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LE TEMPS D'UN RP

the toxicity of our city (FoxDream)

THE MOON.
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Univers fétiche : Tout un tas de choses ? *sort*
Préférence de jeu : Les deux
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THE MOON.
Mer 8 Juin - 23:18
Le contexte du RP
Mise en situation
La situation

FoxDream a écrit:
une évolution grandissante des technologies a fait drastiquement évoluer le monde, augmentant le niveau de vie de certains individus, quand d’autres vivent dans la basse-ville, cherche à survivre par tous les moyens. Personnes n’est épargnés pour autant. Il suffit de bien regarder, de voir ses Gardiens qui patrouilles et veillent sur la sécurité de tous. Peut-être un peu trop ? Ses riches qui vivent une vie de rêves, mais sur qui pèsent une pression immense. Ses pauvres, qui tombent dans la drogue, la violence, ou la mendicité pour survivre. Ni bons, ni mauvais. Tous n’ont en tête que leurs objectifs : survivre, gagner, écraser, protéger… Tous ne sont-ils que finalement des égoïstes ?



LES LIEUX : Un monde que vous n'avez jamais connu. Un monde que vous ne connaitrez jamais. Un monde dans lequel les classes sociales s'opposent plus que jamais et où les droits de l'homme n'existent pas (ou plus).
  • Azria : Les hautes sphères de la société. Ici, vivent les plus riches, les privilégiés, bien lotis et qui se sentent intouchables, tout en haut de leur beau perchoir. Ô comme ils se sentent inatteignables. Ô comme ici, tout paraît beau et propre. Ils se sentent si loin de la misère alors qu'elle est pourtant si proche, tellement proche qu'ils pourraient presque la sentir. Ils vivent dans le luxe et l'opulence, se déplacent dans des véhicules électriques et sont vaillamment protégés par une milice armée. Le paysage y est dégagé, la vue est sublime, tout y est parfaitement entretenu. Quoi de plus normal ?
  • Darkon : La basse-ville, où résident les malfrats et la crasse de la société. Les pauvres, les rebuts, ceux qui doivent se battre chaque jour pour survivre dans des conditions pitoyables. Les bâtiments font bien grise mine sous leur couche de saleté. Il paraît que là-bas, un brouillard règne de façon permanente, comme pour flouter les horreurs qui peuvent s'y dérouler. Les rues y sont étroites, l'atmosphère étouffante, les résidents douteux, que peut-on attendre de plus d'un mouroir pareil ?


CLIMAT & POLLUTION : Le monde va mal et la pollution a pris le dessus sur tout le reste, envahissant petit à petit l'atmosphère. A ce jour, l'air est sale. On dit même que le brouillard persistant de Darkon est justement dû à la pollution et qu'Azria en ajoute en rejetant ses déchets dans la basse ville. La position géographique des deux villes joue beaucoup dans le confort de vie que l'on peut y avoir. La ville de Darkon est en forme de "cuve", l'air y circulant alors trop mal pour pouvoir être bien renouvelé tandis que la ville d'Azria se situe dans les hauteurs et bénéficie d'une circulation de l'air optimale (en plus d'équipements pour purifier l'air dans les différents bâtiments). Cette pollution déclenche le développement de maladies et symptômes respiratoires, l'espérance de vie allant même jusqu'à diminuer par ce fait.
Concernant le climat : celui-ci est rude. La couche d'ozone a été rongée tout au long du temps, sa protection n'est plus ce qu'elle était. La population vit donc des hivers très froids (moy. -20°C) et des étés très chauds (moy. 40°C).

DEMOGRAPHIE : Le taux de fertilité a fatalement chuté, dû aux conditions de vie et à la pollution ambiante. Il est à présent très rare - voire quasiment impossible - de parvenir à procréer de façon totalement naturelle et sans aide médicale. Même ainsi, les fausses couches sont très fréquentes (surtout parmi la population pauvre) et lorsque les grossesses sont menées à terme, des malformations congénitales sont de plus en plus souvent constatées. Inévitablement, le taux de mortalité infantile est en hausse, surtout dans la basse ville.

MOYENS DE TRANSPORT : Un monorail électrique parfaitement silencieux, non-polluant et fonctionnel parcourt la ville d'Azria et est mis au service des habitants de la ville. Du côté de Darkon, de vieux modèles de voitures ont été remis en état avec les moyens du bord ; ces véhicules ressemblent plus à des épaves roulantes qu'à de vraies voitures en plus d'être extrêmement polluants.

LA POLICE : appelé aussi les Gardiens par certains, la Milice par d’autres, ou des surnoms moins glorieux. Ils font régner l’ordre et la paix, menant des enquêtes pour résoudre les rares crimes à Azria. Une présence discrète et à la fois omniprésente. Des drones et des patrouilles humaines font respecter les lois, aident les citoyens et les protègent des dangers. Les citoyens d’Azria les acceptent et les respectent, après tout, ce sont eux qui empêchent la folie et la pollution de Darkon de venir jusqu’à eux. Darkon, cette ville où tous les malfrats et la lie de la société survie tant bien que mal, cette basse-ville où tous les crimes sont permis, où l’on s’attendrait à ce que la police soit omniprésente, et pourtant… Evidemment, ils font régulièrement des descentes pour des représailles, – souvent sous ordre de malfrats –, mais une forme d’équilibre s’est construit entre l’Ordre et les criminels, certains à cause de corruptions, d’autres pour éviter un soulèvement et de gros dégâts. Equilibres précaires, mais stables… Pour le moment.
Contrôlés d’un côté par les plus riches, corrompus par les criminels… Le chef de la Police et ses subalternes directs se trouvent entre deux feux, essayant de maintenir une paix illusoire. Un Ordre corrompu. Une milice répressive, mais permissive. Des Gardiens corrompus ou bien convaincus, luttant pour une réelle aide des citoyens.

EN CONSTRUCTION

Contexte provenant de cette recherche,
les annexes ont été rédigées à quatre mains entre @FoxDream et moi-même :l:
THE MOON.
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Mer 8 Juin - 23:24
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Sam 11 Juin - 1:16
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Nani
J'ai 25 ans ans et je vis à Darkon. Dans la vie, je suis mécanicienne et je m'en sors plutôt bien malgré tout. Sinon, grâce à ma je ne sais pas ?, je suis célibataire et je le vis plutôt sans avis sur la question.



(( Crystallize ))


Ses yeux s'ouvrent avant même la première lueur du jour dans ce bâtiment si immense qu'elle en a souvent presque le tournis. Bien qu'elle sache se débrouiller seule, bien qu'elle ne se plaigne jamais, Nani ne peut que sentir le poids de la solitude peser lourdement sur ses frêles épaules lorsqu'elle se remémore ce pan de sa vie passée aux côtés de celui qu'elle appelait et appellera toujours son Mentor. Avant, il y avait toujours ce vieux râleur qui rappelait sa présence par des soupirs ou des raclements de gorge agacés, puis des jurons une fois que l'agacement était dépassé. Elle ne peut que se souvenir des sourires arrachés à la volée, des paroles bienveillantes cachées sous un masque de vieux bougon. Leur façon de prendre soin l'un de l'autre. Sa façon de tout lui apprendre. Sa façon de la pousser dans ses retranchements alors qu'il savait que sa dernière heure (à lui) se rapprochait à grands pas.
Nani se redressa dans son lit, passant ses doigts métalliques dans sa chevelure blonde alors que la vie lui paraissait bien triste depuis qu'il était parti. A son tour de soupirer avant de s'extirper lentement de ses draps blancs. Elle prit le temps d'effectuer une toilette à l'eau froide avant de passer ses vêtements et de tresser ses cheveux de cette façon toujours identique à chaque jour. Elle ne prit cependant pas le temps de petit-déjeuner avant de descendre de son perchoir et de s'aventurer entre les immenses machines au rez-de-chaussée. Son doigt activa l'interrupteur de la lumière, faisant clignoter les ampoules avant que la lumière vaguement jaunâtre se stabilise dans tout le bâtiment.

En tant que "vedette de la mécanique", elle a toujours des demandes, toujours du travail. Et elle ne s'en plaint pas, jamais. C'est un héritage parmi tant d'autres laissés par Auguste. Et cela lui permet étrangement de ne pas trop penser à lui et surtout à son absence qui la hante et plane au-dessus d'elle comme un spectre qu'elle a tout le mal du monde à ignorer. Ainsi et depuis qu'il s'est envolé, elle ne se laisse plus vraiment le temps de respirer. Ainsi et depuis tout ce temps, elle a tout bonnement l'impression de nager à contre-courant dans des eaux troubles et glacées sans oser réclamer du secours. Ainsi, alors que le soleil perce tout juste timidement le brouillard ambiant de Darkon, elle est déjà penchée sur son établi à travailler sur la prothèse d'un homme tout nouvellement amputé suite à un accident et qui aura besoin de cette dernière pour remplacer sa jambe lorsque son état lui permettra de pouvoir la porter. Et pendant qu'elle travaille, elle oublie. Seulement parfois, une pensée échappe à son contrôle : allant vers Auguste dans les cieux - elle l'espère - les plus purs qui soient, ou vers Araya qui est toujours bel et bien sur Terre - elle l'espère aussi - mais qu'elle n'a pas vue depuis un petit moment déjà. Et puis ces pensées vagues s'envolent de la même façon qu'elles lui sont arrivées en tête. Il s'agit là probablement d'une façon bien personnelle de se préserver des chagrins provoqués par les personnes qui se sont faites une place dans son cœur et qui, comme elle, sont concernés par les réalités d'une vie dangereuse et manquant de qualité.

Bien sûr que si elle le voulait, elle serait accueillie à bras grands ouverts à Azria et qu'on lui construirait l'atelier qu'elle voudrait là-bas, et qu'on lui offrirait tous les équipements les plus à la pointe de la modernité qui soit en ce monde. Mais « je préfèrerais encore me couper les deux jambes avec les dents » fut sa réponse à la dernière proposition qui lui fut faite, juste avant qu'elle ne claque la porte à l'homme en costume blanc immaculé qui lui faisait face. Se vendre à un gouvernement véreux était encore la dernière chose qu'elle comptait faire. Darkon est sale, sa population est loin d'être blanche comme neige, mais au moins les choses sont claires lorsqu'on met les pieds ici. Azria est propre, trop propre, beaucoup trop pour qu'il n'y ait rien de louche. A la manière de son mentor, elle persistait dans sa résistance et rien ne la ferait changer d'avis.

Le soleil était à son summum au-dessus du toit partiellement vitré de l'usine lorsque Nani releva le nez. Elle épongea son front avec la manche de sa chemise, se rendant compte que l'air était bien trop lourd et trop chaud pour rester supportable. Elle se leva alors pour ouvrir les fenêtres, prenant la peine de fermer quelques volets avant de retourner à son établi. Elle regarda un instant la fenêtre qui lui faisait face et tira les rideaux pour cacher la vue que l'extérieur pouvait avoir sur elle. Ceci fait, elle retira partiellement sa chemise ou plus précisément, elle en déboutonna le haut pour en dégager ses bras et laissa le reste en place afin de cacher sa poitrine si d'aventure, quelqu'un entrait dans l'entrepôt sans s'annoncer avant.

Cette fois-ci, c'est sur elle-même qu'elle se mit au travail. Dans le plus grand des secrets, elle avait pour projet d'améliorer la technologie des bras mécaniques pour améliorer les fonctionnalités de cette dernière. Meilleure préhension, plus de notion de pression et pourquoi pas, une possible sensibilité plus accrue. Elle avait fait des plans, des tests électromécaniques, mais à présent, il fallait bien tester sur quelqu'un. Ne souhaitant pas demander à qui que ce soit d'être son cobaye, elle s'était donc choisie elle-même en toute conscience des risques qu'elle prenait à tenter des expériences sur ses propres bras. Mais voilà, têtue, Nani signait et persistait dans cette voie. Elle se mit alors au travail, faisant tout d'abord quelques réglages minimes avant de vouloir toucher aux connexions avec son propre corps. Les limites de son propre corps et de sa souplesse ne lui laissaient pas beaucoup de marge de manœuvre et de visibilité, elle était d'ailleurs contrainte à travailler devant un miroir et à s'user les articulations pour tenir sa position à peine probable. Quelle idée d'avoir mis des éléments réglables à l'arrière de la prothèse, vraiment ! Auguste est retenu pour cela en tout cas.

Et ce qui devait arriver arriva. Un tournevis qui dérape, provoque une décharge électrique, le corps de Nani qui sursaute, le tournevis qui déchire la chaire dans cette impulsion corporelle. Sous le choc, la jeune femme tomba de sa chaise dans un bruit sourd. Le bruit du métal sur le sol fit un vacarme monstre, sa tête cogna le carrelage. Rien de bien grave ici, mais sonnée et épuisée par ses émotions et le fait qu'elle n'ait rien mangé de la journée, Nani ne trouva pas la force de se lever. Elle gémit de douleur, sa tête cognée, son épaule meurtrie, son corps tombé de tout son poids. Elle se recroquevilla alors sur le sol, décidant de s'accorder quelques minutes avant de songer à chercher le courage de se redresser pour contempler l'ampleur des dégâts.
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Sam 11 Juin - 15:56
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Araya
J'ai 25 ans ans et je vis à Darkon. Dans la vie, je suis voleuse, mercenaire, combattante et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma méfiance, je suis célibataire et Libre comme le vent et je le vis plutôt bien.


(( Underground ))


Araya est assise tout en haut d’un immeuble, un pied appuyer sur le rebord, l’autre qui pend dans le vide. Elle contemple la ville qui s’étale sous elle, illuminée par les néons des enseignes et quelques lampadaires éparsent qui réussissent à percer la nappe de pollution. Elle observe ceux d’en bas, qui se lèvent et se préparent à entamer une dure journée pour certains et qui croisent les couche-tard et alcoolique. Elle regarde avec un léger sourire en coin sur ses lèvres. Cette nuit, encore une fois, elle n’a pas dormi, réalisant à nouveau l’un de ses vols impossibles dont elle seule avait le secret. Sa réputation la précédait pour ceux qui savaient où chercher et nombreux étaient ceux qui demandaient ses services. Parfois elle travaillait pour des criminels, parfois pour des gens meilleurs. Souvent pour elle-même. Araya se réservait toujours le droit de refuser des contrats, qu’importe ce que pouvait amener son client sur la table. Elle ne respectait peut-être jamais les règles, mais ses quelques règles, elle n’y dérogeait pas. Et pour protéger tant elle que ses rares proches, elle travaillait toujours sous le couvert de l’anonymat et du masque, délaissant son nom pour le pseudonyme de Marchombre. Un nom tout à fait approprié pour une personne aussi à l’aise dans les ténèbres.

Cette nuit, elle avait accompli sa tâche : s’infiltrer dans un entrepôt pour voler des informations et quelques dossiers à un gang réputé de la ville pour les donner à quelques adversaires. Les batailles entre malfrats étaient monnaie courante à Darkon et la voleuse n’avait aucune ambition pour améliorer les choses. Mais, quelquefois, il lui arrivait de faire des choses biens. Araya avait certes des tendances égoïstes, mais personne n’est tout blanc ou tout noir. C’est ce que Sayanel avait cherché à lui inculquer – entre autres choses – durant les quelques années où il avait veillé sur elle. Cette pensée la ramena à des souvenirs nostalgiques de cette époque, certains plus douloureux, lui rappelant son amer disparition.

La jeune femme ne se laissa pas emporter par ses émotions. Elle se mit debout, son regard se portant vers l’horizon, là où le ciel commençait à s’éclaircir. Le sourire revint sur ses lèvres tandis que les premiers rayons du soleil perçaient l’obscurité et venaient déposer leur douce chaleur sur son visage. Un instant, tout sembla se suspendre. La lutte permanente entre la nuit et le jour, le soleil et la lune, fit place à l’aurore puis enfin aux réelles premières lueurs du jour. Araya resta à contempler ce spectacle qu’elle adorait, avant de sentir la fatigue tomber, telle une chape de plomb, sur ses épaules. La voleuse se suspendit alors au rebord du bâtiment et commença une rapide et précises désescalade, jusqu’à sauter sur un autre immeuble. Elle continua ainsi, passant d’immeuble en immeuble jusqu’à arriver sur son propre toit. Elle se glissa par l’ouverture et se laissa tomber dans la pièce à vivre, retira ses chaussures et sa veste, puis fit coulisser la porte pour se laisser tomber sur le dos dans son lit. Elle passa sa main mécanique dans ses cheveux et s’arrêta pour observer le mouvement de ses doigts. Repenser à Sayanel amenait inexorablement ses pensées vers Nani, celle qui l’avait doté de son bras mécanique. Cela faisait quelques temps qu’elle ne l’avait pas vu. La voleuse l’avait soutenu à la suite de la mort d’Auguste, puis s’était tournée vers d’autres obligations. Araya n’avait pas eu de nouvelles de son amie depuis. Elle replia ses doigts, laissant retomber son bras. Bien, dès son réveil, elle irait rendre visite à la jeune mécanicienne.

Araya dormit quelques heures, jusqu’à ce que la chaleur commence à s’élever et que le soleil lance ses rayons contre sa fenêtre. Habituée à subir la chaleur et ne pas se plaindre, elle avait pu gagner encore quelques temps avant que cela ne la réveille complètement. Elle ne dormait jamais beaucoup et les quelques heures de sommeil entre le lever et le zénith lui suffisait pour aujourd’hui. La voleuse effectua une toilette à l’eau froide et bienvenue, puis fit une tresse épaisse avec ses longs cheveux. Elle repartit ensuite à l’extérieur. Elle prit cette fois sa moto, qu’elle avait retapé elle-même, utilisant ses quelques connaissances en mécanique et sa débrouillardise pour cela. Le moteur émit un doux ronronnement, puis elle enclencha la première et partie dans les rues de Darkon se dirigeant vers l’atelier de mécanique de Nani.

Devant le bâtiment, ses yeux se posent sur la fenêtre ouverte, dont les rideaux bloquaient la vue. Araya descendit de son véhicule, prête à entrer dans l’atelier. Elle entendit soudain le bruit sourd d’une chute d’un objet métallique, mais pas seulement. « Nani ! » S’écria-t-elle. Alarmée, Araya bondit sur la porte, l’ouvrant si brutalement qu’elle claqua contre le mur et faillit lui revenir dessus. Elle la repoussa sans attendre, se jetant dans l’atelier, inquiété par le bruit. Ses yeux clairs fouillèrent vivement le lieu, à la recherche de la jeune femme et d’un potentiel agresseur. Elle tomba sur le corps recroqueviller de son amie, seule, et se précipita vers elle.

Araya se laissa tomber à genoux à côté d’elle, analysant rapidement la situation. Sa main mécanique vint appuyer sur la plaie pour essayer d’en constater la gravité, tandis que son autre main – bien de chair celle-ci --, vint chercher le visage de la jeune mécanicienne, repoussant les mèches blondes. « Nani, est-ce que ça va ? Tu m’entends ? Qu’est-ce qui s’est passé au juste ? » Malgré son inquiétude, Araya coupa le lien visuel pour regarder à nouveau l’atelier, vérifiant chaque endroit visible pour s’assurer que personne n’était présent avec d’intention malveillante. Personne n’aurait pu sortir sans qu’elle ne le voie, alors que s’était-il passé au juste ?

Ses yeux azur se posèrent à nouveau sur son amie, constatant le tournevis ensanglanté et les épaules et bras nus. Elle fronça les sourcils, inquiète tant pour son état que de la façon dans laquelle elle s’était retrouvée dans cet état. « Tu peux te lever ? Attends, je vais t’aider. » Araya avisa un fauteuil non loin sur lequel Nani pourrait se reposer et lui expliquer ce qui venait de se passer.  « Et je vais m’occuper de ça aussi. Ajoute-t-elle en désignant le sang et la plaie. Tu as une trousse de soin quelque part ? » Araya restait auprès de Nani, le temps de s’assurer qu’elle n’allait pas tourner de l’œil en essayant de s’assoir ou se mettre debout. Vu le bruit, le choc avait dû être rude. Elle préférait ne pas prendre de risque avant d’aller chercher le nécessaire pour nettoyer la plaie.
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Lun 20 Juin - 0:42
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Nani
J'ai 25 ans ans et je vis à Darkon. Dans la vie, je suis mécanicienne et je m'en sors plutôt bien malgré tout. Sinon, grâce à ma je ne sais pas ?, je suis célibataire et je le vis plutôt sans avis sur la question.



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Soudainement, il y eut tous ces bruits d'une entrée véritablement fracassante ; porte qui claque, voix qui s'élève au beau milieu du ronronnement des machines. Dans sa léthargie, cette voix qu'elle reconnut immédiatement, lui parut incroyablement lointaine. Nani, roulée en boule sur le sol même pas frais de l'atelier, ne pensa même pas à répondre à son amie qui, inquiète, venait de l'interpeller. Amie qui ne tarda pas à la retrouver dans l'atelier puisqu'elle entendit ses genoux se poser au sol et qu'elle ressentit sa présence à ses côtés, puis cette vive douleur sur sa plaie à l'épaule lorsqu'Araya appliqua une pression dessus. La jeune femme lâcha un gémissement de douleur en tentant de demander de la tranquillité, en tentant de fuir ce contact si désagréable. Elle allait bien. Elle avait juste besoin d'un instant pour pouvoir reprendre ses esprits, prendre sur elle et se redresser, mais elle allait bien. Elle sentit ses mèches se décoller de son visage transpirant et elle ouvrit lentement ses yeux bleus tandis qu'Araya cherchait à comprendre ce qui s'était passé et qu'elle était très visiblement anxieuse quant au déroulé des évènements. Nani tenta de prendre appui sur l'une de ses mains pour essayer de se redresser, en vain. Elle ne réussit même pas à soulever ne serait-ce qu'un peu le poids de son corps tant elle était encore sonnée.

« Accident… » marmonna alors la mécanicienne afin d'essayer d'apaiser les craintes de la brune. « Ca va… »

Le fait que ça allait n'était probablement pas très flagrant, et peut-être que cela n'allait pas si bien, au fond, mais Nani ne voulait pas se plaindre. Elle était responsable de son propre état et puis… Elle ne voulait pas inquiéter son amie plus que de raison. Avec l'aide plus que bienvenue d'Araya, Nani se redressa finalement lentement pour finalement se redresser et puis elle se retrouva assise sur un fauteuil définitivement plus confortable que le sol. Elle se tenait légèrement arquée en avant, son dos fuyant le contact du dossier tandis qu'elle pouvait sentir le sang couler lentement sur sa peau, sang qui imbibait très sûrement le tissu de sa chemise. Elle aurait tout intérêt à nettoyer le vêtement très rapidement lorsqu'elle serait en état de le faire !

« Merci Araya. »

La présence de son amie et le fait d'être assise plutôt qu'affalée au sol l'avait aidée à reprendre ses esprits, sa tête lui paraissait déjà moins embrumée et elle avait un petit regain d'énergie. Elle avait un peu honte qu'Araya l'ait trouvée ainsi, dans cet état, vautrée parterre, mais la jeune femme ne prévenait jamais de ses visites et finalement, Nani devait reconnaître que le timing n'était pas si mauvais. Malgré ce sentiment de gêne, Nani devait reconnaître qu'elle serait probablement restée sur le carreau un petit moment sans l'intervention de la brune et qu'il valait mieux que ça soit elle qui la trouve ainsi plutôt que qui que ce soit d'autre. Et de plus… Ses bras mécaniques ne lui permettraient pas de prendre correctement soin de la blessure qu'elle s'était faite, cette dernière étant dans un endroit très peu facilement accessible. Et une blessure mal soignée dans un endroit comme Darkon peut avoir des conséquences réellement dramatiques. Une infection peut si vite arriver… Ainsi, oui, il fallait apporter les soins appropriés à cette blessure et donc indiquer à Araya où se situaient les affaires qui pourraient lui permettre de l'aider.

« Oui, elle est à l'étage dans le placard qui est sous la vasque. »

Il n'y avait probablement pas grand-chose à l'intérieur, Nani n'ayant pas pris le temps de renouveler les stocks depuis qu'Auguste avait quitté ce monde et donc, n'avait plus besoin de soins, mais cela serait probablement suffisant pour prendre soin de cette vilaine plaie pour cette fois-ci. Il faudra qu'elle aille faire des achats en suivant, mais ce n'était pas le moment. Elle n'était ni en état, ni en bonne tenue pour le faire. Cela devrait attendre un peu.
Alors qu'elle avait donné l'information, la blonde remarqua vite qu'Araya s'attardait à côté, le regard marqué par l'inquiétude. Nani secoua légèrement la tête, s'obligeant à lui adresser un petit sourire pour tenter, encore une fois, de la rassurer quant à son état.

« Ça va aller, ne t'inquiètes pas. J'ai vu largement pire, pas vrai ? »

Pour appuyer ses dires, elle bougea l'un de ses bras mécaniques. Effectivement, elle avait perdu ses deux bras par le passé, son corps était parsemé de nombreuses cicatrices plus ou moins imposantes et qui étaient visibles alors que seulement une petite partie du haut de son corps était découvert - d'où le pourquoi ses tenues sont si couvrantes en temps normal -, elle avait donc effectivement connu bien pire qu'un dérapage de tournevis et s'en remettrait rapidement. La plaie était douloureuse mais Nani pensait honnêtement qu'il n'y avait aucune gravité dans son état actuel. Son amie était probablement sous le choc de l'avoir trouvée en mauvaise posture, au sol, c'était compréhensible. Elle aurait été toute retournée de retrouver Araya dans cet état aussi, c'était indéniable.

En attendant que la brune fasse l'aller-retour entre l'atelier et la mezzanine qui comportait la zone de vie, Nani se tourna un peu face au miroir qu'elle utilisait pour bricoler sur elle-même, mais cette fois-ci pour voir l'état de son épaule. La coupure était nette, elle semblait un peu profonde mais elle ne devrait pas poser beaucoup de problèmes avec des soins appropriés. Et probablement du repos mais… Nani ne pouvait pas s'accorder de repos, il faudrait donc faire sans cela. De toute façon, personne ne serait là pour surveiller ses faits et gestes, n'est-ce pas ?
FoxDream
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FoxDream
Lun 20 Juin - 21:15
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Araya
J'ai 25 ans ans et je vis à Darkon. Dans la vie, je suis voleuse, mercenaire, combattante et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma méfiance, je suis célibataire et Libre comme le vent et je le vis plutôt bien.


(( Underground ))

L’entrée fracassante d’Araya ne passa pas inaperçu aux yeux des quelques badauds. Certains pouvaient trouver son inquiétude surprenante ou bien trop angoissée, après tout, bien trop d’Êtres vivants ici étaient si désabusés, si désintéressés… Pourtant, si Darkon était déjà un endroit trop dangereux pour la plupart, si ce n’est tout le monde, il l’était plus encore pour Nani. L’intérêt que lui portait le monde était bien trop important. Alors, la brune n’avait pas hésité à plonger à l’intérieur au mépris du danger, faisant fi de toutes règles de survie et de sécurité durement apprise tout au long de ses années, pour voler au secours de la mécanicienne. Une véritable héroïne n’est-ce pas ? Ironique sachant qu’elle n’avait aucune fibre héroïque qui parcourait son corps ou son âme, bien qu’elle n’est aucune croyance en ce type d’idée.

Son inquiétude n’avait fait qu’amplifier en voyant l’état de son amie allongée au sol. Malgré cela elle gardait autant que possible son sang-froid, s’agenouillant auprès d’elle pour prendre soin. Au moins, si son entrée avait été remarquable, elle avait forcément fait fuir un agresseur. Jusqu’à ce que Nani lui parle d’un accident. Araya fronça les sourcils, ne comprenant pas comment une telle situation avait pu arriver, ou le type d’accident qui avait pu la mettre dans cet état. Il n’y avait que le tournevis ensanglanté au sol. Aucune étagère ne semblait lui être tombée dessus. Et plus les questions passaient, plus elle voyait un tableau se dessiner qui lui déplaisait complètement. « Oui… Eh bien pour l’instant j’ai pas l’impression que ça aille. » Surtout que la grandiose mécanicienne laissait rarement paraitre son véritable état. Ce qui avait tendance à agacer Araya, qui, soi-disant passant, n’était pas mieux.

Araya accompagna doucement la jeune femme en la soutenant pour la relever, faisant attention aux vertiges qui pouvaient la prendre, et l’aida à marcher jusqu’au siège. Elle s’accroupit légèrement pour se mettre au niveau de la mécanicienne, plongeant ses yeux clairs dans ceux saphirs, quelque peu vitreux. Elle repoussa à nouveau quelques mèches de cheveux pour essayer de voir si elle s’était cognée. « Ne me remercie pas trop vite Lapin, tu risques de le regretter. » Pas qu’elle demande quoique ce soit à Nani en échange d’un pauvre service, la mécanicienne lui donnant bien trop de faveurs pour que la voleuse lui demande quoique ce soit en échange. Non, si elle prévenait Nani, c’est que Araya commençait à faire le chemin et cela ne lui plaisait pas et qu’elle connaissait trop bien son amie pour la laisser tranquille dès qu’elle serait mieux. Elle allait passer un sale quart d’heure.

La voleuse s’était redressée en regardant Nani, toujours inquiète de la voir tourner d’un coup de l’œil. Alors qu’elle s’apprêtait à partir pour aller chercher la vasque, elle entendit la phrase de la mécanicienne. Elle se figea, un éclat sombre apparaissant dans son regard. Elle se pencha vers son amie, posant ses mains sur les accoudoirs du fauteuil, rapprochant son visage, visiblement de mauvaise humeur. « Arrête ça Nani. Je sais que t’as connu pire, mais c’est pas une raison pour faire comme si tout allait sur des roulettes et cacher ta douleur. Sauf si tu tiens à ce que mon humeur devienne plus massacrante que d’habitude. » Elle resta quelques secondes supplémentaires avant de se redresser. « Et ne t’avise pas de bouger. » Puis elle grimpa les marches de l’escalier pour aller chercher la trousse.

La voleuse se doutait à quel point Nani avait souffert par le passé, bien qu’elles n’aient jamais parlé sur le sujet toutes les deux. Tout comme Araya ne lui avait jamais confié ce qui lui était arrivé à son bras ou le reste de son corps couvert de cicatrices. Et de tous ceux qu’elle connaissait, même les mécaniciens, il n’y avait bien que Nani qui pouvait l’examiner sans déclencher des réactions de rejets, plus ou moins violentes. Mais qu’importe, cela ne justifiait par cette tendance à toujours mettre sa santé de côté comme si ce n’était pas importante.

Araya mit la main sur la trousse et l’ouvrit pour regarder. Un peu de désinfectant, un fil, une aiguille et d’autres choses plus ou moins importantes. Cela devrait être utile pour la blessure de Nani. Avant de redescendre, elle en profita pour remplir un verre d’eau, puis redescendit rapidement pour rejoindre son amie. « Bon, est-ce que ça va mieux déjà ? Tu devrais peut-être boire un coup aussi. Ajoute-t-elle en lui tendant le verre en question. Puis elle se pencha vers elle à nouveau, examinant une nouvelle fois sa tête. Dis-moi, est-ce que tu t’es cognée la tête ? T’as des vertiges ou des nausées ? Si oui, préviens-moi, vaut mieux pas laisser traîner ça. » Araya avait suffisamment souffert den nombreuses blessures, diverses et variées, tant actuellement de ses combats, de ses vols, et bien avant même. Cela lui avait appris bien des choses. « Et montre-moi cette blessure maintenant. Et tu me raconteras comment tu t’es fait ça après. » Elle se posta dans le dos de la mécanicienne, observant la plaie complètement. Elle saisit un morceau de coton propre et l’imbiba de désinfectant pour la poser doucement sur la plaie, nettoyant le sang pour éclaircir la vue. « Hm… Ca m’a l’air pas trop grave. Je crois pas que les muscles soient trop endommagés, tu as de la chance. Mais il va peut-être falloir quelques points de sutures, même si je devrais attendre que tu te sentes mieux peut-être. Mais au moins ça soignera plus vite et tu devrais pas trop avoir de cicatrices. Enfin, ça servira pas si tu bouges trop Lapin. » Utiliser son surnom, qui semblait ridicule mais qui était affectueux, montrait qu’elle avait repris un minimum son calme. Simplement apparent, pour se concentrer sur la blessure et les gestes qu’elle devait effectuer.

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