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Caleb Denvers
J'ai 28 ans et je vis à Miami, Etats Unis. Dans la vie, je suis flic et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé, le coeur en miettes, rongé par la culpabilité et je le vis plutôt très mal.

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Je me détendais avec ma cigarette. C'était à peu près la seule chose qui marchait là. J'étais tellement sur les nerfs avec lui juste à côté. C'était trop dur et putain c'était que le premier jour. Comment est ce que j'allais tenir pendant plusieurs jours comme ça? Et si ça durait plus? Si il mettait un mois voir deux à trouver le hacker? Je voulais même pas y penser. Quelques jours ça serait déjà horrible alors plus j'allais péter un plomb, c'était certain. Il fallait qu'il réussisse à le trouver rapidement ou je...

« Pardon, je voudrais récupé... »

Je me figeais en le voyant entrer dans la chambre. La première chose qui me vint à l'esprit fut que merde il me voyait fumer. Ca allait dégénérer encore. Il allait m'engueuler. Je savais qu'il n'aimait pas ça. J'avais évité de lui dire que j'avais fumé autrefois. Je ne voulais pas voir le dégout que cette conduite lui inspirait dans ses yeux. J'en étais encore au stade de notre relation où je voulais lui plaire à tout prix, et surtout le convaincre de me garder dans son lit. Puis le temps pensant, je ne voyais pas l'intérêt de lui parler de ce petit secret. Je ne pensais plus le revoir. J'avais cru pouvoir supporter plus facilement son absence en compensant sur ce petit bâtonnet de nicotine. Je le regrettais amèrement maintenant.

« Depuis quand tu fumes toi ? T'es conscient de ce que cette merde peut te faire ? Ou alors c'est ton but de crever ? »

Ouais, c'était à peu près ce à quoi je m'attendais. Je roulais des yeux et me redressais en écrasant ma cigarette. J'étais prêt à l'envoyer sur les roses, à lui faire comprendre qu'il n'avait plus vraiment son mot à dire sur ce que je faisais et dans le cas présent de mes poumons. Je voulais le faire, quand je remarquais enfin le coussin qu'il venait de faire tomber et qu'il avait certainement du mettre là pour cacher l'énorme érection dans son pantalon. Je restais à le regarder, figé, partagé entre tout un tas d'émotions. Je m'en voulais de m'être baladé à moitié à poil devant lui et d'avoir causé... ça. Mais en même temps, j'étais... flatté, faute de meilleur mot, j'étais heureux de voir que je pouvais encore avoir cet effet sur lui. Autrefois je savais que je causais cet effet plutôt facilement sur lui. Mais c'était avant, désormais il me détestait et pourtant il réagissait. Je ne devais pas me faire d'illusion de toute façon, c'était un vieux réflexe mélangé à son abstinence prolongé pendant son séjour en prison. Il me détestait trop pour qu'il y ait quoi que ce soit et je m'en voulais trop pour tenter quoi que ce soit.

« Peu importe, tu fais ce que tu veux. Je venais juste récupérer de quoi m'habiller après la douche. Ne fais pas attention à moi. »

Il finit par récupérer son coussin et par partir sans que je puisse réagir. Je soupirais une fois la porte clause. C'était mieux comme ça. J'avais merdé en me baladant à moitié à poil devant lui et je voyais le résultat. Résultat qui pourtant me faisait sourire.

Je terminais ma cigarette et je me levais pour venir m'asseoir devant la télé. Je laissais le programme qu'il avait choisi, écoutant en fond le bruit de la douche, essayant surtout de ne pas l'imaginer nu sous la douche. Le temps passa et je trouvais qu'il restait vraiment longtemps sous cette douche. Je commençais à ne pas avoir beaucoup de doute sur ce qu'il était entrain de faire. Les peu qui me restaient s'envolèrent quand je le vis revenir, le calme revenu dans son boxer. Il était juste en boxer en tee shirt, comme à son habitude. Je n'avais pas changé les miennes non plus, j'étais toujours seulement vêtu de mon boxer.

Ce fut plus fort que moi, je ne parvins pas à retenir mon petit sourire en coin et ma remarque.

- Alors... c'était agréable cette... douche? Tu te sens mieux?

Le sous entendu était évident. Je savais ce qu'il avait fait. Je souriais à cette idée avant de tenter de me calmer. Merde.... l'imaginer lui, nu sous la douche, se caressant à cause de moi... Je me levais précipitamment avant que quoi que ce soit ne vienne se réveiller.

- Je... je vais aller changer les draps... que tu ne dormes pas dans mes vieux draps sales.

Mes vieux draps où la veille j'avais... fin bref j'allais pas le laisser dormir là dedans. Je me levais et allais à nouveau m'enfermer dans la chambre pour changer les draps. Je les changeais rapidement avant de le rejoindre avec un coussin et des couvertures sous les bras pour moi.

- Je crois que... il se fait tard alors...

En gros qu'il sorte du canapé que je ne le vois plus, que je puisse me détendre un peu et tenter de dormir. Il fallait que je me lève tôt pour passer au commissariat. Il y avait des choses que je devais voir pour lui, des dossiers à récupérer.

- Bonne nuit Nev'.


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Nevada Wright
J'ai 28 ans et je vis à Miami, Floride. Dans la vie, je suis hacker à la botte des flics et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un homme trahi et je le vis plutôt mal.

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Bon, j'avoue ne pas avoir été très discret avec ce coussin. Mais c'était la seule chose qui m'est venu à l'esprit. Si je ne l'avais pas caché, il l'aurait vu tout autant qu'avec ce coussin. Au moins... Là, il ne l'avait pas vraiment vu. Il n'avait fait que voir le coussin et le déduire... Finalement, j'aurais peut-être mieux fait de ne pas le prendre, ce coussin. Si ça se trouve, il n'aurait rien remarqué du tout, trop occupé à se faire engueuler pour la clope.

Ma douche fut plus longue que prévue, parce qu'il fallait que je me soulage et le fait qu'il soit dans la pièce à côté était autant excitant que frustrant. Mais finalement, je m'étais laissé allé et je suis sorti en T-shirt et boxer, avec un village illuminé. Je m'installe donc dans le canapé avec un large sourire. Sourire qu'il remarque aussitôt. Il m'a grillé, encore. Tant pis, je m'en fiche. Je pouvais bien me soulager après plus de huit mois d'inactivité ! Sa remarque me fait lever les yeux au ciel mais elle provoque aussi un sourire en coin.

« Si tu veux tout savoir, je me sens vraiment beaucoup plus léger. Huit mois, c'est long, tu sais... »

Je commence à rire doucement jusqu'à ce qu'il se lève brutalement. Dans ses vieux draps sales ? Ouais... C'était logique. Lui n'était pas inactif. C'était ma conclusion, peut-être un peu trop hâtive. Peut-être qu'il n'a juste pas pensé à changer ses draps depuis quelques temps... Mais ça m'étonnerait quand même. Alors ma conclusion trop hâtive ne l'est plus tant que ça. J'en perds le sourire de l'imaginer avec quelqu'un d'autre.

Je me braque, tentant de me concentrer sur le film. Il était toujours en boxer mais après cette image de lui avec quelqu'un autre, je n'avais plus envie de le regarder. Certes, il ne me devait rien. Et je devrais m'en foutre, clairement. Mais je n'y arrive pas, c'est plus fort que moi. Une part de moi est encore attachée à lui. Alors ça fait mal. Très mal. Quand il revient avec ses couvertures et son coussin dans les bras, je soupire et me lève pour me rendre dans la chambre.

« Ouais, bonne nuit. »

Je referme la porte et la vue de son lit me fait grimacer. J'en ai la nausée... Pourquoi je ne m'en fiche pas ? Merde alors. Je me glisse dans les draps propres qui ont tout de même son odeur. Enfin, l'odeur de sa lessive. Il ne l'a pas changé, c'est toujours la même. Je la reconnaîtrais entre mille. Je l'aime tellement cette odeur... Je soupire encore. Combien de temps je vais devoir supporter ça ? Il faut absolument que je termine vite la tâche qui m'a été confiée. Autant pour lui que pour moi. Être loin de lui m'est si facile et compliqué à la fois. Même maintenant, je suis tiraillé entre l'amour et la haine, l'envie de le laisser dans son canapé pourri et celle de lui laisser son lit. Souffrir à sa place... Je l'ai déjà fait. Pendant huit mois. C'est ce qui me retient dans son lit, d'ailleurs.

Mais au bout d'une heure, la question me taraude beaucoup trop. Je me torture tout seul et ça m'énerve. Je n'arrive pas à dormir. Un énième soupir plus tard, je me relève et retourne dans le salon le plus silencieusement possible. Il doit dormir mais j'entends encore la télé... Je ne sais pas. Alors, j'ouvre la porte doucement et jette un regard. Il semble m'avoir entendu car je le vois tourner la tête vers moi. Il n'a clairement pas l'air endormi... Je ne l'ai donc pas réveillé. Mais encore une fois grillé, je soupire. Je soupire beaucoup aujourd'hui, je trouve.

« T'es pas obligé de dormir dans ce canapé, Caleb. Je veux dire... Ton lit est grand, on rentre à deux et on n'est pas obligés de se coller alors... »

J'évite son regard pendant mes mots mais comme j'ai envie de le convaincre, je finis par planter mes yeux dans les siens. Oui, j'ai clairement envie de dormir avec lui. La solitude, c'est bien, mais je ne l'ai jamais supportée quand il est dans les alentours.

« Je ne te force pas, si t'as pas envie, c'est pas grave. Je voulais juste te dire que ça me dérangerait pas que tu dormes à côté de moi... Voilà. Je laisse ouvert si jamais. »

Je hausse les épaules et retourne dans la chambre. Qu'est-ce que je me sens con, bordel ! Je suis censé lui en vouloir et pourtant, j'ai encore besoin de lui. Je me sens comme un gosse, un gosse nul qui a encore besoin de son doudou pour faire un gros dodo. Néanmoins, je retiens mes soupirs parce que j'ai laissé la porte entrouverte et je ne veux pas qu'il pense que j'ai proposé ça à contrecœur. Parce que ça n'est pas le cas, du tout. Je me remets sous les draps, préférant me mettre à ma place, celle qui a toujours été ma préférée, près de la fenêtre. Je tourne donc le dos à la porte, mais je suis pratiquement sûr et certain de l'entendre si jamais il vient à me rejoindre. Chose que j'espère de tout mon cœur autant que je ne veux pas.
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« Si tu veux tout savoir, je me sens vraiment beaucoup plus léger. Huit mois, c'est long, tu sais... »

Ouais je me doutais que ça devait être long pour lui. Moi je n'aurais jamais tenu huit mois sans m'envoyer en l'air ou même pouvoir me soulager. D'ailleurs je ne l'avais pas fait. J'étais rapidement tombé dans mes vieux travers après son départ. Je savais que tout était foutu entre nous, que jamais je ne pourrais le retrouver dans ma vie, alors à quoi bon être encore fidèle? J'avais eu besoin de tenter de l'oublier. Je ne savais même pas si je faisais vraiment ça par plaisir. C'était plus un besoin, celui de fourrer tous les culs possibles pour tenter d'oublier le sien. Lui je savais déjà que je ne pourrais pas l'oublier. C'était le premier mec dont je tombais vraiment amoureux. Je m'étais toujours contenté d'enchainer les plans culs avant de le connaitre. Il était le seul avec qui j'avais eu envie de remettre ça, le seul qui avait pu m'arracher un rencard, le seul avec qui j'avais eu envie de faire ma vie et j'avais tout gâché... Je méritais de finir en vieux connard solitaire comme je m'y attendais. Je me taperais des mecs tant que je serais baisable et après... après je me ferais une raison. Je prendrais peut être un chat qui sait.

Je me levais donc pour refaire mon lit avant de le rejoindre.

« Ouais, bonne nuit. »

Je le laissais partir avant d'aller installer mes couvertures sur le canapé. J'en mettais une bien épaisse sur le canapé pour éviter qu'il ne me fasse mal. Je m'installais ensuite dessus et m'enroulais dans une autre couverture, gentiment calé sur l'oreiller. J'étais bien calé comme ça. Il en rajoutait comme toujours, je l'aimais bien mon canapé. J'éteignis la télé et m'installais pour m'endormir. Je pensais sombrer rapidement. La journée avait été longue et épuisante pour mes nerfs. Je n'avais pas beaucoup dormi en plus la nuit précédente. Pourtant plus d'une demi heure plus tard, je tournais toujours en rond. Je n'arrêtais pas de penser à Nev. Nev qui était dans la chambre à côté. Nev dans mon lit. Nev qui me détestait. Nev que j'avais trahi. Nev que je n'arrivais pas à oublier. Que je ne cessais d'aimer...

Je finis par rallumer la télé en soupirant. Peut être que si je trouvais un truc suffisamment con à regarder je pourrais me concentrer dessus, arrêter de penser et peut être m'endormir. Je zappais machinalement sur les chaines quand j'entendis la porte de la chambre s'ouvrir. Bon... c'était raté pour arrêter de penser à lui.

« T'es pas obligé de dormir dans ce canapé, Caleb. Je veux dire... Ton lit est grand, on rentre à deux et on n'est pas obligés de se coller alors... »

Je le regardais en fronçant les sourcils. Il ne me regardait même pas en disant ça. Je ne comprenais pas son geste. Il ne me supportait pas et il me proposait de dormir avec lui? Il aurait du être ravi de m'imaginer souffrant sur le canapé après les mois qu'il avait passé lui à souffrir sur un des matelas pourri de la prison.

« Je ne te force pas, si t'as pas envie, c'est pas grave. Je voulais juste te dire que ça me dérangerait pas que tu dormes à côté de moi... Voilà. Je laisse ouvert si jamais. »

Je me redressais tout en le regardant partir. Je ne comprenais pas à quel jeu il jouait. Il avait commencé cette journée de merde en me frappant et maintenant il m'invitait dans son lit. J'attendis quelques minutes, réfléchissant sur mon canapé, regardant cette porte qu'il avait laissé entrouverte. Je me levais finalement pour venir me mettre dans l'encadrement de la porte. Je le regardais dans le lit, à sa place, les bras croisés et le coeur serré.

- Pourquoi tu me proposes ça? Si c'est de la pitié c'est pas la peine. Je suis bien sur mon canapé. Je dormirais bien, ne t'en fais pas pour ça. Ne te force pas si tu ne supportes pas l'idée que je sois prêt de toi.

Je préférais encore mon canapé que l'idée de dormir à ses côtés alors qu'il détestait ça. Je pouvais me faire à l'idée qu'il me détestait. Je l'avais mérité. On pouvait s'éviter, se parler le moins possible et ne se fréquenter que quand on aurait pas le choix. Ca serait dur mais je le ferais. Mais je ne me forcerais pas à dormir avec lui, à ce qu'il supporte ma présence parce qu'il avait des scrupules à me laisser sur le canapé.

- Mais... si tu as envie que je vienne, dis le...

Ce n'était qu'un mince espoir, un espoir de fou, une brève idée, une envie de me dire que peut être il voulait ma présence à côté de la sienne... une folie...

- Et je viendrais...



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Nevada Wright
J'ai 28 ans et je vis à Miami, Floride. Dans la vie, je suis hacker à la botte des flics et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un homme trahi et je le vis plutôt mal.

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Je ne sais même pas pourquoi je lui ai fait cette proposition. Peut-être parce que mon esprit était tiraillé entre la haine que je ressentais à cause de sa trahison et l'amour que j'éprouvais malgré toute la colère qui m'habitait. Ça avait le don de me rendre dingue. J'étais coincé, torturé, dans ce lit qui contenait toute son odeur, l'odeur qui m'avait tant manquée durant huit long mois mais que j'ai également détesté. C'est drôle, en un sens, d'adorer quelque chose au point de ne pas pouvoir s'en passer mais de le détester si fort en même temps. J'en finis même par me détester de l'aimer autant.

Mais je n'y pouvais rien. J'étais amoureux, j'étais encore amoureux de ce type qui m'avait pourtant planté un couteau dans le dos, au moment où je m'y attendais le moins. Pile au moment où notre relation avançait... Et je me demande encore pourquoi il la fait ça. Il doit bien y avoir une raison... N'importe laquelle... J'espérais que ce ne soit pas parce qu'il préfère être seul et volage... Non, il ne jetterait pas un gars en prison pour ça. Peut-être. Je n'en sais rien. Je ne suis plus sûr de rien, de toute façon. Tout me semble si... insensé... Et pourtant, il avait avoué sa faute. Comment puis-je encore essayer de lui trouver des excuses ?

Et mon cœur qui me faisait mal à chaque inspiration que je prenais dans ses draps. Voilà la raison pour laquelle je lui proposais de venir dormir avec moi. Pas parce que j'avais pitié, je savais parfaitement qu'il aimait son canapé et qu'il était préparé à dormir dedans. Pas non plus parce que c'était chez lui et pas chez moi. Non. Parce qu'il me manquait. Son odeur, sa chaleur, sa douceur... Et bien plus encore : sa bouche contre la mienne, sa langue caressant les moindres recoins de ma peau, son souffle court... Non. N'y repense pas.

Une fois ma proposition faite, je retourne dans la chambre et me rallonge, dos à la porte. Je suis bien trop fier pour admettre qu'il me manquait, alors je fais passer ça pour... Pour quoi ? De la pitié ? Non, j'avais essayé de tourner ça autrement comme j'ai pu. Je pensais qu'au mieux, il viendrait et qu'au pire, il ne viendrait pas. Mais finalement, il ne prend pas bien mes mots. Il pense que je ne supporte pas l'idée qu'il soit près de moi, mais c'est faux. C'est ce que je dégage peut-être, mais ce n'est pas ce que je ressens.

S'il venait, je ne sais pas si j'allais pouvoir résister à me rapprocher de lui bien longtemps. Et je ne me forcerais pas à l'avoir à côté de moi. Je pensais avoir fait en sorte qu'il le comprenne par ma demande mais... Je réalise que j'étais bien trop fier pour que cette demande paraisse comme une réelle envie plutôt qu'une proposition faite à contrecœur. Lorsqu'il me demande enfin si j'ai envie qu'il vienne, je retiens ma respiration. J'allais devoir mettre ma fierté de gamin de côté pour lui avouer que j'en avais envie.

C'est assez compliqué. Il me demande une chose qui est bien trop compliqué pour moi. Je venais de passer des mois entiers en prison et en échange, il voulait que je m'abaisse à ses pieds, comme un chien pour qu'il vienne dormir avec moi. Je trouvais ça trop abusé pour le faire. Mais pourtant...

« Viens. »

Je parle sans même m'en rendre compte. Mon cœur bat fort contre ma cage thoracique, je venais d'écraser ma fierté sans une once de regret. Et je continue...

« S'il te plaît, viens. »

Après un tout petit instant de silence, je finis par me retourner. J'hésite d'abord, mais je remonte finalement mon regard sur lui. Un regard triste et plein d'espoir qu'il vienne me rejoindre. Il fallait qu'il sache que j'en avais envie, mais je n'étais pas capable de le prononcer pour autant. Ou même qu'il le veuille... J'ai passé mon temps à le repousser et maintenant je lui demande de venir près de moi. Ce serait compréhensible qu'il ne veuille pas venir près de moi.

Mais il finit par venir au bout d'un moment. Il s'allonge près de moi et mon cœur se calme un peu. Ma gêne se calme un peu. En revanche, je commence à me demander si c'était vraiment une bonne idée. Il était si proche de moi que je pouvais encore sentir l'odeur de son shampooing. Et bon sang ce qu'il sent bon. C'est beaucoup trop tentant pour que je puisse me retenir et je le fais pourtant tout en sachant que je ne pourrais jamais m'endormir comme ça, en le sachant aussi près de moi.

A cet instant, plus aucune colère n'irradie mon cœur. Seulement le manque de ses bras autour de moi. Je me souviens encore de la sensation de ses doigts lorsqu'il me caressait les cheveux pour m'aider à m'endormir. C'était une habitude qu'il avait et j'adorais ça... Comment dire, ça avait été réellement difficile de m'endormir sans ça, en prison. Et maintenant, il est à côté de moi, la respiration sereine.

Je ne tiens que dix minutes, comme ça, à observer son corps reposé sur le matelas sans bouger. A l'issue de ces dix minutes, je craque. Je ne sais pas comment il va le prendre, mais tant pis. Je me rapproche lentement, très lentement de lui jusqu'à ce que je puisse passer une main hésitante autour de lui. Je me rapproche encore pour enfouir mon visage contre lui. J'espérais qu'il ne me repousse pas, j'ai beaucoup trop besoin de ce contact rassurant et de ses caresses apaisantes. Encore faut-il qu'il accepte de me les procurer, ces caresses...
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Ce n'était que de la pitié. Il ne fallait pas que je me fasse d'illusions. J'avais bien vu son comportement. Je le dégoutais. Il n'avait aucune envie d'être avec moi. Et je le comprenais. Ca me blessait mais c'était une attitude de sa part que je méritais entièrement. Je l'avais trahi de la pire des façons possibles. Je ne me le pardonnais pas alors comment lui pourrait il le faire?

Pourtant je restais là, planté comme un con, attendant avec un mince espoir qu'il puisse encore réellement me vouloir à côté de lui dans ce lit. C'était dément comme idée. Jamais il n'accepterait que je vienne avec lui. Il avait fait ça uniquement parce qu'il avait pitié, parce qu'il était beaucoup trop gentil pour regarder quelqu'un se faire mal sur un canapé, même s'il détestait cette personne, même si c'était moi.

Et j'espérais. J'espérais qu'il me dise qu'il voulait que je vienne à ses côtés. Parce qu'il me manquait vraiment beaucoup trop. J'étais fou de lui et cette distance entre nous me tuait lentement. Je le méritais amplement, mais cela ne rendait pas la peine plus facile à supporter. Je l'aimais. Je voulais être à ses côtés, pouvoir le prendre dans mes bras, l'embrasser à nouveau. Je voulais pouvoir lui dire à quel point je l'aimais et combien je regrettais ce que j'avais fait. Je voulais lui dire que je voulais être là pour lui, passer la rester de ma vie à tenter de me faire pardonner cette erreur. Je voulais... je le voulais lui tout simplement.

« Viens. S'il te plaît, viens. »

Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire en l'entendant. Tout n'était peut être pas complètement foutu entre nous. Il restait peut être une part de lui qui tenait encore en moi. J'avais un espoir, un espoir de fou mais ça restait un mince espoir quand même.

Je le rejoignis et m'installais dans le lit. Je faisais quand même attention à rester loin de lui. Je me retournais dos à lui, de mon côté du lit et fermais les yeux pour tenter de m'endormir. Le résultat n'était pas brillant. J'étais toujours aussi tendu que sur mon canapé. C'était même pire. Il était là, si près de moi. J'aurais pu me retourner pour le prendre dans mes bras et l'embrasser à nouveau. Et je me serais pris un autre coup. Alors je restais là, respirant doucement pour tenter de me calmer et parvenir à dormir.

Le temps passa. Je ne parvenais pas à dormir et lui non plus certainement. Je le sentais remuer de son côté et... je me figeais en le sentant venir se coller contre moi. Sa main passa sur mon ventre, faisant naître des frissons de plaisir le long de ma peau. J'inspirais profondément, cherchant à me calmer. Putain il était là tout contre moi. Je devais rester calme et...

Je me retournais, faisant taire la voix en moi qui me disait d'être sérieux. Je me retournais et je le prenais dans mes bras, retrouvant notre position d'autrefois, celle dans laquelle je m'endormais tous les soirs. Mes mains allèrent retrouver le chemin de ses cheveux, les caressant doucement. C'était si bon. J'oubliais tout en cet instant. Tout ce qui s'était passé, tout ça était bien loin de nous. J'avais mon amour, mon Nev' dans mes bras, je n'avais besoin de rien de plus.

Le lendemain je me levais en premier. Je ne me souvenais plus vraiment à quel moment j'avais sombré dans le sommeil, surement peu de temps après l'avoir pris dans mes bras. Je me levais doucement, le laissant encore dormir. Il avait beaucoup de sommeil à rattraper je n'en doutais pas. J'enfilais un tee shirt avec mon boxer avant d'aller en cuisine. Je me sentais le coeur bien plus léger que la veille. Ce n'était pas encore gagné mais je prenais ce qui s'était passé cette nuit pour un grand pas en avant. Il était venu vers moi. Il m'avait demandé de rester avec lui avant de venir se blottir dans mes bras. Ce n'était pas grand chose mais je trouvais ça plutôt encourageant pour le moment.

Je m'installais en cuisine et mettais le café à couler. Je me lançais ensuite dans la préparation de pancakes, ceux qu'il adorait par dessus tout. J'étais entrain de terminer de tout préparer quand il arriva.

- Salut toi. Bien dormi?

Je lui souriais largement, mon moral n'aurait pas pu être au plus haut ce matin. Il l'était plus haut qu'il ne l'avait été depuis qu'il était parti.

- Je t'ai fait des pancakes, tes préférés.

Je posais son café devant lui avant de faire de même avec le plat de pancakes.

- Je vais passer au poste tout à l'heure. Tu devrais me faire la liste de ce que tu as besoin auprès du service informatique. Je m'occuperais de la leur faire passer et de faire en sorte qu'ils acceptent.

Je continuais de lui sourire alors que je m'installais pour tartiner le premier de mes pancakes.

- Je pourrais prendre à manger en rentrant. Ce qui te fait plaisir. Ca marche?

J'étais tellement dans ma bulle, tellement heureux d'avoir ce sentiment de l'avoir retrouvé que je ne prenais pas conscience de son silence depuis qu'il était entré dans la cuisine. J'avais passé une nuit merveilleuse et je restais encore sur mon nuage.

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C'était tellement bon de le sentir ainsi contre moi. Il avait directement repris ses habitudes, venant caresser mes cheveux et j'appréciais tellement ça. Nos jambes s'entremêlent et nous reprenons la position que nous avions l'habitude d'adopter lorsque nous étions encore ensemble. Lorsqu'on ne pouvait pas se passer l'un de l'autre. Qu'était-on devenu, aujourd'hui ? L'un rongé par la culpabilité - je l'espérais en tout cas - et l'autre par la haine d'avoir été trahi. Mais aucun de nous ce soir n'avait pu résister à l'envie de se retrouver. Chastement. Sans aucune arrière pensée, seulement celle d'apprécier un moment de tendresse après la tempête d'aujourd'hui.

Et qu'est-ce que je dormais bien dans ses bras. Je n'ai pas aussi bien dormi depuis... Depuis la dernière fois que j'ai dormi entre la douceur de ses bras. Depuis avant que je ne découvre qu'il m'avait trahi. C'était encore le chaos dans ma tête mais à cet instant, je ne pensais plus à rien, je dormais à poings fermés comme je n'avais pas dormi depuis ce qui me semblait être des lustres. Mais je savais parfaitement que cet état n'allait pas durer.

Mon réveil me ramène à la dure réalité. Dans un premier temps, je cherche le corps chaud de mon amant, ne trouvant qu'un oreiller tiède. Nous ne sommes plus ensemble et cette nuit n'était qu'une illusion. Une illusion donnée seulement par le fait que je sois faible la nuit. Je lui avais demandé de venir parce que je l'aimais, parce qu'il me manquait, parce que j'étais faible une fois la lune levée. Et il le savait, depuis le temps qu'il me connaissait, j'étais beaucoup plus doux et tendre une fois que la ville était plongée dans le noir. Mais peut-être l'avait-il déjà oublié...

Dans tous les cas, le soleil s'est levé et les rideaux filtrent ses rayons. J'ouvre les yeux en plissant les paupières le temps d'habituer mes iris à la lumière. Une odeur parvient à mes narines et je la reconnais directement : des pancakes. Je ne peux que deviner l'état de Caleb en ce moment même. Il devait être tout guilleret, penser que tout allait mieux entre nous. Mais la vérité me frappe en plein visage. Cet être que j'aime de tout mon coeur, je le déteste aussi de toute mon âme.

Je me rends dans la cuisine. Il me pose un café, une assiette, me pose des questions. Il est exactement comme je l'avais imaginé : heureux, avec ce sourire sur le visage qui me fait du bien tout autant qu'il me fait du mal. Comment peut-il penser que j'allais le pardonner aussi facilement ? Je garde le silence mais il ne semble pas le remarquer. Il continue, sur son petit nuage. Une part de moi veut le ramener à la réalité, l'autre veut le laisser.

Mes sourcils se froncent, je soupire. Mon dos s'appuie contre la chaise. Je ne sais pas comment réagir ni quoi répondre. Je me contente de boire une gorgée de mon café pour me réveiller un peu mieux. MOn esprit reste tout de même embrumé et je garde le silence encore un moment. Puis, je soupire à nouveau.

« Je te ferai la liste. »

C'est tout ce que j'ai pu sortir. Je ne sais pas quoi lui dire d'autre. Et je ne sais pas quoi faire de ces pancakes. Je les avais toujours adoré, mais mon estomac était noué de tant de réflexion. Je me sentais déjà fatigué de tout ça. Mais me concentrer sur mon job pouvait me faire sortir tout ça de mes pensées. Alors, je grignote un premier pancake. Je savoure le goût qu'il a... Avant d'en gober un deuxième. C'est beaucoup trop bon pour que je m'en empêche. J'avais oublié le goût délicieux de ce mets... Et maintenant que je m'en rappelle, je vide carrément mon assiette sans rien dire. Je m'essuie ensuite la bouche.

« Il faut que j'appelle ton patron ce matin. Je voudrais commencer aussi tôt que je le peux. »

J'essayais d'avoir un ton neutre mais je suis mauvais pour ça. Et il va certainement croire que je veux en finir au plus vite mais la vérité c'est que je ne veux plus penser. Je ne veux plus me battre avec moi-même. J'en ai déjà marre... Et je me suis assez battu en prison. Je débarrasse mon assiette et sans un mot de plus, je vais dans la salle de bain faire ma toilette matinale. Quelques minutes plus tard, j'en ressors pour aller me cacher dans la chambre et configurer l'ordinateur portable que j'avais acheté la veille. Je l'évite un peu parce que j'ai peur de ce qu'il pourrait me dire, qu'il ne comprenne pas pourquoi je reste distant. Je n'ai pas envie de me disputer avec lui, j'ai seulement envie de me réfugier dans ce que je savais faire de mieux : le hack.
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« Je te ferai la liste. »

La réplique est brève, le ton froid et sans appel. Si jusqu'à présent j'étais encore sur mon nuage, si je parvenais encore à me cacher la face, c'était foutu désormais. Nous étions revenu à la même situation que la veille quand j'étais parti le chercher et que je l'avais ramené ici. Il me détestait. Je pouvais sentir la colère qui l'habitait rien que de me voir, la difficulté qu'il avait à se résoudre à manger mes pancakes, l'estomac certainement noué par ce qu'il ressentait. Pourtant il mangea, la faim prenant finalement le dessus sur ses scrupules. Moi je me contentais de le regarder, le visage fermé, toute trace de joie ou de sourire disparu de mon visage. J'avais perdu le Nev' que j'avais retrouvé cette nuit. Je me retrouvais à nouveau face à cet homme qui me détestait. Je sentais la douleur et la culpabilité revenir me frapper de plus belle.

« Il faut que j'appelle ton patron ce matin. Je voudrais commencer aussi tôt que je le peux. »

Et se casser aussi certainement aussi tôt qu'il le pouvait. Il n'avait pas besoin de le dire, ça se voyait dans sa façon de parler, son comportement. Je ne parvins pas à me retenir alors je répondis tout aussi durement que lui.

- Pas la peine. C'est moi ton référent dans cette affaire. C'est à moi que tu dois rendre des comptes et je lui ferais mes rapports.

Ca le faisait certainement chier mais c'était comme ça. Je le regardais se lever pour tout ranger. Je ne bataillais même pas. Je fis de même une fois qu'il fut parti, restant en silence dans la cuisine. Il partit s'habiller avant de l'attendre dans la salon, triant les papiers du dossier pour les lui mettre en ordre.

Au bout d'un moment il finit par sortir, passant rapidement devant moi pour aller s'enfermer dans la chambre. Super... l'ambiance est vraiment de plus en plus pourrie. Je n'arrivais pas à me retenir. Je me levais avec mon dossier pour aller dans la chambre, entrant sans frapper.

Je jetais le dossier au sol à côté de lui.

- Tout ce qu'il te faudra. Je prends la liste et je vais au poste. Par contre...

Je soupirais, tentant de me calmer un peu avant de me lancer.

- Ce n'est plus la peine de me demander de te rejoindre au lit. Je ne suis pas un connard que tu peux utiliser comme peluche la nuit et balancer le lendemain. Tu me détestes ok. Je le comprends. Je l'ai entièrement mérité vu ce que je t'ai fait. Mais si tu as choisi de me détester et de ne pas me laisser une chance de me faire pardonner alors tu vas devoir t'y tenir. Je vais pas accepter qu'un coup tu viennes me voir et que le lendemain tu me jettes comme une merde.

Ca faisait mal mais je préférais encore supporter sa mauvaise humeur permanente que de faire les montagnes russes émotionnelles comme il me l'avait fait subir la veille. Je préférais me faire une raison, me résoudre à l'idée que je l'avais complètement perdu que d'avoir de temps en temps cet espoir de fou.

Je le plantais là, prenant la liste avant de sortir. Il était coincé de toute façon. Il ne pouvait pas quitter l'appartement sans moi. J'étais au moins tranquille de ce côté là. Je me rendis au poste, passant au service informatique pour leur donner la liste. Ils s'exécutèrent rapidement, donnant les différents accès à Nev'.

Je me rendis ensuite voir mon patron, faisant mon rapport sur cette première journée. Je ne lui parlais pas des moments intimes qu'on avait partagé et encore moins de la nuit qu'on avait passé ensemble. Je restais professionnel, n'allant pas plus loin.

"Et vous avez... j'espère que la prison n'avait pas trop abîmé son petit cul pour toi Denvers"
Je me levais, bouillonnant de colère, préférant ignorer cette remarque et celles qui suivirent alors que je m'en allais. Je rentrais dans l'appartement et passais brièvement le voir.

- Tu as tes accès, tout est bon. Tu peux te mettre au boulot qu'on en finisse.

Il était à peine treize heures. Je n'avais pas mangé et je me foutais de savoir si Nevada avait pris le temps de le faire ou pas. Je n'allais plus se prendre la tête pour tout ça. Je retournais dans le salon et m'installais sur la table basse, sortant un dossier pour travailler à mon tour.


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Nevada Wright
J'ai 28 ans et je vis à Miami, Floride. Dans la vie, je suis hacker à la botte des flics et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un homme trahi et je le vis plutôt mal.

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C'est bien ce que je pensais. Il le comprenait de travers alors que j'étais paumé moi-même. Et je le comprends ! Je ne peux pas lui en vouloir en même temps. A sa place, je me détesterais aussi. Je détesterais mon comportement et le fait que je sois paumé, que je lui fasse subir ça. Ce n'est rien en comparaison de ces huit mois de prison, certes, mais je n'avais aucune envie de lui faire du mal et je lui en faisais quand même...

Il m'indique qu'il est mon référent. Je hoche simplement la tête en remontant mon regard sur lui. Mais pas un regard froid. Un regard perdu, interrogateur. Cette situation me déplaît, me fait même mal au coeur. Alors je décide de m'éclipser rapidement. Je n'ai aucune envie de le déranger et en même temps, je me dis qu'au point où j'en suis... Il m'a quand même laissé moisir des mois en prison ! Sans même me rendre visite une seule fois. Je me dis donc qu'il l'a quand même mérité. Mais je ne peux m'empêcher de souffrir de cette situation. Alors, en attendant, je préfère m'occuper l'esprit loin de lui, histoire d'éviter une dispute.

Lorsque j'entends la porte s'ouvrir, un dossier s'abat au sol. Comme un chien. Il me traite comme si j'étais un chien. Bordel, là, ça va beaucoup trop loin. Il est con ou quoi ? Je le foudroie du regard pendant qu'il me débite ses paroles haineuses sans avoir cherché la source de mon comportement. J'ai encore envie de le cogner, peut-être pour lui remettre les idées en place. Il n'a jamais rien compris au fonctionnement des sentiments de toute façon... Peut-être qu'il s'est même refait au célibat... Peut-être que la nuit dernière, il a juste été aussi faible que moi et qu'aujourd'hui, la moindre erreur de ma part, tout ce qui n'ira pas dans son sens pourra aller se faire foutre et certainement pas par lui.

Malgré ma forte envie de lui latter la gueule, je ne fais que de le foudroyer du regard. Je ne préfère pas envenimer la situation. Déjà qu'il ne comprend pas grand chose alors si je lui enlève des neurones en plus, ça risque d'être toujours plus compliqué. Quand il part, je lâche un grand soupir de soulagement. J'aurais aimé qu'il y ait un sac de frappe pour me défouler. Mais non. Il n'y a plus que l'ordinateur, le dossier, le silence et moi. Rien de plus.

J'essaie d'en profiter pour lire le dossier mais ses paroles me reviennent en tête. Quand est-ce que je l'ai jeté comme une merde, en fait ? J'étais paumé à ce moment-là. Qu'est-ce qu'il voulait que je fasse ? Il s'attendait à quoi ? A ce que je reste doux et mielleux ? Alors qu'il m'a fait attendre plus de huit mois en prison ? Il ne sait même pas ce que j'ai subi. Je soupire, prends la tête entre mes mains. Il faut que j'arrête d'y penser mais la douleur dans mon coeur s'y remet, elle aussi. Elle tape fort. Je ne peux plus dormir avec lui. Fini les instants de faiblesse. Et de nouveau, je vais me remettre à passer de sales nuits. Tout ça parce qu'il ne comprend pas.

Je cogite comme ça encore longtemps, finalement, jusqu'à ce qu'il rentre en me disant sèchement que j'avais mes accès. Je ne bouge pas d'un cil. Il veut qu'on en finisse le plus rapidement possible. Je ne sais pas quoi penser. Je me sens triste. Fatigué. Mentalement. Et surtout : en colère. Il faut que je lui fasse comprendre avant que ça dégénère et que je parte trop loin. La violence, c'est le seul moyen de défense qu'on avait derrière les barreaux... Et ces nouvelles habitudes ont la vie dure. J'attrape le dossier dans mon poing, le froissant au passage. Je ne vois plus que du rouge, un rouge dégueulasse, pareil à du sang. Je pénètre dans le salon et sans ménagement, je lui balance le dossier en plein visage.

« Tu trouves ça drôle ? Tu cherches quoi ? Tu crois que j'suis ton chien ? A me balancer tes papelards comme ça ? Tu me jettes en prison pour m'en sortir et me traiter de la pire façon qui soit, tout ça parce que j'étais pas mielleux ce matin ? Eh, j'viens de passer les pires mois de ma vie à cause de toi, connard, faut pas t'étonner si j'reste pas doux. Tout ça parce que t'as cru que j'te jetais ce matin. T'es con ou quoi ? Mets-toi un peu à ma place, putain ! Si tu m'avais rendu un service illégal, que j't'avais dénoncé, que t'avais passé huit mois à te faire tabasser, violer, détruire aussi bien physiquement que mentalement, tu m'en aurais pas voulu peut-être ? T'es vraiment qu'un gros naze ! J'avais besoin d'toi, moi. T'es jamais venu. Et là tu oses me traiter comme un chien juste parce que j'étais paumé au réveil. Mais mec, t'as perdu ton cerveau pendant mon absence ou quoi ? »

Je ne lui hurle pas dessus mais mes mots sont durs. Sur le moment, je ne les regrette pas. Et il peut me foudroyer du regard, j'en ai clairement plus rien à foutre. J'ai déjà tout perdu. Ma dignité. Mon chez moi. Ma liberté. Lui. Qu'est-ce que j'peux bien perdre de plus, de toute façon ? Son lit ? Laisse-moi rire.

« T'es qu'un putain d'égoïste. Tu m'connaissais mieux que personne. L'inverse était vrai aussi. Et jusqu'à encore ce matin j't'aimais. Et j'doutais. J'avais envie d'te pardonner. Mais là... Tu m'dégoûtes. Donc ouais. J'vais me mettre au boulot, qu'on en finisse. Que j'efface de ma vie le fragile que t'es une bonne fois pour toutes. »

Finalement, je ramasse le dossier. J'ai l'air d'un con mais tant pis. Et j'repars me cacher dans la chambre. J'ai envie de sortir, de me changer les idées. Mais même ça, j'peux pas le faire. Alors j'me pose dans le lit avec l'ordinateur portable, je décide de mater un truc pour me le sortir de la tête. Il n'est que treize heures. Mais j'ai clairement pas envie de bosser. De toute façon, je pourrais pas le faire tant que je serais pas calmé. Alors, je m'enferme sous la couette avec le PC, me créant comme une sorte de cabane pour m'isoler, comme j'avais l'habitude de le faire avant, quand j'étais vraiment au plus mal, moralement.
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Je n'arrivais même pas à me concentrer sur ce putain de dossier. J'étais là dans mon salon, lui il était à deux pas de moi, si près mais en même temps si loin. Je savais que je ne l'aurais plus jamais. Je lui avais fait du mal. Je l'avais détruit. Je l'avais perdu. Et ce matin il m'avait apporté la preuve qu'il ne voulait et ne voudrait plus jamais de moi. Oh il avait peut être des instants de faiblesse, des moments où il aurait besoin d'être consolé de toute cette merde qui lui était arrivé. J'étais le seul dispo dans le coin, le seul avec qui il pouvait se laisser aller. C'était simple. C'était comme de rentrer à la maison, retrouver une situation confortable, à laquelle on était habitué. Mais la réalité nous avait rattrapé ce matin. J'étais le connard qui lui avait fait du mal et il ne voulait certainement pas avoir affaire à moi. Alors de là à me pardonner... j'étais vraiment un con de m'être fait des idées pareilles.

Et j'étais là à ruminer mes sombres pensées quand il arriva l'air furieux, me balançant le dossier au visage. Je restais à le fixer, trop sur le cul pour faire autre chose. Il explosait, me balançant tout ce que je savais déjà au visage. J'étais un enfoiré, je l'avais balancé en prison et je l'y avais laissé. Je ne m'étais jamais senti capable d'aller le voir. Ca aurait été tellement... hypocrite de ma part. Je l'avais envoyé là bas, je n'allais pas me pointer pour le voir après ce que je lui avais fait. J'avais eu peur aussi à l'époque. Je ne voulais pas affronter sa colère. Je ne me sentais pas capable d'affronter ça. Je ne l'étais toujours pas d'ailleurs.

Je détournais la tête alors qu'il me parlait de ce qu'il avait subi là bas. Je le savais ou du moins je m'en doutais. J'étais flic, je savais très bien ce qu'il se passait là bas. J'aurais préféré ne pas l'entendre, ne pas avoir la confirmation, ne pas rajouter une raison de plus de m'en vouloir, une horreur de plus que je lui avais fait subir. Je ne le regardais pas. Je n'osais pas le faire depuis qu'il avait commencé à me hurler dessus. Ses mots étaient comme des poignards me blessant tous un peu plus à chaque fois.

Je serrais les poings alors qu'il m'avouait ce que je n'avais pas osé croire. Il voulait me pardonner... Je n'arrivais toujours pas à y croire, même en l'entendant de sa bouche. Comment pourrait il me pardonner ce que j'avais fait alors que je n'arrivais même pas à me le pardonner?

J'attendis qu'il finisse avant de me lever. Je pouvais lui hurler dessus à mon tour, lui faire comprendre pourquoi j'avais agi ainsi, pourquoi je n'étais pas allé le voir, pourquoi c'était aussi dur pour moi d'être près de lui alors qu'il me détestait tant, que je me détestais tant. Il avait peut être besoin de moi, mais c'était au dessus de mes forces tout ça. Je ne pouvais pas... pas après ce que j'avais fait. Même s'il me pardonnait, je ne pourrais plus jamais le regarder en face.

Alors je quittais l'appartement sans rien dire. Je fermais la porte derrière moi et quittais l'appartement. Je marchais un moment, ne sachant pas trop où j'allais. Je ne savais même pas où j'étais quand je me laissais finalement tomber sur un banc pour craquer. Je pleurais, toutes ces larmes qui me broyaient la gorge depuis ce jour là. J'avais pleuré tellement de fois seul dans mon appartement. J'avais beaucoup pleuré les premiers jours mais les larmes n'avaient pas suffi à effacer ce que j'avais fait. J'avais tenté d'avancer, d'aller bosser comme avant mais les larmes étaient toujours là, me prenant régulièrement. Elles s'étaient calmés avec le temps mais elles restaient toujours là à me guetter. Et voilà qu'elles me reprenaient de plus belle.

Je ne sais pas combien de temps je restais sur ce banc à pleurer. Trop longtemps sûrement. Il faisait déjà nuit quand je me levais pour partir de là. Je pouvais rentrer. Je n'avais nulle part où aller de toute façon, rien que mon appartement où il était là à m'attendre. A cette simple idée les larmes menacèrent de me submerger à nouveau. Je ne connaissais qu'une solution pour les calmer temporairement et me donner la force de rentrer.

J'allais dans le premier bar que je trouvais, me laissant tomber sur un tabouret face au barman et commandant l'alcool le plus fort possible. J'enchainais les verres seul dans mon coin, espérant que mon air peu engageant décourage les gens. Ca ne marchait pas vraiment. Une fille, d'un air plus que douteux vint me draguer. Même si j'avais été hétéro je n'en aurais pas voulu... Je la repoussais doucement, lui expliquant que je jouais dans la même cours qu'elle. Elle s'installa quand même et commença à me parler. Je l'ignorais, me contentant de boire et de me lever sans un mot ou un regard pour elle quand je fus assez bourré.

Le chemin du retour fut assez long. Je ne me rappelais plus par où j'étais passé ni même où j'étais allé. L'alcool par dessus tout ça, il me fallut un moment pour rentrer chez moi. L'appartement était plongé dans le noir. Vu l'heure il devait déjà être au lit entrain de dormir. Je ne cherchais même pas à le voir. Je ne voulais pas craquer à nouveau et encore moins devant lui. Alors je laissais juste tomber mes fringues pour me mettre en boxer et m'installer sur le canapé avant de sombrer rapidement dans le sommeil.



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Je pensais qu'on allait se disputer. Qu'il allait me répondre, m'en foutre plein la gueule, qu'on allait pouvoir s'expliquer. Bon, j'ai pris la fuite aussi. Mais tel que je le connais, je pensais vraiment qu'il allait revenir à la charge pour m'emmerder. Et alors que je m'étais enfoui sous la couette comme un gamin, j'entends la porte claquer. Il était tout simplement parti. Il avait fui, tout comme moi. Peut-être était-ce préférable, peut-être qu'on en serait venu aux mains... Mais je ne peux m'empêcher d'être déçu qu'il n'essaie même pas de me comprendre.

Parce qu'il est là le problème. Il ne comprend pas. Il n'essaie même pas. Il n'en a clairement rien à foutre puisqu'il pense probablement qu'il n'a plus rien à perdre. Alors que c'est faux. Moi, j'ai tout perdu. Tout. Absolument tout, je suis désormais dépendant de lui. Pour manger, travailler, respirer. Pour tout. Mais il ne veut rien entendre. Il ne veut pas comprendre que je souffre, que j'ai souffert par sa faute mais que j'aurais espéré au moins rattraper ça... Non. En fait, je n'espère plus rien. J'ai arrêté d'espérer au moment même où le juge a frappé son marteau pour dire ma sentence.

Mon ventre gargouille et je me rends dans la cuisine avec hésitation pour grignoter quelque chose. Si ça se trouve, il n'est pas parti. Mais en constatant le vide du lieu, je soupire lourdement. Il s'est tiré, ce con. Il m'a encore abandonné. Alors que j'étais à coeur ouvert devant lui, de mon propre chef. Quel idiot. Je savais que je n'aurais pas dû. Tant pis, cette nuit, je ne dormirais pas, ou très peu et très mal, surtout. Puisqu'il a décidé de me torturer, je vais l'accepter. Je prends des chips, une boisson, et je repars dans la chambre avec tout ça, sous ma cabane toute de couette faite.

Quand je me réveille, je constate qu'il n'est toujours pas revenu. Oui, parce que j'me suis endormi comme une grosse merde devant l'ordinateur désormais en veille, après avoir bouffé comme un porc et avoir chialé comme un bébé. Toujours pas de Caleb en vue. Voilà que je commence à m'inquiéter, maintenant ! Je songe même à lui envoyer un sms... Avant de me souvenir comme un con que j'ai pas de portable. Super. Mais j'ai un ordinateur. Et je connais les sites sur lesquels on peut envoyer des textos. Et je connais toujours son numéro par coeur, à moins qu'il l'ait changé. Dans le doute, je décide de tenter.

Puis, une fois sur la page du site, je reste bloqué. Merde, qu'est-ce que je peux lui écrire ? Bah rien du tout, ducon. Tu crois que lui il va s'amuser à chercher un moyen de te contacter parce qu'il s'inquiète ? Que dalle ! Si ça se trouve, il s'est trouvé un rencard. Je secoue vivement la tête, il faut absolument que je me sorte ça de l'esprit. J'attrape le dossier, décidé à travailler... Puis je le repose, par flemme. Je soupire et je retourne sous ma couette après avoir nettoyé le bordel. J'ai pris soin de fermer les volets, d'éteindre toutes les lumières. Je me laisse seulement aller devant une série que j'ai dû voir quoi, un million de fois, peut-être même plus. Mais je la regarde encore parce qu'elle me fait oublier toute ma peine.

Et finalement, c'est au beau milieu de la nuit qu'il rentre. J'entends la porte, puis le canapé. Et plus rien. J'attends quelques minutes... Peut-être qu'il va venir voir comment je vais ? Mais non, il ne vient pas. Alors, silencieusement, je sors. Je m'approche du canapé où il est déjà endormi et à l'odeur, il semble qu'il ait beaucoup bu. Merde... C'est pas bon signe. Il a dû profiter, ce soir. Bah, profite, connard, pendant que moi, j'suis enfermé ici tout seul comme un pauvre con alors que c'était toi qui aurait dû croupir en prison à ma place. Enfoiré.

Énervé, je retourne dans le lit. C'est son lit mais mon odeur s'y est imprégnée alors je n'en ai plus rien à foutre. Je passe la pire nuit, pire encore que si je dormais sur le matelas tout fin et tout humide de la prison. Mais tant pis. Je lui en veux pour quelque chose qu'il n'a peut-être même pas fait, mais tant pis. Tant pis. De toute façon, j'ai tout perdu alors un peu plus ou un peu moins...
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