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LE TEMPS D'UN RP

Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)

Clionestra
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Clionestra
Sam 16 Juil - 19:56

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Le jeune britannique n’avait absolument aucune idée de l’effet de son sourire. Il n’avait aucune idée de la puissance de son charme. Aussi vivait-il avec trois frères plus beaux l’un que l’autre et faisant tourner la tête de toutes les personnes réceptives à leurs charmes. Lui, il l’ignorait donc et essayait de temps en temps de charmer d’un sourire, sans y croire réellement. Il haussa doucement les épaules avec une tranquillité nouvelle.

- Peut-être. Ce n’est pas impossible, dit-il quand elle lui parla de proposition indécente … mais au moins proposait-il cette fois, c’était bien non ?

La jeune femme semblait agacée par son commentaire sur sa position. Encore une fois, il n’avait pas voulu être arrogant en parlant de sa position… plutôt l’inverse. Il avait voulu montrer de l’intérêt. Il voulait faire attention à elle … mais pourquoi le voulait-il en réalité ? Ce n’était pas bien ! Toujours cette célèbre prise de tête. Demain ? Il n’avait pas le temps d’analyser sa phrase, de la voir tricher de manière éhontée qu’elle partait déjà. Ombre fut distrait, comme désiré par la jeune femme … mais se ne fut pas la seule chose qui fit gagner quelques précieuses secondes à la jeune femme.

Il avait certes été ralenti par la tricherie de la jeune femme, dont il avait grogné, mais voir la jeune femme, de dos, en train de partir au galop avait aussi eu le mérite de faire battre son cœur plus fort, après un petit souffle coupé. Il avait observé l’échine de la jeune femme. Il aurait voulu qu’elle puisse avoir les cheveux au vent, éclatant de rire grâce à la vitesse. Qu’il puisse la rattraper sans honte, la faire tomber de son cheval pour rouler dans les fleurs avec elle. L’espoir avait de quoi lui serrer le cœur. Elle n’était pas pour lui, et il ne pourrait jamais se permettre ce genre de chose indécente avec la femme de son frère. Il ne pourrait jamais avoir envie de ce genre de badinage indécent avec une autre personne qu’elle. Que le monde fût mal fait.

Elle gagna, et de loin. Il arriva dans l’écurie et descendit de son cheval avec une grâce et une rapidité empruntée à des années d’expériences. Elle avait triché, et de manière éhontée en plus …. Mais il n’avait aucune envie de lui demander de faire la revanche. Il n’avait aucune envie de ne pas l’amener, demain, à Florence. Elle et lui. Seuls. C’était un peu le genre de moment qu’il redoutait et les désirait ardemment. Au sol, il s’approcha de la jument et caressa son cou avant de tendre la main vers la jeune femme pour l’aider à descendre.

- Demain, dites-moi l’heure et je serais ici, avec Amore et Ombre pour partir.

Il serra sa main et la lâcha avant que quiconque puisse le voir. Si seulement il pouvait … il secoua la tête. Non. Il ne pouvait pas y penser. Il ne devait pas y penser. Il laissa la jeune femme à sa famille après avoir entendu l’heure de rendez-vous.

*

Le lendemain matin, trop tôt pour parler de décence à nouveau, il était déjà dans l'étable. Brossant le pelage d'Amore, pour qu'elle soit parfaite pour la jeune femme, il pensait à Isabella... Logique. Il avait préparer les deux chevaux pour être à faire la route ... Il avait préparer des gourdes d'eau pour le chemin, tenu sur les sacs d''Ombre et quelques victuailles.

Il avait sorti les deux chevaux, et avait prévenu que les deux seront dans un champ pour la journée. Antonio faisait ce qu'il voulait avec ses animaux. Tout le monde avait l'habitude de ses frasques. Alors qu'il brossait Amore tranquillement, tout en étant embêter par Ombre qui voulait son attention, il se demandait comment il allait survivre à aimer une femme qui ne l'aimerait jamais. Ombre se mit à lui mâcher les cheveux.

- Petit goujat, on ne fait pas ça avec mes cheveux, c'est la seule chose qui montre mon lien de parenté avec ma famille, dit-il alors que le cheval henni.

Bien sûr le cheval ne comprenait pas ce qu'il disait, mais le ton. Et le ton était celui d'un Antonio fausse outré que son cheval lui mange les cheveux ainsi. Il avait prit une cape pour se cacher les cheveux, mais dans le protection de l'écurie, il n'avait pas à se cacher. Il observa Amore.

"Pourquoi ne le serait-il pas?"


Il n'avait jamais oublié la question, et la réponse était évident. Il soupira un instant en observant l'heure grâce aux ombres à l'extérieur et rit. Demain. Il ferait en sorte de penser à tout ça demain. Pour le moment, il devait aider la jeune femme... et peut être que sur le chemin, accepterait-elle de lui raconter un peu plus de ses problèmes ? Pourrait-il l'aider un peu plus ? Il prit la tête d'Amore pendant qu'Ombre donnait des coups de tête.

- Tu vas la protéger ma grande, et on sera un soutien et une aide pour ses tourments. On lui doit bien ça, n'est ce pas ?



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Dim 17 Juil - 8:31

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Isabella jubilait. Arrivée aux écuries bien loin devant le jeune homme, elle gratta l’encolure et caressa le cou de sa monture, tout en la félicitant. Elle avait gagné haut la main. Amore était une véritable flèche, et elle aurait même battu l’étalon sans sa mini-tricherie du début de course. La jument, encore excitée par la chevauchée, fit quelques tours sur elle-même, trottant joyeusement en attendant l’arrivée de son compagnon de course.

Antonio finit par la rejoindre et sauta directement de son cheval. Cela, par contre, c’était clairement l’avantage qu’il avait sur elle. Impossible dans cette tenue de sauter de sa selle sans y laisser une partie de sa jupe.

- Aidez-moi à descendre, voulez-vous, demanda-t-elle en lui tendant les mains pour qu’il vienne l’assister.

Elle arborait toujours sur ses lèvres le sourire satisfait de la victoire, mais ne lui fit pas l’affront d’en remettre une couche en commentant sa propre victoire. Il lui prit la main pour l’aider à descendre, et la garda dans la sienne un petit peu plus longtemps que nécessaire. La jeune femme fit mine de ne pas le relever.

- Aux aurores, dès que la luminosité le permettra. Surtout, avant que la maisonnée ne se lève. Je préfèrerais qu’on ne nous voie pas partir. Je souhaiterais m’épargner une nouvelle admonestation de ma tante, je pense qu’il y en aura bien assez en l’état à notre retour….

***

Une nouvelle fois, la jeune femme passa une courte nuit. Elle avait passé une merveilleuse journée. Comme elle l’avait souhaité, tout s’était bien passé, sans esclandre, sans scandale. Ornella n’avait eu de cesse de se répandre en compliments sur la galanterie de Lord Brownson et la beauté du domaine familial, félicitant la duchesse et la remerciant d’ainsi les héberger. Même sa tante bougonne avait fini par se dérider dans l’après-midi, se joignant gaiement à une partie de croquet entre dames lorsque le soleil se fit moins cognant.

Son sommeil était agité par la perspective du lendemain. Une partie d’elle se disait que c’était une très mauvaise idée. Elle craignait ce qu’elle risquait de découvrir. Mais dans le même temps, elle ne souhaitait pas voir s’écouler tout son séjour en ces lieux, et repartir sans avoir ne serait-ce qu’essayé d’en savoir plus. Elle redoutait également quelque peu l’idée de passer une journée seule en compagnie du dernier fils des Brownson, après l’épisode de la veille. Pour autant, il s’était comporté toute la journée comme un parfait gentleman, et elle n’avait absolument rien eu à redire de son attitude. Et puis, il fallait relativiser. Ils ne seraient pas seuls la journée entière, simplement le temps du trajet, que chacun passerait sur son propre cheval.


Ses pensées revinrent à son enquête. Et si elle ne trouvait pas celui qu’elle cherchait ? Et si c’était une fausse piste ? Au pire, se dit-elle, elle pourrait visiter un peu la ville. Florence était réputée pour sa beauté. Ils iraient voir le Duomo, la superbe cathédrale de Florence dont elle n’avait vu que des gravures, ou encore le Palazzo Vecchio. Elle s’imagina Antonio et elle se promenant ensemble, come deux amoureux… Amoureux ? Elle chassa vivement cette image de sa tête. Amis. Ils étaient amis. Ils arrivaient enfin tout juste à s’entendre et à ne pas se brouiller à chaque échange. Elle ne risquerait cela pour rien au monde. Non, si sa recherche se soldait par un échec, ils se contenteraient de faire demi-tour et de s’empresser de rentrer avant que l’on juge leur absence trop suspicieuse.

Voyant une nouvelle fois un début de clarté poindre à l’horizon à travers ses rideaux ouverts, Isabella sauta hors de son lit et se prépara.

Elle arriva aux écuries, revêtue d’une robe redingote vert forêt, un panier en osier au bras. Elle avait replié une cape en drap de laine dessus. Le fond de l’air commençait déjà à tiédir de si bon matin. Voilà qui laissait présager une bien chaude journée. La cape ne lui serait peut-être pas utile. Elle fit une pause à la porte, entendant sa voix alors qu'il parlait aux chevaux, et prit une profonde inspiration avant de rentrer.

Antonio était déjà là et avait préparé leurs montures. Il avait visiblement déjà prévu à boire et à manger pour la route.

- Nous aurions peut-être dû nous coordonner, sourit-elle, en indiquant le panier garni qu’elle avait emporté avec elle. Je suis passée par les cuisines nous récupérer des tartines et du gâteau pour le petit-déjeuner. Au moins, nous ne devrions pas manquer.

Elle tira également du panier deux carottes, qu’elle apporta aux deux chevaux.

- Et cela pour vous, ajouta-t-elle en les leur tendant.

Une fois les préparatifs terminés, Isabella se dirigea vers sa propre monture et fit signe au jeune homme de venir l’assister.

- Milord, si vous voulez bien.

Elle partit soudain d’un éclat de rire qu’elle essayait d’étouffer en toussotant dans son gant.

- Vous, hum, vous avez de la bave de cheval dans les cheveux….
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Dim 17 Juil - 13:54

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio avait des pensées circulaires quand il pensait à la jeune femme. Il pensait à leur danse, puis à leur première danse, puis au lac, puis à leur promenade, puis à son sourire, puis à son rire face à son frère, ce qui lui rappelait pourquoi elle était là et le ramenait inexorablement face à leur danse secrète. Un secret qu’il emporterait dans la tombe, sans la moindre hésitation. Il ne fallait plus penser, mais il n’avait pas encore trouvé la méthode pour arrêter son esprit. A croire qu’il était réellement maudit. La bible aurait dû le rajouter dans les commandements : « tu ne convoiteras pas la promise de ton frère » … Bien que même si Dieu l’avait écrit dans son texte sacré, Antonio n’arrivait pas s’imaginer arrêter.

Il ne sursauta pas quand la jeune femme arrive dans l’écurie. Il ne l’avait pas entendu arriver mais étrangement il n’avait pas eu l’impression d’être surpris non plus. Est-ce que, quand on espérait ardemment la présence de quelqu’un, son apparition devenait une évidence ? Peut-être. Certainement. En tout cas, c’était ce qu’il venait de démontrer sans même avoir poser les bases du problème avant.

- En effet, il faut toujours avec plus que pas assez pour ce genre d’aventure de toute manière, dit-il en souriant bien que s’inclinant doucement pour lui faire une salutation silencieuse.

Dans une aventure, le genre qu’il faisait souvent à partir à cheval découvrir un autre pays, il valait mieux avoir plus de tout que pas assez de tout. Bien sûr, Antonio était assez organisé pour ne jamais manqué de rien, mais il préférait toujours avec un petit excès qu’un grand manque. Puis, ça lui faisait étrangement plaisir que la jeune femme ait pensé à prendre de la nourriture pour eux. Et donc pour lui aussi. Elle avait pensé à lui de bon matin, et ça le faisait sourire. Quand il s’approcha pour l’aider, le cœur battant sans comprendre pourquoi, elle se mit à rire. Il aimait son rire. Il ne voulait pas qu’elle l’étouffe dans son gant mais qu’elle continue de le faire vibrer dans l’écurie. Il sourit.

- Ombre ! Tu vois ce que tu me fais, canaille, à cause de toi, on se moque de ma coiffure,
dit-il alors que le cheval henni à nouveau.

Le cheval ne comprenait toujours pas, ce qui était dommage, mais le ton employait été celui de la taquinerie envers son cheval. Le genre de ton que le cheval comprenait comme « je peux me moquer ». Antonio n’avait jamais levé la main sur son animal, sur aucuns animaux d’ailleurs. S’il devait trouver une personne blessant un animal devant lui, il n’était pas sûr de garder une relation de gentleman bien longtemps. Environ deux secondes de calme, peut-être, avant de mettre la tête de la personne responsable dans le mur. Sur ça, il n’était pas sexiste, homme comme femme subirait les mêmes foudres. Il prit un mouchoir dans sa poche et essuya les cheveux doucement alors qu’Ombre revient essayer de lui manger. Il le repoussa et fini de s’essuyer.

- Il semblerait, milady, que ce cheval soit jaloux de l’intérêt sans limite que je vous porte, reprit-il en l’aidant à monter à cheval.

Le cheval henni encore en secouant sa tête, comme pour dire qu’il n’était pas d’accord … mais il lui donna un nouveau coup de tête dans l’épaule. Antonio sourit, un grand sourire heureux. Il a compris c’est bon. Il lui donna une sucrerie aussi et Ombre était content. Il fit de même avec Amore en souriant pour relever la tête vers la jeune femme.

- Il semblerait, aussi, que mes chevaux soient des enfants gâtés.

Perla pointa le bout de son nez par le box et il lui donna aussi une friandise avant de monter sur son étalon trop heureux. Il posa un nouveau regard sur la jeune femme.

- Avant de partir, je voulais vous dire… Si vous voulez, nous pouvons utiliser le chemin pour parler. On parle si peu, tous les deux, seuls. Si vous voulez me faire part de quelque chose, je vous écouterais avec plaisir. Surtout si vous voulez que je fasse quelque chose pour vous à Florence… en particulier. Voilà.

Il fit un sourire alors que son « voilà » était suivi d’un discret mais visible rougissement. Il ne savait pas parler avec les gens, pourquoi luttait-il encore sur ce fait ? Mais si la jeune femme voulait, par exemple, qu’Antonio fouille Florence pendant qu’elle parle … ou qu’il disparaisse, ou l’attende dehors …. Ou qu’il aille tabasser quelqu’un pour avoir les réponses à ses questions, il le ferait. Pour elle. En même temps, il préférait qu’elle veuille de lui. Il aurait aimé savoir ce qui la faisait souffrir. Il aimerait lui prendre la main et la serrait quand son cœur déborde de sentiment. Il voulait être son soutien et son aide. Il aimerait qu’elle se livre à lui, mais il savait aussi pourquoi il ne le méritait pas. Il lâcha un sourire pour effacer ses pensées néfastes de son esprit, encore.

- Je vous propose que nous retournions à l’endroit de notre départ de course hier, sans bruit et en vitesse pour éviter de nous faire attraper dans le domaine. Nous aurons tout le temps de détendre nos montures le temps de la route… Cela vous convient ?


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Dim 17 Juil - 15:45

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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Antonio aida Isabella à monter sur la jument, et elle fit mine de ne pas avoir entendu. Elle allait avoir suffisamment d’ennuis pour toute cette histoire, pour ne pas avoir besoin de surcroît d’y rajouter les commentaires du jeune homme qui la mettaient mal à l’aise. Un problème à la fois.

- Tel cheval, tel maître, non ? Rétorqua-t-elle, amusée, à sa remarque sur ses chevaux.

Elle ajusta sa position sur la selle, et repoussa la voilette de son chapeau haut-de-forme derrière sa nuque, avant de reporter son attention sur le jeune homme, qui avait repris la parole plus sérieusement.
Pas étonnant qu’ils aient si peu parlé ensemble aux cours des différents entretiens qu’ils avaient eu, la conversation ayant une fâcheuse tendance à couper court soit à cause de propos déplacés, soit de par la catastrophe qui ne manquait de se produire dans la foulée, soit en raison d’un savant mélange des deux. Il était peut-être là, le problème. Quand ils essayaient de parler….

- Je crois me rappeler que vous vous étiez mis en tête de vous amuser à me faire rougir, milord. Ce qui laissait assez peu de place à la discussion, somme toute.

Elle avait arboré en ce disant l’air hautain qui lui venait à chaque fois qu’elle se sentait acculée dans une position inconfortable. Comme un réflexe d’autodéfense. Si elle attaquait ce trajet de façon aussi agressive, la route risquait d’être très longue jusqu’à Florence. Elle fit une pause et reprit plus aimablement.

- Je suis heureuse que nous puissions être amis, ajouta-t-elle, ses mots lui provoquant néanmoins une désagréable sensation lorsqu’ils passèrent ses lèvres. Ce serait avec plaisir.

Avoir une conversation normale. Voilà qui serait une étrange nouveauté.

- Je ne vous ferai pas l’affront de vous proposer de refaire la course, répondit-elle en pressant doucement les flancs de la jument. Elle fit tourner cette dernière et la mena vers la sortie de l’écurie.

La première partie du chemin se fit dans le silence, jusqu’à ce que les contours de la bâtisse ne finissent de disparaître derrière eux. Isabella resta silencieuse un bon moment après que celle-ci ne soit plus en vue, se délectant des premiers rayons du soleil qui inondaient maintenant le paysage environnant.
Elle réalisa qu’elle ne savait pas vraiment quoi lui dire. Ils n’avaient jamais eu une conversation normale, c’était un fait. Soit ils avaient parlé du carnet, soit il avait voulu parler de sentiments ou se moquer d’elle, ou un peu des deux, et ils s s’étaient brouillés. Étaient-ils seulement capables de se parler plus de quelques minutes sans s’opposer ou à l’inverse que la conversation ne dévie vers un sujet qui mettait la brune mal à l’aise ? Après un long moment, elle finit tout de même par prendre la parole.

- Vous savez, je réalise qu’hormis votre talent pour exaspérer votre entourage et votre passion pour l’Italie, et désormais les chevaux et les combats avec votre père, je ne sais pas grand-chose de vous. Pas même votre couleur préférée.

Une pause.

- Vous n’aviez pas l’air particulièrement emballé, en début de saison, à l’idée de trouver une épouse. Alors, milord, quelles sont vos aspirations ? Qu’aimeriez-vous faire de votre vie ?
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Dim 17 Juil - 18:33

Antonio G.
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→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
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Il eut un sourire amusé quand elle parla de la faire rougir. Il la mettait assez souvent mal à l’aise, dans l’espoir de la faire rougir … il était cependant assez peu doué pour faire naître la rougeur mignonne sur son visage … et très doué pour la rougeur de colère. Il apprenait encore. Peut-être y arrivera-t-il un jour ? Bien que cela ne devrait pas lui importer autant. Il sourit alors simplement à la réflexion en se souvenant de cette nuit, sur le banc, et l’envie qu’il avait eu de se prendre la tête contre un mur devant sa stupidité, à lui. Il l’observa et posa ensuite les yeux vers le ciel se réveillant.

- je vous remercie à nouveau, dit-il simplement.

Il ne pourrait jamais être plus que son ami, alors malgré la douleur, il sentait la chaleur d’avoir un ami dans son cœur. Il se sentait … un brin mieux. Plus heureux. Malgré ce que cela impliquait, il pouvait se dire qu’il avait déjà plus avec Isabella que ce qu’il n’avait jamais eu. Pour le moment. Une fois qu’elle sera mariée à son frère, il lui faudra disparaître de l’équation. Il ne pourra pas en survivre sinon. Foutu cœur pas d’accord avec sa tête.

Sortant de l’écurie, il fit en sorte d’être rapide et efficace pour ne pas se faire remarquer. Il ne fallait pas se faire remarquer maintenant. Antonio savait ce que risquer la jeune femme à rester avec lui… et il aimerait tant que cela en soit autrement. Il en rêverait même. De pouvoir partir, sans personne et sans risque de lui détruire sa vie. Il eu un rire quand elle se mit à parler, loin de tous les regards et toutes les oreilles.

- Vous savez, vous savez déjà plus sur moi que la plupart des gens, dit-il en se courbant sur Ombre pour lui caresser la nuque. Je n’ai pas beaucoup d’amis. Je pense que je ne considère que mes frères comme des amis, et sinon… vous.

Il n’avait pas d’amis.  On ne l’appréciait que rapidement, vite fait, de loin… et cela lui allait pour toutes les autres personnes sur Terre. Il sourit, il fallait bien lui répondre.

- Je ne me trouve pas intéressant. Je doute que si vous ne me posiez pas de question, je vous en parle naturellement. Ma couleur préférée est le bleu. J’ai toujours été jaloux des beaux yeux de mes parents ou de mes frères. Les miens sont juste marrons … commença-t-il doucement, une aiguille de souffrance dans l’âme.

Il n’avait jamais parlé des yeux de sa famille avec personne.  Bien qu’il était évident qu’il n’avait pas la même couleur dans ses prunelles, il faisait semblant que ça ne l’atteigne pas.

- En effet, je ne cherche pas une épouse. Je crois en l’amour, comme tous les membres de ma famille, je pense qu’un jour, l’amour traversera ma vie et je le saurais. Je viens pour ma mère, elle pense que je trouverais l’amour ainsi, bien que peu de personnes ne me supporte. J’aimerais traduire des histoires, que je découvre dans mes voyages, les imprimer dans un autre pays pour apporter un peu plus de rêve autour de moi. C’est…

Il s’arrêta. Vouloir traduit des livres d’autres langues pour les faire lire aux britanniques, qui se fichent pas mal des livres de manière générale, c’était stupide. Mais il aimait ça, traduire, parler des histoires des pays qu’il avait visiter… Il était un noble, il pouvait avoir un travail, mais qui pourrait vouloir lire ce qu’il traduisait, comment le faire ? C’était stupide… en plus il faudrait pouvoir en parler pour le faire acheter à un grand monde, et ça, ça faisait flipper Antonio.  

- C’est juste ce que j’aurais aimé faire dans un monde idéal, et si je savais comment faire, finit-il avec un sourire en avançant, et vous ? Pour chaque question que vous posez, je veux savoir votre réponse. Couleur favori et rêve dans le meilleur des mondes ?


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Dim 17 Juil - 21:55

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


- « Juste marron ». Quel mal y a-t-il à avoir les yeux marrons ? Le toisa Isabella de son regard brun presque noir.

A la façon dont il s’exprimait, le sujet semblait l’affecter, mais la jeune femme ne voyait pas pourquoi et comment cela pouvait autant peiner quelqu’un. Cela faisait partie de la grande loterie du Seigneur. Certains naissaient avec les yeux bleus, d’autres les yeux marrons. Certains avec des cheveux bruns ou couleur du feu. Elle connaissait plein d’imbéciles heureux aux yeux bleus. Cela les rendait-il plus aimables que d’autres ? Certainement que non. Naître en bonne santé, et vivre, n’était-ce pas suffisant ?

- Auriez-vous grandi biberonné aux mythes de la blonde Yseult aux grands yeux de biche bleus ? Le moqua-t-elle gentiment. Mieux aurait valu que vous vous passionniez de la Scandinavie que de l’Italie, dans ce cas, milord. Si cela peut vous remonter le moral, rappelez-vous que la belle a été vendue aux lépreux….

Une pause.

- Pour peu que mon avis vous intéresse, je les trouve très beaux, vos yeux, ajouta-t-elle avec un haussement d’épaule, regardant droit devant elle, soudainement très concentrée sur la route et évitant soigneusement de croiser son regard.

Dans la suite de son propos, lorsqu’il parla d’amour, Isabella releva immédiatement dans ses mots l’emploi du futur. Cela signifiait donc bel et bien que cela n’avait pas encore été le cas pour lui. A cette idée, elle ressentit un mélange de soulagement et de ressentiment. Son ego en prenait un léger coup, rien de plus, mais cela la conforta dans sa thèse du jeu. Elle avait pu voir que le jeune homme aimait les paris et relever des défis. S’il s’était fixé comme défi de la contrarier en la faisant rougir, alors ses gestes, ses attitudes, et même les quelques mots qu’il avait pu avoir pour elle, tout cela relevait aussi du jeu.

- Je vous souhaite que vos rêves se réalisent, milord, dit-elle poliment, sentant sa gorge devenir sèche en le disant. Pour ce qui est de traduire des ouvrages, c’est un joli rêve qui me semble tout à fait de l’ordre du réalisable. J’ai eu la chance de lire votre plume. Vous avez un talent évident. Qu’est-ce qui vous en empêcherait ? Après tout, vous êtes libre. Vous n’aurez pas les obligations de votre frère aîné de reprendre la gestion de « l’empire familial ». Vous avez déjà deux frères qui servent sous les drapeaux. Et je ne suis pas certaine que ce soit rendre service, ni à vous, ni à Dieu, que de rejoindre un jour les ordres. Alors, vous êtes libre. De faire ce que bon vous semble.

Une nouvelle fois, elle sentit l’ombre de la jalousie planer sur elle et venir l’aiguillonner de son vert dard. Elle tenta de la repousser loin d’elle.

- Le frère de l’une de mes amies à Londres est éditeur, poursuivit-elle. Si cela vous intéresse, je pourrais vous le présenter à notre retour.

Elle avait dit cela comme si c’était l’évidence même. Pourquoi ne le serait-ce pas ? Giallo n’était qu’une résidence secondaire de la famille du duc de Colorshire. Un lieu de villégiature. Un jour ou l’autre, il faudrait bien retourner « à la vraie vie », rentrer à Londres. En tout cas, c’était le cas pour Isabella. Elle n’imaginait pas les choses autrement.

- Moi ? S’étonna-t-elle lorsque le jeune homme lui retourna ses questions.

Isabella eût un petit rire un peu désenchanté.

- La couleur violet-rose du ciel au petit-matin ou parfois au crépuscule.

C’était pour elle la couleur de la renaissance. La couleur de l’espérance. C’était chaque fois comme un renouveau. Cela lui donnait l’espoir qu’un nouveau lendemain était possible, qui ne ressemblerait en rien à aujourd’hui.

- Et dans le meilleur des mondes, j’aimerais être libre, répondit-elle simplement, sans élaborer.

« Aussi libre que vous », eût-elle envie d’ajouter, mais elle s’abstint. Elle voulait être libre. Libre de prendre ses propres décisions, libre de ne pas avoir à dépendre d’un homme pour assurer son avenir, et ce quel qu’il soit. Et surtout, libre de son père. Libre de ses manipulations, libre de ses mensonges. Libre de l’emprise qu’il avait sur elle.
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Jeu 21 Juil - 21:26

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio observa la jeune femme d’un air triste. Juste marrons. Il remonta les yeux vers ceux de la jeune femme et il s’arrêta un instant de respirer. Il était vrai que la jeune femme avait de magnifiques yeux marrons. Il sourit un instant, encore triste, puis décida de lui dire une vérité vraie.

- Vos yeux sont magnifiques aussi, commença-t-il avec sincérité, mais la couleur de mes yeux, en comparaison aux yeux bleus des autres membres de ma famille, m’a valu des réflexions depuis enfant.

« Tu n’as pas la même couleur que tes frères, peut-être que tu n’es même pas un Brownson », il eu un frisson malgré lui. C’était dur à expliquer. Antonio savait que les réflexions de l’autre Baron n’étaient pas importantes. Il savait que les réflexions dites n’étaient pas fondées. Il le savait. Pourtant, ça le blessait. Peut-être parce que ses frères entendaient les paroles mais ne disaient rien. La bienséance encore et toujours cette bonne vieille bienséance. Ses frères n’allaient pas le défendre. Ses frères ne remarquaient même pas le commentaire des autres. Si un des amis de ses frères lui disait qu’il avait de beaux yeux, ou qu’il était le quatrième fils, ce n’était pas une bonne chose. Il laissa un temps couler et reprit.

- Vous êtes bien la première personne à me faire un compliment sur mes yeux sans me donner envie de les fermer pour les cacher. Je vous remercie.

Il laissa le temps passé à nouveau alors qu’ils parlaient d’amour. C’était étrangement simplement de parler d’amour avec la jeune femme. Comme s’il pouvait parler de tout avec elle, même des choses les plus secrètes. Il avait envie de lui raconter sa vie, sa méfiance, sa haine envers les autres, sa rancœur, sa peur, sa tristesse. Il avait envie de lui dire tout ça, et parler d’amour était si doux. Il avait envie de se livrer, mais tout comme la jeune femme ne le faisait pas avec lui, il ne pouvait le faire.

- Il ne se réalisera malheureusement pas. Pour l’amour. Je le sais déjà.

La femme qu’il aimait, la première femme à avoir réussi à faire battre son cœur, à lui donner envie de vivre une vie d’amour, était prise. Même après milles années, il continuerait de penser qu’il avait eu la femme de sa vie sous les yeux, mais qu’il avait dû le donner à une autre personne…Il sourit tristement encore et passa à la discussion un peu plus joyeuse.

- Je ne pense pas que les Britanniques soient intéressés par la lecture en général. Alors la littérature traduite ? Si je venais à faire ce genre d’entreprise, on dirait encore des réflexions sur ma famille, et je n’ai pas envie de le supporter. Je sais bien que j’ai plus de liberté que mes frères, mais j’ai déjà assez de facilité à décevoir ma famille, je ne vais pas en plus ruiner leur réputation pour ce rêve.

On disait déjà qu’il faisait trop … S’il venait à traduire des histoires érotiques espagnols, ou des contes pour enfants terrifiants, tout cela tomberait à nouveau sur sa famille. Ses parents avaient assez souffert pour lui. Ses frères ne l’aimeraient qu’un peu moins encore. Ses frères l’aimaient déjà peu en comparaison à l’amour qu’il aimerait essayer de leur montrer. Il ne pouvait pas faire ça. Il ne savait pas comment expliquer, mais il sentait que ça n’était pas une bonne idée. Ou plutôt, il avait cette idée en tête et n’arrivait pas à l’enlever de son esprit.

- J’aimerais cependant rencontrer l’éditeur, pour apprendre comment toute cette entreprise fonctionne, j’en serais même ravi si vous pouviez m’accompagner lors de cette initiation.

Il ne pensait pas une seule seconde aller voir une autre humain, pour le plaisir, sans la jeune femme pour l’aider à ne pas faire de bourde. Si elle voulait garder son amie, il valait mieux pour elle qu’elle vienne et le tienne par la main… métaphoriquement parlant. Il sourit en écoutant la réponse pour la couleur. La jeune femme était précise. Lui avait donné un bleu clair et elle donnait même l’image, il sourit.

- Bluering, au petit matin, possède cette teinte, et je comprends tout à fait la fascination, dit-il en souriant et en utilisant ses souvenirs pour visualiser le soleil levant sur le panorama. Isabella, avec moi, sentez-vous toujours libre d’être libre. Quoi que vous disiez ou fassiez devant moi restera un secret. Tant que vous pouvez être heureuse, utilisez-moi à votre convenance.

Il ne voulait pas sortir sa phrase de son contexte, bien sûr, mais il était honnête de la plus pure et forte des manières. Il voulait au moins lui offrir ça… il n’avait que ça à lui offrir pour le moment. Il n’aurait jamais que ça à lui offrir.



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Ven 22 Juil - 8:56

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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Isabella se contenta de lui sourire, sans un mot de plus. Elle commençait à comprendre que tout n’était pas moquerie ou ironie dans son propos, et qu’il était sincère lorsqu’il lui proposait de se comporter comme bon lui semblait en sa présence. Quand bien même elle ne donnerait pas suite à la proposition, elle aimait son idéalisme à son égard. Toutefois, elle ne comprenait pas pourquoi à l’inverse il était si dur avec lui-même, et si défaitiste. En apparence, il se moquait éperdument du regard des autres, mais au fond, il semblait tout de même chercher à se faire accepter par ce monde qu’il disait détester. Il y avait là quelque chose de profondément ambivalent et contradictoire.

La brune regardait droit devant elle, plongée dans ses pensées, quand apparurent soudain devant ses yeux les contours de la cité de Florence, ses toitures de tuile ocre et au cœur, la splendide cathédrale de Florence et le beffroi du Palazzo Vecchio qui surplombaient la ville. L’Arno y serpentait lascivement, traversé ses multiples ponts. Elle n’en revenait pas. Ils étaient vraiment là.

- Magnifique, souffla-t-elle.

Elle sentit soudain une boule se former au creux de son estomac. De nouveau, elle fût en proie au doute, et un sentiment de panique l’envahit. Et si tout cela était une erreur ? Ne valait-il mieux pas laisser en paix les secrets que sa mère avait voulu emmener avec elle dans sa tombe ? Et si elle apprenait des choses qu’elle aurait préféré ne pas savoir ? Et si cet homme, malgré ce qu’il avait pu lui écrire, n’avait en réalité pas vraiment envie de la voir ? Se pourrait-il qu’il ait fait une simple réponse de politesse, espérant secrètement qu’elle ne viendrait jamais le déranger ? Et s’il racontait tout à son père ? Pourrait-elle lui faire confiance ?

Isabella se mura dans une nouvelle forme de silence, les lèvres pincées. La descente vers la ville se fit sans un mot de sa part, jusqu’à ce qu’ils atteignent les portes d’une superbe villa, surmontées des armoiries de la famille Sartinara. La jeune femme passa la porte cochère, et deux jeunes valets de pied accoururent pour l’aider à descendre de sa monture.

- Il signore Montani, per favore.

L’un des garçons fila à l’intérieur. Elle fit une ultime caresse à la jument, avant que celle-ci ne soit escortée hors de sa vue par un troisième homme, certainement vers les écuries pour être abreuvée, nourrie et se reposer. La jeune femme épousseta sa robe, nerveusement, pour essayer d’occuper ses mains tremblantes pendant qu’elle attendait.

Une silhouette apparût enfin sur les marches du perron de la résidence, celle d’un homme, qui devait n’avoir pas loin d’une quarantaine d’années. Il lui évoquait une sculpture de Michel-Ange. Des boucles brunes – très similaires aux siennes, ne pût-elle s’empêcher de relever – soigneusement peignées en arrière lui retombaient sur la nuque, et une barbe qui lui donnait l’apparence d’un grand voyageur lui mangeait le bas du visage.

Pendant un instant qui sembla durer une éternité, il scruta ses deux visiteurs depuis le perron. Isabella le regardait en retour, interdite.

- Isabella !

Soudain, en trois enjambées, il fût face à elle. Elle n’eût pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il la prit dans ses bras, soulevant ses pieds du sol, et lui fit faire un tour complet en la serrant contre lui, comme il l’aurait fait d’une fillette. Isabella en eut le tournis.  Il la reposa et prit son visage entre ses deux mains.

- Quel bonheur de poser les yeux sur toi, belle enfant ! S’exclama-t-il avec allégresse avant de lui apposer une bise sur chaque joue.

La jeune femme avait le souffle coupé. Elle sentit sa tête lui tourner et le rose lui monter aux joues. Un large sourire s’étira sur son visage. Jamais elle ne se serait attendue à un tel accueil. Jamais ô grand jamais son père ne lui avait fait montre d’un tel élan d’affection. Ce geste lui évoquait ce que parfois faisait sa nourrice quand elle était petite, lorsqu’elles étaient seules toutes les deux. Et cela remontait à bien des années auparavant.

- Qui est donc cette charmante personne en ta compagnie ?

Semblant soudain se rappeler de la présence d’Antonio qu’elle avait complètement oublié l’espace de quelques instants, Isabella se sentit plus gênée encore.

- Lord Antonio Brownson, le présenta-t-elle alors. Lord Brownson est… hum…

Elle eut un moment de pause. Fallait-il mentir ou dire la vérité ? Comment la vérité sonnerait-elle ? « Le frère de l’homme dont ma famille pense qu’il va me demander en mariage alors que ce n’était qu’un prétexte pour pouvoir venir ici » ? Inutilement compliqué. « Un ami » ? Quand bien même c’était le cas, il y avait quelque chose de parfaitement inconvenant à arriver à cheval, accompagnée d’un homme qui n’était ni un membre de la famille ni un conjoint, sans chaperon, sans personne d’autre. Et même si c’était vrai, ce n’était certainement pas l’image d’elle-même qu’elle souhaitait véhiculer, surtout pas à un membre de sa famille fraîchement rencontré.
Un mensonge alors ? « Le frère de mon futur fiancé » ? Pas beaucoup mieux.  Un membre de la famille alors ? Un frère ? Non, il était de notoriété publique que le comte n’avait jamais repris épouse après le décès de la comtesse.  Si le sire Montani était un tant soit peu renseigné, il le saurait. Un cousin, alors ? Non, s’il le prenait pour un membre de sa famille, il chercherait peut-être également à nouer le contact. Ce n’était pas l’effet recherché.
Isabella se maudit intérieurement. Elle n’avait pas suffisamment réfléchi à ce point-là avant de partir. Elle sût immédiatement qu’elle regretterait ce choix au moment même où les mots quittèrent ses lèvres.

- …. mon fiancé.
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Ven 22 Juil - 21:29

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio finit le chemin en ruminant. Il avait avoué tellement de chose à la jeune femme, sur son cœur, sur ses yeux, sur sa honte, et il n’avait réussi qu’à la fermer un peu plus … Il n’en savait pas plus sur elle, sur son « elle profond » que la veille ou le mois dernier. Son frère en savait-il plus ? Certainement, sinon ils ne seraient pas à deux doigts de se marier… Il resta silencieux. Il avait encore brisé ce qui aurait pu être bien. Il était vraiment aussi nul que ça ? il l’observait encore quand elle s’arrêta pour regarder Florence.

Magnifique disait-elle… et lui ne pouvait détacher le regard de la jeune femme à ses côtés. Magnifique en effet. Il fit un sourire pour lui-même. Il donna un petit élan à son cheval pour qu’elle ne remarque pas son arrêt sur image et se laisser guider vers la zone désirée. Antonio n’avait pas plus d’appréhension que cela pour dire la vérité. Si la jeune femme craignait la réaction de son cousin, Antonio sentait que tout se passerait bien. La jeune femme le méritait, et Dieu ne leur ferait pas faire tout ça pour un échec, il en était certain ! Il observa la jeune femme, parlant italien à un valet… Il ne servait donc, officiellement, plus à rien.

Il eu cependant un sourire. Elle était mignonne. Il avait envie de lui dire qu’il l’aimait en italien juste pour le plaisir. Il regarda ailleurs le temps qu’on lui prit sa monture et qu’il attendit un peu en retrait. Quand l’italien décida de venir embrasser sa petite cousine, Antonio ne pu s’empêcher d’entendre la voix de sa mère. « Ce n’est pas convenable » et ça le fit sourire à nouveau. Il aimait ce pays de tout son cœur. Quand on se souvient de son existence, Antonio perdit un peu son sourire, mais juste à peine, pour s’approcher doucement.

Il n’avait pas du tout pensé à comment elle voulait qu’il se présente… « Salut, je suis le type chelou qui a escorté votre petite cousine depuis sa villa où elle doit épouser mon frère, on boit un thé ? ». Il observa l’italien, trouvant la grâce qu’il avait remarqué sur Isabella. Il la laissa répondre, préférant attendre la réponse que de risquer de la mettre en colère sur une nouvelle bourde faite. La réponse la plus adéquate, et qui aurait amené le moins de question, aurait été de le présenter comme un homme du peuple, bien habillé pour se présenter à la noblesse, et traducteur.

La réponse qu’elle donna aurait pu lui faire recracher toute l’eau avaler pendant un repas, s’il était en train de boire. Fiancé. Il essaya de dissimuler sa surprise mais en dit rien de plus en s’approchant de l’homme.

- Enchanté, dit-il avec déférence.

Antonio lâcha un regard vers Isabella et eu un petit sourire. Elle lui donnait une journée à être son amoureux ? Son fiancé c’était forcément son amoureux, elle le savait puisqu’ils avaient parlé d’amour juste avant. Ils se retrouvèrent amener dans un salon, ou thés et biscuits avaient été servis. Antonio n’avait même pas besoin de demander, il aida la servante à faire le thé, elle semblait fatiguée et tremblante, pendant qu’il attendait.

Il ne pouvait rien faire en réalité maintenant. Le cousin parlait anglais. Isabella parlait italien. Il ne voyait pas en quoi sa présence était nécessaire et voulait leur laisser toute l’intimité du monde. Bien que terriblement curieux sur tous les sujets touchants à la jeune femme, il ne voulait pas non plus être indésirable. Il s’approcha de la jeune femme.

- Je vais vous donner de l’intimité, comme toujours n’hésitez pas à me dire si je peux vous être d’un quelconque secours, chuchota-t-il simplement vers la jeune femme avec son sourire habituel.

Il se déplaça dans la pièce, son thé à la main après avoir aidé à servir tout le monde et trouva un fauteuil à proximité de la bibliothèque. C’était toujours la même pièce, une grande pièce qui aurait pu être coupé en deux, bibliothèque et salon de thé. Même ici, ils pourraient se voir, et en élevant la voix s’entendre. Il observa la bibliothèque.

- Puis-je prendre un livre avec mon thé, pendant que tout deux vous discutez en privé ? dit-il en posant un regard sur la reliure d’un roman de capes et d’épées.



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Sam 23 Juil - 14:04

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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Du coin de l’œil, Isabella scruta, avec appréhension, la réaction de son compagnon de route. Elle espérait du fond du cœur qu’il ne trahirait pas son mensonge, tout en regrettant de l’avoir placé, sans avoir pu l’en avertir au préalable dans une telle position. Elle avait pu lui faire confiance jusque-là. Il ne choisirait certainement pas ce moment pour l’abandonner.

« Guide et traducteur » se flagella-t-elle soudain mentalement en montant les marches vers la villa, au bras du cousin de sa mère. Pourquoi n’avait-elle pas pensé à le présenter comme son guide et traducteur ? Quelque part, c’était bien ce qu’il avait fait, de la mener ici, dans un endroit qu’elle ne connaissait pas, elle qui était en voyage si loin de chez elle. Elle préférait ne pas trop penser à pourquoi son inconscient lui avait proposé cette idée avant toute autre.

Giovanni les conduisit jusqu’au salon. Il parlait un anglais chantant, lourdement teinté des accents de l’Italie. Il parla de l’histoire de la maison et de sa famille, chemin faisant, puis l’invita à s’asseoir sur le canapé, face au thé qui avait été installé pour eux.

Le cousin fit signe à un valet de pied et lui chuchota quelque chose. Dans le même temps, Antonio s’était approché de son oreille pour lui proposer de leur laisser un peu d’intimité pour discuter. Elle eût à la fois envie de le remercier de sa sollicitude et un peu de regret de le voir s’éloigner à l’autre bout de la pièce.

- Bien évidemment, cher ami, répondit l'italien à Antonio.

- Vous devez rester avec nous pour dîner ce soir, proclama-t-il soudain d’un ton qui ne laissait aucunement place à la discussion.

Isabella tenta de protester, en vain. Quelques instants plus tard, le valet revint avec un plateau qui contenait du matériel d’écriture, une plume, un encrier, des feuilles, de la cire et une bougie. Elle vit Giovanni griffonner quelques mots sur la feuille, qu’elle ne parvint pas à décrypter de là où elle se trouvait, la replier et la cacheter en pressant sa chevalière sur la cire encore chaude. Il remit le pli au garçon, qui disparût sans un mot. Elle crût entrapercevoir le nom « Sartinara » sur le courrier fermé, mais sans certitude. Elle prit une gorgée de thé et s’abstint de poser de question sur le sujet.

- Mais nous n’avons pas d’autres tenues que celles dans lesquelles nous avons voyagé, milord, tenta-t-elle encore, lançant un regard vers Antonio qui semblait absorbé dans la contemplation de la bibliothèque à l’autre bout de la pièce.

Il repoussa l’argument d’un simple geste de la main, l’air de dire « ce n’est pas un sujet ».

- Giovanni. Toi, tu m’appelles Giovanni, répondit-il en lui apposant un nouveau baiser sur le front.

Isabella abandonna. Un véritable hurluberlu. Elle repensa aux attitudes du jeune homme qui l’accompagnait, et se demanda si c’était l’Italie qui les rendait comme ça. Finirait-elle aussi contaminée par leurs étranges manières si elle restait trop longtemps ici ? Elle essaya de s’imaginer le cousin de sa mère à la cour à Londres, et se mit à sourire. Vu ce qu’il était bel homme, avec son charme et son accent chantant, on lui aurait donné le bon dieu sans confession qu’elle n’en aurait pas été surprise. Elle imaginait ces dames passer par toutes les émotions possibles et toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. S’il était déjà comme cela plus jeune, il avait dû faire son effet à l’époque où il était monté voir sa mère à Londres.

Sa mère ! Isabella repensa immédiatement au carnet et aux lettres. D’un réticule assorti à sa robe, la brune sortit le carnet à la couverture de cuir souple et le tendit à son interlocuteur, qui passa une main gênée dans ses cheveux avant d’accepter de s’en saisir.

- Ma mère m’a laissé cela. C’est grâce à ce qu’il contenait que je vous ai retrouvé.
- Ton… ton père te l’a donné ?

Isabella fit non de la tête.

- Il ignore tout de son existence. Il n’est au courant ni de cela, ni de ma présence ici. Je vous en conjure, ne lui dites-rien.

Giovanni éclata d’un rire sardonique et grimaça.

- Ne t’en fais pas, fille, il n’y a aucun risque. Cet homme détestable m’a chassé de chez vous du jour où ta mère nous a quittés et m’a sommé de ne plus jamais venir y mettre un pied. Il a interdit à quiconque de la famille de ta mère de s’approcher de toi, de quelque manière que ce soit.

Charmant. A l’image de son père. Isabella n’avait aucun mal à penser qu’il disait la vérité. Il continua.

- Tes grands-parents ont bien essayé, peu après la mort de Valentina. Il a menacé de te faire du mal, à toi, s’ils essayaient de t’approcher….

Isabella sentit sa gorge se nouer. Il n’aurait pas véritablement osé, n’est-ce pas ?
Elle ne pût s’empêcher de jeter un coup d’œil en coin à Antonio. Comme tout bon latin qu’il était, Giovanni parlait fort, et la jeune femme ne doutait pas que sa voix portât sans souci jusqu’à l’autre bout de la pièce. Elle n’aurait su dire dans quelle mesure il était réellement absorbé par sa lecture, ou s’il suivait, l’air de rien, l’ensemble de la conversation. Des paroles lointaines du jeune homme lui revinrent en mémoire. « Si jamais votre père vous met en danger … n’hésitez pas à le dire ». Elle baissa les yeux sur ses mains. Ainsi donc il avait toujours eu pour dessein de la couper du monde et de quiconque pourrait envisager de l’aimer….

- Ma mère, reprit-elle pour tenter de changer le sujet, fait mention d’un homme à plusieurs reprises, dans le carnet.

« Elle l’appelle Angelo, mais je doute que cela soit son prénom » avait écrit Antonio dans une lettre qu’elle avait précieusement conservée.

- Ils se seraient écrit des lettres.

Une pause.

- Je ne les ai jamais trouvées à Londres. J’avais espéré que peut-être vous sauriez…
- Aspetta, la coupa-t-il avec un geste du doigt.

Il se leva alors brusquement et quitta la pièce, laissant la jeune femme pantoise.
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Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)
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