous les boniments du rabatteurs.Ces animaux ne foulent pas les terres de Khamsin. Et le spectacle qu'elle observe... il la révulse. La  cruauté du dompteur. Les coups de fouets.  Les rales de souffrances de l'animal. Sa fourrure mangée de vers et de parasite. Il n'y a aucune gloire. Et les passants qui brutalisent la Bête. Qui ajoute à son tourment!
-Barbares! Sauvages! Aucune empathie ni compassion.  Peuple de brutes! D'animaux!
Farouches, les mots ont franchis ses lèvres sans qu'elle ne puisse les retenir. Elle fait brutalement volte face. Pour se trouver face à face à l'homme qui faisant danser le pauvre ursidé. Il lui aggripe sèchement le bras. Goutant peu la critique sur son gagne pain.
-Elle vient de dire quoi, la petite dame? C'est pas très poli ca!

Dans le même mouvement, il arrache le capuchon qui la dissimulait un peu. C'est sans doute la surprise qui lui fait desserrer sa poigne. Et Lysandre ne s'attarde pas d'avantage. Elle pivote sèchement et s'enfuit entre les tables des vendeurs ambulants, avant que l'homme ne réalise pleinement qui se trouvait devant lui. Cette fois, il faut vraiment qu'elle retourne au palais. Ce qu'elle ferait avec plaisir si elle ne realisait pas un peu tardivement qu'elle n'a aucune idée de la manière dont elle peut y parvenir. A force de louvoyer dans le marché, elle s'y est perdue.





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Mioon
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Duchesse
Yelena

J'ai 23 ans et je vis à Isnar. Dans la vie, je suis Duchesse et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma position et ma beauté, je suis la promise plus ou moins officielle du Prince Alexander et rien ne pourrait être plus cher à mon cœur.

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Sarah Gadon © Mioon
Ainsi donc, le chien égaré et ramassé sur le bord de la route avait son petit caractère ? Autant dire que cette constatation tira un rictus aussi méprisant qu'amusé sur les ourlées de la belle Yelena, et celle-ci leva ostensiblement les yeux au ciel lorsque la Khamsin tenta de lui faire la morale. Étouffant à peine un ricanement moqueur avant de lui répondre.

« Non très chère … la seule différence, c'est que vous êtes une gamine qui jouez à la guerre avant de tenter de lier amitié avec l'ennemi, comme si de rien n'était. La mémoire de vos proches ? Mais ne l'avez-vous pas piétinée en vous aventurant sur le champ de bataille comme s'il ne s'agissait là que d'un amusement ? Ne la piétinez-vous pas là encore lorsque vous affirmez – la bouche en cœur – être ravie de faire ma connaissance ? Mauvaise guerrière, mauvaise diplomate et mauvaise menteuse … à se demander s'il y a quoi que ce soit que vous sachiez faire correctement. »

Si la Duchesse n'était pas la femme la plus agréable du monde – en tout cas avec la Princesse Lysandre – elle avait au moins cette qualité d'être d'une honnêteté farouche, là où son interlocutrice lui avait donné du sourire pour tenter de l'amadouer. Une piètre tentative d'ailleurs, se soldant par un échec cuisant que Yelena se faisait une joie de souligner.

Mais piquée au vif, voilà que la gamine s'amusait désormais à relever fièrement la gueule pour mieux la congédier comme une malpropre, et ce fut cette fois-ci un rire sans retenu qui éclata dans la chambre. La tête de la blonde s'agitant de gauche à droite en signe de dénégation, à l'image d'un parent réprobateur qui aurait ainsi tenu à mettre son enfant face aux conséquences de sa bêtise. Et quelle bêtise justement …

« Mais c'est qu'elle s'énerverait, en plus … je comprends tout à fait pourquoi Alexander m'a demandé de refaire votre éducation, il ne tient sans doute pas à ce que vous le couvriez davantage de honte, vous en avez déjà bien assez fait comme ça. Quant à ''disposer'', très chère, apprenez que je suis ici chez moi, ce qui n'est pas votre cas. C'est à croire que les chiens sont mieux élevés que les princesses, à Khamsin. »

Des paroles extrêmement rudes, mais étaient-elles fausses pour autant ? Si Yelena pouvait quelque fois être venimeuse, elle connaissait toutefois tous les détails du protocole d'Isnar – des bonnes manières également – là où sa vis-à-vis paraissait monter sur ses grands chevaux au mépris de toutes les règles basiques de convenances. Une simple invitée – une prisonnière même, s'il l'on désirait jouer sur les mots – qui se permettait de congédier l'une des femmes les plus influentes du royaume, c'était tout de même cocasse !

Mais néanmoins, les deux femmes partageaient effectivement le même désir de ne pas être en présence l'une de l'autre, et Yelena ne comptait donc pas s'attarder inutilement. Ses prunelles de glace dardant bientôt un regard bien peu amène sur cette femme qui continuait à parler pour débiter des sottises, là où elle aurait bien mieux fait de se consacrer à l'arrangement floral ou à la couture.

« Vu votre comportement déplacé en public, je me doutais assez que vous n'étiez pas assez cultivée pour avoir appris le runique, aussi vous ai-je amené une version en langue commune. Simplifiée. À destination des enfants. En vous en souhaitant une très bonne lecture … »

Et sans davantage perdre plus de temps, la jeune femme tourna les talons afin de rejoindre la chambre de Alexander, rejoignant le baquet d'eau afin de masser les épaules de son Prince qui se crispa lorsque l'une de ses mains passa trop près d'une de ses blessures. À n'en pas douter, les combats avaient dû être rudes, et cette mention du ''un peu douloureux'' ne manqua pas de tirer une réplique peinée à la jolie blonde.

« Vous devriez faire davantage attention à vous, sinon un jour, vous ne me reviendrez pas … »

Mais son Prince, lui était-il seulement revenu ? Cet homme qui avait pris une ennemie dans ses bras avec tendresse tout abandonnant sa propre maîtresse sur le parvis, lui était-il réellement revenu ? De cette question bien désagréable, et Yelena préféra donc l'oublier en embrassant Alexander avec passion. Dénouant déjà son corsage pour se rendre compte que son amant n'avait manifestement pas la patience de cette tâche fastidieuse, puisqu'il l'attira dans l'eau toute habillée ! Une initiative qui ne manqua pas de plaire à la Duchesse, et pas seulement pour l'aspect charnel de ce qui se profilait : c'était la première initiative de Alexander à son égard. La première depuis son retour à Isnar … Il ne l'avait pas aperçue dans la foule saluant son retour, il n'avait pas été initiateur de leur baiser, il n'avait pas passé la porte du château en sa compagnie, il ne lui avait pas demandé comment elle allait. Il n'avait rien fait vis-à-vis d'elle, mis à part lui ordonner de s'occuper de son chien de bas-côté. Comme maintenant il semblait prêt à s'octroyer quelques heures de plaisir avec elle.

Et si Yelena avait été honnête, elle aurait bien dû avouer que ça lui nouait l'estomac …

Mais dans les bras de son promis, ce genre de sombres réflexions déserta proprement son crâne, et leurs retrouvailles furent enflammées. Emplies de passion. Longues joutes qu'ils enchaînèrent jusqu'au petit matin, tandis que la Duchesse vint se lover tout contre le torse de son amant, ses jambes emmêlées aux siennes. Le sourire aux lèvres. Loin de ses pensées, tout près de lui. Elle était bien. Les yeux mi-clos, elle se serait presque abandonnée au sommeil, si elle ne s'était pas autant inquiétée pour lui.

« J'ai l'impression que vous souffrez encore de cette blessure, avez-vous vu un médecin ? »

Plusieurs fois en frôlant son épaule blessée, Yelena avait effectivement vu le prince se contracter, et il était vrai que la marque n'était pas belle à voir.

« Ma jeune sœur est revenue à Isnar, souhaitez-vous que je vous l'envoie dans la journée, pour qu'elle puisse y jeter un œil ? »

Lyuba était en effet connue pour être l'une des meilleurs guérisseuses de leur famille, et plus d'une fois elle s'était occupée de Alexander à son retour de bataille. Mais un Alexander qui – pour l'heure – demeurait totalement silencieux. Ses doigts errant sur la peau de la jolie blonde dans un geste purement mécanique, tandis que son esprit semblait loin. Très loin.

« Alexander, est-ce que ça va ? »

Alertée, elle venait de remuer doucement à ses côtés, se redressant sur un coude afin de mieux observer son visage. Et de l’appeler encore une fois …

« Alexander ? »

Et que soudainement, il réagit enfin. Secouant la tête, comme pour s'éclaircir les idées, avant de débiter une banalité. Sans répondre à ses questions à elle. Sans même la regarder. Il ne semblait pas loin, il était loin. Loin d'elle, surtout.

« Rien que des banalités affligeantes qui ne vous intéressaient pas. Ceci dit, Lyuba est arrivée à Isnar il y a quatre jour, si vous souhaitez qu'elle jette un œil à vos blessures. »

''Ses nouvelles'' ? N'était-il pas un peu tard pour le demander ? Et puis de toutes façons, de quelles nouvelles pourraient-ils bien parler, eux qui n'échangeaient pas de frivolité ? Malgré son rang de femme, Yelena était quelqu'un de cultivé s'intéressant à bien des choses – de la politique à la botanique en passant par l'histoire – et s'il leur arrivait de discuter, ce n'était en revanche jamais de macramé. Et pourtant, Alexander n'avait présentement à lui sortir qu'une banalité … bien loin des récits qu'il lui tenait parfois. Le prince n'était pourtant pas un grand bavard, mais lorsqu'ils restaient séparés pendant des mois, leurs nuits de retrouvailles s'achevaient souvent par d'intéressantes discussions. La dernière fois, il lui avait parlé d'une espèce de petite biche très fine qu'il avait pu apercevoir en descendant vers le sud. La fois d'avant, il lui avait évoqué l'histoire particulière d'un peuple de navigateur qu'il avait croisé au cours de son voyage. La fois d'avant … On pouvait la prendre pour une garce hautaine et calculatrice, mais s'il n'y avait pas de véritable amour entre eux, la demoiselle tenait tout de même à son amant. Elle l'appréciait. Elle chérissait sa présence. Et elle se souvenait toujours des moments qu'ils partageaient.

Et que venaient-ils de partager, depuis son retour, la veille ?
Rien à faire, Yelena avait l'estomac noué …

« Désirez-vous que je vous laisse vous préparer ? Je ne voudrais pas vous mettre en retard. »

De cette question posée d'une voix égale, afin de ne pas laisser filtrer son trouble, et ce même si elle était à peu près sûre que Alexander ne se serait rendu compte de rien si elle n'avait pas fait cet effort …

De son côté, elle aurait désiré qu'il lui demandât de rester encore un peu, qu'il lui parlât enfin, qu'il la regardât. Juste, qu'il la regardât. Mais malgré l'absence de tout don de divination, la blonde ne se faisait aucune illusion, et elle savait parfaitement bien que ses désirs ne seraient pas exaucés. Difficile de ne pas se rendre compte que son prince s'était entiché d'une autre. Entre une reine-mère qui ne l'avait jamais appréciée et une salope tout droit venue de Khamsin, ça ferait au moins deux heureuses face à cette nouvelle.



"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère ainé d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

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Clive Owen ©️ Calville


Il était loin de tout, loin d'Isnar, de son rôle, de ce qui allait suivre, loin de sa maîtresse. Si loin qu'il lui semblait s’être rendormi l'espace d'un instant avant que la voix d'Yéléna ne se fasse entendre inquiète à son oreille.Elle semblait avoir perçu cet éloignement qu'il aurait préféré lui cacher ne sachant pas lui même ce qui se passait. Tout était différent dorénavant. Pourtant rien ne semblait bouger, Yéléna était là, sa chambre toujours à sa place, son domaine toujours aussi glacé. Mais au fond de son cœur une chaleur qu'il ne s'expliquait pas.

- Oui j'irai la voir. Vaguement il avait entendu l'arrivée de la sœur de sa maîtresse, c'est tout aussi vaguement qu'il avait répondu avant de secouer la tete et se redresser sur le rebord du lit.

- Non.. Restez encore un peu .. je suis désolé, j'ai l'esprit en charpie depuis quelques jours, Il s'est passé quelque chose après ma blessure que je ne m'expliques pas .. ça ira mieux après .. après je ne sais pas quoi, mais ne m'en veuillez pas Yéléna. Je crois que .. j'ai trop de choses en tête pour être de bonne compagnie.

Néanmoins il s'allongea de nouveau posant sa tête contre le ventre de la jolie blonde le plafond pour unique paysage. Il voulait la fuir autant que rester avec elle, à défaut de l'aimer avec ardeur il l’appréciait véritablement pour son intelligence, mais il n'arrivait pas à retrouver cette vague sérénité qu'il s’octroyait en sa compagnie. Peut-être que le traité avec Khamsin y jouait un rôle, la fin d'une guerre qu'ils avaient tous connus depuis leur naissance. Peut-être qu'il ne saurait quoi faire si la paix régnait entre Isnar et le Sud. peut-être que son rôle de Roi l'effrayait. Peut-être que c’était simplement son cœur qui avait prit le dessus d'un regard posé sur la princesse ennemie. La peur de l'inconnu se faisait sentir et creusait un sillon en son cœur. Il se redressa abandonnant ses réflexions et l'idiotie de celles ci. Il était Roi, Prince, Combattant. L'amour n'avait réussi à le toucher et ce ne serait pas maintenant que cela se ferait.

- La journée va être longue souffla t-il en se levant pour aller se vêtir. Il savait qu'aujourd'hui il aurait à convaincre le Conseil d'une chose que lui meme n'aurait pu croire avant de le voir de ses yeux. Lysandre aurait pu aider à convaincre, mais si son Père la voyait dans la Tour, il deviendrait fou, ce serait donc Gunther qui serait son témoin le plus précieux, même s'il n'avait vu tout ce qui s’était déroulé. Alexander prit les premiers vêtements lui tombant sous la main. Point d'armure en ces lieux, mais un habit d'apparat sombre brodés d'or et d'argent. Longue cape à la fourrure soignée qui rendait au Prince sa grandeur et sa prestance royale. Revenant vers elle, il se pencha au dessus du lit pour l'embrasser avec tendresse . Il ne savait pas pourquoi mais ce baiser semblait être une fin en soi, pourtant loin de lui l'idée de l'abandonner, mais peut-etre serais-ce elle qui partirait. Pourquoi cette sensation..

- Merci .. merci pour cette nuit et d'avoir été là pour moi.

Un vague sourire sincère avant de quitter la pièce, Gunther attendait contre le mur du couloir que son Prince n'arrive, et sans un mot les amis prirent le chemin de la Haute Tour du Conseil. Sur l'esplanade qui avait vu le retour des Loups, aujourd'hui se trouvait un tas de petites mains qui accrochaient des lampions qui seraient allumés pour la grande Fête des Lumières du lendemain. Fête de l'Hiver qui se couplerait avec la célébration des Héros d'Isnar. Des tables se dressaient, des fleurs se voyaient mises en bouquet immortels et glacés, tout serait parfait. Chacun et chacune s'inclinant devant l'Héritier et son Second qui traversèrent la cour pour aller dans un Bâtiment dédié aux conseils en tout genre. Le Monarque recevait ici plaignants, officiers, paysans, tout ceux qui avaient besoin de justice et d’équité. Ici également que les discussions les plus sérieuses d'Isnar voyaient le jour.  La salle du conseil se trouvait au second étage de l'imposant bâtiment. Alexander et Gunther y entrèrent avant que les portes ne soient fermées et gardées sans que personne d'autre ne puisse entrer. On y voyait plusieurs nobles de haut rang, des commandants de tout bords, le roi qui se tenait déjà à sa place et les deux sièges libres pour le Prince et son ami. Le silence se fit alors que le Roi se levait pour prendre la parole

- Comme vous le savez tous, Khamsin est en notre main. Mon Fils, notre Roi plus que notre Prince, a réussit ce qui semblait impossible. Mettre fin à une guerre qui n'a que trop duré. Dans quelques jours Agam viendra à nos pieds pour signer un traité qui nous garantira la victoire.

Des murmures s’élèvent parmi ceux qui n'avaient pas encore été prévenu de cet état.

- Cependant, Alexander désire nous parler d'un autre problème visiblement. Fils, la parole t'est accordée.

Alexander à son tour se lève pour prendre la parole.

- Khamsin ne sera peut-etre plus un ennemi par ce traité, mais je pense qu'il n'est pas notre unique problème. Durant notre retour, nous avons été attaqué par des creatures etranges qui semblaient etre pourvu de magie. Père, la Sorcière Blanche se joindra t-elle à nous ?
- Elle n'a pas répondu à mon appel.
- Nous nous passerons donc d'elle. Cinq de mes hommes ont été tué par des .. ombres dans la foret , j'ai moi même été blessé gravement, Gunther aussi. Nous avons été .. attaqué volontairement par des soldats du nord et du sud réunis, ainsi que par des loups d'ombre. je ne sais exactement ce que nous avons vu, mais depuis cette apparition une ombre plane sur moi et semble planer sur tout ce que je regarde. Je ne sais ni qui ils sont, ni pourquoi ils nous attaquent. Cependant ce n'est pas une menace à prendre à la légère. Nous avons été incapable de faire face à cette menace, Isnar doit se preparer et renforcer la surveillance sur nos villages.
- Mais.. C'est Khamsin qui faisait peser cette menace vous l'aviez dit vous même, vous les avez traqué dans le Nord qu'est-ce..
- Khamsin n'est pas responsable des enlèvements. J'en donne ma parole, quelque chose d'autres est en oeuvre. Quelque chose de plus maléfique. Lysandre ....
- Lysandre ? Le regard réprobateur de Leodagan le transperça alors meme qu'il ne le regardait pas.
- La ... Princesse de Khamsin a également soulevé des points durant ce voyage auprès de Gunther et de moi même, sur des attaques que nous aurions fomenté  sur la cote et les navires Khamsiniens, mais aussi d'avoir privé de nourriture leurs villages, brûlé leurs champs et d'autres choses dont je nous sais innocent. Et si tout était lié? Si une force œuvrait pour que nous restions méfiants les uns envers les autres et que ..

Pendant plus de deux heures, le Conseil débattit âprement, surtout Leodagan qui refusait que Khamsin puisse être innocent de quoique ce soit. Mais il dut se ranger à l'avis de son fils après que toute l'histoire lui fut expliquée. L'idée même que la magie soit imprégnée de mal pour combattre les peuples libres des deux royaumes etaient inconcevables, et pourtant tous durent se rendre compte. La magie dont ils se servaient allait se retourner contre eux. Le Conseil fut levé quand tous exprimèrent leur accord pour un renvoi de troupes vers le Nord oubliant les ennemis seculaires de Khamsins. C'etait une belle victoire pour Alexander et nul doute que cette nouvelle ferait vite le tour de la Cité d'Argent et apaiserait les tensions qui auraient pu encore se faire sentir par rapport à l'arrivée de la Princesse.

Le protocole retombait et Alexander pu serrer entre ses bras ses amis commandants des bataillons divers qui maintenaient une paix relative dans leur pays, surtout le commandant Philas chef de l'Etoile d'Argent qui avait été son maitre d'armes depuis son enfance. Ils quittèrent ensemble le palais pour se rendre dans la ville à la taverne du Veau Éclatant qui était le repère des Loups d'Isnar. Ils avaient un etage entier où ils pouvaient boire, feter, aimer, dormir sans que personne ne les juge. Repère tenu par Edna, une jolie naine aux tresses blondes qui avait beaucoup de tendresse pour Alexander. La femme de Gunther , Eléna la Rousse, travaillait également ici, de quoi faire une pierre deux coups. Alexander aimait la simplicité de l'instant et de se retrouver avec ceux qui partageaient sa vie depuis ses 10 ans. Au delà de soldats, de commandants, c’était une famille à part entière et après deux mois sur les chemins à vivre ensemble, les retrouver ici était le plus naturel qui soit. Gunther ne les avait pas suivi de suite, après cette longue absence il fallait au moins un bouquet de fleurs pour sa femme qui allait surement le gifler pour ensuite l'embrasser et lui sauter dans les bras devant tout le monde.


L'ambiance était chaleureuse, joyeuse même en évoquant ceux partis et leurs manies. La tristesse était là, sous-jacente, mais la joie de feter dignement leur mémoire était plus intense. Les chopes se levaient en leur honneur, les verres se vidaient tout aussi rapidement. On parlait, on criait chacun exposant à l'autre sa peine et son bonheur. Meme Alexander se prêtait à cette célébration contant quelques exploits des cinq disparus, et riant avec le reste de ses hommes. Cele lui permettait aussi de faire une pause dans les differents elans que son coeur prenait et qui l'entrainait vers des chemins encore inexplorés entre haine, amour ou tendresse.  Soudain Gunther rentra traînant fermement une femme avec lui et tenant son bouquet de fleur de l'autre. Le silence se fit quand les Loups reconnurent Lysandre. Les autres commandants firent de meme, bien que ne la connaissant pas encore.

- Que fait-elle ici ? La voix d'Alexander avait été plus froide qu'il ne l'aurait voulu.
- Elle était dans les rues d'Isnar, seule.
- Vous etes inconsciente ou complètement idiote ? La Cité ne vous est sure que si l'un de nous vous accompagne, il y a encore trop de ressenti pour vous y promener seule. Vous nous expliquez Lysandre ? Lysandre, ce prénom qu'il aimait clamer, la revoir fit resurgir ce petit quelque chose de différent qui l’affectait depuis leur rencontre. Cependant si elle avait tenté de fuir, elle serait jetée en geôle et meme lui n'y pourrait rien. Qui plus était, si elle avait profité de sa confiance pour tenter cela, ca irait très mal pour elle.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


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Lysandre espérait que cette sortie en ville pourrait lui sortir de la tête les paroles acides de la trop charmante blonde. Mais non. Ce n'est pas le cas. Alors qu'elle navigue à l'aveugle entre les étals du marché, certaines des verités de l'Isnarienne continuent de ronger son âme troublée. Est ce qu'en allant au coeur des combats, elle a fait des souffrances de ses soldats une plaisanterie? Est ce qu'elle a renié les sacrifices qu'ils font depuis des générations en agissant ainsi? Elle aimerait croire que non. Elle s'immobilise quelques secondes et s'adosse à une colonnade. Ses intentions étaient bonnes. Mais les conséquences? Les conséquences c'est que Khamsin va devoir plier le genou face à son ennemi héréditaire et qu'elle en porte l'unique responsabilité. Si elle n'avait pas permi au Prince des Glaces d'en faire un trophée de guerre, nul doute que les Phoenix auraient écrasés les forces du Nord. Un frisson désagréable hérisse ses bras. Le courroux de son Père. Son visage blanchit sous le capuchon. Non, elle n'est pas impatiente de cette entrevue.

Elle inspire longuement. Une fois. Deux fois. Calme les angoisses qui n'ont pas lieu d'être. Il est trop tôt pour se préoccuper de la rage de son Roi. Il faudrait mieux qu'elle reflechisse à un moyen de retourner dans le palais avant que son absence ne soit remarquée et mal interpretée. Mais c'est le Guerrier ombrageux qui a demandé à sa duchesse de s'occuper d'elle. Pourquoi a t'il fait cela! Pourquoi l'avoir balancé dans les pattes de sa fiancée! Il devait bien se douter que rien de serein ne pouvait en découler. L'a t'elle réellement embarassée devant son peuple et les dirigeants d'Isnar! Elle s'agace elle même à se préoccuper tant de ce qu'il peut ou non ressentir devant son comportement. De vouloir le comprendre. Ils ne tarderont pas à emprunter des chemins tellement différents que leurs quelques jours de chevauchée conjointe aura la même substance qu'un mirage.

Malgré elle, un demi sourire vient éclairer ses traits. Cela l'arrange, au final, que Yelena la sous-estime à ce point! Car contrairement à ce qu'elle a pu laisser entendre, Lysandre lit parfaitement le runique. Elle a passé de longues heures, avec Daphnée, à déchiffrer cet alphabet aux consonnances si rauques et si désagréables par rapports aux voyelles chantantes de Khamsin. Elle a l'impression d'avoir joué un tour de malice à l'Hautaine. Non qu'elle s'imagine tomber sur des correspondances cruciales. Quoique si c'était le cas, ce serait toujours un atout dans sa manche. Sauf que jouer les espionnes, ce n'est vraiment pas dans ses capacités. Et si jamais elle se faisait surprendre sur le fait, le peu de bonne volonté qu'Alexander a à son égard s'évaporerait aussi vite. La jeune femme n'a aucune envie de visiter les geôles d'Isnar. Non. Pas de vagues. Pas d'actions trop impulsives. Si elle parvient à s'en empecher en tout cas.

Non, elle n'a plus envie de rentrer tout de suite. Peut être devrait elle essayer de trouver le chemin des écuries royales. Pour être sure qu'Athénée dispose des soins convenables. La manière dont Alexander lui a rendu sa monture a démontré un respect sincère envers ces animaux. A défaut des ours. Demander le chemin ne lui plait pas beaucoup. Elle s'éloigne du batiment qui a acceuillis ses reveries et reprends ses déambulations. Lysandre se sent un peu plus sereine. Un peu plus détendue. Peut être que tout va bien se passer. La fin de la guerre est source de rejouissance. Les Ombres qui les ont attaqués, une simple anomalie. Elle se faufile entre la foule, retrouvant le plaisir des premieres minutes. La petite commotion qu'elle a provoqué a déjà disparu des mémoires et nul ne parait en avoir après elle.

Du moins jusqu'à ce qu'une main inflexible la happe par le poignet, sans se soucier de lui faire mal ou non, sans entendre son cri d'outrage. L'homme l’entraîne avec une telle vivacité qu'elle ne peut que lui emboîter le pas jusqu'au recoin d'une ruelle qui les masque à la majorité de la foule. La scène s'est passée si rapidement qu'elle n'a vu qui l'agressait. Elle regrette sérieusement de ne pas avoir pensé à s'armer de la rapière qui ne l'avait pas quitté de son périple. Ou d'avoir demandé à Elis de l'accompagner.
-Lachez moi! Lachez moi, où je hurle! -Et pourtant, pourtant, elle contient le volume de son timbre. Parce qu'elle ne tient pas tant que cela à alerter d'éventuels passants de qui elle est. Pas tant qu'elle n'est pas dans une situation réellement perilleuse.
-Si vous faites cela, Princesse Lysandre, vous prenez le risque de vous faire lyncher!
Les accents de Gunther lui parviennent et elle cesse de tirer sur son bras. Il finit par se retourner et passe une main sur son visage
-Vous pouvez me libérer, maintenant!
-Certainement pas. Vous n'êtes pas en sécurité. Où est le garde qui vous accompagne? Car vous n'êtes pas sortie seule, n'est ce pas? Il est en train de faire un achat pour vous?!
- Il espère. Il espère de toutes ses forces une réponse positive et un simple manque d'attention de la part de celui ci. Il n'a pas envie. Il n'a pas envie de gérer des princesses étrangères qui n'ont rien à faire en Isnar. Pas alors qu'il souhaite simplement retrouver la douceur explosive d'Elea!
-... Non... je suis juste... sortie pour prendre l'air. Mais personne ne m'a vu. Presque personne. J'allais rentrer jus...
-MAIS C'EST PAS VRAI! SI il vous arrive quoique ce soit, Lysandre, Alexander va... J'en ai marre de vous deux! Entre lui qui.. Et vous Qui...
-La frustration la plus aiguë se lit sur le visage du jeune homme, chaque minute qui l'éloigne de son but le met en rogne.
-Mais c'est pas grave! Arrêtez de me crier dessus! Ne vous enervez pas. Je rentre et c'est tout.
-Vous n'allez nulle part toute seule! Vous venez avec moi! Mon Prince se dépatouillera de vous! Je suis pas baby-sitter!
-Hey! Je vous ai rien demandé moi!


Mais c'est peine perdu. Gunther a repris le poignet dans sa poigne et ne la relache plus alors qu'il vend les badauds jusqu'au marchand de fleur. Il lui adresse un regard dont l'expression est très clair. Pas un mot. Rien qui ne pourrait trahir l'origine exotique de la demoiselle. Il finit par trouver le bouquet qui lui convient avec les teintes préférées de sa douce. De quoi apaiser un peu la morsure de l'attente qu'elle a subit lors de ces campagnes. Ou pas. Sa femme est.... intense.
-On ne retourne pas au Palais?
-Certainement pas. Je suis pas de service et je vais retrouver mon épouse.

...Le regard écarquillé, mais qu'est ce qu'il a l'intention de la meler à ses affaires aussi privées! L'hirondelle n'a aucune envie d'être le temoin de telles retrouvailles! Elle n'a guère d'autre choix que de lui emboiter le pas. Elle finit par pousser un soupire de soulagement quand ils pénètrent dans un établissement tout cequ'il y a de plus public. Il lui relache la main sans plus de cérémonie une fois la porte franchie. Elle se masse l'articultion endolorie. Elle finit par relever les yeux pour se trouver face à la stature d'un Alexander glaciale. La même question que lui avait posé Guther. La même reaction. Le silence est tombé dans la taverne et elle ravale à toute hate les paroles acides qu'elle allait lui décocher. Du calme. De la patience. De la pondération. Elle plante ses prunelles noisettes dans les siennes et il pourra voir qu'elle s'efforce de juguler sa colère uniquement parce qu'ils ne sont plus seuls avec les Loups et que la familiarité qui était la leur, esquisse de familiarité, n'est plus de mise.

-Bonjour à Vous, Prince Alexander. -La prochaine fois que me qualifie d'idiote en public, Alexander, je te le ferais regretter. Message limpide dans la courbe acerbe de sa bouche. - Je suis simplement sortie un peu, je n'aime pas rester enfermée. De fil en aiguille, j'ai parcouru le marché près de la citerne d'eau et j'allais rentrer lorsque Guther -Coup d'oeil peu amène à l'homme qui ne s'en préoccupe guère, préférant enlacer étroitement une sirène rousse- A préféré me conduire ici. -Presque la vérité, Lysandre est plutôt fière d'elle. -J'avais pris soin de ne pas être à visage découvert. Il fait tellement froid que tout le monde est enseveli dans les pelisses, donc il n'y avait pas de raison de me trainer jusqu'ici.

Ici, elle doit le reconnaître, c'est très chaleureux. Il y règne une ambiance particulière, généreuse. Peu à peu les regards se détournent d'elle et les conversations reprennent. Une naine se plante devant Lysandre, le regard sévère avant qu'il ne s'éclaircisse d'un sourire bien plus avenant. Elle crochette son bras et l’entraîne loin de la porte, vers une table deserte, proche de l'âtre. La princesse jete un regard désemparée à Alexander avant de se retrouver plus ou moins plantée au plus proche du feu.

-Elle mange quoi, la Tite Altesse? Parce qu'il est pas question de rester le ventre vide au Veau Eclatant! Et il faut qu'elle se réchauffe! Les aventures, ca creuse et ca gele! On a des spécialités maisons qui sont tellement bonne que vous allez en tomber par terre! Et nos Alcools! Ha mon digestif! Une merveille! Prince Alexander! Tu attends quoi pour t'occuper de ton invité! Tu vois bien que c'est pas Gunther qui va le faire!

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Duchesse
Yelena

J'ai 23 ans et je vis à Isnar. Dans la vie, je suis Duchesse et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma position et ma beauté, je suis la promise plus ou moins officielle du Prince Alexander et rien ne pourrait être plus cher à mon cœur.

Informations supplémentaires ici.


Sarah Gadon © Mioon
Contre toute attente, Alexander ne la congédia pas alors que la Duchesse venait de lui en offrir l'opportunité sur un plateau d'argent, et ce fut dans un vague soupir qu'elle le vit se rallonger tout contre elle. Sa tête posée contre son ventre, tandis que sa main était venue caresser doucement les mèches sombres de son amant. Son amant pour encore quelques instants. Mais après tout, tant que tous deux étaient dans cette chambre, n'étaient-ils pas encore ''ensembles'' ? Où comment se rendre compte que ce simple mot n'avait finalement de sens que celui qu'on souhaitait lui prêter.

« Ne vous excusez pas, ces combats ont dû être extrêmement éprouvants pour vous. Néanmoins, souhaitez-vous … en parler ? »

Habituellement, le Prince ne lui parlait jamais de ses campagnes – ne se vantant jamais des morts que lui et ses hommes pouvaient engendrer pour la préservation d'Isnar – mais peut-être que son chamboulement le conduirait à se confier ? Une supposition bien hypothétique pour une Yelena qui avait presque l'impression de se retrouver en compagnie d'un étranger, mais savait-on jamais … Elle n'avait jamais connu ni la guerre ni le sang, mais s'il fallait en supporter le récit pour aider son amant, alors elle le ferait avec courage. Quant au reste …

« De toutes façons, nous sommes tous dans l'incertitude face à la fin de la guerre qui se profile enfin, mais cela doit être encore plus délicat pour vous. Vous y verrez sûrement plus clair lorsque le traité sera signé. »

Elle était rassurante, la jolie Duchesse.
Elle était sincère également, tandis qu'elle tâchait d'apporter un peu de sérénité à son Prince. Une sérénité qui avait déserté son cœur depuis la veille, mais ce n'était pas parce qu'elle souffrait de cette incertitude qu'il lui fallait transmettre le venin du doute à son amant. S'il s'agissait là des derniers instants qu'ils devaient partager ensemble, alors autant qu'ils fussent agréables. Aussi agréables que possibles, tandis qu'elle le regardait désormais s'habiller pour mieux pouvoir s'en aller. L'embrassant bientôt avec une douceur qui fut aussi agréable qu'immonde sur les lèvres de la blonde. Comme si toute la lie du vin fêtant la victoire venait de se mélanger au miel pour lui conférer toute l'acidité du monde.

Il la remerciait ?

Elle aurait tant aimé pouvoir lui promettre d'être toujours là pour lui, mais une telle promesse n'aurait-elle pas été un mensonge face à ce qu'elle sentait très bien arriver ? Un mensonge qui n'aurait rassuré personne. Un mensonge qui n'aurait servi à rien.

« Je … prenez soin de vous. »

Oui, qu'il prît soin de lui, parce que c'était tout ce qu'elle pouvait lui souhaiter. Si elle en voulait à cette garce de Khamsin, elle ne tenait en revanche aucune haine à l'égard d'Alexander, même si elle l'aurait peut-être voulue. Même si elle aurait au moins souhaité pouvoir lui cracher au visage tout ce qu'elle ressentait présentement face à ce qui était en train de se dérouler.

Mais non …
Drapée de sa beauté et de son sourire tendre, Yelena demeura la Maîtresse attentionnée jusqu'à ce que la porte fût refermée dans le dos de son Prince. Avant que les larmes ne vinssent finalement l'étouffer de leurs sanglots douloureux quelques instants plus tard.



"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère ainé d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

Informations supplémentaires ici.


Clive Owen ©️ Calville


Gunther avait laché rapidement la Princesse et s'approchait d'une rousse aux formes affriolantes qui se retourna sur lui , le giffla avant de lui sauter dans les bras pour l'embrasser sans reprendre son souffle. Eléna et Gunther.. un couple des plus passionnant et des plus difficile à suivre entre disputes et retrouvailles faisant trembler les murs les plus solides. Alexander observa la scène sous les rires amusés des autres combattants qui ne se lassaient pas de leurs esclandres. Puis d'en revenir à Lysandre qui était le plus important au vu de la situation. Il était à la limite de l'apoplexie en écoutant ses mots.

Vous n'aimez pas être enfermée ? J'espère que c'est une plaisanterie, où vous croyez vous ? dans votre résidence d'hiver ? Vous rendez vous compte au moins que vous etes censée etre prisonnière ?

Désespérante femme que voici. Femme qui semblait ne pas s'imaginer tout ce qui se tramait . Alexander avait fait face à son Père, Pour elle mais si elle commençait à en faire à sa tete, tous ces efforts auraient été vain et elle se retrouverait en cachot. Elle aurait du être en cachot, mais il n'avait pu s'y résoudre. Peut-etre que ce regard qui le defiait constamment avait une aura magique qui l’empêchait de lui faire du mal. Que savait-il d'elle après tout ? Etait-elle réellement une princesse de Khamsin ? Ou un etre magique envoyé pour le faire flancher. Car c'était le cas Il flanchait face à elle se comportant comme il ne l'avait jamais fait avec aucune femme.  L'azur regardait Lysandre , cette emmerdante mystérieuse qui avait ce quelque chose de ..

Des doigts claquaient devant ses yeux le ramenant dans le monde réel. Philas lui murmura alors que les conversations reprenaient, Lysandre oubliée pour boire et manger, "arrêtez de la déshabiller du regard mon Prince c'est trop flagrant" .Les mots eurent trop fait de glacer le sang d'Alexander et de le ramener à la réalité de la situation 

- Il y avait toutes les raisons de vous traîner ici, je vous ramène au palais avant que le Roi ne change d'avis sur votre sort. Et ce garde qui était censé la suivre comme son ombre se prendrait la colère princière espérant que celle du roi ne soit pas combiné à la sienne. Mais ca fut sans compter sur Edna qui l'avait totalement harcelé de questions sur Lysandre et cela dès son entrée dans l'auberge. Elle enleva sa Princesse pour aller l'installer confortablement à une table près du feu. La Naine était ce genre de femme bourrue et tendre à la fois, grande gueule et qui tenait le Veau Eclatant d'une main de fer forgée. La Loi d'Edna dépassait la Loi des Hommes.
.... Une merveille! Prince Alexander! Tu attends quoi pour t'occuper de ton invité! Tu vois bien que c'est pas Gunther qui va le faire!


Gunther semblait effectivement occupé quand il prit sa femme sur l'epaule la portant comme un sac l'emmenant à l'etage pour des retrouvailles plus que charnelles. Aucun de ses hommes ne voulait avoir la responsabilité de la Princesse dans ce lieu, et Philas le poussait du coude. Edna lui fourra une bouteille de cristal dans les mains et deux coupes d'argent lui faisant de gros yeux l'incitant à lever son royal fessier pour aller retrouver la jeune fille qui était seule attablée. Il céda volontairement ou pas, et se dirigea vers la table. Silencieux, Il posa la bouteille, deux coupes d'argent  et s'installa face à elle en versant l'alcool transparent qui piquait déjà les narines .

- Vous n'etes pas des nôtres. Pourtant vous avez combattu à nos côtés et notre tradition veut que tout combattant revenu rende hommage à ceux qui ne sont plus parmi nous. Hommes du Nord ou du Sud, qu'importe en ces temps troublés. La mort d'un vaillant doit être pleuré et nos coeurs toujours s'en souvenir. Vous etes bienvenue dans notre peine et notre joie à les feter.

Il tendait une coupelle gorgée d'alcool distillé vers elle.

Aux amis disparus. Puissent leurs âmes trouver la paix.

La coupelle trouve sa jumelle dans un léger tintement , le liquide est bu, l'alcool brulait vraiment. L'arrache-poil d'Edna était une torture pour tout ceux qui buvaient et qui avaient besoin d'oublier. En quelques verres seulements le monde tournait et on retrouvait des soldats au sol ronflant saoul comme des ânes. Lui meme avait déjà fini dans des situations que son rang aurait refusé de cautionner

- Je me dois de vous demander cela. Gunther m'a parlé de votre conversation dans la foret et de vos questions sur les attaques de vos navires. Que pouvez vous me dire de ce qui s'est déroulé la bas ? Car voyez vous Princesse, nous ne prenons pas par le sud pour voyager en bateau, nous avons un passage au nord bien plus pratique. Le pouvoir que je possède nous ouvre la voie et la referme derrière nous. Je pense.. que cette forme obscure qui nous a attaqué n'est pas étrangère aux malheurs les plus sombres de nos peuples. J'en ai convaincu le Conseil et même si Khamsin reste notre "ennemi" il n'y aura plus autant de haine envers vous et les vôtres. Nous nous sommes accusés tous deux de choses que nos peuples ne semblent pas avoir commis, et si tel est le cas veuillez me pardonner de telles accusations. Voici encore peu vous étiez notre unique préoccupation -parfois nous avions quelques incursions des autres peuples par l'Est - mais avec les disparitions des habitants du Grand Nord, notre colère n'a fait qu’étreindre notre cœur et de l'avis général votre peuple en était le seul responsable. J'ai été le premier porteur de cette colère envers les vôtres. Aujourd'hui je me dis que j'aurai dû voir, savoir même que Khamsin que je combattais depuis des années n'était pas capable de telles choses. J'éprouve un tel sentiment de malaise depuis ma blessure comme si quelque chose planait au dessus de moi et me brouillait l'esprit.

Il n'avait pas parlé à Yéléna, pourtant amie, amante et confidente depuis des années, et là, il se confiait à Lysandre, ennemie héréditaire de son peuple . Confessions sur ses doutes, ses réflexions, et ses peines. Et cela avec un  naturel qui le déconcertait à mesure que les paroles passaient les barrières de ses lèvres. Ses mots coulaient sans filtres, sans craintes de la froisser ou qu'elle ne comprenne pas de quoi il parlait. Il parlait avec le besoin irrépressible qu'elle l'entende. Quand d'habitude on lui tirait deux voir trois mots sur la journée, il parlait ici de ce que son cœur lui criait de dire. La tension était retombée, il en avait presque oublié leurs si grandes différences pour ne penser qu'à soulager sa douleur. Il finit un second verre en grimaçant sous les effets du feu alcoolisé qui envahissait son corps et se releva allant prendre sa lourde cape sombre au col de fourrure, murmure quelques mots à Philas qui acquiesça, puis revient vers elle.

- Finissez votre verre, je vous ramène... S'il vous plait.


Cet ordre déguisé en demande polie le fit sourire en fin de compte, il se faisait violence devant une femme, et au moins il s’améliorait dans le ton employé. Alexander savait que si Leodagan apprenait le périple Khamsinien dans la cité , il aurait tôt fait de mettre à exécution ses menaces. Edna s'avança vers eux l’œil réprobateur à ce que la princesse parte aussi vite.

- Mon Prince, tu t'en va? Mais elle n'as rien mangé la 'tite Altesse .

- Edna nous DEVONS partir. C'est important, mais si son Altesse le veut et le peut nous reviendrons plus tard.
- Tu l'invites à la Fête des Lumières ? Comme ça on la verra? Je vous ferais un petit roti aux miel vous m'en direz des nouvelles tite princesse, A demain.

Il n'avait pas eu le temps de répondre que la Naine lui collait déjà deux grosses bises et repartie dans les cuisines engueuler ses fils qui mettaient trop de temps à servir les clients. Un dernier salut à ses hommes qui finiraient la journée ici et prince et Princesse s'aventurèrent dehors. Les rues semblaient plus calme la journée avançant , chacun retournait à ses occupations. L'air qui s'aventuraient en légères bourrasques fraîches portait les parfums de feu de bois, de fleurs d'hiver, et même de la foret qui s’élevaient autour des remparts. Il marchait en silence, suivi de Lysandre. C'est alors que quelques cris animés par la place du marché se firent entendre.  La foule s'amassait devant un pauvre animal, semblant prise d'une envie irrépressible de lui faire mal. Le Pas Princier se fit plus rapide, il en oubliait Khamsin , un taureau en furie n'aurait pas fendue la foule avec autant de colère, et c'est un poing rageur qui s'abattait sur le menton du montreur d'ours faisant taire la foule avec autant de violence et d'étonnement. Des gardes arrivèrent autour d'eux, quoiqu'il se passe, ils seraient là pour proteger Alexander, meme si il ne semblait pas en avoir besoin

- Je t'avais dis de rester loin d'Isnar! La voix princière tonnait comme l'orage dans le silence du marché face à l'homme qui se relevait. La dernière fois qu'il avait vu cet abominable etranger il l'avait fait bannir de la Cité, à croire que partir en guerre suffisait à faire prendre quelques courages à ses bravades.
- C'est elle qui vous a appelé ! Cracha t-il en meme temps que le sang qui se rependait dans sa bouche poisseuse en regardant la femme qu'il reconnaissait. Furieux de s'etre fait humilié de la sorte il se dirigea vers Lysandre, mais n'eut pas le temps de lever sa main qu'il se retrouva à terre à nouveau, l'épée sous la gorge. On interrompit le geste furieux princier qui allait trancher la gorge de l'individu

- Mettez moi ça dehors , quand à toi si je te revois dans la Cité tu meurs sur le champs. Les gardes s'occupant de lui Le Prince se tourna vers la foule qui était suspendue à ce qui allait arriver. Peuple d'Isnar ! Depuis quand avez vous abandonné la raison pour la folie ! . Nous protégeons toute vie , la nature et ceux qui vivent en son sein. Et vous voilà à rire de cet animal, à le frapper et à l'humilier . Aimez vous donc tellement le fouet ? ! Voulez vous donc vous retrouver à sa place à hurler de douleur ? ! Comment ce peuple que j'aime tant peut-il devenir aussi barbare !?Voyez cette femme ! regardez là bien il retira la capuchon qui protégeait le visage de Lysandre. Vous savez tous qui elle est ,Vous traitez son peuple de barbare mais qu'êtes vous donc en train de devenir ?! J'ai honte de vous ! Honte !

Le silence était encore plus pesant , chacun baissant la tête devant ces mots.

- Il n'y a assez de morts et de tristesse dans nos vies? N'avez vous pas eu assez de sang ! Il vous en faut encore plus ? Quand votre soif de malheurs finira t-elle ?? Alors vous allez soigner cet animal, vous allez lui rendre force et liberté ! Et que plus JAMAIS je ne vous vois rire d'une aussi triste chose sinon vous goûterez tous à son sort ! Skynd dig! (*dépêchez vous)

La foule sortit de l'immobilisme latent dans lequel il les avait plongé. S'approchant de l'animal qui prit peur d'abord par le sort qui lui avait été réservé avant que le forgeron d'Isnar n’attrape sa chaîne , ce geste peut-être conditionné le ramena à 4 pattes et il suivit la troupe marchant avec eux, laissant les deux seuls sur cette place qui se vidait. Alexander était dans une furie noire, tremblant de colère l'épée à la main dont la pointe effleurait le sol au rythme d'une respiration qui tentait de reprendre son calme . Il ne s’était pas battu toute sa vie pour voir son peuple faire de telles choses, ses hommes n’étaient pas mort pour que le sang coule encore, cette guerre ne finirait pas pour qu'ils se détruisent et détruisent tout autour d'eux.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


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La conclusion est tellement évidente qu'elle n'a pas besoin de l'entendre dans ses mots pour le percevoir dans son attitude et son regard. Sa réponse l'a mis en colère. Lysandre s'était promis de garder son calme mais ce... cet... Ours met un peu trop sa patience (déjà entamée) à rude épreuve. Elle relève le menton et ne recule pas. Pis que ça, elle croise les bras sur son torse, juste dessous sa poitrine, mettant en valeur sans en avoir conscience la rondeur de celle-ci.

-A quel moment m'a t'il été spécifiquement précisé que j'avais interdiction de sortir? Peut être vous faudrait il clarifier vos intentions à mon égard, Prince Alexander! Il n'y avait pas de garde à ma porte et personne ne m'a fait la moindre remarque lors de mes déplacements dans le palais! Et je vous signale que d'envoyer votre fiancée, la Future Reine d'Isnar, pour m'apprendre les us et coutumes de votre pays, ce n'est pas tout à fait le bon message si vous voulez me traiter comme une captive!


Non. Lysandre n'a absolument pas digéré l'insolente présence de la Duchesse Yelena. Pas un seul instant. Mais... elle n'a pas eu l'occasion de lui exprimer clairement et sans équivoque le  déplaisir resultant du choix du Prince.Finalement, ce n'est pas désagréable de dire sincèrement ce qu'elle pense. Elle soutient son regard iceberg sans  ciller. Ils ont de l'arrogance à revendre. Elle pourrait se mesurer en kilos. Il semblerait qu'ils restent plusieurs secondes figés dans  cet affrontement visuel avant qu'un des hommes d'Alexander  intervienne et  murmure des paroles qu'elle ne saisit pas. La Princesse aura un hochement de tête si sec qu'il pourrait casser du bois. Non, elle ne va pas causer d'esclandre en l’empêchant de la ramener manu militari dans la Citadelle.

Sauf que la propriétaire des lieux ne l'entend pas de cette oreille et attire Lysandre avec elle dans les profondeurs de la taverne, la laissant un peu stupéfaite de cette attitude aussi directive. Néanmoins, elle finit par s’asseoir, non sans se demander  avec un brin d'amusement comment le guerrier va réagir à ce changement dans ses plans. Il le prend plutôt de bonne grace, la rejoignant après quelques secondes avec une bouteille d'un liquide à la limpidité de l'eau d'un glacier et des coupes de belles factures. Les mots qu'il prononce alors évaporent toute animosité à son égard. Elle hésite de brefs instants, profondément touchée par ce qu'il lui suggère. C'est un pont entre leurs deux peuples, martyrs d'une guerre qui les dévaste depuis trop longtemps. Sa gorge est étroitement nouée, les prunelles humides de larmes contenues.

-J'en serais honorée. Je regrette ces pertes, surtout à l’orée d'un armistice entre nos pays. Savez vous que je n'ai pas d'idées claires sur les raisons de ce conflit? il ne s'agit même pas d'une volonté d'agrandir nos frontières. Khamsin est immense et nous n'avons pas besoin de d'avantage de terres.

Cet aveu, sincère, elle n'aurait jamais cru pouvoir le faire à un homme d'Isnar, et certainement pas au commandeur de leurs armées. L'hommage d'Alexander à ces vies volées est d'une dignité profonde. Elle est incapable de rajouter quoique ce soit qui ne serait galvaudée. Elle se tait. Faisant légèrement tinter l'argent de leurs verres.  Lysandre  préfère  boire une gorgée de l'alcool qui lui a été servi. Avant de sentir un serpent de feu naitre et gronder dans sa gorge et son ventre. La chaleur qui se répand en elle est pourtant celle du soleil de Khamsin au plus fort de l'été.  La liqueur chasse, quelques instant, le froid d'Isnar. L'oeillade qu'elle décoche à Alexander est... particulière.

-C'est CA que vous buvez?! Je ne vous promet pas de finir ma coupe.

Les sujets qu'il aborde ensuite chassent tout envie de badinage. Le sérieux revient immédiatement à la jeune femme et sa posture le trahit clairement. Elle l'écoute avec attention, se rappelant fort bien leurs échanges amers ainsi que les interrogations qu'elle a livré à Gunther. Qu'il soit, enfin clairement établie, que ce n'est pas le Nord qui a mutilé des expéditions entières de marins dénoue une tension dont elle ignorait la présence. Sans le couper, elle lui permet de poursuivre, buvant machinalement une seconde gorgée, sans pouvoir le regretter totalement.  Quand elle s'exprime à son tour, son attitude dépasse celle d'une jeune fille de dix neuf ans. Il a vraiment devant lui un interlocuteur privilégié, un diplomate et non une princesse un peu trop rebelle.

-Je vous remercie de votre franchise. Je vous assure, au nom de Khamsin, que nous ne sommes pas responsables des pertes civiles d'Isnar. Cela n'a jamais été dans notre manière de concevoir cette guerre. Pas plus que je ne  pense, dorénavant, que votre Royaume a la main dans les sabotages cruels que nous subissons depuis des mois. -Elle laisse Alexander prendre conscience de l'importance de ce qu'elle vient de dire,tout comme elle est particulièrement sensible aux excuses qu'il lui présente.  puis elle reprend. - Je n'ai pas été conviée à tous les conseils concernant nos pertes maritimes, aussi mes informations sont elles incomplètes. -Il n'y a plus de place pour la dissimulation. Plus maintenant. Il plane une nouvelle menace trop tangible. - Systématiquement, soit nos navires sont porté disparus, soit ils reviennent. Mais quand ils reviennent, c'est une torture de plus pour leurs familles. Les bâtiments sont d'une puanteur pestilence, les voiles lacérées. Les provisions qui restent sont innommables. Les hommes paraissent ne plus avoir dame, de cœur ou d'esprit. Ils sont dangereux. Il est impossible de leur faire entendre raison. Ils sont plus bêtes que hommes. Les corps ne sont pas plus intacts. Des traces de sévices les marquent odieusement, mais aucune réponse n'est apportée. * Ce que j'en retire, c'est une volonté délibérée de nous empêcher d'aller explorer trop à l'ouest. De prendre contact avec les peuplades natives. Une force tangible et nuisible. Il se trame des événements sombres, qui ne datent pas de ces dernières années. Je crois que c'est plus ancien mais que quelque chose s'est modifié. Qui commence à agir.

-Elle se tait subitement à la notion de la blessure qu'il a souffert. Pour elle. Lysandre n'a pas perdu de vu qu'il s'était jeté devant la flèche. Elle inspire profondément, rompant la distance diplomatique de leur discussion. Un instant, son regard se détourne avant qu'elle ne revienne croiser ses iris aux siennes. -Alexander... Je n'ai pas oublié que cette blessure aurait du être la mienne. Personne n'aurait pu vous reprocher de ne pas vous être interposer et certainement pas moi. Elle était mauvaise cette plaie. -Et pendant quelques courtes minutes, elle lui raconte enfin ce qui s'est déroulé dans la neige avec l'intervention de la Sorcière blanche. Elle omet seulement le baiser qui l'a ramené, pas encore tout à fait prête à l'admettre aussi publiquement. - Vous étiez parti, tellement loin. J'ai crains de ne pas pouvoir vous ramener à nous cette nuit là. Mon cauchemar.  -Elle se tait. Fait tourner la coupe entre ses doigts. Et en avale le contenu restant dans un grand trait brûlant. - Mon cauchemar n'était pas un simple mauvais rêve. J'en reste persuadée. Il avait tout d'une vision. D'une illusion malsaine et perverse. Si c'était pour me terrifier, c'était parfaitement réussi. Vous étiez mort. ma soeur aussi. Les phoenix aussi. Tout le monde. Sauf Elis. Qui n'était pas Elis. Mais autre  chose. De profondement malfaisant. Il y a eu un avertissement aussi. Juste avant que vous ne soyez là. Me promettant des morts bien réelles si je ne rentrais pas à Shelili dès que possible.

Elle tremble. Malgré la violente incinération de l'alcool. Le feu vif  dans la cheminée. Les pelisses qui la recouvre. Elle tremble. Le souvenir de cette nuit n'est pas pret de s'estomper et s'en ouvrir pleinement à Alexander a ravivé l'acidité des scénettes. Il ne la brusque pas, mais son ton ne souffre pas de contradiction pour autant. Ils rentrent. Finalement ce n'est pas une mauvaise idée. Lysandre a besoin d’éloigner les fantômes des heures sombres et de réfléchir aux conséquences de cet échange avec Alexander. Cela change tellement de chose sur leur échiquier. L'Hirondelle salue Edna à son tour, entend les paroles échangées sans parvenir à se sentir réellement concernée. Elle ne s'en inquiète pas. Retrouver l'air frais lui fait du bien et peu à peu son pas redevient plus léger. Le Guerrier n'aura pas besoin de la tenir pour qu'elle suive, pas plus qu'elle n'essaie de prendre la tangente. Non, cette vie paisible autour d'elle est le meilleur des baumes. Une grimace de dégoût quand ils approchent le montreur d'ours. La jeune femme allait lui demander de passer par une autre traverse quand soudain Alexander repousse les badauds et les bouscule pour parvenir jusqu'au "dompteur".  

Lysandre ne devrait pas y prendre plaisir. Mais la fureur qui anime l'hériter est tellement cinglante et imposante pour des raisons qui trouvent un écho direct avec ce qu'elle a ressentit devant les agissements méprisables du forain. Elle ne s'interpose pas, sans s'éloigner pour autant. Avant que l'homme ne la prenne pour cible directe. L'Hirondelle commençait un mouvement de recul devant la virulence mauvaise du bonimenteur. Mais Alexander a déjà réagi. Et sans laisser le moindre doute à ce qui va se passer si le scélérat ne change pas immédiatement de ton. Sa main vient se poser sur le poignet libre d'épée. L'incitant à reprendre un peu de calme. Trancher sa tête serait une très mauvaise idée. Ses doigts se referment sur l'articulation, plus étroitement. Jusqu'à ce qu'elle sente qu'une partie de la tension le quitte. Un fragment à peine. Il harangue son peuple et elle le relâche. Fière de lui. De cette noblesse qui n'a rien de feinte. Avant qu'elle ne retienne de justesse un cri de surprise au moment où il dévoile aux yeux de tous. Exactement ce qu'ils étaient censés éviter. L'inverse de ce que la raison commande. Ils l'écoutent. Tous. Peu à peu la foule se disperse ou vient s'occuper de l'animal bafoué. Cela n'apaise pas Alexander pour autant. Il irradie de cette rage incendiaire. Le calme. Un calme trompeur qui les entoure. Les gardes qui accompagnaient le couple n'en mènent pas large non plus. Elle se tourne vers eux et d'un ton qui ne souffre d'absolument aucune contestation, qui tinte entre les étals désertés d'une autorité assassine, elle articule : -Laissez nous. -Ils hésitent. Tout en sachant que la Princesse Exotique n'est en rien une menace pour la sécurité du Prince. Ce serait peut être même plutôt l'inverse, si ils étaient totalement sincères. Ils n’obéissent pas franchement. Le regard dénué de chaleur de Lysandre les épingle, un par un -J'ai dit : Laissez nous! Cette fois, ils semblent prendre conscience que la seule voie qui s'ouvre à eux est celle de plier à l'ordre Royal, fut il autre que celui de la maison d'Isnar.  Ils se reculent. Les laissant à leur solitude aux milieux des étals déserts. Pas un curieux n'ose rester en arrière. Pas après la rage meurtrière qui sourd par vague d'Alexander.

Elle cesse de réfléchir d'avantage pour se tourner vers celui qui tente de reprendre le contrôle de lui même.  Ses mains se portent au visage du jeune homme, le tourne vers elle. Ses paumes adoucissent ses joues et ses pouces effleurent sa peau burinée par trop d'années à se battre.  Autour d'eux, un vent se lève. Un  vent qui devient une spirale. Il n'y a pas la violence sauvage de celle qu'il a bravé une fois, mais elle entraîne avec lui des draps qui séchaient, les auvent des cahutes des marchands, tout morceau de tissu suffisamment léger pour se faire emporter. ils sont au centre d'un tourbillon de tissus aux teintes multiples et de brises. Un Kaleidoscope de lumières pastelles portés par le soleil.

Elle cherche son regard longuement, alors qu'elle fait un pas de plus, au centre de cet ilot mouvant. Son corps vient s'adoucir contre le sien dans un mouvement d'une impossible fluidité. Lysandre se met sur la pointe des pieds. Elle aimerait blamer l'alcool qui ronronne au creux de son ventre, ce serait un peu trop facile. Plus tard. Plus tard elle aura le temps de supporter les conséquences. Pas maintenant. C'est une folie, elle le sait. Mais est incapable de la retenir. Ses pouces caressent sa lèvre inférieure, quelques brefs instants avant que ce ne soit sa bouche qui ne les remplace. Elle l'embrasse, avec une timidité totalement dénuée d'assurance. Avant que ses lèvres ne deviennent plus ardentes, plus demandeuses. Ses mains ont quittés son visage pour venir s'accrocher à sa nuque. Se retenant à lui. En perdition.


*inspiré directement des Forgisés de Robin Hood
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