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 the last goodbye (moriarty)

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SUNRISE
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gay on a mission


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Après avoir passé plus d'un mois sans la moindre nouvelle de S, son correspondant anonyme, Jawn reprend ses habitudes avec lui, petit à petit. Il reprend le cours de sa vie. Aujourd'hui, il sort sous le soleil, en profite pour faire un détour à la librairie. En sortant de la boutique, il ne s'attendait pas à faire une telle découverte.

Contexte provenant de nos petites têtes - surtout celle de sherly-slip-sale.
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SUNRISE
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gay on a mission



John Watson
J'ai 17 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis lycéen et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, mais c'est sans doute mieux comme ça.




lucas till ©️ .nephilim
Par un si beau temps, après les journées entières de pluie, le s rues sont toutes prises d’assaut par les londoniens qui cherchent à récupérer un peu de chaleur à travers les rayons du soleil. Ce n’est pas ton cas. Tu aurais préféré rester chez toi, c’est d’ailleurs ce que tu avais plus ou moins prévu. Finir la journée sur le toit de ta chambre, avec ton ordinateur portable et ton casque, profiter du beau temps pour écrire quelques mots sur une feuille vierge de ton traitement de texte. Laisser les mots t’oublier. Faire vivre quelques personnages à travers tes propres émotions, ton propre vécu. Avant d’être interrompu par un sms de ton inconnu, ton inconnu qui est revenu dans ta vie. Près d’un mois sans n’avoir aucune nouvelle. Si Mycroft n’avait pas été là, tu serais certainement devenu fou, tu aurais probablement fait une connerie. Tu ne sais presque rien de ce garçon à qui tu parles, et pourtant, il y a cet inexplicable attachement qui s’est construit en quelques jours, mois maintenant. Tu as appris grand nombre de choses avec lui. Plusieurs informations qui n’ont pourtant pas aidé à le trouver, lorsqu’il s’est perdu dans St-James’s Park pour se rendre à son cours de violon. Il était là, si près de toi, et pourtant si loin. Seule l’amie qui te traîne dans les boutiques de vêtements a pu l’apercevoir. Tu n’as pas eu cette chance. Seulement, tu as bien plus d’informations le concernant qu’elle n’en aura jamais, et tu les conserves jalousement. Hors de question de les partager. Hors de question d’expliquer pourquoi tu lui as couru après comme un dératé dans le parc sans jamais le rattraper. Hors de question d’expliquer ce soudain intérêt pour un beau brun – selon les dires de ton amie – tenant un étui à violon dans une main, et un portable dans l’autre. Hors de question de révéler à qui que ce soit qu’il t’a envoyé des enregistrements que tu écoutes chaque nuit, hors de question de révéler à quiconque qu’il travaille sur des scènes de crime, que tu t’es proposé pour jouer son acolyte pour un métier qu’il a créé, hors de question de révéler quoique ce soit à son sujet.

Agacé de jouer le styliste pour ton amie, tu finis par suivre le précieux conseil donné par S : fuir le magasin et l’attendre à l’extérieur. Au bout de quelques minutes seulement, la jeune femme est à tes côtés, s’inquiétant de ta mine pâle. Tu te contentes de lui sourire, et dire que ça va. Dans le fond, à ce moment précis, tu n’as pas de raisons d’aller mal. Loin de la maison familiale emplie de factures impayées, de cris insupportables, de disputes, loin de tes cours, loin des regards pesants, loin de la pluie, et l’inconnu se sent mieux, il est même revenu dans les messages de ton cellulaire. C’est peut-être une belle journée aujourd’hui. Comme prévu, tu parviens à attirer la demoiselle dans la librairie. Celle-ci grommelle que c’est pas vraiment ce qu’elle espérait faire de sa journée ensoleillée, mais être ici ou dans une boutique de vêtements, c’est du pareil au même. Du moins, tu préfères être ici. Entouré d’une infinité de mots, d’odeurs de vieux ouvrages et de romans encore sous plastique. Tu salues le propriétaire de la boutique avec un sourire et un léger hochement de la tête, avant de te perdre parmi tous les romans. Tu sais ce que tu viens chercher – la toute nouvelle édition du Hobbit – mais tu ne peux pas t’empêcher de te perdre, de balader ton regard sur les titres jusqu’à ce que l’un d’entre eux ne t’attire. Tu laisses les quelques mots sur sa couverture t’emmener, avant de le reposer sur l’étagère et de recommencer cette danse de l’esprit. Encore et encore. Puis, rapidement, tu te retrouves au milieu des livres fantasy où tu ne tardes pas à trouver ton précieux. La couverture violine laisse apparaître un dragon – vraisemblablement Smaug – crachant quelques flammes survolant quelques lettres majuscules dorées formant les mots « Bilbo le Hobbit ». Un sourire étire tes lèvres. Tu t’apprêtes à entrer dans le rayon policier, lorsque la petite tête blonde de ton amie te bloque la route. « On y va ? » demande-t-elle, d’une voix plaintive. Tu regardes alors la pancarte présentant les ouvrages, pousses un soupir, et acquiesces. Elle a déjà accepté de venir ici, de patienter quelques minutes, il ne faut peut-être pas lui en demander plus que cela. Tu te présentes au propriétaire de la librairie et sors le dernier billet traînant dans ton portefeuille et le lui tends, pensant déjà à ce sacrifice que cela te demande.

À peine sorti de la boutique, tu dégaines ton téléphone portable et prends une photo de ta dernière acquisition dans l’idée de l’envoyer à S. Vos pas vous traînent dans une rue passante, qu’importe, tu ne fais pas attention où tu es, trop concentré à prendre un cliché de ton roman, à réfléchir à un message à envoyer. « Hey. Attends, c’est Brun Ténébreux, là-bas ! » Tu presses sur la touche pour envoyer le sms, puis tu lèves presque immédiatement la tête. Tu fronces les sourcils en ne voyant qu’une silhouette familière : Sherlock. Ton cerveau est en ébullition, ton cœur bat la chamade, mais tout fait sens rapidement dans ta tête. Les absences de ton prof particulier qui s’emboîtent parfaitement avec le séjour de S à l’hôpital, ses absences le samedi matin en même temps que les tiennes, ce refus de t’accorder quelques secondes pour l’apercevoir dans le parc, ce besoin maladif de garder l’anonymat en fuyant la moindre rencontre quand bien même tu as franchi tous les pas, en l’appelant, en lui révélant des parties de ta vie, en te dévoilant à lui. Il s’est juste foutu de ta gueule. Il a dû bien rire avec son téléphone, il a dû bien se fendre la poire quand tu lui as parlé de ta culpabilisé vis-à-vis de ton attitude envers lui. Grand, brun, yeux clairs, cheveux bouclés. Pourquoi tu n’y as pas pensé plus tôt ? Sans réfléchir, abandonnant la blonde sur le trottoir, tu traverses la route, la colère et la peine tirant tes traits en une expression effroyable. Tu craques, tes nerfs lâchent. Alors qu’il a les yeux rivés sur l’écran de son téléphone, certainement à se foutre de ta gueule une fois de plus, tu le pousses de toutes tes forces. « T’es qu’un putain d’enfoiré, S ! Je devrais peut-être dire Sherlock ? Tu t’es bien foutu de ma gueule ? Ça t’a bien amusé de jouer les profs particuliers et le scientifique caché derrière l’écran de son téléphone ? Ça t’aurait tué de me le dire ? » Tu le pousses encore plus fort alors que tu ne contrôles le flux de paroles sortant de ta bouche. Tu te fiches bien de te donner en spectacle. « Ça t’aurait tué de me dire que tu savais qui j’étais ? Ça t’aurait tué de me dire qui tu étais ? M’abandonner pendant plus d’un mois sans donenr de nouvelles, faire comme si je n’avais jamais existé, ne jamais répondre à mes sms, me laisser comme un pauvre con, me laisser m’inquiéter, me laisser crever dans ma chambre. T’es qu’un salaud ! Je te déteste. Tu vaux pas mieux que les autres. Tu passes ton temps à dire que les autres sont des idiots, mais t’en es le roi. »
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Moriarty
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Sherlock Holmes
J'ai 16 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis lycéen et je m'en sors bien. Sinon, grâce à mon désintérêt, je suis célibataire et je le vis plutôt sans trop m'en soucier.




louis garrel ©️wildworld
Tu es rentré chez toi il y a quelques jours déjà. Pourtant, tu as toujours l’impression d’être enfermé. Mycroft surveille tes moindres faits et gestes - il pense que tu ne le vois pas, mais il faudrait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte - et du côté de tes parents c’est assez étranges. Il semblerait que tes géniteurs ne savent pas comment se comporter avec toi, alors ton père devient fuyant et ta mère sur protectrice. Tu ne sais pas trop ce que tu préfères. En attendant, t’as juste l’impression de suffoquer. Tu as toujours eu besoin d’une certaine liberté. Ça semble bien loin. La seule distraction que tu refuses qu’on t’enlèves c’est lui, le petit homme qui squatte l’écran de ton téléphone. Tu as longtemps hésité avant de reprendre contact avec lui. Tu penses toujours qu’il serait mieux sans toi. Tu aurais dû couper les ponts bien avant, mais maintenant que tu as mis ton doigt dans l’engrenage, tu as beaucoup de mal à t’en défaire. Au fond, tu aimes discuter avec lui, il est en quelque sorte ta bouffé d’oxygène dans toute cette histoire. Il passe son temps à te raconter tout et n’importe quoi et tu te prends au jeu. Tu ne comprends pas toujours ses références, mais tu t’arranges pour le suivre la plupart du temps. T’as vraiment faillit ne plus jamais envoyé de fichu message. Tu t’y serais certainement tenu si lui n’avait pas insisté de la sorte, s’il n’avait pas continué à te conter sa vie malgré ton silence. Chaque jour, il a accompagné ton hospitalisation de ses messages d’apparence futile. Même au plus bas, ses quelques pixels sur ton écran t’ont permis de tenir bon. C’est idiot. Totalement. Et si on t’en avait parlé bien avant, tu aurais certainement traité ton interlocuteur de menteur, mais désormais tu dois bien avouer que cet inconnu a un effet étrange sur toi. Inconnu plus si inconnu que ça. Tu as eu l’occasion d’apprendre tout un tas de choses sur lui. Peu à peu, au fur et à mesure de ses messages tu as pu retracer sa vie. Toi, tu te serais bien passer de son visage. Tu ne t’accroches pas à ce genre de futilités. Pourtant, tu as vu à quoi il ressemble, parce qu’il a voulu jouer à ce jeu, à celui qui retrouverait l’autre et que de toute évidence ton esprit de déduction est plus rapide que le sien. Alors, oui, tu l’avais entrevu ce jour-là, dans le parc et oui, par la suite tu as été surpris de voir que c’était sa mère à lui qui t’avait appelé pour que tu deviennes le professeur particulier de son fils. Seulement, tu n’y es pour rien. Comment est-ce que tu aurais pu savoir ?

Peut-être que tu aurais dû lui dire que tu savais qui il était, que tu savais à quoi il ressemblait parce que tu as passé plusieurs samedi matin à ses côtés. Peut-être quand il t’avait parlé de ses remords vis-à-vis de son professeur particulier, tu aurais dû lui dire qu’il n’avait pas à s’inquiéter. C’est ce que tu as fais, à ta manière, mais tu es sûr que lui ne l’aurai pas pris comme ça. Tu n’as rien voulu dire parce que tu t’es pris au jeu, justement et que tu aimais vos échanges. Tu ne voulais pas qu’il pense que ça avait été prémédité ou quoique ce soit. Tu aimais ce jeu d’anonymat, cette découverte à l’aveugle. Toutefois, si tu avais su les dégâts que ça pouvait faire, peut-être que tu y aurais réfléchi à deux fois. Peut-être que tu aurais pris le temps de lui avouer qui tu étais avant qu’il ne le découvre par lui-même. Le pire dans l’histoire, c’est que Mycroft t’avait prévenu. Cette idée te brûle rien qu’à t’effleurer.

En début d’après-midi, tu as mis le feu à tes rideaux, enfin l’un d’eux s’est mis à fondre en laissant échapper une fumée étrange. On pourrait croire que c’est un accident. Ça aurait pu l’être. Il n’est pas rare que tes expériences créent des effets secondaires étranges entre les murs de ta chambre. Seulement, cette fois, tu l’as peut-être fait exprès. Tu es sorti de ta chambre brusquement en prétendant que ta chambre n’était plus habitable pour les prochaines heures. « Je ne connais pas les effets de ce gaz si on l’inhale. Mieux vaut ne pas prendre de risques, n’est-ce pas Piecroft ? » ton frère n’a pas pu te contredire cette fois-ci. Ta chambre ainsi inutilisable, il ne t’a fallut qu’un peu de temps pour réussir à sortir de la maison. Le ciel était bleu dehors et tu as obtenu une permission de sortie, non sans un regard désapprobateur de ton aîné. Tu n’es pas resté assez longtemps pour qu’il puisse dire quoique ce soit. Tu n’aurais pas pris le risque qu’il trouve quelque chose à dire pour te faire rester à l’intérieur. C’est donc ravi de cette nouvelle liberté que tu t’es mis à arpenter les rues de Londres. Il y a beaucoup de monde dehors avec le beau temps qui pointe de nouveau le bout de son nez. Tu feras avec. Le petit homme continue de t’envoyer des messages alors que tu t’approches d’une boulangerie. Tu hésites à acheter une pâtisserie pour l’agiter sous le nez de ton frère en rentrant - Monsieur s’est encore lancé dans un de ces régimes qu’il ne tient pas plus de quelques jours et tu as toujours adoré voir sa tête quand il est frustré de ne pas pouvoir se jeter sur un bon beignet. Peut-être plus tard. Le petit homme a besoin d’un plan de fuite et tu lui offres sans vraiment y réfléchir plus que ça. Il a l’air de s’ennuyer dans ce magasin et tu ne peux pas le laisser comme ça. Le plan fonctionne - évidemment - et il arrive à accéder à sa librairie. Du moins, c’est ce que tu comprends quand il t’envoie la couverture d’un livre.  Tu lui réponds rapidement, ravi d’avoir pu aider.

Tu allais ranger ton téléphone quand quelqu’un te pousse. Ce n’est pas une petite bousculade dû à un trottoir noir de monde. Non, là c’est délibéré et c’est ce qui te fait lever le nez de ton smartphone que tu as failli laisser t’échapper sous la surprise. John. Qu’est-ce qu’il fait là ? Tu regardes autour de toi rapidement, t’as presque envie qu’on te dise que c’est une caméra cachée ou quoique ce soit qui puisse expliquer la présence du petit homme devant toi, là tout de suite. T’es qu’un putain d’enfoiré, S! l’insulte tombe. Il fallait s’en douter. Sans que tu ne saches comment il semblerait qu’il ait fait le rapprochement. Pourtant, sans le vouloir il a toujours été proche de ton secret. S, pour Scientifique, mais aussi pour Sherlock. Ça t’avait fait paniqué la première fois qu’il t’avait surnommé de la sorte, parce que tu pensais qu’il avait découvert qui tu es. Maintenant, c’est le cas et ça n’a pas l’air de lui plaire du tout. Il s’emballe et de nouveau, il te pousse. Tu ne cherches pas à le repousser. Malgré les échos désagréables que cette bousculade provoque en toi. Il n’est pas le premier à te pousser de la sorte, à en venir aux mains avec toi. T’as cette effet sur les gens, t’aurais juste aimé ne pas l’associer à ce genre de traitements. Il te pousse et tu fais un pas en arrière. Il pense que tu t’es moqué de lui. Ce n’est pas vrai. Tu ne vaux pas mieux que les autres. La phrase a l’effet d’une baffe ou d’un sceau d’eau froide jeté en pleine face. Tu reviens à toi pour poser les yeux sur le petit homme devant toi. Parce qu’au final, petit il l’est. Pas énormément, juste assez pour que tu sois plus grand que lui, malgré la différence d’âge. Tu ne t’inquiètes pas du regard des gens. Tu t’en fiches plutôt, même. Il n’y a que lui que tu regardes. Il est en colère, ses traits sont tendus, pourtant tu peux déceler la déception aussi, du moins c’est ce que tu crois. Les sentiments ont toujours été compliqué à déchiffrer pour toi. Tu peux toutefois, te rendre compte qu’il tient vraiment beaucoup à ce bouquin qu’il vient d’acheter et pourtant, il semble l’avoir complètement oublié, le plastique au nom de la librairie ballant à son poignet. « Ce n’est pas ce que tu crois. » c’est tout ce que tu sais dire sur l’instant. Tu es sûr que ce n’est pas ce qu’il croit. Ça ne peut pas l’être. « Je ne pouvais pas savoir qui tu étais derrière ton écran. » bien sûr que si tu pouvais, seulement, tu espères juste qu’il soit trop occupé pour s’en rendre compte. « Quant aux cours, ton professeur aurait pu être n’importe qui d’autres. Je ne suis pas la seule à donner des cours particuliers sur Londres. » argument valable. Il faut qu’il te croit.
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SUNRISE
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J'ai 17 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis lycéen et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, mais c'est sans doute mieux comme ça.




lucas till ©️ .nephilim
De toutes les trahisons, celle d’un ami est la pire de toute. On pense rarement qu’un garçon caché par l’écran de son téléphone portable puisse nous faire le moindre mal. C’est du moins ce que tu pensais, avant que S ne disparaisse de ton existence pendant plus d’un mois. Si son frère n’avait pas était là, s’il ne t’avait pas encouragé à tenir bon, à continuer de lui envoyer ne serait-ce qu’un message tous les jours, probablement que tu ne te serais pas autant abîmé. Probablement que tu n’aurais pas souffert à ce point de son absence si tu avais décidé de le rayer, toi aussi, de ton existence. Seulement, comment ignorer celui qui t’as permis de retrouver la trace de ta sœur ? Comment ignorer celui qui a accompagné ta vie pendant des semaines, répondant au moindre de tes sms, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ? Ce n’est pas toi. Avoir son nom affiché constamment sur l’écran de ton téléphone, lire et relire les conversations d’apparence idiote et futile, se brusquer face à ses moqueries, rire avec lui en traitant les autres idiots, te féliciter de l’avoir fait rire avec ton addiction aux sandwiches à la confiture ; toutes ces choses ont déclenché quelque chose en toi. Ce genre de quelque chose que l’on ne sait pas nommer, que l’on craint de faire, de peur de tomber à côté, de se tromper. Il a toujours eu ce quelque chose que les autres n’ont pas, une différence dans le ton qu’il emploie avec toi, dans la manière qu’il te voit. L’espace d’un moment, tu as cru que tu pouvais être quelqu’un d’autre que le pauvre lycéen que l’on prend en pitié parce qu’il a rarement de quoi déjeuner le midi, si ce n’est son sandwich débordant de confiture de fraises, ou bien de pâte à tartiner lorsque tu as besoin d’une dose importante de sucre, de poulet, lorsque tu veux du salé, ou bien de thon avec un peu de mayonnaise, lorsque tu désires changer tes habitudes alimentaires. Tu étais quelqu’un d’autre. Tu étais simplement un garçon sans nom qui avait le droit de rester au lit toute la journée, qui avait le droit de manger à n’importe quelle heure de la nuit pour combler la faim dans son estomac, celui qui se cacher sur son toit pour observer les lumières de la ville. Tu étais le garçon qui s’était donné comme mission de retrouver son mystérieux correspondant. Tu étais celui que tu voulais être. Tu étais celui que tu es réellement. Tu étais toi, et simplement toi. Tu étais un être sans visage, sans toutes ces choses superficielles sur lesquelles les gens s’attardent aujourd’hui. Tu étais toi, à travers tes propres mots, tel que tu te voyais. Tu n’as jamais joué la comédie, mais tu as bien été le seul. Tu t’es fait avoir. Tu t’es encore fait avoir. Avoir par celui que tu pensais franc, et sincère. Tu t’es fait avoir par celui qui te donnais encore un surnom quelques minutes auparavant. Tu t’es fait avoir par celui qui t’a sauvé d’une séance d’essayage interminable. Tu t’es fait avoir, et ça fait mal.

Tu pousses le grand brun, au milieu de la foule, qu’importe les regards qui se posent sur toi, qu’importe que ton amie ne comprenne rien. Tu le pousses deux fois, libérant toute ta colère, ta déception, contre lui. Sourcils froncés. Cœur battant. Voix déraillant par moment. Tu lui hurles dessus, parce que c’est tout ce que tu es capable de faire. C’est tout ce que ton corps te demande de faire. Parce que tu ne réfléchis pas, parce que la trahison te fait mal. Elle te fait putain de mal. « Tu te fous de ma gueule ? T’es capable de tracer ma vie dans les grandes lignes mais t’es pas foutu de savoir que c’est moi ? Tu vois ton article sur mon bureau, avec toutes les corrections que j’ai apporté dessus, mais t’es pas fichu de déduire que c’est moi ? T’es vraiment qu’un enfoiré. Un putain d’enfoiré ! » t’exclames-tu, en lui jetant ton précieux bouquin emballé précieusement dans son sachet plastique à la figure du grand brun. « J’espère que tu t’es bien amusé. Que ça en valait la peine. » Tes yeux s’emplissent de larmes, larmes que tu ravales aussitôt. C’est pas le moment de craquer. C’est pas le moment de te faire avoir. C’est pas le moment de craquer, de perdre totalement le contrôle de tes émotions. Ce n’est pas le moment d’être ce garçon faible. Il n’a aucune excuse. S n’est pas inconnu, mais Sherlock en est un. Deux apparences, un seul et même être. La tête te tourne. Tu ne te sens pas bien. Sans doute que tu aurais dû avaler quelque chose avant de quitter ta maison. Sans doute que tu aurais dû cesser toute communication avec lui, lorsqu’il t’en donnait encore l’occasion. Peut-être que tu aurais dû être comme les autres, peut-être que tu aurais dû faire comme les autres, te lasser de son absence. Peut-être que tu aurais dû être différent, ne pas être ce garçon profondément gentil.

Un sourire triste vient alors étirer tes lèvres, alors que t’as les yeux rivés sur les pavés du trottoir. T’es incapable de le regarder droit dans les yeux désormais. Tu t’apprêtes à partir, à le laisser sur ça, mais parfois, la tristesse fait dire des choses que l’on ne pense, simplement pour blesser pour faire du mal autant que l’on a mal. Parce que l’on trouve injuste qu’on soit le seul à souffrir, à avoir une plaie béante au centre du torse. Le genre de douleur qui prend aux tripes. Alors tu te retournes subitement vers lui. « Tu sais quoi ? Tu avais parfaitement raison. La chance n’existe peut-être pas. Maintenant, je le sais. Ce n’était qu’une erreur. Une putain d’erreur parce que mon doigt a glissé sur mon écran. C’est bien ce que tu disais. Tu devrais être content que je partage ton point de vue, non ? » Tu baisses la tête. « Je pensais qu’on était franc l’un envers l’autre, mais en fin de compte, j’étais le seul à prendre tout ça très à cœur. Je suis encore celui qui se fait avoir. » Tu te frottes l’œil, y effaçant au passage les gouttes traîtres s’étant échappé de celui-ci. « J’espère que tu t’es bien amusé. » répètes-tu, avant de vouloir t’effacer, avant de vouloir reprendre le chemin qui te mènera jusqu’à ton toit, spectateur de tous tes états d’âmes.
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J'ai 16 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis lycéen et je m'en sors bien. Sinon, grâce à mon désintérêt, je suis célibataire et je le vis plutôt sans trop m'en soucier.




louis garrel ©️wildworld
En sortant, aujourd’hui, tu ne t’attendais pas à croiser la route de John. Londres est une grande ville et si tu avais toujours été son professeur, tu lui aurais certainement demandé de calculer la probabilité de voir vos chemins de se croiser à nouveau, juste aujourd’hui alors qu’il était en compagnie de cette fille que tu avais croisé lorsque tu avais entre aperçu John dans le parc. Clairement, les probabilités pour que vous vous croisiez aujourd’hui étaient infimes. Pourtant, il semblerait qu’il soit juste devant toi et qu’il soit particulièrement en colère. C’est bien ta veine. Peut-être que tu aurais mieux fait de rester enfermer dans ta chambre, quitte à te faire intoxiquer par les fumées de ton expérience loupée. Il te pousse et tu ne fais rien pour l’en empêcher. Tu es trop occupé à essayer de comprendre ce qui se passe. T’as envie de lui dire que tu ne te fous pas de lui, que tu pensais qu’il finirait par s’en rendre compte. Après tout, tu n’as jamais caché ton identité, c’est juste lui qui ne faisait pas assez attention, mais tu te tais. Tu doutes que c’est ce qu’il veuille entendre. Tu n’oublies pas que John est susceptible et tu ne tiens pas jeter d’huile sur le feu. Il te jette la vérité à la face. T’es capable de tracer ma vie dans les grandes lignes mais t’es pas foutu de savoir que c’est moi ? il a raison, il ne t’a pas fallut longtemps pour savoir qui est-ce qui se cachait derrière son écran. De déduction en déduction, doucement le petit homme prenait forme dans ton palais mental, mais tu n’as jamais vraiment cherché à mettre une identité sur tout ça. Tu te contentais des bribes d’informations qu’il t’offrait au fil de votre conversation. Il était devenu un puzzle que tu prenais plaisir à assembler doucement. Le physique n’est pas quelque chose qui compte pour toi. Tu t’en fiches même carrément. Seulement, quand il a su que tu te trouvais dans le même parc que lui, il a voulu jouer à ce jeu. Il a voulu te retrouver et tu t’es pris au jeu toi aussi. Tu voulais voir si tu avais assez d’informations à son sujet pour le retrouver, si tu étais assez doué pour mettre un visage sur cet inconnu. C’est de sa faute. S’il ne t’avait pas poussé à chercher, peut-être que tu n’aurais jamais su et lui non plus par la même occasion.

L’ouvrage qu’il vient d’acheter vole et tu l’esquives de peu. Du moins, tu évites de le prendre en pleine poire. Il a l’air vexé, blessé - du moins c’est ce que tu peux en déduire avec tout ça - mais toi, tu ne sais pas comment gérer ce genre de situations. Réflexe idiot, tu aurais presque envie de prendre ton téléphone pour texter au petit homme pour lui demander conseils. Sauf qu’il est face à toi et tu doutes qu’il est vraiment envie de t’aider en quoique ce soit. « Ce n’est pas amusant. » t’as vraiment rien trouvé de mieux à répondre, vraiment ? C’est fou ce que tu peux être pathétique quand il s’agit de relations humaines. Tu as un esprit brillant pourtant, plus que ça. Pourtant, dès qu’il est question de communiquer avec les autres, tu deviens presque aussi idiot que le commun des mortels. C’est pathétique. T’as essayé pourtant, mais toutes tes tentatives se sont avérés des échecs et tu as même eu l’occasion de ramasser de sévères ecchymoses pour ça. Malgré tout, avec lui c’était différent. Tu ne sais pas trop si c’était simplement parce que vous ne communiquiez que par messages ou si c’était lui qui faisait toute la différence, mais il y avait bien quelque chose de différent. Tu arrivais à communiquer avec lui sans qu’il ne se mette à t’insulter ou quoique ce soit. Il arrivait même à te trouver drôle, souvent à ton insu, mais quand même. Ses yeux brillent et tu te demandes si c’est de la colère ou de la tristesse. Peut-être un peu des deux. Tu t’en veux, en quelque sorte. Tu ne voulais pas le blesser. C’est d’ailleurs pour ça que tu t’étais décidé à t’éloigner de lui. Juste pour éviter que ce genre de choses n’arrivent.

Il s’apprête à tourner les talons, mais semble se raviser. De nouveau, il te fait face. Du moins, il est face à toi. Ses mots se transforment en lame de rasoir. Il cherche à te blesser et le pire, c’est que tu sais que tu lui as offert toutes les armes pour ça. Peu à peu, tu t’es dévoilé, tu as affaibli les protections que tu as dressé autour de toi. Maintenant, ça se retourne contre toi. Une putain d’erreur. Tu sens ton coeur se serrer dans ta poitrine à l’entente de ces quelques mots. T’as pas beau savoir qu’il essaye juste de te blesser, tu ne peux t’empêcher de ressentir cette douleur poignante que tu t’es juré d’éradiquer de ta vie. Celle de ton coeur que l’on piétine, de tes espoirs de liens jeter au sol pour s’éclater en mille morceau. Tu devrais te faire à cette idée, Sherlock. Tu n’es pas fait pour que les gens s’attachent à toi. Tu devrais le savoir après toutes ses années. Dans un élan de désespoir ou du moins quelque chose qui a le même goût, tu le rattrapes alors qu’il essaye de fuir. Tu ne peux pas laisser ça comme ça. Tu ne peux pas le laisser partir maintenant. S’il s’en va tout est fini et tu ne peux pas t’y résigner. Tu ne peux pas abandonner la partie avant même d’avoir essayé. « Ce n’était pas un jeu, John. » comme la toute première fois où tu l’as dis, son prénom roule sur ta langue, comme s’il avait un goût sucré. Tes longs doigts se referment autour du poignet du blond. C’est la première fois que tu le touches. La sensation est étrange, presque électrisante. Tu peux sentir son pouls battre beaucoup trop fort contre la peau plus fine de l’intérieure de son poignet. « Je n’ai pas voulu te faire de mal. J’pensais juste que... » tu soupires, pour une fois tu as du mal à trouver tes mots. « Quand je suis arrivé chez toi la première fois, tu semblais déjà me détester. Je ne voulais pas que tu m’associes à cette personne qui semblait te faire sourire à chaque fois que tu recevais un message de lui. Alors, j’ai éludé la question, mais je t’ai laissé des indices... » tu baisses les yeux vers lui. Tu souhaites de tout ton coeur qu’il comprenne, qu’il accepte et surtout qu’il ne t’en tiendra pas rigueur. Tu ne sais pas si tu supporteras de le voir disparaître une nouvelle fois.
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SUNRISE
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Même sans avoir eu l’occasion de voir son visage, de connaître son identité, tu pensais que tu pouvais faire confiance à l’inconnu si particulier se cachant derrière l’écran de ton téléphone à tout moment de la journée. Tu pensais que tu pouvais tout lui dire sans crainte d’être jugé, d’être moqué comme tu pouvais l’être dans les couloirs de ton lycée. Tu pensais qu’il était ton réconfort permanent dans les disputes de tes parents, dans les disparitions de ta sœur aînée, dans les moments de doutes, perché sur ton toit, à observer les lumières de la ville en pleine nuit. T’as eu le courage de lui révéler plusieurs choses sur toi. Tu as eu le courage de t’ouvrir à cet inconnu pour ne recevoir qu’une immense claque en pleine figure. Son absence. Son silence. La peur d’avoir perdu le seul qui semblait capable de comprendre ta détresse, qui te trouvait toujours les solutions les plus adaptées à n’importe quelle situation. Sa disparition a déclenché ce processus de pensées que tu étais parvenu à tenir loin de toi, pendant un temps. Des pensées sombres que tu fuyais, des pensées tristes que tu préférais effacer, que tu pouvais effacer sans trop de mal, avant qu’il finisse dans un lit d’hôpital. Tu as tenu bon, parce que tu espérais qu’il te revienne. Tu as tenu bon, parce que tu pensais que tu pouvais réussir à le sauvegarder, à repousser ses démons, repousser les monstres entravant son raisonnement logique. Tu as tenu bon, parce que tu croyais qu’il était différent. Tu as tenu bon, parce que tu pensais qu’il en valait la peine. Tu as tenu bon pour te faire planter une lame entre les deux omoplates. Tu lui avais proposé implicitement cette compétition idiote sur celui qui découvrirait l’identité de l’autre. Un jeu enfantin pour faire passer le temps, pour occuper ton esprit, pour ne pas penser à l’enfer régnant dans l’antre des Watson. Un passe-temps pour ne pas réfléchir trop longuement aux éclats de voix se répercutant contre les murs du salon. Une évasion de quelques minutes. Seulement, tu as été le seul à jouer franc-jeu, tu as été le seul à être honnête et sincère envers l’autre, envers cet inconnu. Inconnu qui ne l’est plus tellement. Inconnu sur lequel tu craches désormais toute ta colère, poussant son corps de tes deux mains sur ses épaules. La trahison forme une boule dans le fond de ta gorge dont tu ne parviens pas à te débarrasser. Les larmes menacent de rouler sur tes joues, mais elles n’ont pas le droit. Elles n’ont pas le droit de te trahir, elles aussi.

L’amertume se dépose sur ta langue. À tout instant, ton cœur menace d’exploser dans ta poitrine. Il bat fort. Le sang afflue sur tes joues, à tes tempes. Malgré le dégoût que le jeune homme face à toi t’évoque, tes yeux ne peuvent s’empêcher de détailler les traits de son visage. Celui de S. Celui de Sherlock. Il évite de justesse le roman que tu lui lances en plein visage. L’ouvrage emballé dans son sachet plastique trouve le chemin du sol dans un arc de cercle frôlant la perfection. À jouer avec toi, il finit par se brûler les ailes. À croire que tout être est profondément bon sur cette planète, tu finis par vivre la déception dans sa plus belle pièce, dans sa plus belle scène, sous les regards surpris et désabusés des passants. Tu ouvres la bouche, et ce ne sont que des insultes qui en sortent, des insultes et des mots blessants parce que tu es incapable de dire autre chose avec toute cette colère qui s’accumule en toi. Tu t’apprêtes à t’en aller, à le faire disparaître de ta vie, de ton existence, de tes contacts, lorsque sa main se referme sur ton poignet. Ton prénom sur ses lèvres te fait frissonner. La dernière syllabe reste suspendu entre vous, dans les airs. Une décharge électrique fait vibrer ton corps lorsque ses doigts s’installent sur ta peau.

Tu te figes. Tu ne peux pas fuir ses mots, sans doute parce qu’au plus profond de toi, tu as envie de les entendre, tu as envie de croire qu’il avait une bonne excuse pour ne pas te révéler son identité, pour ne pas que tu découvres la sienne. Pourtant, lorsque tu ouvres la bouche, c’est la rancœur qui s’exprime. « Des indices ? Mais tu sais ce que tu peux en faire de tes indices ? » Il peut se les foutre au cul, se faire étrangler par ses putains d’indices que cela n’aurait plus la moindre importance à tes yeux. Ses excuses ne valent rien. Il se cache sous de faux prétextes. Comment aurais-tu pu détester quelqu’un que tu venais à peine de rencontrer ? « Tu me faisais sourire. Peu importe le rôle que tu jouais. Tu me faisais sourire, et t’as absolument tout gâché. Je ne joue plus. J’abandonne la partie. Trouve-toi une autre victime, je lui laisse ma place. » Tête baissée, fuyant à tout prix son regard que tu imagines sans mal empli de tristesse, tu te défais de l’emprise de sa main et quittes le trottoir. Tu abandonnes ton livre, ton amie. Tu abandonnes Sherlock. Tu abandonnes S. Tu t’abandonnes à tes larmes morcelant ton visage, alors que tes pas se font plus rapides, jusqu’à ce qu’ils ne deviennent plus qu’une course effrénée à travers les passants. Fuir. Souffrir en silence. Se maudire. Fin de la partie.
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louis garrel ©️wildworld
Il semblerait que tu es réussi à tout gâcher. Ce n’est pas volontaire cette fois. Rien ne pouvait te laisser prévoir que tu le croiserais aujourd’hui. Londres c’est grand. Comment est-ce que tu aurais pu t’imaginer qu’il se balade au même endroit que toi ? Même pour toi c’est une tâche difficile. Il t’en veut et tu ne peux pas vraiment lui en vouloir. Tu lui as menti ou plutôt, tu as caché une partie de tes informations. Tu n’as pas pensé à mal. C’est juste que son professeur semblait lui taper sur le système. Tu ne voulais pas qu’il t’associe à lui, même si en réalité ce n’était qu’une seule est même personne : toi. T’as été bête, simplement parce que tu as voulu préserver ce que vous partagiez via vos écrans de téléphone. C’est complètement idiot. Tu ne sais pas pourquoi tu as fait ça. Pourquoi est-ce que tu te sens obligé de ruiner tout ce que tu touches, Sherlock ? Tu ne peux pas te résoudre à le laisser partir alors tu l’attrapes par le poignet, geste simple qui t’électrise. C’est la première fois que tu le touches. Première fois que ton épiderme touche le sien. T’en as pas vraiment eu l’occasion quand tu étais son professeur et ce n’est clairement pas à travers deux écrans interposés que tu aurais pu le toucher. La sensation est étrange, mais agréable. Il ne se défait pas tout de suite de ton emprise. Il préfère te lancer quelques mots bien sentis à la face. Comme s’il n’en avait pas dit assez. Il faut bien avouer que John s’avère avoir un vocabulaire plutôt fourni quand il est question d’insultes. Apparemment, le fait que tu lui aies laissé des indices sur ton identité ne semble pas suffisant pour qu’il accepte de tirer un trait sur tout ça. Tu ne sais pas vraiment à quoi tu t’attendais en avouant ça. Même toi, ça ne t’aurais pas fait sourcilier. T’aurais même été encore plus en rogne à l’idée d’avoir loupé des indices évident de toute évidence. Pourtant, c’est la seule chose qui t’es venue sur le moment et tu espérais que John s’en contenterait. Tu as eu tord.

Il t’avoue que tu le faisais sourire et tu dois bien avouer que cette idée te sert le coeur. Tu n’as jamais fait sourire personne, à part si c’était pour se moquer de toi et encore. Pourtant, lui semble sincère. Il baisse les bras et tu sens ton coeur se serrer d’avantage dans ta poitrine. Tu sais que tu devrais faire quelque chose, qu’il faut que tu agisses si tu ne veux pas le laisser te glisser entre les doigts. Seulement, tu n’as aucune idée de comment faire. Les interactions avec les autres humains, ça n’a jamais été ton truc et on peut même dire que pendant un temps, tu t’es arrangé pour ne pas en avoir. Tu ne comprends pas les autres et tu ne cherches pas à les comprendre, d’une manière générale. Tu ne veux pas qu’il parte. Tu ne veux pas retourner dans le silence. Ton téléphone va te semble bien fade s’il décide de ne plus l’habiter avec ses fringales nocturnes et ses tranches de vie. Tu ne sais pas pourquoi tu y tiens tant. Peut-être que parce que, pour une fois, avec lui tu n’avais pas l’impression d’être le monstre que les autres voient en toi. Il ne t’a jamais jugé, même quand tu lui parlais de tes passions étranges pour les enquêtes criminelles. Il t’a demandé ton aide et t’a remercié quand tu as réussi à retrouver sa soeur - même si tu n’avais pas fait grand chose. Il n’a pas prit ce que tu savais faire pour acquis. Il a cherché à s’intéresser à toi, alors même que tu assurais que les autres étaient tous des idiots. Il a insisté quand tu faisais le mort, là où les autres n’ont même pas essayé. Il t’a tenu compagnie quand tu étais enfermé dans ce fichu hôpital. Tu ne supportes pas l’idée de retourner dans ce silence trop épais qu’est ton quotidien. Pourtant, il s’en va. Tu le regardes s’éloigner sans même un regard en arrière. « Gâcher, c’est tout ce que je sais faire, je t’avais prévenu John. » les mots comme un souffle qui s’éparpille parmi les bruits de la ville. Il ne t’a certainement pas entendu et c’est mieux comme ça, peut-être. Tu l’as prévenu pourtant. Tu n’es pas le genre de personne que l’on doit côtoyer. Ça n’a jamais eu l’air de lui faire peur, mais ce n’est plus un problème maintenant. Il ne semble pas décidé à te côtoyer de nouveau. Tu l’observes encore un moment, avant qu’une femme s’approche de toi. T’es surpris, mais tu n’entends qu’à moitié ce qu’elle te dit. « Vous avez perdu ça. » t’attrapes ce qu’elle te tend et marmonne un « merci » plus causé par une habitude polie que par une réelle envie d’être charmant. Tu cherches John du regard, mais il est déjà loin et sa petite taille ne t’aide pas à le repérer dans la foule. T’as l’impression qu’une brique te tombe dans le fond de l’estomac. Tu as tout gâché. Again.

Finalement, tu poses les yeux sur ce que la femme t’a mis dans les mains un peu plus tôt. Un sac, avec quelque chose à l’intérieure. Curieux tu l’ouvres et découvre un ouvrage. Le Hobbit. C’est le livre de John. Celui qui semblait vouloir acheté à tout prix. Certainement ce qu’il t’a lancé au visage un peu plus tôt. C’est toi qui l’a maintenant. C’est la seule chose qu’il te reste de ta petite altercation avec le petit homme. Une preuve qu’il a vraiment existé et que ce n’est pas l’une des hallucinations que peut parfois te créer ton cerveau. Sans vraiment réfléchir, tu passes les doigts sur la couverture plastifiée de l’ouvrage. C’est doux et froid. Les lettres du titres sont en relief. Tu soupires. Tu n’as pas envie de rentrer chez toi. Tu ne tiens pas à affronter ton frère après ça. Rapidement, tu regardes autour de toi et trouves un endroit où te poser. Connaître Londres par coeur, ça a souvent des avantages. Tu t’installes dans un parc. Pas James’s Park cette fois-ci. Un autre, assis sous un arbre, tu décides de sortir le livre de sa protection. Tu as envie de voir pourquoi il semblait si excité à l’idée de redécouvrir cette histoire. Les romans fantastiques, ça ne t’a jamais beaucoup intéressé, mais il y a un début à tout, non ? Quand tu lèves les yeux des pages recouvertes de symboles, Londres c’est adoucie. Il y a moins de monde dans les rues et il semble que la journée touche à sa fin, tout comme le livre qui repose entre tes doigts. Tu ne sais pas vraiment si tu es sensé aimer cette histoire, mais tu comprends pourquoi John peut, lui. Il rêve d’aventures et d’évasion. C’est aussi pour ça qu’il s’isole sur son toit, pour l’adrénaline que ça lui apporte. Petit homme aurait aimé être ce hobbit qui se voit sorti de sa routine pour vivre une aventure. Il serait prêt à se fier au premier inconnu qui passe, si ça lui permet de laisser derrière lui son quotidien étouffant...
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