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 Quand le sabre danse avec le renard

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Houmous
Houmous
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INSCRIPTION : 06/01/2019
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Kyo Takahisa
J'ai 26 ans et je vis sur les routes japonaises. Dans la vie, je suis rônin et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à mon sabre, je suis un protecteur et je le vis plutôt bien.
avatar :copyright:️ Takehiko Inoue


Le rônin l’écouta attentivement. Il avait l’impression d’obtenir les différentes parties d’une énigme qui se rassemblaient à mesure qu’il les recevait. Dans son esprit, rien ne semblait contradictoire dans ce qu’elle avait eu le temps de lui conter jusqu’ici. Aussi, il avait de plus en plus confiance en elle et avait le sentiment de la connaitre un peu mieux. Ce sentiment était d’ailleurs illusoire étant donné de la véracité pour le moins limitée de ses dires. Peut-être en avait-il conscience mais refusait-il de voir la réalité mais ce qui était sûr, c’était qu’il ne remettait rien en cause. Ainsi, il se laissa porter à expliquer un peu plus de choses à sa compagne de route :

- Je suis en réalité l’un des derniers membres de mon clan. Il fut victime d’un assaut terrible et abject quand je n’étais encore qu’un enfant. Je n’en ai que peu de souvenirs…

Il réprima discrètement une sorte de sanglot comme dans un soupir. Cette histoire, qui était la sienne, avait certainement développé son aversion pour l’injustice. Ce passé avait été si structurant même s’il pouvait compter le nombre de personnes qui en avaient connaissance sur les doigts d’une seule main. Lui révéler tout ceci était pour lui une preuve de confiance très importante… mais méritée eut égard des récents actes de la jeune femme.

- Je me souviens simplement du froid qui avait engourdi mes pieds, de la sensation d’avoir les jambes plus lourdes que des troncs et de la brûlure que je ressentais sur mes mains et mon visage alors que les Kamis du vent harcelaient mes oreilles inlassablement, commença-t-il simplement. Ma mère était avec moi pour me pousser à survivre et je pense que si elle n’avait pas été là, j’aurais été parmi les nombreuses victimes… Elle n’avait de cesse de me crier de me dépêcher de fuir dans le blizzard. J’eus l’impression que la traversée de la forêt dans laquelle je jouais habituellement à la venue de l’été était devenue interminable. Les cerisiers, tantôt si doux et familiers, s’étaient décharnés comme des mendiants qui se pliaient de rire à notre infortune.

Il prit avec ses doigts une brindille qu’il toucha et plia de temps à autre sans jamais la briser. Son regard s’était alors perdu dans le vide comme si l’écume paresseuse de la rivière lui rappelait le vol terrible des flocons, ce fameux hiver. Il revivait tout ceci rien qu’en en parlant, n’ayant jamais vraiment eu l’occasion de raconter de lui-même cet épisode. Son récit prit du relief alors que la brise se muait doucement en un souffle plus puissant.

- L’une des dernières images que j’aie d’elle, c’est ce moment où elle… elle m’a pris dans ses bras avant de nous précipiter dans le torrent d’une rivière glaciale, souffla-t-il simplement, comme si le vent avait emporté sa propre voix. Elle n’avait pas le choix pour nous permettre de fuir : les chiens nous avaient rattrapés. Elle me protégea du mieux qu'elle pouvait, me gardant dans ses bras alors que son dos se brisait violemment sur les rochers… Je peine à me souvenir de son visage, moins encore de sa voix maintenant, mais je sais que je n’oublierai jamais la douceur de son étreinte. Je me réveillai bien longtemps après auprès de la chaleur si peu réconfortante mais ô combien vitale en cette froide nuit d’un feu de bois. Mon maitre m’avait trouvé et avait été ému par la dévotion de ma mère à l’égard de son enfant. Il avait à cœur de protéger ce qu’elle n’avait su se résoudre à laisser derrière elle.

Une certaine forme de pudeur morale l’avait empêché de définir clairement le sort que subit sa mère malgré la clarté du récit jusqu’ici. Prenant doucement un air plus léger en levant son regard vers l’horizon, il revint graduellement à lui étant donné que la chronologie se rapprochait de l’instant présent à chaque mot prononcé.

- Après cela, il me garda à ses côtés et fit de moi son second dans l’école qu’il était en train de fonder, expliqua-t-il non sans une forme de fierté. Il fut bien plus un père pour moi que mon père n’eut jamais l’occasion de l’être. A vrai dire, je ne me souviens même plus de ce père que je n’ai jamais connu, ni de la demeure dans laquelle nous vivions. Je trouve cela presque ironique d’être dépositaire d’une telle histoire et de ne même pas être capable de me souvenir du Mon de ma famille. Dans le fond, je suis un noble sans famille, sans histoire ou même sans nom sur lesquels je peux appuyer la valeur de mon existence. Je sais que ce sont des histoires qui doivent paraitre futiles à une jeune femme du peuple comme toi dont les souffrances sont différentes et même autrement plus cruelles. J’espère cependant que cela puisse te permettre de comprendre ma détermination à mener à bien cette quête pour mon maitre et ma propension à la réaliser seul. J’ai une dette à rembourser et je pense que c’est le moment pour moi de le faire…


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Columbine
Columbine
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Akemi
J'ai 120 ans et je vis à Ogano, au Japon. Dans la vie, je suis un kitsune et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à mon pouvoir spirituel, je suis transformée en humaine et je le vis plutôt bien.

J'ai tourmenté le village d'Ogano depuis des années et des années. J'ai volé des objets aux habitants, je les ai terrorisé la nuit et bien d'autres choses.
Un chasseur m'a blessé avec une flèche d'argent, mettant ma vie en danger mais un ronin m'a sauvé. Depuis, je l'accompagne pour lui payer ma dette de vie.
Pour prendre forme humaine, j'ai possédé le corps d'une jeune femme mourante dans un village voisin. Son esprit cohabite encore avec le mien dans ce corps, ce qui n'est pas toujours simple.
A l'origine, j'ai l'apparence d'un renard blanc aux yeux dorés mais mes pouvoirs me permettent de contrôler partiellement la forme que je peux prendre aux yeux des humains.


avatar :copyright:️ Ryougi Shiki de Fate/Grand Order


Takahisa ne prit pas la peine de me faire patienter. Il entama un long récit. Ou plutôt, il me contait l'histoire de sa vie. Tout avait commencé par un clan décimé auquel il appartenait. Je fis mine de ne pas remarquer l'émotion qui l'animait pendant qu'il me racontait les évènements qu'il avait vécus. Je le fixais avec beaucoup d'intensité et tentais de partager son ressenti. Sa peine, son désespoir, sa solitude... A la mention de sa mère, je sentis en moins s'éveiller une irrépressible envie de contact humain. Mon corps semblait me dire de m'approcher de cet homme au cœur meurtri par le tragique destin de sa génitrice afin de lui apporter du réconfort. J'avais déjà vu des humains s’étreindrent à plusieurs reprises dans diverses circonstances. Je percevais également dans la mémoire de Hikari des souvenirs d'une étreinte chaleureuse dans les bras de sa mère lorsqu'elle était prise d'un grand chagrin. Tout cela m'était inconnu mais je me sentais étrangement attirée par ce sentiment. Je savais que ce n'était pas "moi" à proprement parler qui ressentait cela mais bien le corps de Hikari. Je n'étais rien d'autre qu'un esprit, incapable de ressentir la perte d'un être aimé. Je fus rapidement ramenée à la raison lorsque le ronin poursuivit sur une note différente. Je délaissais mon cheminement intérieur pour m'intéresser réellement à ses paroles, comme je le faisais depuis quelques minutes déjà.

Quelques interrogations fusaient dans mon esprit mais je tachais de les garder pour moi. Je sentais que je m'étais penchée au fur et à mesure que je l'écoutais, comme pour mieux m'imprégner de ses mots. Je me redressais et ne fis que lui demander, pour être certaine d'avoir bien compris et relié les éléments que j'avais à ce jour :

« Ce "père"... Il s'agit de Ise Shinkuro, n'est-ce pas ? »

Je n'attendis pas sa réponse pour ajouter, d'une voix douce et remplie de compassion dont je ne me savais pas capable :

« Ne pas avoir de nom, finalement, est-ce si important ? Certains ne portent jamais le même nom ou n'en ont jamais eu, mais ce qui importe est ce qu'ils sont devenus, ce qu'ils ont accompli. »

Je fermais les yeux, comme pour réfléchir et poursuivit.

« Il ne tient qu'à vous de vous forger une identité, une histoire et une famille. Et tout cela, tout ce que vous m'avez conté, fait parti de votre histoire et fait de vous ce que vous êtes devenu aujourd'hui. C'est bien sur cela que vous pouvez appuyer "la valeur de votre existence". »

J'avais insisté volontairement sur les mots qu'il avait utilisé auparavant. Je rouvris les yeux et l'observais pour jauger ses réactions. J'étais moi-même étonnée d'avoir pu lui offrir tant de sagesse. Néanmoins, mes mots avaient été sincères. J'espérais d'autant plus pouvoir l'aider à accomplir sa mission, comme si elle était devenue la mienne. Un humain aussi résolu n'était pas chose courante. C'était même la première fois que j'en voyais un depuis ma longue existence. Au plus profond de lui, je sentais qu'il était animé par cette envie de réussir à accomplir sa mission. Ou plutôt, à accomplir quelque chose, tout simplement. Toutefois, mon entrain à ressentir tant de choses nouvelles me mettait mal à l'aise. Je ne pus m'empêcher de revenir à une atmosphère qui me correspondait davantage. Je me rapprochais de lui en glissant sur mes genoux et pris un air exagérément enjôleur.

« Et puis ... »

Je laissais flotter quelques instants entre nous, battant des cils, tout en glissant furtivement ma main vers les boules de riz restantes. J'en attrapais une et me mis à lui sourire, d'un air amusée, avant de revenir à ma place initiale, le visage victorieux.

« Ne vous inquiétez pas pour moi ! J'ai toujours réussi à m'en sortir, quelque soit la situation. Votre récit ne me parait en rien futile. Chacun porte son fardeau et il ne semblera jamais le même d'une personne à l'autre, je suppose. »

Je croquais dans la boule de riz et terminais ainsi de me remplir le ventre.

" Tu ne devrais pas agir aussi familièrement. Cet homme pourrait trouver cela étrange. "

" Tiens, Hikari ! Pourquoi penses-tu que ce soit un problème ? "

" Tu ne devrais pas agir aussi familièrement. Cet homme pourrait trouver cela étrange. N'oublies pas que tu dois aussi le respect aux hommes. "

" Hmm. "

Hikari se montrait beaucoup plus docile avec moi. Comme avant notre départ du village, elle se montrait bienveillante envers moi, en dépit de sa situation. Ou, du moins, elle tâchait de nous maintenir en sécurité, d'un point de vue coutumes. J'avais finalement terminé ma boule de riz et bientôt sera venu le moment pour nous de reprendre notre route. Je regardais les alentours comme pour faire une sorte de repérage. Le monde semblait si vaste avec ces rizières qui s'étendaient à perte de vue et ces champs. Il me tardait de poursuivre notre périple et découvrir de nouveaux horizons. J'étais aussi persuadée qu'il ne s'agissait que d'une question de temps avant que nous ne rencontrions un autre esprit. J'espérais qu'aucun ne me ferait perdre la face devant le ronin ...

Je me redressais sur mes jambes, balayais d'un coup de main mes vêtements avant d'inviter mon compagnon de route à en faire de même.

« Bien ! Il me semble qu'il est temps pour nous de repartir. Combien de temps avons-nous jusqu'à la prochaine étape ? »



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Houmous
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Kyo Takahisa
J'ai 26 ans et je vis sur les routes japonaises. Dans la vie, je suis rônin et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à mon sabre, je suis un protecteur et je le vis plutôt bien.
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Le Rônin écouta ses mots avec attention. Elle était de bien bon conseil, comme si elle avait une expérience bien plus riche de la vie que la sienne. La vie d’une femme du peuple devait être sacrément complexe pour permettre d’être capable de rétorquer ce genre de réflexions profondes à un homme d’un rang plus élevé qu’elle. A vrai dire, il avait le sentiment que c’était quelque chose d’unique et de spécifique à elle : c’était sa particularité et l’une des choses qui l’avait poussé à accepter de la prendre à ses côtés sur la suite de son chemin. Sa débrouillardise et son regard gaillard étaient les principaux éléments qui avaient plaidé en sa faveur en compagnie de la confiance qu’il estimait pouvoir lui accorder sans prendre trop de risque lorsqu’il avait pesé la balance du risque de sa présence. Maintenant qu’il avait accepté de voyager ensemble, la jeune femme n’avait eu de cesse de lui prouver qu’il avait eu fort raison d’agir ainsi.

- Vous êtes maligne, belle Akemi… A plus parler avec vous, je me rends compte de votre grande sagesse. Peut-être pourriez-vous m’en apprendre plus au sujet de la valeur de l’existence pendant que nous marcherons ? Osa-t-il demander simplement en reconnaissant sa valeur. La route est, après tout, encore très longue… Nous arriverons à Irumagawa dans quelques jours comme je le disais plus tôt. Ce sera la prochaine grande étape de notre voyage vers Chiba. D’ici là, nous passerons par plusieurs villages, à commencer par le petit bourg de Yoshida et le hameau d’Arawaka. J’ai entendu dire que ce seraient de très bons endroits où s’arrêter un peu et se mêler aux festivités shinto d’Eté. Si cela vous convient, c’est ainsi que nous ferons.



Kyo ne tarda pas à s’essuyer et se relever à son tour. Il avait eu plus de contenance malgré la faim qui s’était animée dans son abdomen. N'ayant pas laissé tomber le moindre grain de riz par terre mais il n’avait pas pour autant hâté son repas. Après avoir pris le temps d’ajuster ses vêtements et sa posture, il commença à reprendre le chemin le long du cours d’eau. Il offrit un léger sourire à sa jeune compagne de route. Observant sa démarche qui se faisait parfois un peu moins adroite, il eut pitié d'elle et s'écarta un peu plus du cours d'eau et des rochers accidentés qui le bordaient. C'est en marchant plus lentement que les voyageurs purent entendre au loin des cris rageurs d'homme et de femme. Il n'en avait pas fallu plus pour que Kyo regarde sa compagne de voyage et n'hoche de la tête, l'air grave.

Lorsqu'il fut au sommet de la colline toute proche pour observer l'origine du bruit, il vit quelque chose de bien différent de ce à quoi il s'attendait initialement. Là, un homme d'âge mur et un peu fort était en train de s'enfoncer dans la boue à force de pousser sur une charette pour la sortir du bas côté. D'une draperie qui dissimulait l'intérieur, on pouvait voir un bras passer et s'agiter rageusement. Dans un soupir, le Rônin rengaina et s'approcha calmement malgré tout le bruit que produisaient ces deux curieux personnages.

- Avez-vous besoin d'aide ? demanda-t-il le plus naturellement du monde, ce qui fit sursauter le bonhomme au point de simuler une garde d'arts martiaux. Je n'ai pas pu m'empêcher de vous entendre chanter vos déconvenues de l'autre côté de la colline.
- Ah ! Voilà enfin un jeune homme qui a compris les enseignements du Bouddha ! Ce n'est pas comme cette vile créature à l'intérieur... Tenez, prenez de l'autre côté, nous allons sortir ce maudit chariot... demanda-t-il simplement avant de se mettre à l'effort décisif qui les sortiraient de cette mauvaise pente. Merci beaucoup, ces satanés paysans n'ont pas levé le petit doigt pour se rendre utile d'une quelconque manière ! Ils nous auraient laissé croupir ici jusqu'à temps que nous abandonnions ce carrosse et l'auraient dépouillé de tous ses ornements ! ajouta-t-il avant de rire à gorge déployée, visiblement rassuré de s'en être sorti.
- Vous me semblez bien avancé en tous cas, reprenez la route avant que la nuit ne tombe et que vous n'ayez des soucis, cocher.
- Tu m'as bien aidé, gamin. Si tu veux, je vous emmène avec ton amie sur ma charrette jusqu'à Yoshida. C'est là-bas que je dois emmener l'affreuse...
- Je peux vous entendre d'ici, vous savez, Dagashi-san ! Saurez-vous un jour vous montrer cordial ? Vous vous addressez tout de même à une prêtresse Miko avec vos mots !

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