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 Viens que je te mette à l'abri (SUNRISE)

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June
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dolores June


Le contexte du RP
Mise en situation
La situation

Amand et Oscar sont des amis de très longue date : ils se connaissent depuis l’école. Oscar s’est toujours montré protecteur envers Amand, sans que ce dernier n’en ait vraiment conscience. Pourtant, à chaque fois que sa naïveté, sa légèreté d’enfant lui jouent des tours, Oscar est là – infailliblement présent. D’ailleurs, Amand vient encore de se faire larguer par sa copine…

Ce rp se situe quelques mois avant le tg Mariage au Château de Garibondy
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June
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dolores June



Amand Bichard
J'ai 33 ans et je vis à Nantes, France. Dans la vie, je suis décorateur d’intérieur et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis viens de me faire larguer et je le vis plutôt pas bien.

son métier et ses aspirations, plutôt associés généralement à des femmes, sont en décalage total avec son apparence physique ⊱ contrairement à ce que l'on pourrait croire, il est timide et a peu confiance en lui ⊱ il rêve de devenir strip-teaseur mais n'ose pas sauter le pas ⊱ son frère raphaël l'a toujours un peu pris pour un original sans le lui avouer ⊱ a un gros crush sur son ami oscar mais ne s'en rend pas compte

ryan guzman © Kidd
J’entre dans l’appartement ; un bruit de clés jetées sur la console de l’entrée, celui de mon sac qui s’écrase à mes pieds, et puis la porte se referme dans un claquement. Je pousse un profond soupir. Il est des jours où rentrer chez moi me donne envie de pleurer. Voir toutes ces choses familières et immobiles, inchangées, quand ma vie vient pourtant d’être bouleversée… Je sais pas pourquoi, mais ça finit toujours par m’achever.

Je n’ai même pas pris le temps de virer ma veste que je viens déjà m’avachir dans le canapé, complètement sonné. C’est la deuxième fois en quelques mois. Que je me fais larguer. Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Je suis pourtant pas quelqu’un de bien méchant… Sinon je serais pas là, complètement abattu, à me dire que si c’est pour me faire briser le cœur à chaque fois, je vais vraiment finir par arrêter de faire des efforts. Et accepter le fait que, visiblement, personne veut de moi.

Je suis probablement en train de penser des choses stupides et légèrement excessives pour une relation de seulement deux mois, quand mon téléphone sonne. C’est un message. Non, un message d’Oscar. Je souris tristement. Il me demande ce que je fais ce soir. Je sais pas trop pourquoi – c’est pas comme s’il habitait à Paris. Soirée rupture. J’envisage sérieusement de me morfondre dans mon canapé à mater des comédies romantiques débiles pour le restant de mes jours, je lui réponds. Je devrais pas l’embêter avec ça, je sais, mais c’est plus fort que moi. À lui, c’est tout naturel, je raconte toujours tous mes états d’âme. Et même si je dis de la merde, je sais qu’il va tout de suite comprendre que c’est du sérieux.
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SUNRISE
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gay on a mission



Oscar Comte
J'ai trente-sept ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis coach de vie, sportif, musicien à mes heures perdues et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibaire et je le vis plus ou moins bien.




jason momoa ©️ angie
Il regarde le paysage défilé sous ses yeux, lentement bercé par les roulis du train qui l’emmène loin de chez lui. Oscar n’a prévenu personne. Il s’est juste envolé avec son sac et ses papiers. Il avait besoin de prendre l’air, de retrouver un ami, de s’évader quelques temps pour faire point sur le sens de son existence. L’homme se répète constamment qu’il aurait pu faire mieux que coach sportif, que son talent de musicien aurait pu l’amener bien plus loin, s’il avait eu un peu plus de courage. Les paysages de la grande ville s’effacent pour faire place à des étendues vertes, puis des champs de culture, et ainsi de suite, le train passant de gare en gare.

Le brun ferme les yeux un moment, avant de les rouvrir une ou deux heures plus tard. Sa tête repose contre la vitre à la propreté douteuse. La climatisation fait voler quelques mèches de ses cheveux. À peine a-t-il le temps d’émerger que la voix dans les hauts-parleurs indique l’arrêt desservi par la ligne. Son arrêt. Félin, il s’étire de tout son long, veillant à ne pas éborgner son voisin, et se lève, attrapant ses effets personnels. L’homme s’élance dans le fin couloir et descend les escaliers le menant jusqu’à sa porte de sortie. Le wagon continue de bouger de gauche à droite, le berçant encore un peu. Alors qu’il enfile sa veste, Oscar reçoit un message, faisant vibrer son cellulaire dans le fond de sa poche. Une simple lecture de l’expéditeur suffit à le faire sourire, sourire bien vite supprimé à la lecture de la missive. Le jeune homme demande un peu plus d’explications, en s’imaginant avec précision l’état de son meilleur-ami. Sa venue surprise sera désormais bénéfique autant pour lui que pour Amand.

Le train s’arrête. Le sportif disparaît dans la foule de passagers sur le quai et se fraye un chemin parmi les plus lents d’entre eux. Il hèle un taxi, donne l’adresse et attache sa ceinture, après avoir lancé son maigre sac sur la banquette. Quelques minutes plus tard, le brun paye le prix de sa course et descend du véhicule avec ses affaires. Il inspire, puis grimpe les escaliers le menant face à une porte en bois. L’autre allait avoir besoin de lui. Il fera alors taire son propre ressenti pour être le meilleur ami possible, lui apporter tout le soutien dont il a besoin. Il frappe doucement, laissant un vague sourire étirer ses lèvres.
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June
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Amand Bichard
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ryan guzman © Kidd
Je reçois tout de suite une réponse. Il me demande un peu plus d’explications. Je ne sais même pas par où commencer… Je soupire longuement en me passant une main sur le visage. J’ai envie de lui dire tellement de choses. C’est typiquement le genre de moments qui me fait remettre absolument tout en question dans ma vie – enfin, plus ou moins. Le monde me paraît instable, beaucoup trop complexe.

En soi, c’est pourtant simple. Allez, Amand, fais un petit effort… J’essaye de visualiser ma situation de la façon la plus pragmatique. J’ai vu Marie après le taf et elle m’a dit qu’elle voulait qu’on arrête. Là, ça pourrait pas être plus clair. Et le voir écrit me saoule tellement que j’envoie promener mon téléphone entre les coussins du canapé. Je me lève et je traîne des pieds jusqu’au frigo, où j’attrape une bière. Réflexe débile. Mais je crois que je compte vraiment suivre le programme annoncé à Oscar dans mon message précédent. Je reviens allumer la télé, je vire mes chaussures qui atterrissent à peu près n’importe où sur le sol et je commence à zapper – je ne me rends même pas compte que j’ai toujours ma veste sur les épaules. Je suis lamentable. On dirait un putain d’ado en mal d’amour.

Quelque temps plus tard, des coups frappés sur ma porte d’entrée me ramènent à moi. Je grogne et je viens quand même ouvrir. Le visage d’Oscar apparaît dans l’entrebâillement, puis sa silhouette toute entière s’encadre sur mon palier. J’ai un petit moment de doute, où je me demande si je ne suis pas en train de rêver. Puis je suis submergé par une joie d’enfant et, l’instant d’après, je me suis littéralement jeté dans ses bras. Sur le coup, je ne me pose pas une seule seconde la question de la raison de sa présence ici : je me contente de constater qu’il est là ; il est là et je suis heureux de le voir. J’oublie même que je dois avoir un look un peu pitoyable, avec mes chaussettes et ma veste sur le dos. « Oscar ! Alors ça, je m’y attendais pas… Viens, entre ! », je lui dis en me détachant de lui pour le laisser l’occasion de me suivre à l’intérieur.
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SUNRISE
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Oscar Comte
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jason momoa ©️ angie
Sa main cogne contre le pan de bois. D’ici, il entend la télévision promouvoir une marque connue de dentifrice, avant de s’arrêter sur une autre publicité. Oscar attend patiemment que l’on vienne lui ouvrir la porte. Il sait qu’il est là. Il sait aussi qu’il va devoir jouer la comédie, faire semblant que sa vie est source de bonheur, et qu’avoir vu son meilleur-ami partir si loin de lui n’a pas été douloureux, malgré les mois qui se sont écoulés depuis. L’homme a tout juste le temps de jeter un œil à son téléphone portable, de lire les quelques mots écrits par l’autre et de ranger son cellulaire dans le fond de sa poche qu’une tornade vient se jeter dans ses bras. Le musicien ferme les yeux pour apprécier la chaleur de ce contact. Il avait simplement besoin de ça depuis des semaines. Il frotte le dos d’Amand avant de caresser sa chevelure, puis le laisse se détacher de son emprise.

Amand est déjà trop loin de lui. Avant de passer le seuil de la porte, le brun se penche pour embrasser la joue du plus jeune. « Je voulais te faire une petite surprise. Je crois que c’est réussi. » Une petite surprise, oui. À croire qu’Oscar est toujours présent au bon moment pour lui. Ça a toujours été comme ça, depuis le début, depuis leur rencontre. Il n’y a pas un seul instant où il n’a pas su se montrer présent pour lui. Il lui rend bien. Dans l’entrée, l’homme dépose sa veste, retire ses pompes et revient serrer son ami dans ses bras. « J’crois qu’une soirée film pourri et glace à la vanille s’impose. Tu vas me vider ton sac. » murmure-t-il au creux de son oreille avant de l’attirer vers le canapé. Il le fait s’installer avant d’aller dans sa cuisine pour trouver de quoi nourrir leurs estomacs et rafraîchir son gosier. Il attrape une bière dans le réfrigérateur et un pot de crème glacé dans le tiroir du congélateur. Oscar inspire avant de revenir vers son ami. Il s’installe près de lui, lui tend une grande cuillère et le pot glacé. Le canapé lui offre toute la place disponible, mais lui préfère se coller contre Amand. Son déménagement avait créé comme un manque dans leur longue amitié. Un manque qu’il était temps de combler. « J’t’écoute, crache le morceau. »
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June
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ryan guzman © Kidd
Oscar entre dans l’appartement et dépose un baiser sur la joue d’Amand. Ce dernier ferme les yeux l’espace d’une demi-seconde, puis il regarde son ami se défaire avec méthode de sa veste, de ses chaussures, qu’il sait exactement où ranger. « J’en reviens pas, c’est fou que tu sois là », dit-il. Et pour autant, cette apparition a quelque chose de tellement naturel. Tout se passe comme si Oscar était venu pour lui – comme s’il avait su qu’Amand aurait besoin de lui, à ce moment précis. Et Amand ne s’en étonne pas vraiment, parce que ça a toujours été comme ça, d’aussi loin qu’il se souvienne. Et toujours dans ce sens-là, d’ailleurs – si bien qu’il n’imagine même pas qu’Oscar, lui aussi, puisse avoir besoin de lui.

La seconde étreinte est plus calme. Amand se laisse faire, dépose sa tête sur l’épaule de son ami. « Tu m’as manqué », dit-il simplement, relâchant dans ses bras toute la tension qu’il avait accumulée. C’est incroyable, ce pouvoir qu’a Oscar de l’apaiser en un rien de temps. « J’crois qu’une soirée film pourri et glace à la vanille s’impose. Tu vas me vider ton sac », murmure ce dernier avant de l’entraîner vers le canapé. Puis il s’éloigne vers la cuisine et Amand en profite pour retirer enfin sa veste, qu’il balance sur une chaise de l’autre côté du salon. Quand son ami revient et lui tend le pot de crème glacée, il ne peut pas s’empêcher de dire à propos de celle-ci : « T’es sûr qu’elle est encore bonne ? Elle doit dater de Diane, celle-là, non ? » Triste ironie. Il ricane amèrement, mais la présence d’Oscar contre lui le rassure.

« J’t’écoute, crache le morceau. » « On lance le film, d’abord ? » demande Amand, parce qu’il a hâte de ce moment, envie d’être tranquille pour le reste de la soirée, mais aussi parce qu’il a besoin de rassembler un peu ses pensées avant de répondre. Il sait qu’il peut tout dire à son meilleur ami, mais il ne compte pas non plus se montrer trop minable. Pas autant qu’il a l’impression de l’être, du moins, après cette rupture qui l’affecte beaucoup trop. Il se penche pour attraper la caissette de dvds sous la table basse. « Quand Harry rencontre Sally, Les Moissons du ciel ? Ou… Love Actually ? » demande-t-il en les passant en revue. Que des films de meuf. Il ne se doute pas une seule seconde de la grimace que retient Oscar à l’annonce de ces quelques titres  – comme toujours –, et après avoir tergiversé en solo sans même s’en rendre compte, il finit par choisir la dernière option.

Une fois le disque enfin avalé par le lecteur et le film lancé, le son pas trop fort pour qu’ils puissent parler à leur aise, Amand revient se lover contre son ami et s’empare de la cuillère, pour enfourner dans sa bouche une bonne dose de glace à la vanille. Il laisse un peu de temps passer. Il hésite à ne rien dire finalement, à seulement profiter du moment. Mais à force d’y réfléchir, il finit par craquer. « Je crois que le pire truc, c’est que c’est toujours la même chose », dit-il soudainement. « À chaque fois, j’ai l’impression de les avoir déçues. Toutes. Et de la même manière », dit-il, le regard perdu sur l’écran de la télé. Le geste de la cuillère est resté suspendu, interrompu par le flux de ses pensées. Sa voix est comme éteinte, lasse. Comme s’il baissait les bras.
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SUNRISE
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Oscar Comte
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jason momoa ©️ angie
S’il y a bien une chose qu’Oscar n’a jamais aimé, c’est le voir dans cet état. Tout à coup, son propre mal-être disparaît pour laisser de la place à celui de son cadet. L’homme s’oublie pour venir à sa rescousse. C’est toujours ce qu’il a fait. C’est ce qu’il fera toujours. Il s’oublie pour les gens qu’ils aiment. Autant qu’ils ne se bousculent pas au portillon. Il n’a jamais pu compter que sur le brun dans toute son existence. Ses parents, une fois divorcés, se sont battus pendant des mois pour savoir qui des deux allait devoir prendre le gosse de dix-sept ans qu’il était alors, ses grands-parents sont décédés peu de temps après cet épisode épuisant. À dix-huit ans, Oscar avait abandonné ses études pour voler de ses propres ailes. Il a vécu un temps dans la rue, seulement deux petits jours, avant de trouver refuge dans une association de jeunes travailleurs. Son allure sportive et sa motivation à s’en sortir malgré la perte d’êtres chers lui ont permis de trouver une place dans une salle de sport. Peu de temps après, le premier salaire est tombé, avec ça un logement plus que convenable pour la banlieue parisienne. Un coup de chance. Mais jamais il n’a trouvé l’occasion d’en dire un mot à Amand. Oh, bien sûr, il est au courant du divorce des Comte, il ignore simplement l’épreuve que cela a été. À ce moment là, le gamin qu’était Amand avait besoin de lui. Il s’était une nouvelle fois oublié pour le soutenir. Oscar, c’est ce genre de type. C’est ce genre de type avec Amand, prêt à tout pour lui offrir un rayon de soleil dans la tempête. « Surprise. » murmure-t-il, avec un sourire.

Son aveu réchauffe le cœur du plus grand. Le manque n’était donc pas à sens unique comme il le craignait alors. « Toi aussi. » Cette longue étreinte soulage son âme. Il en avait tant besoin. Folie que de ne pas s’être présenté chez son ami bien avant. Le brun ne le réalise que maintenant. Petite virée dans la cuisine pour récupérer une bière, un pot de glace, deux grandes cuillères et le musicien se vautre tout contre Amand. Par acquit de conscience, il jette un coup d’œil à la date de péremption. Crème glacée encore comestible pour les deux mots à venir. « R.A.S. » Oscar profite de l’inattention de son ami pour reposer sa bière et attraper la sienne, déjà ouverte. Il lui en vole quelques gorgées avant de la reposer. Ce dernier ne prend même pas la peine de répondre à sa question, sachant pertinemment qu’il ne se souvient d’aucun de ses films, qui ne sont franchement pas dans sa liste de films appréciés.

Bras entourant les épaules d’Amand, pieds posés sur la table basse, pot de crème entre les cuisses et cuillère faisant des allers-retours entre celui-ci et sa bouche, il fixe l’écran sans véritablement s’intéresser à l’histoire de ce film. Il attend juste le moment où l’autre s’ouvrira à lui. Moment qui ne tarde pas, visiblement. Distraitement, Oscar dessine plusieurs cercles sur le bras de son meilleur-ami. « Dis pas de conneries. T’es un type bien. Rousse numéro une a bien regretté de t’avoir largué. Elle s’est rendue compte que t’étais le rêve de toute femme, au final. C’est plutôt elles, les déceptions, c’est toujours toi qui souffre. » Après avoir prononcé ces mots, l’homme tourne la tête vers l’autre. « Tu devrais peut-être – je sais pas – prendre un moment pour faire table rase. » Il ferme les yeux un moment pour tenter de formuler sa pensée. « Tu te lances corps et âme dans une relation. Tu es prêt à tout à chaque fois. Je te connais trop bien. C’est sans doute ce qui te cause du tord : tu es trop parfait. »
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June
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Amand Bichard
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ryan guzman © Kidd
Et voilà, une fois de plus, ils se retrouvent là, calés l’un contre l’autre devant l’un de ces films niais qu’Amand aime tant, à manger de la glace et à boire de la bière. L’heure est à la décadence, mais après tout, ils peuvent bien se l’autoriser. C’est pas tous les soirs un soir de rupture. Oscar entoure les épaules de son ami d’une étreinte rassurante, et ce dernier se laisse aller contre lui. De plus en plus, imperceptiblement. C’est toujours comme ça que les choses se sont passées, entre eux. De manière imperceptible. Ces gestes de tendresse s’étaient installés petit à petit, si naturellement et depuis si longtemps qu’aucun d’entre eux n’avait jamais songé à les remettre en question.

Parfois, quand même, Amand se demande s’il n’aime pas un tout petit peu les ruptures, dans le fond. Juste pour ces moments de passivité privilégiés, où il laisse son ami s’occuper de lui, de lui ménager tout effort pour lui remonter le moral. Il ne pense qu’à désirer et chérir le confort de cette étreinte, sans avoir conscience de l’incroyable générosité dont Oscar lui fait alors l’infaillible démonstration. Après tout, Oscar a toujours été d’une force assez inconcevable, aux yeux d’Amand. C’est pour ça qu’il ne culpabilise pas à l’idée de déverser sur lui ses peines de cœur ridicules. D’abord, parce que c’est bien la seule personne à le prendre au sérieux, dans ces moments-là. Mais aussi parce que pour lui, Oscar est un roc que rien ne pourrait faire vaciller. Il se montre toujours si positif, si apaisant. Amand n’a pas le souvenir de l’avoir jamais vu souffrir. Alors, il s’est habitué à être celui qui se plaint et qui se décourage. Celui qui réclame l’aide de son ami, et de se blottir contre lui comme un enfant. Quitte à en avoir légèrement honte, parfois.

Il ne sait pas, Amand, que ce n’est que par un mauvais coup du sort qu’Oscar endosse encore le rôle de celui qui se rend disponible et se met à l’écoute. Qu’il s’est fait larguer précisément le jour où peut-être, pour une fois, il aurait pu en être autrement.

« Dis pas de conneries. T’es un type bien. Rousse numéro une a bien regretté de t’avoir largué. Elle s’est rendue compte que t’étais le rêve de toute femme, au final. C’est plutôt elles, les déceptions, c’est toujours toi qui souffre. » « Mhhh. » Amand fait la moue, pas vraiment convaincu. « Comment tu peux savoir si elle l’a regretté ? Pourquoi je me fais tout le temps larguer si je suis le rêve de toute femme ? Pourquoi je suis autant persuadé que c’est la bonne à chaque fois, si c’est elles qui sont décevantes ? » énumère-t-il sans pour autant se détacher d’Oscar, ni quitter l’écran des yeux. Il regarde le film sans le voir, agite distraitement sa cuillère pour ponctuer ses questions sans réponse. « Tu devrais peut-être – je sais pas – prendre un moment pour faire table rase. » Sauf que ça, Amand, il n’en a jamais été capable. Il se plaint, il subit mais il ne prend jamais le recul suffisant pour se poser les bonnes questions. Pas vraiment. La plupart du temps, il n’y croit pas trop lui-même. « Tu te lances corps et âme dans une relation. Tu es prêt à tout à chaque fois. Je te connais trop bien. C’est sans doute ce qui te cause du tort : tu es trop parfait. » Là, il marque un point. Enfin, sauf sur la dernière proposition, bien sûr. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Amand souffre sincèrement d’histoires pourtant si courtes, ou si évidemment vouées à ne pas être sérieuses. Surmonter sa timidité lui demande un tel effort qu’il n’est capable de rien d’autre que de se donner entièrement lui-même à la femme qu’il a choisie.

« Arrête de dire n’importe quoi », fait mine de râler Amand en référence à la dernière phrase d’Oscar. « T’essayes de me flatter là, t’es pas objectif ». Il le taquine un peu pour éviter de montrer que ce genre de propos dans la bouche de son meilleur ami, ça a plutôt tendance à le faire rougir. À le faire espérer qu’il le pense vraiment, aussi. « Ramène un peu la glace là, c’est moi qui suis censé avoir le cœur brisé », continue-t-il en délogeant le pot de crème glacée qu’Oscar avait calé entre ses cuisses. Il tape dedans comme il se doit, puis ses yeux tombent sur l’écran de la télé. « Je suis désolé pour le film… Ça doit faire quinze fois que je te le montre de force en vrai, même si t’es beaucoup trop gentil pour dire le contraire », lui souffle-t-il avec tendresse, tout en lui tendant distraitement le pot de glace. Quelques instants passent et, à l’écran, le personnage du premier ministre britannique se laisse déjà charmer par la maladresse de sa nouvelle assistante. Amand prend quelques gorgées de bière sans se rendre compte que le niveau a déjà nettement descendu. « Tu veux dire quoi, par faire table rase ? Tu crois que je les choisis mal ? » Ce n’est probablement pas tout à fait ce qu’il voulait dire, mais au moins, il fait mine de faire un effort. À moins que prolonger la conversation ne soit qu’un moyen de justifier la présence d’Oscar à ses côtés. De le garder près de lui.
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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gay on a mission



Oscar Comte
J'ai trente-sept ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis coach de vie, sportif, musicien à mes heures perdues et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibaire et je le vis plus ou moins bien.




jason momoa ©️ angie
C’est impossible de nier une telle chose : Oscar se sent bien mieux maintenant qu’il est aux côtés de la personne qui compte le plus à ses yeux. Il se sent bien. Mieux, en tout cas. Son âme se repose dans cette atmosphère. Il se sent à sa place. Il se sent chez lui, avec son meilleur-ami dans ses bras, le pot de glace, à regarder le film défiler sous ses yeux. C’est sans doute ce qui lui manquait le plus, dans son pauvre studio parisien : la présence d’Amand. Avant son départ, ils étaient toujours ensemble, même après des journées de boulot éprouvantes, même avec les copines du plus jeune, ils trouvaient toujours un moyen de se voir, de passer du temps ensemble, même si être ensemble consistait à rester silencieux sur le vieux clic-clac du musicien, pour l’écouter jouer un peu de guitare. Des soirées simples se finissant souvent par un sommeil venant les quérir sans même qu’ils n’aient le temps de se dire bonne nuit. C’est finalement ce qui lui manque le plus à Oscar : Amand. Un fin soupir franchit doucement ses lèvres lorsqu’il prend conscience de cela. Peut-être devrait-il déménager pour se rapprocher de lui ? Après tout, hormis son boulot et son appartement, rien d’autre ne le retient à Paris. Rien que des souvenirs qu’il pourrait recréer ici. Petit bourgeon d’idée qui tente de se développer lorsque la voix de l’autre lui parvient.

Du moins, son grognement. Un sourire étire les lèvres d’Oscar tandis que ses yeux observent avec attention la petite moue de l’autre. Toujours la même bouille, comme si rien ne changeait après autant d’années. Il est pourtant peut-être de lui dévoiler quelques petites choses que tu as gardé pour toi, maintenant. « Parce qu’elle m’a envoyé des messages sur Facebook, pour me demander comment tu allais, savoir si tu ressentais toujours quelque chose pour elle. Je lui ai dit que tu avais quelqu’un d’autre dans ta vie. » Ce qui était alors un mensonge. L’homme avait simplement souhaité protéger son ami, faire en sorte qu’il ne garde pas une fille si nocive pour lui dans sa vie. Cependant, il se garde bien de lui dire cette partie là de l’histoire. Après tout, Amand avait trouvé une copine quelques jours après la discussion avec Rousse Une. « Parce que tu vas toujours trop vite. Tu voudrais déjà être marié, avoir deux enfants et une maison aux clôtures bleues au bout de quelques heures. Tu es amoureux bien trop vite. Elles, non. Elles ne font que s’amuser, profiter de ta gentillesse. » Parfois de son argent. « On dit que l’amour rend aveugle, ce n’est pas pour rien. »

Il est parfait. Il n’y aucun doute là-dessus. Du coin de l’œil, faisant mine d’observer l’écran, il observe en réalité la réaction de son meilleur-ami. Réaction prévisible. « Tu sais très bien que je suis objectif. T’es trop parfait pour ses nanas pas terribles. Tu mérites mieux. » Beaucoup mieux, oui. Oscar est certain que l’autre finira par trouver chaussure à son pied, que son petit scénario de la femme parfaite viendra frapper à sa porte un de ses jours. « J’te signale que j’ai passé quatre heures dans le train, j’en mérite un peu j’trouve. » dit-il faussement agacé, avant de lui céder le pot. « Dis pas n’importe quoi, j’adore regarder quinze fois le même film. Ça me donne pas du tout l’impression de me faire lobotomiser. » se moque alors le sportif. Doucement, il se penche pour embrasser le sommet de son crâne. « Je peux survivre à un film, c’est rien. Du moment que ça te fait du bien, je peux bien supporter ça. Je ne me souviens même pas de la fin. » Si. Si. Il s’en souvient parfaitement de la fin. Seulement, cela n’a pas la moindre importance.

Oscar secoue la tête de gauche à droite, avalant une cuillère de crème glacée volée à son ami. « Non. Je pense que tu devrais cesser de te convaincre que la femme que t’as devant toi est celle qui partagera ta vie. Je suis certain que la plupart du temps, tu ne le penses même pas. Tu devrais souffler. Donner du temps au temps, tu vois ? Profiter de l’instant présent. Ne pas te lancer dans une relation simplement parce que tu as peur de finir seul, Am. D’autant plus que c’est faux. Tu seras jamais seul. Tu m’as moi. » Il se mord la lèvre, pas certain que ses mots soient très réconfortants. « Fais voir ta crème glacée là. » dit-il en en se penchant pour lui piquer sa cuillère de glace sans même utiliser ses mains. Après tout, c’est toujours meilleur volé chez le voisin. « Tu devrais peut-être commencer à lâcher prise. Juste penser à t’amuser un peu. Tu comprends ? » demande Oscar, avant de s’allonger pour reposer sa tête sur les cuisses du garçon. Il ferme les yeux encore une fois. « Si t’es patient, je suis certain que tu trouveras la femme parfaite. Elle n’est peut-être pas aussi loin que tu le penses. Laisse-lui le temps de te trouver. »
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June
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Amand Bichard
J'ai 33 ans et je vis à Nantes, France. Dans la vie, je suis décorateur d’intérieur et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis viens de me faire larguer et je le vis plutôt pas bien.

son métier et ses aspirations, plutôt associés généralement à des femmes, sont en décalage total avec son apparence physique ⊱ contrairement à ce que l'on pourrait croire, il est timide et a peu confiance en lui ⊱ il rêve de devenir strip-teaseur mais n'ose pas sauter le pas ⊱ son frère raphaël l'a toujours un peu pris pour un original sans le lui avouer ⊱ a un gros crush sur son ami oscar mais ne s'en rend pas compte

ryan guzman © Kidd
Même si son ami a des arguments solides, Amand a bien du mal à croire que Rousse Une l’ait contacté pour avoir de ses nouvelles. Et puis ce qu’il dit juste après achève de jeter la confusion dans son esprit. Comment une femme peut-elle regretter de l’avoir quitté et s’enquérir de ses sentiments – comment au total peut-elle dévoiler une tendresse inattendue – si, d’un autre côté, elle ne fait que s’amuser et profiter de sa gentillesse ? Amand est perdu ; tout ça, c’est beaucoup trop compliqué pour lui. « On dit que l’amour rend aveugle, ce n’est pas pour rien. » « Je pensais juste que c’était ça qu’elles attendaient, moi. Je faisais juste un effort pour être à la hauteur… » Et cette fois Amand murmure presque, comme pour lui-même. Il réfléchit à voix haute, pour essayer de comprendre quels mécanismes l’ont poussé à vouloir s’engager si loin – car, maintenant qu’Oscar le formule de cette façon, c’est vrai, ça lui paraît un peu excessif. Voire même ça lui fait un peu peur. « C’est pas ça que tout le monde veut ? » demande-t-il, s’adressant cette fois clairement à son ami. Il a maintenant l’intuition que c’est une question rhétorique, mais le sentiment de s’être rendu ridicule, de s’être mis à nu devant ces femmes qui pour certaines, à en croire Oscar, ne cherchaient qu’à profiter de lui… Ce sentiment le pousse à vouloir trouver des explications, des excuses. Amand s’expose dans toute sa naïveté. Et en même temps, le modèle familial, le milieu social dans lesquels il a grandi sont probablement pour quelque chose dans le fait qu’il s’attache sans s’en rendre compte à cette vision très surfaite du bonheur.

« Tu sais très bien que je suis objectif. T’es trop parfait pour ses nanas pas terribles. Tu mérites mieux. » Amand tourne la tête et ses yeux rencontrent ceux d’Oscar. Ils fouillent son regard pour essayer de comprendre ce qu’il est en train de dire. De jauger à quel point il est sincère aussi, à quel point ce n’est pas juste une phrase en l’air. Pourquoi mériterait-il mieux, lui ? Et d’ailleurs, ça veut dire quoi, mieux ? Elles étaient bien, toutes ces filles avec qui il est sorti. C’est vrai que ses relations avec chacune d’entre elles n’ont jamais atteint la simplicité évidente de son amitié avec Oscar, par exemple. Mais à part ça, il n’imagine pas en quoi ç’aurait vraiment pu être mieux

Le fait qu’Oscar rappelle en douce avoir passé quatre heures dans le train pour venir n’alerte pas plus que ça Amand. Il ne se posera probablement jamais la question de savoir pourquoi son ami s’est présenté à sa porte ce soir. Comme ça fait suite, chronologiquement, à l’annonce de sa rupture, la raison lui paraît toute trouvée, inconsciemment. Il ne calcule pas qu’Oscar n’a pas pu avoir le temps de recevoir son message, de se préparer, de sauter dans un train depuis Paris et de débarquer chez lui même pas une heure après. « Dis pas n’importe quoi, j’adore regarder quinze fois le même film. (…) Du moment que ça te fait du bien, je peux bien supporter ça. Je ne me souviens même pas de la fin. » Amand est rassuré. « Ah, ça va alors, si tu t’en rappelles pas. » Tout indique qu’Oscar s’en rappelle au contraire, qu’il accepte de le visionner pour lui faire plaisir. Mais comme Amand a à la fois très envie de voir ce film, et pas du tout envie d’importuner son ami, son cerveau passe probablement à côté de l’information. Il arrive souvent qu’il ne comprenne pas les sous-entendus qui soient susceptibles de le contrarier – encore un trait de caractère en parfait décalage avec la maturité de son âge.

Oscar continue de lui parler, de le conseiller. Le plus souvent, il vise juste. C’est vrai qu’il a parlé d’amour qui rend aveugle, un peu plus tôt, mais Amand ne s’est pas senti si concerné que ça – pas autant qu’il l’aurait pensé. Alors, quand Oscar lui dit qu’il est certain que son ami ne le pense pas vraiment, lorsqu’il dit souhaiter partager sa vie avec ses petites amies, ça parle tout de suite à Amand. C’est vrai que là, maintenant, il aurait du mal à certifier en avoir vraiment eu envie à chaque fois. Il a même peine à se souvenir d’une seule fois où il l’aurait pensé en totale honnêteté, sans que ça lui soit dicté par une espèce de conscience sociale ou pseudo-morale – c’est comme ça que ça doit se passer. Maintenant qu’il en est là de ses réflexions, Amand a légèrement honte de lui. Il a honte de se sentir si mal, alors qu’il aurait lui-même peine à avouer qu’il les aimait, ces femmes. Quel genre de type exige d’être aimé et souffre de ne pas l’être, si lui-même n’aime pas en retour – pas vraiment ? Tout ce temps, Amand ne s’est pas rendu compte qu’il ne se donnait pas corps et âme dans ses relations, comme il le croyait. En réalité, ce n’était pas vraiment lui-même qu’il donnait, mais une image, un fac-similé qu’il souhaitait correspondre aux codes sociaux tels qu’il les avait intégrés. Pas étonnant qu’il se fasse larguer : le décalage avait dû paraître évident à toutes ces femmes. Et peut-être qu’en le quittant, elles faisaient finalement aussi un geste pour lui – pour le rendre à lui-même et qu’il cesse de vouloir être un autre.

« Oui… Oui, heureusement que tu es là », dit Amand mais il est encore absorbé dans ses pensées. C’est quand Oscar vient manger direct dans sa cuillère qu’il revient à lui et se met à rire en faisant mine de protester. « Tu devrais peut-être commencer à lâcher prise. Juste penser à t’amuser un peu. Tu comprends ? » Oscar s’allonge sur le canapé, dépose sa tête sur les cuisses de son ami. Est-ce qu’il comprend ? Pas vraiment – pas encore. « À m’amuser un peu ? » demande Amand, à la fois sans conviction et plein d’espoir. Il est à la fois incrédule et docile ; il fait tellement confiance à Oscar qu’il lui obéirait et suivrait ses conseils les yeux fermés. Il cherche un moyen d’appliquer tout de suite ce qu’Oscar est en train de lui dire. Il faut que je m’amuse, il se dit. Il regarde son ami. Il est là, étendu sur lui, le visage tourné vers le sien. Les yeux clos. Les seules idées qui viendraient alors presque à Amand sont un peu incongrues ; il se sent rougir légèrement sans trop savoir pourquoi. Quelque chose l’intimide, alors il pense à autre chose. « Si t’es patient, je suis certain que tu trouveras la femme parfaite. Elle n’est peut-être pas aussi loin que tu le penses. Laisse-lui le temps de te trouver. »

Amand pousse un profond soupir de lassitude. Il s’est déjà beaucoup trop trituré le cerveau ce soir, il se sent fatigué. Il vient donner une claque sur le torse d’Oscar, où sa main demeure posée alors qu’il dit : « Dans le fond, je crois que ce qui me déprime, c’est pas de les perdre. C’est surtout l’image que ça me renvoie de moi-même. Mais je dois mal m’y prendre, t’as sans doute raison. » Il se laisse un peu absorber par le film, dépose le pot de crème glacée sur la table avec sa cuillère dedans, puis attrape la bouteille de bière. « La vérité, c’est que je ne sais pas du tout comment m’y prendre, et que je me jette quand même dans toutes ces relations. Je parle, je m’engage avant même de savoir ce que je veux vraiment… » C’est la première fois qu’il prend un peu conscience de ça. Peut-être même la première fois qu’il parle de ses relations avec une once de maturité. Tout n’est pas perdu.
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