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LE TEMPS D'UN RP

La randonnée - nukaven

madimax
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madimax
Lun 16 Oct - 19:52
Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
   Ils s’attirent mais se fuient. La crainte. Les doutes. Les traumatismes. Les règles.
Ils s’attirent et se tournent autour. Deviennent complices loin de la secte.

 
madimax
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madimax
Lun 16 Oct - 20:03

Corey
Barnes

J'ai 36 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis oak au sein d’une secte et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et traumatisé et je le vis plutôt pas bien.

- C’est encore loin ?, demande James dans un soupire, comme s’il était en train de vivre l’expérience la plus effroyable de son existence alors même qu’il connaît bien pire lorsque les randonnées sont synonymes d’une activité bien moins plaisante.
Parce que oui, cette randonnée est bien réelle et implique une longue marche jusqu’à atteindre un spot repéré par le Oak quelques jours plus tôt afin qu’ils passent la nuit à l’abri dans des tentes, dans un confort moindre, mais qu’il apprécie particulièrement.
Corey n’a pris que trois garçons avec lui – craignait qu’une jeune fille soit mal à l’aise en compagnie de plusieurs mecs même si cela semble hypocrite qu’il y pense maintenant alors qu’il n’hésite pas à les mener vers des monstres à longueur de temps.
Il chasse rapidement cette pensée de son esprit et se tourne vers James, un sourcil levé et les bras écartés. – Si tu traînes autant, les quatre heures restantes se transformeront rapidement en huit heures alors économise ton énergie et avance, insiste-t-il assez fort pour qu’il puisse l’entendre correctement.
Le jeune fait la moue, mais Corey lui fait comprendre d’un regard qu’être ici, c’est bien mieux qu’être dans une maison sordide à faire un film dégueulasse pour des porcs qui se satisferont de voir des gamins être malmenés comme des poupées de chiffons.
Tony, le second membre de l’expédition semble comprendre le message plus rapidement et aide son ami en l’attrapant par le bras, le poussant vers l’avant jusqu’à être ceux qui ouvrent la marche. L’Oak garde un œil sur eux, mais il sait qu’ils ne risquent pas de prendre la fuite ou faire n’importe quoi : ils ont trop à perdre dans cette histoire.
Ne reste que lui et Michal.
Michal qui est à l’origine de la création de cette activité. Jamais encore aucun jeune n’avait eu droit à un tel traitement de faveurs et les deux premiers n’ont pas compris, au départ, qu’ils n’allaient pas à l’endroit habituel, mais bien au milieu de la nature, à deux heures de route de New York. Leurs yeux se sont agrandis quand, dans le pick-up, ils se sont rendu compte qu’ils allaient à l’opposé de la ville et ça a légèrement fait sourire Corey. Un sourire discret. Un sourire coupable, aussi. Parce qu’il sait leurs angoisses et que ça le ronge parfois, quand il y pense trop. Alors le plus souvent il éteint son cerveau, s’active à La Ferme, part faire une balade en moto ou fait des randonnées, comme aujourd’hui.
Michal ne connaîtra que cette version de la randonnée, Corey s’en est fait la promesse et il ne laissera jamais personne le contraindre à faire quelque chose qu’il ne veut pas. Et il sait, le Oak, il sait qu’il est prêt à avoir du sang sur les mains pour le protéger et cette pensée ne l’effraie pas.
Parce que depuis leur dernière entrevue, il s’est encore plus attaché, même s’il refuse de l’admettre, même s’il ne pourra sans doute jamais le dire.
L’Oak tourne la tête vers le jeune polonais, un mince rictus aux lèvres, chassant le reste de ses idées. – Je ne l’ai pas encore dis à James, mais il a oublié son sac de couchage dans le pick-up, fait-il en toute innocence. Il aurait pu lui en faire la remarque, mais il avait prévenu : chacun gère ses affaires et si il y a un oubli, tant pis. Corey gère déjà la nourriture et les kits de premiers secours, il n’allait pas en plus faire les sacs des trois jeunes. – Je ne sais pas s’il sait comme les nuits sont fraîches dans les forêts, mais il va vite le découvrir. C’est vache, mais cette pensée l’amuse un peu. – À moins que t’aie une solution à ce problème ? Expert en nature, pas vrai ? Woudoudou te met déjà à l’épreuve. Ajoute-t-il en lui adressant un regard amical et sans doute trop appuyé.
nukaven
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nukaven
Lun 16 Oct - 23:43

Michal Wisniak
J'ai 24 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis un boulet et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

La réticence des deux autres le fait marrer.
Encore plus, quand c’est James qui se plaint le plus. James qui se la raconte toujours le plus à la Ferme, James qui semble avoir tout vu et fait encore plus de choses.
Y’a ce sourire d’installé aux coins des lèvres de Michal alors qu’il l’entend se plaindre à voix haute. Rictus qui ne fait que s’étendre aux réponses de Corey, et c’est avec un effort surhumain qu’il se retient de rire.
Il revit, ici. Loin de l’agitation de la ville. Le vent qui s’infiltre dans les boucles brunes, la sensation de la terre sous ses baskets, le poids du sac à dos sur ses épaules pour mieux remplacer celui des attentes des autres. Michal observe partout, remarque le passage des animaux, devine les espèces, note ce qu’ils pourront grignoter.
Et Corey. Corey, avec lui. Comme si les deux autres n’existaient pas, trop loin derrière à en chier au milieu des collines boisées. Corey, qui lui parle. Corey, qui lui confie l’erreur de James. Cette fois, Michal est incapable de contenir son rire. Ça résonne dans la forêt, attire sans doute l’attention de ses camarades derrière. Tant pis.
“Une fois, j’ai dormi dehors parce que ma mère était saoulée de moi. J’me suis foutu dans un tronc d’arbre.” Campagnard par excellence. Le retour aux sources alors que ses doigts effleurent le feuillage pendant qu’ils marchent. “Mais j’suis pas certain que l’autre précieux derrière apprécierait la compagnie des termites.”
Il jette un regard par-dessus son épaule en même temps qu’il cause, se marre en voyant la grimace sur le visage de James alors qu’une branche manque de lui claquer en pleine face. Michal, lui, est dans son élément.
Son attention retombe sur Corey, et il relève les yeux pour mieux trouver ses traits. Sursaut du cœur. Ses joues qui rosissent, sans doute.
“Merci de m’avoir enfin emmené, j’commençais vraiment à me dire que j’étais un paria.”
Ses yeux croisent ceux de Corey, et Michal rigole. C’est incontrôlé, baigné dans une gêne innocente. Et pourtant, il ne regarde pas ailleurs. Fait confiance à ses capacités pour se déplacer sans se prendre quelque chose, au contraire de James derrière.
Quand ils arrivent dans la clairière prévue pour le camping, Michal laisse tomber son sac à même les feuilles jonchant le sol. Il s’avance vers un des arbres, la main droite déjà accrochée à une branche pour se hisser un peu plus haut.
“Mais qu’est-ce que tu branles ?” Tony crache ses poumons en même temps qu’il cause. Michal, lui, respire toujours correctement.
“J’prends de la hauteur voir si y’a des traces de passage, à moins que tu veuilles pioncer avec un ours.” Il regarde sa main droite en même temps qu’il parle, observe cette vieille cicatrice.
On déconne pas avec les ours.
Puis il se laisse retomber, s’essuie les mains les unes contre les autres pour se débarrasser de la terre. Et c’est de Corey qu’il se rapproche, le sac de sa toile de tente entre les mains. Sa voix est basse quand il cause — il a plus confiance ici, mais assez pour se moquer ouvertement d’un autre.
“James se fera peut-être tabasser par un écureuil, mais on devrait être tranquille.”
Et ça le fait se sentir un peu bizarre, de se savoir si loin de tout avec lui. Comme si les deux autres n’existaient plus. Comme si tout ça, c’était pour lui, et simplement pour lui.
Michal balance sa toile de tente — c’est beaucoup mieux que les merdiers qu’il se traînait en Pologne — et la replace correctement sur un coin plus plat. Il observe les autres faire, et rigole dans sa barbe au positionnement choisi par James.
Comme Corey avec le sac de couchage, il ne lui dira pas qu’il vient de s’installer sur une souche. James serait capable de lui dire qu'il sait mieux que lui. Alors c'est de l'Oak qu'il préfère se rapprocher, décidé à l'aider à poser sa tente du mieux possible.


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madimax
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Mar 17 Oct - 0:30

Corey
Barnes

J'ai 36 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis oak au sein d’une secte et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et traumatisé et je le vis plutôt pas bien.

Même s’il marche devant avec Michal, l’Oak lance quelques regards en arrière, surveille que les deux derniers sont toujours dans les parages, en vie.
Il n’a pas envie d’en perdre un durant le week-end – ce serait une vraie catastrophe et les hautes autorités de La Ferme lui passeraient un sacré savon et lui interdirait sans doute de faire d’autres randonnées de ce genre.
Corey a déjà eu de la chance qu’ils acceptent celle-ci. Il a argumenté pendant un bon moment, à dire que ça leur ferait du bien, qu’ils seraient moins anxieux pour les autres activités et que ça renforcerait la cohésion du groupe. Des conneries. Sa seule volonté était de faire plaisir à Michal, rien d’autre. Mais ils ne doivent pas être mis au courant de cette proximité entre eux, alors l’Oak a raconté toutes les conneries plausibles et a eu l’autorisation de mettre en place des petites choses ici et là.
Et cela lui fait du bien aussi d’être dans la nature, avec les jeunes – avec un, particulièrement, les deux autres ne sont là que pour sauver les apparences.
Une fois, j’ai dormi dehors parce que ma mère était saoulée de moi. J’me suis foutu dans un tronc d’arbre. Corey regarde Michal avec surprise, un sourcil levé. Il ne devrait pas être étonné. Les parents agissent étrangement et vu les siens, il ne devrait pas se dire que les autres sont moins pires ou mieux parce qu’ils sont potentiellement tous des déchets indignes d’avoir des enfants. Mais j’suis pas certain que l’autre précieux derrière apprécierait la compagnie des termites. - Non, j’pense qu’on l’entendrait hurler pendant dix minutes et il abandonnerait vite, répond le trentenaire dans un sourire.
Lui aussi quittait parfois la maison pour dormir ailleurs ; il n’était pas à côté d’une forêt ou d’un bois, alors il se réfugiait au sommet des immeubles et restait là, sur les toits, à attendre le sommeil ou une punition divine. Son père lui répétait bien que même Dieu ne l’accepterait pas et que la foudre le tuerait un jour. Alors Corey attendait les soirs d’orage. Il attendait que la rage du Tout Puissant s’abatte sur lui, mais cela n’a jamais eu lieu. Il aurait aimé le dire à son vieux : tu vois, Dieu m’accepte plus que tu ne le feras jamais. Mais il n’a jamais eu le courage de l’affronter de la sorte, il a préféré prendre la fuite et abandonner la lutte.
Merci de m’avoir enfin emmené, j’commençais vraiment à me dire que j’étais un paria. Les mots du polonais lui permettent de revenir à lui et il sourit en haussant les épaules. – Remercie le grand Woudoudou, c’est Sa volonté, glisse-t-il dans un murmure amusé, complice. Ils savent tous les deux que Woudoudou n’est pour rien dans cette histoire.
Les deux autres suivent malgré tout la cadence, mais mettent un peu plus de temps à franchir les derniers pas jusqu’au spot où ils vont installer les tentes. Corey pose les sacs au sol, s’assure qu’ils sont en sécurité et retourne auprès des trois jeunes au moment où Michal se hisse sur une branche d’arbre en échangeant avec Tony. James, lui, semble se débattre avec sa tente et l’Oak secoue la tête.
Michal revient à ses côtés et il baisse la tête pour l’entendre. James se fera peut-être tabasser par un écureuil, mais on devrait être tranquille. Il laisse échapper un rire, puis se râcle la gorge pour que les autres n’entendent rien. Il est détendu ici Corey, mais il doit quand même être la figure d’autorité et il le sait. – Parfait. Installe tes affaires, on allumera le feu après.
De son côté, il choisi un endroit parfait pour y mettre sa tente et commence à l’installer. Il s’est habitué avec le temps, est bien plus à l’aise qu’à ses débuts, mais accepte l’aide de Michal dans un sourire et à deux, ils terminent en un temps record. – Tu préfères ramasser les pierres pour le feu de camp ou récupérer du bois ? Pitié, dis-moi que tu préfères le bois parce que les deux vont me ramener n’importe quoi ou du bois mouillé, j’en suis sûr, argue-t-il en secouant la tête. Il voit bien que Tony et James sont vraiment pas du tout à l’aise dans la nature.

nukaven
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nukaven
Mer 25 Oct - 0:15

Michal Wisniak
J'ai 24 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis un boulet et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Cette complicité installée dans la façon de se moquer de James est comme un baume au cœur. Et son sourire ne fait que gonfler, beaucoup trop bien installé sur ses lèvres pour en disparaître malgré la présence des deux autres. Tony et James ne pourraient même plus exister, si Michal s’y appliquait réellement. Parce qu’il n’y a que Corey qui compte.
Corey, dont il se tient à côté, les mains occupées pour mieux l’aider à s’installer. Il a choisi un bon endroit, assez plat, et sans racines. Michal se demande si Corey a déjà dormi dehors, si comme lui, il a passé des heures et des heures à arpenter les forêts pour une raison ou une autre. Pour Michal, c’était une façon de s’échapper. S’échapper de l’agitation, qu’importe minime, de son village. Des autres garçons décidés à l’emmerder, des remontrances de sa mère. Des jugements des autres, parce qu’il a toujours été considéré comme bizarre.
Mais là, c’est dans son élément qu’il se sent, entouré des arbres et du bruissement des feuilles. Musique si douce à ses oreilles. Michal ferme les yeux, inspire doucement. Quand il les rouvre, c’est pour mieux observer Corey, discrètement, il l’espère. Remercier Woudoudou, qu'il dit.
Michal a décidé de croire en lui, ce soir.
Le camp se construit. Du coin de l’œil, il voit James enfoncer un piquet avec difficulté. C’est sans doute à cause d’une racine, ou d’une pierre enterrée. Encore une fois, Michal n’intervient pas. Ce n’est que trop agréable à voir, et savoir que l’autre va sans doute passer une nuit de merde est le bouquet final.
Les bras croisés sur son torse, Michal observe. Il sourit, toujours. Comment est-ce qu’il pourrait faire autre chose, quand il est ici, en pleine nature, avec Corey. Que pour une fois, on a bien voulu de lui. Finies, ces idées qui germaient dans son crâne, lui murmuraient que même à la Ferme, il n’était qu’un moins-que-rien. Finies, les peurs stupides d’être plus un boulet qu’autre chose pour les autres.
Alors quand ses yeux retombent sur Corey, Michal sent ses joues rosir un peu. Ça ne l’inquiète pas, l’effort pour arriver jusqu’ici peut très bien en être responsable, plutôt que les battements hasardeux de son cœur. Il rit aux mots de l’autre — et ça aussi, ça pourrait si facilement le trahir.
“Le bois, ouais.” Sa voix est si amusée qu’il ne peut le cacher. Et tant pis, au final. Ça lui importe peu, quand il entraîne Corey entre les arbres.

C’est la lumière du jour qui l’a réveillé.
Ça, ou l’énième plainte émanant de la toile de tente de James.
Michal passe une main lasse dans ses boucles brunes, alors qu’il s’installe sur un tronc d’arbre surplombant un coin légèrement creux. En contrebas, une rivière qu’il observe de ses yeux à peine réveillés. Il a bien dormi. Tellement bien dormi, dans cet environnement qui restera à jamais le sien. Le bruit des arbres, les craquements du passage des animaux, le vent… Nature qui en devient presque maternelle.
Y’a un bruit qui rompt cette musique, pourtant. Michal regarde par-dessus son épaule. Sensation soudaine qui descend le long de sa gorge, plonge dans sa poitrine pour mieux serrer son palpitant. Il déglutit doucement en observant Corey s’approcher.
“Hey,” qu’il murmure, la voix encore un peu rauque. L’effet de la nuit passée, et d’une surprise qu’il peine à dissimuler.
La pression s’accentue dans sa cage thoracique quand l’Oak s’installe à ses côtés. Michal l’observe, doucement. Regarde cette apparence si différente de d’habitude, presque… Domestique, pense-t-il.
Corey portait déjà ce sweat-shirt hier soir, autour du feu. Mais c’est différent, ce matin. Pas foutu d’expliquer pourquoi.
“T’es matinal,” qu’il ajoute avec un geste de la tête vers le soleil levant. Il est encore à moitié dissimulé derrière l’horizon, mais ses rayons suffisent à illuminer le visage de Corey.
Ses traits, la couleur de ses yeux, ses cheveux coupés courts, sa barbe taillée. Michal serre légèrement la mâchoire, ravale tous ces compliments qui menacent de s’échapper entre ses lèvres.
Et tous ces sentiments qui rongent, qui s’enfoncent et s’enracinent autant dans le crâne que dans la poitrine. Et tout ce que je ressens pour toi, tout ce qui me fait peur autant que ça m'apaise. Ces mots que je voudrais te murmurer, les tiens que je voudrais entendre. De ton histoire passée, à celle que je pourrais te promettre.
Michal inspire doucement. Expire encore plus lentement. Comme si le fait que Corey l'entende respirer suffise à trahir tout ce qui s’entrechoque dans sa tête.
Qu’il l’aime. Qu’il l’aime. Qu’il l’aime.


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Sam 28 Oct - 13:10

Corey
Barnes

J'ai 36 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis oak au sein d’une secte et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et traumatisé et je le vis plutôt pas bien.

Il n’a presque pas dormi de la nuit.
Ce n’est pas une nouveauté. Ce n’est pas une surprise.
Corey a l’habitude des nuits chaotiques durant lesquelles le sommeil ne vient pas – ou s’il vient, c’est seulement pour que les cauchemars s’invitent dans son esprit et lui provoque des crises d’anxiété qu’il gère tant bien que mal, tant qu’il est seul et à l’abri des regards.
Cette nuit, il ne pouvait pas se le permettre. Alors il n’a dormi que d’un œil, entre éveil et sommeil, jamais profondément, jamais assez pour que les bruits de la nature disparaissent complètement. Il s’est occupé du feu, aussi. Et a fait quelques tours dans les environs pour être certain que son groupe ne courait aucun danger.
Ce matin, il ne ressent pas la fatigue.
Il quitte la tente en enfilant son sweat-shirt, s’assure toujours que personne ne voit les cicatrices qui marquent sa peau et jette un regard aux autres tentes qui sont pas loin de la sienne. Toutes fermées. Sauf celle de Michal. L’Oak hausse un sourcil, mais cela ne l’étonne pas outre mesure. Il a entendu une fermeture plus tôt et des pas qui s’éloignaient de leur emplacement. Il ne s’est pas inquiété outre mesure. Michal lui a dit qu’il était à l’aise dans la nature, Corey l’a constaté lui-même et il lui fait confiance.
Le feu ravivé de quelques morceaux de bois, il prépare un café – sans doute pas très bon, sans doute trop fort, mais cela réveillera toute la petite troupe quand ils auront émergé. Il se doute bien que la nuit n’a pas dû être facile pour eux, mais cela reste toujours moins pire que ce qu’ils subissent au quotidien.
Le café versé dans des tasses en plastique, Corey en goûte une gorgée, grimace légèrement puis hausse les épaules en réalisant qu’il n’a pas pris de sucre en partant la veille. Tant pis. Ils feront sans.
Les tasses entre les mains, l’Oak se redresse et part à la recherche de Michal. Il ne lui faut pas très longtemps pour le retrouver et il s’arrête un instant. L’observe. Pense à ce sentiment étrange qui anime sa poitrine à chaque fois qu’il entre dans son champ de vision et qui ne disparait que longtemps après qu’il en soit parti.
Mais ça revient sans cesse.
Ça ne le quitte jamais vraiment.
Il se remet en marche et approche, ne cherche pas à ne pas faire de bruit et s’installe à ses côtés. - Hey, répond-t-il en écho avant de lui montrer la tasse de café fumante qu’il pose sur une souche à quelques centimètres de leurs pieds.
T’es matinal. Corey acquiesce et son regard se pose sur la ligne d’horizon, observe ce soleil qui pointe seulement, mais qui n’a pas encore traversé les nuages. Il fait frais, mais c’est agréable, assez pour que cela ne le dérange pas d’être ainsi. – Toi aussi, fait-il en tournant la tête vers Michal, peu bavard au saut du lit.
Il plante son regard dans celui du polonais, ressent à nouveau ce sentiment qui serre sa poitrine et le réchauffe en même temps. Est-ce l’effet soudain du soleil ou la seule présence de Michal qui provoque cela ? Corey cherche des explications rationnelles, mais au fond de lui, il sait. Le sait depuis longtemps.
Michal est spécial. Il le protège. Il fait en sorte de le rendre heureux en improvisant des activités qui n’existent pas et empêche la noirceur du monde d’éteindre sa lumière.
Cette attraction entre eux, il ne l’invente pas. Sait que le polonais ressent la même chose. Cette fois-là, dans son logement, quand leurs doigts se sont frôlés, quand leurs regards se sont accrochés, il était à deux doigts de perdre le contrôle.
Et il l’est encore, aujourd’hui.
Corey ne réalise pas vraiment que son corps se rapproche de celui de Michal. Que sa main remonte lentement et attrape son menton pour le tourner vers lui. Ses lèvres s’entrouvrent, mais aucun mot ne sort, aucun son ne vient perturber la quiétude des lieux.
Sa bouche, enfin, se pose sur la sienne. C’est délicat. C’est timide. Comme en attente d’une autorisation, d’un signe qui lui prouve qu’il ne se trompe pas, qu’il ne fait rien de mal.
Tu n’es pas un monstre. Tu as le droit.
Le cœur explose, là, dans la poitrine. Mélange incertain d’angoisse et de bien-être.
Dis-moi que j’avais le droit.
D’embrasser.
D’aimer.
D’en vouloir encore.



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nukaven
Mer 1 Nov - 14:12

Michal Wisniak
J'ai 24 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis un boulet et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Ses yeux fuient rapidement vers la tasse de café, posée non loin de lui. Les doigts pour l’attraper, profiter de la chaleur qui s’en échappe. Michal observe la fumée qui danse sur les rebords, resserrent un peu plus ses paumes autour.
Il n’a même pas envie d’en boire. C’est plus un confort qu’autre chose. Un moyen de concentrer son attention quelque part ailleurs que sur Corey. Parce que le cœur bat un peu trop vite. Parce que le crâne s’emballe. Parce que tout.
Il hoche la tête à la réponse de Corey, hausse légèrement les épaules. C’est un lève-tôt, Michal. Sa mère le traînait hors du lit, jusqu’à ce qu’il prenne lui-même le pli — le monde est toujours beaucoup plus beau quand une grande partie dort encore.
Et il n’arrivera jamais à assez remercier Corey de l’avoir emmené ici, d’avoir ajouté son blase à l’activité, enfin. Ça lui rappelle le pays, son village qu’il n’a jamais cessé d’arpenter, jusqu’à ce qu’il connaisse chaque recoin par cœur. Scout autodidacte.
Il ne sait pas où il trouve le courage de le regarder à nouveau. La tête se tourne, pourtant. Le regard pour trouver celui de l’autre. Le cœur qui saute. Il déglutit, Michal. Plus foutu de détourner les yeux, prisonnier heureux. Et putain ce qu’il est beau, Corey. Même après une nuit visiblement difficile. Même au milieu d’une nature qu’il peut rivaliser.
Y’a un craquement, celui de la bûche sur laquelle ils sont installés. Michal s’en rend compte avant de voir Corey se rapprocher. Se rapprocher. Et à la poitrine de se serrer, au cœur de bondir au contact des doigts sur son visage. Surprise comme claque dans la tronche.
Les lèvres de Corey contre les siennes. Les yeux qui s'écarquillent. Sa main lâche la tasse de café, le liquide s’évade dans la terre et la mousse verdâtre. Respiration coupée quand Corey l’embrasse.
L’embrasse.
Et il n’arrive plus à bouger, Michal. Ne sait même pas s’il le veut, en réalité. Parce que c’est la débandade dans le crâne, capharnaüm d’émotions qui se cognent les unes contre les autres.
Jusqu’à ce que les poumons appellent à l’aide, force l’inspiration par le nez, parce qu’il refuse de quitter les lèvres de Corey. Et enfin, Michal dépose sa paume contre le cou de l’homme qu’il aime, accroche son sweat-shirt de l’autre poigne.
Premier baiser si soudain. Si nécessaire. Il pourrait avoir peur de mal faire, s’il était capable de réfléchir à cet instant.
Il plonge, Michal. N’en a que faire de ce qui l’attend tout en bas, tant que Corey est avec lui. Y’a pas une seule pensée pour sa famille, pour ce qu’on pourrait dire, pour la secte. Rien, sauf Corey. Corey, Corey, Corey. À jamais, Corey. Répété encore et encore dans sa caboche réanimée par le baiser.
Celui qui s’arrête, pourtant, quand l’air réclamé par le corps est trop important pour les narines seules. Michal prend une grande inspiration, cligne des yeux, deux, trois fois. Se racle la gorge aussi. Et ce putain de sourire qui se niche sur ses lèvres rougies.
Y’a un juron en polonais qui s’échappe. Il secoue la tête. Remarque la façon dont ses doigts serrent le tissu du sweat-shirt de Corey ; il le lâche, tapote sur les plis provoqués. Se sent gêné aussi, un peu. Pourtant, l’autre main n’est pas foutue de quitter la nuque de l’autre. Comme une ancre.
“Je, euh…” Et pour quoi dire ? Lui avouer que c’était son premier baiser, au risque qu’il se moque ? De le faire fuir, à cause du manque d’expérience. Encore une fois, Michal se racle la gorge. Ses doigts tremblent à même la peau de Corey ; osent une caresse, aussi.
Alors à défaut de parler, il l’embrasse à nouveau, sans doute trop timidement. Accroche ses sentiments à ses lèvres. Ça ne dure pas longtemps, quelques secondes tout au plus, avant qu’il ne s’écarte à nouveau. Cette fois, ses mains quittent Corey, et Michal les frottent entre elles.
“J’crois que mon crush pour toi est vraiment pas discret, hein ?” Son rire résonne, bien qu’il tente de l’étouffer du mieux possible — il n’a pas envie de voir les deux autres débarquer, et ruiner ce moment qui n’appartient qu’à eux. Eux, ce qui pourrait exister, au final.



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