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 Ever wanted to be someone else? Feat. El Moka

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El Pacha
Masculin MESSAGES : 55
INSCRIPTION : 05/04/2017
ÂGE : 24
RÉGION : QC
CRÉDITS : Lightofmay

UNIVERS FÉTICHE : Je ne suis pas difficile à ce niveau!
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Nous sommes en 2017, dans le train train quotidien de notre monde actuel, avec ses hauts et ses bas, ses guerres, ses moments de paix. Bref, il n'y a rien qui puisse profondément venir chambouler l'humanité. Chambouler toute un mode de vie par contre, si. Du moins, c'est bel et bien le cas de deux jeunes gens, qui verront la vie de l'un et de l'autre. Se réveiller, croire être dans un rêve trop réel, d'être cet homme, vivre une autre vie... Mais que ce rêve continue, encore et encore, se poursuivant.

Un rêve? Certainement pas. Car il se trouve que ces deux hommes changent de corps, une nuit sur deux, pour se réveiller et vivre la vie de l'autre, avant de retrouver leurs train-train quotidien au prochain réveil. Leur entourage commence à les trouver bien étranges, commence à se questionner et se soucier d'eux. Le pire dans tout ça, c'est qu'ils ne se souviennent jamais de rien, faute de ne pas avoir été là, qu'un autre avait prit sa place pendant 24 heures. Eux aussi, commenceront à s'inquiéter, et tenterons de communiquer, de percer ce mystère, ce phénomène.
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El Pacha
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Antonio Belli
J'ai 28 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis serveur dans un restaurant chic et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien. I don't do relationship.




avatar © Cocaïne
Cher journal.

J'ai l'impression d'avoir dormis pendant au moins 48h, et pourtant je suis encore épuisé. Je me suis réveillé avec un sentiment étrange, avec le doute le plus profond qui soit, à me demander si cette fois, c'était vraiment moi.

J'ai fait tout un rêve, qui m'habite encore, alors qu'habituellement je les oublis toujours. J'étais ailleurs, dans un autre pays, et à travers mes yeux je vivais la vie d'un autre. Je me demande encore si c'est pas bien vrai tout ça. C'était complètement fou, le sentiment que j'avais. Un peu comme ces fois où je me réveille dans un lit qui est pas le mien, dans une chambre que je reconnais pas. Sauf que j'ai fait la crise cardiaque en me voyant dans le miroir.

C'était pas moi, c'était un autre type, qui m'a fait autant réalisé que c'était un rêve, que regretter d'en être un. Parce qu'il était le produit de mon imagination, et je trouvais ça dommage. J'aurais bien aimé me réveillé à ses côtés, plutôt que d'être lui. Il était amanché pour veiller tard, comme on dit. Ben quoi, c'est clair que j'avais regardé. C'était un rêve après tout. C'était complètement dingue parce que je le contrôlait carrément. Combien de fois j'avais fait des rêves où j'aurais bien aimé voir une personne a poil. Là, en fait, j'avais réussi, et j'avais même un miroir pour admirer. Je vais épargner le reste, au cas où une âme trop pure tombe sur mon journal, on sait jamais. Tu googlera mon petit, ce que ça veut dire se toucher. Je suis pas responsable, je tiens à le dire. Bref...

Je, parce qu'on va dire que c'était moi... J'avais fini par quitter les quatre murs de ce qui semblait être ma demeure pour voir à quoi ressemblait le coin de pays. Pas si mal, mais bon dieu que j'étais perdu. Ouais pas c'est pas grave hein, parce que c'était un rêve. Mais wah. Le bout le plus dingue dedans c'est bien quand son cellulaire avait sonné et qu'une voix carrément trop vraie lui avait demandé où il était. Mon personnage devait aller à l'école à ce qui paraît. Je pouvais même contrôler ses paroles, parce que je me souviens bien avoir carrément demandé où je devais aller, avec l'adresse et tout. Faut croire que ça avait perturbé la personne qui m'avait quand même donné les informations. Au final j'avais réussi, avec le miracle du nom de google map.

Oh... Mamamia... Je comprenais que dale. Il avait le don de s'être prit la matière la plus moche qui existe sur Terre. L'architecture. Les cours d'histoires ça va mais, c'est pas demain la veille qu'il me prendrait l'envie de construire ma propre maison hein. Fuck that. J'avais passé mon temps à être moi même, soit profiter de mon rêve et mater cette jolie fille qui sentait le bon coup. Et j'étais certainement loin d'être subtil. Je devais avoir passé le cours en entier et sa pause en entier pour tenter de la courtiser. Elle faisait sa difficile, évidemment. Elle pouvait se le permettre avec ses boobs qui vendait du rêve. Le stéréotype à l'oeuvre, du mec qui s'appuie sur un casier, et qui lui aussi, savait vendre du rêve, et des pickup lines qui puaient le sexe a plein nez. Et vous savez pas le pire? J'avais vachement de la chance parce que mon rêve voulait bien m'accorder tout ce que je voulais, avec les sensations trop réelles en prime. Un beau type, qui avait eue toute une baise, avant de retrouver son chez soi la nuit, et puis... Plus rien... Là cette fois, c'était moi qui se réveillait, et qui semblait un peu perdu de la veille.  

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El Moka
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Jonathan Miles
J'ai 21 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis étudiant en architecture et je m'en sors bien car mes parents paient mes shits avec leur fortune. Sinon, grâce à ma malchance d'être considéré comme cute, adorable, et le meilleur ami du monde, je suis célibataire et je le vis plutôt mal. J'ferais aussi un bon petit ami heeein ...




avatar © Moé
Cher journal,

C'est gay écrire un journal, mais ça me semblait la seule solution pour exprimer ce qui m'est arrivé cette nuit. Ma mère ne cesse de me répéter que ça va, je peux lui parler de mes émotions, de ma vie, ouais non laisse tomber, je sais bien que tu t'en fous.
Plz ne lis pas ceci mom

Jme suis réveillé en plein milieu de mon rêve, avec la sensation que mon corps avait pris cinq ans de vieux et que j'avais joué au football la veille. Je me suis levé pour aller boire un verre d'eau, m'étirer un peu pour chasser la lourdeur de mes membres, et c'est à ce moment que je me suis rendu compte que la chambre n'était pas mienne. Immédiatement, la panique. Vous voyez, ce n'est pas dans mes habitudes de ne pas me réveiller chez moi et .... wait. J'ai des abdos ??
C'est ainsi que je me suis retrouvé dans le miroir à observer un corps qui n'était pas le mien, goddamn non il ne l'était pas, il était chaud putain, carrément la plus belle chose que j'aie vu de ma vie, et il avait un corps de dieeeeeu .... enfin pas que j'aie regardé plus bas que la taille, ça me rendait mal à l'aise, je me suis changé les yeux fermés.

Il faisait drôlement chaud, il faisait drôlement beau et en voyant l'heure, j'avais réalisé que je manquais actuellement mes cours. Auxquels je ne pouvais pas assister dans le corps de monsieur Dieu Grec ici présent. Fuck. Merde. Wait c'est moi où ça parle Italien dans la rue ?

Donc ouais, un mélange d'Italien et d'Anglais et c'était pas les rues de New-York. La curiosité m'a poussé à sortir, à aller faire une petite promenade dans les environs, découvrir le coin. On aurait dit un tout autre pays, carrément. L'Italie, si je me fiais à la langue qui semblait majoritairement parlée dans le coin, outre l'anglais. C'était beaaaau et je ne voulais plus me réveiller, j'étais comme dans un rêve à l'intérieur d'un rêve.

Apparemment je devais travailler, c'est ce qu'on m'avait texté pour me dire, VITE pointe tes fesses au resto, quelqu'un est malade viens plus tôt je t'en priiiie. J'avais trouvé un uniforme dans mon garde-robe et l'avait enfilé, prenant le temps de googler le nom du resto et OH PUTAIN C'ÉTAIT CHIC. OH PUTAIN.
J'étais allé. Nerveux comme jamais. Plus nerveux encore que lors de mon exposé oral sur les chiens en quatrième année. J'ai échappé deux-trois assiettes. J'ai cru mourir de gêne et exploser de rougeur lorsque l'un des cuisiniers m'a entraîné dans la chambre froide pour un baiser enflammé durant lequel j'ai tremblé de tout mon corps, sentant ses mains brûlantes contre ma peau et son sourire contre mes lèvres.

J'étais exténué lorsque je me suis couché. Parce qu'il me semblait logique de clore ce rêve comme il s'était commencé, dans le lit de ce corps inconnu dont j'avais pris possession le temps d'une nuit, une loooongue nuit qui me laissa un peu crevé au matin. J'étais bel et bien chez moi, j'étais bel et bien réveillé cette fois, étrangement relaxe mais tendu à la fois.


La journée à l'école avait été particulière. Tout le monde me regardait différemment, avec une énergie qui n'était plus la même, avec ces petits sourires en coin et ces petits poings contre mon épaule, en forme de félicitation. Sherly, la plus belle fille du programme selon tout le monde à l'unanime- et même moi, étant aux hommes, pouvait l'affirmer -me jetait sans cesse de ces petits regards en biais, en mordillant le bout de son crayon, et merde, qu'est-ce qu'il se passait au juste ? Je n'avais trop osé lui demander, et lui rendait maladroitement des sourires chaque fois que nos regards se croisaient, jusqu'à ce que l'on m'apprenne bien à mes dépends que j'avais apparemment passé une soirée torride avec elle. La veille. À un moment dont je ne me souvenais pas du tout. J'avais réussi à lever ? Avec Sherly ? Quand ? Quoi ? On m'avait drogué ? Merde, je faisais déjà de l'Alzheimer ??

J'étais rentré rapidement chez moi suite à mon cours, désireux d'échapper aux regards de tout le monde. Ils me mettaient mal à l'aise, je ne me souvenais de rien et ne savait plus différencier la réalité du mensonge. Et si c'était un gros coup monté qu'ils me jouaient tous, les petits cons ? Ce serait ridicule de leur part, mais ... Pourquoi ne me souvenais-je de rien ? J'avais décidé de passer le choc en jouant aux jeux vidéos toute la soirée, négligeant mes travaux scolaires et ma vie sociale. Qui a besoin de ça, right ? J'étais allé au lit peut-être un peu trop tard, sans avoir pris de douche, exténué, tombant instantanément dans le sommeil.

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El Pacha
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Antonio Belli
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Ah tiens. J'avais pas remarqué ce petit détail ce matin. Trop prit à écrire ma folie nocturne. Depuis quand je dormais avec un sous-vêtement moi hein? Faut croire que j'avais été trop crevé la veille pour me rendre jusque là dans mon déshabillement. Enfin bref, j'avais toute une journée qui m'attendait. Qui avait commençé tout banalement par un petit tour au gym parce qu'un corps pareil ne se gardait pas en restant assit sur son gros cul. Rien de bien anormal pour le moment.

J'ai bien dit. Pour le moment. Parce que je me suis reçu le texte le plus improbable qui soit de mon collègue de travail. « T'es libre après le boulot cutie? » Cutie. Non mais ça va pas. Autant me dire va chier sauvagement, c'était la même insulte à mes yeux. Cute c'était réservé aux romantiques, au gars qui dans la vie ne savait pas si prendre pour obtenir ce qu'ils voulaient. Bref. Pour les vierges qui n'y connaissait rien. Mais je parle de mon avis là hein. Ça m'avait vraiment faire chier au final, ce texte tout simple et anodin aux yeux d'un autre. J'avais sortit mon bel italien pour lui dire d'aller chier, et qu'il se compte heureux de travailler en cuisine et moi à l'avant avec le service. Y'avais un mur qui nous séparait, heureusement.

C'était con, c'était rien, mais il m'avait étrangement bien aidé avec cette pointe de frustration, à pousser la mise du sport un peu plus loin encore avant que l'heure n'arrive. J'avais eu le temps de rentrer chez moi, pour prendre une bonne douche avant de retrouver le fameux boulot. Et cet enfoiré qui ne semblait pas avoir comprit le message. On avait l'habitude de s'envoyer des piques, parfois en l'air aussi, mais se faire traiter de cute encore une fois ça ne passait pas. Mais qu'est-ce qu'il avait prit, ce con. À me raconter ô combien j'étais à craquer hier, comme si j'étais de retour à mes quinze ans, et que je venais d'embrasser le crush de ma vie. Shaking? Bah oui hein. Comme si c'était mon genre. On devait bien s'être obstiné pendant au moins quinze minutes à se sujet, à savoir qui entre les deux avait mal digéré un truc. Deux têtes de cochon, et ça avait terminé avec moi qui lui faisait les plus beaux doigts d'honneurs de sa vie. Bah tiens, ça lui apprendra à me faire chier, il ira trouver ailleurs si j'y suis.

Faut croire qu'il savait où aller cogner pour me trouver. Qu'il savait que laisser la poussière se calmer aidait à ouvrir le dialogue. Lui aussi savait obtenir ce qu'il voulait dans le vie. On y avait trouvé nos compte ce soir là aussi, il faut dire, le petit con encore plus, parce qu'il avait tenu à rester après, trop crevé pour bouger son cul de chez moi évidemment. Les jeunes de nos jours.

Cher journal,

Ça recommence, encore. C'est quoi cette histoire à la fin. C'était vraiment trop bizarre.
Déjà que mes rêves avaient pas de sens, mais les chances que je retombe sur exactement le même... Impossible. Le même feeling m'a habité, de celui qui était bien trop vrai pour l'être, mais pourtant, c'était un rêve. J'étais encore le même jeune homme, qui devait avoir la même vie un peu trop ennuyante avec les études. J'avais deviné en voyant le jour et l'heure sur son cellulaire que y'avait encore de l'école. Ouais bon, je devine qu'il fallait que j'y aille. Juste pour voir si la demoiselle était encore là... Qui sait?

Bingo, elle y était. Funny. Elle me disait que j'étais bizarre hier, à agir comme si on avait jamais rien fait, comme un taré trop gêné de la vie. Comme tout bon gentleman que je suis, on s'excuse et on complimente le fait que j'avais toujours pas digéré notre dernière rencontre renversante. Ça avait bien fonctionné parce qu'elle avait rigolé. À la fin du cours je l'avais convaincue de manquer le reste de sa journée, pour la passer avec moi. Parce que c'était un rêve, j'avais bien le droit de faire ce que je voulais pas vrai? Je l'avais sortit, sans faire le cheap en me permettant de tout lui payer, usant la carte du romantique pour ce soir avant de la raccompagner gentiment chez elle. Elle avait son petit côté intello à respecter, je pouvais comprendre. Mais moi, jeune inconnu que je suis j'avais décidé de finir ma soirée avec le peuple de NY, à découvrir la ville avec de l'alcool et avec un mode singe pour finir sur le toit de je ne sais où, à perdre connaissance dans les bras de Morphée. Complètement dingue tout ça, ouais.

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El Moka
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Cher journal,

Je me suis à nouveau réveillé dans le même lit, au creux d'un rêve qui semblait se répéter, me donnant l'impression d'un soudain cauchemar qui ne veut plus partir ... Mais non, non cette fois c'était un peu différent. Des bras entouraient ma taille, un souffle chaud caressait mon cou et une voix bien malgré moi familière me murmurait un bon matin. J'avais encore des abdos. Je sentais ses doigts en suivre doucement les lignes. Je me sentais frissonner. De désir, de nervosité, de crainte, je n'aurais su le dire à cet instant. Avec un peu de recul, je sais affirmer que c'était un mélange des trois. Ça ne l'a pas freiné dans son élan. Ça ne l'a pas empêché de me faire l'amour avec toute la douceur du monde, et ça ne m'a pas empêché de m'accrocher à sa nuque, à ses cheveux en échappant quelques sons involontaires, tremblant contre lui sous le plaisir particulier, tout nouveau pour moi.

On est allés manger une crème glacée, main dans la main. C'était faux, ça me semblait presque mal, comme si je m'appropriais des sentiments qui ne m'étaient pas destinés, alors que ses lèvres trouvaient mon oreille, ma mâchoire, et qu'un petit rire franchissait ma gorge. Je ne savais plus que penser de ce rêve, mais j'étais presque malheureux, au moment où je regagnais ma chambre, seul, ce soir-là ... Parce que j'avais confiance que, à l'image de la fois précédente, cela signifiait la fin de ce rêve plus beau que nature.  


En ouvrant les yeux, je sentis immédiatement que quelque chose clochait. Je n'étais pas confortable du tout, j'avais mal partout et un mal de tête qui me labourait le crâne. Sans compter que j'avais une vue imprenable sur le ciel, ce qui acheva de m'affoler. J'étais debout en moins de deux, à constater que j'étais debout sur un toit, si haut dans les airs, oh si haut que je ne cherchai même pas à me questionner sur la façon dont j'étais arrivé jusqu'ici. Je paniquai tout simplement. Le vertige vous fait ça, apparemment. Les larmes brûlantes contre les joues, le souffle court, le cri de détresse qui s'échappe d'une gorge pourtant si serrée, alertant des passants qui appellent les pompiers pour venir descendre du toit un gamin en crise de panique.

Je n'étais pas allé en cours ce matin-là, et comme c'était vendredi, je venais de gagner congé jusqu'à lundi pour me reposer de cette aventure. Et pour éviter Sherly comme la peste, pour ne plus avoir à affronter son regard trop insistant et devoir lui annoncer que, malheureusement, j'étais gay et les histoires que l'on racontait étaient fausses. Je n'étais pas un tombeur, bien au contraire. Et j'avais l'amant de mes rêves qui me tenait occupé plus que nécessaire ... moi et ma main, sur le lit puis encore une fois dans la douche. Ah, être jeune. Manger de la pizza sans scrupule et s'endormir le visage sur le clavier après des recherches douteuses sur le coït entre mâles.
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El Pacha
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Au final, le petit con était partit. De la pure paresse, je m'en doutais bien. Il avait laissé mon lit vide au réveil, apaisé ma crainte que peut-être il s'attachait, et qu'il ferait sa tête de mule. Y'avait rien, et ça me soulageait, contrairement aux autres gens plus normaux et qui cherchait plus que de se laisser aller les hormones. Peut-être que c'était faux tout ça, peut-être que y'avais de la fausseté, mais j'avais ni le besoin, ni l'envie d'aller consulter qui que ce soit pour ça.

« Mornin' Cutie »

C'était quoi ce texto de merde. Je l'avais envoyé chier avec son cutie, il avait rien compris. « Mal dormis mon lapin? » J'allais le tuer. Il avait le don de me faire chier quand il s'y mettait. Rien à faire d'être rude, qu'il aille se faire voir. Non mais, c'était quand même inquiétant tout ça. Et puis j'allais être en retard au boulot avec tout ça. Enfin c'est ce que je croyais jusqu'à temps que mon employeur rigole en me voyant et me rappelle la date du jour. Je travaillais pas aujourd'hui. Et il se moquait surement de moi parce que j'avais manqué deux jours dans ma vie. Y'avais eu un gros malaise, j'avais eu l'air con avec mon sérieux à ne pas le croire, et j'étais partit avec l'air perturbé, comme si ma vie en entier n'avait été qu'un mensonge. Ça n'allait pas, mais alors là pas du tout. Et je cherchais à comprendre. Le blackout total. C'était pas normal tout ça. C'était quand même angoissant voir même paniquant de ne pas savoir ce qui s'était produit dans le courant de notre vie. Deux jours en alternance... Les deux jours où j'avais fait ce drôle de rêve....

Coincidence... ?

J'avais texté le seul qui à mes yeux, pouvait bien m'aider. Je m'étais retenu de l'envoyer chier encore une fois, alors qu'il me répondait une belle exclamation comme quoi, il était temps que je me réveille, que c'était pas une mauvaise chose de m'avouer que je l'aimais bien. Ouais c'est ça mon grand, rêve toujours. Mais, comme j'avais besoin de lui, j'avais rien dit. Je l'avais vite regretter en recevant trop d'amour de sa part. Il m'avait enlacée par derrière, il avait murmuré à mon oreille comme quoi je lui avait manqué. L'art de me rendre mind fuck. « Ça va pas non? Qu'est-ce qui te prend ? »

Ça l'avait irrité. Et là, c'était à son tour de m'envoyer. Me dire que ça se faisait pas, qu'il comprenait pas ce que je foutais à être lovely un jour, à lui vendre la promesse de l'aimer, et puis d'agir comme s'il était que de la merde le lendemain. Ça l'avait d'ailleurs perturbé que je réponde absolument rien. Que je le regarde comme si je comprenait pas, que j'avais ce petit appel à l'aide dans les yeux quand je lui avait demandé ce qu'on avait fait la veille. Je rigolais pas. Il avait fini par le comprendre. Il m'avait raconté. Pas mal tout. Et avait deviné qu'il serait pas une mauvaise idée de me raconter l'autre journée que j'avais manquée. Y'avait l'air de s'inquiéter de pour moi. Mais au fond, je savais qu'il s'inquiétait de l'autre, de celui pour qui il s'était émouraché. C'était pas pour moi et ça, je l'avais compris. Ça avait fait mal un peu, quand même, je le cacherais pas. Ça aussi je pense qu'il l'avait compris. Je lui avais fait promettre de garder son coeur pour quelqu'un d'autre, peu importe ce que je lui dirais, même si un jour je lui disais mots pour mots que je l'aimais. Y'avais eu une brisure entre nous, encore légère mais, comme on dit mieux vaut tard que j'amais. J'avais pas envie de lui briser le coeur, et je voulais préserver le mien aussi, en même temps.

Je me sentais con le soir avant d'aller me coucher, à marquer sur mon miroir « Who are you ? » avec des post-it partout pour être certain qu'il le voit. J'avais collé le crayon au miroir, en dessous de la note de plus « Please get away from him. » Si c'était vraiment ce que je croyais, j'aurais une réponse à mon prochain réveil.

Cher journal,

Je me suis réveillé dans le corps de l'autre, avec le bruits de deux hommes qui semblaient se réjouir de la vie. J'avais cru à une émission de cuisine au tout début, parce que tout le monde le sait que c'est assez porno merci si on écoute sans regarder. Avant de comprendre que le jeune était soit en train de découvrir son orientation sexuelle, soit de base, il était déjà gay. Il avait découvert le corps d'une femme contre son gré, je crois bien. C'était de ma faute en plus tout ça.

Je pense pas que ce soit vraiment un rêve. Parce qu'il est encore là, toujours le même type, la même tête. Je suis persuadé maintenant que je change de corps avec un inconnu. Je suis persuadé que les conneries que j'ai fait, il les a subit, lui aussi. Je suis pas complètement un trou du cul, je me suis senti mal en le réalisant. J'ai demandé à un des amis dans mes contact, du quel je me rappelais vaguement le nom, ce que j'avais fait à une des dates où j'avais été présent. Il me racontais ce que j'avais cru être un rêve. Et c'est vraiment à ce moment là que j'ai compris que ce ne l'était pas. On était le weekend, j'avais décidé de me tenir tranquille et de lui écrit un roman de ma théorie. Je lui avait raconté ses deux journées de manquées, je m'était excusé d'ailleurs. Et puis, je m'étais présenté, rapidement. Avec mon nom, mon petit coin de pays, ce que j'avais l'habitude de faire et surtout de ne pas faire. J'avais commençé par ça, on verra bien si je suis pas complètement fou.

Pour ce qui est du reste, je suis allé faire le touriste, parce que j'ai toujours rêvé de voyager aux États-Unis, de connaître la ville où tous les drames du monde se passait à N-Y dans les films américains. C'est dans ses moments là qu'on se dit que si la fin du monde arrive et qu'on vit comme moi, en Italie, on est safe. C'est les américains qui mourront tous. J'en avais profité pour aller voir un film, pour me perdre dans les magasins et me retenir de ne pas acheter des conneries. Je m'étais perdu dans la nuit, en amour avec toutes les lumières la vie de la ville. Je trouvais un bon côté à tout ça, ça me permettait de voyager sans rien payer en terme de monnaie. Parce que ma vie, elle en payait tout un coup, quand même. Je m'étais perdu un peu trop en chemin, mais j'étais sagement rentré chez moi. J'ai jamais été aussi tranquille et gentil de toute ma vie avec un inconnu. J'avais fermé les yeux, avec la crainte profonde de me réveiller. Parce que j'avais peur de ce qu'il avait bien pu faire. Peut-être qu'il était un trou du cul, ou une tête de mule, que ça le ferait bien marrer de détruire ma vie. Du moins, si ma théorie était belle et bien vraie.

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El Moka
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Cher journal,

Une surprise m'attendait au matin. Une explosion colorée qui brûlait ma rétine de si bon matin, alors qu'un rayon de soleil se frayait un chemin jusqu'au miroir, éclairait les post-il qui m'indiquaient un message à mon intention. Du moins, c'est ce que j'ai compris, en voyant la nature de la question, qui remettait en doute toute la notion de rêve à mon esprit. S'il était déjà bizarre, voire un peu cinglé, que je rêve tout le temps du même mec, qu'il cherche à communiquer avec moi était encore plus dingue. J'ai longtemps observé le miroir, à me demander quoi faire. Quoi répondre. Comment l'interpréter. Une mise en garde était faite à mon intention. Par " him " je pressentais qu'il parlait du cuisinier. Mon ... petit ami ? Non ? J'ignorais où nous en étions tous les deux, mais apparemment, ça ne plaisait pas à quelqu'un.

Je me suis décidé à écrire « Jonathan » au final. Curieux, peut-être, de savoir si cela donnerait quoi que ce soit, changerait le cours des choses. Que je le veuille ou non, quelque chose se passait, quelque chose d'inexplicable, et je savais pertinemment que je devais traverser la journée pour espérer en avoir le coeur net assez tôt. Un coup d'oeil à mon cellulaire, à mon horaire de boulot, le tout m'appris que je devais encore essayer de me la jouer serveur alors que je peinais à balancer deux assiettes sur une seule main, et que le système qu'ils utilisaient pour indiquer les tables et prendre les commandes m'étaient encore un peu flou. Pour une raison mystérieuse, les patrons mettaient toujours cela sur le dos de la fatigue, ne faisaient pas de cas de mes maladresses, mais le cuisinier, lui, le voyait bien par moments, par temps plus morts où il pouvait venir jeter un oeil et me voir, si misérable.

Je m'étais fait un point d'honneur de l'ignorer jusqu'à maintenant, mais je n'ai bien entendu pas pu l'éviter éternellement. En étant abordé mine de rien, des bras autour de ma taille par surprise et une série de baisers déposés dans mon cou, je ne pu retenir le frisson qui me parcouru. Laisser passer une telle chance aurait été ridicule ... Refuser de passer la nuit dans ses bras, comment aurais-je pu ?
Un message s'était ajouté sous les précédents, ornant le miroir. « Im sorry »
Pardonne-moi, qui que tu sois, réel ou fruit de mon inconscient ...
Mais je crois que je l'aime.



J'avais un peu peur en me réveillant au petit matin. Les yeux encore fermés, je n'osais les ouvrir, par crainte de découvrir Sherly dans mon lit, ou n'importe quelle autre personne, vraiment. Après quelques instants à simplement écouter le bruit de ma respiration et le silence de ma chambre, je les ouvris et pris une profonde inspiration. Rien de suspect à l'horizon. Le calme plat. Le respect de mon espace vital, de mes craintes, de ma tranquilité. Merci de ne pas m'avoir fait boire et grimper sur le toit. De ne pas avoir ramené quelqu'un dans mon lit.

Je traversais la journée avec un sentiment de vide. Sans l'école pour me tenir occupé, je me sentais bizarre. J'errais dans les rues, avec comme ce vide intérieur, que j'ignorais comment remplir. Cette sensation désagréable qu'il manquait quelque chose à mon être. Une partie qui ne l'habitait que la nuit, si la folie de mes pensées s'avérait exacte. Si ces rêves n'étaient pas des rêves. Si je vivais bel et bien la vie d'un Italien plus beau que nature, alors qu'il vivait la mienne. Les messages échangés me le prouveraient bien, mais pour l'instant, il n'y avait rien à faire pour apaiser mes tourments. J'avais plusieurs messages manqués de quelques amis qui demandaient si j'allais bien. Je prétextais être grippé. Je ne voulais voir personne.

C'est en rentrant chez moi que j'avais découvert les messages laissés par l'autre. Des récits des journées qui n'étaient que trou noir dans ma mémoire, laissant place à des expériences vécues chez l'autre, par l'autre. Des choses qui expliquaient les regards des autres étudiants, les avances de Sherly. Qui expliquaient le toit. La description semblait concorder avec l'homme de mes rêves, celui dont j'habitais le corps, celui dont je tâtais les abdos tous les matins avec la satisfaction du gamin trop paresseux pour aller au gym de façon régulière.

Je m'étais empressé de lui écrire en retour un flot d'excuses. Pardon pour la situation dans laquelle tu t'es réveillé, pour le cuistot que j'ai continué de baiser et d'aimer comme un con parce que je n'y croyais pas, à la théorie folle de l'échange de corps. Pardon d'avoir continué de ruiner ta vie. S'il te plait, ne me fait plus grimper sur le toi, j'ai un vertige monstre.

J'avais tenté de faire comme lui, lui fournir quelques informations importantes, notamment sur le fait que j'avais une vie sexuelle quasi-inexistante et que les étudiants trouvaient cela bizarre que je sois tout à coup une bête, un dieu grec des vagins. Je t'en prie, contient tes hormones, utilise mes mains à bon escient, mais pas Sherly, plz.

Je m'étais couché exténué, crevé d'un bout à l'autre, aussi bien mentalement que physiquement, comme si toute l'énergie de mon corps était vidée. La situation tournait au cauchemar éveillé, bousculait mon contact entier avec la réalité et c'est sur l'impression de devenir fou que j'étais tombé dans un sommeil qui s'apparentait au coma, sous l'épuisement émotionnel.
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El Pacha
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Antonio Belli
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L'enfoiré.

C'était le premier mot qui m'était venu à l'esprit en comprenant. J'avais prit toutes les précautions pour lui faire comprendre que c'était non. J'avais relevé les deux vers mon miroir pour y voir un nom, et un désolé. J'avais compris qu'il ne demandait pas pardon pour ce qu'il avait fait, mais plutôt pour que ce qu'il comptait faire. Ruiner ma vie, faire de ce corps qui dormait encore -Sauf un endroit bien précis- plus qu'un ami avec qui on s'échangeait parfois plus. J'étais en colère à un point tel que j'avais envie d'en pleurer. Parce que je réalisait brutalement que j'avais plus le contrôle de ma vie. Que 50%. Et que l'autre, comptait bien me faire chier. J'avais compris sa nature, ce matin là. Il allait me le payer. Fallait pas faire chier un italien vous savez. C'était comme s'attaquer à la mafia russe avec un gun à eau. Vous pouvez être certains qu'ils vont vous massacrer joyeusement.

J'en voulais aussi, à cette autre tête de cochon à mes côtés, qui prenait toujours les oportunités qui se présentait à lui quand j'étais pas loin, en rajoutant un mot de trop, lovely. Mais je l'avais rembaré assez vite, je l'avais envoyé chier et j'avais foutue le camp, en m'habillant avec les premiers trucs que j'avais trouvé sous la main. Je serais devenu hulk, si ce pouvoir m'avait été donné, pour donner un bon exemple de mon état en ce moment. Évidemment je m'était recu un message qui me demandait simplement what the fuck. Auquel j'avais gentiment répondu que je lui avait pourtant dit, de ne pas m'écouter, peu importe ce que je lui dirais. Ce con, il était en train de tomber en amour avec la mauvaise personne. Pas avec moi, ça, je le savais bien.  J'avais fermé mon cellulaire en voyant qu'il voulait parler, qu'il voulait arranger les choses. Il y tenait vraiment, à cet autre type.

J'avais prit congé du boulot, j'étais partit me défoncé au gym. Tiens, tu auras mal demain matin connard. Et puis, j'avais profité de ma soirée pour faire en sorte qu'il se réveille dans une crèmerie. Y'aurais entre lui quatre boules de crème glacée. Ce qui veut dire, deux femmes. Je tiens à précisier parce que mes métaphores ou comparaisons, sont parfois pas toujours bien claire hein.

Je voulais qu'il paye pour ce qu'il m'avait fait. Parce que ça m'avait fait mal, parce que je m'étais tenu tranquille par respect pour lui, moi qui ne l'était pas du tout habituellemet. Il m'avait rit en pleine gueule, ce connard. Ben tiens, tu sais pas ce qui va  t'attendre à ton prochain réveille, Jonathan.

Cher journal,

Je le sais maintenant que ma théorie est vraie. Je me suis réveillé dans cette vie à New York, dans la peau de ce connard de première. J'avais de l'école en prime et je comptais bien y  aller. J'avais même pas prit la peine de regarder s'il avait répondu à mon message. Il l'avait surement jeté en rigolant jusqu'à en pleurer. Je voulais qu'il ressente ce que j'avais ressenti, qu'il ait envie de pleurer en réalisant que moi aussi je pouvais ruiner sa vie. Ça avait commençé par enfreindre des lois.

Une enseignante, pourquoi pas. J'avais prétendu rien comprendre de la matière d'aujourd'hui. J'avais même fait exprès de regarder la prof avec ce petit air nouveau, right under the nose of Sherly. Évidemment elle était partie pas très contente. Évidemment, j'en avait rien eu à faire, trop en colère, trop sous le thème de la vengeance italienne. Je l'avais courtisé, j'avais sortit mes meilleures cartes, pour lui faire comprendre le petit plus que je pouvais lui offrir si l'envie lui en disait un de ses jours. Je lui avait même donné mon numéro de téléphone, et j'étais partit pour la soirée.

Bah tiens, je me tiendrais pas tranquille. Il s'était réveillé avec deux femmes ce matin, et il avait fini avec deux hommes le soir. J'avais rajouté au crayon feutre sur le devant de ses bras des beaux mots. En acrostiche (vous savez, un peu comme les tatouages chinois), sur les deux. Fuck you.

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J'ai 21 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis étudiant en architecture et je m'en sors bien car mes parents paient mes shits avec leur fortune. Sinon, grâce à ma malchance d'être considéré comme cute, adorable, et le meilleur ami du monde, je suis célibataire et je le vis plutôt mal. J'ferais aussi un bon petit ami heeein ...




avatar © Moé

Cher journal ...

Je revenais lentement à la conscience, le visage au creux de quelque chose de mou. Moins solide que l'épaule de l'homme qui habitait normalement le lit de ce corps que je partageais. Ma main était remontée le long d'un corps à la peau douce, caressant la légère courbe d'un ventre plat, lisse, où les muscles habituels ne se faisaient pas proéminants. Ce n'était pas lui. Ce n'était pas quelqu'un que je connaissais.

J'avais ouvert les yeux sous la surpris, sous la crainte de ce que je découvrirais à mes côtés. Un corps à la peau parfaite, douce, non familière. Le coeur débattant, je m'étais reculé, arrachant ma tête au confort de son coussin, pour plutôt rencontrer un corps similaire derrière moi. Entouré. Panique.

Le coeur débattant, des doigts contre mon ventre et des paupières battant à mon intention, j'avais senti mon coeur cesser de battre. Je m'étais extirpé du lit à toute vitesse, tentant de cacher mon malaise flagrant, mais ratant visiblement car une main avait rattrapé la mienne pour gentiment m'attirer près du lit et me sourire. « Leaving already ? » et je n'avais pu résister à la curiosité qui me tiraillait, au regard éloquent entre moi et des formes qui semblaient m'offrir mille et une promesses.

Promesses qui s'étaient concrétisées, sans regret de ma part, car il faut dire que c'était toute une expérience, et je m'estimais chanceux d'avoir pu la vivre. Je maintenais malgré tout la conviction que ce n'était pas pour moi, je préfère les concombres aux melons, sorry ladies.

Je n'étais pas fâché d'aller au boulot, une excuse pour mettre dehors ces deux demoiselles et aller me changer les idées. Courir d'un côté ou de l'autre. Passer tout près d'échapper des assiettes, échanger un ou deux baisers avec le beau cuisinier qui avait su gagner mon coeur ...

J'étais rentré tôt, profitant du vide de mon -son ?- appartement. Un crayon entre les mains, feuille contre le comptoir, je m'étais laissé aller dans des croquis, inspirée par son espace de vie. Tant de possibilités d'architecture différentes bâties sur l'inspiration de l'endroit. J'étais resté tranquille, après le coup des femmes dans le lit, n'osant pas rappeler ce fameux cuisinier pour l'inviter à passer la nuit. Un peu de respect pour monsieur. Je m'étais même couché tôt.



Après les femmes, voici les hommes. J'avais ouvert les yeux entre deux corps, immédiatement plus intimidé que lorsque j'étais dans le corps de cet autre homme. Il était tellement plus beau que je ne l'étais, il me semblait ridicule que je me sois ramassé deux inconnus pour partager ma nuit et mon lit ... et pourtant, ils étaient bien là.
Je les avais gentiment chassés sans leur offrir de déjeuner, peu désireux qu'ils cherchent à s'installer. Une nuit ça va, mais on ne s'éternise pas. Au moins, ce n'était pas Sherly.

Il n'avait donné aucune réponse à mon message sur le bureau. Il avait plutôt barbouillé mes bras, d'un beau message haineux dont je savais malgré moi la provenance. Ça expliquait les deux mâles, mais aussi les deux femmes. Ça expliquait l'abondance de corps nus dans mon entourage. C'était de la vengeance. C'était de la cooère. Im sorry ...

Je m'étais pointé à mon cours, quelque peu perturbé par le regard que l'une de mes profs m'adressa lorsque l'on se croisa dans le corridor. C'est avec ce sentiment de malaise que j'assistai à trois longues heures d'enseignement auquel je n'avais pas la tête, finissant par enfin en sortir avec encore ce même sentiment étrange qui me parcourait. Il me fut d'ailleurs confirmé lorsqu'une dame m'arrêta, dame qui s'avérait être mon enseignante, qui me donnait ses disponibilités. Attendez, wait, why ?
Pourquoi elle m'appelait mon petit sucre ? Pourquoi elle jouait avec le col de ma veste ? Pourquoi est-ce qu'elle ...
Le coeur débattant, les joues rouges et la honte envahissant mon être en entendant les petits ricanements monter de derrière moi, je crus mourir de honte alors que mes jambes tentaient, de peine et de misère, de m'éloigner de cet endroit, de cette situation. Je sentais les larmes piquer mes yeux, le rouge brûlant de mes joues, et ne souhaitait que retrouver le confort de mon lit, l'intimité de ma chambre pour maudire ma vie devenue rocambolesque.
Ce devait cesser. Nous devions trouver un terrain d'entente. Je n'en pouvais plus de cette hyper-sexualisation de mon existence ...

C'est les joues humides que je me suis endormi, honteux, humilié, avec la sensation que ma vie avait spiralé hors de contrôle. Nous devions trouver un terrain d'entente. Il le fallait.

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El Pacha
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Antonio Belli
J'ai 28 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis serveur dans un restaurant chic et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien. I don't do relationship.




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Le calme plat, le vide complet dans mon appartement. Je vous cacherais pas que j'étais vachement surpris. Après tout ce que ce con m'avait fait comprendre. J'avais tout vérifier, pour être certain de ne pas me créer une fausse joie. C'était un peu en pannique que j'avais vérifier mes doigts, on sait jamais si une demande de marriage n'avait pas été faite en mon absence. Je connaissais pas les lois sur les mariages gay, cela dit. Parce que j'en avais rien à faire, parce que je comptais pas m'enchaîner et devenir le prisonnier de quelqu'un. C'était ma vision des choses, j'avais bien le droit. C'était bien tout ce qui me restait de contrôle à 100%, mon esprit, mon âme, mes pensées.

Mais là, j'avais un problème à régler. Je devais me pencher sur le phénomène, pour le rompre et retrouver ma vie, et puis... Ah, ça cognait à ma porte. Je m'étais levé en mode peu arrangé, rien à faire. C'était bien moi le dernier qui allait prendre le temps de s'habiller pour répondre aux colporteurs hein. J'aurais préféré que ce soit eux, que lui. Y'avais un bouquet de fleur à la place de la tête de Fabio, ce fameux cuisinier. Je savais a ce moment même que j'étais dans la merde, et pas juste un peu. Je l'avais jamais vu comme ça et je savais pertinament que c'était certainement pas à cause de moi. J'étais loin de me sentir bien, coincé comme jamais. J'avais rien dit, parce que je savais que si j'ouvrais ma bouche, je sortirais du poison, j'allais lui briser le coeur, à lui.

J'avais mal partout, je ressentais le métal froid contre ma peau, le son des chaînes qui m'entouraient, du petit bruit de la serure qui se referme. J'avais l'impression d'être une coquille vide, d'être devenu un numéro dans la société.... Une marionette avec une conscience, qui réalisait désormais qu'elle contrôlait rien. J'avais cru avoir 5o% de ma vie encore, mais elle venait drastiquement de chuter, à cause de Fabio. On était à deux pôles, complètement. Il était dans le soleil et la lumière, j'étais dans le noir, dans l'ombre. Cet enfoiré ne m'aidait pas, à me donner tout cet amour et cette inquiétude à voir mon air démolis, le malheur sur mes traits. J'arrivais plus à respirer, je manquais d'air, j'avais envie de vomir, et de pleurer, tout ça en même temps. On appelait ça le choc. Ça me faisait plus mal que je ne l'aurais cru de le voir aller comme ça. Ça faisait mal à mon estime, à mon amour propre qui se perdait encore un peu plus. Il m'avait dit qu'il m'aimait, c'est bien là que j'avais craqué, sans encore réaliser pourquoi je voyais plus que ce gros brouillard devant moi. J'avais pas pu m'empĉher de lui dire que c'était pas moi qu'il aimait. Évidemment il avait rien comprit, il croyait que je délirais. J'aurais préféré que ce soit le cas. Mais j'avais tout perdu, je le réalisais pleinement. Ma liberté, mon droit de vivre comme je le voulais, mon droit d'être qui je suis. Antonio, cette identité, perdu dans le néant entre deux mondes. J'étais devenu l'objet de leur amour, et j'y pouvais rien. J'avais jamais autant ressenti d'impuissance de toute ma vie.

Fabio avait pas voulu partir, inconscient de tout le mal qu'il pouvait me faire, à me traiter comme un prince cette journée là. Il avait pas compris mon besoin d'être seul, il avait surement eu peur que je fasse la pire des conneries aussi et voulais s'assurer que je serais toujours en vie demain matin. Je le serais, certes, mais pas dans le meilleur des états. J'ignorais s'il allait resentir les restes de mon désespoir en voyant ma tête de merde le lendemain, je savais pas encore comment tout ça pouvait fonctionner. Je lui avais rien écrit, parce que j'avais pas cette impression que ça servirait à quoi que ce soit. J'avais perdu. Il avait gagné.

Cher journal,

J'ignore encore si le corps dans lequel je m'étais levé, avait vraiment pleuré la veille ou alors c'était que la continuation de mes émotions. Rien avait changé pour moi, cette journée là. Mais j'avais cet avantage d'avoir la paix, et que personne ne viendrait me déranger ici. Je préférais ne pas penser à mon réveil prochain. Je voulais vivre selon mes envies, pour une fois. Ce qui veut dire oublier l'espèce humaine, ne rien en avoir à faire des responsabilités.

Je voulais que ça finisse.

J'avais arrêté de me morphondre, j'avais décidé de prendre action. J'avais complètement changé la configuration de sa chambre, pour y laisser un mur vierge. Qu'il fasse ce qu'il veut, moi, j'allais prendre action. La seule sortie que j'avais fait, c'était au magasin du coin pour faire un achat de papiers, crayons, corde fine, épinglette pour le mur et des pinces au besoin. Le nécessaire pour les recherches, un peu comme dans les films désireux de braquer une banque. C'était pas mon but, mais ça me serait utile pour ce que je comptait faire. J'avais ouvert son ordinateur, et je m'étais mis en mode recherche intensive de tout ce qui pourrait m'aider... ou nous aider... à comprendre en premier lieu, et peut-être trouver une solution. Le premier papier que j'avais cloué au mur était la liste encore vierge des solutions possibles.

Ça m'avait prit la journée, pour trouver une liste de bouquin qui pourrait être utile, avec le nom des bibliothèques, leur numéro de codes, et tout le reste. J'avais évidemment pas eu le temps d'aller les chercher, d'autant plus que j'avais perdu connaissance contre le clavier à un moment donné sans vraiment le réaliser.

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