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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Caleb est flic, Nevada est hacker. Tous les deux vivaient une relation presque parfaite ensemble, jusqu'à ce que Caleb ne demande un service à Nevada qui s'exécute sous la pression de son copain. Mais... Le voilà qu'il se retrouve en prison à cause de lui. Il l'a balancé sans aucun scrupules, et aujourd'hui, après huit mois de détention, il sort enfin après avoir passé un accord avec le procureur. Il doit vivre avec un flic assigné et travailler avec lui au poste pour l'aider dans ses affaires. Mais Nevada ne se doutait absolument pas que ce flic assigné, c'est Caleb. De quoi ruiner sa journée.

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Nevada Wright
J'ai 28 ans et je vis à Miami, Floride. Dans la vie, je suis hacker à la botte des flics et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un homme trahi et je le vis plutôt mal.

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Conrad Ricamora :copyright:️ ALASKA
J'attendais ce jour avec impatience depuis la semaine dernière. Un procureur était venu s'entretenir avec moi pour une sortie anticipée. Il m'avait proposé de travailler avec eux, de vivre avec un flic en échange de ma libération. Et je n'avais pu qu'accepter. Huit mois que j'étais coincé ici, en prison. Pour un acte de gentillesse, en plus. J'avais simplement voulu aider Caleb, mon copain, pour une affaire sur laquelle il était depuis des mois. Au début, je ne voulais pas le faire. Généralement, je refuse de me mêler de ses affaires justement pour cette raison, ce risque de me faire choper et d'aller en taule. Mais Caleb a insisté et j'ai fini par craquer, en ayant assez de le voir stressé et inquiété par son affaire.

Et voilà où je me suis retrouvé. Enfermé derrière les barreaux et entouré de véritables criminels. Après des mois passés cloîtré dans cet endroit, je n'en pouvais plus. Huit mois, c'est très long. Trop long pour ce que j'avais fait. J'avais aidé la justice et ma punition était bien trop lourde pour ça. J'avais innocenté quelqu'un, trouvé le vrai coupable juste pour Caleb. Et le pire dans tout ça, c'est que c'est lui-même qui m'a envoyé en prison. Comment briser le coeur de son petit ami en deux étapes : lui demander un service, l'envoyer en prison.

J'ai clairement la rage contre lui. Je n'ai vraiment aucune envie de le revoir. C'est fini, je le déteste bien trop. Bien sûr il m'a beaucoup manqué pendant mon séjour. Mais je suis trop en colère pour avoir envie de le revoir. Ce ne sera certain pas lui qui va me soulager maintenant qu'il m'a planté ce foutu poignard dans le dos.

Avec hâte, je vais récupérer mes affaires. Aujourd'hui est une bonne journée, et je décide de balayer Caleb de mon esprit. Il ne mérite pas que je prenne le temps de penser à lui. Aujourd'hui, j'allais pouvoir me balader et retrouver un lit convenable. Un bon lit moelleux, une couette, des oreillers, et d'autres fringues que ce putain d'uniforme orange. Bon sang ce que ma vie m'a manquée. Elle sera forcément différente maintenant que j'ai un casier... Mais au moins, je ne sors pas sans travail ni rien.

Lorsque je sors du bâtiment, un sourire aux lèvres, le ciel est bleu et il fait chaud. Le soleil réchauffe ma peau... Qu'est-ce que ça fait du bien de se sentir libre. Du regard, je cherche l'homme qui est censé venir me chercher. Comme je dois vivre avec un flic, on m'en a attribué un. Puisque c'est avec lui que je dois travailler. Il est censé me ramener chez lui mais j'aimerais quand même pouvoir récupérer mes affaires. Alors je cherche ce flic du regard et puis je le vois. Lui.

Caleb.

Mon Caleb.

Bordel, non. Ça peut pas être lui. Non. Non. Non. Dès que nos regards se croisent, ma rage est absolue. Ma colère ne fait qu'augmenter. Non, il ne faut pas que ce soit lui. Je ne vais pas le supporter. Pourtant il s'avance vers moi. C'est lui, le flic qu'on m'a assigné. C'est avec lui que je vais devoir vivre. Ce cafard. Cet enfoiré.

Je n'arrive pas à me retenir. Je fonce vers lui, l'air enragé. Je sais parfaitement que je viens de sortir de prison et que je suis encore devant, je sais encore plus qu'il est un flic. Mais je ne peux pas me contrôler. Mon poing part tout seul dans sa figure avec force. Bon sang ce que ça fait du bien ! Comme j'en avais rêvé longtemps de ça ! Ma main me fait mal mais à son visage je sais qu'il souffre bien plus que moi. Et ça me fait du bien de le savoir et de le voir, surtout. Tant pis si je dois y retourner dans ce taudis, je ne regrette rien. Ça valait le coup.

« J'espère que tu t'attendais pas à autre chose. Ramène-moi chez moi, que j'aille prendre des affaires avant de rentrer dans ton repère de connard. »

Non, je n'avais pas l'intention d'être gentil avec lui. Il m'a trahi et vient de me gâcher la journée. Mon regard le foudroie, j'attends juste qu'il me ramène. Je ne veux pas qu'il m'adresse la parole, ce serait trop facile. Trop facile pour un enfoiré comme lui. J'aurais pu dire que j'aurais préféré rester en prison, mais ça aurait été faux. Même lui est mieux que cet endroit. Tout est mieux que cet endroit.
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Caleb Denvers
J'ai 28 ans et je vis à Miami, Etats Unis. Dans la vie, je suis flic et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis déparé, le coeur en miettes, rongé par la culpabilité et je le vis plutôt très mal.

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Jack Falahee :copyright:️Carol71

- Vous vous foutez de ma gueule?

Je fixais mon patron sans trop y croire. Ca ne pouvait qu'être une mauvaise blague. Je ne voyais pas d'autre explication. Il avait trouvé un nouveau moyen de me faire chier et c'était celui là.

"Et pourquoi ça serait une blague? Il a certes des méthodes douteuses mais il nous a déjà prouvé que ça marchait."

- Ouais et il s'est retrouvé en prison pour ça!! Et tout d'un coup ça ne dérange plus le procureur? Il veut même l'encourager à continuer pour servir ses petits intérêts?

Je le regardais, carrément choqué alors que ce connard se contentait de hausser les épaules, l'air du mec qui s'en fout de tout ça. Ca faisait longtemps que la moral et l'éthique il s'en balançait. Il me l'avait déjà prouvé.

"La fin justifie les moyens comme on dit. On a un plus gros poisson en vu, tu le sais bien. Et notre équipe échoue à retrouver ce hacker. Alors lui il va le faire et on passera l'éponge sur ce qu'il a pu faire avant et ce qu'il sera obligé de faire maintenant. Nous on aura notre connard, lui il sera libre. On sera tous gagnant. Ou est le mal?"

Je ne répondais pas. Le mal je ne le voyais que trop bien. Le mal avait été fait il y a plus de huit mois, par ma faute. Un moment que je n'étais pas prêt d'oublier. Comme son regard à ce moment là, celui qu'il m'avait jeté quand il avait compris qu'il partait en prison, à cause de moi.

- Ok vous voulez votre homme. Je comprends. Mais pourquoi moi? Y'a des tas d'autres mecs ici. N'importe qui pourrait s'en occuper alors...

Il me fixait en souriant de manière ironique. Je savais très bien pourquoi il le faisait. Ca le faisait marrer de me foutre dans cette situation de merde. Il ne m'aimait pas, ne m'avait jamais aimé. Alors tous les moyens étaient bons pour me pourrir la vie. Mais là il venait d'atteindre des sommets de cruauté.

"Vous vous connaissez déjà. La cohabitation devrait être plus facile. Fais gaffe quand même Denvers. On ne sait pas ce qu'il a pu chopper en prison..."

Je me relevais furieux, prêt à frapper cet immonde salop. Il le savait et il se marrait, parce qu'il savait aussi que si je faisais ça, je signerais la fin de ma carrière. Il finit par me tendre un papier contenant mon ordre de mission et les détails concernant celle ci.

"Il sort dans une heure. Va le chercher. Je veux un rapport journalier sur ses progrès. Je veux tous les détails. Combien de temps il passe sur son ordi de merde. Est ce qu'il tente de rentrer en contact avec des potes hacker. Combien de fois il chie partout. Je veux tout savoir. Maintenant dégage."

Je récupérais mon papier et je quittais son bureau furieux. J'entendais les murmures sur mon passage. Tout se savait ici. Ils savaient tout ce qu'il y avait eu entre Nevada et moi. Ils savaient ce qu'il avait fait pour moi et comment il s'était retrouvé enfermé par ma faute. Ils devaient tous savoir qu'il avait été libéré et que c'était moi qui devrait le surveiller. Ca allait parler. Ca commençait déjà à le faire.

Je ne prenais pas le temps de passer chez moi pour me changer. Je serais arrivé en retard sinon et je ne pouvais pas me le permettre. Je me ferais démonter si jamais je le perdais de vu. Je me rendais donc à la prison, attendant dehors qu'un de ses gardiens me l'amène. J'avais toujours mon jean et un simple marcel noir pour me protéger de cette chaleur. J'attendais, une clope passée entre les dents, sale habitude que j'avais pris depuis son départ, sale habitude mais qui me permettait de tenir et de ne pas craquer trop facilement.

Puis finalement je le vis sortir. J'écrasais ma cigarette, saluant le garde alors qu'il se précipitait vers moi. Je ne pouvais pas dire que je n'avais pas vu venir le coup. Ca se voyait dans son regard. Il me haïssait. Il n'avait qu'une envie c'était me faire du mal, autant que je lui en avais fait. Alors j’encaissais le coup, sans rien dire, grimaçant légèrement sous la douleur de l'impact.

« J'espère que tu t'attendais pas à autre chose. Ramène-moi chez moi, que j'aille prendre des affaires avant de rentrer dans ton repère de connard. »

- Non... je crois que c'était mérité.

Ca l'était même entièrement mais ça faisait quand même mal. Je n'ajoutais rien et partis vers ma voiture, attendant qu'il me rejoigne côté passager. Je démarrais et me mis à rouler vers mon appartement.

- T'as plus d'appartement. Le proprio l'a reloué. Il en avait le droit vu que tu étais en taule. Tes affaires sont sous scellés dans nos bureaux. Je vais tenter de te les récupérer mais c'est pas gagné. Mais on ira faire des courses pour t'acheter quelques affaires si tu veux.

Je doutais qu'il ait envie de porter mes vêtements. Avant il le faisait mais... ce temps était révolu maintenant. Je roulais vers mon appartement, ne sachant pas trop quoi dire.

- Le procureur t'as brieffé sur ce qu'il attend de toi? Ou faut que je te raconte tout dans les détails?

Parler boulot serait plus simple. C'était un terrain neutre. Tant qu'on ne parlait pas de nous ça devrait peut être aller. On pouvait rester au plus simple et s'en sortir le temps que durerait son boulot. Après il serait libre. Il pourrait retourner faire sa vie de son côté et me haïr tranquillement dans son coin. Et moi... moi je continuerais comme j'avais fait jusqu'à présent. Mais au moins il serait libre.

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Nevada Wright
J'ai 28 ans et je vis à Miami, Floride. Dans la vie, je suis hacker à la botte des flics et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un homme trahi et je le vis plutôt mal.

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Conrad Ricamora :copyright:️ ALASKA
J'ai réellement envie de l'insulter de tous les noms, ce type. Et le fait qu'il soit si sexy comme ça n'arrange clairement pas les choses. Je le hais de toute mon âme. Il disait qu'il m'aimait mais il m'a quand même foutu en taule, il n'a rien fait pour me protéger. Alors que moi, couillon comme je suis, j'ai accepté de l'aider. Alors ce coup de poing me fait du bien et je me fiche pas mal du garde à côté qui nous observe attentivement.

Tout en crachant ma haine, je monte dans sa voiture et je m'attache. Puis, il m'avoue que je n'ai plus d'appartement. Comment ça, je n'ai plus d'appartement ? Je n'ai plus rien. Plus d'affaires. Plus d'appartement. Plus d'argent. Plus rien du tout. Le pire, c'est qu'il me propose encore d'aller acheter des fringues.

« Et avec quel argent ? J'ai plus rien à cause de toi. Et je te signale que je peux pas sortir avec le bracelet à ma cheville. »

Je ne peux m'empêcher de le blâmer pour ses actes, même si je me retiens grandement. S'il vient de pourrir ma journée et ma vie toute entière, j'ai besoin d'un peu de positivité. Au moins, j'ai un boulot. Pas le meilleur des boulots mais j'en ai. Et je n'ai peut-être pas le meilleur des toits mais j'en ai un aussi. Même si je dois vivre avec ce connard absolu. Je soupire longuement, posant mon coude sur la portière et portant mon regard sur l'extérieur. Ça fait du bien de revoir la ville. Un peu de vie, des visages souriants, de la chaleur humaine. De la chaleur tout court, finalement.

« Ouais, c'est bon. Il m'a dit ce que j'avais à faire. »

Après ça, je pourrais être enfin libre. Véritablement libre. Je pourrais partir loin de lui et de ce qu'il m'a fait. Me soigner de ce chagrin qui me hante depuis plus de huit mois maintenant. L'oublier, juste l'oublier. Ouais, je pourrais faire ça. Il suffit que je mène à bien ma mission. Ça me prendra quoi, un mois ? Deux ? Ça passera vite, forcément. Je resterais sur mon ordinateur toute la journée, je ne le verrais que le soir. Ça va passer vite.

Le silence plane durant tout le trajet et on finit par arriver. Je le suis jusqu'à l'entrée et lorsque je remets le pied chez lui, mon cœur se brise à nouveau. Rien n'a changé. Tout est comme avant. La même disposition des meubles, le même éclairage, la même décoration et le même canapé tout pourri. Combien de fois je lui avais demandé d'en changer ? Il ne m'a jamais écouté. Et maintenant, je vais devoir dormir dedans. L'odeur n'a pas changé, elle non plus. Ça sent bon, ça sent lui. Je serre les dents, je n'ai qu'une envie : m'enfuir à toutes jambes le plus loin possible de ce cauchemar.

Je regarde rapidement l'heure à l'horloge accrochée au mur. Je l'ai réglée avant de partir et je suis certain qu'il n'a jamais fait les changements d'heures quand l'hiver est arrivé ou quand l'été s'est repointé. Je lâche un long soupir silencieux pour essayer de contenir mon mal-être. Je n'ai pas envie d'être ici, c'est trop insupportable. La douleur est bien trop insupportable.

Il est dix-sept heures, bien trop tôt pour aller dormir. Je traverse le salon pour ouvrir la fenêtre et respirer l'air extérieur. Je me sens étouffé ici. Je me retourne après quelques minutes à respirer dehors et mon regard tombe sur une brochure de notre pizzeria préférée. Mon cœur se serre à nouveau, elle non plus n'a pas bougé d'un pouce. Il y a aussi un cadre avec une photo de nous que j'avais mis là avant qu'il ne me trahisse. C'est beaucoup trop douloureux de nous voir aussi souriants. Alors je le prends pour le retourner. Je ne veux pas voir ça.

Puis j'attrape la brochure pour la parcourir des yeux. Une pizza et des bières : voilà qui me remonterait le moral ! Je me rends dans la cuisine pour ouvrir le frigo. Il est vide. Sérieusement ?

« Elles sont où, tes bières ? »

Soudain, mon cœur fait un bond et je me redresse. Attends, si le frigo est vide... Est-ce qu'il a trouvé quelqu'un chez qui il vit ? Comme il le faisait avec moi ? Comme on le faisait ? Mon regard se tourne douloureusement vers lui. J'ose à peine prononcer ces mots alors je le fais lentement pour qu'il en comprenne bien le sens.

« Pourquoi le frigo est vide ? »

Je sais bien. Je suis en colère contre lui, j'ai même la haine. Mais je l'ai aimé de toutes mes forces, ce gars. Et à en voir ma douleur, je sais que je l'aime encore plus que je ne veux bien l'admettre. Mon cœur est brisé mais il reste encore un morceau, peut-être un léger espoir que ça s'arrange, même s'il n'est que très léger, voire insignifiant, il est quand même là.
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Caleb Denvers
J'ai 28 ans et je vis à Miami, Etats Unis. Dans la vie, je suis flic et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis déparé, le coeur en miettes, rongé par la culpabilité et je le vis plutôt très mal.

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« Et avec quel argent ? J'ai plus rien à cause de toi. Et je te signale que je peux pas sortir avec le bracelet à ma cheville. »

Je ne répondais pas. Je ne voulais pas m'avancer pour rien. J'avais embarqué le système de bracelet sans trop y faire attention. Mon chef m'avait promis de me donner celui qui lui permettrait de sortir en ma compagnie mais avec ce connard je préférais me méfier. J'avais la carte que m'avait filé le poste pour les dépenses que j'avais pour lui, bouffe, matériel informatique et je comptais bien m'en servir pour lui acheter des fringues. C'était bien la moindre des choses que je pouvais faire pour lui. Et si il ne pouvait pas sortir je m'occuperais de lui en acheter. Je connaissais sa taille, ses goûts, je devrais pouvoir l'habiller sans trop me tromper même si j'étais certain que cette idée ne lui plairait pas.

« Ouais, c'est bon. Il m'a dit ce que j'avais à faire. »

Je restais silencieux. Il n'avait aucune envie de me parler et c'était peut être mieux comme ça. Le ton qu'il employait pour me parler, c'était beaucoup trop douloureux de le voir me parler sèchement comme ça. Il n'y avait plus la chaleur, la passion, l'amour qu'il y mettait autrefois. J'avais tout gâché. J'avais fait passer mon boulot avant la personne à laquelle je tenais le plus. Je méritais qu'il soit dur, je méritais amplement la douleur que je ressentais depuis son arrestation.

On arrivait finalement à l'appartement. J'attrapais le matériel dans le coffre et je montais chez moi avant de lui ouvrir. Je me traitais d'abruti une fois entré. Je n'avais rien changé chez moi, strictement rien depuis son départ. La déco était restée la même. Je n'avais pas changé ce canapé qu'il détestait parce qu'il était pourri mais que moi j'adorais. Il y avait même toujours les photos de nous, toujours en place, là où il les avait mises. J'étais un boulet niveau déco, je l'avais toujours été. S'il ne s'occupait pas de tous les petits détails de mon appartement, je ne le faisais pas. J'étais beaucoup trop pris par mon travail pour penser à tout ça. Et je me rendais compte maintenant de la gaffe que j'avais fait. J'aurais prendre le temps de passer chez moi et d'au moins cacher les photos, faire ce qu'il ne manqua pas de faire, à savoir cacher nos visages souriants.

Je me détournais mal à l'aise et commençais à installer le matériel relié au bracelet qu'il portait à la cheville, le laissant faire le tour de cet appartement qu'il ne connaissait que trop bien. Par chance mon patron n'avait pas été un connard sur ce coup là et il m'avait bien donné le modèle lui permettant de sortir avec moi. C'était pas grand chose mais peut être que ça lui ferait un peu de bien. J'étais sur le point de lui dire quand il m'interpella.

« Elles sont où, tes bières ? »

Je réfléchissais rapidement à sa question. J'en avais fait quoi.... j'avais bu les dernières la veille il me semblait. J'avais eu besoin d'oublier qu'il sortait le lendemain. Je ne savais pas encore que ce serait moi qui devrait m'occuper de lui. J'avais bu, pour oublier le gâchis que j'avais causé. J'avais bu à sa santé, espérant qu'il pourrait démarrer une nouvelle vie sans moi. J'avais bu et j'avais fini toutes les bières. C'était à peu près la seule chose que contenait mon frigo depuis son départ. J'avais toujours été un boulet pour les courses mais c'était encore pire depuis qu'il n'était plus là. Je ne les faisais que pour acheter du café ou des bières. Je mangeais... pas grand chose, souvent de la merde que je commandais ou un sandwich au boulot.

« Pourquoi le frigo est vide ? »

Je me retournais vers lui en entendant sa question. Au ton qu'il employait j'en devinais parfaitement le sens. Ce n'était pas qu'une question de frigo. Il voulait savoir si j'allais manger chez un autre le soir, comme je squattais souvent chez lui à l'époque où nous étions heureux.

Je le rejoignis avec son bracelet dans les mains.

- Il est vide parce que je n'ai pas eu le temps de faire les courses. Juste pour ça. Y'a pas d'autre raison. Maintenant est ce que tu veux bien me passer ta cheville?

J'attendis qu'il me fasse un signe pour me dire que c'était bon et je me mis à genoux devant lui. Je relevais doucement son pantalon pour y fixer le bracelet. J'avais l'impression de l'emprisonner à nouveau en faisant. Tout en travaillant je parlais sans oser le regarder.

- Le boitier est équipé d'un système qui te permet de sortir si tu es avec moi. On peut aller faire les courses si tu veux, acheter des bières et de quoi manger. Le bureau m'a filé une carte pour couvrir tes dépenses, pour que tu t'achètes tout le matériel informatique qu'il te faut, profite en pour prendre des fringues aussi.

Je me relevais pour le fixer dans les yeux. C'était horrible. Je l'aimais et j'avais tellement envie d'être avec lui. Je voulais l'embrasser et lui dire que j'étais désolé, le supplier de me reprendre dans sa vie. Mais je n'en avais pas le droit. Pas après ce que j'avais fait. Alors je me contentais de rester à ma place, le fixant douloureusement.

- On y va?


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J'avais très peur de sa réponse. Je me doute qu'il a pu voir d'autres personnes pendant huit mois, ce n'est qu'un homme et je connais son passé houleux, ses envies charnelles et ses difficultés à accepter une relation sérieuse. C'est surtout pour sa dernière raison que j'avais peur. Je me demandais s'il avait pu en accepter une autre après moi. S'il avait essayé de m'oublier. C'est idiot de penser de cette manière mais je ne peux m'en empêcher. Pourtant, je suis beaucoup trop en colère en colère contre lui pour le pardonner aussi facilement. Mais tout ça me fait si mal. Ces photos des moments heureux passés ensemble, cette image de lui dans les bras de quelqu'un d'autre... Non. Il ne faut pas que j'y pense. Il n'a plus le droit de me faire du mal, encore. Je lui interdis.

Mais il ne le fait même pas exprès. C'est juste moi et mes idées fantasques. Comme si je pouvais encore le regarder en face après cette trahison, comme si je pouvais encore l'aimer pleinement comme je l'avais fait avant. Je vais devoir vivre avec cette douleur et en plus de ça, comme si ça ne suffisait pas, je vais devoir vivre avec l'homme qui m'a trahi et que j'ai aimé du plus profond de mon coeur. Sa réponse me rassure. Pourquoi elle me rassure ? Je suis censé être heureux s'il trouve quelqu'un d'autre, au moins il me laisserait tranquille... Même s'il ne m'a encore rien signifié de ses sentiments. Il me laisse tranquille et me laisse une distance acceptable. Il est conscient de son erreur. Ce n'est que le premier jour mais d'un autre côté j'aimerais tellement qu'il se batte pour moi.

Je soupire pour éloigner ce chaos dans mes pensées et lui tend ma cheville en me soutenant à la table derrière. J'observe le moindre de ses gestes. Et je me surprends à apprécier son contact. J'avais oublié la chaleur de ses doigts. Évidemment, en prison, on n'a aucun contact avec personne. Les seuls contacts que j'ai connu sont les doigts glacials des gardiens m'attrapant par le bras pour me ramener en cellule. Alors sentir ses mains prendre soin de ma cheville me fait le plus grand bien. Même si c'est pour m'enfermer à nouveau... Je n'ai pas cette sensation sur le moment.

J'observe ses gestes en écoutant ses paroles. Alors ils avaient tout prévu, hein ? Mais ont-ils tout prévu jusqu'au bout ? Non, parce que du matériel informatique, ce n'est vraiment pas donné.

« Quel est le plafond de la carte ? Ça ne suffira pas. J'aurais aussi besoin d'avoir accès à tout moment au fournisseur d'accès internet du poste. »

Je suis un hacker. J'ai besoin de pouvoir changer l'ip de l'ordinateur à tout moment pour éviter de me faire repérer. J'ai besoin de plein de choses venant du fournisseur d'accès. Cette tâche ne sera pas aisée à accomplir si je n'ai pas accès à tous les moyens nécessaires. Enfin, pour le moment je vais éviter de penser au boulot. Je viens tout juste de sortir de prison et je n'ai même pas eu le temps d'en profiter.

Je le laisse configurer le bracelet et lorsqu'il remonte et fixe son regard dans le mien, je sens mon coeur accélérer. Je peux voir toute la douleur qu'il ressent à travers ses yeux, comme s'il résistait à l'envie d'implorer mon pardon. Il s'en veut, c'est évident. Moi aussi je lui en veux. Mais je ne peux pas m'empêcher de souffrir de le voir ainsi anéanti. Il ne le montre pas, il est bien trop fier pour ça... Mais je peux le sentir dans son regard.

Je ne sais pas combien de temps passe entre le moment où il a commencé à me fixer et celui où il m'a demandé si on y allait. Je décide de rompre ce contact visuel à l'instant où j'entends sa voix. C'était beaucoup trop pour mon âme encore chaudement meurtrie par l'amour de sa vie. Je hoche la tête et le contourne pour passer la porte d'entrée. J'attends qu'il ferme et je le suis jusqu'à la voiture dans laquelle je m'installe et je m'attache. Je soupire encore en mordillant ma lèvre, ce que je fais toujours quand je suis nerveux.

« Je sais que j'ai laissé quelques vêtements à moi chez toi. Tu les as toujours ? »

Je me demande s'il les a balancé... En tout cas, la réponse ne me blessera pas, quelle qu'elle soit. Je comprendrais qu'il les ai viré parce que beaucoup trop douloureux de les voir chaque jour. Comme je comprendrais qu'il les ai gardé, peut-être pour me les rendre plus tard. Mon regard se glisse sur lui, j'ai toujours aimé sa façon de conduire. Il conduit bien. C'est souple et on pourrait dormir sans problème, sans être secoué par des trous sur la route ou par des virages trop serrés.

« Je voudrais qu'on aille au drive du fast food en rentrant. »

La première chose à laquelle j'ai pensé quand je suis sorti est un burger. Ça pouvait paraitre con, parce qu'après toute la mauvaise bouffe que je me suis enfilé pendant mon incarcération j'aurais pu vouloir un bon plat cuisiné, mais non. J'ai envie d'un burger. Avec des bières. Et un film. D'ailleurs...

« Il faudrait songer à racheter un canapé, aussi. Je ne compte pas dormir dans ton épave trop longtemps. »

C'était une vraie épave. On sent tous les ressors quand on s'asseyait dessus et la couleur est horrible, pas du tout accordée à celles de son appartement. Enfin, c'est toujours chez lui, je suppose qu'il pourra choisir le canapé qu'il veut... Tant qu'il est plus confortable que l'actuel. Et dire que ça faisait des mois que je lui rabâchais qu'il fallait en changer...
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J'ai 28 ans et je vis à Miami, Etats Unis. Dans la vie, je suis flic et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis déparé, le coeur en miettes, rongé par la culpabilité et je le vis plutôt très mal.

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« Quel est le plafond de la carte ? Ça ne suffira pas. J'aurais aussi besoin d'avoir accès à tout moment au fournisseur d'accès internet du poste. »

J'écoutais ce qu'il me disait tout en paramétrant le bracelet pour lui laisser la liberté de circuler comme il le voulait dans l'appartement. Il ne pourrait pas sortir mais ça serait déjà suffisant.

- Je crois qu'ils m'ont parlé de quinze ou vingt mille dollars, quelque chose comme ça. Tu devrais avoir largement de quoi acheter ce qu'il te faut. Pour le reste il faudra appeler le service informatique demain. Normalement ils devraient te donner ce qu'il te faut.

Et si ce n'était pas le cas j'allais devoir batailler avec mon chef pour qu'il lui donne de quoi travailler. Je me préparais déjà à me faire chier avec ce dernier. Il voulait que ce hacker soit arrêté. Ca faisait trop longtemps que le service de cybercriminalité ramait dessus et les fraudes devenaient trop importantes, les plaintes à notre bureau trop nombreuses pour qu'on le laisse courir plus longtemps. Alors même si ça le faisait chier de donner trop de pouvoir à Nev', il le ferait juste pour le plaisir d'arrêter ce mec.

On finit par quitter l'appartement. Je récupérais le bracelet qui me permettait de sortir avec lui et l'enfilais à mon bras. Cinq mètres de distance, ce n'était pas énorme mais c'était le maximum où je pouvais le paramétrer. On devrait rester proches l'un de l'autre, au point où je devrais lui tenir la porte si il voulait aller pisser.

Je montais dans ma voiture et l'attendis pour démarrer. Je roulais en silence, essayant de me détendre. Ce n'était que le premier jour et j'étais hyper tendu. J'avais peur de ce que ça allait donner dans les jours à venir. Je voulais essayer de rester neutre, de faire mon boulot sans penser à tout ce qu'il y avait eu mais ça allait être trop dur. J'étais toujours fou amoureux de lui même si je n'en avais pas le droit.

« Je sais que j'ai laissé quelques vêtements à moi chez toi. Tu les as toujours ? »

Et il fallait qu'il remette les sujets douloureux sur le tapis. Il y avait bien des fringues à lui qui trainaient chez moi, de même que j'avais des vêtements à moi chez lui, vêtements qui avaient fini confisqué comme tout le reste de ses affaires. Ca avait été une épreuve de plus que de les voir. Comme pour les photos, j'avais fait l'autruche de la même manière. J'avais tout laissé à sa place sans toucher à rien. J'avais continué ma vie, faisant semblant de ne pas voir les détails de notre vie à deux qui me sautaient aux yeux partout. Et les soirs où ça avait été trop dur j'avais... j'avais cherché l'oubli ailleurs.

- Euh... ouais... je vais te les passer en rentrant mais tu devrais quand même t'acheter quelques trucs. Je crois qu'il y a pas assez.

Je me renfermais dans mon silence, espérant qu'il ne le briserait pas à nouveau et surtout pas pour des questions douloureuses comme ça. Je préférais me planquer, oublier cette situation merdique dans laquelle on se trouvait. Peut être que si on ne se voyait pas trop ce serait plus facile à supporter.

Je hochais simplement la tête quand il me demanda de passer au fast food après. C'était bien la moindre des choses que je pouvais faire pour lui. Le peu de choses que je pourrais faire pour l'aider à aller un peu mieux je voulais bien le faire. Ce n'était pas grand chose mais c'était quand même le minimum.

« Il faudrait songer à racheter un canapé, aussi. Je ne compte pas dormir dans ton épave trop longtemps. »

Et revoilà un sujet douloureux, à croire que ça l'amusait de venir me chercher sur tout ces sujets là. C'était une vieille dispute entre nous sauf qu'à l'époque c'était plutôt bon enfant entre nous. Il me taquinait sur mon canapé horrible. Je lui répondais en riant que je ne voulais pas le changer et la plupart du temps la dispute se terminait au lit. Là.. ça ne serait pas le cas, je le savais.

- C'est moi qui dormirais sur le canapé. Et je ne compte toujours pas le changer, tant pis pour toi si tu ne l'aimes pas.

C'était con mais j'y tenais à ce canapé. J'avais commencé comme flic avec pas grand chose pour vivre. Mon appartement était quasiment vide à l'époque. J'avais une table et une chaise dans la cuisine, un vieux matelas sur lequel je dormais et qui faisais aussi canapé et un meuble sur lequel tronait ma vieille télé. C'était le mieux que j'avais pu récupérer. Ce canapé je l'avais acheté avec ma première paye. A l'époque il était beaucoup plus beau et je l'adorais. Il avait huit désormais et il commençait à tirer la tronche mais j'y tenais trop pour juste le balancer comme ça.

Je me garais devant le supermarché et descendais de la voiture pour aller un chariot.

- Rappelle toi, pas plus de cinq mètres de moi sinon mon bracelet va se mettre à sonner et tous les flics vont rappliquer.

Je m'élançais dans le magasin, vérifiant discrètement qu'il me suivait bien. Je rentrais d'abord dans le rayon informatique, le laissant regarder tout ce qu'il voulait. J'étais certain que mon vieil ordinateur ne lui plairait pas, lui aussi il le critiquait un peu trop souvent. Il fit chauffer la carte de crédit mais elle tint bon.

Je me rendais ensuite dans le magasin de vêtements, me préparant à une nouvelle épreuve. J'allais devoir rester là, à le regarder essayer des vêtements, le trouvant beaucoup trop mignon pour mon bien.

- Bon je... je te laisse voir ce qu'il te faut... Je reste pas loin...



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Nevada Wright
J'ai 28 ans et je vis à Miami, Floride. Dans la vie, je suis hacker à la botte des flics et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un homme trahi et je le vis plutôt mal.

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Vingt mille dollars seraient amplement suffisants pour le matériel dont j'ai besoin. Il faut que je puisse faire ce que je veux de l'ordinateur. Et rien qu'une tour puissante seule coûte très cher. Après un regard intense échangé, nous quittons l'appartement. Dans la voiture, il reste silencieux. J'en profite pour lui poser quelques questions, mais elles n'ont pas l'air de lui faire plaisir. J'ai même plutôt l'impression qu'il veut seulement que je reste aussi silencieux que lui. Ça ne me plaît pas des masses mais je peux comprendre. Je maintiens quand même qu'il faut changer de canapé. Je ne vais pas dormir dessus tout le temps... J'ai déjà assez mal au dos comme ça, avec les matelas super fins de la prison. J'ai vraiment besoin d'une nuit de sommeil dans un bon lit.

Je fronce les sourcils quand il me dit qu'il va dormir sur le canapé. Puis je soupire et lève les yeux au ciel à la suite de ses mots. D'accord, très bien, je le lui laisse, son canapé pourri. Il me dit que c'est tant pis pour moi si je ne l'aime pas mais c'est plutôt tant pis pour lui s'il souffre de maux de dos. Je sais qu'il n'osera jamais s'en plaindre, trop de fierté en lui pour qu'il le fasse. De toute façon, je ne crois pas pouvoir le laisser dormir sur le canapé trop longtemps. N'oublions pas qu'il me reste toujours des sentiments pour lui. Oui, je le déteste... Mais je l'aime encore si fort. Mais je le déteste. Si fort.

Je décide de me taire pendant le restant du trajet pour son plus grand bonheur. Je me laisse juste aller à apprécier sa conduite jusqu'à ce qu'on arrive devant le supermarché. Il me fait un rappel et je hoche simplement la tête. Je dois le suivre comme un toutou... Mais c'est toujours mieux que la prison. Un jour j'en aurais marre... Pour le moment, je supporte sans aucun mal. Ça me va très bien. Alors je le suis dans le magasin et nous allons en direction du rayon informatique. Quel plaisir.

J'observe, je touche, je regarde tous les détails. Je penche pour une tour très puissante, un ordinateur portable aussi puissant, plus quatre écrans, un casque, clavier, souris, et tout le toutim pour les branchements nécessaires. Je prenais juste le minimum mais je sens bien son regard, comme s'il pensait que j'exagérais. Alors qu'en fait... J'aurais pu faire pire, niveau dépenses.

Nous allons vite charger ça dans la voiture puis nous retournons dans le magasin pour aller chercher des vêtements. Une fois entré, il m'indique qu'il me laisse regarder et je lève les sourcils. Il a l'air mal à l'aise, tout d'un coup.

« Bah... Ouais ? Pas plus de cinq mètres, t'as dit. »

Je lève les yeux au ciel. Il m'a déjà vu nu des centaines de fois et il est mal à l'aise parce que je vais essayer des vêtements. Ce type me laisse perplexe. M'enfin, je parcours les rayons avec mon panier pour le remplir. Je pense à tout : vêtements, sous-vêtements (pas la peine d'essayer...), chaussettes, veste, etc. Je dois en avoir pour au moins trois cent dollars, et ça devrait suffire pour le moment. Il ne me manque plus qu'une paire de chaussures mais on pourra y aller plus tard. Pour le moment, je veux juste essayer les fringues et partir manger.

Elles sont toutes sobres. Je n'aime pas trop l'excentricité mais j'ai quand même osé prendre un jean slim bleu ciel. Une envie de changer... peut-être à cause du orange. Il n'y a que pour cette tenue que je sors pour m'éloigner du miroir et pouvoir m'observer sous tous les angles. J'avais juste mis un pull blanc avec. Je me suis dit qu'une couleur claire irait bien. Je me tourne, me retourne et me tourne encore, jusqu'à grimacer.

« Rah... Pourquoi j'ai pris ça... »

C'est beaucoup trop serré en plus. C'est à ma taille, mais je n'ai pas l'habitude de porter ce genre de jean. Je comprends désormais les filles... J'ai vraiment envie d'avoir au moins quelque chose pour changer. Peut-être une envie de vouloir sortir de ma vie d'avant. J'ai l'idée de demander son avis à Caleb... Mais je me retiens. Vu comme il a entretenu le silence dans la voiture, je préfère pas le déranger. Donc, je retourne dans la cabine et je prends le tout. On passe à la caisse, on va ranger le tout dans la voiture, on va faire quelques courses et en avant toutes pour le fast food !

Il n'y a pas grand monde au drive. Enfin, il y a quand même des gens parce que ça commence à arriver mais on arrive à temps avant qu'il n'y ait trop de monde. Du coup on arrive vite à avoir les commandes. Le silence qui règne entre nous n'est pas si tendu que ça, alors ça va... Quand je me retrouve avec les sacs sur les genoux, je dois fortement résister à l'envie d'y piquer quelques frites. Et finalement... Je craque. J'en prends une. Puis deux. Puis d'autres sur le trajet. Je n'ai jamais pu résister à l'envie d'en manger pendant le trajet. En fait, la nourriture est un de mes points faibles... Alors avoir mangé autant de merde pendant huit mois, ça me fait du bien de pouvoir me faire un fast food.

On arrive vite chez lui, je remonte en le suivant de près, trop alléché par l'odeur des burgers pour y aller à reculons. Nous devons faire plus de deux allers-retours pour tout monter chez lui, mais après avoir tout rangé, je finis par m'installer dans le canapé, ayant tout préparé sur la table basse. Puisque je dois vivre ici, autant que je prenne mes aises, non ? Par habitude, j'avais même préparé son repas. Enfin, j'allume la télé et je commence à manger sans l'attendre. J'ai beaucoup trop faim. J'avale ma bouchée et je soupire de bien-être.

« Bon sang que ça fait du bien de manger un bon truc devant la télé... »
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Il en avait pris des tonnes mais c'était surement ce qu'il lui fallait. Je ne comprenais pas trop l'intérêt d'avoir deux ordinateurs mais je ne dis rien. Il savait ce qu'il faisait. Puis de toute façon vu tout que la police lui avait pris ils pouvaient bien lui en rendre un peu.

Je le suivais ensuite dans les rayons du magasin de fringues. Je le laissais choisir ce qu'il voulait, notant qu'il prenait le même style de vêtements que je lui avais connu, des choses plutôt sobres mais qui lui allaient à merveille. Je haussais cependant un sourcil en le voyant prendre un slim bleu. Ca c'était carrément pas son style en fait. Il me surprenait mais après tout peut être avait il envie de changement? Peut être voulait il démarrer une nouvelle vie pour oublier la prison et... moi?

Je m'installais un peu à l'écart des cabines pour lui laisser de l'intimité. Je restais assez près pour que le bracelet ne sonne pas mais aussi pour le surveiller. Il ne sortit que pour le pantalon slim et mon coeur rata un battement en le voyant. Putain ce n'était pas possible d'être aussi sexy que lui en cet instant. La prison ne l'avait pas fait trop maigrir, moins que ce que j'aurais cru. Il avait toujours ses fesses que j'aimais tant et elles étaient moulées dans ce pantalon de façon beaucoup trop indécente. Je fermais les yeux, planquais comme j'étais derrière une cabine. Je ne voulais pas qu'il voit le malaise que je ressentais en cet instant. C'était horrible. J'avais envie d'être avec lui, de le prendre dans mes bras et lui dire à quel point j'étais désolé. Je voulais le supplier de me pardonner ce que j'avais fait, la souffrance que je lui avais causé. J'aurais aimé qu'il me croit si je lui disais à quel point je l'aimais, que je ne voulais que lui dans ma vie et que plus jamais je ne laisserais quoi que ce soit lui faire du mal. Mais je savais qu'il ne me croirait pas... Alors je restais dans mon coin, me mordant fortement la lèvre pour résister à cette envie irraisonnée.

Je me redressais finalement et me forçais à lui sourire quand il quitta les cabines. On passait à la caisse pour payer la facture avant de tout mettre dans la voiture puis nouvel aller retour pour aller faire les courses cette fois.

Je lui prenais ses bières, la marque qu'il préférait. Je continuais les courses, prenant principalement les choses qu'il aimait. Il avait passé assez de temps à bouffer de la merde en prison. Je pouvais bien lui acheter ce qu'il aimait. Je connaissais aussi son grand amour pour la nourriture, tout l'opposé de moi qui mangeait que quand j'avais le temps ou quand il me forçait.

Il n'avait vraiment pas changé sur ce point. On avait à peine récupérer nos sacs au drive qu'il était déjà entrain de piquer des frites dedans. J'avais du mal à ne pas sourire en le voyant faire. C'était dans ces petits moments là que j'avais l'impression que le temps n'était pas passé, qu'on était toujours à ces moments qu'on avait passé ensemble et que je n'avais pas su préserver.

Et mon coeur se brisa à nouveau à cause de ça, de ces habitudes qu'il avait autrefois et qu'il avait gardé, de mon repas qu'il avait préparé et gentiment disposé sur la table basse comme il l'avait toujours fait.

« Bon sang que ça fait du bien de manger un bon truc devant la télé... »

Je me forçais un peu à sourire tout en venant m'asseoir à côté de lui, à la place qui avait toujours été la mienne.

- Ouais je me doute.

J'attrapais mon cheeseburger et croquais dedans, me forçant un peu à manger. J'avais l'estomac noué. Je haïssais vraiment mon chef en cet instant. Il s'amusait à jouer avec la vie des gens. Ca l'éclatait de savoir que j'allais souffrir à vivre avec mon ex que j'aimais encore, mon ex que j'avais mis en prison.

Je laissais finalement retomber la moitié de mon cheeseburger dans son emballage.

- J'ai pas très faim. Je vais aller me doucher.

Je me levais avant d'aller m'enfermer rapidement dans la salle de bain. Je me déshabillais et me glissais rapidement sous l'eau. Là, tout bruit masqué par celui de la douche je me laissais enfin aller à pleurer. Je n'avais pas craqué comme ça depuis longtemps, pas depuis le jour où ils étaient venus le chercher à la maison pour l'embarquer. J'avais tenté de les retenir mais je m'étais arrêté en voyant le regard qu'il m'avait lancé. Il n'avait pas tardé à comprendre que tout était de ma faute. Ce jour là j'avais attendu que la porte se referme sur lui pour craquer. Et aujourd'hui.. je me planquais sous la douche pour le faire à nouveau.

Je restais un moment comme ça, longtemps sûrement, puis finalement je sortais m'essuyer rapidement pour faire disparaitre les traces de mon moment de faiblesse. Je m'enroulais dans ma serviette avant de me traiter d'idiot. J'avais oublié qu'il était là, ou plutôt qu'on était plus ensemble. Avant je ne me gênais pas pour sortir en serviette de la douche, juste pour voir le désir dans ses yeux et le voir se concrétiser ensuite. J'avais oublié que ce n'était plus le cas. Bon je n'avais pas le choix. J'allais devoir passer devant lui en serviette. Il fallait juste que je fasse vite.

Je sortais de la douche, quelques gouttes d'eau dégoulinaient encore de mes cheveux. Je tenais fermement ma serviette autour de ma taille pour éviter qu'elle ne glisse. Je passais rapidement mais je n'avais pas le choix, je devais passer entre lui et la télé pour rejoindre ma chambre. Une fois mon parcours fait je m'enfermais en soupirant. Putain... il fallait vraiment qu'il trouve ce hacker vite, mes nerfs n'allaient pas supporter longtemps ce traitement.

Je laissais tomber ma serviette et allais chercher un boxer pour l'enfiler. Je profitais de rester enfermer dans ma chambre pour aller à la fenêtre fumer un peu. Je ne voulais pas qu'il me voit faire. J'avais arrêté de fumer quelques temps avant de le connaitre. Il ne m'avait jamais connu entrain de fumer. J'avais repris peu de temps après son arrestation. Avec lui c'était simple de ne plus y penser mais une fois parti, j'avais eu besoin de trouver de quoi me calmer.

Je m'installais sous le petit renfoncement sous la fenêtre, bougeant un peu pour trouver une position confortable. Je me promettais pour la énième fois d'installer des coussins pour me faire un banc un peu plus confortable. Un autre jour peut être, pour le moment je savourais ma cigarette, essayant de me détendre et de ne pas penser au fait qu'il était juste à côté.

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Qu'est-ce que c'est agréable de se retrouver dans un canapé avec un bon fast food à regarder la télé, ce que l'on veut et pas une télé réalité poubelle débile. Être seul un moment, enfin, je ne suis pas seul, mais je ne suis pas non plus entouré d'autres taulards. Et qu'est-ce que ça fait du bien ! Et puis, même si j'en veux beaucoup à Caleb de m'avoir trahi... Je suis tout de même bien heureux d'être en sa compagnie. Me retrouver seul m'aurait fait ruminer toute ma haine, au moins, là, je peux l'extérioriser et passer à autre chose, comme à ce boulot qu'on m'a filé.

Mais pour le moment, je préfère me détendre. Je mange, non, je gobe mon repas comme si je n'avais pas mangé depuis des jours, tandis que Caleb ne touche pas au sien. Je le surveille du coin de l'oeil sans pouvoir m'en empêcher... Encore une vieille habitude qui revient vite. Très vite, il dépose le restant de son burger et je hoche la tête quand il me dit qu'il va se doucher. Mon regard se pose sur son repas... Il n'a vraiment rien mangé de ce qu'il a commandé. Je soupire et range les déchets. Je décide de jeter ses frites, elles ne seront plus bonnes de toute façon. En revanche, je regroupe le reste dans une boîte pour la mettre dans le micro-ondes, histoire que son repas garde une certaine fraîcheur.

Au passage, après avoir rangé, j'attrape ma glace dans le congélateur et je la déguste devant la télé pendant qu'il se douche. Il met un temps fou mais je ne le vois pas défiler puisque je suis bien trop absorbé par l'émission télé devant mes yeux. J'entends seulement le verrou de la porte et celle-ci s'ouvrir. Ma tête se tourne et je tombe sur lui, à poil, vêtu d'une serviette. Il passe à toute allure devant moi, je sens bien qu'il est gêné. Quant à moi, j'arrête de manger ma glace alors que la cuillère est à mi-chemin entre la glace et ma bouche, un sourcil levé, je contemple les gouttes ruisseler sur son corps plus ou moins rapidement, au rythme de ses pas. Lorsque la porte se referme sur lui, je reste un moment à la fixer avant de baisser la tête sur mon entrejambe.

AH.

Voilà autre chose. Je vois que lui aussi a retrouvé sa liberté. Évidemment, se soulager en prison n'est pas chose aisée. Ce n'est carrément pas faisable. Et je n'ai même pas eu droit à des visites conjugales vu que Caleb et moi... C'était un peu terminé quand ils m'ont embarqués. Bon. Qu'est-ce que je fais avec ça, moi ? Une douche. Une douche, c'est une bonne idée. Meilleure idée jamais eu dans toute l'histoire des érections. Je crois. Ça l'est pour moi.

Donc, je me lève pour me diriger vers la salle de bain quand une pensée m'arrête à mi-chemin. Il faudrait peut-être que j'aille chercher des affaires de rechange, non ? Je me retourne vers la chambre. Mais lui, il est bien sorti sans rien. Je pourrais me venger. Je me retourne vers la salle de bain. Non, la vengeance c'est mal. Surtout que je suis certain qu'il ne l'a pas fait exprès, vu l'allure à laquelle il a traversé le salon. Je soupire. Finalement, je me retourne vers la chambre et j'attrape un coussin. J'ai la gaule et ça se voit, autant cacher ça. Je place le coussin sur mon entrejambe et décide d'entrer dans la chambre.

« Pardon, je voudrais récupé... »

Attends, c'est quoi cette odeur ? Dès mon regard posé sur lui, il est à la fenêtre et je constate une cigarette au bout de ses doigts. Il me regarde comme si je venais de le surprendre... Ce qui est le cas.

« Depuis quand tu fumes toi ? T'es conscient de ce que cette merde peut te faire ? Ou alors c'est ton but de crever ? »

Mes mains partent en l'air alors que mon cerveau oublie le chapiteau dressé. Je m'en rends compte au moment même où je constate qu'il est seulement vêtu d'un boxer, de quoi revigorer mon érection. Je panique un peu et replace le coussin en soupirant.

« Peu importe, tu fais ce que tu veux. Je venais juste récupérer de quoi m'habiller après la douche. Ne fais pas attention à moi. »

Surtout, ne fais pas attention à ce foutu coussin qui n'a rien à faire là. C'est sûrement un peu trop tard et mes joues rougissent un peu alors que j'attrape à la volée un T-shirt large ainsi qu'un boxer. Je referme la porte de la chambre en soupirant une nouvelle fois. Qu'est-ce que je peux être con parfois ! Pire que ça. Je viens de lui montrer qu'il m'attirait encore. C'est humain, je n'ai jamais su lui résister et aujourd'hui, alors que je suis inactif, c'est encore pire. Un seul regard sur ses fesses et c'est parti pour trois heures de sport pour le tissu de mon jean. Génial.

Je me précipite dans la salle de bain et m'y enferme. J'ai besoin d'un peu de tranquillité. Sous la douche, je ne pense plus qu'à une chose : son corps dégoulinant de la douche, et ses cheveux mouillés qui le rendent incroyablement sexy. Enfin, je fais ce que j'ai à faire pour me soulager et une fois sorti de la douche, je me sens tellement plus léger. Par contre, plus de regard sur son corps, sinon, je suis mort. Je ne peux pas prendre trente douches en une heure.

Je me rends bien compte que j'ai oublié un pantalon ou un short... Tant pis. Je sors de la salle de bain tout propre et me réinstalle dans le canapé, faisant comme si de rien n'était. Oui, je fais comme si je ne l'avais pas vu à poil, et aussi comme si je ne l'avais pas vu fumer. Et surtout : comme si je n'avais rien fait dans la salle de bain. Même si ça doit être écrit en gros sur mon visage... Tant pis !
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