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 Le Sceptre des deux Royaumes. [Seolanne-Mioon]

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Calville
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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère aîné d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

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Alors que le campement commençait à se lever, Alexander avait totalement oublié la Princesse et ses remarques acerbes autant que futiles, et l'avait laissé avec ses hommes. Gunther les avait prévenu de ce qui se passait. Chacun d'eux savait qui elle était, ce qu'elle représentait et surtout qu'elle pourrait leur donner des informations sur ce qu’étaient devenus les habitants disparus des villages du Nord.  Même si chacun voulait savoir à tout prix, il y avait d'autres forces en jeu. La fin de la guerre. La fin de toute cette misère, et peut-être le retour de leurs proches dans les foyers vides. Alors aucun d'eux ne la toucherait, du moins pas avant d'avoir le traité de paix signé avec le Sud.

Le levée du camps était une manœuvre qu'ils répétaient depuis des mois, des années, voir dizaines d'années. Il n'y avait aucun geste inutile, aucun soldat ne restant les bras ballants. Quand une tente était repliée, que le paquetage était fait, chaque soldat partait aider son voisin. Les Loups d'Isnar vivaient ensemble depuis toujours. Ils avaient une confiance absolue entre eux, la confiance de celui qui peut te sauver la vie si tu es dans une situation périlleuse. Chaque homme était le frère d'armes de l'autres, il n'y avait ici aucun titre valant plus qu'un autre, pas même celui de Prince. Alexander était juste un Leader et un Chef qui prenait autant de risque qu'eux. Il avait su gagner le respect de chacun d'eux.

Le campement était enfin vidé des tentes d'Isnar, les autres soldats restant à la frontière au cas où il prendrait l'envie au Sud de vouloir passer ce point qui séparait les deux pays. Alexander avait également prévu une escorte pour les blessés qui seraient à la traîne dans le convoi. Après une dernière entrevue sur le commandant des soldats restant et les derniers ordres sur ce qu'il convenait de faire, il rejoignit ses hommes qui l'attendaient. D'un coup d'oeil , il remarqua que ses ordres avaient été respecté, la princesse etant bien entourée et sa monture liée à la sienne par la longe. Il monta à cheval sans un regard vers leur invitée d'honneur et la colonne de chevaliers se mit en chemin pour rentrer à la Cité d'Argent. La sortie du camps, la montée vers les Grands terres du Nord se fit plutôt dans le calme, le froid étant redevenus plus mordant quelques lieux après leur départ. Pour eux ce n'etait rien de plus qu'une brise, mais pour la jeune femme toujours enroulée dans sa cape par ailleurs, ca devait etre plus compliqué.

Les paysages retrouvaient toute la beauté du Nord. D'un blanc immaculé, les branches des arbres semblaient ployer sous le poids de la neige, parfois les rayons d'un soleil froid laissaient s’entrevoir entre les arbres avant de retomber dans une obscurité d'un ton oscillant entre gris d'argent et d'un bleu métal. Mais le froid  n’empêchait pas la vie, au contraire. Sur le sol poudreux on distinguait des traces de toutes sortes, allant du petit lapin à la blanche fourrure, aux renards de même couleurs, en passant par les oiseaux qui volaient haut dans le ciel. Ce n'était pas une terre de désolation. Sur le passage du convoi, des cristaux de neiges tombaient des branches illuminant des derniers reflets du soleil sur le sol ou sur les vêtements des cavaliers. Les cristaux de glaces tombant en stalactites reflétaient les rayons du soleil dans toutes les directions comme de minuscules petits phares . Alexander jeta un œil en arrière se demandant si cette femme pourrait se rendre compte de la beauté fragile de ce paysage .. barbare.

Il se posait des questions sur elle. Comment s’était-elle retrouvé là? Était-elle vraiment si fière qu'elle ne semblait pas craindre les conséquences de ses actes ou n’étais ce qu'un masque. Il avait cru apercevoir en elle, une certaine sincérité quand elle l'avait remerciée pour sa cape. Autant que de la tristesse les yeux rougis quand il lui avait rendu sa monture. Il ne savait pas exactement la cerner, ni ce qu'elle valait vraiment. Dans un certain sens il remercia le dieu froid de ne lui avoir donné que des frères,  sinon certain qu'il aurait eu d'autres soucis que la guerre si elles se comportaient comme la Princesse. Celle -ci d'ailleurs s'avança un peu vers lui et ..

Le sourcil Princier s'arque autant étonné par le ton que par les paroles qu'elle crache dans un venin typique des gens du Sud. Eux ? Brûler les recoltes et empoisonner saler les terres rendant ainsi impossible le grainage affamant ainsi un peuple qui se tient hors des combats?  Est-elle réellement en train de l'accuser d'affamer son peuple quand eux meme viennent enlever des centaines d'hommes et de femmes dans le grand Nord ? .De quoi parle t-elle ? Est-ce un mensonge éhonté pour le faire sortir de ses gongs, chose qu'elle arrive parfaitement à faire avec son air suffisant d'une princesse de pacotille ? Sa monture baisse le rythme de ses pas jusqu’à stopper dans la neige des sous bois, ses hommes font de même se demandant ce qui se passe. Sans un mot, il descend de sa monture choppant cette femme par le haut de sa tenue pour la désarçonner et la faire tomber sur le bord du chemin dans la neige épaisse qui amorti sa chute  dans un bruissement. Il la reprend par le col la relevant à moitié, son visage tellement proche du sien qu'il sent sa respiration fraîche sur sa peau. Si les circonstances avaient été différentes, si elle n'avait pas été ce qu'elle est, il aurait pu la trouver charmante , peut-être étais-ce le cas, mais pour l'instant, d'une voix aussi froide que le temps qui glaçait le sang


- Comment osez me parler de la sorte ?. JAMAIS nous n'avons fait ce genre de choses. Jamais! Nous sommes des hommes de valeurs et d'honneurs ! Vous vous prétendez tellement mieux que Nous avec vos grands airs alors que vous nous empêchez de récupérer nos villageois et pleurer nos morts ! Mort que vous provoquez ! Nous vous avons traqué haut dans le Nord pour vous achever, mais vous avez fuis comme des lâches que vous êtes en emportant femmes, enfants et toute trace de vie dans votre sillage! Alors ne me parlez pas de mépris quand nous vous haïssons! Si vous êtes en vie maintenant c'est uniquement parce que je suis là, sinon mes hommes vous auraient questionné avec cruauté sur ce que sont devenus leurs proches, alors je vous interdis de me rendre responsable des horreurs que VOTRE peuple fomente depuis des mois envers Nous. Ne me poussez pas à bout ou je pourrais fermer les yeux sur ce qui vous arrivera.


il la relâcha avec la même colère qui étreignait son cœur , comment pouvait-elle si belle et si idiote à la fois, si fragile et si pleine de venin. Aucun des hommes n'avait bougé, ni pour aider l'une , ni pour arrêter l'autre. Ils avaient écouté et la plupart était d'accord avec Alexander, même s'ils étaient intrigué par sa façon de se comporter avec cette femme. Le silence revenait, jusqu’à ce qu'un vol d'oiseaux ne s’élève au dessus d'eux. Un vol frénétique et apeuré. Un vol provoqué. Délaissant son attention de celle qui l'avait tant énervé aux sous bois qui s'assombrissaient d'un coup. Certains hommes sautèrent de leurs montures suivant le regarde d’Alexander, les autres engageant une flèche dans leurs arcs.  Gunther arriva aux cotés de la Princesse la relevant en murmurant: J'espère que ne ne sont pas vos soldats.

L'idée lui vint seulement maintenant, elle avait réussi à lui faire perdre sa concentration.

- Sortez des fourrés, ou elle mourra.

L'ombre s'entendit vers eux de plus en plus, un vent du froideur magique souleva de la neige, les chevaux brusquèrent leurs gestes , les épées furent sorties de leurs fourreaux . Son lieutenant s'approcha de lui ayant relâché le bras de la princesse.

- Tu es sur que ce sont les Phoenix ?

Sans quitter des yeux ce bosquet d'arbre Alexander secoua la tête. Non ce n'etait pas des soldats, ce noir paysage qui les défiait était magique. De la magie qui n’était jamais usité dans aucun des royaumes. Une magie sombre et morbide.

(image @NEMOPHILIST paysage enneigé)


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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


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Les pas d'Athénée forment un cocon souple et rassurant. Sans être en danger de tomber, elle se laisse gagner par une douce torpeur. La chaleur de la cape du Prince, qu'elle aurait du rendre sans pouvoir s'y résoudre est un nuage tiede dans lequel elle s'enfonce. La fatigue de la jeune femme est de plus en plus prononcée et elle ne prête pas une grande attention aux conversations des Loups autour d'elle.  Le froid s'insinue pourtant et lui offre un second éveil. Son dos se raidit, ses épaules se carrent à nouveau. Elle porte ses mains à sa bouche et souffle sur les phalanges raffraichies. Elle semble être la seule à ressentir à ce point le changement de climat.

Une pointe de curiosité perce dans ses iris et elle détourne son regard du dos d'Alexander dont le maintien ne trahit aucune lassitude. Est il seulement humain? Elle réalise qu'elle est la première de son peuple à fouler officiellement les terres du Royaume d'Isnar depuis un long moment. Bien sur, ils arrivent que certains villageois traversent la frontière, de rares mariages peuvent se tenir et quelques caravanes de commerce ont droit de passage. Mais au final, dès que l'on s'écarte des rapports d'homme à homme pour glisser vers les Institutions, il n'y a plus de communications. Alors qu'elle passe sous une branche d'arbre, elle oublie de baisser suffisamment la tête et soudain, un paquet de neige fraîche dégringole du rameau pour se perdre dans son cou. Un cri de surprise lui échappe au contraste contre sa peau tiède, salué par l'éclat de rire d'Elis qui ne tarde pas à se porter à ses côtés. Il s'attire un regard désapprobateur du cavalier qui garde la Princesse mais aucune interdiction ne fuse. Un instant, elle caresse l'idée de récupérer un peu de poudreuse et de l'envoyer sur la silhouette qui la précède. Mais déjà ses réflexions l'emportent vers d'autres considérations et l'impulsion s'endort.

Elle ne s'étonne plus que ceux qui l'entourent paraissent si rude. Il doit falloir du courage et de la volonté pour vivre sous un climat aussi peu clément. Lorsqu'elle compare avec la douceur et la langueur qui règne chez elle, elle s'étonne de l'envie de rester exposé à des éléments aussi impitoyables. Est ce pour cela qu'ils veulent tant s’engouffrer en Khamsin? Se comporter en pilleurs et destructeurs? Parce que leurs terrains désolés ne leur suffit pas? Plus elle y songe, plus elle est  convaincu que c'est L'Hériter qui est responsable des maux les plus cruels subit par son peuple. Par Jalousie. Par bêtise. Par caprice. Et sa colère monte. Une colère Juste. Une colère qui est nourrie par les pleurs des femmes et les lamentations des hommes. De ces personnes qui ne sont pas Soldats. Qui ont choisis de vivre loin des combats, en toute dignité et que les actions méprisables du Nord bafouent et affament. C'est sans prendre sa respiration qu'elle assassine de ses mots le Prince Déshonoré. Refusant tout autre dialogue en reprenant sa place. N'attachant aucune importance au fait que les Loups aient pu entendre ses paroles.

Ho. Elle n'est pas totalement naive. Elle se doute que l'homme n'en restera pas là. Il doit sauver la face, d'une manière ou d'une autre. Son étalon s'immobilise dans les sous bois. Et le silence qui résonne est pesant. Simplement troublé par des mouvements furtifs. Par des vibrations discrètes et la certitude qu'ils sont observés. Les Phoenix! Son coeur exulte de joie à l'idée que ce voyage trouve sa fin plus vite que prévu. Lysandre commence déjà à démonter, mais il ne l'entend pas de cette oreille. Usant encore une fois de sa force, il la précipite dans une congère dont les flocons compactés pénètrent aussitôt sous ses vêtements, attaquant son épiderme. Un long sifflement de rage et de froid serpente de ses lèvres. Déjà il la remet sur pieds. Dans des actions jumelles que celles qui ont mené à sa capture. Sur son visage à un frisson du sien, la princesse découvre une colère intense. Elle lutte contre l'envie volante de repousser la mèche sombre qui lui barre le front, de dégager ses prunelles iceberg. Le pays qui les entoure est aussi inflexible que lui. Pourtant, la beauté sauvage qui les entoure ne peut être facilement reniée. Ils vont bien ensemble. Sa  respiration qui s’abîme contre son cou, brin de chaleur au coeur de l'azote de sa posture. Cela doit s'arrêter.

-Cessez de poser les mains sur moi! Je suis totalement capable de descendre de cheval par moi même!
-Avant que ses paroles ne déchirent tout le reste. Son irritation se transforme en fureur. Il retourne la situation. Il déforme et accuse. Il transpose ses propres vénalités à son peuple. A ses soldats. A son père. Il est odieux. Car elle sait. Avec une certitude qui ne laisse aucune place à la moindre divagation, que ce n'est pas Khamsin qui est coupable des maux qu'il décrit. Elle tente de le repousser en posant ses deux mains sur le torse, de le faire reculer. Autant vouloir déplacer un chêne. La virulence de Lysandre est flamboyante. Sa peau perd sa pâleur pour s'animer de carmin. Ses iris chataignes sont animées par son indignation, loin de ses manières travaillées.
-Vous vous mentez à vous même! Comment pouvez vous porter de telles accusations! Ne nous jugez à votre aune, Messire. Je ne suis peut être pas un homme de guerre comme vous, mais je siège au conseil de mon Père depuis que j'ai douze ans! Et JAMAIS, jamais, vous m'entendez, jamais mon Père n'a autorisé la moindre des infamies que vous nous attribuez. SI vous avez chez vous des factions rebelles qui se servent de notre nom pour les commettre, c'est Votre Problème. Pas le mien. -Son regard transperce les Loups les plus proche. Un à un. Avant de les reposer sur Alexander. - Khamsin n'est pas coupable! Nous n'avont jamais organisé les moindres enlèvements, les moindres assassinats dans le coeur de votre Royaume. Nous réglons nos comptes sur le champ de bataille. Nous! -A nouveau, il essaie de l'intimider. A nouveau, il essaie de lui faire peur. En lui promettant un sort probablement pire que la mort. Elle se tait. Laisse le silence retomber. Le toise. Longuement. Avant d'ajouter d'une voix qui porte la gravité de ce qu'il vient de promettre. -Mais je vous en prie, Prince. Laissez les faire, si c'est la seule chose qui puisse vous convaincre. Mais soyez certain d'une chose. Vous aurez versé mon sang en vain. Vous serez seul responsable des tourments que je supporterais. J'espère que ce qui vous reste de conscience pourra s'en remettre.

Il la relache tellement brutalement qu'elle tombe une seconde fois dans la neige. Au moins, elle n'a plus froid, tant il lui a fouetté le sang de ses affirmations ignobles. Son visage se lève vers les perdrix qui s'échappent des bois dans des pépiements terrifiés. Les Phoenix! Si ils ont pu profiter de cette diversion... Le Lieutenant, Gunt, l'aide à se redresser, alors que les hommes autour d'eux sont tous aux aguets. -J'espère que ce sont eux.

Est ce qu'il la tuerait simplement pour l’empêcher de s'enfuir? Ne voit il pas que si il la met à mort, il peut dire adieu à toutes resolutions du conflit? Que Khamsin lâchera sur Isnar les feux de l'enfer, à faire fondre toute glace? Sauf... sauf que les impressions ne collent pas. Il pèse une atmosphère mauvaise. Une puanteur qu'elle ne peut identifier, pas certaine que celle ci soit réelle. Machinalement, elle emboîte le pas pour se retrouver aux cotés des deux hommes. A près tout, si il veux vraiment l'achever, il vaux mieux qu'elle ne soit pas trop loin. En toute sincérité, elle ne pense pas qu'il atteindra à sa vie. Pas vraiment. Pas après l'avertissement de la Sorcière. Mais si les Phoenix sont convaincus du contraire... Sauf que les bruits ne sont pas les bons.

-Ce ne sont pas les Phoenix, confirme t'elle à la vue lugubre de la Présence qui s'avance vers eux. C'est la premiere fois qu'elle est témoin d'un tel phénomène et se force à un calme serein. Elle déteste avoir les bras ballants quand elle est tout à fait capable de se défendre. Dans une certaine mesure. Et il y a au moins un domaine dans lequel elle peut réellement rivaliser avec les meilleurs. -Donnez moi un arc. Je sais, une Khamisienne, une arme, blabla. Alexander. Donnez moi un arc! Je ne le retournerai pas contre vous! Pas avec... Ca... face  à nous!

Leur different est pour le moment oublié. Ce qui se passe est plus urgent pour le moment que leurs dissensions. Car elle sent la malveillance qui émane de la manifestions. Lysandre contre le Vent maudit par une brise, déviant l'action du premier, avec une subtilité certaine. Elle n'utilise pas une très grande puissance, mais un courant secondaire pour qu'aucun être vivant ne soit effleuré. Partout où l'ombre s'étend, la neige prend une couleur maladive, un bleuissement poison qui ne promet rien de bon pour les animaux qui s'aventurerait sur le tapis contaminé. Le gros de l'ombre se ramasse. Se rassemble. Se compacte. Un grondement funeste et guttural ne tarde pas à s'élever de la masse sifflante et suintante. Qui se scinde en deux, puis quatre, puis huit, puis seize. Seize globes à l'énergie noiratre, à la présence pestilentielle. Qui lentement, se déforment. S'agitent. Ils ne s'approchent pas. Ils s'imposent. Des pattes griffues qui se déploient. Un corps musclé et compact, qui promet force et vélocité. Les  têtes se dessinent comme des visions de Goya. Les yeux sont des puits carmins qui trahissent intelligence et une faim dévorante. Les gueules s'ornent de crocs à la courbure glaçante. Ils se mettent en mouvement. Passant et repassant devant les hommes. Sans les quitter du regard. Sans bondir. Pas encore. Ils font durer le plaisir.

Lysandre en a assez d'attendre la permission. En gardant les visions cauchemardesques dans sa vision périphérique, elle recule jusqu'à l'un des chevaux de bat. Elle l'a repéré il y a plusieurs heures, maintenu contre l'une des sacoches de selle. Et il ne s'agit pas d'un arc de guerre, dont elle ne pourrait pas tirer la corde, mais d'un arc de chasse, elle éprouve la souplesse de la courbure de ses deux mains. Agrippe le carquois avant de reprendre sa place. La peur dépose une saveur huileuse sur sa langue, mais elle refuse de reculer. Pas face à ca. Car ce n'est ni Isnar, ni Khamsin. Très lentement, elle encoche une flèche lestée d'acier et remonte la corde. Prête à laisser filer le trait. Elle n'attend que l'ordre d'Alexander. Sachant confusément que la coordination est indispensable pour faire face à cette menace.


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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère aîné d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

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La rage au cœur et au ventre il l'écoutait défendre ce peuple, son peuple de ce dont il les accusait. De ce dont chacun des Hommes et femmes du Nord avaient connaissance. Le Sud les attaquaient de l'intérieur et faisaient pire que les attaquer, ils disparaissaient, laissant moult familles dans la tristesse et l’incompréhension totale. Et Elle, elle piaillait pour défendre ces gens là? son roi de père qui n'avait plus été sur les champs de bataille depuis des années ? Comment osait-elle ?

- Messire. Je ne suis peut être pas un homme de guerre comme vous, mais je siège au conseil de mon Père depuis que j'ai douze ans! Et JAMAIS, jamais, vous m'entendez, jamais mon Père n'a autorisé la moindre des infamies que vous nous attribuez. SI vous avez chez vous des factions rebelles qui se servent de notre nom pour les commettre, c'est Votre Problème. Pas le mien

Votre Père l'a autorisé !
Il n'y avait pas d'autres solutions que celle-ci. Il y a des villages entiers vidées de leurs occupants, des centaines de personnes,  vous êtes nos seuls ennemis, vous seuls Peuple du Sud ! . Agam le Fou a fait de vous des monstres ! Votre peuple est monstrueux ! Et si ce roi est aussi doué dans les décisions que vous avec une épée, je suis sur qu'il est le seul responsable de nos maux. Vous n’êtes pas un homme de guerre Lysandre, mais si vous avez un peu d'humanité, vous soulagerez les âmes d'un peuple qui se bat avec honneur, LUI. !

"Vous serez seul responsable des tourments que je supporterais. J'espère que ce qui vous reste de conscience pourra s'en remettre. "

Si elle croyait l’apitoyer ou le blesser en le prenant encore une fois pour un barbare c’était vraiment raté, plus elle lui parlait et plus il avait l'envie furieuse de la laisser entre les mains de ses hommes. Plus froidement encore si cela était possible. Voix cassante comme les branches cédant sous le poids de la glace.


- Ma conscience sera tranquille, surtout quand nos villageois retourneront chez eux ou seront retrouves pour que nous puissions les pleurer. Vous qui vous pensez si supérieure, vous n’êtes rien par rapport à eux.

L'apparition de l'ombre avait coupé court à la conversation.

Le silence s'était imposé de lui même entre les deux clans.
D'un coté ces monstres sortis des tréfonds d'une ombre nauséabonde qui souillait tout sur son passage. De l'autre les chevaliers d'Isnar qui se déployaient certains épée à la main, d'autres badant l'arc guerrier en tenant au bout de leur flèche ces sortes de loups aux yeux brillant . Jamais aucun homme n'avait observé de telles créatures dans tout le pays du nord. Aucun de ces hommes n'avait jamais vu une telle horreur et un tel frisson. Cette ombre n’était pas qu'ombre, elle était mort, destruction chaos, moisissure, perfidie. Même Lysandre, qui n'avait pas attendu qu’Alexander donne son assentiment pour l'arc ,avait compris que quelque chose n'allait pas, ayant prit fait et cause pour eux, au moins pour ce combat.  L'ennemi de mon ennemi .. Cela ne venait donc pas du Sud ..

Le statu quo et les observations durèrent quelques minutes d'un silence pesant.


- Archers. La voix d'Alexander était murmurée, à peine audible mais relayée de façon toute aussi faible par les divers hommes d'Isnar. Les arbres . Chacun avait compris. Le danger n'était pas seulement ces immondes bestiaux, mais aussi en hauteur.  Les arcs ne bougèrent pas encore vers cette cible nouvellement désignée. les Loups d'Isnar attendaient l'ordre.

Un homme, une sorte de forme humaine plus exactement,  se détacha du paysage noir. Il était vêtu d'une étrange toge de laine, crasseux et d'un crane de loup sur la tête. Il grimaçait dans un sourire, déformé par des dessins sur sa peau d'un noir de jet,  qui réussit à faire frissonner même le Prince. Il se sentait transpercé par quelque chose de plus froid que la glace.

- Tuez là, ça nous fera une de moins.

Alexander fit quelques pas en sa direction en s'enfonçant de la neige, et se plaça devant la jeune femme, par inconscience ou volonté.. peut-etre par chevalerie aussi,  laissant une fenêtre de tir à la Princesse au dessus de son épaule droite. Il était clairement évident que ces créatures  de l'ombre ne venaient pas l'aider, mais les tuer, tous. Et si elle mourrait, toute paix serait impossible, il ne permettrait jamais ça, devrait-il y perdre la vie pour que son peuple vive libre et apaisé.


- Un Prince du Nord qui protège une Princesse du sud, c'est ironique.

Alexander aussi, dans le fond, trouvait cela ironique, quelques minutes auparavant c’était lui qui désirait le faire taire.  Mais cet homme étrange n'etait le seul à de détacher de l'ombre. Autour de lui des soldats. Leurs Soldats dans des armures brisées mais reconnaissables. Nord et Sud confondus. Les fameux rebelles dont parlait Lysandre ?
-  Mais qu'est-ce que c'est que ca. ? souffla t-il plus pour lui meme que pour quiconque.
- Vous mourrez tous deux.

Des sifflements dans les airs venant dans leur direction avant qu'aucun n'ait pu réagir, le seul geste d'Alexander fut de s'opposer entre flèches et Princesse. Si il avait eu de l'esprit un jour, celui ci s’était définitivement depuis l'arrivée de Lysandre quelques heures plus tot. Il regretta son geste lorsque l'une des flèches atteignit son épaule. Gunther en avait une dans la jambe et trois hommes étaient tombés. Des choses revenant à son esprit durant le bref choc de la pointe de fer traversant son épaule. Cette sensation de noirceur il l'avait déjà ressenti aux villages vides. Le sud ne serait donc pas responsable ? Avait-elle dit la vérité ? La main serrant l’épaule de la jeune femme sous le coup de la douleur, le regard bleu dans ceux noisette

-  Visez juste dit -il simplement avant d'un geste lancer de son bras valide, la dague qui avait servie quelques heures plus tot à délier l'armure princière, pour atteindre ce qui semblait être le chef de ces créatures. La lame passa près de lui faisant saigner sa joue mais sans l'avoir tué. La flèche plantée dans l'épaule du Prince de Glace semblait vouloir y rester, il brisa la pointe devant la retirant , Gunt qui s'etait infligé le emme traitement, tira un coup sec sur l'arrière pour la retirer. Ca faisait un mal de chien, mais ils avaient d'autres chats à fouetter que la simple douleur d'un instant. Leurs ennemis ne reculaient pas. Alexander se saisit de son épée de sa main droite.

- Pour Isnar !! Il n'y avait rien d'autre à faire que de foncer dans le tas.

Les créatures des enfers s’élancèrent en grognant, les flèches d'Isnar répondant en atteignant leurs ennemis, les soldats rebelles fonçant sur les chevaliers en épée. La bataille contre l'Ombre commençait !


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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


Keira Knightley   google

Les paroles du Prince Sans gloire se figent dans le coeur de la jeune femme. Tisons qui la marquent au fer rouge de leurs mensonges et de leurs infamies. Pour une fois, elle est réduite au silence, tant la rage et l'indignation étouffent. Nouent sa gorge et verrouillent ses poings. Lysandre sent à peine ses ongles s'imprimer dans ses paumes en autant de croissants acides. Ses articulations sont devenues aussi blanches que ses joues se sont teintées de carmin. Elle le dévisage. Incrédule. Il ne peut pas. Il ne peut pas sérieusement croire à ce qu'il vient de lui asséner. Elle se voit distinctement lui infliger un croc en jambe, le faire basculer dans la neige et lui maintenir la tête dans la poudreuse jusqu'à ce que le froid lui fasse retrouver un peu de raison. Tant est que cela est possible. Lysandre en doute de plus en plus. L'arrogance de l'homme, assurance qui émane de lui, l'absence de crédit qu'il accorde à ce qu'elle vient de lui expliquer lui donne envie de le gifler. Et son incapacité à lui répondre se trahit presque par un hurlement de frustration bien peu féminin.

Presque. Parce qu'en l'espace d'une respiration, les pôles sont inversés. Il lui est impossible de s'accrocher à leur différent quand il plane sur la compagnie une menace qui les dépasse. Qui ne provient du Nord et certainement pas du Sud, dont le gros des armées est à des lieues de là. Elle regrette l'absence des guerriers de son Royaume. Elle se sent particulièrement isolée aux milieux de ces soldats haïs depuis des générations. Si ils la pensent réellement responsable, par proxy, de la disparition de leurs proches, un coup d'épée ou une  flèche est si vite arrivé... Elle s'impose de chasser ces doutes. Ils l'empoisonnent aussi surement que la Flétrissure qui s'avance vers eux. Sans attendre de permission formelle, elle s'empare d'u arc.

L'attente. L'attente indispensable et qui lui ronge les nerfs. La vision des créatures infernales fait trembler un instant la courbure de son arc. Avant que sa posture ne se durcisse et qu'elle s'oblige à une profonde inspiration. Le calme. Elle a besoin de calme pour viser juste. Les arbres. Nouveau danger. Ses yeux se lèvent, à peine. L'ennemi prend forme humaine. Il émane quelque chose de l'apparition qui promet tourments et perversions. Bravement, plus qu'elle ne le ressent, la jeune femme s'oblige à soutenir le regard à la laideur d'entrailles fumantes. Il n'a rien dit et pourtant elle se sent souillée par sa présence. Un frisson de barbelé abîme son épiderme alors qu'il la désigne pour première cible à ses monstres méphitiques. Son arc se redresse et le geste est limpide. La première flèche est pour lui.

Alexander se décale, s'interposant entre elle et les bêtes griffues qui s'impatientent. Il ne lui vient pas à l'esprit de faire un commentaire sarcastique. Les raisons de ce  comportement lui échappent, sa vie est plus importante que la sienne. Il est le meneur de son Peuple. Il n'a pas le droit de se mettre en danger ainsi. Est ce simplement ses reflexes ou la volonté buté de contrecarrer leur ennemi et de ne lui accorder aucun pouce de terrain? Sa position lui permet de décocher ses flèches, mais par précaution, elle  se recule  à peine, juste pour être certaine de ne pas le blesser en tirant. Tout en restant dans l'ombre de sa protection. Elle hausse vaguement les épaules à la remarque. Oui. Nul doute que si l'on racontait la scène à leurs pères respectifs, le messager finirait dans les geôles pour mensonges éhontées. Mais elle décide de faire confiance à Alexander. Il a une meilleur connaissance des tactiques d'affrontement. Elle se range à son jugement.
Cela fait trop. Elle doit lutter contre l'envie de tourner les talons et de s'enfuir dans les bois de l'autre  coté de la route. Loin de leurs adversaires de plus en plus nombreux et de moins en moins naturels. Ceux qui miroitent dans la fin d'après midi, qui se déploient en miroir des Loups portent les armures de leurs pays. Des traîtres du Sud ayant rejoint des groupes rebelles du Nord? Aucun espion n'a jamais reporté de telles mésalliances. Chacun des fauves rejoint un trio de traitres. Ils forment des petits groupes redoutables. Il promet la mort. Lysandre murmure sur le même ton :

-Je ne sais pas. Mais si nous nous en sortons vivant je vous jure que ces hommes seront traqués et traduit en justice. La votre ou la notre.

Puis sa voix porte plus clairement, plus limpidement, repoussant les voiles nauséeux qui tentent de s'emparer d'eux. Il les veux morts? Ce sera plus compliqué que ce qu'il n'imagine.-Vous risquez d'être surpris.

Elle blêmit  quand une volée de flèche vient les percuter. De manière si soudaine qu'aucun bouclier n'a eu le temps de se lever. Elle n'a pas le temps de songer à sa protection qu'Alexander est déjà en mouvement, se plaçant entre elle et la pluie meurtrière. Un cri d'horreur étranglé lui échappe au son mat de la pointe d'une flèche déchirant la chair. S'enfonçant dans un muscle. Il a été touché. Pour elle. Sans lui, c'était elle qui était blessée et la jeune femme n'est pas sure qu'elle aurait eu son courage et sa force. Sa main s'appose sur la sienne. Sans se dérober à l'appui qu'il cherche. Ses doigts brûlants  étreignent les siens, fermement et elle hoche la tête. Oubliant pendant un centième de seconde là où ils se trouvent, happée par la profondeur de ses iris azurines.
-Toujours.

Elle rompt leur contact visuel pour envoyer sa première flèche. Non vers la forme humanoïde, mais en direction d'un molosse qui s'élançait droit vers eux, prêt à sauter à la gorge d'Alexander.  Elle le fauche en plein bond et il redevient une masse ombreuse, immobile pour l'instant. Le temps qu'il faudra au Guerrier pour se débarrasser du bois planté en lui, aucune créature ne s'approchera de lui. La jeune femme enchaîne les traits, aussi rapidement qu'elle le peut. Créant autour d'eux un paravent protecteur, il arrive parfois qu'elle rate sa cible, mais plus souvent qu'à son tour, elle blesse, mutile. Le sang du jeune homme grésille sur la neige avant de perdre en elle, la tachant d'incarnat. Pourtant, sa blessure n'a pas l'air de le faire souffrir. Il n'en tient qu'à peine compte.
Quand Il charge avec son épée, elle se garde bien de le suivre. Un archer n'a rien  à faire dans la mêlée.  Lysandre rejoint la compagnie d'archers et se fond dans leurs rangs. Obéissant au sergeant qui donne ses ordres d'une voix aussi sèche qu'un coup de fouet. Dans la mesure du possible, elle tente de suivre les cibles qu'il impose, ayant une vue d'ensemble qui lui manque dans le chaos de la bataille.

Un feulement de douleur lui échappe quand une chose ailée plonge en piquée sur elle, plantant ses serres profondément dans ses épaules, tentant de l’entraîner à l’écart à grand coup d'ailes frénétiques. Lysandre laisse tomber son arc pour essayer de s'en défaire sans y parvenir tant la bestiole s'est arrimée sur elle. Un point ganté, surgit de nulle part écrase la tête de l'oiseau, faisant basculer le corps au sol. Elle n'a pas le temps de remercier l'intervenant qu'elle récupère l'arc. Elle sent son épaule hurler sous la tension qu'elle inflige alors qu'elle tend la corde. Mais son carreau se plante et vibre dans le torse d'un des traîtres qui allait faucher de sa hache le jeune page. Elis! Qu'est ce qu'il fait la! Pourquoi ne s'est il pas mis en sécurité, à couvert?

Lysandre tente de le rejoindre tout en essayant de repérer Alexander. Mais le Prince s'est plongé au coeur de l'affrontement et la seule chose qu'elle distingue est l'éclat de l'acier qu'il manie. Impossible de dire de sa position si il a subit d'autres blessures. Dans un sursaut de volonté, la jeune femme fait se lever un grand vent qui devient une langue sévère et farouche. Renversant comme des quilles les adversaires les plus proches du Commandant. Lui offrant quelques précieuses secondes. Elle est aux cotés d'Elis, mais vacille sous la fatigue. Sa magie est épuisée, son épaule la lance terriblement. Ils doivent s'écarter,  disparaître à la vue de leurs opposants, mais elle n'arrive plus à réfléchir. Lasse, au bord  de l'épuisement,elle compte les coups qui lui restent. Dix. Dix traits. Il faudra que chacun d'entre eux soit crucial.


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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère aîné d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

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Une odeur pestilentielle  semblait s’élever tout autour d'Alexander et de ses soldats qui fonçaient tête baissée au devant de l'ennemi, appuyé dans leur course par les archers d'Isnar qui formaient une ligne protectrice. Un dégoût et un gout âpres sur la langue n'aidaient pas à se sentir au mieux face à eux. Peut-etre étais-ce cette magie , peut-être sa blessure, mais quelque chose n'allait pas. Ses soldats avaient -ils la même sensation ? Pourtant son épée tient bon face à celle du soldat blafard qui portait l'armure du sud. Ce dernier était vif, et lui tenait la dragée haute dans le combat alors qu'un Loup d'Isnar vient lui prêter main forte en s'attaquant à l'une des bestioles qui tentait de le prendre à revers. Le bruit métallique du combat s’élevaient dans la semi pénombre d'une fin de journée déjà bien occupée.

Le corps de son ennemi qui fut mis à bas tomba comme une masse sur le sol dans un bruit de tintement métallique  , mais pas le temps de se réjouir alors qu'un autre soldat pourtant l'armure du nord cette fois ci, arrivait avec quelques bestioles. Derrière cette ligne se trouvait toujours l’étrange homme qui les avait interpellé en sortant de l'ombre. Il n'avait pas bougé d'un poil restant là à observer le combat. C’était lui qui les commandait, du moins pour Alexander, et si il arrivait jusqu’à lui, le combat aurait peut-etre une issue favorable et surtout il pourrait le questionner sur qui il était. La mélée se précisait, les corps s’entrechoquaient autant que les armes, parfois on entendait siffler des flèches tout pret d'eux, des cris .. du sang. Au loin, il cru percevoir le cri d'une femme, il se retourna pour voir une créature ailée s'attaquer à la princesse, mais plongé au coeur de son propre combat il ne pouvait lui prêter de l'aide. De rage il s'élança plus loin dans la mêlée, au bord même de l'ombre brumeuse qui lui faisait face.

Enfin il se retrouva à une quinzaine de mètres de l'individu protégé derrière lui par trois hommes qui faisaient barrage . Il était grand temps de faire cesser cette mascarade. Il souleva la neige encore pure  , crispant sa main en changeant la poudreuse qui devenait cristaux piquants et l'envoya en direction de l'homme qui d'un geste de la main écarta le danger que pouvaient représenter ses milliers de petits cristaux de glace.


- De la glace ? vous êtes décevant Prince du Nord.

Décevant ? La colère grandissait en lui, autant que la douleur qu'il ressentait au creux de son épaule. Il y avait pourtant une certaine chaleur qui s'en dégageait, mais de cette chaleur provenait aussi une avancée dans son corps, comme un acide le rongeant de l’intérieur. Il se sentait faiblir, il le savait mais il i'ignorait comment faire pour reprendre le dessus. Cependant il fallait agir vite avant que ses jambes ne puissent plus porter l'homme épuisé de fatigue. Il regarda l'etranger qui se moquait de lui. La fierté d'un homme n'est jamais à oublier. Il se mit dans une colère sombre il n'en avait pas fini avec lui. Cristallisant tout ce qu'il avait comme pouvoir, son regard azur se muant en une teinte orangée alors que de son corps entier semble prendre feu, et pour la première fois depuis l'arrivée de l'ombre, l'homme semble étonné de ce qu'il voit. S'il avait bien fait ses devoirs il savait que le Prince était bénéficiaire du pouvoir de glace et avait pu s'y préparer, mais ce pouvoir de feu n’était pas connu hors des hommes d'Isnar et de la famille royale, comme un sujet tabou que l'on n'ose guère avouer.

- Alors on va faire plus chaud

Alexander lança une attaque aussi flamboyante que brève, le feu s’échappa de lui brûlant tout ce qui se trouvait devant lui canalisant tout ce qui lui restait de force pour qu'une flamme vengeresse n'aille frapper l’étranger.
Ce fut le silence qui retomba d'un seul coup.
Les loups se muèrent de nouveau en ombre disparaissant avec l'air putride comme s'ils n'avaient jamais existé.
L'étranger avait disparu.
Les soldats ennemis tombèrent dans la neige.
Il ne restait rien d'autre de cette bataille qui semblait n'avoir jamais eu lieu.
L'on entendait plus que les respirations des Loups d'Isnar, épuisés, ou leurs cris pour les plus touchés. Se retournant pour observer, quelques hommes ne se relèveraient pas .. Alexander, toujours porté par l'ardeur du combat, tenta de s’avancer vers le plus gros des troupes prenant appuis de son épée dans la neige souillée de sang. Cependant il avait présumé de ses forces et il bascula dans la neige le regard porté au ciel alors que sa respiration se faisait plus dure à trouver.


Des hommes s'élancèrent jusqu’à lui. Déjà il n'était plus là, son regard bleu étant devenu aussi blafard que ceux des cadavres.

Aucun d'eux ne pu arriver jusqu'au Prince, en un seul instant, le temps semblait s'etre arreté. Il n'y avait plus de bruit, les soldats étaient figés dans la course, la neige elle meme stoppa sa tombée vers le sol. Une seule personne semblait etre insensible à ce charme temporel. Lysandre. C'est à cet instant précis que la sorcière blanche fit de nouveau son apparition, se posant à genoux aux cotés d'Alexander.


- Alexander, revenez ..

Un souffle rauque venant du corps princier.

- Lysandre, parlez lui. Il est dans le monde des Ombres. Elle  prit la main de Lysandre qui s’était approchée afin de la poser sur celle du prince - Dites lui de revenir c'est le seul moyen. Il doit suivre votre voix

Se saisissant d'une lame, elle rouvrit la plaie provoquée par la flèche reçue plus tôt et qui s’était déjà refermé permettant au mal de rester en lui. Un sang noir de jet s'écoula de la plaie.

Dans le monde des ombres, il s'était relevé sans aucun problème. Il ne sentait plus ni de peine, ni de fatigue et encore moins de douleurs. Il restait là, debout à regarder autour de lui s'échinant à retrouver qui il était et pourquoi il était là. Là, ce mystérieux endroit si sombre qu'il ne voyait pas plus loin qu'une longueur de bras. Là où il n'y avait rien que le noir, un noir de mort et de vide qui lui fonçait dessus pour le dévorer. Dans le lointain pourtant, il lui semblait entendre quelque chose, des voix lointaines.

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Alyxian

Je suis l'ombre, je suis la créature qui rôde dans l'obscurité, je suis la nuit et je suis ce cauchemar sans fin qui dévore ton âme un peu plus chaque fois que tu clos tes paupières. Mais après tout, la mort n'est-elle pas la plus belle de toutes les aventures ?

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Sofia Boutella© Avengedinchains
Dans le monde des ombres, tout semblait tranquille …

Nul hurlement, nulle souffrance et nul trouble. Rien qu'une paix absolue qui régnait en maîtresse sur les environs, sous-bois teint par une encre sombre mais néanmoins apaisante. Les hommes avaient tendance à craindre la nuit, mais lové dans les couvertures chaudes et douces, le rêve n'était-il pas aussi agréable que le sommeil ? De ce lieu sans frontière et sans limite, qui donnait sans jamais exiger, qui rendait possible le voyage jusqu’aux confins mêmes de l'imagination. Du souvenir. De la peur parfois, mais de cette peur qui toujours se dissipait lorsque les paupières papillonnaient.  La nuit inquiétait, mais la nuit était pourtant la plus douce de toutes les phases de la vie. Languissante. Câline. Comme le souffle tiède d'un vent de fin d'après-midi qui caressait le visage du bel endormi. Même les arbres étaient là, se dressant dans les brumes obscures. Tendant leurs branches qui s'agitaient doucement sous l'effet d'une légère bise.

La forêt se découpait comme au travers d'un voile sombre, et même si cette impression de flou pouvait déstabiliser, il fallait tout de même être honnête : ce lieu avait d'indéniables accents de beauté. D'ataraxie presque. Le calme et l'apaisement régnaient en maître, et tandis que les arbres se découpaient au loin telles des ombres chinoises, ce fut bientôt une petite silhouette qui s'approcha du prince.

De longs cheveux blonds mal coiffés, d'immenses yeux bleus écarquillés, et des petites mains qui malmenaient le tissu de sa robe blanche, symbole du trouble de cette enfant perdue dans les limbes. Marchant pieds nus, d'une démarche maladroite. Elle était jeune. Très jeune. Et pourtant, sa tête dodelinant de droite à gauche comme pour mieux appréhender cet étranger, elle s'avançait vers lui avec une innocence courageuse. Tendant bientôt une petite main qui arrivait à peine à la hanche du prince Alexander d'Isnar, tandis que ses doigts venaient tâter la surface rugueuse des pans d'armure avec curiosité.

« Tu es qui ? »

Question maladroite d'une petite fille maladroite, mais fermement campée près de cet inconnu, elle le regardait dans les yeux avec un intérêt sans faille. Sa main glissant bientôt jusqu'à s'approcher de cette épée qui la fit aussitôt reculer.

« Tu es un méchant ? »

Elle était maladroite, elle était naïve aussi. Posant de la plus simpliste des manières, cette question à laquelle il aurait pourtant été si compliqué d'offrir une réponse franche et honnête. Après tout, le propre des qualités n'était-il pas d'être totalement subjectif ?

Mais mue par cette curiosité enfantine, voilà que l'enfant se rapprochait de nouveau jusqu'à toucher Alexander encore une fois, mais une voix vague qui résonna dans le lointain provoqua aussitôt un sursaut de l'enfant qui se lova aussitôt contre le prince. Ses petits bras entourant la cuisse de l'homme sans plus vouloir le lâcher.

« Non ça revient ! Quand on entend les voix, des choses mal arrivent ! Protège-moi s'il te plaît ! »

Ses petites lèvres tremblaient, tout son corps tremblait d'ailleurs. Sans craindre de se blesser, l'enfant venait de cacher son visage tout contre l'armure, étouffant bientôt un sanglot tandis qu'on pouvait distinguer ses nouvelles suppliques : « Pas les voix … pas les voix … »

La nuit n'était pas forcément porteuse de malédiction, mais ces voix semblaient terrifier la petite. Troubler le cœur de cette enfant innocente. Briser l’harmonie calme du lieu.

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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


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De plus en plus, Lysandre prend conscience qu'elle ne peut rester au centre des archers. Sa simple présence attire d'avantage de dangers sur eux. Elle est la seule que l'immonde vautour ait attaqué de  cette manière. Les congenères du volatile se contentent de plonger sur les défenseurs, de se servir de leurs serres pour blesser, déchiquetter, éborgner. Flash-ball à plumes. Tout aussi clairement, ses forces déclinent. Elle devient un poids plus qu'un atout et sa fierté n'est pas si grande qu'elle n'accepte de le reconnaitre. Dans un sursaut agile, la jeune princesse rejoint le petit page. A peine plus agé un enfant. Il devrait être en sécurité. Acidité de la colère face à la négligeance du Prince pour son serviteur. Néanmoins, lorsqu'elle tourne la terre vers la haute silhouette, elle doit admettre de l'admiration.

Il se bat sans compter, et chacun de ses coups porte. Les cuirasses s'effondrent, s'effritent. Sa blessure ne parait pas avoir le moindre  impact sur son agilité mortelle qui rappellecelles des grands fauves de Khamsin. Sans le quitter des yeux, la jeune femme décroche la cape qui la recouvre. La teinte incarnat, soleil levant sur la neige, les désigne avec trop de facilité. Aussi elle la retourne. La laine crème est bien plus discrète et elle recouvre les pans autour des épaules d'Elis, puis des siennes. Ils disparaissent presque totalement, formes découpées qui se confondent avec le relief. Soudain elle se crispe, car en place d'un nouveau duel, se trouve face au Guerrier la mystérieuse présence.  L'homme, dont les motifs sont brouillés, ne semble pas craindre l'acier d'Alexander. Elle sent ses lèvres bleuir sous la vague de froid acerbe qui s'élève soudain. Malgré elle, elle se redresse. La puissance de la magie chante limpidement dans le sang du Prince. Sortilèges qui les réunissent et les séparent tout autant. Avant que son souffle ne s'altère devant sa maitrise parfaite de l'Eau. Là ou elle balbutie dans ses progrès, il est impressionnant de maitrise. Malgré la distance, malgré le danger, elle  est captivée par la symphonie acérée de ses cristaux. Qui sont balayés de la main par un geste à l'insolente indolence.
La colére l'étreint en même temps que celle du Commandeur. Comment ose t'il! Autour des deux belligerants, les luttes se taisent. Les deux camps observent leurs chefs et les troupes forment un demi cercle informel. Dans la tradition la plus ancienne, celui qui est vainqueur de cet affrontement remporte la bataille. Une coulée de lave jaillit d'Alexander, calcinant son horizon immédiat. Lysandre est figée sur place de cette découverte. Il maitrise le Feu! Il maitrise l'un des dons de Khamsin, tout comme l'Eau murmure à son âme. Aucun rapport, aucune rumeur. Son Père, ses espions, aucun ne se doutait de ses capacités. Elle n'arrive pas à percevoir si l'embrasement a atteint sa cible, mais tout bascule à nouveau. Ses oreilles deviennent presque douloureuses, à l'instar d'une bulle de pression qui cède.

Ils sont seuls. Il ne reste rien de ceux qui les ont attaqués. Les Traitres  d'Isnar et Khamsin sont fauchés par une main invisible et s'effondrent dans la neige souillée. Les corps sans vies paraissent être aspirés sur le sol. Lysandre a beau savoir qu'il est impératif qu'ils en sachent plus sur ce groupuscule rebelle, en quelques secondes, il n'en reste plus aucune trace. Pas plus des vautours que des molosses. La fatigue l'écrase comme une chape de plomb. Elle se déplace dans un univers qui lui oppose resistance pour tout mouvement. Elis s'est déjà élancé vers son chef et son lieutenant. La jeune femme s’emmitoufle à nouveau dans la cape alors que ses yeux châtaignes se teintent de tristesse pour les Loups qui ont perdu la vie dans l'affrontement.

D'un pas plus régal, plus posé, elle se dirige à son tour vers Alexander. Laissant la primeur de le rejoindre à ses hommes. Son épaule est devenue une masse bourdonnante, fourmillante de douleur. Mais elle n'ose pas. Elle n'ose pas regarder sa plaie, surtout que d'un cou, il s'effondre d'une masse sur le sol, marionnette à qui l'on a coupé les fils. Sa blessure oubliée, elle se précipite vers lui et ses pensées éparses appréhendent à peine qu'aucun de ses guerriers  ne parvient à ses cotés. Elle reconnait la femme agenouillée aux cotés du Prince. Sa respiration est sifflante, brutalisée. Son visage blémit lorsqu'elle réalise la teinte morbide de ses traits. Il parait aux portes de Thanatos.

-Moi, mais.. je le connais à peine et... -Nul doute que dans ses prunelles, les questions se précipitent et se bousculent. La Sorcière Blanche secoue la tête avec douceur et compassion.
-Patience, ma petite. Le temps presse. Tout vous sera expliqué plus tard. Il a besoin de ta Voix. Je te demande de me faire confiance, tout comme Agam me fait confiance.
Dans sa main, celle d'Alexander est froide. Et cette blessure, cela aurait du être la sienne. Si il ne s'était pas interposé à la dernière seconde, la flèche se serait implantée dans sa chair. Elle ne doit son salut qu'à ses reflexes. Elle entrelace ses doigts aux siens alors qu'elle adopte une posture miroir à celle de la Sorcière. Elle hésite. Se trouve à court de mots.

-Alexander, revenez. Vous êtes égaré. Vos Loups vous attendent. Isnar a besoin de vous. Vous  venez de gagner  la guerre! Votre peuple vous fera un accueil triomphant. Mais...

Elle s'interrompt quelques secondes, alors que la Sorcière débride la blessure à l'épaule d'Alexander et elle doit retenir une nausée tant l'infection semble déjà enflammer la chair. Tant le sang qui s'écoule est nauséabond et porteurs de sanies contaminées. Un regard de la Sorcière lui indique que ce n'est pas suffisant.

-Je vous jure que si vous ne reprenez pas connaissance dans les cinq minutes, je fausse compagnie à vos Loups, et je chevauche tout droit jusqu'en Khamsin. Et là, tout sera à refaire pour vous! Vous ne voulez tout de même pas aller me chercher jusque dans mon Palais alors que je suis une prise de guerre?

Est ce qu'elle imagine les crispations sur ses doigts? Le papillonnement des paupières? La respiration qui parait un peu moins lourde? Lysandre ne parvient pas à faire le tri entre les stimulis réels et ceux qu'elle imagine. De sa main libre, elle chasse du front fiévreux une mèche brune, empoissé de sueur. Sa peau est brûlante, d'une température malsaine, maladive. Elle prend un peu de neige et la compacte dans un pan de sa chemise en lambeau avant de l’apposer sur ses tempes. La voix de moins en moins assurée, elle reprend. Insufflant dans ses paroles autant de conviction que possible. Il DOIT revenir. Il ne peut pas les laisser. Il ne peut pas la laisser. Non. Elle refuse.

-Vous m'avez sauvé la vie, Alexander. Je ne sais pas comment vous exprimer ma gratitude. Mais ce qui est certain, c'est que je ne laisserais pas cette blessure vous voler la votre! Si vous ne voulez pas que je vienne vous chercher, ouvrez les yeux. S'il vous plait....



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Son Altesse Alexander d'Isnar

J'ai 30 ans et je vis à Isnar, Capitale du Royaume du Nord. Dans la vie, je suis Prince Héritier  du Royaume et Frère ainé d'une fratrie de 3 . . Comme tous les membres de la famille Royale, je possède la capacité  de manipuler l'Eau sous toutes ses formes mais aussi et plus étonnement le feu, élément privilégié de nos ennemis du Sud. Je suis le gardien de la Cité d'Argent, et commandant des Soldats du Nord .Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt Bien. Je peux profiter des charmes de ces demoiselles, mais je n'ai jamais voulu m'engager, la protection de mon Royaume et de mon peuple étant plus important que tout. Je prends très à cœur mon rôle d'héritier, de conseiller de mon Père le Roi. Contrairement à mon frère cadet, je ne vers pas dans la poésie, mais dans les armes. Je passe la moitié de mon temps sur les champs de bataille.

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Le monde des Limbes semblait grouiller d'une vie insaisissable de sens pour celui qui en foulait le sol pour la première fois. Le ciel et l'horizon ne formaient plus ici qu'un linceul noir de jais. Les arbres aux formes morbides sans aucune feuilles semblaient calcinés jetant au ciel leurs branches désincarnées , le sol recouvert d'une poussière noire qui se mouvait sans que le vent ne soit présent. Aucun bruit, aucun oiseau, aucun cri de bête, non juste des sensations. Alexander sentait autour de lui quelque chose d'indéfinissable qui le frôlait dans cette obscurité silencieuse. Le sombre se mouvait dans encore plus sombre, les ombres venaient mourir dans d'autres ombres dans ce paysage désertique. Cette sensation de ne pas être seul ne le quittait pas, pourtant nul bruit ne venait troubler le lieu, mis à part les pas étouffés d'un Alexander qui avançait au hasard dans la poussière d'un sol charbonneux.
Il était perdu, physiquement, psychiquement, se demandant parmi les sensations les plus ineptes ce qui vraiment lui était arrivé. Était-il mort? Perdu en cela au confins du royaume des soldats disparus, car il était soldat, l'amure qu'il portait avait tôt fait de le conforter dans ce qui semblait couler dans ses veines.Le Combat.  Était-il simplement mourant attendant le jugement de son âme pour passer dans le monde des morts ?Avait-il déjà vécu ou naissait-il dans le noir froid d'une vie. Une voix très faible, tout autant qu'une minuscule lueur, là bas au lointain,  s’étaient faites ressentir laissant un faible eccho, sans qu'il n'en comprenne les paroles, puis tout avait disparu . Sans savoir où il était et ce qu'il faisait ici, la seule chose à faire était de rejoindre cet endroit qui lui était apparu un bref instant.  


Il marchait depuis longtemps, toujours droit devant lui. Une heure ? Des heures? Des jours? Combien de temps il n'aurait su le dire , il ne se souvenait pas d'hier, et moins encore d'aujourd'hui..  Le temps existait-il dans un tel endroit ? Avait-il vraiment vu cette lumière ou étais-ce la folie de son esprit qui avait prit forme pour lui donner un espoir de trouver sa voie? Le chemin de sombres poussières n'avait aucune fin.  
L’obscurité se fit plus présente, plus pesante. Un ennemi approchait. mais ce fut une petite fille d'un très jeune age qui se dégagea sans un bruit de l'obscurité et s'avança inquiète vers lui. Elle semblait dans le meme état que lui. Perdue.
Il stoppa ses pas regardant l'enfant calmement comme s'ils étaient seuls au monde. Il ne la craignait pas non. Il était juste là telle une âme vagabonde devant elle, se demandant ce qu'une enfant à la robe blanche faisait dans un tel lieu de désolation. La connaissait-elle ? Etait-elle aussi perdue que lui ?Était-elle un guide qui le mènerait vers ses compagnons aujourd'hui mort ? Ils s'observaient tous les deux avant que la petite ne vienne lui tenir tête avec cette légère obstination enfantine faisant sourire le Prince d'Isnar dont le regard était troublé par l'obscurité.


« Tu es qui ? »
- Je .. ne sais pas trop, je crois que je suis .. perdu. Où sommes nous ?

« Tu es un méchant ? »
La main est portée à son épée alors que la petite s'éloigne semblant apeurée. Il posa un genoux à terre espérant que la peur de ne lise plus sur ce visage poupin, tendant la main vers elle voulant la rassurer par des gestes doux.
- Non.. Non .. Je ne crois pas .. Je n'arrive pas à me souvenir. Mais tu ne crains rien je ne veux pas te faire de mal.

Des voix arrivent derrière lui. Une voix douce et mélodieuse qui semble s'adresser à lui, une victoire .. un nom Alexander ? c'est lui ? .. oui c'était son nom auparavant, Il aime cette voix, elle le rassure et joue pour lui des mots délicats, se relevant pour l'écouter encore et encore, résonnante dans ce monde sans bruit. Pourtant cette voix semblait véritablement effrayer la gamine qui se plaqua contre lui, tremblante de tout son petit corps. Il avait du mal à comprendre pourquoi une jolie voix provoquait autant de peur. Revait-il encore ?

« Non ça revient ! Quand on entend les voix, des choses mal arrivent ! Protège-moi s'il te plaît ! »« Pas les voix … pas les voix … »

Cette voix qui lui avait donné un peu de lumière etait mauvaise ? Non cela ne se pouvait. Son esprit restait embrouillé alors qu'il s’agenouille devant la fille. Il relève sa main droite qui semble s'agaillardir d'une chaleur faible mais apaisante, un peu comme si quelqu'un la lui tenait pourtant il n'y avait que lui et la fillette. La sensation est vite oubliée pour prendre la petite entre ses bras, sortant l'épée de son fourreau de l'autre, face à ce danger vocal qui semble les appeler vers des formes qu'il distingue là bas .. tout au loin. .

- Tu ne dois pas avoir peur, je ne laisserais personne te faire de mal, mais cette voix .. je la connais.. je crois. Il faut que l'on aille voir.

La lumière d'abord très faible rayonnait d'une etrange energie à mesure qu'il s'en rapprochait, son corps entier semblait être appelé vers ce lieu et ces formes. le pas se hatait encore et encore presque courant avec l'enfant contre lui.  
il avait besoin de savoir ce que cette faible lumière cachait. Il stoppa étant arrivé près des formes, deux femmes autour d'un corps allongé sur le sol, corps dont il ne pouvait distinguer les traits. Il posa la petite qui tentait de le tirer en arrière et mit un genoux à terre auprès d'une des formes, sa main venant l'effleurer . L'ombre de sa main disparue comme un papier qui brûle dans le feu provoquant une lumière qui le consumait de l’intérieur. Une douleur profonde au niveau de l’épaule semble le transpercer et l’entraîner au sol contre cette forme allongée avant que ...

-Je vous jure que si vous ne reprenez pas connaissance dans les cinq minutes, je fausse compagnie à vos Loups, et je chevauche tout droit jusqu'en Khamsin. Et là, tout sera à refaire pour vous! Vous ne voulez tout de même pas aller me chercher jusque dans mon Palais alors que je suis une prise de guerre?

L'air frais entra de nouveau en lui dans un soulèvement du torse, la voix faible d'Alexander s’éleva alors qu'il serrait avec peine la main de Lysandre.

- J'irai vous chercher moi même à Shelili. Un fragile sourire se dessina sur les lèvres princières qui retrouvaient quelques couleurs, et un regard azuré d'un ciel froid d'hiver qui s'ouvre à nouveau admirant la plus jolie des femmes qui lui avait été donné de voir, avant qu'une respiration plus forte ne fasse se troubler sa vision d'un blanc laiteux
- Il faut sauver la petite fille.

La sorcière blanche toujours à leur coté pris vivement le visage d'Alexander lui criant avant qu'il ne retombe dans les limbes.

- Alexander NON ! Ce n'est pas une enfant, éloignez vous d'elle !

Une lueur intense envahit le paysage, il n'était pas loin, il ne fallait pas qu'il reparte


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Alyxian

Je suis l'ombre, je suis la créature qui rôde dans l'obscurité, je suis la nuit et je suis ce cauchemar sans fin qui dévore ton âme un peu plus chaque fois que tu clos tes paupières. Mais après tout, la mort n'est-elle pas la plus belle de toutes les aventures ?

Informations supplémentaires ici.


Sofia Boutella© Avengedinchains
Derrière son attitude presque assurée, il était évident que la fillette était habitée par la peur, mais elle n'avait pourtant pas perdu ces petites habitudes qui quelque fois agaçaient les adultes. Poser beaucoup de questions sans jamais répondre à celles reçues en faisait d'ailleurs parti, aussi Alexander ne reçut-il aucune information de la part de cette gamine qui – bientôt – vint se blottir dans ses bras en tremblant. Faibles sanglots s'élevant de sa poitrine tandis qu'elle vint s'essuyer le nez avec maladresse.

« Cette voix c'est le mal … reste avec moi s'il-te-plaît … »

La mine basse, l'enfant paraissait sur le point de fondre purement et simplement en larmes, et pourtant elle se retenait. De toutes ses petites forces. Serrant ses poings comme pour se donner du courage. En tout cas le fit-elle jusqu'au moment où Alexander choisit de passer outre ses conseils pour se diriger vers ces trois silhouettes étranges.

« Nooooon arrêtes ! Arrêtes ! Tu dois pas aller là-bas ! S'il-te-plaît ! S'il-te-plaît !! »

Sa voix sur-aiguë de petite fille devait sans doute transpercer les tympans du prince, mais la blondinette était bien trop paniquée pour se souvenir encore qu'il ne fallait jamais crier près des gens, comme sa maman le lui avait appris. Pleurant désormais à chaudes larmes, elle ne cessait d'implorer Alexander de reculer, de s'en aller, de fuir vite et très loin. Le tout ponctuer de pauvres petites suppliques trempées de larmes. Elle avait peur. Tellement peur. Et lorsque l'homme la déposa à terre afin de pouvoir s'approcher de ces lumières jusqu'à les toucher, la gamine le saisit aussitôt par le bras avant de tirer de toutes ses forces en arrière. Suppliant toujours tandis que ses pieds nus glissaient sur le sable noir, et qu'elle tombait régulièrement à en tacher sa robe originalement blanche.

« Ne me laisse pas toute seule ! S'il-te-plaît ! »

Et qu'elle criait, et qu'elle criait encore.
Et qu'elle pleurait, et qu'elle pleurait encore.

Mais dans la forêt où avait eu lieu l'âpre combat, le prince venait d'ouvrir les yeux à nouveau – la respiration difficile – et la Sorcière Blanche l'enjoignait déjà à la prudence qu'une magie noire et visqueuse comme les Enfers vint la frapper sans crier gare. De plein fouet. Repoussant l'entité protectrice avec violence, juste le temps d'emmener à nouveau sa proie dans les limbes.

Il était revenu …

Et tandis qu'il luttait de nouveau pour ouvrir les yeux, Alexander pourrait entendre les pleurs abondants de la gamine qui s'était roulée en boule contre lui, son petit corps régulièrement agité de lourds sanglots qui semblaient la faire souffrir. Physiquement souffrir. Mais nul besoin d'être médecin pour s'en rendre compte : l'enfant était fatiguée, affaiblie, peut-être même malade. Et si elle devait demeurer dans cette forêt obscure encore longtemps, il n'était pas certain qu'elle pourrait y survivre. Mais malgré tout, le prince remuait à peine que la petite s'interrompait avec une crainte mêlée de surprise, et il eut seulement le temps de se redresser qu'elle se précipitait déjà à son cou.

« Tu es revenu ! Tu es revenu ! Merci ! Merci ! Merci ! Merci ! Merci ! »

Après la longue litanie des suppliques venait celle des remerciements, et l'enfant ne paraissait désormais plus vouloir le lâcher. Comme si elle craignait qu'il disparût à nouveau, si jamais elle fermait les yeux ne serait-ce qu'une seconde.

« Si tu ne fais pas attention, ils viendront te prendre toi aussi, et tu ne reviendras plus. Ils ont pris ma maman et ma petite sœur pour les donner à la jolie dame en blanc … mais elle est méchante en fait.

Sur son visage couvert de poussière sombre, les larmes de la gamine avait tracé des sillons de propreté, et sa petite main ne se séparait désormais plus de celle d'Alexander. Crispée sur les doigts du prince avec toute sa petite force.

« Avec maman et Camilla, on habitait à Esmich, tu sais, et puis la jolie dame en blanc est venue un jour. Elle a dit qu'elle venait pour le roi et qu'on devait venir avec elle … et puis le boulanger a dit qu'il l'avait vu à Isnar avec le roi et qu'elle était gentille, donc on la suivit. Mais elle était pas gentille en fait. Elle a tué tous les ''monsieurs'', même mon cousin Erwan, et elle nous a emmenées ici avec maman et d'autres filles. Pourtant le boulanger il a dit qu'elle était gentille, et que le roi était gentil, alors pourquoi ils ont fait ça ? »

Avec son verbiage d'enfant, la petite était peut-être un peu difficile à suivre dans ses explications, mais Alexander devrait normalement y arriver sans trop de soucis si tant était qu'il était attentif à ce qu'elle racontait. Se stoppant bientôt pour de nouvelles larmes avant de se calmer pour reprendre.

« La jolie dame a dit que le roi nous aimait plus et qu'elle pouvait faire des crasifice* avec nous, mais pourtant le roi est gentil, alors pourquoi il a fait ça ?! Surtout que ça fait mal … elle prend une grande épée et elle tape là ... » que continuait l'enfant en touchant Alexander au niveau du cœur pour lui montrer « … maman a crié quand la dame lui a fait ça, elle saignait beaucoup, et puis la dame l'a emmenée avec elle … et je l'ai plus revu … et Camilla non plus …

Et que les larmes revenaient tandis qu'elle s'était blottie contre le prince, l'air totalement perdue. Totalement à la merci du premier prédateur qui passerait, à commencer par la faim.

« S'il-te-plaît me laisse pas, reste avec moi … »

Les larmes et les suppliques, de retour dans ce corps frêle et fragile.
Tandis que dans le monde des vivants, une phrase et une seule résonna bientôt dans l'esprit de la Sorcière Blanche : « Continue comme ça, et ils sauront ce que tu as fait ».

[*Crasifice = sacrifice … va vraiment falloir que des orthophonistes soient engagés ! lol ]

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Princesse Lysandre de Khamsin
J'ai 19 ans et je vis à Shelili,capitale du Royaume de Khamsin. Dans la vie, je suis Princesse, seconde dans la lignée et je m'en sors à peu près bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par la volontée de mes parents et je le vis plutôt mal.


Lysandre, n’ayant pas le poids de la future couronne sur les épaules, a toujours bien profité de son statut de cadette. Là où Daphnée se devait d’être parfaite, les frasques de la plus jeune passaient à peu près. L’étau se resserre d’années en années, la guerre meurtrière et éternelle qui fait rage à leurs frontières n’enclin pas ses parents à lui laisser la bride sur le cou. Néanmoins, ils l’ont laissés libre de poursuivre ses propres centres d’intéret. C’est ainsi qu’en plus des arts de l’étiquette et de la diplomatie, auxquels elle est assez peu réceptive, la Princesse a eu pour maitre d’arme un ancien guerrier choyé par les soldats du château pour sa bravoure au combat.
La situation s’est compliquée pour la jeune femme lorsque sa sœur atteint ses vingt ans. Décidés à marier les deux princesses, de manière à prolonger la lignée royale sans héritier mâle, les propositions n’ont pas tardés à affluer. Si Daphnée a embrassé ce futur avec enthousiasme, ce n’est pas le cas de sa soeur qui jusque là a refusé tout prétendant. Jusqu’à provoquer la colère royale de son père qui a décidé qu’elle convolerait en même temps que son aînée au printemps de ses vingt et un ans. Il reste donc un peu moins d’une année à Lysandre pour faire changer d’avis son père. Et le convaincre qu’elle est tout à fait capable de mener les hommes à la Guerre, tout autant que ses maréchaux. Refus absolu.


Keira Knightley   google


Lorsque le givre se dévoile Étole,
Les lointains tambours du cœur assoupi
Rythment la peur d'un émoi babiole.
La brûlure de ses paumes harpies

Déchire les ombres conquistadors.
Caresse d'un murmure évanescent :
Reviens vite, ta conquise t'adore.
Eau languide d'un regard caressant.

Lysandre dit ce qui lui passe par la tête. Ce qui pourrait avoir un impact. Il n'y a ni filtre, ni réflexion. Le simple sentiment d'une urgence vitale. Qui la dépasse elle. Qui dépasse la Sorcière Blanche. Le Prince est retenu prisonnier d'un maléfice qui menace sa vie. Ses fonctions vitales se ralentissent et elle pourrait jurer que sous ses doigts, sa peau prend une température de plus en plus basse. L'impuissance qui brise ses membres, son incapacité à faire plus est une torture. Pourquoi n'a t'elle pas hérité de la Magie du Feu comme Daphnée! Elle pourrait créer une flambée pour repousser ces griffes givrées qui le maintiennent. Malgré tout, ses paroles volent, planent, tombent au creux de l'oreille du Prince. Pas une seconde, elle n'interrompt le courant sinueux de ses mots vers lui. Elle s'accrochent à la certitude de la Sorcière Blanche qu'il Peut revenir.

Un gémissement. Si faible qu'elle ne l'aurait sans doute pas perçu si elle n'était courbée sur lui. Le soulagement qu'elle ressent laisse derrière lui une vague puissante. Qui la balaie. Elle ne peut retenir un éclat de rire tremblant à sa bravade. Et le sourire qu'il lui adresse est de ceux qui déchirent un ciel nuageux. Lysandre respire à nouveau. Ses épaules se relâchent, sans qu'elle ne le quite du regard un instant. Et c'est un cri d'horreur qui franchit ses lèvres exsangues lorsque l'azur de ses iris prend une teinte blafarde.

-NON! NON! Alexander! Reste avec nous!

Une petite fille? Quelle petite fille. Au coeur de son cauchemar? Et l'intervention de la Sorcière semble confirmer le danger de la vision. Une force brutale semble frapper celle-ci. Son visage se crispe sous une douleur soudaine, comme si elle ployait sous un poids monumentale. Le sortilège qui les maintenait hors du temps s'effondre alors qu'elle lutte directement avec... Avec Lysandre ne sait pas exactement quoi. Mais les soldats ne voient qu'une chose. Le corps de leur Prince inconscient et la Princesse ennemie qui se tient bien trop proche de lui à leur gout. La pointe d'une lame acérérée est soudainement prête à découper sa jugulaire, brandit par le guerrier le plus proche. La peur et la résolution se lisent sur son visage.

-Éloignez vous de notre Commandant, Princesse. Immédiatement. Je ne vous laisserais pas l'ensorceler plus longuement.
Qu'Eole la protege des idiots et des soldats trop zélés. Sans relâcher la main d'Alexander, elle tourne à peine la tete vers l'homme qui la menace.
-Si je le quitte, il meurt. Faites confiance à la Sorcière.
Elle balaie du regard les hommes qui se rassemblent. Le soldat finit par baisser l'arme. Incertain. Mais le ton de la jeune femme n'est pas celui d'une femme qui craint pour sa propre vie. Très brièvement, Lysandre se relève. Maintenant les doigts d'Alexander entrelacés. Coûte que coute. De l'autre, elle porte les mains à sa bouche pour un sifllement aussi puissant qu'ultra aigue. Si elle n'avait pas eu l'attention des Loups, c'est chose faite.

-Montez le camp! Organisez entre vous des quarts de gardes. Votre Prince n'est pas en état de chevaucher d'avantage et la nuit tombe.
-Vous n'avez pas d'ordre à nous donner! Gunther et le Prince sont...

Elle finit par faire le lien entre le lieutenant et Gunt' et ne laisse pas le plancton finir sa phrase. Il y a bien plus urgent.
-Gunther va aller faire soigner sa jambe. Vous avez bien un médecin de campagne? Qu'il s'organise pour soigner les blesser les plus urgents! Je veux dans les cinq minutes un brasier incandescent près de votre Chef. Il est saisi d'un froid qui n'a rien de naturel.

Est ce par ce que Gunther donne son accord d'un signe qu'elle ne perçoit pas ou parce que les hommes réagissent à l'autorité absolue qui résonne dans sa voix, elle l'ignore. Mais rapidement, alors qu'elle retourne au chevet d'Alexander, les Loups s'organisent. Quelques minutes plus tard, les hommes ont soulevé Alexander pour l'installer sur un pavois de fortune qui l'isole du sol gelé. Le feu attendu irradie bientôt sa chaleur autour d'eux et Lysandre se permet de respirer un peu plus librement. Elis ne la quitte pas d'une semelle et c'est d'une voix beaucoup moins dure qu'elle s'adresse à lui.

-Elis, demande à votre cuisinier attitré de préparer un bouillon. Dans les fontes d'Athénée, tu trouvera des épices de Khamsin. Demande lui de les intégrer. Je te promets que cela ne l'empoisonnera pas, mais elles mettront du Feu dans ses préparations et fouetteront son sang.
Le petit page s'execute sans protester et il sort bientôt des pensées de Lysandre. Elle a repris sa litanie auprès du Prince, sans que celui ne montre le moindre changement.

A coté d'elle, la Sorcière Blanche a posé les mains à l'endroit de sa blessure et parait prise dans une transe profonde. Elle projette un flot d'énergie bienveillant qui s'écoule dans le monde des ombres. Créant une lumière sereine qui n'a pas sa place. Mais qui surtout marque pour l'Egaré le portail que son Inconscient doit prendre. Une pierre pour qu'il ne s'égare pas. Un repaire. un Phare dans ces tempêtes obscures. Elle inspire sèchement aux mots qui s'impriment dans sa boite cranienne. Tristesse. Une immense tristesse doublé d'une certitude absolue. Sa résolution ne flanche pas. Elle projette de la même manière vers la Présence etouffante :- Aucun de mes actes n'est honteux. J'ai agis pour le Bien, et pourtant, je regrette chaque jour ton absence. Tu es mensonge et Dissimulation.

Lysandre ne perçoit rien de ces échanges. Essaye d'insuffler un peu de vie au Prince qui, elle le jure, s'éloigne des Vivants à chaque seconde. D'une secousse, elle libère le lien qui nouait ses mèches sombres, les laissant se déployer en paravent autour de son visage. Elle se penche sur l'homme qui vient de modifier si profondément son existence en quelques heures. Ils sont liés. Ils ont mis fin à la Guerre.  

-Tu n'as pas le droit de te laisse abattre maintenant. Tu n'as pas le droit de me laisser affronter nos Pères seule.

Elle ploie encore. Anxieuse de percevoir le moindre souffle vif qu'il exhalerait Sans réfléchir, sans analyse, elle dépose un baiser aussi fragile que furtif sur ses lèvres inanimées. Un baiser d'aile de colibri, à peine perceptible. Déjà, elle se redresse. Choquée par son geste. Elle n'aurait jamais prendre une telle liberté. Mais le bruit du camp qui s'installe autour d'eux lui assure que nul n'a percue son baiser coupable.





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