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 Le Sceptre des deux Royaumes. [Seolanne-Mioon]

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Calville
Calville
MESSAGES : 358
INSCRIPTION : 30/06/2018
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CRÉDITS : Funnyanimals2017

UNIVERS FÉTICHE : Historique, Science Fiction, Reel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère ainé d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

Informations supplémentaires ici.


Clive Owen ©️ Calville


L'auberge, les verres qui se vident, les histoires qu'on se raconte pour se souvenir des disparus, tout forme autour d'eux un cocon d'ou toute animosité semble être réduite à peau de chagrin. Il n'y a plus qu'entre deux une proximité qu'ils avaient refusé depuis le tourbillon de glace de Lysandre. Alexander l'avait évité depuis ce temps, non par peur de ses pouvoir mais simplement parce qu'il était différent en sa présence. Cela se voyait encore à cet instant précis ou le taiseux prince se livrait et discutait avec celle qu'il aurait du haïr au plus profonde de son cœur. Cependant c'était un autre sentiment qui se dégageait ici, plus intense que la haine. L'amour. L'amour de sa discussion, l'amour d'etre avec elle, l'amour .. Il ne voyait ps ce sentiment, il était simplement les pieds dedans sans s'en rendre compte. Le regard posé sur Lysandre, autant que celui de la jeune princesse sur lui trahissait pourtant ce qu'ils cachaient tout deux en se voilant la face.

Elle avait au fond du coeur quelque chose de touchant, elle accepte d'honorer les hommes disparus, pas meme au sein du conflit éternel entre leurs peuples, mais par cette touche sombre qui a bien failli voir les héritiers d'Isnar et de Khamsin disparaître du paysage des Deux Royaumes. Elle a raison. Ces pertes sont inutiles autant qu'injuste, chacun de ses hommes aurait du revenir. Il s'en veut, terriblement, il n'a pas été à la hauteur surement pour la première fois de sa vie. Oh bien sur il avait déjà perdu des hommes, mais pas à l'orée d'une fin de conflit.


- Les raisons de ce conflit? Il passa une main dubitative sur la bas de son visage mal rasé. Il ne s'était jamais posé la question. La guerre avait toujours été présente, et il y avait longtemps que les causes étaient oubliées. Il n'était pourtant pas hommes à se lancer dans une bataille sans savoir pourquoi. Mais cette guerre immortelle était un mystère, meme pour lui.  

- J'avoue ne pas en savoir plus, je suis né une épée à la main et ne me suis jamais posé la question. Il me faudrait chercher dans la bibliothèque que nous avons dans les quartiers royaux, ce sont les archives des rois d'antan, peut-etre la réponse se trouve t-elle dans ces livres et parchemins. Ces prochains jours cela me sera impossible d'y aller, mais avant votre départ je vous promets au moins d'essayer. Khamsin est assez grande ? * Un leger sourire* - et Isnar ne saurait supporter vos chaleurs. Le conflit au Sud est etrange. Ancré depuis .. des dizaines d'années si ce n'est plus. Parlez moi de Shelili. Je n'ai jamais pu voir votre cité, mais certains de nos marchands ayant pu voir votre Cité, parle d'une merveille de douceur et de verdure. Un ciel bleu et chaud, mais point brûlant, juste la douce chaleur qui manque ici. .. A ce qu'il parait. Au délà de la brute qu'elle pouvait connaitre ou penser de lui, Alexander était un érudit, il lisait énormément, parlant plusieurs langages de l'elfique à quelques mots Khamsiniens même si coté accent il avait du mal avec la chaleur des mots prononcés. Ici meme à la Cité d'Argent il parlait la langue commune laissant la dureté de sa langue maternelle de coté.

Les coupes d'argent tintent, et le liquide les étreint de son feu. Un rire franc et en vérité amusé autant du visage grimaçant de la princesse que de ses mots.

- J'aurai du vous prévenir excusez moi, je vous présente l’arrache-poil d'Edna, elle distille cet alcool elle même et nous assassine lentement avec.
- Et j'en suis fière cria la naine aux oreilles bien pendue faisant rire l'assemblée.
- Ne jamais poser de défis ici ou vous seriez obligée d'en boire 5 d'affilés. Une torture. Les mots etaient murmurés presqu'en secret pour la princesse. C'était idiot, elle ne reviendrait plus jamais ici de son plein gré, mais c’était un partage d’éléments inhabituels ou amusant qui rendaient la vie à Isnar plus facile. Le froid était oublié par la chaleur du lieu. Et tous, Isnariens comme voyageurs, ne pouvaient se passer de moments comme ceux ci.

La frontière qui les avait tant éloigné par la haine ou l'incompréhension que se portaient leurs peuples semblait s’amenuiser à mesure qu'ils discutaient dans la taverne. Une discussion simple où chacun parlait et changeait avec coeur oubliant les ressentiments séculaire. Lysandre était plaisanté à écouter et Alexander le faisait avec attention, non pour espionner ce peuple mais pour découvrir ce qui avait pu tant faire naitre une haine si farouche qui s'effacait aujourd'hui, des excuses presque exprimées à ce rêve visionnaire qui avait eu tôt fait de l'effrayer à nouveau. Rappelant au Prince qu'un autre combat les attendait.

- Nous n'avons jamais eu de telles choses, parfois on retrouvait un pauvre gars dans la foret glacée, il était déboussolé et ne retrouvait pas sa clarté de ses pensées, mais jamais ce ne fut à si grandes échelles de villages , de troupes ou d'équipages entiers. Il y a eu des .. disparitions, nombreuses par contre. Et cela n'a fait que croître durant ces derniers mois. Toute vie semblait disparaître de certains villages sans que nous ne comprenions la cause. Les vies semblaient fauchées d'un seul coup, les repas encore dans les assiettes , des instruments de musiques tombés au sol, il n'y avait rien d'autres qu'un vide assourdissant de terreur. Aucun corps n’était visible pourtant chaque village que nous avons vu empestait la mort à l'odeur écœurante et pestilentielle. J'espère qu'un jour nous pourrons apporter une réponse aux familles ne sachant pas si elles doivent faire leur deuil ou continuer à espérer.

La discussion se poursuit sur tout les non dits des derniers mois ou des derniers jours. Ils se libèrent du poids qui pèsent sur eux et sur ce qu'ils pourraient être. L’évocation de sa blessure le fit sourire malgré le tiraillement de celle ci qui cicatrise encore après avoir été cautérisée.

- Je n'ai aucun regret Lysandre, aucun. Je préfère mille fois avoir vécu ce que j'ai vécu plutôt que de vous voir dans cet état.  Soyez assurée que .. je me mettrais toujours à votre protection. VOUS ETES sous ma protection et quoique je doive faire pour l'assurer, je le ferais, devrais-je y perdre la vie. Et il apprend enfin ce que s'est déroulé durant son "voyage" dans les ombres. Les explications de Gunther étaient partielles, le pauvre ayant été figé de très long instants, quand à la Sorcière Blanche elle jouait les invités qui se faisaient desirer, personne ne l'avait revu depuis son intervention dans la foret. Elle était déjà mystérieuse, à se demander si elle n'était pas en plus dangereuse. . - Votre voix, je ne m’étais donc pas trompé je vous ai entendu, et vous entends encore me dire de revenir. Vous etiez comme .. un guide, oui, un guide lumineux, je voulais venir vers vous je me souviens qu'elle me retenait, cette petite fille, elle vous craignait, elle ne voulait pas que je revienne et .. misère c'est si obscur, Je n'ai que des images sans aucun sens. Mais j'ai senti quelque chose que je ne pourrais vous définir, une étreinte .. La tete se secoue . l'idée était idiote. cela il avait du le rever le poison avait du le faire délirer. Je ne peux que vous réitérer mes remerciements de ne pas m'avoir abandonné dans le monde sombre quel qu'il soit. Et il l'écoute parler de son rêve effrayant. L'annonce de sa mort était une mauvaise augure. Bien souvent ce genre de reves ou de vision trouvait réalité peu de temps après. C'était du moins la rumeur qui courait sur certains ayant rever de morts parmi leurs proches et quelques jours après etre affligés de ces pertes. Si la magie - quelle soit sombre ou non -  les mettait en garde, il ne fallait pas jouer avec ces avertissements à la legère. Sa propre mort ne l'effrayait pas, il était soldat et savait qu'il ne passerait pas un certain age sans etre passé par le fil de l'épée, mais Lysandre etait trop jeune et trop belle pour disparaitre de la surface des Royaumes.- Si vous pensez que votre rêve est un avertissement, il faut en tenir compte Princesse. Nous ne savons pas à quoi nous avons à faire. Ici vous êtes en sécurité, et quelques ombres ne pourront vous atteindre, nos murs sont solides et ont bravé les tempêtes les plus violentes. D'ici quelques jours vous pourrez rentrer chez vous, je ne doute pas que votre Père se hate de venir vous récupérer. Vous pourrez oublier le cauchemar et ses menaces et retrouver votre vie.

L'idée de la voir partir ne lui plait guère, voir pas du tout. Un mal etre se fait sentir au creux de son ventre. Un frisson à la savoir repartant pour Shelili. C'est ce qui arrivera dans quelques jours, mais cette idée lui brise le coeur sans qu'il n'en comprenne le sens. Il la sent fragile, apeurée à l'évocation de ce qu'elle a vecu dans la tente et dans ses reves, retrouvant la même frayeur que lors de son réveil hurlante de peur. Prête à défaillir, le froid des rues semble l'apaiser. Il marche à ses cotés sans l’enchaîner à lui, sans la brusquer montrant simplement il est là et qu'il ne permettra jamais qu'on lui fasse mal.

L'ours et son maitre .. L'épisode est aussi intense que brutal. il ne peut brider la colère qui est née en lui telle une flamme brûlant tout sur son passage, Alexander est connu pour son calme et sa noblesse tout autant que pour la rage qui l'habite. Il n'aurait pas vécu si longtemps sur les champs de batailles ne n’étant qu'un prince au gout passif. Mais ce Prince qui se dresse devant le montreur d'ours à une faiblesse qu'il découvre en meme temps qu'une main se posant sur son poignet retenant son geste et la mort qui attendait le bonimenteur. Lysandre. Elle stoppe son mouvement, Il résiste.. avant de ceder face à sa reaction. Elle a raison, il le sait parfaitement. Le bannissement sera le dernier avertissement. L'homme ne lui fait plus face, tous sont partis, et pourtant la rage ne le quitte pas. Elle crie à l'injustice de son peuple, elle crie au sacrifice de ses hommes afin qu'ils soient tous libre, et que font-ils de cette liberté. Il halète perdu dans une colère qui ne connaitre qu'une fin lointaine quand il aura pu évacuer sa noirceur contre une quintaine , très souvent témoin de ce qu'il ne peut exprimer face à tous.  

Elle s'approche glisse ses mains sur ses joues, il ne veut pas d'elle, il ne veut pas de cette proximité, pas avec elle, pas avec leur passif, elle est l'ennemie, il devrait la renvoyer dans ses pénates, l'humilier mais ce qu'il fait est tout le contraire; il la regarde sans bouger, sans savoir quoi faire, Son corps agit pour lui venant chercher sa chaleur en s'appuyant contre elle, autant qu'elle contre lui, car par dessus tout il la désire, de ce sentiments réel de vouloir lui appartenir à elle et à aucune autre. Les lumières frappant les draps et autres linges tournant autour d'eux se font irréel, psychédélique rendant leurs rapprochements encore plus étonnant dans la beauté pastel qui les entoure.

Son regard reste fixé dans le noir, son corps raidi n’obéit pas à la douceur, peu à peu pourtant il glisse l'azur sur elle, les doigts de Lysandre se font baumes sur ses lèvres , ils se font frissons et chaleur d'un simple effleurement, le souffle de sa respiration qui se meurt sur sa peau froide se fait tendre, à la limite de l'envie gourmande qu'il ressent. Il s'apaise ayant oublié sa colère en se noyant dans son regard à la douceur angélique. Leurs lèvres se trouvent d'abord à peine,  malhabiles, hésitantes autant lui qu'elle. L'épée qui a vu tant de mort tombe lourdement sur le sol dans un bruit d'acier échappant des doigts princier ne voulant plus aucune violence. La main d'Alexander vient effleurer délicatement du bout des doigts la joue de la princesse comme si elle allait le bruler si il la touchait trop rapidement ou s'enfuir comme une illusion de l'esprit. Il renait en ses bras alors que leurs lèvres se retrouvent et se font envieuses emplissant d'ardeur ce baiser qui n'aurait jamais du naître entre eux. Il croît en désir par leurs corps serrés étroitement . La neige se joint au tourbillon de vent  les liant corps et âme dans cette étreinte magique. Elle s'arroche à lui, il se blottit contre elle la serrant entre ses bras qui ont trouvé le chemin de son corps en l'entourant avec une tendresse infinie. Et leurs baisers scellant des lèvres qui mourraient d'envie de se trouver.  Plus rien n'existe que ce tourbillon de froid et de vent dans lequel leur baiser prend peu à peu forme en un besoin vital de l'autre. Elle n'est pas que celle qu'il désire, elle est celle dont il avait besoin pour vivre. Cette évidence éclate en lui, violente autant qu'une épée portée à vif en son cœur. Ce baiser les unit d'une manière qu'aucun d'eux n'a jamais connu, ils étaient destinés l'un à l'autre. Si un témoin avait pu les observer, il n'aurait eu aucun doute.

Enfin doucement leurs lèvres se calment, rassasiées, mais n'arrivent pas à se quitter entièrement restant terriblement proches, se touchant à chaque souffle d'air inspiré ou expiré.  Le calme revient autour d'eux, le vent trouvant un apaisement dans une brise qui devient incapable de lever un linge retombant autour d'eux. La glace n'a également plus lieu d’être, accompagnant le vent dans une mort délicate sur les pavés qui formaient la place. La tempête n'était pas qu’extérieure , mais aussi en son corps.  Pour la première fois de sa vie il vibrait comme un violoncelle qu'on malmène sous les coups d'une musique trop intense. Musique d'un coeur qui tambourine dans sa poitrine, alors que son regard retrouve celui de Lysandre.  Il est perdu par ce flot d’émotion l'ayant envahit, encore maintenant il n'arrive à retrouver son calme ou sa volonté de s’éloigner d'elle. Alors simplement il reste entre ses bras. Un moment. Un long moment avant que finalement ses jambes réussissent à le porter et qu'il se redresse n'arrivant malgré cet éloignement qui se déroule, à quitter son regard, ancré en lui en pleine tempête. Il ne peut pas parler, il ne le veut pas, cela briserait cet instant hors du temps vecu avec elle, alors il reste là, à peine éloigné, en silence. Un long moment. Une éternité avant qu'il n'ait retrouvé consistance. 


- Je .. Il a parlé. un seul mot qui suffit à briser l'instant. Ils reviennent dans le monde réel, derrière eux quelques voix s'élèvent, les marchands reviennent aux étals encore loin d'eux, ignorant si leur Prince est calmé. Quelques exclamations de certains en voyant le tas de haut-vent ou de lignes étalés à meme le sol.

- Nous devrions rentrer. Et oublier ce qui venait de se passer, c'était une erreur. Il avait commis une erreur, sa colère avait décidément un étrange effet sur lui? Elle en était responsable, il n'en doutait pas. Il avait perdu la raison autant que son peuple. Ramassant son épée, il fit volte face retournant le pas rapide dans les ruelles de la Cité, laissant le soin à la Princesse de le suivre ou pas. A quelques rues de là, le palais s'élevait, imposant.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Seolanne
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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


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Elle découvre, avec un plaisir qu’elle n’analyse pas qu’elle aime profondément cet échange. Discuter librement avec Alexander de problématiques qui empoisonnent leurs deux Royaumes. Ensemble. Non pas l’un contre l’autre, mais l’un avec l’autre. Il lui est si aisé de s’exprimer ouvertement, d’oublier les tensions qu’ils ont rencontrés lors de la seconde partie de leur voyage vers la Citadelle. Lysandre se doute pourtant que son père et ses conseillers ne seraient pas de cet avis. Qu’ils trouveront son attitude aux frontières de la trahison envers Khamsin. Ils ne savent pas. Ils ne savent pas la sincérité et la noblesse de ce prince adverse. Ils ignorent tout de sa droiture et de ses élans protecteurs, même envers elle. Ils ne le connaissent pas. Pas comme elle apprend à le connaitre. Pas comme la Princesse s’ouvre, fleur printanière, à leur discussion. Ses sourcils se froncent un peu. Non pas contre lui, mais parce qu’il lui apprend une chose essentiel. Le Commandant en chef des armées d’Isnar ignore pourquoi il se bat. Son coeur s’accelère et elle se penche vers lui. Sans même y penser, sa main se pose sur la sienne. Ses doigts étreignant les siens sous le coup de la pensée un peu démente qui vient de lui venir. Ce genre d’illumination qui n’a pourtant aucun fondement.

-Alexander... Et si... Et si c’était volontaire ? Si nos deux royaumes étaient les pions sur un plateau de jeu dont les règles nous échappent ? Si cette guerre éternelle était l’occasion pour une troisième force de se mettre en place ? de se positionner ? Nous affaiblir, nous diviser , pour mieux... –Son enthousiasme retombe et elle secoue la tête. Réalisant combien l’alcool s’est exprimée plus que la raison. Sa paume s’écarte de sa main, buvant encore une gorgée machinale. – Non. Je ne sais pas. Je dis des bêtises. Je ne vois aucune logique dans une telle volonté. Vous avez raison, fouiller les anciens textes apporteront peut être des réponses plus solides que mes élucubrations du à cette incroyable liqueur. –Lysandre... est trop jeune. Trop jeune pour avoir assez d’assurance et mener ses intuitions, même lorsqu’elle manque de preuve. Aussi, elle recule.- Vous voulez que nous essayons de chercher ensemble ou ma présence dans ces archives est déplacée ? Je le comprendrais parfaitement.

Il s’enquiert de Shelili et une pointe de plaisir s’épanouit dans son regard à l’idée de la ville qu’elle chérie tant. Par où commencer ? Elle laisse le silence roder entre eux, pendant quelques longues secondes. Il ne s’agit pas, pourtant ces temps morts lourds de tensions et revèche d’inimité. Qu’il s’y intéresse, sincèrement, envoie une étrange langue de chaleur qui sinue en elle. Les barrières entre eux tombent. Pour la première fois depuis qu’il lui a mis la main dessus, elle se demande si ils ne pourraient pas devenir... amis. La jeune femme se laisse envahir par la vision de sa capitale.

-Il faut savoir que mon peuple est avant tout un peuple de nomade. Shelili est le coeur fixe de Khamsin, là où toutes les décisions sont prises, où la famille regnante réside. Ho, il y a d’autres forteresses, à certains passage strategique bien sur. Mais ce n’est pas la majorité. Il y a quelques batiments en pierres blanches, mais le reste est.. mouvant. La taverne centrale de la ville par exemple, c’est une immense tente décorée somptueusement, et qui se déplace de temps en temps, selon les diverses manifestations. Chacun y est libre d’entrer, de venir prendre place sur les larges bancs. Tout voyageur se voit offrir un premier verre de bienvenue ainsi que quelques fruits pour étancher la soif et la faim qu’il pourrait ressentir. Le batiment le plus important, après le palais sont les termes, ouvert à tous et fait pour enchanter tous les sens, c’est un lieu que j’adore. On y trouve de tout et c’est là le coeur des ragots de Shelili.. C’est ma mère qui en est la responsable directe et ce n’est pas rare de l’y croiser. Il y a de nombreuses cascades naturelles dont l’une s’achève dans un ruisseau qui traverse la ville. Les arbres y sont immenses et offrent les parfums divers de leurs fruits. Il est impossible d’oublier les différentes épices qui embaument, parfois trop, les rues. La poussière est ocre,elle provient du vent qui souffle du Désert...


Confuse, elle se tait. Lysandre a bien trop parlé, se montrant bavarde, à la limite d’ une pipelette. Pourtant, elle finit par lui adresser un sourire, croisant son regard au sien – Et peut être... si nous parvenons à instaurer de nouvelles relations diplomatiques, vous pourrez venir visiter dans quelques mois ? Je crains que pour cette fois, mon père refuse de s’attarder. Certaines blessures sont encore trop fraiches, des pertes difficile à accepter. –Il n’y a pas de reproches dans son ton. Ils ont tous connus des deuils, à différents niveaux. – Sans compter que je préfère ne pas imaginer le degré de rage dans lequel il va être à mon encontre.

Non, Lysandre choisit de ne pas s’apensentir sur le sujet. Ils s’éloignent de ce propos et ses prunelles petillent de malice, elle retient de justesse sa langue à ce sujet. L’idée d’un défi l’aiguise. Juste pour voir si elle en est capable. Et en toute sincérité, elle s’y ferait presque, à cet alcool. Elle l’a impression de boire le soleil du Désert. Néanmoins, c’est le genre de facetie qu’ils ne peuvent se permettre. Ils voguent de sujets en en sujets. Jusqu’à aborder l’une de leurs zones d’ombres. Ils se livrent, là encore. Ils ont subis aussi des pertes civiles inexplicables, et elle se souvient parfaitement de leurs paroles accusatrices et amères. Ils se rejoignent dans ce besoin d’apaiser les proches des envolés. Pour l’heure, ni Isnar ni Khamsin n’est en mesure de le faire. Elle est frappé par la sincérité ardente de ses paroles lorsqu’ils evoquent sa blessure. Il se place en ange-gardien. Et lors des jours précédents et encore maintenant. Elle secoue doucement la tête.

-Je ne crois pas que je vous permettrais de perdre la vie pour moi. Vous êtes bien trop précieux au peuple d’Isnar pour que vous laisse faire, Alexander
. –Son prénom dans sa bouche, sonorité sucrées qui roulent sur sa langue. Ils lèvent le voile sur les heures ténébreuses de la première après midi. Elle secoue la tête, sans chercher à dissimuler une certaine vulnérabilité. –Vous n’avez pas à me remercier. Je le referais sans hésiter. Il me serait impossible de vous laisser dans cet état d’inconscience tourmentée. Et nous essaieront d’en apprendre ensemble sur cette étrange petite fille des limbes.

Aborder son rêve lui déplait quelque peu. Néanmoins, son regard clair ne se moque pas d’elle. Au contraire, ce qui se dégage de lui est une écoute sincère, une attention réelle. Pour elle même et son bien être. Un instant, fugitif, elle a envie de poser la main sur son visage. Elle se l’interdit farouchement. C’est une limite qu’il est impensable de franchir. Elle entend la manière dont il la rassure et promet que rien ne lui arrivera sous son regard. Une grimace pourtant, quand il évoque son père. Lysandre sait que ce sera un moment difficile et n’a pas envie de s’appesentir dessus plus qu'elle ne l'a deja fait. L’idée de repartir à Shelili,malgré l’amour qu’elle ressent pour la ville ne la rejouit pas. Elle choisit de se dire que c’est parce qu’elle a envie d’explorer d’avantage la Perle du Nord. Et qu’à ses cotés serait le meilleur moyen.

Retrouver l’agitation du marché lui plait, même si la princesse a remit la capuche, dissimulant ses traits. Elle apprécie plus que de raison de déambuler avec lui, de se tenir à ses cotés comme si c’était la sa place légtime et non celle d’une envoutante blonde. Avant que la violence ne bouscule tout. Celle du montreur d’ours, celle d’Alexander. Elle reagit par instinct, le sang a bien assez coulé. Avant qu’ils ne se retrouvent seuls, de leurs volontés jointes. Les instants qui suivent sont de folies. Une folie qu’elle ne peut contenir, guidée par une impulsion qu’elle ne peut ni ne veux juguler. Ses mains le trouvent et se perdent sur son visage, tandis qu’il reste immobile, figé. Son don vient les protéger, instinctivement. Les isolant de regards indiscrets. Puis, il la rejoint et son souffle se libère. Leurs corps se trouvent pour une étreinte évanescente. De ses doigts, elle le ramene à lui, tente de chasser la noirceur qui l’empoisonne. Elle a conscience qu’il est le seul homme qu’elle devrait éviter. Qu’il est le seul homme qu’on ne lui pardonnera pas. Que c’est le seul homme qui lui est interdit. Symbol de trop de souffrance pour Khamsin avec ses loups. Lysandre ne parvient pas à se raisonner. Quand elle l’embrasse, c’est un sentiment de justesse, d’évidence. D’harmonie. Elle ne peut rompre leur baiser. Pas alors qu’il lui répond. Qu’il la goute avec une douceur sans limite. Lysandre entend à peine le fracas de l’arme, noyée par les battements de coeur d’Alexander contre elle. Et les siens. Autour d’eux, des flocons cristallins naissent et dansent en même temps que les voiles de tissus. Ils se raccrochent l’un à l’autre, éperdues dans ce dome de cristal et de pastel. Leurs lèvre se connaissent et se reconnaissent, se découvrent et sont pourtant liées depuis bien longtemps. Ils s’apprennent à nouveau, ames soeurs séparées depuis trop de siècles. Leurs souffles se mèlent quand ils s’immobilisent. Elle tremblent entre ses bras, Hirondelle prête à s’envoler. Ses mains l’étreignent avec plus de force,l’abjurant de ne pas bouger. De ne pas parler. Ils savent. Ils savent qu’au premier mot, leur alchimie coupable sera rompue. Elle refuse. Avec la furie des premiers amours. Avec cette déraison qui n’appartient qu’à un coeur qui s’éveille à un autre.

Un mot. Un pronom. Qui les sépare irrémediablement. Le feu monte aux joues de Lysandre et elle fait trois pas en arrière, précipitemment. Il lui est impossible de faire peser la faute sur les épaules d’Alexander. C’est elle qui est venue à lui. C’est elle qui l’a touché et embrassé la premiére. Pourtant, pourtant elle a mal, mal de la brusquerie un peu trop sèche dont il fait preuve à son egard. Trop vite. Comment l’en blamer. Elle vient de se conduire comme la pire des effrontées. Elle a de nouveau froid. Tellement froid. Elle n’aurait jamais du avoir une telle conduite. Il est promis à une autre et au trône d’Isnar. A cet instant, elle ignore lequel est le plus grave. Ils ne doivent plus. Plus jamais. Il est l’une des lames qui a fait couler sans fin le sang des siens. Elle le suit, lui emboite le pas, souhaitant se retrouver le plus vite possible à l’abri dans les quartiers qui lui sont attribuées. Il avance trop vite pour elle mais Lysandre n’aura pas un mot. Elle en a bien assez fait et sa froideur est légitime. Il lui faudra absolument calquer son comportement sur le sien.


Alors qu’elle pense retrouver le calme dans sa chambre, une petite bonne femme aux cheveux blancs et regards courroucé l’attend de pied ferme. Elle la dévisage de haut en bas. De bas en haut. –Mais où étiez vous passé, bon sang ! Je n’ai pas de temps à perdre avec ces bêtises ! il reste moins de vingt quatre heure avant la fête ! Vous m’avez fait perdre trois heures d’un temps précieux ! Déshabillez vous !
Lysandre reste stupéfaite de cet aceuil absolument inatendu. Elle reste interdite sur le pas de la porte alors que la femme l’attire par le bras et referme la porte derrière elles. De sa petite servante, aucune trace. Les prunelles caramels de la jeune femme trahissent son incomprehension, sans qu’elle n’esquisse un geste pour obtempérer. –Je... Non. Puis je savoir qui vous êtes ?!
-Euphrasie. La couturière personnelle de la Reine. Elle m’a demandé de m’assurer que vous ayez une tenue à la hauteur de votre rang pour la Fête des Lumières. Dépéchez vous que je prenne vos mesures ! Il est hors de question de décevoir ma souveraine à cause de votre insouciance. Heureusement qu’il me restait un chiffon de coté ! Il devrait faire l’affaire.. Je crois.
Lysandre décide qu’il est plus simple de suivre les ordres de la femme, surtout si la requete vient de la Reine d’Isnar. Elle se déshabille et permet à la couturière de prendre toutes les mesures nécessaires. Une fois celle ci satisfaite, elle ordonne à la Princesse d’enfiler la pièce d’etoffe qu’elle a sélectionnée pour elle. Un chiffon est une insulte pour la qualité et la beauté de la robe. Euphrasie sort dans le couloir et claque des mains, trois fois. Sechement et sans delais. Presque immédiatement, c’est un ballet de petites mains qui envahit l’appartement et qui tourrbillonne autre de Lysandre. Pendant tout le reste de la journée, elle se plie aux diverses exigences. Au point que tout idée de diner est oublié et qu’un plateau lui est montée des cuisines. L'agitation est telle qu'il lui est impossible de se concentrer sur ce qui s'est déroulé avec Alexander. Euphrasie est aussi irrascible que compétente. Tard dans la nuit, elle dépose la tenue parfaitement ajustée à la Princesse de Khamsin.
-Je reviens demain pour vous aider à vous préparer. Dormez. Je ne veux pas une cerne. Je viendrais avec quelqu’un pour s’occuper de vos cheveux, c’est un desastre !


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Karissa
D'Isnar

J'ai 49 ans et je vis à la Cité d'Argent, Isnar, Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Reine d'Isnar et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié depuis plus de 30 ans et je le vis plutôt bien.

e suis la Reine Karissa d'Isnar. Marié au Roi Leodagan à mes 17 ans, je ne l'ai jamais quitté. Je suis une femme de pouvoir œuvrant dans l'ombre et surtout tentant de contenir la furie de mon époux. De nos unions sont nés trois fils. Alexander notre héritier, Swen et notre dernier fils Erik.
Je n'ai jamais connu Alexander heureux dans sa vie, sauf avec ses hommes, et Yéléna sa maîtresse officielle m'horripile. Un jour, je surprend le regard qu'il pose que une jeune princesse ennemie.



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- Euphrasie ? Vous irez voir la jeune Lysandre de Khamsin, je veux absolument qu'elle soit la plus jolie des femmes du pays pour demain. Elle sera à notre table.

- Oui votre Majesté. Cessez de bouger ou je vais vous piquer.

Les bras levés, la Reine soupirait alors que le tissu se faisait douceur sur sa peau et que des petites mains s'activaient. Elle savait en plus que sa couturière irascible était la plus compétente du pays, pas pour rien qu'elle l'avait fait venir à la cour. C'était long, très long mais il n'en fallait pas moins pour être la digne souveraine de ce pays aux reflets de glace. Cette année, la fête des Lumières serait particulière. Tous ses fils seraient présents, la guerre éloignait son ombre de la Citadelle et son fils aîné s'était amouraché d'une jeune princesse ennemie. Cette amourette serait utile pour Isnar et Khamsin.Bien plus qu'une noble d'ici qui ne considérait Alexander que comme gagne pain royal. La petite Lysandre était au gout d'une Reine qui ne voulait que le meilleur pour le futur roi. Elle n'avait pas eut besoin de confirmation il lui suffisait de voir comment il la regardait. Regards rendus avec la meme passion dévorante et inavouée entre eux. Enfin on la délivrait de cette posture debout alors que le roi revenait de la réunion du Conseil.

- Nous avons à parler. Et vous allez m’écouter cher époux.

L'attaque féminine n'était jamais une bonne chose de si bonne heure, surtout pour un roi incapable de lui refuser quoique ce soit. Elle ne serait pas restée Reine si longtemps si elle n’était qu'une pale personne sans personnalité, surtout avec le caractère écrasant d'un époux qui tenait d'une main de fer son royaume depuis 30 ans et l'ambition de certaines voulant mettre le roi dans leur lit pour avoir un batard à mettre à la table royale.

Le lendemain, jour de la Fête de Lumières.


La nuit avait été fructueuse et un sourire en coin la Reine se dirigeait, petit flacon en main, vers la chambre à l'étage des invités. D'ici deux petites heures la Fête commencerait et nul doute qu'elle serait mémorable. Elle frappa un coup à la porte de leur invitée prisonnière, elle ouvrit la porte.

- Princesse, me permettez vous ? Oui ou non la Reine entra dans la chambre de sa jeune fille sans attendre de réponse. Lysandre était sous les soins des jolies mains d'Isnar, d'un geste elle ordonna qu'on les laisse seule, elle avait à parler et pas besoin d'oreilles indiscrètes. Prenant une brosse, elle s'installa derrière la jeune femme commençant à démêler avec douceur ses longs cheveux noirs. C'était un plaisir pour elle de pouvoir faire cela. Elle aurait toujours ce regret de n'avoir eu de filles à combler de conseils féminins. Et jusqu'au cette heure, elle n'avait trouvé dans Isnar quelqu'un digne d'en recevoir.

- Je vais vous parler en toute franchise, nous n'avons pas l’habitude d’être langue de bois à Isnar. Je n'ai pu m’empêcher de voir votre regard posé sur Alexander et celui qu'il vous a rendu. *Entrée en matière directe et sourire ravi en voyant les joues de Khamsin rosir*- Je ne l'ai jamais vu regarder quelqu'un avec autant d’intensité.  Mon fils est un homme fier et noble, encore plus que son père, il sera parfois maladroit, parfois distant, parfois sans aucun mot à votre encontre, mais vous ne devez pas en prendre ombrage. Depuis des siècles les hommes d'Isnar, les combattants sont des taiseux ils se doivent de faire glisser sur eux le froid, le sang et la douleur. Mais avant de mal juger son comportement, voyez l'homme qui se cache derrière.

La brosse glissait doucement, elle adorait cette chevelure brune dont rares, très rares étaient celles qui pouvait se targuer d'avoir.

- Ce soir vous serez à ses cotés. Je me suis chargée de mon époux. Il hurle et fait souvent ce qu’il promet mais il m'écoute. Vous arriverez à son bras et moi à ceux d'Alexander, notre coutume veut que le roi partant et le nouveau roi arrivent aux bras de leur promise, compagne, femme , maîtresse ou .. prisonnière. Le dernier mot était adoucit par un sourire sincère. Leodagan aurait préféré Yéléna, mais ça sera vous. Il ne discutera pas cela, il ne vous adressera surement pas un mot, mais il respectera notre coutume. Vous vous mettrez à sa gauche et poserez votre main droite sur son avant bras. Vous descendrez les marches ensemble. Suivez son rythme, ne vous précipitez pas. C'est le roi, c'est lui qui guide, au moins qu'il le croit. La fierté des hommes est leur plus grande force, mais ca les rend tellement faible face à nous. Il vous fera asseoir à sa gauche. Alexander et moi suivrons et il m’assoira à la droite du roi puis prendra place entre lui et vous. Swen sera avec la promise d'Erik et mon jeune fils au bras de l’épouse de Swen. C'est ainsi depuis la nuit des temps.

Reposant la brosse, elle glissa ses doigts à travers cette chevelure douce , c'était un vrai plaisir de pouvoir faire ses gestes . Après quelques minutes, elle lui parla se relevant tout en faisant le tour de cette belle jeune femme, l'oeil avisé de tout ce qu'elle avait imaginé, c'etait encore mieux.

Laissez moi vous admirer.. Quelle beauté de Khamsin, aucun homme ne pourra détourner le regard de vous. Mon fils encore moins.

Lui tendant le flacon posé sur la table.

- C'est un de vos parfums, je l'ai acheté à un marchand de Khamsin. J'espère qu'il vous rappellera de bons souvenirs. Il me plait avec ses fragrances fleuries et chaudes comme l'été. Reine mais pas moins coquette, jeune fille.

Voilà, elle avait fait ce qu'elle voulait. Si ces deux là ne se rapprochaient pas, elle n'y comprendrait rien.  

Oh dernière chose. Une rumeur court et vous devez l'avoir entendu. Yéléna , contrairement à ce qui se disait, n'était pas sa promise, juste sa maîtresse. Elle aurait bien aimé avoir une couronne sur la tete, mais elle n'est qu'une de ces femmes donnant du réconfort à un guerrier quand il est en repos et de retour chez lui. Je parle coucherie jeune princesse * Autant mettre les points sur les i si la demoiselle était encore vierge. et qu'elle ne comprenait pas la subtilité des mots royaux. * - Cette fille n’était qu’une intrigante vous avez dû vous en rendre compte.  Et bien qu'il l’apprécie beaucoup, Alexander ne la jamais regardé comme il vous regarde vous. Faites en sortes qu'il s'en souvienne ce soir si vous tenez à lui. Sinon il sera à jamais perdu pour vous. Vous êtes une Princesse, comportez vous comme telle et non comme une prisonnière..

Se tenant près de la porte, elle joignit ses mains et la regarda, prête à répondre à ses demandes si elle en avait. Elle irait ensuite voir Alexander pour lui annoncer la "bonne nouvelle".

- Avez vous des questions Princesse ?


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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


Keira Knightley   google

Le tourbillon ne cesse d'enlacer Lysandre. Là où elle aurait souhaité avoir cinq minutes de repos serein, d'un tout petit peu de tranquillité, c'est impensable. Dès son eveil, elle a l'impression qu'un bataillon de petites mains affairées en la quitte pas. Si avoir reçue la visite de la couturière personnelle de la Reine Karissa est intimidant, la princesse n'est pas certaine d'en percevoir toutes les motivations. Si elle peut comprendre que celle-ci ne souhaite pas que son "invitée" leur fasse honte en s'affichant dans une tenue qui ne ferait pas honneur aux traditions d'Isnar, déployer autour d'elle une telle activité va au delà de cette préoccupation.

Elle parvient à peindre à saisir l'entrée d'une nouvelle personne dans sa chambre. Avant qu'un silence profond ne s'abatte immédiatement entre les murs de la pièce et que toutes les femmes présentes se courbent dans des reverences parfaites, donnant l'impression d'un champ de fleur sous la faux d'un fermier. Lysandre se redresse et commence à effectuer un mouvement d'inclinaisons. Autour d'elle, dans le froufrou délicat de leurs tenues, toutes celles qui étaient présentes désertent les lieux. Ne laissant plus que la Reine du Nord et une Princesse du sud qui se redresse rapidement. Elle blêmit légèrement quand la souveraine s'empare de la brosse, lui indiquant de reprendre place devant la coiffeuse. Elle ne  va pas.... Si. Elle fait.

Lysandre retient son souffle à mesure que la Souveraine, méches après mèches, retire les noeuds et frisottis qui se sont glissés dans ses cheveux pendant la nuit. Le geste est doux, délicat, presque apaisant. Celui qu'aurait pu avoir sa mère quelques mois plus tôt, lorsqu'elle souhaitait discuter en privé avec l'une ou l'autre de ses filles. Elle ignore totalement les regles de protocoles dans ce cas précis. Presque certaine que le Protocole n'existe pas. Que la Reine agit totalement en dehors des Lois de la Cour. Et soudain... Soudain c'est un gouffre qui s'ouvre sous ses pieds. Si elle n'était pas assise, Lysandre est presque certaine que ses jambes s'abattraient sous elle. Refuseraient de la porter sous la violence du sang qui se dérobe à son visage. Pour revenir avec vengeance, la laissant totalement rouge carmin sous le regard royal. Est ce qu'elle est si transparente avec Alexander , que sa MERE se soit appercue aussi rapidement de... de l'attirance qu'elle éprouve pour son fils ainé? Au point de lui assurer, sans le moindre ambages, que c'est mutuel? Elle....  Elle l'a embrassé. Elle. Pas lui. Et il a rompu si sèchement leur étreinte. Après de longues secondes délicieuses.... Le petit sourire aux lèvres de Karissa lui indique qu'elle suit le chemin des pensées de petite Hirondelle. Par Éole. Est ce qu'Alexander est au courant de la démarche de sa mère? De la manière dont elle le présente à une jeune fille de près de dix ans sa cadette?

-Je ne nie pas... Qu'Alex... que le Prince Alexander -Comment peut elle tourner cela? Jamais. Jamais elle n'avait envisagé ce genre de discussion. -Ait le coeur aussi Noble que sa naissance. Et que j'apprécie sa compagnie. -Taiseux? Après leur discussion aussi sincère que sans crainte des convenances, elle doute que ce qualificatif lui corresponde vraiment. Mais ce n'était là que l'entrée en matière. Juste une façon pour Karissa d'ouvrir la voie pour la raison réelle de sa présence.

Après une gène certaine de voir ses élans romantiques, plus profond, sans doute, que la simple reconnaissance de la manière dont il l'a protégé. -Lysandre aimerait avoir un instant de paix pour essayer de démeler ce qu'elle ressent, cette attirance puissante, ces envolées bouillonnantes qui le portent vers Lui. Avec l'accord tacite de sa mère. Non. Elle n'a pas encore tout à fait réalisé la portée de cette... confiance?- Vient un sentiment d'horreur. Ils ne sont pas pret! Isnar n'est pas pret! Le Roi n'est pas pret!C'est trop tôt! Ils ne peuvent pas être présenté si officiellement aux yeux du Peuple! Ils n'ont pas eu le temps... Pas eu le temps de reconnaître ce qui les lies qu'elle veux les imposer à tous comme Couple Princier. Parce qu'il est évident que la personne qui est choisit pour ces festivités n'est pas un béguin de passage. Yelena! Elle prend la  place de la Duchesse! Et aux bras de Leodagan. Chaque mot la plonge un peu plus dans le désarroi. Ce n'est pas que la perspective d'être aux cotés d'Alexander est si ignoble.... non, bien sur que non... Mais cette vitrine? Ils auront les yeux de tous braqués sur eux. Chaque geste scruté, chaque attitude décortiquée.

-Votre  Majesté... Ne craignez vous  pas que cela ne soit trop tot?  la guerre est à peine l'aube de la fin des Combats. Ne craignez vous pas une opinion défavorable de votre Peuple et de votre Armée?


Elle soutient le regard de la Dame dans le miroir, mais ce qu'elle lit dans les prunelles est limpide. C'est peine perdue. Il est absolument impensable de s'interposer face à une telle volonté. Pas lorsque Karissa a déjà tout organisé en sous main. Et Lysandre sait reconnaître quand elle n'est pas de taille. Il lui faudra espérer que son père n'apprenne JAMAIS rien de cette fête. C'est une évidence que la Reine espère une Union de ces arrangements. Est ce que cela pourrait être aussi simple? Est ce qu'elle le désire? Lysandre aimerait avoir le temps d'apprendre Alexander avant... avant de se retrouver sa Promise. Ou bien elle se trompe et les buts de la Souveraine lui sont totalement opaques. Le déroulement est relativement simple. Bien que les premiers pas en compagnie de Leodagan promettent d’être.. .dantesque. Elle hoche la tête. Les instructions sont simples. Ce qu'elles recouvrent ne le sont pas du tout.

Elle sait que sa chevelure est devenue souple, lisse, brillante des attentions de Karissa. Lysandre peut sentir ses boucles parfaitement ordonnées, déliées. Lysandre se lève à son tour. Elle ne restera jamais assise si elle est debout. L'une des premières  règles de l'étiquette de Khamsin.

-Je fais pâle figure à vos cotés, Majesté. -C'est vrai. Il se dégage de la Première Dame d'Isnar une force, un magnétisme qui vont bien au delà d'un joli minois. Et elle n'a pas atteins la plénitude de sa beauté. Elle devait être absolument renversante dans sa jeunesse.

La fiole qui lui est offerte touche sincèrement Lysandre. c'est un présent qui va au delà de machination politique, mais d'un réel souci de la personne qui se tient devant elle. C'est sans doute la raison pour laquelle chaque homme ou femme d'Isnar lui vouent une loyauté sans faille. Ho, ils obéissent à Leodagan, mais Karissa détient leurs coeurs. Le sourire de la jeune fille est lumineux, sincère. Elle sait déjà qu'elle refuse de désappointer son aînée.

-Merci. Elle ouvre le bouchon du petit décanteur pour en sentir les fragrances, laissant les saveurs d'épices, les notes chaudes de la cannelle et de la cardamone, peut être meme une touche de safran se répandre entre elles. C'est un mélange adouci par des nuances plus douces qui ressemble totalement à la jeune femme. -Oui, c'est celui ci. Il est commun en Khamsin mais je l'adore.

Si elle pensait que la Reine en avait finit avec elle... pas tout  à fait. Le regard de Lysandre étrécie aux éclaircissements donnés.  Yelena n'est pas sa fiancée. Mais pourquoi est ce qu'il lui a laissé croire! Pourquoi ne pas le lui avoir dit clairement! Elle découvre une vérité universelle. En matière de relations amoureuses ou romantiques, les hommes n'y comprennnent pas grand chose. Parce que l'avoir confiée aux douces mains de sa MAITRESSE!!!!!!!!! était une erreur digne d'un adolescent à peine pubère.

-Non. Votre Majesté, vous avez été limpide. -Et elle peut voir dans l'agacement qui couve dans son regard, en rien dirigé vers elle, qu'elle n'a pas apprécié la manière dont Yelena s'est présentée à elle.  Le soutien de la Reine d'Isnar est total. Sans ambiguïté. L'Hirondelle n'a jamais joué aux jeux de la séduction, pas vraiment. Mais un seul regard sur la robe qui attend seulement qu'elle l'enfile... Il est des  sirènes qu'il est compliqué de resister. La Reine prend congé, et c'est Euphrasie qui revient, avec ses abeilles.  Avant  les deux heures fatidique, elle est prête.

Avant de quitter sa chambre, Lysandre admire le travail d'Euphrasie et combien la robe la transforme. Le  corps de la tenue est composée d'une multitude de voile de satin d'argent et de mousseline acier qui s'évase à la taille après la finesse d'un corset glace dont les broderies sont piquetées de perles  de cristals. Il enlace étroitement ses hanches, affinant encore la courbe de son bassin. Chaque fois qu'elle fait un pas, les teintes du tissu se modifient dans les tons bleus froids, s'irisant ou s'assombrissant selon la  lumière qui joue dessus. Sa gorge est bien plus dévoilée qu'aucune des robes d'Isnar qu'elle n'a pu mettre précédemment, la découpe des manches enhardissant la ligne de ses seins et de ses épaules. Karissa a fait livrer de ses bijoux d'avant son mariage, un cercle d'argent rehaussé de turquoise qui forme un contraste saisissant avec la noirceur de ses cheveux. Elle n'a certainement pas oublié le parfum offert par la Reine, le disséminant sur sa peau à petites touches subtiles. Le reflet n'est plus celle d'une captive arrivée en aillons, d'une jeune fille jouant à la guerrière. Non. La féminité et la sensualité de Lysandre sont délicatement mises en valeur, découvrant le Cygne derrière l'enfant. Si elle a tout à fait conscience de l 'effet qu'elle peut produire dans ses habits d'apparats à Shelili, c'est totalement neuf sur ce territoire oh combien étranger.

Déjà, il est l'heure de rejoindre le Roi. Il est hors de question d'être en retard. C'est le menton haut qu'elle ouvre la porte au garde chargé de la conduire auprès de la famille Royale pour qu'elle prenne place à la tête de la procession en compagnie du Souverain des Glaces. Le silence presque choqué de l'homme quand il l’aperçoit est une promesse suffisante que les efforts de la Reine n'auront pas été vain. Lysandre se redresse et sa démarche est aussi altière que le port de sa tête. Elle rejoint Karissa et Leodagan, se fendant d'une longue reverence dès qu'elle arrive à leur hauteur. Par contre, c'est tout à fait volontairement qu'elle n'accorde pas un regard à Alexander. Lysandre a décidé qu'elle n'avait pas apprécié la manière dont il n'a rien dit sur Yelena. Pas plus que la manière dont il a rompu leur baiser, sans un mot, la laissant désemparée et troublée. Il va devoir se faire pardonner.



Illustration par Wlop, sur une trouvaille de Cal'
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Karissa
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J'ai 49 ans et je vis à la Cité d'Argent, Isnar, Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Reine d'Isnar et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié depuis plus de 30 ans et je le vis plutôt bien.

e suis la Reine Karissa d'Isnar. Marié au Roi Leodagan à mes 17 ans, je ne l'ai jamais quitté. Je suis une femme de pouvoir œuvrant dans l'ombre et surtout tentant de contenir la furie de mon époux. De nos unions sont nés trois fils. Alexander notre héritier, Swen et notre dernier fils Erik.
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Cette enfant etait selon son coeur, un véritable amour, loin des petites garces de la cour d'Isnar qui regardaient Alexander comme une femme regarde une glace vanille chocolat. La reine avait souvent fait barrage à leurs ambitions et souvent les points sur les I et barres sur les T suffisaient à les faire partir. Si cela les effrayait c'est qu'elles ne pensaient qu'à avoir la couronne sur la tete. Le plus compliqué fut de gérer Yéléna, qui etait soutenu dans son role de maîtresse et future épouse par le roi lui meme. Son fils avait, - fort heureusement - refusé toute union avec quelqu'un. Son combat pour la liberté d'Isnar prenant tout son temps sauf quelques nuits à la Cité. Et pour une coucherie, la Duchesse blonde suffisait largement. Meme si elle lui avait connu quelques amourettes de passages, rien de sérieux n'avait pu en découler.


-  Trop tot ? mais ma chérie, il faut battre le fer pendant qu'il est chaud ne le savez vous pas ? Et de ce que j'ai entendu, vous n'avez pas volé que le coeur d'Alexander, mais aussi celui des Loups, et chacun ici prend leur avis très au sérieux. Votre visite à la taverne de cette naine à fait grand bruit dans les rangs. Isnar s'est réveillée ce matin apaisé de leurs rumeurs sur vous.


Revenant à ses cotés, posant ses mains douces sur ses epaules, autant qu'un visage amical envers la jeune princesse qu'elle avait sans doute apeuré par son .. implication dans ce qui se dessinait entre son fils et elle.  

- Et .. je ne vous demande pas d’épouser mon fils dans l'heure, mais .. si vous tenez à lui, montrez le lui, simplement. Ne laissez aucun doute aux personnes que nous rencontrerons. Surtout aux femmes de la Cour, Yéléna ne participera pas à la Fête. Que les autres n'aient aucun espoir de toucher le futur roi d'Isnar. Le temps fera son oeuvre, et sachez que j’appuierais vos demandes tant que vous le respecterez. je ne vous oblige à rien. Agissez selon vos envies et votre coeur.


La petite princesse comprenait et apprenait vite, c'etait un avantage certains dans cette vie que chacun menait ici. Il n'était pas etonnant que son fils soit en amour face à elle. De l'esprit et du coeur, il ne demandait que cela.

- Puisque j'ai été limpide, je vais laisser Euphrasie s'occuper de votre coiffure. Ayez toute confiance en elle.

Le congé est prit et satisfaite d'elle la reine monta aux etages royaux se dirigeant vers la chambre la plus éloignée du reste des appartements. Frappant elle entra dans la chambre de son fils qui se changeait , heureusement déjà vetu de son pantalon, il etait penché sur le lit pour prendre le haut de sa tenue.

- Mon Fils, ce soir tu ne seras pas seul. je t'ai trouvé une cavalière.

Le soupir de combattant et prince se fait entendre, il a horreur quand elle se mèle de sa vie.

- je n'ai pas ..
- Chut. Tais toi. La jeune Lysandre sera ta cavalière, ton père est déjà prévenu et la rumeur court déjà, alors fais toi beau, charmant et profite!
- Mère elle ne peut pas, pas! Vous n'avez pas?
- Si, j'ai ! Habille toi fils. Une beauté t'attends !

Tournant les talons avec une satisfaction visible à des lieux à la ronde, la Reine sortie sans entendre les remarques de son ainé. Il lui fallait mettre sa robe d'un jaune chaleureux et voir ce que son plan donnerait ce soir. Espérant que les uns et les autres se rapprochent pour ne plus se désunir. Il méritait le bonheur, et quel qu’aurait été le choix de son cœur, la reine l'aurait toujours soutenu. Heureusement son choix semblait bon. Risqué mais bon.


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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère ainé d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

Informations supplémentaires ici.


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Le baiser. Ce baiser avait eu un gout d’éternité, un gout de renouveau, de beauté et de pureté. Et pourtant il n'etait déjà plus qu'un souvenir semblant si lointain alors que la nuit s'avançait doucement vers l'aube. Alexander n'avait pas dormi, non par présence d'une femme dans sa chambre, mais simplement parce qu'il avait retrouvé sa solitude qui le marquait jour après jour, le laissant seul avec ses fantômes et aujourd'hui seul avec des sentiments qui influaient en lui telles les vagues violentes qui se fracassaient sur les falaises abruptes des cotes du Nord. Si entouré par une cours à ses ordres, et pourtant si seul dans cette chambre, abri qu'il avait choisi pour tenter d'y voir clair dans ses divers pensées tantôt obscures après la perte de ses Loups disparus, tant douces avec ce baiser au délicieux gouts su Sud. Mais ce soir il serait seul, seul comme souvent d'ailleurs quand il ne jouait pas au fanfaron Prince. Yéléna n'avait pas reparu soit disant malade et Lysandre était restée cloîtré dans sa propre chambre. Surement regrettait-elle son geste envers lui, ce baiser dont aucun des deux n'aurait dû goûter. Gunther avec sa femme, les Loups au repos . prenant un peu de courage, le Prince était arrivé aux portes de la chambre de Lysandre, figé devant espérant qu'elle en sorte .. et finalement il avait retenu le geste de vouloir ouvrir sa porte, et retourné chez lui. Il aurait pourtant voulu parler .. juste un peu.

Le petit matin naissait, et rien ne s'arrangeait. Ce jour aurait du etre de fête mais ne s'en trouvait que plus de solitude encore avec la réponse négative de Yéléna sur sa participation à la Fête, pourtant il avait été ravi de comprendre qu'il pourrait participer à cet Evénement si particulier pour eux. Un jour où les Dieux se montraient , un jour ou il était possible de leur envoyer un message, d'espoir, de tristesse, de peur. Ils écoutaient ce jour. Pour se changer les idées et ne plus avoir plus de questions que de réponses, il était sorti dans les rues qui se paraient de milliers lanternes qui réchaufferaient la Cité et la sortirait de sa torpeur. Lumières et Chaleurs vaincraient les Ombres et le Froid. Tout Prince qu'il était, il mit la main à la préparation de l'event. Sa stature aidait beaucoup à elever les lampions , les guirlandes qui seraient parées de bougies, peu à peu il fut rejoint par certains de ses hommes, les femmes de ceux ci, et d'autres habitants. Tous ici unis dans la préparation de leur Cité à son entrée dans l'Hiver rigoureux qui allait s'abattre sur eux.  

Quelques heures plus tard, il avait -presque- oublié tout cela laissant son cœur s’imprégner de la tension et fébrilité naissantes à l'approche de l'heure dite. Retrouvant ses appartements  avec un costume d'apparat déposé par Euphrasie plus tôt dans la journée, il commença à s'en revêtir quand il entendit frapper à la porte, le vague espoir que ce soit Lysandre fut vite déçu en voyant arriver sa Mère qui semblait joyeuse au possible; Elle lui annonça la "bonne "nouvelle n'attendant pas qu'il s’énerve contre elle, en s'envolant comme un papillon dans les couloirs. Non. Elle n'avait pas osé! Et pourtant, pourtant il la connaissait mieux que quiconque et quand elle disait quelque chose, il fallait le prendre très au sérieux. Il s'assit sans douceur sur le rebord du lit en soupirant.

Le Prince d'Isnar, et Roi en devenir ne pouvait cautionner cela, sa Mère qui jouait les entremetteuses avec Lysandre. Elle était encore une ennemie que diable!.
L'homme, le Combattant ne pouvait qu’être impatient à la retrouver, heureux véritablement que ce soit elle sa cavalière, il y avait tant de beauté et de magie lors de ces fêtes. qu'il voulait lui faire découvrir dans sa Cité. C'est avec plus d'empressement qu'il revêtit le reste de sa tenue. Plus le temps passait, plus il sentait le poids de ses responsabilités en cours et à venir rien qu'aux richesses de ses vêtements. Euphrasie lui faisant comprendre à sa façon qui il était et serait . L'épée d'apparat fut mise en son fourreau et déjà l'heure était de partir aux portes de la Tour Royale d'ou Roi, Prince et cours partiraient ensemble sur l'esplanade réchauffée par les lumières des torches et des bougies.

S'avançant d'un pas décidé vers les lourdes portes où attendaient déjà les membres les plus importants d'Isnar, avant que le silence ne se fasse à l'apparition de Lysandre. Hommes ou femmes ne peuvent que rester muet face à une telle beauté  dévoilée, contrastant avec l'image première d'un vague corps dans des vêtements d'hommes, trop grands, trop sale. Là.. c’était juste une vision de rêves. Le Roi lui même se trouva sans un mot, alors que de son coté Alexander sentit la pression de la main maternelle sur son bras. La magie Khamsinienne opérait véritablement sur lui, elle était un diamant brut, une beauté sans egale, il allait  la complimenter et surement dire une bêtise ou en commettre une, mais le comportement froid et distant de Lysandre eut tôt fait de le refroidir. Elle l'ignora aussi simplement qu'elle l'avait embrassé avec un amour profond  la veille. Quelques murmures s’élevaient de ce comportement. Jamais personne n'avait manqué de respect au prince de façon aussi éhontée. Lui même en fut .. offusqué pour ne pas dire blessé et tourna les talons, tremblant de colère attendant que les portes s'ouvrent. Mais il n'y aurait pas de baisers cette fois ci. Sa mère murmura à son oreille ayant senti sa frustration
- Une femme de caractère que voici. Mais il ne sourit pas. Il n'en éprouvait aucune envie.

- Alexander, passes devant, c'est ton futur royaume qui t'attend.

La voix de Léodagan s'éleva aussi fort qu'elle le put sans etre forcée. Et pour tout dire, partir en avant sans avoir à regarder Lysandre serait bien plus facile. Les devançant sans baisser le regard vers Lysandre, les gardes ouvrirent la porte laissant le protocole s'effectuer sans apparente anicroche pour le peuple d'Isnar. Les pas étaient mesurés , lent, il fallait parader et aussi éviter un faux pas. Derrière eux le Roi attendait la bonne distance sifflant entre ses bras pour sa .. cavalière.

- Si vous manquez encore une fois de respect à mon fils, vous n'aurez pas le temps de savourer.  

Faire un scandale maintenant que les yeux du peuple étaient fixés sur eux n'etait pas la chose à faire, mais sans nul doute qu'elle entendrait parler de cela dès demain. Sans la regarder , il fit un pas et un autre suivant le rythme du premier couple. Derrière, les fils cadets suivaient. Les cris du peuples s'élevaient partout dans la Cité, pas seulement sur l'Esplanade, mais véritablement partout. Les tables en U de l’esplanade trouvant des jumelles dans les rues descendant presque jusqu'aux remparts sous les lumières déposées à meme le sol . Les Loups avaient une place particulière étant au centre du U en de longues tablées parallèles. 5 Places vides pour les compagnons disparus/ Tous étaient unis et prêt à faire la Fête. Les milliers de lanternes illuminaient la Citadelle comme un plein jour avec un ciel étoilé. On sentait à peine le vent frais qui couraient entre les rues.

Alexander arriva aux tables, relâcha le bras de sa mère et l'aide à s'asseoir; puis vient prendre place aux Cotés du siège du Roi. ce dernier déposa Lysandre à ses cotés et vient s'asseoir, et ainsi de suite. Edna et ses fils étaient non loin, étant de service, mais avec l'intention de s'amuser.


- Peuples d'Isnar, que la Fête des Lumières vous soit agréables. Les Festivités sont ouvertes. Pas besoin de longs discours pour que des clameurs s'élèvent de la Cité avant que les trois énormes tambours au bout de l'esplanade ne commencent à elever leurs musiques vibrantessous les coups de trois jeunes Isnaniens qui repétaient ces morceaux depuis des mois. Il ne fallait pas se louper à l'instant précis. Le silence à la fin, les acclamations et le repas qui était servis à tous dans un ballet bien précis. Sans un mot ou un egard pour sa voisine qui l'avait non seulement offensé, mais blessé encore plus, Alexander suivit le tout, venant prendre une tranche de brioche accompagné d'un verre de vin d'hiver, commençant un repas qui serait gargantuesque avant le summum de la Fete.


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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


Keira Knightley   google

La reine se trompe. Elle ne peut avoir dérobé le coeur de son fils. Pas après la froideur dont il a fait preuve dès leur étreinte rompue. Pourtant... pourtant la douceur de ses mains autour de sa taille, aussi délicates que puissantes, la passion réelle et la chaleur de son regard perdu dans le sien, le désir à peine contenu de ses lèvres s’ouvrant aux siennes... Lysandre ne peut se résoudre à les oublier. Ou à les dénaturer. Elle refuse de penser qu’il s’agit là d’un ignoble jeu de séduction de la part d’Alexander. Ne serait ce pas là un moyen horriblement pernicieux de s’octroyer  une revanche bien masculine sur Khamsin en déshonorant sa princesse ? Non. Mettre en doute la noblesse de caractère d’Alexander est aussi brutal qu’une lacération physique. La simple perspective qu’il puisse, peut-être, sculter et déformer ce qui s’est produit entre eux, lui est odieuse. Qu’il s’amuse de la facilité avec laquelle elle a ployé entre ses bras est un songe tortionnaire. Il lui faut croire que cet instant entre eux, n’appartenant qu’à eux était aussi réel, aussi sincère pour le Guerrier que pour elle. Si jamais ce n’était là pour l’homme qu’une manière agréable d’assurer son ascendant sur sa captive, Lysandre n’est pas certaine qu’elle en ressortirait intacte. Elle se briserait, elle en est certaine. Tant, en si peu de temps, les heures de voyages, leur échange à la taverne lui sont devenus précieux. Néanmoins, au lieu de prendre conseil auprès de la Reine, de s’ouvrir à une femme bien plus expérimentée dans les tourments du Coeur, la Princesse choisit de se taire. De rendre muettes ses craintes. Refusant de les salir tous les deux en leur donnant voix.

Yeléna, pourtant la compagne idéale pour le Prince du Nord ne sera pas présente. Elle devrait en exulter de joie, elle n’a pas ces bassesses en elle. Le baiser de la fascinante blonde était trop sincère, trop spontané pour qu’elle puisse trouver amusement à ces paroles. Quand bien même la personnalité de la Duchesse l’ulcère personnellement.

Alors qu’elle s’avance vers la Famille Royale, les paroles résonnent. Agir selon son coeur. Lysandre ignore totalement comment suivre un tel conseil. Elle se sent encagée par trop d’attentes différentes qui la tiraillent et la démembrent. Il lui est plus facile de peindre un masque de froideur sur ses traits. De se détourner de ce Prince  qu’elle comprend si peu et si mal. L’Oiseau de Khamsin est aussi refroidie par son attitude glaciale lorsqu’ils se sont séparés. A cet instant, il lui est plus facile d’enfouir le moindre élan qui pourrait le porter vers lui. C’est une erreur. Une erreur immature et cinglante, elle le réalise presque immédiatement. Il est déjà trop tard. Tous ont notés sa posture altière, frisant avec un mépris qui ne la caractérise pourtant pas. Elle perçoit les respirations aspirées par le choc de son insulte. Le visage d’Alexander se ferme. Il devient un mur sur lequel rien n’est lisible. Une plaque de granit sur laquelle elle se heurte. Comment peuvent ils, si vite, se blesser l’un l’autre ? Son assurance se fissure, un peu, à l’écoute du timbre Royal. La voix de Leodagan ne permet aucun échappatoire et son Fils qui lui renvoie sèchement sa propre attitude.

Il s’éloigne avec la Reine. Juste assez pour que son père assene une phrase assassine à Lysandre. Le visage de celle ci se tourne vers lui alors qu’elle plante ses prunelles noisettes dans les lacs sombres du Roi d’Isnar. Il vient de briser son contrôle par un commentaire qu’elle ne mérite pas. Elle pose légèrement ses doigts, pression colibri, sur l’avant bras du monarque, conformément aux instructions de Karissa. –Je ne « savoure » aucunement ce qui vient de se passer. Ne devriez vous pas vous réjouir au contraire ? Je croyais que vous honnissiez toutes idées de rapprochement avec  Alexander – dans le même souffle, elle se reprend- le Prince Alexander ?

C’est oublier un peu vite que c’est l’Héritier de la Couronne du Nord qu’elle vient volontairement d’ignorer. C’est oublier un peu vite que c’est aussi son fils ainé, et qu’aucun père ne peut assister à ce genre de scène sans y réagir. Son propre père ne le tolérerait certainement pas à l’encontre de ses deux filles. A peine les mots ont franchis ses lèvres que la jeune femme prend conscience du ton avec lequel elle s’est exprimée et ce qu’elle vient de dire. Le sang se retire de son visage et elle devient d’une pâleur de poupée de porcelaine. Perceptiblement, le souverain pourra sentir trembler les doigts de la jeune femme qui sont disposés sur lui. – Votre Majesté. Je vous prie de pardonner l’offense de mes propos. Je me tiens à votre disposition pour en accepter les conséquences dès demain.

Il ne lui reste plus qu’à espérer que l’audience et son humiliation seront privées et non publiques. L’envie de tourner les talons la brule sur place. Mais... mais refuser de paraitre serait une faute encore plus grave, et qui courroucerait l’ensemble du peuple de la Cité. Aussi librement a t’elle été élevé en Khamsin, loin du poids de la future couronne, les impositions diplomatiques ne lui sont pas inconnues. Déjà le Roi s’avance et son pas se calque immédiatement au sien. Se laissant guider par son allure et sa posture. Aussi fort qu’elle le peux, elle se mords l’intérieur des joues, à en goûter la saveur cuivrée de son sang. Mais au moins, un peu de rouge revient à son visage, lui permettant d’adopter un masque serein et sans conflit aux yeux des habitants de la citadelle.

Le spectacle qui s’offre à ses yeux est somptueux et malgré la violence de la scène qui vient de se dérouler en privé, le Roi pourra sentir que les épaules de Lysandre se détendent à ce spectacle inouïe. Il lui est impossible de résister à une beauté aussi pure et cristalline. Elle devrait avoir froid dans cette robe qui dévoile un peu trop son épiderme, mais c’est comme si la chaleur qui se dégage des milliers de lanterne parvenait à réchauffer le début de cette nuit hivernale. Les reflets dansants font chatoyer les ombres chinoises selon les décorations des lampions, chaque branche d’arbres, chaque appui de fenêtre en supporte une ou plusieurs. Créant une féerie tout en délicatesse. La joie du Peuple est tellement exubérante, cette liesse, tellement sincère que Lysandre ne peut que se réjouir d’avoir surmonté son envie première de prendre la fuite. Ternir par un manquement spectaculaire ces heures aurait été impardonnable. Quand bien même la jeune femme n’est pas du sang d’Isnar, son sang Royal reconnait les obligations de son rang. Elle n’adresse pas un regard à Leodagan quand il la conduit à sa place. Elle en a assez fait le concernant. Dès que Souverain s’assoit, c’est le signal pour que trois jeunes Isnariens fassent résonner les peaux de daims sur trois immenses tambour, dans un ballet extrêmement précis. Ils s’acquittent de leur tache avec fierté et honneur.

Il lui faut manger. Quelque soit ses sentiments personnels, il lui faut manger. La Princesse brune sait que ce qu’elle goute, ne mange pas, boit, refuse, sera commenté et décortiqué. Elle devient malgré elle une vitrine de Khamsin, représentant son peuple pour celui  d’Isnar. Aussi prend elle soin de prendre de petites portions de chaque met qui lui est présentée. De boire quelques gorgées de tous les nectars qui lui sont servis. Absolument consciente, à chaque instant, du rayonnement glacial d’Alexander à ses cotés. Mais comment pourrait t’elle s’adresser directement à lui avec la présence réprobatrice,  presque haineuse, du Roi à sa gauche ? Lysandre finit par décocher un regard presque suppliant à Karissa. Le fin sourire de celle ci est un rayon de soleil compréhensif. Quelques minutes plus tard, elle engage son époux dans une discussion dont elle ignore les tenants mais qui semble absorber toute la concentration du souverain.

Lysandre ne peut gâcher cette opportunité. Le plus discrètement possible, elle effleure le dos de la main gauche d’Alexander de ses doigts avant de poser pleinement sa paume dessus . Il peut bien sur continuer à l’ignorer, cruauté bien sèche. Ce qui ne changera rien à sa résolution. Elle ne peut laisser ce silence par trop pesant entre eux. Elle a tourné la tête vers lui, cherchant à croiser son regard océan. Lorsque sa voix s'élève entre eux, c'est à peine au dessus du murmure.

-Alexander, s’il te plait. Je ne voulais pas être insultante à ton égard.
–Le tutoiement, pourtant interdit par les  convenances, jamais utilisé entre eux, lui est monté aux lèvres spontanément. Sans calcul. – J’ai envie de découvrir cette fête avec toi. Par ton regard. Il y a beaucoup trop d’éléments qui m’échappent et tu en as fait les frais, je suis désolée. C’était immature et .... –Elle se mord les lèvres, avec un peu trop de force, préférant ne pas se demander si elle attire la curiosité des autres membres de la tablée. Plus bas encore, ce qu'elle lui ne dit ne saurait être écouté par aucun autre- Alex, regarde moi, s’il te plait. Ne me laisse pas seule.

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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère ainé d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

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Le roi se tenait tel un iceberg sur la banquise avec à son bras la jeune khamsin. Empli de haine, il avançait stoïque à sa façon, mais il ne put s'empecher de lui lancer après ses mots sans sens sans lui poser le moindre regard.

- Que vous soyez loin de mon fils n'est que le mieux, mais que vous lui manquiez de respect devant son peuple, je ne peux vous pardonner. Au moins il aura vu le peu de considérations que vous avez pour lui, pour son rang et son peuple. Vous avez vous même creusé votre tombe envers lui. Il sera le seul à trouver punition à votre manque de respect.

La bravade fière , blessante, réelle. Elle connaissait donc si peu le futur roi d'Isnar qu'elle pensait que ses actes resteraient sans conséquences. Conséquences déjà visible par ce fils qui aidait sa mère à s'asseoir et partait à son siège sans regard en arrière pour la princesse. Le roi s'en débarrassa vite et rejoignit sa femme avant de lancer officiellement la fête.


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Alexander n'avait pas compris le comportement de Lysandre à son encontre, bien qu'assis à ses cotés, il ne ferait pas le premier pas pour savoir pourquoi. Pourquoi cette colère? pourquoi ce manque de respect ? Pourquoi après ce baiser aux gouts chaleureux elle était ainsi ? Si elle regrettait ce geste il suffisait de ne plus en faire mention, cela le blesserait mais il comprendrait au moins. Ils etaient trop eloignés l'un de l'autre par toute sorte de choses, l'age, le peuple, les fonctions. Tout les opposaient et pourtant .. ce petit pourtant qui aurait pu l'amener à croire qu'ils auraient réussi à passer au dessus de toutes ces difficultés parce qu'il se rendait bien compte d'une chose : il était amoureux. Véritablement amoureux. Et pour cela il était encore plus blessé de son comportement.

Alors il écoutait les tambours chassant les derniers souffles froid, mangeait presque à contre cœur ces mets pourtant délicieux, offrant un sourire vague à ses hommes quand les toats étaient portés à la table des Loups. Il aurait tellement aimé les rejoindre, oublier la présence de Lysandre à ses cotés, oublier son futur rôle dans le royaume, juste retrouver ceux qui l'entourait depuis si longtemps. Lui qui s'imaginer profiter de cette fête , s'amuser, danser, il était loin du compte, et n’espérait qu'une chose, rentrer dans sa chambre et s'y calfeutrer jusqu’à l'arrivée de la délégation de Khamsin. Ensuite tout serait fini, et il n'aurait plus que son rang à s'occuper. Il retournerait à la vie toujours connue, solitaire. Ça serait mieux, bien mieux.

Un effleurement sur le dos de sa main. Souffle de peau à peine perceptible qui le fait frissonner, mais sans un regard vers elle. Il n'en a pas envie, il veut juste .. juste qu'elle parte loin de loin, qu'elle arrete de souffler chaleur et froid dans le même temps.

Alexander, s’il te plait. Je ne voulais pas être insultante à ton égard.Son tutoiement est doux aux oreilles, musiques tendres qui se dispense entre eux rapprochant ce qui a été eloigné. Le même ton est employé, bien plus froidement que le sien, mais le murmure ne dépasse pas la bulle qu'ils ont crée - Pourtant tu l'as été. Tu m'as insulté devant ceux qui me devront respect comme Souverain, ce n'est pas la première fois que tu te comportes ainsi, je ne pourrais pas toujours passer sur tes actes. J’ai envie de découvrir cette fête avec toi. Par ton regard. Il y a beaucoup trop d’éléments qui m’échappent et tu en as fait les frais, je suis désolée. C’était immature et .... - Immature? c'est peu dire, je ne sais pas quelle mouche a piqué tes actes, mais je ne suis pas ton guide ici, débrouilles toi pour comprendre -ou pas- nos coutumes. Vu que tu ne sembles pas éprouver le moindre respect pour moi ou mon peuple ne fait pas celle qui veut en savoir plus sur nous. Alex, regarde moi, s’il te plait. Ne me laisse pas seule. Le regard est posé sur elle enfin, énervé, loin de la douceur de la veille avec laquelle il la dévorait du regard alors leur baiser allait naître. Il a tant de choses à lui dire pour la blesser, pour la renvoyer comme il devrait le faire, l'éloignant de ce fait de lui, d'Isnar et de tout espoir.

Sa beauté n'a d'égal que sa candeur mal assurée. Les mots colériques du Prince sont ravalés, son regard d'un bleu acide se calme en s’imprégnant d'elle, de son visage doux envers lui, loin de ce qu'elle lui a montré au début de la soirée, la peau de son cou palpite , ses épaules au tombé parfait sont un appel à ses lèvres. Il en suit le ligne osant poser sur elle le meme désir qu'il éprouvait la veille dans l'attente de ses lèvres. Il ne doit pas, surtout pas céder à cette envie vrillante. La main prisonnière d'Alexander s'adoucit sous la paume ennemie, laissant un espace se créer entre leurs doigts se liant avec une parfaite complémentarité, relâchant ensuite cette main pour reprendre place comme il se doit , mais penché légèrement vers elle. Il explique avec le calme retrouvé de sa voix


- Les .. tambours sont destinés à avertir les dieux de l'hiver que nous sommes prêts à les défier, nous les mettons en garde, mais nous les appelons aussi à venir devant nous, trois tambours pour trois dieux. Au centre Gallad, Dieu principal du Froid et de la Brise hivernale, à droite Milek dieu de la Neige, et à gauche Orgin dieu de la Glace. Toutes les Lumières de la Cité la chaleur qu'elles dégagent sont tout autant un défi à la mesure de la morsure froide qui va arriver. La Cité Entière se pare de mille feux pour prouver que nous sommes plus forts que ces éléments qui peuvent se déchaîner contre Nous. Nous ..Déjà au loin, une réponse qui arrivait. Sourire Princier face à ce qui se déroulait - Vient avec moi. Se levant, il tendit sa main à la charmante princesse, suivit des membres de la famille royale se dirigeant vers le bord de l'esplanade qui surplombait la Cité entière. Devant eux la ville, puis le paysage enneigé et enfin l'obscurité de l'horizon malgré les milliers d’étoiles dans ce ciel froid. Retirant sa lourde cape de fourrure, il la posa sur les épaules de la jeune femme tendant un doigt vers l'horizon visage presque joue contre joue avec elle. N'aies pas peur, tu ne risques rien. Il va faire très froid quelques minutes Au loin déjà quelques lumières flirtaient avec le sombre paysage, lumières avançant vers eux, Ondes colorées illuminant la Cité de ses couleurs chatoyantes courant sur la voûte étoilée en une multitude de vagues aux teintes differentes selon leur voyage vers Isnar. Quelques femmes se calèrent dans des capes douce, Quelques hommes enveloppant leurs compagnes pour les préserver du froid, les enfants emmitouflés. Et un silence d'attente qui débutait. Les vagues passèrent au dessus de la Cité, suivit immédiatement par la brutalité du vent froid du Nord qui s'engouffrait à travers les rues et contrecarré par la chaleur des milliers de Lampions, quelques uns s’éteignirent mais la Cité tenait bon face à l'assaut hivernal. Les souffles de tout à chacun se parèrent de fumée froide, la temperature ayant perdu une bonne vingtaine de degrés, et doucement, tout doucement alors que le spectacle continuait, la chaleur revenait entraînant la liesse du Peuple d'Isnar en acclamation d'avoir tenu bons, autant que du ravissement de ce spectacle fabuleux. Chaque Isnanrien se dirigea vers un Lampion, ecrivant dessus et attendant le moment opportun. . La famille royale avait au moins ce plaisir de ne pas courir pour en trouver un. On leur apporta chacun une lumière, Lysandre y eut droit aussi

- il est de coutume d’écrire un vœux sur le papier et d'envoyer aux Dieux nos demandes, parfois elles sont acceptées.. parfois c'est plus compliqué. Ecris ce qui te plait, nous ne jugeons aucun vœux. D'un sourire, il abandonna sa proximité avec elle, et ecrivit sur son propre lampion, un voeux secret qu'il ne dévoilerait pour rien au monde, puis revient à ses cotés. Son Père bien que fumant de voir la proximité de son ainé avec cette .. fille.

-  Roi Alexander à vous l'honneur.


La passation de pouvoir s'affirmait de jour en jour et encore plus ce soir où Alexander était le "héros" de la fête avec la fin de la guerre. Le premier lampion Princier/Royal est lâché et s'élève dans le ciel, suivit par tout ceux des habitants sans plus d'ordres précis. Tous unis pour ce moment. Des milliers de lanternes provenant de la Cité, des centaines d'autres aux villages alentours que l'on pouvait voir s'unir à ceux de la Cité, autant de voeux qui s'envolaient vers les cieux, le ciel d'Isnar était illuminé et brillait éclatant de vie comme jamais on ne pouvait imaginer le voir . La Fete des Lumières portait bien son nom.


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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


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Les paroles du Roi cristalisent Lysandre quelques secondes alors même qu'ils s'avancent déjà vers le peuple d'Isnar qui attend son Roi Regnant. Elle n'aura pas un trébuchement, pas une hésitation dans sa démarche, mais il a planté en son coeur une redoutable aiguille de glace. Nier l'évidence est futile. Il lui est bien plus douloureux de supporter le courroux d'Alexander à son egard que la haine légitime de son père. Et la taille inflexible du premier est porteur de biens sombres heures. La perspective de ce silence abyssal entre eux lui est insupportable.

La jeune femme essaie de faire bonne figure, de ne rien montrer de ses sentiments à mesure que le banquet commence. Plus il s'avance, plus les plats lui sont présentés et plus son estomac se noue. Alexander ne lui accorde pas un regard, pas un mot. Rien. Elle en devient invisible et c'est une torture bien cruelle pour la jeune femme. Si elle accepte sa colère, si elle est prête à y faire face, qu'il la renie si totalement dans une indifférence que rien ne semble traverser est un poids qui la fait vaciller. Jusqu'à ce que Karissa, indulgente des travers d'un coeur trop jeune, lui offre la discretion dont elle avait besoin pour oser franchir les murailles dressées par son fils ainé.


Elle n'hésite pas plus longtemps et le contact  de sa main contre la sienne est déjà un renouveau. Pourtant, il ne tourne pas la tête vers. Il ne parait même pas l'écouter. Simplement, il ne dérobe pas sa peau à la sienne. Il ne repousse pas sa paume. Il s'est redressé, à peine et l'angle de ses épaules est toujours aussi dur. Lysandre refuse de se taire. Avant qu'il ne lui adresse, enfin, enfin, la parole. Mais son ton. Ses doigts sur lui se sont crispés à la secheresse de ses mots. Il ne s'agit pas d'une colère brûlante, non. C'est maitrisé et implacable. La Princesse oublie trop souvent que le jeune homme n'est pas seulement le Guerrier qui mène son peuple sur les chemins de la guerre. Mais le Roi à venir d'Isnar. Ou plutot, il est plus facile d'accepter l'attirance ensorcelé qu'elle ressent pour lui si elle s'aveugle sur ce point. Ce soir, cette nuit, ces enfantillages sont terminés. Il lui faut faire un choix. Soit elle accepte Alexander  entièrement, dans ce qu'il est et ce qu'il sera, et risque une cesure complète entre Khamsin et elle. Entre son père et elle, qui, elle n'en a que trop conscience, n'acceptera jamais les tendres inclinaisons de sa fille pour Alexander. Soit elle ne considère que son statut de Princesse du Sud, d'être le soutien inconditionnel de la future Reine de Khamsin sont sa vie et son existence présente et à venir. Et dans ce cas, il lui est impératif de rompre tout liens sinon officiels avec Alexander d'Isnar. Quelque soit la voie, les sacrifices seront si profonds qu'elle ne parvient pas à en visualiser toutes les conséquences.

Elle ne peut plus reculer ou se cacher derrière des fausses excuses. Et plus le jeune homme s'exprime, plus il devient évident qu'il ne tolerera pas d'avantage cet entre deux qui ne leur correspond pas. Ils sont l'un et l'autre bien trop entier pour cela. Peut être... peut être devrait elle s'ouvrir à lui de ces déchirements. Lysandre en est encore incapable. Non par manque de confiance en lui, mais parce que c'est la première fois que son coeur la cisaille à ce point. Karissa... Karissa pourrait l'écouter. Elle comprendrait. Comme Daphnée lui manque à cet instant! Ho, sa soeur ainée serait absolument horrifiée, mais l'écouterait sans jugement.

Il la blesse involontairement. Il n'a pas compris ce qu'elle voulait dire. Un voile de mélancolie assombrie les prunelles caramel. A quel moment lui a t'elle dit se moquer de son peuple ou de lui? Une absence de respect pour Isnar? Pour lui? Ho, Alexander, faut il que tu te méprennes à ce point? Elle devrait cesser de parler. Chaque mot qu'elle prononce l'éloigne de lui. - Tu sais que c'est faux. Quoique tu puisses penser de moi ce soir, tu sais très bien que je ne te méprise pas. Pas plus que ton peuple. Ne nous insulte pas d'avantage. C'est au dessus de ses forces. Son regard est un océan polaire. Même sur le champ de bataille, alors qu'il tenait sa lame sur sa gorge, il n'était pas aussi furieux. Lysandre devine que les prochaines paroles seront meurtrières. Peut être devrait elle en être soulagée, qu'il choisisse à sa place quels seront les chemins qu'ils emprunteront. Séparés. Ce qu'elle ressent en est si éloigné!

Sans qu'elle ne puisse determiner exactement pourquoi, ses prunelles s'adoucissent et deviennent plus  caressantes. Elle n'a pas envie de questionner ce revirement.  Le sourire de Lysandre s'offre à lui, encore incertain. Elle a envie, à cet instant, de retrouver ses bras autour de sa taille. De le sentir contre elle. De se sentir contre lui. Il n'y a plus  de timidité dans les regards qui se croisent et se repondent. Quelques brefs instants, elle est transportée à la veille, à ses lèvres contre les siennes. Elle lit la même envie en lui, ce désir impérieux de cesser d'etre des personnages en vitrine pour voler un moment qui ne serait qu'à eux. Ils n'ont pas ce luxe. Leurs doigts se joignent et se trouvent. Il est bien plus raisonnable qu'elle. Un sourire mutin vient jouer sur ses lèvres. Non, ils ne se sont vraiment pas compris. Et maintenant, maintenant qu'ils se retrouvent, un peu, il pourra percevoir la malice qui scintille au fond de ses prunelles alors qu'il lui explique la raison des tambours, les  symboles qu'ils représentent.  

Elle pose sa paume dans sa main offerte et se relève, lui emboitant le pas, n'ayant pas le moindre regard pour la présence réprobatrice de Leodagan. Ils se tiennent sur une immense estrades et  à leurs pieds, tous se lèvent. Le poids de sa cape sur ses épaules est d'une douceur infinie et elle en savoure pleinement la chaleur qui se diffuse sur ses épaules dénudées. Elle relève la tête vers lui et murmure, rien que pour lui. -Tu es avec moi. Comment pourrais je avoir peur de quoique ce soit? -Elle ajoute sur  le même ton, le sourire dans son ton n'est que pour lui- Je crois que je préfère malgré tout ta cape rouge-Qui est toujours en sa possession.

Lysandre profite des quelques minutes où tout le monde se déplace, s’emmitouflent et fait au ciel pour eclaircir un léger malentendu. Elle est venu contre lui, presque dans ses bras, son dos frolant son torse. Si elle ne le regarde pas, ils sont si proche qu'il pourra saisir le moindre mot. -Tu m'as mis-jugé, Alex. J'ai eu le temps de me renseigner sur cette sublime fête des Lumières. Après l'arrivée des Dieux, viendra les Lanternes  qui illumineront le ciel de leurs enchantement, en réponse des hommes au Divin. Puis  la première danse de l'hiver que le Roi à venir va ouvrir avec sa cavalière. Je lis et j'écris le Runique depuis des années, Jeg snakker ditt språk, min prins,  min konge* je parle ta langue,mon prince,  mon roi ajoute t'elle, les accents du Sud bien perceptible dans ces quelques mots, reconnaissant ainsi pour la première fois le manteau qu'il est en train d'endosser à la suite de son père-. Ou du moins celle de la région de la Citadelle. Ce n'est pas ce que je voulais dire quand je parlais de ce qui m'échappais. -Elle lui laisse quelques instants de silence, lui permettant d’absorber l'étendue de son erreur avant de poursuivre. -Je voulais parler de la Reine Karissa qui décide que je lui plais suffisamment pour me placer à tes cotés, en dépit du refus évident de ton père. Qui rejoindra celui du mien, soit en certain. De mon propre statut à ta cour  : est ce que je suis une captive, une invitée, une diplomate? Je ne sais pas quelle attitude adopter.  De Yéléna, fiancée, maitresse, selon qui en parle. Est ce que tu l'aimes? -Elle n'a pu lui poser cette question que parce qu'elle a les yeux fixés sur les mouvements en dessous d'eux. Qu'elle n'a pas à soutenir son regard et son timbre a vacillé sous son audace. Parce que son caractère impulsif ne supportait pas ce doute là. Elle n'a pas le droit de l'interroger aussi franchement. Déjà elle le regrette. - Je parle de toi et moi. De... du  baiser entre nous... et de ton attitude si détachée, si froide juste après.

Peu à peu, le silence autour d'eux. Et ce sont des langues de lumières vivantes et pures qui envahissent le ciel. Cette fois, elle s'adosse à lui pleinement, la tête dans le creux de son épaule. Ses cheveux déliés frolant à peine l'angle de son menton. Lysandre est totalement captivée. Ce spectacle qui lui est donné de vivre est d'une telle beauté qu'elle sent des larmes d'émotions lui monter aux yeux. Pourtant, elle vacille brutalement sous l'assaut du froid qui la terrasse bien d'avantage que ce peuple habitué à ces frimas artique. Elle s'ancre grace à la présence d'Alexander dans son dos qui l'empeche de tomber. Même avec la cape, Lysandre est presque transie. Pourtant, elle ne le sent qu'à peine. Tant elle ne peut détacher ses prunelles des voiles verts et jaunes, dorés et bleutés qui dansent et virevoltent au dessus de la cité et de l'ensemble du pays. Elle a le souffle coupé devant ces merveilles divines. Le temps est suspendu. Jusqu'à ce que ses lèvres perdent la teinte bleutée qu'elles ont arborées au plus intense du gel. Que ces tremblements cessent, quand bien meme elle n'en avait pas conscience. La chaleur revient. Le sang circule à nouveau dans ses veines. L'Euphorie d'Isnar rebondit entre les murs des maisons, s'écho contre les murailles pour s'entendre jusque loin dans les plaines et entre les pics montagneux. Son sourire n'a pas vacillé une seconde et il lui faut quelques minutes pour reprendre pleinement racine en la réalité.

Un fusain et une lanterne lui sont offerts et elle les accepte avec  un remerciement sincère. Alexander s'éloigne un peu d'elle et la Princesse préfère éviter de se retourner plutot que de prendre le risque de croiser le regard du Souverain Regnant. Elle trace quelques runes sur la lanterne et sa main ne tremble pas, les caractères en sont parfaitement retranscrit. Roi Alexander. A nouveau, elle a le coeur serré des responsabilités qui vont peser sur lui dans si peu de temps et de la certitude que les choix qui se présentent à elle seront sans retour possible et toucheront bien d'avantage de vie que seulement les deux leurs. La lanterne d'Alexander s'envole dans la nuit à nouveau étoilée et celle de Lysandre rejoint les autres. L'obscurité recule. La vie et la lumière éclatent, triomphantes, joyeuses.

La jeune femme s'avance et pose sa main sur l'avant bras d'Alexander, sa cape encore sur ses épaules. Ensemble. Ils sont ensemble. Elle ignore quelle vision ils offrent ainsi, alors qu'ils sont au bord de l'esplanade, mais elle ne s'en préoccupe pas. Son port de tête est altier et la ligne de ses épaules ne souffre d'aucun affaissement. Le choix s'est fait sans qu'elle n'ait son avis à dire, semble t'il. Si Alexander veux d'elle, elle ne quittera pas ses cotés. Ho, il lui reste encore tellement à comprendre, à réaliser. Elle ignore la complexité de ses sentiments pour lui. Mais elle sait. Elle sait qu'elle veux une chance de le découvrir. Si elle laisse trop de craintes la retenir, Lysandre le regrettera bien trop.  Epaules contre épaules, elle se laisse gagner par la beauté de cette soirée. Elle murmure, à peine. Juste pour lui.

-Tu crois qu'ils pourraient me pardonner d'être de Khamsin si... je ne rentre pas avec la délégation de mon Père? Je pourrais... rester un peu plus. Si tu le souhaitais. Aprendre d'avantage sur ton peuple, permettre à tes gens de se familiariser avec moi et ce que je représente.Je n'ai pas envie de te quitter. Pas si vite.

Elis, presque timidement s'avance vers le couple princier et s'incline. Vétu d'une riche livrée, il rayonne de fierté.  Il récupère la pelisse d'Alexander qui reposait encore sur la jeune femme et l'épée d'aparat du jeune homme en vue des premières notes qui ne vont pas tarder à s'éléver dans l'atmosphère, prelude à l'ouverture du Bal.


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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère ainé d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

Informations supplémentaires ici.


Clive Owen ©️ Calville


La fête des Lumières allait connaitre l'apogée avec l'arrivée des vagues colorées dans le ciel d'Isnar. Tous ici attendait l'arrivée des dieux du monde connus par ce chemin celeste, c'etait un réconfort dont chacun avait besoin pour supporter la rigueur d'un hiver qui s’annonçait rude. Pour tous il fallait ces gestes, ces croyances, cette fête réussie pour que tout à chacun puisse clamer haut et fort que le froid n'aurait pas leur vie, que l'espoir était permis. Pour Alexander cette fête était une fin et un début en un seul événement, cette année particulièrement. Bientot il ne serait plus le Prince d'Isnar mais bel et bien le Régnant de ces terres infinies et glacées, mais étonnement il supportait bien ce poids pensant sur ses epaules de part une simple présence juste devant lui, quasi entre ses bras, une présence à la douceur infinie qui rendait sa vie plus légère après la colère qui l'avait etreint. Et surtout elle le touche par sa connaissance de leur plus grande fête , meme si elle n'est pas d'Isnar, elle en connait le déroulé et meme quelques mots agrémenté de son accent du Sud aux notes de soleil. Il en est véritablement touché, amusé egalement se penchant par dessus son épaule, en se moquant bien des regards qu'on pourrait leur porter. Il s'est fourvoyé croyant qu'elle se moquait de tout ce qui l'entourait, mais elle était differente.

- Ta connaissance de nos coutumes nous honore véritablement Lysandre. Je crains d'en connaitre beaucoup moins sur Khamsin. Crois tu un jour pouvoir m'en conter la magnificence ?

Le reste de la conversation se porta non plus sur la fete, mais sur son statut aussi obscur pour lui que pour elle, sur les attentions de sa Mère, sur la blonde qui avait déserté ses bras pour un "mal de tete" bienvenu et du baiser .. ce baiser qui l'avait tant troublé, avait-il eté si indélicat qu''elle pensait que ce baiser n'etait rien pour lui, pour "eux".. Il se tait un moment, espérant comprendre de quoi elle parlait sur les trois derniers points avant de revenir aux statuts à proprement dit après un regard à sa mère qui étalait un sourire bien trop flagrant pour qu'il ne soit remarqué par son père jetant un coup d'oeil vers le couple qui se parlait avec une étroitesse interdite. mais pour tout dire Alexander s'en moquait, il était bien et il etait là où il voulait, avec Lysandre.

- Tu es une .. prisonnière invitée.
Elle peut entendre meme si elle ne le regarde pas,  le ton amusé de sa voix, voir un leger rire. A l’origine je t'ai amené ici comme captive, mais le fait que tu m'aies sauvé la vie à tout changé. Tu es toujours prisonnière, mais .. également mon invitée, tu ne peux quitter la Cité d'Argent, mais tu peux te déplacer en relative liberté. Si le sors de mes soldats ne dépendait pas de toi, je t'aurais rendu toute liberté, mais je ne peux pas Lysandre, trop de choses dépendent de toi. Je voudrais tant que la beauté de ma Cité et la chaleur de mon peuple réussissent à briser nos barrières trop longtemps eloignées. Fais toi ambassadrice de Khamsin et découvre nos coeurs derrière nos carapaces, je te le demande simplement.

Quand à ma Mère ;. je crois que tu lui plais vraiment, elle désire depuis si longtemps que je sois dans le bonheur absolu avec une épouse comme elle l'est avec mon Père. Quoiqu'on en dise c'est un couple qui dure depuis plus de 30 ans, elle m'a vu trop souvent esseulé et une mère ne peut supporter cela trop longtemps.


Enfin vient le tour de Yéléna. La question aurait du etre abordée la veille, il aurait du se rendre compte, le dire et ne pas taire ce qu'il ressentait. Meme si à l'origine ce "souci" n'en était pas un, il se devait de s'interroger meme si au plus profond de lui il connaissait la réponse.

Maitresse. Yéléna et moi nous sommes fréquentés durant des années, elle a supporté beaucoup de ma part, je ne suis pas aisé à vivre, jeune princesse mais non. Non elle n'a jamais été ma fiancée, et non .. même si je l’apprécie pour son esprit, pour sa gentillesse à mon égard, je ne suis pas amoureux d'elle. Je l'aime beaucoup, mais il y a dans mon couer, une intense difference entre aimer beaucoup et aimer. Elle n'aurait jamais été reine d'Isnar quoiqu'elle ait pu penser à ce sujet. Elle sera toujours mon amie si elle le veut bien, mais plus jamais elle ne sera autre chose, je pense qu'elle le sait ...

Lysandre n'etait pas née de la dernière pluie, elle se doutait bien que les deux ne faisaient pas que se regarder dans le blanc des yeux, la vérité était abrupte mais il ne lui cacherait rien de ce qu’était sa vie avant elle. Si elle voulait autre chose qu'une vague amitié entre eux, elle devrait se faire à sa façon d’être, il changerait surement à son contact muant vers une personne moins sévère mais pour l'heure il etait ainsi. Le froid les balaya avant même qu'il ne puisse répondre à sa dernière remarque, pourtant la plus importante. Le baiser, ce baiser qui avait soulevé tant de sentiments devant lesquels elle s'est si horriblement trompée. Profitant qu'elle s'adosse à lui observant la Cité vibrer de froid et de chaleur. Il murmura juste pour elle, confiant ce que son coeur voulait cacher à tous et surtout à lui.

- J'ai eu peur Lysandre. Terriblement peur. Non pas du fait qu'on nous voit, mais de ce baiser, depuis aussi loin que je me souviennes je n'ai jamais éprouvé autant de désirs et d'amour dans un seul baiser . J'ai été troublé, mis à terre par ces sensations qui m'ont envahis, pardonnes moi si tu as pris cela pour de l’indifférence, c’était tout le contraire que mon corps te criait. Après ce baiser je ne pouvais plus me cacher une vérité simple, tu avais capturé mon cœur dès notre premier regard, et tu l'as toujours.

Amoureux. Il l'avouait enfin alors que les Lumières dansaient dans le ciel d'encre qui devenait joyau scintillant illuminant la Citadelle d'un feu joyeux.  Ses bras quittant leur relative éloignement pour venir entourer la taille fine de la jolie princesse de Khamsin, que lui importaient les regards sur eux, ou les murmures. Pourtant il n'y en eut plus autant que cela, tout à chacun absorbés par la propre magie de leurs soirées. Cet etat etait .. normal. Chacun le vivait comme il le voulait. Il la savait jeune, fragile, encore pour certains ennemie d'Isnar, mais tout changerait bien, le mouvement était déjà en place en croisant certains regards amusés, certains visages aux sourires détendus, la soirée se termine doucement pour recommencer d'une autre façon.

Restant encore un peu contre elle, il réponds à son murmure par une etreinte un peu plus marquée, soulagement princier qui se fait sentir dans ses gestes et ses paroles. Elle voulait rester à ses cotés, rien que ces mots le faisaient vriller, elle ne partirait aussi tot qu'il l'aurait cru. Murmure suivant l'étreinte.

- Si tu restais je serais .. heureux. Il y a tant de merveille à découvrir dans mon pays, dans ma Cité. Tu emplirais mon coeur de bonheur en restant à mes cotés pour les découvrir. Mon peuple saura t'aimer, ne craint rien de ce coté, tu as déjà fait faillir les cœurs les plus durs dont le mien. Cela sans compter le roi mais l'histoire était differente.  Les robes se dévoilent, Elis vient fièrement retirer les atours du couple princier, les couples attendent leur tour pour danser, mais d'abord le couple royal attire tous les regards sur l'esplanade alors qu'une musique douce pour ce pays nordique s’élève et que la danse ne commence. Offrant son bras à sa jolie partenaire, Alexander et Lysandre passent à leur tour sur la piste , le bras du jeune homme se glissant autour de la taille de cette beauté au cou dénudé, l'autre main rejoignant la sienne et entrelaçant leurs doigts, rejoint ensuite par les deux frères du Prince, puis c'est tout un peuple qui s'invite à leurs cotés. La piste est rapidement comble de monde, même les rues servent de pistes à celles et ceux voulant fêter dignement cette période de liesse.

Souriant, le prince ne quittait des yeux sa cavalière tout en tournoyant avec elle dans ses bras, elle avait une telle grâce , une légèreté dans ses mouvements qu'il etait charmé à chacun de ses pas. Voletant, virevoltant dans un duo quasi parfait. Meme si Alexander était un guerrier, sa vie avait toujours été dans la Cour de son pays, il n'oubliait jamais ces origines nobles. La première danse fut suivie d'une autre et encore d'une autre. Le peuple s'amusait alors que la nuit avancait, Le "couple" princier se dévorait du regard, le couple royal observait.

Enfin les heures n’étaient plus comptées, il fallait mettre fin aux festivités, la famille royale se retira, Alexander guida sa cavalière dans les méandres du Palais pour la ramener à sa chambre. Depuis aussi longtemps qu'il se souvenait, il n'avait pas été si heureux au retour d'une de ces fêtes, il se sentait étrangement à sa place aux bras de la jolie Khamsinienne. Les couloirs désertés de la Cour, beaucoup avaient abandonné la fete plus tôt dans la nuit. La porte de la chambre qui allait les séparer à nouveau, mais bizarrement il n’éprouvait pas la même peine que le jour précédent. Ils s'étaient parlés, et même si les mots avaient volé avec légèreté, quelque chose avait changé en eux. Prenant la main de la Princesse, il y déposa un baiser puis se redressa sans la lâcher néanmoins


- je .. te remercie Lysandre pour cette soirée. Je crois ne m'etre pas amusé de la sorte depuis .. en fait  jamais. Tu as sublimé cette Fete.

Vague sourire, vague hésitation, vague sentiment de ne pas vouloir finir cette soirée sur quelques mots sans substances .. et des lèvres princières qui doucement s'avancent vers celle de la  jolie jeune femme murmurant dans le calme de la nuit d'hiver - je t'ai attendu toute ma vie Lysandre. puis la distance les séparant s'efface, posant avec une profonde tendresse ses lèvres sur les siennes, l'entourant d'un bras protecteur dans une étreinte voulue, sa main prisonnière entrelaçant ses doigts à ceux de la princesse.


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