Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Trouble in Camelot

Renard
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Région : Québec
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Univers fétiche : Historique & fantastique
Préférence de jeu : Les deux
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Renard
Mer 1 Juin - 14:33

Welcome to
Camelot



Plus loin que la forêt interdite et passer la rivière des larmes se trouvait une montagne noire cacher du monde. À l'intérieur de celle-ci, un palais construit à même le roc était plongé dans le silence alors que l'aube n'avait pas encore pointé son nez. Dans la chambre royale de l'aile Ouest se trouvait un grand lit baldaquin couleur rouge occuper par de nombreux corps assoupit. La porte ouvra en trombe, un jeune homme terriblement mince et au regard perdu entra dans la pièce à pas de souris. Il était visiblement dévoré par la peur tandis qu'il s'approchait de la couche de son maitre, une action qu'il ne posait qu'en situation de vie ou de mort. Il s'éclaircit la gorge, sa bouche tremblotante tandis qu'il murmurait doucement à son prince pour le réveiller. Une action qu'il regretta aussitôt que la fourrure étendue contre le lit se mit à bouger. Le prince extirpa son minois de la chaleur de son matelas pour dévisager son serviteur, ses yeux d'azurs à peine ouvert alors que ses lèvres se crispaient sous la colère.

- J'espère pour toi que ça en vaut la peine, grommela l'homme de sa voix rauque
- Votre… Votre mère est… Elle est ici… Balbutia le serviteur en tremblant
- Apporte du vin, je descends…

Sans demander son reste, le petit déguerpit par la porte en quelques secondes. Mordred pris quelques secondes avant de s'étirer, puis se lever. L'une de ses compagnes glissa une main contre lui pour l'encourager à rester coucher, il l'écarta avec vigueur en soupirant bruyamment. Il se dirigea vers le coin de la chambre ou reposait un grand bol de pierre noire surélevé par un socle en marbre. Il caressa du bout des doigts l'eau contenue à l'intérieur en murmurant dans une langue celtique, le liquide se brouillant rapidement pour lui dépeindre la scène d'un homme à capuche qui traversait la forêt à cheval. Mordred détailla celui qu'il connaissait comme son géniteur avec un regard dur, soupçonnant sa mère d'avoir rencontré le druide la nuit dernière. Une pointe de jalousie s'installait dans le cœur de l'homme, lui qui ne pouvait accepter que sa mère puisse entretenir une relation avec quiconque, encore moins un homme qu'il détestait. Ses doigts abandonnèrent l'eau qui reprit aussitôt une allure ordinaire, il se traîna ensuite vers son armoire pour s'habiller puisqu'il était toujours cul nu. Lorsque le serviteur revint avec la carafe de vin, les deux jeunes femmes qui étaient étendues contre la couche se levèrent également. Le rat utilisa une main pour bloquer les corps voluptueux des femmes de sa vue en apportant le breuvage et deux coupe.

- Débarrasse-toi de la compagnie discrètement, souffla-t-il en enfilant une chemise de soie noire lacé au niveau du torse
- Accordez-nous encore une nuit, mon prince. Vous ne le regretterez pas. Répondu la blonde des deux

Le corps de Mordred se figea brusquement, son serviteur sursauta sous le coup de la peur en abaissant la tête par réflexe. Le prince se retourna lentement vers les deux jeunes femmes en souriant, son poing droit se resserrant le long de sa jambe. La jeune femme plaqua soudainement ses mains contre sa gorge, comme si elle tentait de retirer la corde qui l'étouffait. Les yeux de Mordred reluisaient alors qu'elle tombait sur les genoux, son visage tordu par la douleur et la panique. La seconde beauté se jeta sur son amie, tentant désespérément d'aider sa camarade. Les joues autrefois rosées de la femme viraient au violet, le rat tremblait.

- Mon prince… Votre… Votre mère…

Sa mâchoire se contracta, pris entre l'envie de tuer cette femme et celle de battre à mort l'insecte qui s'opposait à lui. Dans tous les cas, le serviteur avait raison. Sa mère détestait qu'il tue entre les murs du palais, encore plus des idiotes de la ville qui pouvait attirer l'attention sur eux. Il la relâcha enfin tandis qu'elle sombrait dans l'inconscience. Un simple geste de la main leurs suffit, s'activant pour trainer la jeune femme hors de la chambre le plus rapidement possible. Mordred était retourner à son activité précédente, jetant son dévolu sur une paire de pantalon en cuir avant de rejoindre son miroir. La nature avait été généreuse avec lui, une tignasse de cheveux épaisse couleur jais, des yeux aussi transperçant que ceux de sa chère mère. À l'instar de son père qui avait les traits doux, Mordred avait une mâchoire bien définit qui plaisait aux femmes et intimidait les hommes. Un peu de cire d'abeille contre ses mèches rebelles étaient suffisant pour lui donner une allure bien mise. Il quitta la chambre armée d'une carafe du meilleur vin au pays, prenant le grand escalier pour rejoindre sa mère dans les jardins.

À plusieurs kilomètres de là, le druide atteignit enfin le sommet de la verte colline. À cheval depuis maintenant plusieurs jours, Merlin posa enfin les yeux sur les pierres grises de Camelot et souri. L'appel de la nature qui le ramenait dans la forêt à chaque pleine lune était puissant, pourtant le druide ressentait un profond réconfort lorsqu'il revenait en ces lieux. Les choses avaient bien changé depuis l'époque d'Uther, il pouvait maintenant admirer la beauté du paysage sans craindre d'apercevoir l'un des siens empaler au bout d'une pique. Un frisson le parcouru, une pensée pour cette terrible guerre qui avait emporter des centaines d'entre eux. Le calme de la forêt fut déchiré par le cri d'un corbeau qui traversait le ciel, se posant habilement sur l'épaule du voyageur.

- Bonjour, vieil ami. Quelle nouvelle m'apportes-tu aujourd'hui?

Un murmure sifflant dans l'air, il ferma les yeux un instant tandis que les pensées et les songes de l'animal traversait son esprit. La forêt était affolée, le vent du nord avait une odeur de mort. Quelque chose approchait lentement, se dirigeant vers Camelot. Le druide secoua simplement la tête pour se vider l'esprit, ce n'était pas encore le bon moment. Il fouilla dans sa poche et en sorti quelques miettes du pain qu'il avait autrefois fourré dans sa poche. L'oiseau piqueta contre la paume de sa main avant de s'envoler vers le château. Le druide se remit en route, prenant la gauche plutôt qu'à la droite sous le coup de l'alerte. L'oiseau avait eu raison, pouvant sentir les prunelles qu'on posait sur lui tandis qu'il descendait de son cheval.

- Bonjour ma petite, que fais-tu toute seule au milieu de cette grande forêt? Demanda-t-il d'une voix rassurante, un petit visage rond apparu alors, surgissant d'un buisson pour s'avancer vers lui
- Monsieur Merlin, c'est moi! Katherine! S'exclama la petite gamine d'à peine huit ans en courant vers lui
- Je croyais bien t'avoir reconnu!
- J'ai vu le renard d'or, Merlin! Il était ici! Je le suivais et je…
- Tu t'es perdu? Demanda le sage en lui tendant la main. La petite hocha la tête positivement, il la souleva ensuite pour la poser sur la selle de son cheval. Tu ne devrais pas t'aventurer dans la forêt Kathy, même pour un renard à la fourrure d'or
- Pour une licorne alors? Demanda la jeune fille tandis que Merlin menait le cheval jusqu'au chemin
- Si tu croises une licorne, ma petite Kathy, tu as ma permission, répondu-t-il en lui souriant

Heureusement pour l'enchanteur, le campement de la famille de Kathy n'était pas très loin. Ils l'atteignirent rapidement tandis que le soleil pointait enfin le bout de son nez. La mère avait créé une véritable cacophonie lorsqu'elle avait réalisé que sa fille avait disparu, se jetant sur elle pour l'enlacer tout en la grondant affectueusement. Merlin se sentait coupable, après tout, c'était lui qui avait raconté la légende du renard d'or à la petite Katherine, il décida donc de prendre le blâme de la mésaventure. La panique de sa mère serait suffisante pour que Kathy comprenne la leçon et évite les promenades solitaires en forêt. Il reprit rapidement la route, croisant un chevalier qu'il méprisait par-dessus tout avant d'atteindre Camelot. Lancelot. Le druide savait qu'il fallait se méfier du grand gaillard, mais il avait également conscience qu'Arthur ne pourrait jamais réussir sa quête sans lui. Il était l'antidote et le poison.

Le blond revenait de campagne, comme à chaque fois que le printemps se faisait long au château. Plutôt que de rester assis sur son laurier, Lancelot préférait chasser les dragons et les vilaines sorcières à travers les terres du royaume. N'importe quoi, tant qu'il n'avait pas à vivre ce cauchemar qu'était sa vie de bras droit royale. Il ne fallait pas se méprendre, Lancelot adorait être chevalier et aurait donné sa vie pour ce royaume qu'il appelait sa maison. Pourtant un sentiment désagréable le dévorait chaque fois qu'il était assis à la table ronde, chaque fois qu'il se confessait au moine ou servait de confident au roi. Et bon sang qu'il l'aimait ce roi! Il était comme le frère qu'il n'avait jamais eu, se complétant à la tête du royaume pour garder une balance parfaite entre démocratie et totalitarisme. Le chevalier au cœur plus si pur avait pourtant un secret qui le dévorait de l'intérieur, un secret qu'il n'osait dire, pas même lorsqu'il était seul devant dieu. Les deux hommes se saluèrent inconfortablement, prétendant ressentir une quelconque joie de se revoir l'un l'autre. Ils s'échangèrent quelques politesses pour la forme, parcourant le reste du trajet jusqu'au porte de Camelot ensemble. Le cœur du chevalier tressauta lorsqu'il posa enfin les yeux sur la fenêtre de la chambre royale, là où il avait aperçu Guenièvre pour la première fois. À cette époque, il ne savait pas encore qu'elle était reine, mais l'information n'aurait rien changé. Il avait eu un véritable coup de foudre. Il abandonna Merlin aux écuries pour regagner la salle du trône, Arthur était déjà fidèle à son poste, pris au centre d'une querelle entre deux seigneurs qui se disputait un bout de la rivière aux grenouilles. Le roi était assis sur son trône, la tête soutenue sur une main accoudé, le regard vide. Lorsqu'il aperçu enfin son ami, son visage s'éclaira et il se redressa instantanément.

- Lancelot, enfin! Qu'elles sont les nouvelles d'Aquitaine ?! Demanda Arthur en se levant de son siège. Pardonnez-moi, mes seigneurs, mais je dois m'entretenir avec mon bras droit, souffla-t-il en allant donné une accolade à son chevalier favori, les deux hommes se figèrent. Vous êtes sourd? Dégager !! Reprit-il sur un ton plus convaincant, faisant déguerpir le gratin
- Le peuple n'est pas très joyeux, mon roi. Ils disent que vous dépensez beaucoup trop pour cette table ronde et l'entrainement de vos chevaliers, avoua enfin Lancelot tandis qu'il prenait place sur la petite chaise en bois à la droite du trône
- Ils auront leurs mots à dire le jour où ils rempliront les coffres! D'ici là, je fais ce qui me plait avec MON or. Si je le dépensais en fêtes paysannes, ils râleraient sur la protection du royaume. Je leur paye déjà le double de la valeur pour des pains et des vins exécrables, rigola-t-il en extirpant une bouteille de vin romain de sous son coussin avant de la déboucher et de s'envoyer une grande gorgée, la tendant ensuite vers Lancelot.
- Non merci votre majesté, j'aimerais pouvoir rejoindre mes quartiers et dormir un peu avant de célébrer mon retour
- Bien sûr, bien sûr! Faites donc, mon cher. Je saurai préserver le royaume sans vous un jour de plus, lui répondu tendrement Arthur en lui faisant signe de l'excuser



“You do have a story inside you; it lies articulate and waiting to be written — behind your silence and your suffering.”  
Cheval de Troie
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vol de nez
Cheval de Troie
Dim 31 Juil - 15:58

Barbara Yagaroff

Je suis si âgée que je suis devenue un mythe, une légende, un conte pour effrayer les enfants. Je vis à Dagmar, un magnifique château battit sur le flanc d'une montagne, en Angleterre. Dans la vie, je suis une sorcière si redoutable que je suis même crainte par mes paires. Sinon, à cause de l'abandon impardonnable du seul homme que j'ai jamais aimé, je suis une mère célibataire et je le vis merveilleusement bien car je n'ai cessé de préparer ma vengeance.


Trouble in Camelot  Original


Barbara est née durant des temps obscurs en Russie. Des temps où la magie blanche et la magie dansaient une danse endiablée sous le clair de lune. Elles étaient rivales et pourtant parfaitement complémentaire. Les plus puissants ont vite compris que l'un ne pouvait pas vivre sans l'autre. Pourtant, cela n'a jamais empêché les sorcières de faire la chasse aux druides, aux nymphes et autres créatures de magie blanches et inversement. Baba est né dans ce genre de climat. Tantôt perçue comme la sorcière salvatrice qui apportera la paix dans le monde, ses aptitudes idées pour la magie noire, vraiment extrêmement noire, lui vaudra la réputation d'être l'enfant de Satan lui-même. Bannie, rejetée, traquée dans son propre pays, elle a dû s'isoler à la lisière de la Sibérie pour pouvoir vivre en liberté et en toute sécurité.

Les années passèrent et Baba devint une femme et une sorcière redoutable. Au fond d'elle-même, elle a toujours connu la bataille ancestrale entre le bien et le mal.... Tantôt capable de sauver un homme d'une mort certaine, tantôt capable de tuer des nourrissons pour récolter leur sang. Personne ne sait de quel coté elle fait partie. Elle est un mystère, une légende. Un mythe que le druide Merlin s'est fait un plaisir de décortiquer, de comprendre et par-dessus tout, d'aimer....
Malheureusement, tout le monde ne vit pas heureux jusqu'à la fin des temps et Baba l'apprendra à ses dépens. Quand Merlin l'abandonna sans se retourner alors qu'elle portait en elle le fruit de leur amour, la sorcière s'est jurée de ne plus jamais se laisser influencer par quelque chose d'aussi futile et douloureux que l'amour. Son fils et la vengeance qu'elle ourdit depuis tout ce temps sont la seule chose qui continue de la faire avancer.

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Nicola Peltz :copyright:️ Google

Bartok pousse un cri perçant avant d'entrer sur le balcon ouvert de la chambre de sa maitresse. Cette même femme qui lui avait sauvé la vie il y a maintenant plusieurs années de cela. La chauve-souris bat des ailes jusqu'à atteindre les rideaux de la chambre, puis de sa simple volonté, il reprend son apparence humaine comme par magie. C'est un des avantages du sortilège que Baba a utilisé pour le maintenir en vie. Il n'est pas véritablement un homme, ni une chauve-souris, il est quelque chose qui gravite entre les deux. C'est peut-être pas super comme mode de vie, mais au moins, il peut se vanter de voir encore le soleil se lever. Car quand Baba l'a trouvé à demi-mort, il ne lui restait que quelques minutes à vivre, maintenant, il peut se réjouir de prendre une grande inspiration et de profité de la brise fraiche du matin mêlée au parfum sucré et enivrant de sa maitresse.

Bartok sourit en voyant que sa maitresse dort encore dans ses draps en satin. Bien qu'elle ait les yeux fermés, il s'incline en sa présence comme il l'a toujours fait. Inconsciemment, il sait que Baba n'a pas besoin de le voir pour savoir tout ce qu'il fait. Il sourit d'ailleurs à cette pensée, appréciant le lien si fort qui les unis.

"Cesse de me dévorer du regard durant mon sommeil, ce n'est pas la première fois que je te le dis."

La voix sévère, mais mélodieuse de la maitresse des lieux rompt subitement l'aurore qui pointe le bout de son nez. La chauve-souris rougit d'une oreille à l'autre en détournant le regard du lit de sa maitresse.

"P...Pardonnez moi, je...je..."
"Tu pensais que je dormais, comme à chaque fois. Bartok, depuis le temps que l'on se côtoie, n'es-tu pas las de voir le même visage jour après jour ?!"

C'était une véritable question. Peut-être que c'est une des raisons pour lesquelles Merlin l'a abandonné ? Peut-être n'avait il plus envie de voir la même personne à côté de lui encore et encore jusqu'à la fin des temps ?.... Barbara se redresse sur son lit en passant une main dans ses cheveux. Y'a-t-il eu un matin, depuis ce fameux jour, où elle se réveille sans avoir cette soif de vengeance qui lui brule les lèvres ? Non.... Son cœur, son corps et son esprit ne se sont jamais remis de cette trahison. Soupire, la dame sort de son lit, uniquement vêtue d'une chemise de nuit qui ne laisse pas vraiment place au doute sur les formes généreuses qu'elle camoufle. Bartok laisse son regard se perdre rapidement sur les courbes de sa maitresse avant de détourner le regard en rougissant. Vu son rang, ce serait le pire des affronts que de se croire digne d'admirer un corps aussi beau et puissant que celui de Barbara. Pourtant, il en a envie..... Chaque fibre de son corps et de son cœur brule d'un amour et d'une loyauté sans faille pour celle à qui il doit d'être encore en vie.

Bartok pose solennellement un genou à terre devant sa maitresse, il fronce les sourcils et prononce de sa voix la plus sérieuse :

"Jamais, je ne me lasserai de vous… Vous êtes mon étoile, mon soleil. Vos désirs sont des ordres pour moi, quels qu'ils soient. Je suis entièrement vôtre, pour toujours, et rien ne saurait me faire plus plaisir que d'être à votre service."

Baba fronce les sourcils en constatant la loyauté et la soumission de son plus fidèle serviteur, mais également de son plus vieil ami. Même si la notion d'amitié échappe à cette sorcière puissante, elle ne peut nier l'affection qu'elle porte à Bartok. Ami, confident, espion, serviteur...Il porte à merveille et sans se plaindre, toutes les casquettes que Baba lui donne. Par moment, comme en ce moment, elle réalise la chance qu'elle a de l'avoir.

"Je...heu..."

Bartok perçoit de la vulnérabilité dans la voix de sa maitresse, ce qui lui fait lever la tête instantanément. Il ne la vue que très rarement dans ce genre d'état... mais... jamais, il n'en a été la cause… Là... il se demande si c'est son discours qui a fait perdre ses moyens à la grande Baba ?
La sorcière se ressaisit rapidement, d'un geste de la main, elle charge Bartok de sa première mission du jour.

"Va réveiller Morgane."

La sorcière se dirige ensuite vers sa salle d'eau pour commencer à faire des ablutions matinales. Quand la porte se referme, laissant la chauve-souris seule dans l'immense chambre de Baba, il soupire avant de se retransformer en animal pour gagner la chambre de la fille adoptive de sa maitresse. Le soleil pointe à peine ses premiers rayons de soleil, les habitants des villages environnant doivent commencer à se réveiller doucement. Les mères doivent commencer à préparer les déjeuners de leurs enfants. Les hommes doivent être déjà dans leurs champs ou leurs étables... Les princes et les princesses ne se doutent pas que la vie commence déjà à s'éveiller à cette heure-ci.

Pour Baba, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Ça a toujours été important pour elle de se réveiller tôt pour commencer à s'entrainer, c'est une discipline qu'elle s'est elle-même imposée quand elle était une jeune sorcière en plein apprentissage.
Les créatures de la magie noire préfèrent la nuit et Baba ne fait pas exception, seulement, elle a appris à ses dépens que faire de la magie en pleine nuit noire n'était pas ce qu'il y avait des plus discrets. Aussi, les inquisiteurs n'ont pas mis longtemps à la retrouver. C'est pour cela qu'elle a opté pour des entrainements tôt le matin, au moins, il y aurait peu de chance de rencontrer des humains réveillés et se baladant dans les forets d'aussi bonne heure.


***


Morgane dort à poing fermé, à l'inverse de sa mère, elle n'est pas du genre à se lever tôt. Bien au contraire, véritable femme de la nuit, elle s'est endormie il y a seulement deux heures… Aussi, elle avait espéré pouvoir dormir encore quelques heures avant de commencer son entrainement intensif, mais elle aurait dû se douter que sa mère ne l'entendrait pas de cette oreille.
Morgane est parfaitement au courant du lien de parenté qu'elle a avec Baba, elle sait qu'elle n'est pas sa vraie fille..... Pourtant, elle l'aime comme une mère. Comme sa mère. Pourquoi ? Parce que Baba n'a toujours eu de cesse de l'aimer comme sa propre fille. Morgane lui doit beaucoup, la vie, le pouvoir, la connaissance, la santé et tant d'autres choses encore... Elle n'a jamais été mise à l'écart ou ne s'est jamais sentie inférieur à Mordred qui est le véritable fils de Baba. Bien au contraire, Morgane s'est toujours sentie faire partie de cette famille de façon pleine et entière.

Quand Bartok finit par faire son entrée sur le balcon de Morgane, il reprend bien vite sa forme humaine. Le serviteur était prêt à exécuter les ordres de sa maitresse lorsqu'un obstacle vint se mettre sur sa route.

"Tu n'as rien à faire ici, Bartok."

Diaval, le corbeau de Morgane, offert par sa mère, avait la faculté de se métamorphoser en homme lui aussi. Sauf qu'à l'inverse de Bartok, Diaval n'a jamais été un homme auparavant, aussi, sa façon de penser est bien plus sauvage que celle de la chauve souris.

"J'ai le droit de me déplacer absolument partout dans ce château."

Dit-il en fronçant les sourcils et en continuant de s'approcher de la chambre de Morgane. Bartok n'était plus qu'à quelques pas de ses rideaux et voyait déjà la silhouette endormie de la jeune femme dans son lit. Pourtant, Diaval monta fermement la garde et se dressa devant Bartok.

"Ce sont les appartements de ma maitresse, elle dort, je ne te laisserais pas entrer !"
"Tu ferais mieux de baisser un peu le ton, si tu ne veux pas la réveiller." Puis finalement, il décida de reculer, il n'était pas là pour se disputer avec Diaval. "Écoute, je m'en vais, seulement, Dame Baba attend Morgane pour son entrainement quotidien. Et tu sais comme moi qu'elle n'est pas particulièrement patiente."

Bartok prit son envol sans même attendre de réponse. Diaval lui tira la langue avant de s'approcher du lit de sa maitresse. Il se penche au-dessus d'elle lentement et lui murmura :

"Dame Morgane, il faut vous réveiller maintenant... Je suis désolé, mais... votre mère vous attend..."
"J'ai entendu, Diaval."

Le corbeau, surpris, recula vivement. Sa maitresse se redressa avant de passer une main endormie dans ses cheveux.

"Je suis tellement fatiguée…" Soupire. "...Bartok est un poison !"

Diaval sourit franchement avant d'ajouter.

"Oui, il est toujours là, même quand on ne s'y attend pas."
"Oui.... Sans compter qu'il est les yeux de ma mère, je ne doute pas qu'elle n'a rien raté de votre petit échange houleux."

Diaval eut l'air penaud et baissa la tête.

"Je suis désolé, maitresse. Je ne voulais pas mal agir..."

Morgane sort de son lit et s'étire. Elle aussi porte une chemise de nuit qui épouse parfaitement ses formes, mais cela échappe totalement au regard de Diaval qui ne voit sa maitresse que comme la personne à qui il doit une entière obéissance et fidélité. Il n'éprouve aucun sentiment amoureux ou attractif. Il l'aime comme un animal de domestique aime son propriétaire.

"Tu n'as rien fait de mal, tu as eu raison d'empêcher Bartok d'entrer. Mes appartements ne sont pas un lieu où l'espion de ma mère peut y entrer quand bon lui semble. Je ne suis pas une domestique que l'on doit surveiller !"

Elle fronce les sourcils avant d'entrer dans sa salle d'eau. Diaval est confus. Il a toujours eu du mal à comprendre les sentiments de sa maitresse, pourtant, il a l'impression qu'elle est contrariée. Aussi, Diaval décida de prendre son apparence de corbeau et s'en alla par l'immense balcon de Morgane. Son objectif, ramener un petit quelque chose à sa maitresse qui la fera sourire !


***


Quand Baba finit de se préparer, elle se regarda dans le miroir. Elle avait légèrement vieilli depuis le jour où Merlin l'avait abandonné, mais pas plus que ça. Grâce à sa magie, Baba peut facilement prendre l'apparence d'une jeune enfant ou celle d'une ville dame courbée. D'ailleurs, elle a plus d'une fois revêtue cette apparence pour correspondre au folklore qui se propage à son sujet.
Malgré tout, Baba est contente du reflet qu'elle voit dans son miroir. Sa chevelure d'ébène tombe en cascade dans son dos et est simplement surmontée d'une petite tiare en argent. Son teint pâle est mis en valeur par un rouge à lèvre sang et par une robe noire corbeau qui offre un généreux décolleté avant de modeler sa taille et ses hanches puis de finir évasée sur ses pieds.
Elle ne s'embarrasse pas de bijoux, seulement d'artefacts. La tiare, par exemple, a appartenu à la Tsarine de Russie. C'est un bijou enchanté par des fées qui donne beauté et longévité à celle qui la possède. Ses boucles d'oreilles en perles de la Mer Morte sont un entrainement pour s'immuniser contre le sel. Tout le monde sait que les sorcières ne sont pas fan du sel ou de l'eau courante... C'est pour cela que Baba a commencé à porter ces boucles quand elle était jeune. Au début, elles lui faisaient atrocement mal ! Le sel lui dévorait littéralement la peau.... mais à force de les porter et d'endurer ce supplice, elle est totalement immunisée contre le sel. Au grand dam des villageois qui se sentent démunis face à elle.
Autour de sa cheville, elle porte une chainette en or avec un trèfle à quatre feuilles dessus. C'est un objet qu'elle a réussi à dérober à un Leprechaun, il lui confère richesse, prospérité et chance. Elle porte une bague aussi, sans doute le plus magnifique de tous ses bijoux... mais elle n'aime pas en parler. Ni même y penser.
Elle porte également une chaine autour du cou, en argent, avec des pendentifs représentant les cycles de la lune. Pour celui en forme de croissant de lune, c'est pour Mordred, son fils unique pour qui elle porte un amour incommensurable. Celui en forme de demi lune est pour Bartok. Celui en forme de pleine lune est pour Merlin et celui qui ressemble à une pleine lune noire est pour Morgane qui est née le soir du solstice d'hiver, une nuit sans lune. Baba n'est pas du genre sentimental, ces bijoux ont une utilité en plus d'avoir une signification, ils permettent à Baba de pouvoir contrôler le lien qui l'unie à chacune de ces personnes. Grâce à ces pendentifs et à la magie qu'elle a insufflé dedans, Baba peut savoir à tout moment l'état d'esprit de chacune de ces personnes rien qu'en touchant la lune qui lui correspond. Elle saura si cette personne se sent bien ou si elle est en danger, par exemple. C'est un petit secret qu'elle garde pour elle. Bartok lui-même n'est pas au courant, sinon on la traiterait de maman poule. Ou de folle furieuse. Au choix.

C'est le retour de Bartok sur son balcon qui la fait sortir de ses pensées.

"Alors ? Mes enfants sont-ils debout et prêts ?"
"Vos enfants sont levés, maitresse, mais je doute qu'ils soient prêts."

Baba claqua sa langue contre son palais avant de s'évanouir dans un nuage de fumée noir. Nuage qui réapparait dans la chambre de son fils.

"Il me semble t'avoir envoyé quelqu'un, pourquoi n'es-tu pas en bas pour commencer ton entrainement ?! Tu sais bien que j'ai horreur des retardataires."

Un mouvement dans le lit de son fils lui fait tourner le regard, puis en voyants la compagnie que son fils a eue durant la nuit, la sorcière ne put s'empêcher de la colère et de la jalousie. Comment son fils pouvait-il perdre son temps avec des domestiques ?! Lui qui était promis à de bien plus grandes choses dans la vie ! Et puis surtout, elles sont toutes si fades et insipides. Pour avoir été élevé par une femme aussi grandiose qu'elle, elle aurait espéré qu'il aurait des critères bien plus élevés dans le choix de ses partenaires…

Elle envoie un regard assassin à Mordred.

"C'est donc ce qui te met en retard ?! Dois-je te rappeler que ton destin t'attend ? Serais-tu en train d'oublier tout ce pour quoi on a travaillé si dur depuis toutes ces années ?!" Baba est bien décidée à enfoncer le clou. "Sans compter l'exemple pitoyable que tu donnes à Morgane."

Elle lève une main avant que son fils n'ait eu le temps de lui répondre.

"Suffit. Je ne veux pas t'entendre. Je veux que tu sois prêt pour ton entrainement dans cinq minutes. Et pas une de plus."

Puis, elle s'en alla comme elle était venue. Dans son nuage de fumée. Pourtant, elle n'est pas allée faire le même discour à Morgane. Baba s'est surtout contentée de les attendre prêt du grand saule dans le jardin nord, comme à son habitude, pour les entrainements du matin.

"Vous m'avez appelé, maitresse ?"
"Où est-il ?"
"La dernière fois que je me suis renseigné, il arrivait aux frontières de Camelot."
"Ce vieillard arrogant a eut l'audace de venir jusqu'ici...."

Baba prononça ces mots en serrant les dents. Elle était si.... en colère et perturbée par sa rencontre avec Merlin la nuit dernière, qu'elle préféra rejeta son état troublé sur les épaules de Merlin en se disant que c'est la venue de ce traitre qui l'irrite autant. Il n'y a pas d'autres explications. Pourtant, elle dût reprendre contenance quand ses enfants finirent par pointer le bout de leur nez à l'entrainement.

"Qu'ai-je fait pour mériter de tels enfants !" S'exclama-t-elle en croisant les bras et en fronçant les sourcils. "Je ne cesse de vous bâtir un avenir glorieux, mais j'ai l'impression que vous n'en avez rien à faire." Soupire. "Pourquoi je me fatigue encore."

Elle secoue la tête avant de regarder Mordred d'un mauvais oeil. Elle est toujours beaucoup plus dure avec lui, c'est comme cela, ces attentes envers son fils sont plus importantes que celles envers Morgane, alors elle se doit d'être dure.

"Commence par travailler ta magie élémentaire. Récolte-moi la rosée de chaque fleur autour de nous. Concentre-toi pour en faire une seule et même boule d'eau. Ensuite, sépare-la en deux. Je veux que tu dissémines une partie dans la forêt et l'autre que tu t'en serves pour arroser nos fleurs. Et les deux, en même temps."

Baba se tourne vers Morgane avant d'ajouter une consigne à son fils.

"Tu as dix minutes." Puis, elle regarde Morgane. "Quant à toi, tu vas me montrer tes prouesses de métamorphose. Je veux que tu prennes l'apparence de Bartok. Sa voix, jusqu'à ses taches de naissance. Ensuite, tu prendras celle d'une vielle femme, d'une jeune femme, d'un homme affreusement gros puis d'un vieillard squelettique. Je veux que tu répètes cet enchainement en boucle et je ne veux voir aucun défaut. Tu dois être absolument convaincante sinon tu recommences tout depuis le début."

Une fois les consignes données. Baba se recule pour commencer à voir le travail de ses enfants. La métamorphose est une magie de base, alors que la magie élémentaire n'est pas donnée à tout le monde. Il n'y a en principe que des créatures de magie blanche qui peuvent l'utiliser, mais rien n'est impossible pour Baba ou pour sa progéniture.

"Concentre-toi, Mordred, ta bulle d'eau tremble et risque de se percer. Je ne sais pas à quoi tu penses, mais cesse tout de suite. Tu ne dois te concentrer que sur ton entrainement."

Baba s'assoit sur une souche d'arbre et fait apparaitre une tasse de thé en ayant à peine eut besoin de fredonner une formule du bout des lèvres. Quand on utilise la magie depuis aussi longtemps qu'elle, elle finit par couler dans vos veines et faire partie intégrante de votre personne. Les formules deviennent superflues.

Un hibou finit par percer le silence de l'entrainement matinal en se posant sur les genoux de Baba. Il portait à la patte un message lui étant adressé :

"Chère sœur, de l'autre côté de la Clairière aux Vierges, un clan entier de sorcières a été décimé par un chevalier de la Table Ronde et ses soldats... Ils avaient l'air très bien renseignés sur la façon de tuer des sorcières… Ma sœur, ce crime ne peut pas rester impuni, nous devons montrer à ce roi qu'il n'est pas bon de s'en prendre à nous. Sans parler de son fidèle chien de garde qui l'aide à se débarrasser de nous. Baba, tu es la seule à pouvoir te mesurer à Merlin... il faut en finir."

Barbara chiffonne le bout de papier de toutes ses forces avant de l'enflammer pour n'en laisser aucune trace.

"Bartok ! Monte faire mes bagages. Mordred, concentre-toi, bon sang !"

Baba tentait de rester calme, mais son sang bouillonnait au fond d'elle. Merlin a-t-il vraiment osé faire pencher la balance de l'équilibre du côté de la magie blanche ? Il désire réellement reconnaitre une époque d'inquisition comme au temps d'Uther ? Il va me le payer !

L'entrainement dura cinq longues heures durant lesquelles ils n'avaient pas le droit de boire, de manger ou de se reposer. Au bout des cinq heures, Baba les autorisa à vaquer à leurs occupations.

"Je dois m'absenter, je serai sans doute de retour tard dans la nuit. Vous avez l'interdiction de quitter le château aujourd'hui, encore moins à la nuit tombée. Est-ce que c'est compris ?!"

Et histoire que ses enfants la prenne au sérieux, elle installa autour d'eux une atmosphère pesante et brulante. Ils ont certainement dû se sentir comprimés, étouffés, brulés de l'intérieur. Elle continua d'insuffler cette sensation pendant quelques minutes comme une menace de ce qu'elle pourrait leur faire subir en cas de désobéissance, puis elle stoppa sa magie et l'atmosphère redevint normale. C'est sa façon à elle de protéger ses enfants... Elle ne voudrait pas qu'ils tombent nez à nez avec une bande d'inquisiteurs. Mordred pourrait s'en sortir mais... Morgane ? C'est pour cela qu'elle ne veut pas qu'ils sortent tant qu'elle n'aura pas écarté la menace qui plane sur eux. C'est le rôle d'une mère, non ?

Elle s'évapora dans un nuage de fumée pour apparaitre dans sa chambre. Elle saccagea tout sur son passage. Ses livres, ses draps !

"Ce sale enfoiré ! Comment a-t-il pu donner à ces sales vermines le moyen de nous éradiquer !"

Puis, elle balance à travers la fenêtre :

"Sois maudit, Merlin !"

Elle commença à préparer un sac avec des onguents et des grimoires magiques. Cette nuit, le sang de chevalier allait couler, ça ne sera que justice. Munie de sa cape à capuche, Baba prit l'apparence d'un corbeau avant de s'en aller par la fenêtre, rejoindre le coven de sorcières qui lui ont écrit.

Renard
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Renard
Sam 6 Aoû - 16:29

Mordred
Yagaroff

J'ai 23 ans ans et je vis à Dagmar, Angleterre, mais je compte bien prendre possession de Camelot sous peu. Dans la vie, je suis fils d'un demi démon et d'une sorcière et je m'en sors plutôt bien même si j'ai toujours ma mère sur le dos. Sinon, grâce à ma chance, je suis le célibataire le plus en vue de la ville et je le vis plutôt charnellement.

Informations supplémentaires ici.
Trouble in Camelot  D25a8557ade6fdba15abd932a6b27ff6387eef9d

Dès que sa mère se matérialisa dans sa chambre, le corps de Mordred fut envahi d'un frisson désagréable. Il adorait sa mère, vénérait le sol où elle marchait, mais il y avait quelque chose de particulièrement aigre dans le fait qu'elle pouvait le surprendre à tout moment, comme si elle semblait toujours au courant de ses déplacements. Le colosse soupira, déposant la bouteille de vin contre le meuble près de la porte de sa chambre avant de se virer vers elle. D'un seul coup d'œil, il savait quel genre de jour ce serait. Lui avait envie d'aller manger et de s'arroser le gosier pendant qu'il écoutait sa mère leur raconté ses périples pendant que Morgane retroussait le nez et repoussait ses oeufs devant un Mordred qui voulait connaitre chaque détail sanglant.

"Il me semble t'avoir envoyé quelqu'un, pourquoi n'es-tu pas en bas pour commencer ton entrainement ?! Tu sais bien que j'ai horreur des retardataires."
- Bonjour mère, content de vous revoir aussi, souffla-t-il en passant une main dans sa chevelure de jais

Dès que sa mère posa les yeux sur son lit et que sa troisième partenaire qui était restée endormi durant l'éveil bougea, il savait qu'il avait merdé. Il prenait toujours grand soin de les faire disparaitre avant la visite de sa mère, mais parfois il perdait le compte de ses filles lorsque l'alcool coulait à flots et qu'il faisait brûler l'herbe des bois dans sa chambre. D'un autre côté, Mordred ne comprenait pas trop sa mère, elle qui était si belle et si sensuelle, évidemment qu'à force de grandir entourer de luxure et de dévouées il allait tenter quelques expériences. Car voilà tout ce qu'elles étaient, poupées avec lesquelles il aimait découvrir certaines choses sans jamais avoir de réel intérêt ou affection. Il n'y avait qu'une femme dans le monde de Mordred, deux si on comptait son agaçante de sœur.

"C'est donc ce qui te met en retard ?! Dois-je te rappeler que ton destin t'attend ? Serais-tu en train d'oublier tout ce pourquoi on a travaillé si fort depuis toutes ces années ?! Sans compter l'exemple pitoyable que tu donnes à Morgane."

Destin, destin. Voilà tout ce à quoi sa mère pensait, le seul mot qu'elle avait en bouche lorsqu'elle lui parlait. À croire qu'il n'était qu'un instrument dans la planification de sa glorieuse vengeance. Une idée qui était souvent contredite par les moments maternels qu'il passait avec elle et où elle débordait d'une tendresse infini pour lui. Mordred n'était pas non plus un exemple pour Morgane, bien qu'il aurait voulu l'être à une autre époque, mais la petite s'était avéré beaucoup plus douce et gentille qu'il ne l'aurait jamais cru. À force, il avait arrêté d'essayer, préférant simplement la regarder de loin et imaginer de quoi elle avait l'air sous ses petites robes pieuses. Il ouvrit la bouche, la refermant aussitôt lorsque la voix de sa mère raisonna dans sa chambre.

"Suffit. Je ne veux pas t'entendre. Je veux que tu sois prêt pour ton entrainement dans cinq minutes. Et pas une de plus."

La sorcière disparue aussi rapidement qu'elle était venue, laissant un Mordred déconfit et grognon dans la pièce. Il adorait sa mère, mais il en avait plus que marre de se faire traiter comme un gamin de dix ans sous prétexte qu'il était son fils et qu'il avait une destinée. Il s'était entrainé chaque jour pour devenir toujours plus fort, plus solide, plus puissant. Sa magie était solide même s'il ne savait pas tout, son esprit vif et sa cruauté a l'égale de sa mère. Que n'avait-il pas encore donner à Baba? Que lui restait-il encore à prouver pour qu'elle reconnaisse ses efforts, sa dévotion? Un petit rire s'échappa de sous les couvertures, le visage d'une jeune blonde apparu sous les yeux de Mordred qui lui souri envieusement.

- J'ignorais que votre mère était une telle peau de vache, ricana la femme sans se douter que le Mordred qui se tenait devant elle n'avait rien de l'hippy défoncer qu'elle avait connu la veille, le visage de l'homme se changea brusquement en marbre
- Et si nous allions faire une balade, vous et moi?

---------------------

Les talons de l'homme claquaient contre les dalles de l'escalier mal éclairé tandis que les pieds nus de la femme clapotaient doucement. Ce qui avait commencé par une promenade amusante dans les murs du château s'était transformé en petit couloir mal entretenu. Elle aurait bien voulu rentrer chez elle, mais la grande main solide de Mordred la dirigeait toujours plus creux au fond de ce château effrayant. Ils arrivèrent enfin à une porte de bois qu'il ouvrit d'un grand geste, découvrant une immense caverne sous-terraine qui s'étendait sur des kilomètres. L'endroit était plongé dans la pénombre, trahis uniquement par une sortie à l'autre extrémité qui semblait donner sur la forêt interdite. La jeune femme gloussa, reculant d'un pas, mais Mordred la projeta en avant, elle s'affala au sol sans demander son reste.

- Pardonnez-moi très chère, j'aurais vraiment aimé rester, mais le devoir appel, souffla-t-il en souriant avant de lui faire la révérence et de disparaitre derrière la porte avant de la verrouiller

Il resta juste assez longtemps pour l'entendre battre des poings contre le bois pendant quelques secondes avant qu'un silence lourd s'étendît dans l'air. Mordred sourit avant de se mettre à remonter l'escalier, un écho lointain d'un cri strident l'atteignit avant qu'il atteigne l'étage habitable du château. Il eut beau faire aussi vite qu'il le pû, sa mère lui pris encore les cheveux. À cet instant, Mordred se dit qu'elle pouvait bien ce le garder son ‘'avenir glorieux'', ça ne lui avait pas rapporté grand-chose pour l'instant, sauf peut-être des jours infini de travaux forcés et de reproches. Il écouta malgré toutes les instructions dans un silence de plomb, hochant uniquement la tête en guise de réponse puisque sa mâchoire était beaucoup trop serrée pour ouvrir la bouche. C'était là le plus grand pouvoir de Baba sur son fils. Elle avait non seulement l'habileté de changer son humeur en un instant, elle arrivait également à toujours se faire entendre et respecter, même lorsqu'il avait envie de lui dire qu'elle pouvait bien s'enfoncer sa rosée où il pense et qu'ils avaient des servants pour jouer les jardiniers.

Oui, le gladiateur en avait marre de jouer avec les éléments et faire des tours de passe-passe. Il avait envie de guerre, de sang et de conquête. Il avait déjà atteint son âge optimum et avait l'impression qu'il ne faisait que vieillir à présent. Il avait peur de manquer son grand moment, de ne pas être au sommet lorsque sa mère se déciderait enfin qu'il était temps pour l'ascension. Il savait également que Merlin était de retour, il l'avait vu dans les ridules de son eau de lune.

"Concentre-toi, Mordred, ta bulle d'eau tremble et risque de se percer. Je ne sais pas à quoi tu penses, mais cesse tout de suite. Tu ne dois te concentrer que sur ton entrainement."

Les muscles de son corps se tendît au son des reproches de sa matriarche, rendant soudainement sa bulle encore plus instable qu'elle ne l'était auparavant. Il faut avouer que cette chère Baba les travaillait jusqu'à l'os, peut-être que si elle avait pris quelque minute pour être une mère au lieu d'un général, Mordred aurait eu plus de facilité à l'entrainement. Au lieu de ça, son esprit était rempli d'un million d'idée qui le faisait tournoyer. Le mot bagages eut plus d'effet sur lui que tout le reste de ses mots crus. Allait-elle encore repartir? Les quittés alors qu'elle venait de passer les quelques heures en leur compagnie à les critiquer et à les engueuler? Il en avait assez, assez d'être prisonnier de ce château à travailler pour une destinée qu'elle semblait la seule à profiter. Il réussit tout de même difficilement à effectuer sa tâche, résolu à démontrer ses capacités à Baba pour qu'elle lui permets enfin une petite mission, de la reconnaissance ou même un mot d'encouragement. Chose qu'il n'aurait jamais dû attendre d'elle puisque la scène se terminait toujours de la même façon, avec des réprimandes et des interdictions. Il hocha simplement la tête pour lui faire signe qu'il avait écouté, ce surprenant d'être saisi par un poison dans l'air qui enflammait ses poumons et qui lui fît courber le dos. À nouveau, la déception trancha le cœur de Mordred tandis qu'il prenait sa gorge dans sa main dans une tentative futile de l'aider à respirer. Pensait-elle vraiment que c'était le genre de choses qui fonctionnaient avec lui? Au contraire de ses croyances à elle, lui avait simplement plus envie que jamais de s'échapper du château. Il voulait voir Camelot et à quoi ressemblait ce foutu roi Arthur. Il voulait savoir si Guenièvre était aussi belle qu'on le racontait et si Merlin était véritablement devenu le toutou du roi.

Dès qu'il fut libéré du sortilège et que Baba disparue dans l'air, il se retourna vers Morgane en fonçant les sourcils d'un air mécontent.

- C'est ma faute. Je crois que je l'ai encore mis en colère, souffla-t-il avant d'inspirer profondément

Malgré tout ce qu'elle leur faisait subir, malgré la sueur sur son front et la blessure de son cœur, rien n'était plus aigre pour Mordred que d'avoir l'impression de décevoir sa mère. Il resta de longue minute debout au milieu de la cour à reprendre ses forces. Même si la magie était quelque chose de plutôt mental, elle demandait un effort de chaque particule de votre être et les longues heures qu'ils travaillaient pour leur mère avait un effet dévastateur sur son corps de molosse. Il releva les yeux vers le ciel lorsqu'il vit sa mère piquée le ciel sous sa forme la plus pure. Oui, Mordred croyait sincèrement que sa mère était un corbeau et un jour, il lui ferait échapper son fromage.

- Je veux bien me taire sur ta journée si tu ne mentionnes pas la mienne, offrit-il à Morgane en souriant

C'était un accord qu'ils avaient eu souvent puisqu'ils étaient censés jouer les espions pour Baba. Mordred savait que sa mère l'interrogeait tout autant de ses faits auprès d'elle, qu'elle le questionnait lui sur les déplacements de Morgane. Ils avaient pourtant appris à se soutenir l'un l'autre dans ces moments, permettant à Morgane d'allée dans les bois et au marché tandis que lui se concentrait plutôt vers les bars et les combats illégaux. L'homme remonta jusqu'à sa chambre ou on lui fit couler un bain qu'il réchauffa à l'aide de sa magie, ce glissant dans la baignoire, ses muscles tressautant au contact de la chaleur. Il restait tout de même des traces assoiffés de vengeance à l'intérieur de Mordred, il souri de pleine dents avant que sa voix grave et autoritaire ne raisonne à travers les murs du château.

- Bartok!... Où est donc cette face de rat?

La créature prit quelques secondes à apparaitre, ce fut suffisant pour énerver encore plus Mordred qui savait que la chauve-souris apparaissait en un claquement de doigt pour sa mère. Il se satisfaisait tout de même de voir la gêne sur le visage de l'homme qui devait affronter son regard et de ce fait, être exposé à son corps plus que parfait.

- Apporte-moi du vin et le miroir omniscient, le commanda-t-il en souriant devant son air désespérer. Il est dans la chambre de ma mère, sur sa coiffeuse...



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Cheval de Troie
Mer 10 Aoû - 17:45

Barbara Yagaroff

Je suis si âgée que je suis devenue un mythe, une légende, un conte pour effrayer les enfants. Je vis à Dagmar, un magnifique château battit sur le flanc d'une montagne, en Angleterre. Dans la vie, je suis une sorcière si redoutable que je suis même crainte par mes paires. Sinon, à cause de l'abandon impardonnable du seul homme que j'ai jamais aimé, je suis une mère célibataire et je le vis merveilleusement bien car je n'ai cessé de préparer ma vengeance.


Trouble in Camelot  Original


Barbara est née durant des temps obscurs en Russie. Des temps où la magie blanche et la magie dansaient une danse endiablée sous le clair de lune. Elles étaient rivales et pourtant parfaitement complémentaire. Les plus puissants ont vite compris que l'un ne pouvait pas vivre sans l'autre. Pourtant, cela n'a jamais empêché les sorcières de faire la chasse aux druides, aux nymphes et autres créatures de magie blanches et inversement. Baba est né dans ce genre de climat. Tantôt perçue comme la sorcière salvatrice qui apportera la paix dans le monde, ses aptitudes idées pour la magie noire, vraiment extrêmement noire, lui vaudra la réputation d'être l'enfant de Satan lui-même. Bannie, rejetée, traquée dans son propre pays, elle a dû s'isoler à la lisière de la Sibérie pour pouvoir vivre en liberté et en toute sécurité.

Les années passèrent et Baba devint une femme et une sorcière redoutable. Au fond d'elle-même, elle a toujours connu la bataille ancestrale entre le bien et le mal.... Tantôt capable de sauver un homme d'une mort certaine, tantôt capable de tuer des nourrissons pour récolter leur sang. Personne ne sait de quel coté elle fait partie. Elle est un mystère, une légende. Un mythe que le druide Merlin s'est fait un plaisir de décortiquer, de comprendre et par-dessus tout, d'aimer....
Malheureusement, tout le monde ne vit pas heureux jusqu'à la fin des temps et Baba l'apprendra à ses dépens. Quand Merlin l'abandonna sans se retourner alors qu'elle portait en elle le fruit de leur amour, la sorcière s'est jurée de ne plus jamais se laisser influencer par quelque chose d'aussi futile et douloureux que l'amour. Son fils et la vengeance qu'elle ourdit depuis tout ce temps sont la seule chose qui continue de la faire avancer.

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Nicola Peltz :copyright:️ Google

Je suis partie à toute hâte, poussée par la colère, l'envie de vengeance et la peur de voir mes enfants en danger. Je ne sais pas ce qui se trame au palais ou dans la cité de Camelot, mais les inquisitions se font de plus en plus nombreuses..... La chasse aux sorcières recommence.... Pourtant, il y a des années, Merlin avait convaincu son cher petit Arthur de cesser la croisade contre les créatures magiques... Alors pourquoi est-ce qu'elle reprend ? Comment se fait-il que maintenant les chevaliers aient l'air plus à même de tuer les sorcières qu'avant ? Comment se fait-il que des créatures magiques puissent perdre contre de simple humain, bon sang !
C'est totalement inacceptable ! Je dois immédiatement me rendre au coven le plus proche pour parler avec mes sœurs de ce qu'il se passe en dehors de mes terres. Dans un croassement féroce, je fends le ciel avant de plonger dans l'épais brouillard de la Forêt des Songes. Une forêt maudite où il n'est pas bon de se perdre. Sorcière, druide, humain, fée, cette forêt n'épargne personne. J'ai mis des années avant de pouvoir y reconnaitre certains endroits et malgré ma connaissance en la matière, je serais incapable de traverser cette forêt de long en large sans me perdre dans les abimes des songes. Cette forêt est capable de nous faire miroiter toutes sortes d'illusions, celles qu'on désire, celles qui nous effraient... À courir après ces chimères, on peut se perdre éternellement...

Quand mes pattes touchent presque le sol, je reprends une apparence humaine. Je suis de nouveau vêtue de la même robe noire et moulante que ce matin et je porte sur le dos la même cape qu'à mon départ. Je cache mon visage de cette brume qui déjà tente de me piéger en me faisant voir la silhouette d'un nouveau-né qui ressemble trait pour trait à mon Mordred quand il était bébé…
Sans hésiter, je traverse cette illusion qui se dissipe dans la brume. Quelques pas plus tard, je commence à apercevoir des lanternes, ce sont les sorcières qui se réunissent. Je connais cet endroit, nous sommes dans une espèce de clairière où un immense chêne a été coupé depuis des siècles.

"Bonjour mes sœurs."
"Bonjour Edith."

Scandèrent toutes en chœur. Quand je rejoins le cercle des sorcières, Edith sourit et leur demande de me laisser passer pour que je puisse la rejoindre.

"Elle est là ! Regardez mes sœurs, je vous l'avais dit ! Baba nous a rejoint ! Avec elle à nos côtés, notre vengeance est déjà faite !"

En face de moi, certaines faces hideuses se mirent à sauter de joie et à lever le poing pour signaler qu'elles sont prêtes pour la bataille. Toutes les sorcières ne se soucient pas de leur apparence, certaines se moquent de ressembler à des vieilles dames de cent ans puisque c'est ce qu'elles sont.

"Patience mes sœurs. J'ai besoin de savoir ce qu'il se passe ? J'ai entendu dire qu'une magie inconnu œuvre en Angleterre... Est-ce vrai ?"
"Mensonge ! Il n'y a aucune magie là-dedans ! C'est simplement le roi Arthur qui envoie ses hommes nous massacrer !"
"Oui ! Le roi nous déclare la guerre et il l'aura !"
"Attendez, ça n'a pas de sens. S'il devait y avoir une guerre, je le saurais, or, je n'ai jamais entendu dire que le roi se préoccupait de la magie en ce moment..."
"Et d'où tu tiens tes sources, Baba ?! De Merlin ?!"

Je fronce les sourcils.

"Et on devrait tous faire confiance à Merlin, c'est ça ? Parce que c'est vrai que ça t'a réussi à toi de lui faire..."

Elle n'a pas pu finir sa phrase, car elle a explosé dans un bruit spongieux. Oui, elle a littéralement explosé de l'intérieur, à cause de l'augmentation de la chaleur de son sang qui s'est mis à bouillir à une vitesse, la chaleur mêlée au gaz dans son corps, son corps a fini par exploser.
Moi, je me contente de desserrer le poing que j'avais serré si fort pendant que je jetais mon sort, que mes ongles se sont plantés dans ma paume. Je commence à effacer mes blessures alors que tout le monde réalise ce qu'il vient de se passer. J'ai droit aux cris, à l'hystérie, à la peur, la panique.

"Est-ce qu'il y a quelqu'un qui aurait d'autre suggestion sur ma vie privée ?" Je regarde autour de moi en enjambant le corps suintant et dégoulinant de cette pauvre victime. "Non ? Personne ? Bien, je suppose que l'on peut reprendre. Donc, je disais. Quelle preuve avez-vous que c'est bien le roi qui envoie ses hommes ?"

Edith me regarde, pétrifiée, sa bouche bouge, mais aucun son n'en sort. Elle papillonne des cils avant de s'approcher de moi doucement.

"L...La dernière attaque d...des soldats d'Arthur était conduit par un chevalier qui portait sur son armure et son bouclier, l'écusson de la Table Ronde..."

Je fronce encore plus les sourcils. Aucun doute, c'est bien un homme d'Arthur qui est derrière tout ça. Ou peut être même le roi lui-même ? C'est alors pour cela que Merlin est venu à ma rencontre ? Parce qu'il pense qu'un traitre se cache autour de la table de son petit protéger ?! Tsst. S'il pouvait se montrer aussi protecteur envers son propre fils pour changer.

"Je vais me charger des hommes de ce chevalier, vous amenez le moi. Un chevalier seul face à un clan de sorcière, j'espère que vous n'oublierez pas de me le ramener vivant."
"A tes ordres, Baba."

Je reprends la forme d'un corbeau et laisse le coven derrière moi. Les sorcières, affolées, commencent à se réunir autour de la défunte et constatent l'étendu de mon pouvoir, mais surtout, de ma cruauté.

"Vous avez vu, elle l'a tué sur le coup..."
"Elle a explosé !"
"Sainte Lune, Protège nous, c'est donc de ça qu'elle est capable ?..."
"Il parait qu'elle peut faire bien pire encore !"
"J'ai entendu dire que Baba a accepté d'être la maitresse du Diable lui-même pour avoir ce pouvoir… et que son fils n'est qu'un de ses bâtards de plus..."

***

Je me dirige à l'endroit de la dernière attaque et essaye d'anticiper le chemin des soldats pour voir où est-ce qu'ils vont frapper la prochaine fois. De là où je suis, ma montagne se trouve bien plus au nord, ce serait donc stupide de se diriger vers elle, déjà pour la distance, mais également parce que je me trouve au bout de ce chemin. Camelot est à l'est et la Forêt des Songes est au sud est. S'ils envisagent de purifier toutes les terres de Camelot, alors ils se dirigent vers le sud.

Je décide donc de prendre cette direction et il ne m'aura fallu qu'une après midi de vol pour les retrouver. La fumée de leur campement finit par sortir de l'épaisseur des arbres. Ces lâches ont posé leur campement dans les Bois d'Argent, près du lac de Viviane. Tsst, s'ils pensaient bénéficier de sa protection, c'est mal connaitre cette égoïste qui ne se préoccupe que de ce que les cieux lui dictent.
De manière, le soleil se couche, la nuit est mon royaume, le royaume de la magie noire, Viviane n'aurait rien pu faire pour eux et elle ne s'y serait pas risquée.

Une fois perchée sur une branche, j'observe les soldats. Certains montent la garde, d'autres s'occupent du feu, font à manger, etc. Mais je ne vois aucun soldat porter une armure différente de celles des autres. J'en conclus que le chevalier de la Table Ronde n'est pas là. Tant pis, j'espère que mes sœurs pourront mettre la main sur lui, mais ça m'étonnerait. Je ne serais pas surprise que ce traitre soit déjà de retour à Camelot.

"Vous pensez qu'on va devoir rester combien de temps dans cette forêt à chasser ces monstres ?"
"Quoi, le petit Andy a les chocottes ?!"

Le fameux Andy remet du bois dans le feu en essayant de ne pas montrer sa peur que moi-même, je sens d'ici.

"Non, mais ce sont quand même des sorcières, je ne voudrais pas maudire toute ma famille..."
"T'es vraiment qu'une couille molle ! Tant que ces créatures respirent encore, ta famille est déjà maudite !"
"M...Mais... Il n'y a pas eu d'attaque de sorcière ou d'enlèvement d'enfants à Camelot depuis des années..."
"Et donc ça te suffit ? Ça te convient ? Tu crois vraiment que ces putains du Diable vont continuer à se contenter de la paix ? Et que feras-tu quand Baba Yaga viendra voler ton gamin pour boire son sang ?!"

Les soldats présents autour du feu commencèrent à se regarder en silence. Je...Je dois admettre que je suis surprise de voir des grands gaillards comme eux être terrorisés à l'annonce de mon nom. Je n'ai jamais joui de ma célébrité, mais je dois reconnaitre que c'est plutôt plaisant.

"Baba Yaga ?"
"Troufion de merde, tu ne connais pas Baba Yaga ?"
"Il vient d'Écosse, il n'est pas habitué à nos histoires."

Le soldat qui croit tout savoir craque dans la terre avec mépris.

"Baba Yaga est le pire fléau qui a frappé l'Angleterre."

Oh, le pire fléau ? Et bien merci, je n'en attendais pas tant.

"Ah oui ?"
"Il parait que cette garce est arrivée dans une galère, elle viendrait des contrées enneigées de Sibérie. C'est une sorcière tout ce qu'il y a de plus noir, elle vole les enfants et les tue pour ses sacrifices sans état d'âme. Elle envoute les hommes pour leur voler leur essence de vie. Elle tue les femmes par jalousie, massacre des villages qui la contrarie. Il parait qu'elle pourrait décimer toute une armée entière à elle toute seule si elle le voulait !"

Oui, c'est vrai, je le peux. Bon, je l'avoue, j'écoute attentivement les histoires que l'on raconte sur moi. D'habitude, ce sont des mères qui se servent de moi comme un Croque Mitaine pour effrayer leurs marmots désobéissants, mais là, on parle d'hommes. D'hommes durement entrainés et qui ont connu la mort et les champs de bataille ! Pourtant, ils ressemblent tous à des enfants effrayés autour du feu pendant que le patriarche leur raconte des histoires terrifiantes.

"M...Mais où est elle ? P.... Pourquoi ne pas la détruire ?!"
"Tu penses être capable de faire le poids face à Baba, petit ?"

Il se contente de secouer vigoureusement la tête. Sage décision.

"Bhein alors pourquoi crois-tu qu'il puisse en être autrement pour les autres."
"M...Mais cette Baba, pourquoi n'en ai-je pas entendu parler depuis le temps ?"
"Parce qu'il parait que Merlin a réussi à passer un pacte avec cette maudite sorcière pour qu'elle ne s'attaque plus à Camelot."

Ça y est, l'histoire ne me plait plus. Tout le monde sait que je ne suis pas très patiente.

"Merlin ? V...Vous voulez dire, le Merlin du roi Arthur ?!"
"Lui même !"
"La sorcière et lui étaient amants..."
"Croaaaaaaaaaaa......"

Tous les soldats regardèrent autour d'eux avec inquiétude puis quand leurs regards se portèrent de nouveau vers le conteur d'histoire, je lis rapidement la peur et la panique dans leur regard. Leur conteur était en train de se vider de son sang, mes ongles profondément plantés dans sa jugulaire, je les retire rapidement, ce qui provoque une hémorragie abondante. L'homme tombe sur le sol en convulsant de douleur avant de s'éteindre rapidement, les yeux ouverts.

"Messieurs, je suis navrée de vous déranger, mais j'aime moyennement que l'on parle de moi dans mon dos. Aussi, je me suis dit que peut être ça me dérangerait moins si je me joignais à vous." Dis-je en m'approchant lentement vers eux comme une ombre de la nuit. Ils se levèrent tous en trombe et tentent d'attraper leurs épées. Je continue d'avancer, marchant sur le feu que j'éteins avec ma cape comme si je n'avais ressenti aucune chaleur ou aucune brulure, ce qui est le cas. "Mais finalement, ça me dérange toujours autant. Je vais donc devoir vous tuer."

"Ne faites pas un pas de plus !"

Je souris diaboliquement, profitant de la nuit noire pour me fondre sur eux comme un vautour. Entre la force brute et la magie, ils n'avaient aucune chance. Je n'en ai gardé qu'un seul, pleurant et tremblotant parmi ses camarades morts.

"Je veux bien t'épargner si tu me donnes le nom du chevalier qui vous donne l'ordre de tuer les sorcières. C'est un marché plutôt équitable non ?"

Le pauvre s'agenouille devant moi.

"Je....Je ne connais pas son nom, je suis nouveau dans ce régiment, je....J'ignore comment il s'appelle ?"
"Tiens donc, ta vie, t'es si peu chère ?"
"Je vous le jure, madame, je ne sais absolument rien de lui, si ce n'est qu'il est chevalier de la Table Ronde."

Soupire.

"Autrement dit, tu en sais tout autant que moi. Je suis désolée, mais ce n'est pas ce qui était convenu."
"Non je vous en..."

Je lui ai brisé le cou par magie, au moins, il aura été celui qui aura le moins souffert de toute sa troupe. Soupire. J'ai vengé la mort de mes sœurs, mais pas complètement, je ne suis pas plus avancée que cela dans ma recherche. Je vais devoir faire des tours de ronde pour voir si ce chien galeux n'a pas envoyé d'autres escouades parcourir les terres magiques.

Qui l'eu cru, me voilà relayé au rôle de protectrice des créatures magiques. Quelle infamie. Mon esprit vole jusqu'à mes enfants, ma belle Morgane doit flâner dans la forêt bien que je le lui ai interdit, mais au moins, elle n'est pas aussi inconsciente que mon têtu de fils, Morgane sort toujours avec Diaval qui pourra toujours lui apporter de l'aide si elle se retrouvait face à des soldats. Quant à mon tendre, mon amour de Mordred... Il doit surement boire dans une taverne quelque part, à me maudire de tout son cœur avant de se battre avec des loubards. Soupire. Je l'aime si fort, je voudrais pouvoir le garder près de moi pour toujours, que jamais, il ne s'en aille de mes bras. Il était si mignon quand il était petit.

C'est pas le moment de flancher, je dois sécuriser le territoire, hors de question que ces soldats progressent en direction de ma montagne sinon c'est dans les cendres et le sang que commencera cette guerre.
Cheval de Troie
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Préférence de jeu : Femme
vol de nez
Cheval de Troie
Mer 10 Aoû - 20:40

Morgane Yagaroff
J'ai 19 ans et je vis à Dagmar, Angleterre. Dans la vie, je suis une jeune sorcière et je m'en sors si bien que j'ai été chargée d'une mission de la plus grande importance. Sinon, à cause d'une éducation stricte et rigoureuse, mais également car je ne suis pas le genre de fille à m'intéresser à cela, je suis célibataire et je le vis plutôt bien car le seul amour que je n'ai jamais connu me vient de ma mère et de mon frère.


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Sarcastique- Blasée - Froide - Puissante - Susceptible - Autonome - Nocturne - Esprit libre - Peu bavarde - Loyale - Juste - Reconnaissante - Téméraire - Têtue - Solitaire

Mon premier amour :
Trouble in Camelot  Tumblr_n1xukv9L7D1qlxvxuo1_500

Morgane a été élevée par Baba, elle est un peu plus jeune que Mordred. Morgane aime sa mère adoptive comme si elle était sa propre mère, elle lui est reconnaissante de l'avoir recueillie et élevée et d'avoir fait d'elle la sorcière puissante qu'elle est aujourd'hui. Quant à Mordred, il est son grand frère, son modèle, son protecteur. Elle ne lui dit pas, ou ne lui montre pas, car dans leur famille, ils ne sont pas du genre à se faire de longues accolades pleines d'amour. Le fait de ne pas s'entretuer dans la nuit et leur façon de se montrer qu'ils s'aiment. Néanmoins, Mordred a toujours été là, il la rattrapait quand elle tombait, il soignait ses bobos, il lui a appris à ne pas avoir peur des monstres dans le noir...
Oui, pour Morgane, sa famille, c'est tout ce qu'elle a, tout ce qu'il lui reste, aussi, si elle ne doit être qu'un pion dans les desseins de sa mère et son frère, alors soit. Elle s'en fiche. Tout ce qui compte, c'est que sa famille reste unie.

Mon véritable amour :
Trouble in Camelot  Tom-hardy-james-keziah-delaney


Comme toujours, mère ne fait pas dans la dentelle… À peine sortie du lit qu'elle commence déjà à me brailler des ordres et des entrainements. Sans oublier les remontrances... Toujours.
J'arrive en même temps que Mordred sur la zone d'entrainement. Un regard vers mon frère et un petit sourire complice pour commencer cette journée éprouvante.
L'air est frais, bien trop frais, j'en frissonne... Mais mère me donne tellement de travail que je n'ai plus le temps de penser à la chaleur de mon corps.

Je commence à me concentrer pour me métamorphoser en Bartok. Je suis très douée en métamorphose, c'est de la magie de base. Seulement, ce n'est pas donné n'importe qui de réussir parfaitement une métamorphose et encore moins de pouvoir changer de corps et de visage en quelques secondes. Une fois que je suis transformée en Bartok, je compte trois secondes dans ma tête, puis je me change en jeune fille qui n'a rien à voir avec moi. Trois secondes plus tard, je deviens une vieille dame, mais si on me regarde de plus près, on reconnait mes traits…
Mère claque sa langue sur son palais pour me signaler que mon travail n'est pas suffisamment. Alors, je recommence, encore et encore jusqu'à ce que de la sueur commence à perler sur mon visage. Utiliser de la magie est éprouvant physiquement et psychologiquement. Ce sont des prouesses cérébrales et spirituelles que de simples humains ne peuvent pas dominer. Plus on est expérimenté et puissant, moins les efforts se font ressentir. Pour ma mère, mettre le feu à une maison ne serait pas plus éprouvant pour elle qu'un éternuement. Alors que pour Mordred, ça mobiliserait une partie de sa concentration... Quant à moi, il faudrait que je mobilise toute ma concentration et que j'utilise une formule, car je n'ai pas encore appris la magie élémentaire. Je ne suis clairement pas encore arrivée au niveau de mon frère pour ce qui est de l'utilisation de la magie. En revanche, je le bats à plat de couture pour ce qui est de leçons sur l'histoire de la magie, les sortilèges, les potions et autres onguents magiques. J'imagine que mère a veillé à puiser dans les forces et les faiblesses de chacun d'entre nous pour que nous nous complétions.

Au bout de quelques heures d'entrainement acharné, mère finit par recevoir un message par hibou. Ça ne peut être qu'une autre sorcière. Les humains préfèrent les pigeons, les plus riches utilisent parfois des faucons, mais c'est assez rare. Un corbeau ou un hibou ne peut être que l'œuvre d'une sorcière. En tout cas, quoi qu'il y avait d'écrit sur ce message, cela mit mère dans une colère noire !

Un coup d'œil à Mordred m'indique qu'il est à la fois concentré sur son entrainement, mais aussi sur ses propres pensées. Mon pauvre frère, surmené et maltraité. Car c'est de la maltraitance d'en demander autant à son fils et de ne jamais l'en féliciter en retour. Il n'a jamais droit à aucune reconnaissance ou marque d'affection. Pourtant, je me rappelle que Baba a toujours été aimante quand nous étions petits… pourquoi ne l'est elle plus maintenant ?!

Quand je me reconcentre sur ma métamorphose, j'en étais au stade de la vieille femme (qui est nettement mieux réussit que tout à l'heure, soit dit en passant.), je reprends vite ma véritable apparence quand mère nous met en garde de ne pas sortir de la propriété pour notre sécurité. Même si je me demande bien ce qu'elle peut bien redouter… Qui pourrait faire le poids contre Mordred et moi ? Elle s'inquiète beaucoup trop, j'ai beau lui dire, elle me répète qu'on ne s'inquiète jamais assez. Que voulez-vous.

En tout cas, après nous avoir menacé de sa magie... Car oui, j'ai bien ressenti l'aura menaçante qu'elle a fait peser sur nous... J'en ai eu le souffle coupé, j'avais l'impression que mes os se brisaient de l'intérieur et que mon sang allait tellement bouillir qu'il me sortirait par tous les orifices, c'était horrible ! Mais quand elle arrêta, j'en fus soulagée… Je passe une main tremblante sur ma gorge comme si on m'avait étranglé alors que non.... monstrueuse sensation.

Je regarde mère s'en aller dans ses appartements dans un nuage de fumée. Je soupire en fronçant les sourcils.

"J'ai horreur qu'elle use de la magie sur nous ! Nous ne sommes plus des enfants !"
"Croaaaaaa !"

Je lève les yeux aux ciels et Diaval laissa tomber une fleur de Lys qu'il était parti cueillir dans les jardins du palais de Camelot. J'ai appris dans les livres de mère, que les lys sont des fleurs royales, on ne peut donc pas en trouver partout et elles valent une petite fortune. Pourtant, la première fois que Diaval m'en a ramené une, je ne savais pas du tout ce que c'était. Depuis, mon fidèle corbeau a pris l'habitude d'en voler une au roi à chaque fois qu'il sent que je ne vais pas bien, c'est sa façon à lui de me consoler et je dois dire que c'était la meilleure idée qu'il ait jamais eue. Cette fleur est depuis ce jour devenu ma préférée.

Je regarde mère s'éloigner sous sa forme de corbeau, elle fend le ciel comme personne. Même sous cette forme, elle reste majestueuse et terrifiante. Cependant, je ne vois pas de petite ombre qui la suit à la trace.

"Sans doute, mais cela ne l'empêchera pas de penser à toi." Je me métamorphose en mère dans l'espoir d'amuser mon frère. "Mordred, il suffit, j'espère que tu as bien travaillé ton entrainement, ton destin t'attend !"

Puis je redeviens moi-même et mon visage, d'ordinaire vierge de toute expression, lui accorde un petit sourire moqueur et complice.
Je caresse les pétales de ma fleur du bout des doigts alors que Diaval se pose sur mon épaule.

"En tout cas, Bartok n'est pas parti avec elle. Ce qui veut dire que ce poison va sûrement nous suivre à la trace..."

Je fronce les sourcils quand Mordred me dit qu'il ne cafarderait pas ma petite escapade si j'en faisais de même. Bien entendu, il sait qu'il peut compter sur moi, cependant… Je n'aime pas l'idée qu'il aille se battre...

"Tâche de ne pas faire de vagues… Si mère l'apprend... là, tu risquerais de vraiment la mettre en colère."

Mordred est une machine à combattre, car la grande Baba Yaga l'a modelé ainsi, elle voulait qu'il soit taillé pour combattre n'importe quel adversaire, personne n'a de chance contre lui, encore moins à main nue… Justement, là est tout le problème, les hommes des villages vont commencer à se plaindre de se faire battre par ce mystérieux brun ténébreux. Et pas la peine d'être un savant pour remarquer qu'à Camelot, rare sont les habitants qui ont les cheveux aussi noirs que les autres. C'est un trait physique qui ne peut se léguer que par le sang. Oui, je sais, je ne suis pas sa vraie fille, pourtant, le hasard a voulu que ma vraie mère ait les cheveux aussi noirs que ceux de Baba. Sans doute un truc de sorcière, j'imagine.

Mon cher frère s'en alla, me laissant planter là.

"Et bien, merci pour tes conseils chère sœur. Oh, mais de rien, mon frère. Tsst. T'as vu ça, Diaval ?!"
"Croaaaa, je pense qu'un bon bain vous ferait du bien."
"Oui, tu as raison, as-tu repéré quelque chose près du lac ?"
"Non, maitresse, vous pourrez vous y baigner l'esprit tranquille."

Parfait, je quitte donc le jardin pour rejoindre le lac au nord de notre château. Je hume l'air pour essayer d'identifier qui se trouve à proximité, mais je ne sens que l'odeur de la faune et de la flore. Aussi, j'en profite pour commencer à me déshabiller. Je laisse tomber la robe que j'ai enfilée pour l'entrainement et me retrouve rapidement nue. Mon corps vierge et pur entre lentement dans l'eau et commence à frissonner avant que ma magie ne commence à réchauffer l'eau.
Je me baigne nue dans ce lac, c'est une des choses que je préfère le plus ici ! Mère m'a toujours dit qu'une sorcière devait être à l'aise avec son corps, on ne doit pas en avoir honte et vivre en harmonie avec celui-ci, car il est le réceptacle de notre magie. Poussière, il redeviendra poussière, nous devons vivre avec notre corps comme nous vivons en harmonie avec la nature. C'est ainsi. Pourtant.... Malgré moi.... Je suis effroyablement pudique… Je n'aime pas que l'on me touche, je ne suis pas du genre accolade familiale et autre démonstration d'affection. J'ignore pourquoi. E...Et ce n'est pas le genre de chose dont je peux parler avec mère... Elle ne comprendrait pas.


***

Au moment, Mordred était en train d'embêter ce pauvre Bartok qui était tranquillement planté sur le balcon de la chambre de sa maitresse, à attendre son retour. Jusqu'à ce que son ingrat de fils ne le réclame. Soupire. L'oiseau apparut devant la progéniture de sa maitresse. Rapidement, Bartok fronça les sourcils et détourna le regard, tout ce qu'il voyait, Baba pouvait le voir aussi... Pas besoin de plus pour que le cœur de la chauve souris commence à battre la chamade de jalousie.

"Je doute que votre mère consente à vous laisser utiliser ses objets magiques. Sir, Mordred."

Lui lança-t-il avec toute l'arrogance d'un bras droit intouchable.

"Quant au vin, vous avez toute une troupe de domestiques, qui sont là pour ça, dont je ne fais pas partie."

Il espérait que le message serait passé, mais avec sir Mordred, rien n'est jamais aussi facile. Bartok n'arrive même plus à se souvenir de quand est-ce que les deux ont commencé à se détester ? Oh, en fait si, depuis la venue au monde du prince prodige. Lorsque Mordred est né, Baba n'avait plus d'yeux que pour lui, nuit et jour, elle le serrait dans ses bras, lui souriait... Elle dormait avec lui, il se collait contre sa douce et chaude poitrine pour s'endormir… Depuis toujours, Bartok a nourri une jalousie viscérale envers ce que sa maitresse a de plus précieux. N'était-ce pas ironique ?! Il se déteste pour cela ! Il sait que s'il devait donner sa vie pour sir Mordred, il le ferait ! Pourtant… il ne peut s'empêcher de se demander ce qu'aurait été sa vie et sa relation avec Baba si....s'il n'était jamais né....
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