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 Ever wanted to be someone else? Feat. El Moka

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El Moka
Masculin MESSAGES : 72
INSCRIPTION : 06/04/2017
ÂGE : 21
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UNIVERS FÉTICHE : Un peu de tout
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Jonathan Miles
J'ai 21 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis étudiant en architecture et je m'en sors bien car mes parents paient mes shits avec leur fortune. Sinon, grâce à ma malchance d'être considéré comme cute, adorable, et le meilleur ami du monde, je suis célibataire et je le vis plutôt mal. J'ferais aussi un bon petit ami heeein ...




avatar © Moé

Cher Journal

Le réveil avait été difficile ce matin. Je m'étais réveillé fatigué, mais heureusement seul, ce qui faisait bien changement des deux derniers. J'avais apprécié l'attention, mais moins mon visage dans le miroir. Pour une fois, je voyais l'illusion de perfection physique de cet être dont j'habitais le corps, être lentement trahie par des traces d'épuisement, de découragement sur les traits du visage. Il avait l'air d'avoir passé un sale moment, que le sommeil n'avait pas su effacer. Je ne doutais pas avoir la même gueule, avoir été dans mon propre corps.

Je me sentais mal, pour bien commencer la journée. J'étais un peu conscient que ses soucis devaient être de ma faute ... après tout, je flirtais avec le cuisinier, qui continuait de squatter l'endroit comme si nous étions un couple établi. Je le lançais dans une relation qu'il m'avait fait comprendre ne pas désirer. J'avais déclenché son agacement et attiré ses foudres, la vengeance ayant été dure sur ma vie. Je n'étais pas stupide au point de refaire les mêmes erreurs, et pas méchant au point de continuer à jouer avec sa vie. C'était la sienne, après tout .... de quel droit me permettais-je de tout bousculer comme ça ?

Parce qu'il le fallait, parce que je ne croyais pas qu'Antonio avait encouragé Fabio à rester et que sa présence ne devait être que le fruit de son insistance, je l'avais gentiment mis dehors. Après quelques baisers, parce qu'il était difficile de résister au roulement de son accent italien, au regard qu'il me lançait, comme si j'étais une merveille du monde. Enfin, pas moi. Ce corps. Ce corps qui méritait d'être exposé. Désolé, Fabio, tu dois partir, j'insiste.

Je ne croyais pas travailler de la journée, ce qui me permettait de me faire discret et tenter de ne pas ruiner son existence. Même qu'avec toute la bonté de mon coeur, j'avais décidé d'y contribuer, en me disant qu'un tel corps devait être entretenu et qu'un peu de gym s'imposait. Ce ne pouvait pas être si terrible, surtout que j'avais clairement la masse musculaire et l'endurance pour accomplir mieux que les poids de base ... ce qui me décourageait tellement dans mon propre corps mou de poulpe.

Je me suis rendu en joggant, pour poursuivre sur ma bonne lancée. Courir, c'est nul à chier. J'peux désormais le dire. Mais, en vue de ce que j'ai réussi à lever comme poids au gym, l'expérience n'a pas été désagréable. Sur le coup, enfin. Après, j'avais la sensation d'être vidé mentalement, plus que je ne l'étais physiquement. C'était beaucoup de routine, de rigueur, d'entretien, pour avoir un physique comme ça. Je n'arrivais pas à comprendre comment il le faisait, je n'avais plus qu'une envie une fois rentré, c'était prendre une douche et puis dormir comme un porc. Ça fait deux choses, mais chut.

J'avais quand même pris le soin de lui préparer des cookies. J'suis comme ça, gentil et tout. Le si bon ami toujours friendzoné. Je m'étais dit que ce serait une petite attention qui me ferait peut-être pardonner, qu'avec une assiette de biscuits et un petit mot disant désolé, il cesserait de m'en vouloir autant ... J'avais un peu peur de découvrir le lendemain, en allant me coucher ce soir-là.



Crainte qui s'avérait inutile à première vue. Je n'étais clairement pas couché contre des femmes, ni même contre un homme, à en juger par l'absence totale de confort que mon corps subissait avant même que je n'ouvre pleinement les yeux. Le visage contre le clavier, les traces de quelques touches étampées sur la joue, le dos un peu courbé dans une position qui en devenait douloureuse, posture de merde qui me laisserait racké toute la journée sans doute. Il avait relativement bien pris soin de moi, comparé à la dernière fois.

La première chose que je constatai, c'est qu'il avait refait la déco. Un mur entier avait été libéré, et orné entre autres d'une feuille de papier. C'est surtout à la vue de tout le matériel qu'il avait acheté que je compris ses intentions, admirait l'initiative, bien que je ne comprenais pas trop où il espérait en venir. Ce n'est pas comme si nous possédions énormément d'information sur le phénomène, ni comme si je croyais à toute cette merde avant de l'expérimenter au premier plan. Je n'avais pour ma part aucune piste, aucune hypothèse, si ce n'est des films comme Freaky Friday, mais je doutais que cela puisse réellement nous être utile.

Apparemment, Antonio avait fait de la recherche et se montrait plus efficace que moi. Comme il avait dressé une liste de livres qu'il désirait sans doute emprunter, et que j'étais encore dans l'esprit de poursuivre sur ma lancée de bonté et de coopération, je pris l'initiative d'aller les emprunter. Même que je commençai à en feuilleter un pour la peine, pour contribuer. Je laissais des post-it aux pages qui me semblaient peut-être pertinentes, me disant qu'il pourrait les consulter à son tour. Alors que la fin de la journée approchait, et que j'avais délaissé ma recherche pour plutôt m'acharner sur un travail à faire dans le cadre d'un cours, je décidai de lui laisser un petit mot. Qui lui demandait simplement ce que nous faisions désormais. Comment est-ce qu'on pouvait s'organiser pour que les choses aillent le plus doucement possible, sans encombres, le temps que la situation se règle.

Je le laissai bien en vue avant d'aller me coucher, espérant avoir réussi à réparer les pots cassés.


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El Pacha
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Antonio Belli
J'ai 28 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis serveur dans un restaurant chic et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien. I don't do relationship.




avatar © Cocaïne
J'avais pas envie de me réveiller.  J'avais peur, comme à chaque fois, d'ouvrir les yeux et de constater la même histoire encore une fois. J'avais pas envie de revivre les mêmes émotions que la dernière fois. Alors je m'étais obstiné, jusqu'à temps que j'en ai marre. J'avais pas ressentit de corps contre le mien, au moins, j'avais rien de nouveau sur moi non plus. Je réalisais désormais que j'aimais mieux me réveiller dans le corps de l'autre, dans cette autre vie, tout simplement car le mienne ne me convenait plus. Peut-être aussi, qu'elle ne m'avait jamais convenu, mais j'avais pas envie d'y réfléchir, pas de moment philosophique si tôt le matin quand même.

J'avais prit la peine de faire le tour de mon appartement, juste pour vérifier que l'autre con n'était pas là. J'avais droit à ma paix, pour une fois. J'avais fini par la cuisine, pour y voir un bol de cookies avec un bout de papier. Mon dieu, pitié. Pas de mot d'amour. Je l'avais prit du bout des doigts, j'avais pas reconnu l'écrire du premier coup, avant de me souvenir que celle du jeune, dans ses livres de notes, ressemblait pas mal à ça. Des mots qui demandaient pardon...  Encore une fois. Sauf que le ton était différent.

Sauf qu'il était trop tard...

J'avais prit le soin de lui répondre, au moins. « It's too late for that. » Je ne croyais pas avoir besoin d'écrire plus, il comprendrait certainement que Fabio le voyait dans tous ses plats. Lui en caractère, moi en image. J'avais réfléchis longtemps, voir toute la journée, la tête ailleurs entre une petite session au gym , et la chaos du boulot. Je m'étais mis en mode savon, pour éviter de recevoir quoi que ce soit de la part du type qui s'était incrusté dans ma vie sans mon consentement. Je l'avais jamais vu comme ça, avec moi, ou pire, avec qui que ce soit. Ça m'avait fait mal, comme la dernière fois. Je pouvais pas lui briser le coeur, parce qu'on brise pas les gens qu'on apprécie. Mon réseau avait beau être large, les gens de qualités n'étaient pas les plus nombreux, et Fabio en faisait partie.

J'étais rentré chez moi, sans détour dans un bar où je finirais ma soirée avec des corps que je connaissais pas. Ça me faisait chier, ouais. Mais ça me ferait encore plus chier de perdre un ami. Je savais ce que je faisais, je savais ce que le rajout au petit mot allait tout changer. Je pourrais plus vivre comme avant, mais j'allais m'en sortir pas vrai ? Passer outre le fait, continuer le faire le reste de ma vie jusqu'au jour où la malédiction se dissiperait. Me contenter d'un, d'essayer d'être moins chiant. J'en était tout simplement venu à la conclusion qu'il y avait rien à faire de plus. Je lui laissait ma vie entre ses mains. Ça servait à rien de s'obstiner, j'avais compris et embrassé mon impuissante. Puis je l'avais fait, rajoutant ces mots au petit papier tout en bouffant la moitié des biscuits parce que je vivais une rage d'émotions en ce moment, et parce qu'ils étaient bon aussi... « Just don't break his heart. »

J'ai eu du mal à m'endormir cette nuit là, j'avais cru voir une partie du monde de l'autre un court instant, avant de sombrer complètement. Certainement une illusion....

Cher journal,

Je m'étais réveillé  avec un autre petit mot de sa part. Il me demandait ce qu'on faisait, alors que j'avais clairement pas la réponse. Je savais même pas ce qui se passait, pour tout dire. Ce qu'on avait fait pour mériter ça. Quel bracelet on avait piqué ou osé toucher, pour qu'un dieu quelconque nous en veuille autant. J'avais prit le temps de me réveiller, moi et toutes les parties de mon corps de jeunesse, avant de prendre la peine de répondre.

J'avais prit la peine de prendre une nouvelle feuille, d'y inscrire le plan idéal. On se dit notre horaire de la journée, voir de la semaine idéalement. Surtout pour lui, s'il veut pas couler ses travaux ou ses examens quoi. Ce qu'on a l'habitude de faire, et ce qu'on fait pas, surtout, pour avoir l'air le plus normal que possible. Je lui avait aussi dit que les recherches se feraient que chez lui, parce que j'avais compris qu'il avait l'avantage d'avoir la paix et aucune populace qui venait l'envahir. Chez moi, ça le ferait pas. J'avais fini en lui ajoutant mon numéro. Utile en cas d'urgences, pour se demander ce qu'on ferait dans cette situation, ce qu'on a fait de notre journée importante pour le lendemain, pour se parler, voir pour faire un face time. Pour la dernière option j'avais spécifié UNIQUEMENT quand on était dans nos corps respectif sinon je décrocherais pas. Ça serait beaucoup trop bizarre de me parler à moi-même. Et pour la voix aussi hein. Bref voilà. C'était un début de plan.

Je savais pas si j'avais de l'école ou pas aujourd'hui, j'avais décidé de demander pour apprendre que oui, avec un wtf, évidemment. J'y était allé, non pas sans avoir prit de voir qu'il avait avancé la recherche. J'avais prit un des livres avec moi pour continuer, entre le transport, les pause, et le blah blah si peu intéressant. J'avais fait croire à un travail bizarre dans un de mes cours complémentaires de la session prochaine, histoire, et que je voulais prendre de l'avance. Ça avait passé, surement parce que ce type il était studieux.

La journée passée, sur la liste des possibilités j'en avais trouvée au moins trois. La mort d'un de nous deux (en rajoutant que ce n'était pas une VRAIE option à prendre, mais voilà quoi, fallait rien mettre de côté), l'insomnie pour voir ce que ça ferait,  et se voir en vrai, en chair et en os. Le tout était dans la branche du réaliste, et non du mystique. J'avais fini par rajouté de voir une voyante peut-être, un expert des trucs surnaturel qui pourrait dire ce qui nous arrive. Aussi. Cinq option, c'est pas si mal. Surtout que j'avais perdu l'habitude de faire des recherches et d'être studieux quoi. Mon cerveau en avait parti un coup il faut croire, car je m'étais couché plus tôt que mes habitudes, mais dans mes habitudes à moi. Les pyjamas ça sert à rien.

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El Moka
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Cher Journal,

Je me suis réveillé dans un drôle d'état. Pas parfaitement reposé, même plutôt agité intérieurement. Je ne voulais pas m'avancer à dire quoi que ce soit de faux, mais l'état de mon compagnon de corps y était sans doute pour quelque chose. Il devait avoir passé une nuit difficile ... mais il était seul, et en faisant un rapide tour de l'appartement, j'en fus rassuré. Personne de tout nu dans la salle de bain ou, pire, à la cuisine, faisant des gauffres. Quoi que j'aurais bien aimé des gauffres. Mais j'imagine que pour conserver un corps d'athlète, et des si beaux abdos, il faut aussi surveiller son alimentation, alors j'avais opté pour des fruits. J'espère qu'il n'a pas remarqué que j'ai ... qu'il ? Qu'on, a pris deux kilos. Oups.

Il avait répondu à mon message. Une petite annonce, de laquelle j'étais déjà beaucoup trop au courant. Il était trop tard, le mal était fait, les sentiments étaient nés et Fabio s'était épris de lui à travers moi. Non pas vraiment de lui, plutôt de mon côté cutie, comme il le mentionnait si bien. Il était trop tard, et je regrettais. J'avais laissé les choses aller si vite, trop lent à comprendre, à prendre la situation en main. Il me demandait de ne pas lui briser le coeur, je me sentais mal d'accepter en comprenant ce qu'il sous-entendait. Qu'il me laissait le champ libre, que nous pouvions entretenir cette relation contre laquelle il s'opposait au départ. Je ne pouvais pas faire ça, je me sentais coupable, et je l'avais mentionné à l'écrit contre le papier qui nous servait de communication. « I cant. It isnt fair to you »

Les biscuits avaient au moins fait fureur, j'avais peut-être réussi à le gagner un peu de cette façon ... ou d'une autre, je sentais comme un abandon de sa part alors qu'il était auparavant si franc dans son opposition. C'était trop, je ne voulais pas de sa douceur sous forme de résignation. Je me sentirais trop mal.

Je n'avais pas eu le coeur à quoi que ce soit, pas envie de voir personne, aucun message à Fabio alors que j'avais entendu mon téléphone m'envoyer plusieurs notifications au cours de la journée. Je ne travaillais pas, j'étais resté couché. What have I done? I ruined us. I ruined you. Im sorry.



De retour dans mon propre corps, habitué maintenant aux réveils en alternance, non plus surpris de rejoindre encore une fois mon corps. Les abdos me manquaient. C'était pas pareil de se toucher, quand on avait qu'un petit ventre plat et nul au-dessus. C'était plus beau sur ses abdos. Plus chiant à nettoyer, ya des recoins, mais hey.
J'peux rien y faire de toute façon.

Encore une fois, une réponse. J'étais quand même fier de notre niveau de communication, qui s'était franchement amélioré. On essayait de se parler, de s'écouter plutôt que de se faire chier, et c'était un changement plutôt nice. Le plan me semblait logique pour l'instant, à défaut d'avoir mieux, de posséder des solutions, nous pouvions au moins essayer de se rendre la vie moins dure. Je lui avais donc inscrit rapidement mon horaire de la semaine, les choses les plus importantes que j'avais à faire. La fête de mon meilleur ami le lendemain. Quelques-unes de mes habitudes. IM NOT A SEX SYMBOL merci de ne baiser personne, ce n'est PAS dans mes habitudes.

Forcé d'aller en cours, j'avais malgré tout emmené avec moi la feuille sur laquelle il avait inscrit des possibilités. Plutôt que d'écouter, je réfléchissais à ses propositions. Heureusement qu'il n'était pas sérieux avec la première, car hors de question de mourir pour ma part. L'insomnie pourrait être intriguante, question de voir ce qu'il se passerait, ce pourquoi je l'avais entourée comme une de mes préférées. Le voir .... Le voir, en vrai de vrai, je n'étais absolument pas contre. Ce serait certainement bizarre, mais putain qu'il est chaaaaud, si je peux interagir avec lui alors que je suis dans mon propre corps, merde, oui. Mais j'avais pas les moyens. J'lui avais écrit. Je suis un étudiant fauché. Sorry, no can do.

Au final, en revenant chez moi, j'en avais conclu que le mien qu'on puisse faire était d'essayer l'insomnie. Parce que c'était une idée plus abordable, avant d'essayer de parler à des gens bizarres de notre ... situation, et de les voir s'emballer devait le mystère de la chose, ou nous prédire des trucs terribles. Puis alors que je m'apprêtait à me coucher, tout frais sortant de la douche, mon regard s'arrêta sur le numero qu'il m'avait laissé. Il m'avait bien qu'on ne s'appelait que dans nos corps respectifs .... et nous l'étions actuellement, ce pourquoi je l'étais laissé tenté et avait composé le numéro.

Et au rythme des battements frénétiques de mon coeur, j'écoutais les sonneries et j'attendais, anxieux.


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El Pacha
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Un réveil des plus ordinaires, ou presque. Car en regardant l'heure, j'avais vu les nombreuses notifications de Fabio. Comme quoi le jeune homme l'avait complètement ignoré la veille. Shit. J'avais peur qu'encore une fois, il avait fait complètement le contraire de ce que je lui avais dit de faire. Je commençais à croire qu'il était trop taré pour être à l'école, a me demander comment il pouvait survivre dans un monde qui demandait à avoir un cerveau un minimum développé. J'étais pas content, et je venais à peine d'ouvrir mes yeux. Je m'étais levé, commençant ma lecture de Fabio, voir ce qu'il lui avait fait, mes pas me menant en même temps vers le petit bout de papier de la veille. De quoi aider mes émotions négatives à se calmer. Of course not. Il allait peut-être comprendre si j'étais clair. Mon écriture n'avait rien de bien joyeuse. Plus empressée, émotive, avec de large traits. « I swear to god, if you break his heart you'll pay for it. Stop destroying the little I have, you don't wanna see me mad.  » Il avait peut-être pas encore compris comment je fonctionnais dans ma vie, ou peut-être que oui, et que ce jeune homme était le genre sadique qui se fiche de tout. Qu'il voyait là une occasion de détruire la vie d'un autre. C'était mon dernier avertissement avant la guerre s'il osait.

Des coups assez brutaux venaient de se faire entendre alors que je venais à peine de terminer mon message. Mon téléphone qui vibrait pour que je puisse lire le message d'amour de Fabio. Veuillez noter le sarcasme, il m’ordonnait de lui ouvrir la porte sinon il la défoncerait. Sweet. J'avais prit la peine de lui envoyer un émoticone de doigt d'honneur avant de lui ouvrir. Je savais qu'en le faisant, j'allais passer une journée de merde de A à Z. Après tout, Fabio était un italien aussi, pas content en prime. Il me déversait dessus une bonne chaudière de merde. J'avais le droit à sa colère mais aussi sa jalousie. Il n'avait pas prit le fait d'être royalement ignoré pendant deux jours entiers. Il croyait que j'avais pas changé, que je me foutais de sa gueule et que j'allais voir ailleurs comme j'avais toujours fait. Comme une coquille vide qui cherchait à se faire remplir. Jesus. J'aurais préféré ne pas ouvrir cette porte. Il me tombait dessus, on vivait ce que je crois être une chicane de couple. Sauf que je disais rien, parce que j'avais jamais su comment réagir à ça, parce que j'avais peur de dire un truc qui le brise et le voir disparaître de ma vie. Peut-être aussi car en quelque part, il avait raison. J'avais pas envie d'y réfléchir, j'avais fait qu'attendre en fermant mes oreilles sur ce qu'il pouvait bien me dire. On fait ce qu'on peut pour sauver son estime et son amour propre, comme on dit.

J'avais pas réalisé que mon air avait changé, qui avait offert à l'autre une transparence sur mes émotions. J'avais mal. Encore une fois. Ça avait eu l'avantage de le calmer, de le faire respirer un peu... Il s'était approché, il m'avait prit dans ses bras et s'était excusé. Il m'avait embrassé comme jamais auparavant, il avait poussé plus loin, m'avait fait l'amour, à moi. Il devait vraiment l'aimer, ce type. Il devait en valoir la peine. Il m'avait laissé le doute de notre relation, que peut-être lui aussi avait toujours fait partit des coquilles vides de mes relations. Il avait jamais été comme ça avec moi, et je devais avouer que j'avais peur. Je disais toujours rien, j'étais perdu dans ma tête, dans ma bulle, sans savoir que je faisais que me couper du monde, me créer une carapce, comme on dit. J'avais pas osé lui demander pourquoi ça avait changé entre nous. Ce qui avait tout déclenché, pourquoi on avait pas osé avant. Je voulais pas me détruire après tout. J'avais besoin de vacances de lui je crois bien.

Pas aujourd'hui en tout cas, car mon silence l'inquiétait plus qu'autre chose. Il avait voulu passer la journée avec moi, profiter du beau temps pour sortir. Il voulait que j'aille mieux, que je retrouve mon air d'habitude. Il se demandait si j'avais pas développé de la bipolarité, je lui avais dit de pas s'en faire avec ça, et que ça finirait par se placer un jour, qu'il devait se montrer patient avec moi. On a arrêter d'en parler, on s'est mit a parler de tout et de rien, main dans la main. Ça me faisait tout drôle, moi qui aimait pas ce que le mot couple impliquait. En prime, on avait travaillé ensemble le soir même. Sauf que je lui avais fait comprendre que je voulais pas lui voir la tronche demain matin et de me laisser un peu d'air. Gentiment promis, mais comme je m'exprime dans ma tête, ça sort comme je le ressentais vraiment.

Je m'étais réservé un petit entrainement maison, parce que mon ventre avait perdu de sa forme, je l'avais remarqué. Mais j'allais survivre. Une douche plus tard, sans prendre le temps de m'habiller parce que dodo time, je m'étais laissé tomber contre mon lit, entendant une sonnerie l'instant suivant. Si c'était le petit con de Fabio, j'allais changer d'idée et lui casser les couilles. Ça me prendrait du temps pour m'habituer, plus que je ne le croyais. Sauf que c'était pas lui, plutôt un numéro que je connaissais pas du tout. J'avais foutu sur haut-parleur et hop sur le chest parce que j'avais la flemme de le tenir. « Antonio Belli à l'appareil...  » dans ma langue maternelle.
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