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 Kanashimi wa kazoekirenai keredo sono mukô de kitto anata ni aeru.

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Chocohuète
Chocohuète
MESSAGES : 159
INSCRIPTION : 30/03/2017
CRÉDITS : L'icon vient de je ne sais pas trop où, désolée ! Signature de Cookie corns. Chanson " DARKNESS MY SORROW ", Chuya's character song.

UNIVERS FÉTICHE : Ca dépend de mes envies ^^"
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t852-j-erre-dans-lapocalypse-j-erre https://www.letempsdunrp.com/t4284-les-p-tites-envies-de-chocohuete#89526 https://www.letempsdunrp.com/t4306-les-cafouillis-de-chocohuete#89681 https://www.letempsdunrp.com/t4533-dans-la-valise-de-chocohuete-il-y-a#92945
tea

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(J'ai traversé des océans de tristesse mais je sais que sur l'autre rive, je te rencontrerai sûrement.)

Dans un monde nettement plus complexe qu'on ne le pense, qui cohabite avec un univers "paranormal", vont se rencontrer 2 êtres qui n'auraient jamais dû se rencontrer... Helia, jeune humaine - apparemment normale - est en réalité très sensible à cet autre monde, mais pourtant bien loin de se douter que sur elle, veille depuis toujours, Yaël(le), en qualité d'Ange Gardien. De son mieux, et tout en lui laissant son libre arbitre, Yaël(le) l'a guidé à travers les épreuves de sa vie. Sa mission a commencé en tant qu'ami(e) imaginaire, pour devenir de la protection invisible pour l'Humaine.

Il n'a jamais été prévu que Helia puisse revoir Yaël(le). Et pourtant, les choses vont changer.... Après ce qui aurait dû n'être qu'une simple mission de sauvetage, dans les rêves de l'Humaine, celle-ci sera désormais - étrangement - plus "sensible" à la présence de son Ange. Et ça, ça va tout changer....

Voici comment leur histoire va prendre une tournure imprévue, et compliquée par leurs natures opposées...

Pour le plaisir des oreilles, la chanson dont est tirée le titre de ce RP ! (Et me remerciez pas si ça vous donne envie de revoir cette merveille d'animation ! lol )


@Earl & @Chocohuète


y5soootz
No matter what kind of cliched game it's, I'll play until the end. I simply wanted a way to kill time. The world is a bird cage, faded in colour. 'In languor dreams of death' ... who was the one that said it? BUT NOW, DARKNESS MY SORROW, I have not yet fallen apart so, as I laugh off this imposed inconvenience. Even if I get tired of the night & tear off my shackles. Let's stop messing around already. I'll manipulate even the weight of this cut-short life. I'd rather just fall than go back to being alone. Staring at the destroyed cage of this self, (GRAVITY). Slowly, I sing, "Not bad at all." Even though it feels like I might be trapped, there is no room for sentiments. I'll push myself to the limit & dye everything jet-black.
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Chocohuète
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Yaël(le)
Je suis sans âge et je vis un peu partout sur Terre, et quelque fois aux Cieux, mais si vous tenez à savoir où me trouver, depuis quelques années, je suis principalement du côté de l'Irlande. Dans la vie - ou dans mon cas : dans ma "non-vie" - vous comprendrez en poursuivant votre lecture..., je suis un Ange. Un Ange Gardien, plus exactement (je tiens à cette distinction !) et je m'en sors plutôt bien, même si vous autres, Humains, êtes une espèce sur laquelle il est particulièrement compliqué de veiller, plus encore sans trop vous guider, afin de vous laisser votre libre arbitre ! Et les Dieux savent à quel point cela peut vous faire faire réellement n'importe quoi !. Sinon, de par mon état d'Ange, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, car étant un Ange les choses de l'Amour ne m'intéresse guère, pas même avec mes congénères.

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Est littéralement né(e) aux Cieux - A une vaste famille Céleste - Comme tous les Anges, n'a pas de sexe, mais peut arborer une apparence plus masculine ou plus féminine, sur Terre, face à des Humains, mais également modeler l'âge de son apparence, suivant la situation - A 2 apparences qui ont sa préférence, totalement à l'opposé l'une de l'autre, mais montrant bien son ambivalence - La masculine (Thomas Brodie-Sangster) est plus frêle, angélique et presque enfantine - La féminine (Dayana Crunk) peut faire penser à une sorcière, un peu plus rebelle, presque blasphématoire pour sa profession réelle - A veillé sur une foule d'Humains depuis sa création, dont quelques-uns qui ont marqué l'Histoire.

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Empathique - Généreux(se) - Doux(ce) - Curieux(se) - Protecteur(trice) - Sincère - Déterminé(e) - Astucieux(se)... Son caractère change légèrement, suivant son apparence (surtout sous ses 2 apparences privilégiés, Yaël(le) est plus "maternisant" en tant qu'homme, mais plus "distante" en tant que femme, car se protège un peu plus de l'attachement pour ses Protégés) -  Ne l'avouera jamais mais son statut d'Ange lui pèse quelque fois, lui imposant tout de même une certaine solitude que la satisfaction de veiller sur ses protégés ne parvient plus entièrement à combler (ça n'est pas parce que Yaël(le) est un Ange qu'il lui est impossible de s'attacher aux Humains que sa mission lui font croiser. Et si l'Ange sait que ses protégés peuvent généralement accéder aux Cieux à l'issu de leur vie, leurs morts restent une souffrance car l'Ange ne peut les revoir, et s'attache de nouveau aux autres Humains, pour les perdre à leur tour...) - De par sa nature angélique, sait parler et comprendre instinctivement toutes les langues au monde - Son âge lui a permis également d'acquérir une vaste connaissance sur de nombreux aspects - A moins de disposer de "pouvoirs paranormaux", il est impossible de voir l'Ange comme de ressentir sa présence, ou alors celui-ci apparaît volontairement devant vous/se fait entendre par choix - A de nombreux pouvoirs angéliques qu'il serait trop long d'énumérer ici (entre autre, la capacité à guérir de petites blessures, à s'adresser mentalement à ses protégé(e)s - telle la petite voix de la raison ! - ou encore à s'infiltrer dans leurs rêves) - Malgré tout, est dans l'incapacité à guérir des maladies ou de faire usage de ses dons de manière à créer ce que les Humains qualifient de "miracles divins", n'étant pas un Ange de cette envergure - A une étrange passion pour la façon avec laquelle les Humains se voilent la face sur l'existence des Dieux, et sur les mythes et histoires qu'ils peuvent en tirer - Du sommet de son éternité, il(elle) envie profondément les Humains, qui, par leur brève durée de vie, peuvent la vivre plus intensément que les Anges, qui ont tout le temps du monde devant eux et ne courent pas le moindre risque de voir cette vie se terminer un jour !

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"Un ange, étant incapable de mourir, ne peut courir d'aventures : il aurait beau descendre dans les entrailles du sol, explorer les profondeurs de l'océan, monter en fusée jusqu'à l'étoile polaire... Rien n'y fait ! l'être immortel, avec son invisible cotte de mailles, ne peut courir de dangers puisqu'il ne peut pas mourir."


Thomas Brodie-Sangster :copyright: Gypsophile
Précision à garder en tête pour ce perso :
 

Assise – ou plutôt vautrée ! – sur le petit fauteuil au chevet de ma Protégée de ces dernières décennies, je passe le temps comme je peux alors qu’elle est prisonnière d’un état comateux depuis une quinzaine de jours. L’Humaine est victime d’une grave pneumonie, qui l’affaiblie de plus en plus, et que malheureusement, je ne suis en mesure de soigner. J’ai beau être un Ange, je ne peux lutter contre les plus fortes maladies, ça n’est pas ma mission. Ne croyez pas que ça ne soit pas compliqué pour moi, d’être tout autant impuissant qu’un Homme. Contrairement à d’autres Anges Gardiens, je reste toujours profondément attachée aux Êtres sur lesquels je veille, et ressent avec force tout ce qui peut les blesser. Oui, je sais, on ne dirait pas, comme ça, à me voir (bon, pour ça, faudrait déjà avoir cette capacité, ce « 3ème œil » !), avachie de la sorte sur le fauteuil, un livre entre les mains, plongée dans sa lecture. Fort mauvaise lecture, si vous voulez mon avis. Pas que le livre soit mauvais, c’est même tout le contraire. L’œuvre d’origine vaut bien mieux que ce navet qu’il est devenu, suite à une traduction réellement ratée ! C’en est presque risible tant ce changement de langue a fait perdre l’intensité des mots choisit à l’origine. Peut-être devrais-je en aviser l’infirmière, qui a oublié son exemplaire ici, qu’il existe, dans son Anglais natal, de bien meilleures traductions des ouvrages de Molière, que celle-ci… Ca me fait presque mal au cœur pour Jean-Baptiste, qui a été mon Protégé, à l’époque, de voir avec quel manque de respect le traducteur a retranscrit son œuvre….

Oh, quand on parle du Loup, on en voit… la blouse bleue… (Suivez, un peu, je parle là de l’infirmière ! Elle n’a rien d’un Loup, d’un être malfaisant, c’était bien entendu pour l’expression… Vous, parfois, Humains, avez du mal à suivre, alors je précise !). Sans surprise, celle-ci est à la recherche de son livre, qu’elle ne peut voir pour le moment, étant entre mes mains. Elle est venue, un peu plus tôt dans la matinée, pour lire quelques pages à mon Être Humain, persuadée que l’illustratrice l’entendrait. Et non, n’allez pas à de hâtive conclusion : je n’ai rien fait pour qu’elle oublie ici son livre, c’est son étourderie qui est en cause, ou plutôt, ses obligations qui l’ont appelée ailleurs. Refermant doucement le livre, secouant ma longue crinière – présentement noirs et gris électrique – je dépose silencieusement le bouquin sur la table de chevet de ma Protégée. L’infirmière a beau avoir déjà regardée ici, elle ne sera pas vraiment étonnée de le retrouver. Vous autres, Humains, avec votre rationalité si rassurante, vous voilez bien la face sur la présence d’autres choses, dans votre petit monde pas si bien rangé que vous le souhaiteriez ! Et ça ne manque pas. D’une tape de la main sur son front, elle récupère, de l'autre main, son bien, vérifiant après les constantes de l’endormie, avant de filer poursuivre le reste de sa – longue ! – journée ! Les derniers mots qu’elle a soufflé avant de partir m’ont fait soupirer, sans me surprendre, car je le savais : il n’y a pas de changements – positifs du moins ! – dans l’état de la jeune femme… Au contraire même, celle-ci s’affaiblit de plus en plus. Pourquoi les Dieux vous ont-ils fait si fragiles, chers Humains, alors que nous autres, Anges, pouvons traverser les guerres et les pandémies sans le moindre mal ? Pourquoi doit-on veiller sur vous, en s’attachant à vous, si c’est pour vous perdre en quelques malheureux clignements d’yeux ?

Sans même m’être levée – privilège d’Ange qui peut agir en un rien de temps – je me trouve désormais debout, contre le lit de mon Humaine. Avec tendresse, je pose une main sur son front, sentant sa chaleur contre ma main, alors même que celle-ci est immatérielle. « Ton heure n’est pas encore venue. Tu m’entends ? », lui murmuré-je, désormais baissé jusqu’à elle, mes lèvres contre son oreille. Ma tête se redresse alors que mes yeux se ferment, et qu’une auréole douce et lumineuse m’entoure. Lorsque je rouvre les yeux, je ne suis plus dans cette morne chambre d’hôpital, mais dans le monde onirique de ma Protégée. Ca n’est pas la 1ère fois que j’y fais un passage. Il m’arrive souvent de venir ici, notamment quand elle a besoin d’aide. Ca n’est pas non plus la 1ère fois que je viens ici, depuis qu’elle est hospitalisée. Je ne suis donc pas surprise de me retrouver dans le hall d’un immense centre commercial, bondé et bruyant. J’ai déjà assistée à son incapacité à trouver la sortie de cet antre commercial. J’ai déjà tenté de la guider, en lui soufflant quelques phrases d’encouragements, ou en manipulant certains protagonistes de ce songe afin qu’ils l’aident à s’en tirer. Mais ça n’a jamais marché. Alors, aujourd’hui, on va essayer autre chose. Sans le moindre mal, je l’aperçois, malgré la foule, à plusieurs mètres de moi. Helia est assise sur le rebord d’une fontaine, ouvertement désœuvrée.

En un rien de temps – parce que je suis une Ange, et parce que nous sommes dans un rêve – je fende la foule, jusqu’à elle. Aujourd’hui, je l’autorise à me voir. Ca ne risque rien : nous sommes dans un rêve ! Persuadée que je saurais mieux la convaincre sous une apparence qu’elle a déjà vu – même si cela remonte à de lointaines années pour elle, car elle était alors enfant ! – je bascule, le temps d’un seul pas, à l’apparence masculine que j’arbore la plupart du temps. Adieu ma robe qui entoure délicatement ma taille, et bonjour à une tenue plus décontractée : un jean bleu, des baskets blanches, et un t-shirt style marinière. Ca aussi, c’est un autre pouvoir angélique : notre garde-robe ne souffre d’aucune limite ! Un autre pas en sa direction, et dans mes mains, apparaissent deux cônes glacés. Un pour moi, un pour Helia (et donc, à ses saveurs préférées, que j’ai appris à connaître en vivant à ses côtés !). « Alors, tu es fatiguée de cette foule, Helia, ou tu veux concurrencer la statue vivante qui trône en son centre ? », l’abordé-je avec ces paroles, faisant apparaître dans le même temps, derrière mon Humaine, un personnage onirique, un être Humain, maquillé de gris, incarnant dans son immobilité savamment travaillée, une statue. « Tu devrais sortir, le soleil est trop radieux pour rester enfermée ici ! », poursuivis-je, après lui avoir tendue sa glace, croquant dans la mienne pour m’asseoir finalement à ses côtés. L’avantage des rêves, et d’avoir pris une apparence qui doit être familière à son esprit, c’est qu’elle n’aura pas à se demander qui je suis. Mais je suis curieux de voir qui je vais être, pour elle ? Un vieil ami ? Un voisin sympa ? Ou un mec collant ? Vous autres, Humains, on a beau vous observer depuis des millénaires, vous restez toujours pleins de surprises ! C’est avec un sourire éclatant à l’attention d’Helia, que j’attends sa réponse. Je sais qu’il en faudra sans doute bien plus, pour que je la convainque de se battre pour survivre, et donc, être en mesure de quitter pour de bon ce centre commercial et de regagner sa véritable vie !



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earl
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ÂGE : 22
CRÉDITS : uc

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PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Helia Mallon
J'ai vingt-quatre ans et je vis à Cork,  en Irlande . Dans la vie, je suis graphiste-illustratrice dans une entreprise de communication et publicités et je m'en sors plus au moins , je veux dire, c’est mon premier emploi, disons que j’espère qu’avec le temps et l’expérience, ma situation financière sera un peu plus stable. Sinon, grâce à ma chance, je suis  célibataire et je le vis plutôt bien , ça ne m’intéresse pas tellement à vrai dire.  J’aime regarder des films d’amour, lire des romances, observer des couples dans les parcs qui semblent heureux et épanouis ; j’aime imaginer des scénarios où je serais l’héroïne d’une idylle, mais ça ne dépasse jamais l’état de script, d’intrigues rêvées. L’imagination ne me déçoit jamais, contrairement à la réalité.

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Dispose d’une imagination riche – Bienveillante – Aime apporter son aide – Peur de sortir de sa zone de confort, elle vit dans sa bulle – Intelligente – Créative – Sensible – Parfois emportée par des émotions qui la dépassent, comme une colère noire, qui explose soudainement – Distraite – Introvertie – Facilement stressée – Indécise et très peu dans l’action – Perspicace – Souvent cachée derrière des masques qu’elle invente pour faciliter ses interactions sociales – Curieuse – Désordonnée – Autonome – Rancunière.

Helia a perdu sa mère quand elle avait huit ans. Elle est décédée d’une rupture d’anévrisme, à l’âge de trente-six ans. Cette disparation soudaine, brutale et incompréhensible a été un événement majeur dans le développement de la jeune femme. - Helia, de nature plutôt solaire – à l’image de son prénom – et extravertie a complètement changé: bouleversée, elle s’est renfermée sur elle-même, parlant à peine pendant les deux années qui suivirent la mort de sa génitrice. La réalité lui semblant invivable, comme un véritable cauchemar éveillé ; Helia a préféré se réfugier dans un monde imaginaire où elle devenait qui elle souhaitait, un monde qui semblait plus réel que le réel lui-même, un monde où sa mère pouvait encore être là. - Depuis son enfance, elle suit une thérapie et voit son psychologue une fois par semaine. - La chose qui lui a permis de s’en sortir, c’est bien sa capacité à fuir la réalité. Helia avait pour habitude de parler à divers amis imaginaires, dont un qui semblait plus réel que les autres : Yaël. Helia aurait parié qu’il existait vraiment, si elle n’était pas la seule à le voir. Quand elle parlait de Yaël à son père, il fronçait les sourcils, inquiet pour sa fille, qui s’éloignait de plus en plus de la « vraie » vie. - Elle dessine depuis son enfance, elle dessine tout ce qui lui passe par la tête, pouvant ainsi mettre sur papier tous ces scénarios qui apparaissent spontanément dans son esprit. - En grandissant, Helia est parvenue à se « réintégrer » progressivement aux autres, mais elle est restée cette fille étrange, toujours dans la lune, perdue dans ses trop nombreuses pensées. Elle a toujours du mal à créer de véritables liens, inconsciemment effrayée de les perdre d’un jour à l’autre. On l’apprécie souvent, mais il est difficile de réellement apprendre à la connaître ; elle s’applique scrupuleusement à dresser des barrières entre elle et les autres. La plupart du temps, c’est avec un masque, en jouant un rôle qu’Helia parvient véritablement à établir le contact.  – Assise sur un banc, elle aime inventer des vies aux passants. – Elle aimerait parfois avoir le courage d’affronter la vie, ses douleurs, ses multiples épreuves, aller à la rencontre des autres ; mais les jours passent, les années s’écoulent, et Helia reste désespérément coincée dans ses rêveries et derrière ses multiples masques. – Yaël a progressivement cessé d’apparaître au fur et à mesure qu’elle grandissait, mais il lui arrive toujours d’entendre sa voix, de sentir sa présence : elle est persuadée qu’il ne l’a jamais quitté, et il arrive souvent qu’elle continue à s’adresser à lui comme s’il était là, dès qu’elle a un problème et qu’elle ignore à qui en parler ; mais tout ça, ce n’est que le fruit de son imagination, pas vrai ?

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I know, I know
I know I'm begging inside
Down in the valley below
Waiting for someone I know

And I don't, I don't
I don't wanna live just to die
There is a life in this house
Give me something worth the fight

I don't need a minute
Don't need an hour
I don't need more time
I need it now

Have you only felt high when you're falling on your way down?
Oh, it's moving and it's circling
It's keeping me on the ground

I wanna run
Run into your ready arms
Wipe all my tears while I stop in the rain
Where do I go from here?

I wanna listen
Hear you and your every word
All that I know is I don't really know
Where do I go from here?

Will you come back?
Will you come back?
Will you come back for me?



avatar (anya taylor-joy) :copyright: OLYMPIA ; lyrics :copyright: A Year On Earth - Where Do I Go From Here?
J’ai toujours eu cette impression, je crois, de vivre dans une foule gigantesque, d’être perpétuellement entourée, d’observer toute cette agitation autour de moi ; et de me sentir pourtant seule, si seule. J’ai l’impression d’être ce personnage sur le quai d’une gare, qui attendrait un train, en regardant les autres partir sans lui. J’ai l’impression d’attendre un train qui ne viendra jamais. Tout le monde semble réussir à grimper dans un wagon, même sans savoir où celui-ci le mènera. Pas moi. Je suis ce personnage que l’on voit, en regardant à travers la fenêtre arrière, disparaître progressivement au loin, et qui sera probablement toujours au même endroit plusieurs années plus tard. Je me sens constamment en décalage, comme si j’appartenais à une autre réalité. C’est d’ailleurs ce que je finis toujours par faire : fuir dans un ailleurs, dans un monde que j’ai inventé, là où je sais exactement ce qui va se passer : un monde où j’ai le contrôle, un monde où je suis la réalisatrice de ma propre vie ; mais un monde bien solitaire.

Quand je n’imagine pas un monde où je peux m’épanouir sans crainte, c’est dans la vie des autres que je trouve refuge. D’abord en apportant mon aide : quand on s’investit pour les autres, c’est d’autant plus facile de s’oublier et d’oublier ses problèmes. C’est aussi en les écoutant, en construisant des suppositions sur leurs vies que je parviens à m’y projeter. Pendant un instant, je me mets à leur place : me voilà devenue la pâtissière du coin de ma rue ! Ou pas plus tard qu’aujourd’hui – où était-ce hier ? –, je suis mon infirmière, que j’entends se plaindre de ses enfants, probablement à une collègue. Je suis dans le coma, mais parfois, j’entends des bribes de conversations, je crois pouvoir sentir l’odeur d’un café tout juste préparé. Enfin, peut-être qu’une fois encore, tout ça n’est que le fruit de mon imagination.

Peu importe. Retour à cette réalité dans laquelle je suis coincée. J’ouvre les yeux, après ce moment bref de repos. L’éclairage aux néons blanchâtres me fait plisser les paupières et mes sourcils se froncent légèrement. La lumière du Soleil, l’air frais me manquent. Dans cette galerie marchande, l’éclairage reste le même, à tel point qu’on en perd complètement la notion du temps. J’ignore depuis combien de temps je suis ici. J’étais malade. J’avais beaucoup de mal à respirer, et le sol semblait fuir sous mes pieds. Je ne sais pas tout ce qu’il s’est passé ensuite : je me souviens être tombée, d’entendre l’ambulance, les voix d’un homme et d’une femme qui me placent sur une civière et la porte du camion qui se ferme brutalement. Je me souviens de mon père, qui tient ma main et qui caresse mes cheveux. Désormais, ce centre commercial est devenu mon unique réalité. Je me suis réveillée ici, et j’y erre depuis. J’ai beau avoir cherché, je ne trouve aucune sortie. Je parle aux gens qui courent autour de moi, les mains pleines de sacs, mais personne ne semblent me voir, ni même m’entendre. J’ai visité tous les magasins, du plus classique au plus étrange : une des enseignes propose une balade à dos de Pégase dans toute la surface du centre. J’ai sauté du haut de l’escalator, et je suis retombée sur mes pieds, sans la moindre égratignure. Non, vraiment, rien à faire ; je suis coincée dans cet univers où toutes les lois de la nature semblent bouleversées.

Je suis fatiguée. Fatiguée d’errer sans rien trouver. Je traîne des pieds jusqu’au centre de la galerie, là où se trouve une fontaine assez futuriste et où trône une énorme statue.  Un homme me bouscule, mais ne me jette pas un regard. Je me demande si ces gens sont aussi coincés. Peut-être que c’est ça, la salle d’attente de la mort. Un centre commercial ; sans blague ? Je me laisse tomber lourdement sur les rebords de la fontaine, la tête entre les mains. Je suis si fatiguée. Une sensation de calme profond m’envahit progressivement ; mes paupières tombent, sans que je puisse lutter. Alors qu’une torpeur prend possession de tout mon être, une dernière pensée persiste : que se passera-t-il, si je m’endors dans ce rêve ? Mais trop tard, je me sens déjà sombrer et les cris autour de moi semblent enfin se calmer.

« Alors, tu es fatiguée de cette foule, Helia, ou tu veux concurrencer la statue vivante qui trône en son centre ? » Je sursaute. Cette voix. Comme un aimant, elle me tire violemment de cet état d’hébétude dans lequel j’étais. Je relève la tête. C’est bien lui. Yaël. Mon ami imaginaire. Je l’ai perdu, il y a si longtemps maintenant. En grandissant, j’ai fini par arrêter de le voir, sans jamais vraiment cesser de lui parler. À chaque baisse de moral, à chaque réussite, j’ai souvent continué à m’adresser à lui silencieusement. Comme si, quelque part, il aurait pu m’entendre. Et le voilà, devant moi. « Yaël ? » Oui, c’est lui, sauf qu’il n’est plus enfant. Il a désormais mon âge, comme si nous avions grandi ensemble. J’imagine ma tête complètement incrédule, un de mes sourcils levé, mon nez légèrement froncé : ce que j’imagine n’est pas vraiment flatteur… On peut même dire que j’ai carrément l’air stupide. Je secoue légèrement la tête, comme pour me remettre de cette information. Je jette un coup d’œil à cette « statue-vivante » dont il a parlé. Il a raison, la statue qui m’avait semblé n’être que de la pierre, est un être humain (ou pas ?) recouvert d’une épaisse couche de peinture grise. O.K. Encore une preuve que cette réalité n’a définitivement aucun sens. Je me concentre à nouveau sur ce jeune homme qui me tend une glace, le sourire aux lèvres. Ce sourire qui m’apaise instantanément, qui me donne l’impression de l’avoir toujours connu, d’en avoir été privée, et d’être à nouveau complète. Je saisis le cône glacé : je ne l’avais pas réalisé, mais je suis affamée. Ce sont mes parfums préférés : chocolat brownie et yaourt aux fruits rouges. Les saveurs de cette glace me ramènent immédiatement à mon enfance. « Tu devrais sortir, le soleil est trop radieux pour rester enfermée ici ! » Je souris faiblement, mes épaules se haussent doucement. Je l’observe à nouveau. Tout, chez lui, me paraît familier. Je murmure, sans même vraiment me rendre compte de mes paroles. « Tu es parti si longtemps… » Je continue d’une voix un peu plus assurée. « Tu m’as manqué, Yaël. » Ce rêve est décidément très étrange, mais la présence de Yaël le rend un peu moins désagréable. J’en oublie cette foule qui me faisait sentir si seule. Je suis avec lui, désormais. Je me rends compte que j’ai probablement l’air bizarre, depuis tout à l’heure. Comme d’habitude, me souffle une petite voix intérieure. « Je… J’ai essayé de sortir. J’ai cherché partout dans ce maudit centre, il n’y a rien ! Pas une porte ! Pas une fenêtre ! Je suis épuisée de cette agitation, je suis là, et pourtant sans vraiment faire partie de tous ces gens, qui ne m’entendent pas. J’aimerais juste me réveiller. » Je le fixe droit dans les yeux. J’aimerais vraiment me réveiller, mais ce serait le perdre à nouveau. Cet ami qui, toutes ces dernières années, m’a tant manqué.
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Chocohuète
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Yaël(le)
Je suis sans âge et je vis un peu partout sur Terre, et quelque fois aux Cieux, mais si vous tenez à savoir où me trouver, depuis quelques années, je suis principalement du côté de l'Irlande. Dans la vie - ou dans mon cas : dans ma "non-vie" - vous comprendrez en poursuivant votre lecture..., je suis un Ange. Un Ange Gardien, plus exactement (je tiens à cette distinction !) et je m'en sors plutôt bien, même si vous autres, Humains, êtes une espèce sur laquelle il est particulièrement compliqué de veiller, plus encore sans trop vous guider, afin de vous laisser votre libre arbitre ! Et les Dieux savent à quel point cela peut vous faire faire réellement n'importe quoi !. Sinon, de par mon état d'Ange, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, car étant un Ange les choses de l'Amour ne m'intéresse guère, pas même avec mes congénères.

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Est littéralement né(e) aux Cieux - A une vaste famille Céleste - Comme tous les Anges, n'a pas de sexe, mais peut arborer une apparence plus masculine ou plus féminine, sur Terre, face à des Humains, mais également modeler l'âge de son apparence, suivant la situation - A 2 apparences qui ont sa préférence, totalement à l'opposé l'une de l'autre, mais montrant bien son ambivalence - La masculine (Thomas Brodie-Sangster) est plus frêle, angélique et presque enfantine - La féminine (Dayana Crunk) peut faire penser à une sorcière, un peu plus rebelle, presque blasphématoire pour sa profession réelle - A veillé sur une foule d'Humains depuis sa création, dont quelques-uns qui ont marqué l'Histoire.

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Empathique - Généreux(se) - Doux(ce) - Curieux(se) - Protecteur(trice) - Sincère - Déterminé(e) - Astucieux(se)... Son caractère change légèrement, suivant son apparence (surtout sous ses 2 apparences privilégiés, Yaël(le) est plus "maternisant" en tant qu'homme, mais plus "distante" en tant que femme, car se protège un peu plus de l'attachement pour ses Protégés) -  Ne l'avouera jamais mais son statut d'Ange lui pèse quelque fois, lui imposant tout de même une certaine solitude que la satisfaction de veiller sur ses protégés ne parvient plus entièrement à combler (ça n'est pas parce que Yaël(le) est un Ange qu'il lui est impossible de s'attacher aux Humains que sa mission lui font croiser. Et si l'Ange sait que ses protégés peuvent généralement accéder aux Cieux à l'issu de leur vie, leurs morts restent une souffrance car l'Ange ne peut les revoir, et s'attache de nouveau aux autres Humains, pour les perdre à leur tour...) - De par sa nature angélique, sait parler et comprendre instinctivement toutes les langues au monde - Son âge lui a permis également d'acquérir une vaste connaissance sur de nombreux aspects - A moins de disposer de "pouvoirs paranormaux", il est impossible de voir l'Ange comme de ressentir sa présence, ou alors celui-ci apparaît volontairement devant vous/se fait entendre par choix - A de nombreux pouvoirs angéliques qu'il serait trop long d'énumérer ici (entre autre, la capacité à guérir de petites blessures, à s'adresser mentalement à ses protégé(e)s - telle la petite voix de la raison ! - ou encore à s'infiltrer dans leurs rêves) - Malgré tout, est dans l'incapacité à guérir des maladies ou de faire usage de ses dons de manière à créer ce que les Humains qualifient de "miracles divins", n'étant pas un Ange de cette envergure - A une étrange passion pour la façon avec laquelle les Humains se voilent la face sur l'existence des Dieux, et sur les mythes et histoires qu'ils peuvent en tirer - Du sommet de son éternité, il(elle) envie profondément les Humains, qui, par leur brève durée de vie, peuvent la vivre plus intensément que les Anges, qui ont tout le temps du monde devant eux et ne courent pas le moindre risque de voir cette vie se terminer un jour !

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"Un ange, étant incapable de mourir, ne peut courir d'aventures : il aurait beau descendre dans les entrailles du sol, explorer les profondeurs de l'océan, monter en fusée jusqu'à l'étoile polaire... Rien n'y fait ! l'être immortel, avec son invisible cotte de mailles, ne peut courir de dangers puisqu'il ne peut pas mourir."


Thomas Brodie-Sangster :copyright: Gypsophile
« Yaël ? » Evidemment, l’Irlandaise est surprise de me voir, après toutes ces années durant lesquelles je me suis fait discret. Si les Anges Gardiens peuvent apparaître devant leurs Protégés, durant leur enfance, afin de les guider sous couvert d’ami imaginaire, il leur faut disparaître rapidement…. Et ce, dès que l’on sent que l’imagination de l’enfant se tarie trop fortement pour que notre présence visible à ses côtés, ne lui coûte pas la crainte chez son entourage, que la folie ne l’habite. Depuis plusieurs décennies, cette progressive diminution de l’imaginaire enfantine se fait de plus en plus tôt, dans de trop nombreuses familles. Ce constat n’est pas une simple conclusion qui ne sort de nulle part : de nombreuses espèces de créatures surnaturelles peuplent ce monde, et parmi elles, certaines ont un impérieux besoin que l’Humanité croit en leur existence, ou du moins, que leur imaginaire soit assez fort pour qu’ils croient en l’existence d’un autre monde que celui qu’ils voient. Il n’y a pas que la faune qui pâtisse de votre sombre influence sur votre planète, chers Humains ! Mais je vous ferai grâce d’énumérer cette liste dont vous n’avez pas conscience… Pour en revenir à l’histoire qui nous intéresse, je me contente d’un signe de tête positif, ne prenant pas la peine d’expliquer la raison de ma présence par ici. Etant dans un rêve, ça n’est pas vraiment utile, et il y a bien plus urgent à faire ! Déjà : essayer de cerner le cœur du problème qui bloque Helia ici. On a beau être habitué à régler les difficultés humaines comme moi, on reste souvent surpris par la complexité émotionnelle de cette espèce ! Toutefois – et si je peux me le permettre – je trouve que bien souvent, ceux-ci trouvent des difficultés là où il n’y en a pas la moindre en réalité, ou alors, pas une aussi forte qu’ils ne le redoutent ! D’après la longue observation que j’ai pu faire de ces Êtres, c’est très certainement lié à leur bien courte espérance de vie. Dans l’urgence d’une existence aussi éphémère, ils cherchent visiblement à atteindre des objectifs de vie pour lesquels ils ont placés la barre bien trop haute, au lieu de simplement profiter de leur vie.

Du coin de l’œil, j’observe les environs, dégustant ma glace, toujours étonné par les saveurs qui se trouvent sur Terre. Elles n’égalisent pas celles des Cieux, et c’est d’autant plus vrai quand on les savoure dans le monde onirique, mais ça reste plaisant, il faut bien le reconnaître ! Etes-vous surpris de découvrir que les Anges peuvent manger et avoir même conscience du goût des aliments ? Ca étonne souvent, dès que l’on parle de créatures non-terrestres en train de manger. Oui, les Anges mangent, et peuvent apprécier ça, sans que ça ne soit nécessaire pour qu’ils survivent. C’est une stratégie bien utile quand – en de rares occasion – il nous faut interagir réellement avec vous, chers Humains ! On pourrait faire semblant, bien entendu, on sait faire cela ! Il arrive que pour certaines missions, nous soyons contraints de faire semblant d’être des Humains également, et pas uniquement devant nos Protégés ! Mais il est toujours plus aisé de savoir de quoi l’on parle quand on doit mentir…« Tu es parti si longtemps… Tu m’as manqué, Yaël. », m’avoue l’illustratrice, d’une voix qui se fait un peu plus forte au gré des mots. En voilà une chose que j’envie chez vous, Humains : votre capacité à ressentir des choses. Les Anges ne sont pas dénués de sentiments, bien au contraire, il faut cependant admettre que notre champ émotionnel est bien moins étendu que le vôtre. Nous sommes principalement emplis d’empathie pour les héritiers d’Adam & Eve, ignorants cependant tout le reste, aussi bien les émotions négatives telle que la haine ou l’envie, que les émotions positives, comme l’amour ou l’attachement. On est capable de s’attacher aux Humains, bien entendu. Mais… Pour que vous puissiez comprendre ce qu’on peut éprouver pour vous, c’est un peu comme… Eh bien… Le seul exemple parlant qui me vienne en tête – non offensant pour votre manière de voir les choses ! – est de penser à un film, que vous voyez pour la 1ère fois. Vous l’appréciez tant que vous êtes complètement plongé dans son histoire, ne voyant pas le temps s’écouler. Durant le visionnage, vous ne pensez à rien d’autre qu’à l’histoire qui se présente à vos yeux, ainsi qu’aux divers protagonistes. A l’issue de la projection, vous revenez doucement à votre train-train habituel, pour ne plus penser à ce film. Vous l’avez apprécié, mais il ne figurera pas pour autant dans vos films favoris ! Il n’est même pas sûr que vous souhaitiez le revoir un jour. Vous n’y repenserez qu’en de très rares occasions, mais toujours avec un peu de nostalgie plaisante. De par votre vie très brève, vous êtes ce film, pour nous. Un peu comme vous, vous pouvez apprécier durant quelques minutes, le spectacle d’un vol de papillon - pour rester dans l’idée d’une vie éphémère par rapport à celui qui assiste à la scène ! – il ne vous viendrait jamais à l’idée de blesser l’insecte, mais quand vous retournerez à votre vie, vous ne vous soucierez plus vraiment de son sort, sachant que sa vie touche déjà à sa fin… Voilà : vous êtes un film distrayant, un papillon intéressant à observer, pour nous. Ce sont les 2 manières les plus aisées à comprendre pour vous, pour décrire notre attachement à votre encontre. N’y voyez pas une indifférence hautaine. Nous vivrons éternellement. Pas vous. Je pense que nous avons été conçus de manière à vous appréciez et à vous protéger tout en vous laissant votre libre arbitre, mais aussi en restant légèrement en retrait dans le but de ne pas perdre la raison, tandis que vos morts se succèdent. Des Anges Gardiens brisés par des pertes successives ne serviraient à rien, admettez-le ! Avec ce discours, vous devez être en mesure de comprendre pourquoi j’envie votre vaste panel d’émotions, tout en ayant conscience que nous avons été conçus avec raison, pour ne pas flancher devant notre travail. Vous pouvez également comprendre pourquoi je n’ai pas de réelles réactions aux propos de la jeune femme, pas de celles qu’un Humain pourrait avoir, du moins ! Au lieu de ça, je me contente de sourire, encore. Un sourire qui peut – je le pense ! – s’interpréter de différentes façons : excuses rapides informulées, aveux détournés de réciprocité de l’absence difficile à vivre de l’autre… C’est dans de tels cas de figure que j’apprécie que les Êtres Humains aient l’habitude de se prendre la tête pour de multiples détails ! « Je… J’ai essayé de sortir. J’ai cherché partout dans ce maudit centre, il n’y a rien ! Pas une porte ! Pas une fenêtre ! Je suis épuisée de cette agitation, je suis là, et pourtant sans vraiment faire partie de tous ces gens, qui ne m’entendent pas. J’aimerais juste me réveiller. ». Son explication ne m’étonne pas vraiment, même s’il peut y avoir de multiples explications sur l’invisibilité dont elle semble être victime dans son propre rêve. Quoi que je puisse dire à votre sujet, vous, adorables Humains, êtes forts complexes, et pour un même trouble, il peut y avoir de multiples origines. Est-ce un reflet de ce qu’Helia pense d’elle-même, elle qui se sent en marge des autres au point d’avoir du mal à sociabiliser véritablement ? Est-ce parce qu’elle s’estime peu intéressante en comparaison de cette foule qui – selon elle – est peuplée de tellement d’individus plus intéressants qu’elle ? Est-ce parce qu’elle ne veut pas sortir de ce songe, et par extension, de son coma, mais cherche au contraire à rejoindre sa mère ? Si vous voulez mon avis : il s’agit d’un mélange de ces possibilités, et de tant d’autres également…

Je pousse un soupir, avant d’approcher de nouveau ma glace de mes lèvres. Dès qu’elle touche ces dernières, elle change d’apparence et de consistance, pour devenir à présent un gobelet de chocolat bien chaud à la menthe. (Oui, désolé pour vos esprits aimant la rationalité, mais puisqu’Helia et moi sommes dan un rêve, je ne vois pas de raisons de me priver d’utiliser mes pouvoirs pour de telles choses ! C’est un rêve, et même Helia peut arriver à réaliser des petits tours de magie du genre, si elle le souhaite réellement, puisqu’il s’agit de son rêve !). Quelques gorgées ingérées plus tard, je me lève doucement, tandis que mon gobelet devient à présent deux billets d’entrée pour une des – étranges ! – activités de cette grande surface commerciale ! Je tends alors mon autre main en direction de la jeune Humaine, pour l’inviter à se lever à mon tour, tout en lui proposant mon idée : « Tu as besoin de te changer les idées. Suis-moi. Ca ira mieux après, tu verras : tu trouveras ainsi une sortie ! », dis-je avec conviction. « As-tu vu la salle enneigée ? », m’enquis-je, chemin faisant. J’ai en effet dans l’idée de l’y emmener, persuadé que cela lui rappellerait de bons souvenirs. Nous jouions souvent dans la neige, lorsqu’elle était enfant, que ce soit pour faire de la luge ou des batailles de boules de neige. Un peu plus récemment, elle s’est même laissé convaincre – assez difficilement mais quand même avec succès ! – pour un week-end enneigé, en compagnie de sa collègue – et ce qui se rapproche le plus d’une amie pour elle, je présume ! – Millie. Il est difficile de faire sortir Helia de sa bulle, mais cette femme y parvient, pas toujours mais bien plus souvent que n’importe qui d’autre ! Les 2 Humaines ont semblées bien s’amuser, à cette occasion. Alors je parie sur une nostalgie des souvenirs d’enfance, et un rappel de moment agréable passé avec sa collègue et amie, pour convaincre Helia de se réveiller. Car c’est une grande partie du problème qui retient la jeune illustratrice ici, si vous voulez mon avis : elle ne veut pas réellement se réveiller, ou du moins, pas rouvrir les yeux sur un monde auquel elle a du mal à appartenir véritablement. Et encore une fois, merci aux rêves, mais nous n’avons que quelques pas à faire pour nous retrouver plus haut de plusieurs étages, en ayant pris juste un escalier et ouvert une porte qui nous a propulsés de plusieurs étages ! Nous sommes donc désormais aussi haut qu’il est possible de l’être dans cette bâtisse. Et j’ignore si c’est parce que la neige reste associée dans l’esprit d’Helia, tant à son enfance qu’à ce week-end avec Millie, mais la pièce qui s’ouvrira par la suite devant nous, présentera quelques similitudes avec ces instants. Son enfance, par l’odeur de douceurs qui se préparent dans un stand de boissons, confiseries et nourritures ambulant, mais aussi par la présence d’un immense champ dans lequel se trouve de magnifiques chevaux. Les 2 jours avec Millie sont présents également, par les jolis chalets en bois visiblement très douillets, mais aussi via ce beau lac gelé, idéal pour y faire du patin à glace ! Et – puisque nous sommes dans un rêve ! – il s’agit de véritable neige, et le plafond n’existe visiblement pas mais est réellement le ciel hivernal. Il n’appartiendra qu’à Helia de choisir ce qu’elle veut faire : patinoire ? ski ? luge ? bataille de boules de neige ? snowboard ? balade ?.... tant de possibilité, j’espère bien en profiter pour lui faire prendre conscience de la beauté de la vie et de la nécessité qu’elle poursuive sa route parmi les siens au lieu de se laisser sombrer doucement… Et si ça ne suffit pas, peut-être ferais-je apparaître un lapin blanc, en tout point similaire à celui qui lui sert d’animal de compagnie, histoire de lui rappeler que Lewis compte sur elle.


y5soootz
No matter what kind of cliched game it's, I'll play until the end. I simply wanted a way to kill time. The world is a bird cage, faded in colour. 'In languor dreams of death' ... who was the one that said it? BUT NOW, DARKNESS MY SORROW, I have not yet fallen apart so, as I laugh off this imposed inconvenience. Even if I get tired of the night & tear off my shackles. Let's stop messing around already. I'll manipulate even the weight of this cut-short life. I'd rather just fall than go back to being alone. Staring at the destroyed cage of this self, (GRAVITY). Slowly, I sing, "Not bad at all." Even though it feels like I might be trapped, there is no room for sentiments. I'll push myself to the limit & dye everything jet-black.
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Helia Mallon
J'ai vingt-quatre ans et je vis à Cork,  en Irlande . Dans la vie, je suis graphiste-illustratrice dans une entreprise de communication et publicités et je m'en sors plus au moins , je veux dire, c’est mon premier emploi, disons que j’espère qu’avec le temps et l’expérience, ma situation financière sera un peu plus stable. Sinon, grâce à ma chance, je suis  célibataire et je le vis plutôt bien , ça ne m’intéresse pas tellement à vrai dire.  J’aime regarder des films d’amour, lire des romances, observer des couples dans les parcs qui semblent heureux et épanouis ; j’aime imaginer des scénarios où je serais l’héroïne d’une idylle, mais ça ne dépasse jamais l’état de script, d’intrigues rêvées. L’imagination ne me déçoit jamais, contrairement à la réalité.

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Dispose d’une imagination riche – Bienveillante – Aime apporter son aide – Peur de sortir de sa zone de confort, elle vit dans sa bulle – Intelligente – Créative – Sensible – Parfois emportée par des émotions qui la dépassent, comme une colère noire, qui explose soudainement – Distraite – Introvertie – Facilement stressée – Indécise et très peu dans l’action – Perspicace – Souvent cachée derrière des masques qu’elle invente pour faciliter ses interactions sociales – Curieuse – Désordonnée – Autonome – Rancunière.

Helia a perdu sa mère quand elle avait huit ans. Elle est décédée d’une rupture d’anévrisme, à l’âge de trente-six ans. Cette disparation soudaine, brutale et incompréhensible a été un événement majeur dans le développement de la jeune femme. - Helia, de nature plutôt solaire – à l’image de son prénom – et extravertie a complètement changé: bouleversée, elle s’est renfermée sur elle-même, parlant à peine pendant les deux années qui suivirent la mort de sa génitrice. La réalité lui semblant invivable, comme un véritable cauchemar éveillé ; Helia a préféré se réfugier dans un monde imaginaire où elle devenait qui elle souhaitait, un monde qui semblait plus réel que le réel lui-même, un monde où sa mère pouvait encore être là. - Depuis son enfance, elle suit une thérapie et voit son psychologue une fois par semaine. - La chose qui lui a permis de s’en sortir, c’est bien sa capacité à fuir la réalité. Helia avait pour habitude de parler à divers amis imaginaires, dont un qui semblait plus réel que les autres : Yaël. Helia aurait parié qu’il existait vraiment, si elle n’était pas la seule à le voir. Quand elle parlait de Yaël à son père, il fronçait les sourcils, inquiet pour sa fille, qui s’éloignait de plus en plus de la « vraie » vie. - Elle dessine depuis son enfance, elle dessine tout ce qui lui passe par la tête, pouvant ainsi mettre sur papier tous ces scénarios qui apparaissent spontanément dans son esprit. - En grandissant, Helia est parvenue à se « réintégrer » progressivement aux autres, mais elle est restée cette fille étrange, toujours dans la lune, perdue dans ses trop nombreuses pensées. Elle a toujours du mal à créer de véritables liens, inconsciemment effrayée de les perdre d’un jour à l’autre. On l’apprécie souvent, mais il est difficile de réellement apprendre à la connaître ; elle s’applique scrupuleusement à dresser des barrières entre elle et les autres. La plupart du temps, c’est avec un masque, en jouant un rôle qu’Helia parvient véritablement à établir le contact.  – Assise sur un banc, elle aime inventer des vies aux passants. – Elle aimerait parfois avoir le courage d’affronter la vie, ses douleurs, ses multiples épreuves, aller à la rencontre des autres ; mais les jours passent, les années s’écoulent, et Helia reste désespérément coincée dans ses rêveries et derrière ses multiples masques. – Yaël a progressivement cessé d’apparaître au fur et à mesure qu’elle grandissait, mais il lui arrive toujours d’entendre sa voix, de sentir sa présence : elle est persuadée qu’il ne l’a jamais quitté, et il arrive souvent qu’elle continue à s’adresser à lui comme s’il était là, dès qu’elle a un problème et qu’elle ignore à qui en parler ; mais tout ça, ce n’est que le fruit de son imagination, pas vrai ?

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I know, I know
I know I'm begging inside
Down in the valley below
Waiting for someone I know

And I don't, I don't
I don't wanna live just to die
There is a life in this house
Give me something worth the fight

I don't need a minute
Don't need an hour
I don't need more time
I need it now

Have you only felt high when you're falling on your way down?
Oh, it's moving and it's circling
It's keeping me on the ground

I wanna run
Run into your ready arms
Wipe all my tears while I stop in the rain
Where do I go from here?

I wanna listen
Hear you and your every word
All that I know is I don't really know
Where do I go from here?

Will you come back?
Will you come back?
Will you come back for me?



avatar (anya taylor-joy) :copyright: OLYMPIA ; lyrics :copyright: A Year On Earth - Where Do I Go From Here?

Il ne me répond pas réellement. Je veux dire, il sourit d’un air désolé, comme s’il avait été trop occupé toutes ces dernières années, qu’il n’avait pas vu le temps passer ; mais, il ne répond pas à son tour que, moi aussi, je lui ai manqué. Mais qu’est-ce que j’en sais ? La vie d’ami imaginaire est peut-être très prenante. Qui sait, peut-être qu’il ne m’appartenait pas, Yaël. Peut-être que mon imagination n’est pas sa créatrice et qu’il a été mon ami étant petite, comme il l’a été pour d’autres enfants, aux quatre coins du monde. Cette pensée provoque en moi une légère déception, ainsi qu’un certain amusement. Déception de ne pas être sa priorité, de ne pas être unique à ses yeux ; amusement de le voir courir partout, partager son temps entre tous ces bambins un peu étranges ; ceux qui, comme moi, ont eu besoin de cet ami précieux, dans une période où personne d’autre ne pouvait les comprendre mieux que lui. Mon enfance aurait été bien terne, sans l’aide de Yaël. Il était mon meilleur ami. Il était celui à qui je confiais tout : mes réussites, mes peines, mes secrets (comme le fait que j’étais amoureuse de Peter, mon voisin avec qui je jouais à escalader les arbres derrière ma maison). Même après la mort de ma mère, il a été l’un des seuls à qui j’acceptais encore de parler. Le seul avec qui les mots semblaient vouloir encore sortir de ma gorge. Le reste du temps, tout était bloqué. J’ai progressivement recommencé à parler, mais quelque chose en moi demeure coincé à jamais. Je me demande si c’est possible de rester brisée pour toujours. Après tout, un cœur cassé, c’est un comme un jouet, un mécanisme que l’on peut réparer. Cependant, parfois, la fissure est trop profonde, trop complexe, et on laisse alors le jouet de côté, au fond d’un vieux grenier. Mon cœur est là-bas, dans ce grenier poussiéreux. J’en ai un autre, un de rechange, mais celui-ci fonctionne moins bien. J’aimerais retrouver mon cœur, mais j’ai peur qu’il soit à jamais cassé.

Je l’observe attentivement. Il ne paraît pas surpris par ma constatation. Est-il déjà sorti d’une telle situation ? Sa glace se transforme soudainement en gobelet fumant, puis quelques instants après, en deux tickets aux reflets argentés, où sont dessinés des flocons qui tombent mollement d’un nuage cotonneux, comme si on avait inséré une vidéo sur un papier. Je suis à peine étonnée, à vrai dire. Je commence même à m’habituer à tous ces événements pour le moins étranges. Je me demande si… je repense à cette affiche, où un mannequin au visage parsemé de tâches de rousseur portait un bandeau, ou une sorte de serre-tête, en véritables fleurs. En baissant mon regard, je sens alors quelque chose au creux de ma main. Le même bandeau, avec des fleurs aux couleurs chatoyantes, s’y trouve désormais. Trop génial ! Si seulement c’était comme ça dans le monde réel, m’habiller le matin serait bien plus simple. Je souris, émerveillée, plaçant la couronne de fleurs sur mon crâne. Je peux me permettre ce genre d’extravagance ; de toute manière, personne ne me voit. « Tu as besoin de te changer les idées. Suis-moi. Ça ira mieux après, tu verras : tu trouveras ainsi une sortie ! » Je relève la tête. Yaël tend sa main vers moi. Je l’attrape sans une once d’hésitation.

« As-tu vu la salle enneigée ? » me demande-t-il, tout en marchant, mes doigts toujours mêlés aux siens. Sa peau est douce, et la chaleur qui s’en dégage réconfortante. Une fois de plus, je ne m’étonne pas de sa matérialité : tout est possible, dans cet univers. Ici, Yaël est comme moi. Mais lui n’est pas coincé comme un idiot depuis des jours maintenant… Encore cette voix qui siffle dans ma tête. Je secoue la tête négativement. « Ça ne me dit rien... Honnêtement, j’ai l’impression d’ouvrir une porte, et d’y découvrir un endroit toujours différent de la veille. » Je lui souris, je suis si heureuse de le voir marcher à mes côtés. De ne plus être seule. En un éclair, nous nous retrouvons sur ce qui semble être le toit de l’immeuble, bien que nous soyons en réalité toujours enfermés au sein de celui-ci. Cette fois-ci, je ne peux contenir de lâcher une exclamation impressionnée : « Wow ! C’est dingue cette pièce ! Enfin… Si on peut encore appeler ça une pièce. » En effet, la salle s’étend à perte de vue : au loin, à gauche, une rangée de sapins forme la lisière d’une épaisse forêt enneigée.

Je me rends compte que je tiens encore la main de Yaël. Je la retire, avec un peu de regrets mais également de gêne. Je n’ai plus huit ans, je ne peux pas me comporter comme une gosse qui s’accrocherait encore à son ami imaginaire. Je m’éloigne de quelques pas, les bras croisés sur ma poitrine, un léger frisson parcourant mon cou. J’aime ce bruit que mes pieds font lorsque je les pose un à un dans la neige. J’aime ces flocons qui volent aléatoirement, au gré du vent. Je ferme les yeux, inspirant un grand coup. Et, sans prévenir, de multiples souvenirs émergent derrière mes paupières. Ce jour lointain où, la couche de neige étant si épaisse, les bus n’étaient pas venus pour aller à l’école ; Yaël et moi avions pu faire de la luge toute la journée ! Je crois même que Peter, mon voisin, avait fini par me rejoindre… Oui, c’était incontestablement une très bon jour ! La pente de luge s’efface alors pour être remplacée par des images plus récentes, des rires en échos : ce sont le mien et celui de Millie. Viens, ça va être marrant ! J’entends encore sa voix qui tentait de me convaincre de venir à ce weekend entre collègues, weekend organisé par la cheffe de notre équipe, qui souhaitait faire naître une vraie cohésion entre les différents membres de l’entreprise dans laquelle j’ai trouvé un job. Ce genre de chose, je veux dire, m’enfermer avec des gens que je connais à peine pendant deux journées, loin de chez moi, loin de mon cocon ; vous pouvez le deviner : c’est pas vraiment mon truc. Pourtant, j’ai cédé aux prières insistantes de Millie. Millie qui, bien que plus âgée, semble lire en moi comme dans un livre ouvert. Millie qui est mon parfait opposé : extravertie, grande gueule et complètement elle-même en toute situation. Je l’admire ; puis faut dire qu’elle est très drôle. Je pense que désormais, nous ne sommes plus simplement des collègues, mais de véritables amies.

Je rouvre les yeux, le cœur réchauffé par ces bons souvenirs. Je me rends compte que, après tout ce temps dans le centre commercial, je commençais à oublier la vie, ma vie. Comme si cet endroit était devenu ma seule réalité : une réalité où je n’existe aux yeux de personne. Pourtant, j’existe ; j’existe pour Millie, j’existe pour mon père, j’existe pour mes amis, pour Lyam aussi… Tout ça me manque. Le monde réel me manque. Au moins là-bas, j’ai l’impression que mes journées ont plus de sens que celles que j’ai pu passer ici. Mais le vrai monde est effrayant, plein de surprises, de peines aussi. Est-ce que je suis prête à abandonner la monotonie du centre commercial pour retourner dans un monde si dangereux, mais pas moins excitant ? Perdue dans mes pensées, je reviens à la réalité quand mon regard est attiré par un mouvement sur ma droite. Une sorte de lutin de Noël me fait signe de la main. Incrédule, j’avance vers lui. C’est bizarre… il a l’air de me voir ? C’est bien la première fois que quelqu’un remarquerait mon existence ici. Il me montre, de son petit bras tendu, le lac gelé qui se trouve derrière lui. Des patins se trouvent à ses pieds. Je suis prise d’un moment d’hésitation : la dernière fois que j’ai patiné, je me suis rétamée tête la première. Néanmoins, poussée par une énergie dont je ne saurais situer la provenance, j’enfile les patins sans réfléchir, prête à affronter mes peurs. Je ne peux pas m’empêcher de vivre, de faire des expériences, juste par peur de me blesser. Je me retourne vers Yaël, avant de placer mes patins sur la glace aussi lisse qu’un miroir : « Tu viens ? Je suis sûre que je te bats à la course de vitesse ! » Allez Hélia, juste quelques secondes de courage. Juste quelques secondes. Je m’élance alors sur le lac, complètement effrayée, mais à la fois exaltée par ce défi lancé à moi-même.
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Yaël(le)
Je suis sans âge et je vis un peu partout sur Terre, et quelque fois aux Cieux, mais si vous tenez à savoir où me trouver, depuis quelques années, je suis principalement du côté de l'Irlande. Dans la vie - ou dans mon cas : dans ma "non-vie" - vous comprendrez en poursuivant votre lecture..., je suis un Ange. Un Ange Gardien, plus exactement (je tiens à cette distinction !) et je m'en sors plutôt bien, même si vous autres, Humains, êtes une espèce sur laquelle il est particulièrement compliqué de veiller, plus encore sans trop vous guider, afin de vous laisser votre libre arbitre ! Et les Dieux savent à quel point cela peut vous faire faire réellement n'importe quoi !. Sinon, de par mon état d'Ange, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, car étant un Ange les choses de l'Amour ne m'intéresse guère, pas même avec mes congénères.

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Est littéralement né(e) aux Cieux - A une vaste famille Céleste - Comme tous les Anges, n'a pas de sexe, mais peut arborer une apparence plus masculine ou plus féminine, sur Terre, face à des Humains, mais également modeler l'âge de son apparence, suivant la situation - A 2 apparences qui ont sa préférence, totalement à l'opposé l'une de l'autre, mais montrant bien son ambivalence - La masculine (Thomas Brodie-Sangster) est plus frêle, angélique et presque enfantine - La féminine (Dayana Crunk) peut faire penser à une sorcière, un peu plus rebelle, presque blasphématoire pour sa profession réelle - A veillé sur une foule d'Humains depuis sa création, dont quelques-uns qui ont marqué l'Histoire.

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Empathique - Généreux(se) - Doux(ce) - Curieux(se) - Protecteur(trice) - Sincère - Déterminé(e) - Astucieux(se)... Son caractère change légèrement, suivant son apparence (surtout sous ses 2 apparences privilégiés, Yaël(le) est plus "maternisant" en tant qu'homme, mais plus "distante" en tant que femme, car se protège un peu plus de l'attachement pour ses Protégés) -  Ne l'avouera jamais mais son statut d'Ange lui pèse quelque fois, lui imposant tout de même une certaine solitude que la satisfaction de veiller sur ses protégés ne parvient plus entièrement à combler (ça n'est pas parce que Yaël(le) est un Ange qu'il lui est impossible de s'attacher aux Humains que sa mission lui font croiser. Et si l'Ange sait que ses protégés peuvent généralement accéder aux Cieux à l'issu de leur vie, leurs morts restent une souffrance car l'Ange ne peut les revoir, et s'attache de nouveau aux autres Humains, pour les perdre à leur tour...) - De par sa nature angélique, sait parler et comprendre instinctivement toutes les langues au monde - Son âge lui a permis également d'acquérir une vaste connaissance sur de nombreux aspects - A moins de disposer de "pouvoirs paranormaux", il est impossible de voir l'Ange comme de ressentir sa présence, ou alors celui-ci apparaît volontairement devant vous/se fait entendre par choix - A de nombreux pouvoirs angéliques qu'il serait trop long d'énumérer ici (entre autre, la capacité à guérir de petites blessures, à s'adresser mentalement à ses protégé(e)s - telle la petite voix de la raison ! - ou encore à s'infiltrer dans leurs rêves) - Malgré tout, est dans l'incapacité à guérir des maladies ou de faire usage de ses dons de manière à créer ce que les Humains qualifient de "miracles divins", n'étant pas un Ange de cette envergure - A une étrange passion pour la façon avec laquelle les Humains se voilent la face sur l'existence des Dieux, et sur les mythes et histoires qu'ils peuvent en tirer - Du sommet de son éternité, il(elle) envie profondément les Humains, qui, par leur brève durée de vie, peuvent la vivre plus intensément que les Anges, qui ont tout le temps du monde devant eux et ne courent pas le moindre risque de voir cette vie se terminer un jour !

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"Un ange, étant incapable de mourir, ne peut courir d'aventures : il aurait beau descendre dans les entrailles du sol, explorer les profondeurs de l'océan, monter en fusée jusqu'à l'étoile polaire... Rien n'y fait ! l'être immortel, avec son invisible cotte de mailles, ne peut courir de dangers puisqu'il ne peut pas mourir."


Thomas Brodie-Sangster :copyright: Gypsophile
J’adresse à la brune un franc sourire quand elle attrape ma main. Je suis heureux de la voir bien décidée à me suivre, et à trouver ainsi un moyen d’échapper à sa « prison-rêve ». Elle est encore si jeune qu’il serait triste de la voir condamnée à errer ici, jusqu’à la mort. Surtout que sa vie l’attend encore, et que je le sais parfaitement : là-haut, il y a d’autres plans pour elle. Les Dieux, contrairement aux croyances craintives des Hommes, ont toujours des plans pour eux, même si pour les réaliser, il faut faire arpenter à ces Hommes, des chemins bien malheureux. Si en général, l’Être humain doit se débrouiller seul, il arrive quelque fois qu’il ait besoin d’aide. C’est le cas pour Helia, et ça explique ma présence ici. Elle a besoin d’un petit coup de pouce, pour retrouver la flamme nécessaire pour briller dans l’obscurité derrière laquelle elle se protège, sans doute d’un monde qui la déroute. « Ça ne me dit rien... Honnêtement, j’ai l’impression d’ouvrir une porte, et d’y découvrir un endroit toujours différent de la veille. ». Voilà qui ne m’étonne que peu. Il y aurait beaucoup à dire sur la psyché humaine, qui tisse d’habiles pièges, telles des araignées… J’ai déjà rencontré de tels cas de figures. Pourtant, chaque manière d’agir pour assurer le meilleur sauvetage possible, diffère, en fonction de l’individu à sauver.

« Wow ! C’est dingue cette pièce ! Enfin… Si on peut encore appeler ça une pièce. », s’enthousiasme l’illustratrice. C’est un sourire sincèrement ravi qui se dessine sur mes lèvres. J’aime à voir mes Protégés être aussi enjoués. C’est mon travail, après tout, de les aider à être heureux. Au moins, comme on peut le voir au travers de la variété des pièces composant ce hall commercial onirique, Helia n’a pas perdu une once de sa folle et débordante imagination. Ce qui est un bon point. Lorsque j’étais à son chevet afin de la veiller, je redoutais que sa lumière intérieure ne se soit tellement éteinte, qu’une partie de ce qui composait la Mallon, ne disparaisse pour de bon, avec sa volonté de s’accrocher à la vie.  Ne reste plus qu’à l’émerveiller suffisamment pour qu’elle comprenne qu’il y a encore beaucoup de choses qui l’attendent, dans le monde réel. Car malheureusement, j’ai connu quelques cas où les Humains ont préféré rester dans leur « cocon imaginaire », que de retourner à la vraie vie. Affronter les problèmes qui s’y trouvent leur parait parfois bien trop insurmontable pour réussir cet effort. Etant un Ange qui prend à cœur sa mission, j’ai la ferme intention de sauver Helia de ses démons intérieurs, et la ramener auprès des siens. Un jour, à cette notion purement professionnelle, se mêlera quelque chose du registre de l’intime, mais nous n’y sommes pas encore ! Non, pour l’instant, je ne fais même pas réellement attention à sa réaction, lorsqu’elle dénoue nos mains et marque une petite distance entre nous. Si les Anges sont observateurs, ils n’arrivent cependant pas vraiment à comprendre ces petites réactions émotives. Là, assez naïvement, je ne comprends cela – s’il me fallait mettre un mot pour analyser cette attitude ! – que comme une volonté d’aller profiter de ce lieu presque magique. J’ai un léger sourire en coin, en me disant que la brunette ne doit pas être en mesure de distinguer que ces flocons de neige, n’ont rien de semblables avec ceux de la réalité. Ils y ressemblent, je l’admets, mais leur composition n’a rien de similaire. Dans l’ensemble de ce rêve, si tout semble vrai – même si la magie parait y avoir pris vie ! – il y a bien plus de différences que ça ! Mais ça demande une observation plus détaillée, que ne sont en mesure de le faire les Hommes, avec leurs regards notamment, qui ne peut pas « zoomer/dézommer », comme le font les Anges. (Encore qu’en réalité, les choses sont plus complexes que cela, mais pour que vous puissiez comprendre aisément, je préfère simplifier comme ça !). Toujours aux côtés d’Helia, j’avance dans la pièce – à ciel ouvert – observant à part égales, le décor qui nous entoure, comme la jeune femme qui en est à l’origine. D’après son attitude, celle-ci ne semble plus être entièrement à l’instant que nous partageons. Ainsi que je vous l’ai dit, j’ai côtoyé tant d’Humains, que je peux les comprendre facilement (tant qu’il ne s’agit pas de comprendre réellement leurs émotions, si typiquement Humaines !). Et je connais particulièrement bien Helia, pour passer à côté du fait que présentement, son esprit travaille non seulement à maintenir l’illusion dans laquelle nous évoluons, que pour la propulser dans quelques recoins de sa mémoire. Si je le voulais, je pourrai facilement m’engouffrer dans ses pensées, et « voir » ce qu’elle « voit ». Il m’arrive de le faire, pas nécessairement qu’avec l’Irlandaise, mais avec d’autres de mes Protégés. Ce qui peut vous paraître intrusif, bloqués que vous êtes certainement dans le respect de la vie privée, peut s’avérer parfois nécessaire, pour mieux comprendre la personne en face, et ainsi, l’aider au mieux. Tout ce que nous pouvons voir ou apprendre à votre sujet, n’est de toute façon, dévoilé à personne d’autre, pas même à d’autres Anges ! Nous aussi, sommes soumis à une importante déontologie professionnelle. Les seuls à qui nous pouvons en parler, sont les Divinités avec lesquelles nous travaillons. Ou en de très rares exceptions, à des collègues, lorsque nous avons un grand besoin de conseil, pour des situations qui peuvent – et oui, ça nous arrive également ! – nous dépasser ! Et nous ne jugeons pas ce que nous pouvons apprendre, pas même vos plus noirs secrets. Les Anges Gardiens ne sont pas programmés pour ça. D’autres peuvent remplir cet office, car il y a une grande variété d’Anges…

Attendant que l’illustratrice finisse son voyage dans ses pensées, je m’occupe, façonnant, de mes mains qui s’agitent telles celles d’un chef d’orchestre, un petit groupe d’oiseaux, en assemblant des flocons de neige. J’en ai reproduit une dizaine, de variétés différentes, quand Helia se remet en mouvement. Du coin de l’œil, je la vois se rendre auprès d’un petit homme, l’image même de ce que les Hommes appellent lutins de Noël. Emboîtant le pas d’Helia, j’ai la surprise de l’entendre me proposer alors, peu après : « Tu viens ? Je suis sûre que je te bats à la course de vitesse ! ». Son défi m’amuse, tandis que les quelques oiseaux des neiges que j’ai conçu plus tôt, volètent derrière moi. « Attention, tu vas perdre ! Ca n’est pas parce que tu es une fille que je vais te laisser gagner, tu le sais ! », plaisanté-je, enfilant à mon tour des patins à glace. Oui, il me serait aisé de faire apparaître à mes semelles, des lames pour patiner, mais ça n’a rien d’amusant voyez-vous ? Ma petite boutade est un écho à notre passé commun. Quand j’endosse le rôle d’ami imaginaire, je m’efforce au mieux d’imiter les comportements des enfants. Et la petite gueguerre entre les filles et les garçons est quelque chose qui occupe longtemps les petits garçons et les petites filles ! « Allez, c’est l’heure pour toi de perdre ! », fanfaronné-je, en allant aux côtés de la jeune femme, tandis qu’un oiseau de neige prend mon crâne pour une nichoir, et qu’un autre préfère se positionner sur l’épaule de l’Irlandaise. « 3… 2.. 1… Go ! ». Et nous voilà à patiner, de toutes nos forces, pour atteindre une destination que nous n’avons pas même pris le soin de définir au préalable. Mais l’important n’est pas dans le vainqueur de cette course, mais réside uniquement dans l’amusement partagé. Il me faut aider à prouver une fois de plus, à Helia, que la vie vaut la peine d’être vécue ! Evidemment, je me donne à fond dans cette course, pas vraiment pas esprit de compétition. C’est une autre chose dont les Anges sont dénués. Là aussi, il ne s’agit que de conscience professionnelle, d’aider à donner une saveur plus « vraie » à cette confrontation amicale. Le plaisir de jouer, comme deux enfants, en somme. Et sous nos patins, sous la glace pourtant épaisse de plusieurs centimètres, nous pouvons apercevoir mille merveilles : un banc de poissons exotiques par ici, ou par-là, des pieuvres colorées qui nagent paresseusement, ou encore juste là-bas, des baleines en pleine balade et que l’on peut même entendre communiquer. Et en reflet sur la glace, on peut distinguer une jolie aurore boréale, qui traverse le ciel qui dissimule en réalité un plafond à peine discernable ! « Tu sais que tout ça, c’est bien plus beau à voir, en vrai ? », fis-je remarquer à Helia, me retournant pour lui faire face afin de le lui dire, sans cesser de patiner pour autant, bien que me voilà obligé de ralentir (encore que, puisque nous sommes dans un rêve, je pourrai facilement conserver ma vitesse précédente, mais il ne serait alors plus si aisé de parler avec la brune !). Déjà que – merci à l’espace onirique dans lequel nous sommes – les quelques autres personnes (fictives !) que nous pouvons croiser sur la glace, s’écartent volontairement de notre route. « Pourquoi pas lors d’un nouveau week-end avec Millie ? Ou avec Lyam, tiens ? ». Helia n’est pas aussi solitaire qu’elle le pense, sa vie est peuplée de quelques personnes, plus ou moins proches d’elle, mais qui sont tous – à leur façon ! – attachés à elle. Il n’appartient qu’à elle de le voir, d’en prendre conscience, et de se battre pour retourner auprès d’eux. C’est là-bas qu’est sa place. Et non pas ici. Pas non plus auprès de moi… Ca, par contre, c’est une vérité, une certitude, qui risque de poser bien des problèmes, à l’avenir !


y5soootz
No matter what kind of cliched game it's, I'll play until the end. I simply wanted a way to kill time. The world is a bird cage, faded in colour. 'In languor dreams of death' ... who was the one that said it? BUT NOW, DARKNESS MY SORROW, I have not yet fallen apart so, as I laugh off this imposed inconvenience. Even if I get tired of the night & tear off my shackles. Let's stop messing around already. I'll manipulate even the weight of this cut-short life. I'd rather just fall than go back to being alone. Staring at the destroyed cage of this self, (GRAVITY). Slowly, I sing, "Not bad at all." Even though it feels like I might be trapped, there is no room for sentiments. I'll push myself to the limit & dye everything jet-black.
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