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 Un Homme contre l'Empire (ft Mad Max)

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Mad Max
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Féminin MESSAGES : 281
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s8e1.jpgIllius Elia
J'ai 21 ans et je vis à Rome. Dans la vie, je suis fille de l'Empereur et je vis dans le luxe et la sécurité offerte par mon statut.

Informations supplémentaires ici.
Je suis observatrice, discrète et à mon plus grand dam, bien trop expressive pour paraître inaperçue. Je suis également nerveuse, ce qui me pousse parfois à agir avec lâcheté et méfiance.


Elia commençait à déplorer son idée. Oh, oui, elle pouvait progressivement ressentir la pointe du regret cisailler son cœur...c’était dangereux. Insensé. Comment se fier à un esclave ? C’était de la folie. À son plus grand soulagement, le gladiateur était bien trop préoccupé à contempler le sol pour remarquer son désarroi. Ses iris fixaient le plancher. Comme le voulait la coutume. Il émanait de lui des odeurs qui lui rappelaient celles de la forêt ; un doux mélange de bois et d’aiguille de pin. Le rossignol avait troqué son armure pour une parure qui valorisait son imposante stature, laquelle semblait toute aussi menaçante que lorsqu’il s’était avancé dans l’arène ce matin-là, armé de son filet et de son trident. C’était un homme à la carrure vigoureuse. Forgé par le combat et la violence. Il avait sans nul doute terrassé plus d’un seul gladiateur...et pourtant, on l’avait ce soir-là paré comme une vulgaire prostituée que l’on offrirait à un noble à la bourse bien remplie.

Son cœur se serrait à l’idée qu’il puisse imaginer qu’elle s’apprêtait à assouvir...une “curiosité personnelle”, comme elle l’avait elle-même indiquée à son maître. Combien de fois l’avait-on traîné dans une chambre, pour une raison similaire ? À en voir son comportement...trop de fois, certainement. Son malaise s’accentua. Même sa chambre, qui d’ordinaire lui prodiguait une impression de sérénité...semblait à cet instant l’étouffer, à croire que les murs se refermaient doucement sur elle. Elia s’arrêta à la hauteur de l’esclave, décidée à engager la conversation.

Sa voix douce flotta dans la pièce. Son timbre ne reflétait aucune crainte, aucun doute, aucun trouble. Elle présentait l’image d’une femme qui contrôlait la situation...avant qu’elle ne s’autorise à flâner dans son salon, éprouvant le besoin d’apaiser ses angoisses. La pièce était soigneusement décorée. Elle baignait dans le luxe et la richesse propre à son statut ; des vases et des statuettes enrichissaient le décor, de majestueuses colonnes se dressaient fièrement...la pièce comportait également une large ouverture qui donnait sur un vaste balcon, lequel offrait une vue imprenable sur Rome. La splendeur de ses quartiers était à l’image du palais ainsi que de l’Empire.

La voix du gladiateur résonna près d’elle, lui arrachant un léger sursaut de surprise. Mais ce n’était pas tant son ton qui la désorienta. Non. C’était ses mots. Ces derniers...ne furent pas ceux auxquels Elia s’attendait. “ Qu’est ce que vous voulez d...Oh.”La jeune femme laissa sa phrase en suspens. Elle s’immobilisa, réalisant alors la signification de ses paroles...C’étaient des mots abruptes, directs, soufflés dans l’espoir d’achever au plus vite le calvaire qu’il endurait...et dont elle profiterait, si telle était sa volonté. “Je vois, très bien. D’accord. Très bien…”ajouta-t-elle aussitôt, désemparée, avant de reprendre sa marche. Le rossignol aurait dû être le plus nerveux des deux. C’était un esclave. Un esclave qui se trouvait dans la chambre de la fille cadette de l’Empereur. Ellius Elia, la jeune. Elle aurait dû remarquer ses membres trembler. Et pourtant, le gladiateur était impassible. Alors qu’elle ne parvenait pas à tenir en place…

“ Levez les yeux, je vous prie.”ordonna-t-elle doucement. Elia voulait croiser son regard. Elle en avait besoin. Rien que pour déceler s’il était digne de confiance...ou non. Nerveuse, sa main effleura nonchalamment le tissu opalin de sa robe. Propre à la noblesse romaine, le col partait de son épaule droite et traversait sa poitrine afin de se perdre par-dessous son bras opposé, dénudant ainsi une large parcelle de son buste. Tout en sobriété, la tunique épousait ses formes graciles. Mais la beauté de sa tenue ne se trouvait pas dans le vêtement...mais dans la splendeur de ses bijoux. De longues boucles d’oreilles s’accordaient à un bracelet, lequel entourait son biceps, ainsi qu’un collier, tous fabriqués dans un or chatoyant. Mais c’était bel et bien son diadème que l’on remarquait en premier. Serti d'infimes pierres précieuses, la tiare reposait sur sa chevelure flamboyante, jetant son statut à la vue de tous.

Elia inspira doucement, s’armant ainsi de courage. Elle se tourna près de la lucarne pour admirer la ville, entièrement plongée dans une obscurité dense et épaisse. “ Connaissez-vous un homme prénommé Titus ? C’est un gladiateur qui, d’après mes informations, partagent votre... Logement. Il est de petite taille.”Un sourire manqua d’apparaître sur son visage. Son ami devait paraître...bien ridicule, en comparaison du rossignol. “ J’aimerais que vous lui transmettiez un message, c’est la raison pour laquelle j’ai sollicité votre présence.”Expliqua-t-elle finalement. L'unique et seule raison, ajouta-t-elle mentalement.. Elia se tourna tranquillement en direction du gladiateur, posant sur lui son regard doux, mais d’une intensité mordante.



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But do you feel like a young God? You know the two of us are just young Gods and we'll be flying through the streets with the people underneath...And they're running, running, running.
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Azylth
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97c76a84e4a9f93df99cf57201c3e2bb.jpg
Octave Caelius
J'ai 25 ans et je vis à Pompéi. Dans la vie, je suis gladiateur, esclave de mon maître, et je m'en sors plutôt bien, malgré les apparences. Grâce à mon expérience et mes victoires, je suis célèbre et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires ici.
Je suis têtu, borné, déterminé et persévérant. J'ai confiance en mes capacités physiques et je suis audacieux mais parfois trop, au point de me surestimer un peu. Cependant, j'ai tendance à être pessimiste et fataliste quand les temps sont durs. Je suis en général taciturne et calme et j'utilise soigneusement mon temps libre. Alors que dans l’arène, je me transforme complètement, laissant ma tranquillité apparente derrière moi pour devenir le bourreau et le fléau de mes adversaires.



La femme noble semblait avoir compris. Cependant, elle ne semblait pas trouver les mots qu'elle souhaitait, ce qui l'intrigua. Il vit les bords de la longue toge claire se mettre en mouvement et sortir de son champ de vision tandis qu'elle se mettait à déambuler doucement dans cette pièce à la décoration aussi luxueuse que sublime. Il fut tenté de lever les yeux pour pouvoir voir le visage de son interlocutrice, même au moins sa silhouette. Durant un instant, elle fut dos à lui et ses yeux remontèrent jusqu'au niveau de ses genoux avant de retomber précipitamment vers le sol. Non, c'était mal. Octave avait toujours respecté les règles car il avait bien compris que c'était sa planche de salut. Il ne voulait pas que tout son avenir s'effondre alors qu'il était si près du but. Tout ça à cause d'un simple regard imprudent.

- Levez les yeux, je vous prie.
Plongé dans ses préoccupations silencieuses, il sursauta légèrement lorsqu'elle lui adressa la parole. Et pour lui parler de ses yeux en plus. C'était un mouvement imperceptible d'épaules, un petit soubresaut qui les avaient un peu poussées en avant mais ce simple mouvement lui avait fait perdre un peu de sa prestance, du moins, il en avait l'impression. Il hésita un peu : le contact visuel avec d'autres le mettait assez mal à l'aise en général. Cela faisait partie des règles et il avait fini par les respecter, toutes, et depuis bien trop longtemps pour que ça lui laisse quelques stigmates, dont le malaise qu'il ressentait lorsqu'il dérogeait à ce principe. Cependant, il finit par obéir. Il releva lentement ses iris noisette piquetés de légères touches de vert qui encerclaient ses pupilles tout en détaillant précautionneusement la femme des pieds... lentement... jusqu'à la tête. Il n'aurait peut-être plus l'occasion de faire ça.

Elle était habillée comme la plupart des femmes romaines, à l'exception près qu'il se dégageait de sa posture et de ses bijoux un petit quelque chose qui lui laissait penser qu'au final, elle n'était pas comme toutes les femmes romaines. Sa toge lactescente laissait apercevoir une épaule à la peau blanche et délicate et épousait les formes de son corps de femme qu'il s'interdit de regarder plus longtemps. Sa tenue unie, mais pas le mois du monde monotone, était réhaussé de doré grâce à différents bijoux. Octave n'y connaissait pas grand chose, mais ils avaient l'air de valoir très cher. Mais ce qui retint sûrement le plus son regard fut le visage de la demoiselle et sa tiare. Il la trouvait belle, mais ça s'arrêtait là. Il penserait aux femmes quand il serait libre, un citoyen romain à part entière. Et sa couronne de princesse, parce que cela lui faisait penser à un princesse, attirait le regard comme un petit soleil. Les jolies pierres précieuses qui la composaient semblaient flamber d'un éclat scintillant à chacun de ses mouvements tant les facettes des gemmes reflétaient la lumière.

- Connaissez-vous un homme prénommé Titus ? Ce fut sa voix, aussi agréable que la décoration de la pièce, qui le tira de son observation méticuleuse, presque cérémonieuse, du diadème. C’est un gladiateur qui, d’après mes informations, partage votre... logement. Titus... Il baissa les yeux pour la regarder dans les siens cette fois-ci. Il n'aimait toujours pas ça, mais elle le lui avait ordonné. Il est de petite taille. J’aimerais que vous lui transmettiez un message, c’est la raison pour laquelle j’ai sollicité votre présence.
Son dédain pour tout ces nobles qui se servaient des gens comme lui, et comme de vulgaires pigeons messagers en plus, grandit un peu plus. Pourquoi passer par lui ? Autant envoyer un messager non ? La question trouva bien vite une réponse dans l'inconscient d'Octave. C'était à cause de leur curiosité. Cette maudite curiosité qui les amenait, eux, les bêtes de l'arène, dans des endroits comme celui-ci. Il n'aurait jamais dû se trouver là. Il n'était pas à l'aise, lui, une brute dans un environnement si délicat et raffiné. Même elle. Il n'aurait jamais dû se tenir devant une femme pareille. Ils n'appartenaient clairement pas au même monde. Il lui suffirait de lui souffler dessus pour qu'elle tombe à la renverse, d'une pichenette pour qu'il lui casse le bras, d'un tout petit coup sec pour qu'il sente sa nuque se briser sous ses mains...

Le gladiateur sentit son sang se glacer dans ses veines. Par les dieux... Mais à quoi pensait-il donc ?! Octave baissa aussitôt les yeux, pour cacher son agacement et son désarroi, et s'empressa de répondre. Il y avait déjà eu un trop grand silence après la question de la Dame.
- Je connais Titus. Il ne parlait pas souvent avec les autres combattants, chacun était accroché à un rêve, concentré sur un but ultime que n'importe quelle conversation inutile aurait pu faire voler en éclats. Non, personne ne parlait vraiment. Mais tout le monde savait écouter. Et il avait entendu que Titus était arrivé dans la troupe un peu avant lui et que, comme lui, il avait voyagé de mains en mains avant de tomber entre celles de leur laniste, Lucius Acilius. Je peux lui transmettre votre message, continua-t-il d'un ton plat, essayant de maîtriser sa voix sauvage au maximum pour ne pas paraître effrayant.

Malgré son profond dédain pour les personnes qui se servaient de lui à leur guise, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une pointe de curiosité incontrôlable qu'il maudissait en silence. Il se demandait bien quel genre de message elle lui donnerait. Oral ? Ecrit ? Et pourquoi lui, encore une fois ? Il espérait que le message n'était pas compromettant, sinon, il serait dans les ennuis jusqu'au cou et ce n'était pas le moment.

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s8e1.jpgIllius Elia
J'ai 21 ans et je vis à Rome. Dans la vie, je suis fille de l'Empereur et je vis dans le luxe et la sécurité offerte par mon statut.

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La couleur de ses yeux rappelait celles de l’écorce et des feuilles de sapin après une pluie diluvienne. Elia sentit l’ambre de ses iris remontaient lentement le long de sa silhouette, comme s’il cherchait à capturer le moindre détail de ce qui se trouvait sous son regard. La jeune femme se sentait...Étudiée, de manière bien trop scrupuleuse à son goût. Il survola ses formes discrètes, lesquelles étaient enjolivées par sa tunique. Finalement, il s’arrêta sur cette fichue tiare qui paraissait si légère...et pourtant, elle pesait lourdement sur son crâne, comme si tout le poids du monde résidait au cœur des pierres incrustées dans sa couronne. Elia demeurait de marbre. Quand bien même l’intensité de son regard lui parut insoutenable, la princesse ne détourna pas le visage.

Puis, leurs yeux se rencontrèrent doucement. Elle entrevit dans les siens...une véhémence si violente, si destructrice, qu’elle pourrait sans nul ravagé le palais tout entier. Elle se figea fugacement, car cette vision lui insufflait des souvenirs du combat auquel elle avait assisté ce matin. C’était un gladiateur. Un tueur. Et même sa docilité ne réussirait pas à estomper sa nature…il pouvait aisément l’envoyer dans l’au-delà, si l’envie lui prenait. Ce n’étaient pas de simples fers qui empêcheraient ses mains de lui ôter sa vie.

Elia se reprit. Le moment était terriblement mal choisi pour s’abandonner à la terreur. Le guerrier tenait à la vie, sa façon de combattre en avait été la preuve...à l’instar de beaucoup d’esclaves, il ne désirait rien d’autre que la liberté. Une tentative de meurtre envers la cadette de l’Empereur signifierait son arrêt de mort. Elia chérissait l’espoir que le rossignol n’était pas homme à prendre un tel risque. Aussi redressa-t-elle le menton. Fière et noble. Elle ne se laisserait pas intimider par un gladiateur dans son propre palais. Au fil de ses explications, la princesse perçu une étincelle de mépris s’enflammer dans les yeux de l’esclave...avant que celui-ci ne baisse la tête pour lui dissimuler ses émotions.

Son cœur tressaillit lorsque la voix du gladiateur brisa le silence, et qu’elle l’entendit prononcer le prénom de son ami. Il connaissait Titus. Peut-être ne s’étaient ils jamais adressés la parole...son cousin n’était pas un grand bavard, et préférait sans nul doute la compagnie des murs à celle des autres hommes. Mais le gladiateur le connaissait...Et cette information manqua de lui arracher un soupir de soulagement. “ Je n’ai pas besoin de vous préciser que ce message doit rester...strictement confidentiel. S’il tombe entre de mauvaises mains...je ferais en sorte que vos rêves de libertés ne se réalisent jamais.”Cette menace l’écrasait autant que sa couronne. Pouvait-il discerner comme il lui était douloureux de siffler de tels mots ? Certainement. Son masque n’était rien qu’un voile, léger et vaporeux, duquel traversait la plus infime de ses émotions. La douceur de sa voix, de ses traits, de son regard, jurait avec l’ombre de danger qu’elle s’évertuait à démontrer. Mais vivre au sein de la famille impériale lui avait appris à se montrer implacable lorsque la situation l’exigeait.

Sa vie était menacée. Celle de Titus...l’était également, avant que celui-ci ne soit réduit à l’esclavage. Le monde entier le croyait mort, et, pour le moment, il devait le rester. Elia était suivie, elle pouvait presque sentir le souffle d’espions mordre sa peau...le rossignol était dorénavant sa seule chance de transmettre un message à son cousin, sans risquer sa vie et celle de Titus. Un autre homme aurait pu porter ce lourd fardeau. N’importe qui d’autre aurait pu servir son dessein. Mais Elia avait profité de sa venue au palais durant les festivités afin d’éviter d’éveiller les soupçons.

La princesse tourna le dos au combattant, son regard s’attardant un instant sur le ciel d’encre qui plongeait la cité dans un océan d’obscurité. Ses doigts s’entremêlèrent devant elle. Comment pouvait-elle s’imposer, se montrer ferme et rigoureuse, lorsque la nervosité tendait tout son corps ? Lorsque ses yeux brillaient d’innocence ? Lorsque ses lèvres rosées semblaient être aussi délicates que les vases décorant la pièce ? Seulement...peut-être que sa douceur pouvait se révéler être un atout ? Personne ne se méfie d’un loup déguisé en mouton...“ J’ai conscience du fardeau que je vous impose, gladiateur. Mais je suis malheureusement contrainte à...solliciter votre aide.déclara-t-elle, le timbre limpide et léger, ses prunelles toujours rivées vers la cité. Ses doigts continuaient de s’entremêlaient. Ils se défaisaient...pour finalement se renouer aussitôt. Elle se retourna une énième fois puis, non sans montrer une pointe de méfiance, s’approcha de l’esclave.

Elia s’arrêta à sa hauteur. Sans même croiser son regard, le rossignol l’intimidait terriblement. Ses muscles saillants, les cicatrices parcourant sa peau, ses larges épaules, sa haute et colossale stature...Elle comprenait dorénavant pourquoi il était l’un des sujets favoris pour les femmes de la noblesse. Sa beauté rivalisait avec celle des statues édifiées à la gloire des dieux. Il lui semblait être si frêle, face à ce géant ! Et maintenant qu’elle se tenait face à lui, la distance respectable qu’elle instaurait lui paraissait...absurde, mais surtout futile. Le rossignol aurait tôt fait d’emprisonner sa nuque entre ses paumes. Le nombre de mètres entre eux n’y changerait rien. Seulement, en dépit de la crainte qui lui inspirait, la princesse releva la tête pour ancrer son regard dans le sien. Il était trop tard pour se fier à la fichue lâcheté de son âme. “Puis-je vous faire confiance, Luscinus Vindex ?”S’attendait-elle réellement à ce qu’il parle avec honnêteté ? Non, Elia n’était pas assez naïve pour se laisser duper par un esclave...en revanche, comme une fleur a besoin de luminosité pour s’épanouir, la princesse avait désespérément besoin de cette réponse.



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Octave Caelius
J'ai 25 ans et je vis à Pompéi. Dans la vie, je suis gladiateur, esclave de mon maître, et je m'en sors plutôt bien, malgré les apparences. Grâce à mon expérience et mes victoires, je suis célèbre et je le vis plutôt bien.

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Je suis têtu, borné, déterminé et persévérant. J'ai confiance en mes capacités physiques et je suis audacieux mais parfois trop, au point de me surestimer un peu. Cependant, j'ai tendance à être pessimiste et fataliste quand les temps sont durs. Je suis en général taciturne et calme et j'utilise soigneusement mon temps libre. Alors que dans l’arène, je me transforme complètement, laissant ma tranquillité apparente derrière moi pour devenir le bourreau et le fléau de mes adversaires.



- Je n’ai pas besoin de vous préciser que ce message doit rester...strictement confidentiel. S’il tombe entre de mauvaises mains...je ferais en sorte que vos rêves de libertés ne se réalisent jamais.
Octave ne put s'empêcher de relever brutalement la tête, ses yeux s'enfonçant comme des lames chauffées à blanc dans ceux de son interlocutrice. Elle voulait faire… QUOI ?! Son ton menaçant ne lui palissait pas, mais alors pas du tout. C'était synonyme de gros problèmes. Elle le mettait en danger, en grand danger. Il ne voulait pas de se stupide message si c'était pour que son objectif soit hors de sa portée, comme ça, grâce au claquement de doigt d'une femme prestigieuse habillée d'une robe précieuse. Son cœur s'emballa un moment, de fureur et de terreur, avant que les mots d'Elia ne résonnent à nouveau dans son crâne. Elle avait dit... Elle avait dit "si". Ce qui signifiait qu'elle ne le ferait peut-être pas. La panique soudaine qu'il avait ressentie lui avait perdre cette notion de "contrat", proposée par ce petit mot.

Remarquant qu'il regardait toujours la princesse avec un mélange fugace de terreur et désespoir dans le regard, Octave baissa précipitamment le yeux, se maudissant d'avoir été aussi impulsif. Il allait falloir qu'il se calme sinon il allait réellement finir par se faire corriger par son laniste. Il se força à reprendre le contrôle de cet afflux d'émotions qui l'avaient fait mentalement faillir juste avant et s'empressa de desserrer ses mâchoires qu'il n'avait même pas remarqué avoir contractées.

- J’ai conscience du fardeau que je vous impose, gladiateur, continua-t-elle. Octave entendit ses pas et en comprit qu'elle s'était retournée. Mais il m'osa pas relever les yeux pour le vérifier. Mais je suis malheureusement contrainte à...solliciter votre aide.
Cette fois-ci, sa voix était plus douce, mais Octave s'en méfiait toujours. Un ordre restait un ordre, une menace, une menace, quel que soit le ton utilisé. Et il n'avait pas envie d'obéir si le prix à payer pour la fuite de cette information était la condamnation à l'esclave pour la vie.

La princesse finit par se retourner vers lui et là aussi, il l'entendit plus qu'il ne la vit réellement. Comme peuvent parfois le faire les animaux, il sentait sa nervosité et son aura d'angoisse commençait à lui hérisser les poils de la nuque. Le message devait forcément être une annonce terrible pour qu'elle le rende aussi mal à l'aise. Ou alors avait-il eut trop peur tout à l'heure, quand elle l'avait menacé de le priver de sa liberté.
A présent devant lui, Octave releva doucement ses yeux dans lesquels flottaient une lueur de doute à propos des dessins de la Dame, mélangé à une autre, d'incertitude quant à sa réponse.
- Puis-je vous faire confiance, Luscinus Vindex ?

C'était une femme noble. Et même si elle n'avait pas été formulée comme ça, cette requête ressemblait fortement à ce qui s'appelait un ordre. Ces quelques mots, d'habitude prononcés avec mépris et empressement, et c'étaient ces ridicules petites phrases prononcés par des hommes libres qui contrôlaient sa vie. C'était plus que pathétique. Il fut un instant tiraillé entre le fait d'accepter, ou de refuser. Mais Luscinus était prudent et ne voulait surtout pas risquer la colère de la Dame.
- Je suis navré... Les mots coulèrent de sa bouche avec une pointe de soulagement. Je ne peux pas.
Je ne peux pas risquer ma liberté. Mais il ne prononça pas la suite de la phrase.
Carrément tendu, il écouta le silence qui était tombé dans la pièce juste après sa réponse. Elle allait le faire fouetter, c'était certain. Mais au moins, la douleur ne serait que passagère. Il n'osait imaginer ce que provoquerait chez lui l'anéantissement de son objectif. Il hésitait entre une fureur suicidaire ou un abattement fiévreux sans pouvoir imaginer ces sentiments à leur paroxysme. En tout cas, sans cette lumière au bout du tunnel, il n'hésiterait pas une seule seconde et irait rejoindre le royaume des Dieux, espérant que ceux ci seraient plus cléments et généreux que les mortels.


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