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INSCRIPTION : 23/04/2021
CRÉDITS : tookio (icon)

UNIVERS FÉTICHE : réel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Alix
Marshall

J'ai 23 ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis mère au foyer depuis quelques mois et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon insolence et la perte d'mon grand frère, je suis marié à Niels et je le vis plutôt bien.


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• a subi des maltraitances physiques et psychologiques durant son enfance
• son grand-frère a été son tuteur légal jusqu'à sa mort
• son grand-frère est décédé à l'armée, elle ne connait pas la vérité
• n'a toujours pas fait le deuil de la perte de son frère qu'elle considère comme une moitié d'elle
• a été escorte de luxe pendant de long mois, n'a jamais couché avec un de ses clients
• est maman de deux faux jumeaux dont elle s'occupe totalement
• a fait une dépression post partum, a refusé de voir ses enfants pendant de longs jours
• mariée et totalement accro à son loup, incapable d'imaginer sa vie sans lui

Besoin de respirer. Parfois, elle a l’impression d’étouffer Alix dans cette vie. Parfois, elle se demande si elle est réellement bien à sa place et quand tout finira par se détruire. Rien n’est éternel. Et surtout pas le bonheur. Pas dans sa vie. Elle n’sait que foutre le bordel. Elle n’sait que tout détruire. Fuir. Se faire du mal. Mais est-ce qu’elle n’est pas en train de grandir ? Peut-être. Peut-être pas. Elle n’sait pas. En tout cas, ce soir elle sort. Ce soir, elle décide d’être en quelque sorte égoïste. De retrouver sa vie du milieu. Celle avant Niels et celle après Célian. La décadence avec ces limites. La décadence pour oublier son quotidien un petit peu. Alors, la poupée elle s’prépare avant qu’il débarque. Elle a été capable de déposer les petits chez sa belle-mère – toujours étrange de se le dire d’ailleurs – il y a eu le fameux pincement au cœur. Douce douleur de laisser ses enfants à une autre personne pour la première fois, mais elle fait confiance à cette femme. Elle fait confiance en sachant qu’elle prendra soin d’eux – et surtout, la poupée, elle est heureuse d’pouvoir lui faire plaisir. Le fond sonore qui fait du bien, elle se retrouve un peu, elle a l’impression d’faire son âge la poupée avant d’prendre ses anciennes robes. En mettre une, s’rappelle les soirées avec ses anciens clients. Elle pourrait presque grimacer, mais ça avait été une partie d’sa vie et pas une partie qu’elle était capable d’regretter même si ces choix n’ont jamais été forcément les meilleurs. Téléphone dans sa main, tape le message en montant dans le taxi donnant l’adresse du rendez-vous avec ces amis. Ceux qu’elle est capable d’connaître depuis peu parce qu’elle a sauté l’pas, Alix. Parce quelle a été capable d’reprendre ses études. Elle s’est décidé à faire quelque chose la gamine. Pour son propre bien. Pour le propre bien d’sa famille. C’était presque inévitable dans le fond. Et le téléphone finit dans le sac avant d’laisser un sourire se dessiner sur son visage. Incapable d’se retenir. Incapable d’nier le fait qu’elle est capable d’avoir l’impression d’vraiment respirer pour le coup.

Quelques heures plus tard.


N’a pas compter le nombre de verres qu’elle a pu avoir dans les mains. Mais en tout cas, c’est plus que deux et ça elle en est certaine la blonde. Oh, elle sait aussi qu’elle n’garde pas souvent la main vide. Un verre se retrouve rapidement entre les mains d’la jeune femme. Elle n’va pas s’en plaindre. La descente se fait toujours aussi bien malgré les grimaces qui est capable de se dessiner sur son visage. L’alcool, ça fait longtemps quand on y pense. L’alcool, a toujours été une faiblesse chez elle qu’elle n’soigne pas en y restant éloigner rapidement. Peut-être que comme ça, elle est capable d’comprendre son propre mari qui est capable d’boire quand ça n’allait pas. Lui qui avait eu la chance d’jamais arrêter, lui qui doit mieux supporter qu’elle et lui qui sûrement s’moquerait d’elle à l’heure actuelle. Sauf qu’elle est heureuse, Alix. Ou du moins euphorique. Ne sait pas trop. En tout cas, elle s’amuse. Complétement. Elle n’pense pas au jumeau. Elle n’pense pas à cet appartement qui doit être actuellement vide de présence. Elle danse. Chante. Rigole. Une soirée presque basique. Mais la tête commence à tourner d’la poupée. La tête commence à en faire des siennes. Elle n’parle même pas d’ses yeux qui sont en train d’se fermer. Le coup qui arrive d’un coup. La blonde qui s’arrête avant d’se masser les tempes rapidement. Au moins pour soulager l’mal de tête, parce qu’elle n’a pas envie d’rentrer Alix. Elle n’a pas envie d’mettre fin à cette première soirée d’puis longtemps. S’éloigne pour laisser l’dos s’appuyer contre un mur, le verre qu’elle dépose sur le front comme pour s’rafraichir. Elle a l’air débile, non ? Totalement. Mais tant pis. Son propre ami lui propose de sortir et elle accepte, la blonde. Elle accepte bêtement. L’enfant naïve toujours présente. L’enfant naïve qui n’comprend pas que son état est d’sa faute. D’ses intentions malsaines envers la femme qui ne s’détournera jamais d’son propre mari, d’son âme sœur. Ils avancent vers un endroit sombre. Bien trop. Sauf qu’elle s’inquiète toujours pas Alix. Un peu perdue. Les yeux qui commencent d’plus en plus à se fermer. Le corps qui devient lourd comme si elle allait s’endormir. Le réflexe se fait malgré tout rapidement quand elle repousse la main qui vient s’poser sur son corps. Sauf qu’elle est trop faible, Alix. La poupée qui s’rappelle des coups durant l’enfance malgré son état. La poupée qui s’retrouve encore une fois bloquée devant un homme qui tente quelque chose avec elle. L’alarme qui sonne dans sa tête. La robe arraché. Le genou qu’elle lève rapidement pour donner un coup avant d’s’enfuir. Au moins essayer. Prends le téléphone en même temps, les mains qui tremblent, les doigts qui appuient partout et nulle part à la fois. Cherche le numéro. Le bon. Mais le cri qui traverse la barrière d’ses lèvres quand il tire les cheveux d’la poupée. Le téléphone qui s’échappe d’ses mains. La jeune femme qui essaye d’se défendre comme elle peut. Capable d’accepter les coups – comme avant. Sans réellement comprendre comment elle finit par s’enfuir la poupée. Prendre la fuite. Loin d’tout ça. L’état peut recommandable. Doit faire peur la jeune femme à l’heure actuelle. Mais elle s’en moque. Essaye d’prendre le plus de distance possible avant d’tomber. D’sombrer. Dans une quelconque rue. Dans un quelconque coin d’la ville. De Détroit. Cette ville qu’elle connait bien normalement. Les yeux qui se ferment. Le corps qui devient lourd. La lutte impossible. Le noir total. Y a plus rien maintenant. Pas de douleur. Pas de froid. Rien du tout. Le néant.

Deux jours après, dix-sept heures.

Les yeux qui papillonnent. Le bruit qui arrive à ses oreilles. Silence pesant. Le corps toujours lourd. Mais la poupée qui finit par ouvrir totalement les yeux. Le blanc qui frappe. Ferme de nouveau les yeux. Impossible d’lever sa main pour cacher la lumière. Une ombre apparaît malgré tout. Le moyen d’ouvrir les yeux un instant pour voir... un visage méconnu. Comprend rapidement qu’elle n’se trouve pas chez elle. Pas dans sa chambre. Y a pas l’odeur de Niels autour d’elle. Pas les pleurs des enfants. Vous êtes réveillés mademoiselle ? La tête qui bouge de haut en bas. La bouche desséchée. La peur augmente. L’angoisse aussi. Ne sait toujours pas où elle se trouve la gamine. Aucun souvenir. C’était comme si elle venait d’se réveiller des mois de coma. Des années d’sommeil avant d’revenir à la vie, c’est étrange. Absolument pas agréable cette sensation. Les bruits qui augmentent autour d’elle. Vous êtes à l’hôpital.. vous avez été dans le coma quelques heures.. C’est une blague ? Le coma ? L’hôpital ? Qu’est-ce qu’elle fou ici hein ? Et puis il est où Niels d’abord ? Elle veut partir d’cet endroit. Elle n’a aucune raison d’être ici. J’veux mon mari... Elle n’reconnait même pas sa voix la blonde. Rien du tout. On ne connaît pas votre identité.. On a été capable d’vous trouver inconsciente dans la soirée et sans papier sur vous. Honnêtement ? Elle n’comprend rien, Alix. Perdue. Encore plus. Niels Marshall... Qu’elle souffle en se battant pour garder les yeux ouverts. Elle a le corps lourd. L’esprit embrumé. N’comprend rien. Préfèrerait dormir parce qu’elle finira par revenir à la réalité. C’est qu’un mauvais rêve. Un truc vraiment d’merde, non ? Voilà, ça n’peut qu’être qu’un putain de cauchemar. De mauvais goût en plus. Elle aurait préféré voir son père dans ses songe, elle aurait préféré reprendre des coups parce qu’elle connait tout ça. [b]On va devoir vous faire des prélèvements, madame.[/color] Une grimace se dessine sur son visage avant de la bouger de haut en bas. Accepte pour que le temps passe plus vite. Pour s’retrouver bientôt dans ses songes et pour ouvrir de nouveau les yeux, se retrouver dans son lit avant les odeurs qui sont capables de l’apaiser. Après de longues minutes, elle sombre de nouveau. S’endors. Lâche prise. Une nouvelle fois. Mettre un point final à se cauchemar. Toujours sûre d’elle. Sûre que ça n’peut pas être la réalité. Impossible.



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UNIVERS FÉTICHE : vie réelle, city.
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08a2c8db6142275e2728fa1bb80dfbf109021f2e.png
Niels
Marshall

J'ai 33 ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis vice-président d'un club de bikers & agent de sécurité et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon passé et une promesse, je suis marié avec Alix et je le vis plutôt bien.


(tw) chaotic (nix) 5ff3ee7076fbd1414e2645a5e5cd9791fa0ccc9a

• fils de motard au destin tout tracé
• ancien militaire seul rescapé d'une prise d'otage
• récemment débarrassé de son addiction à la drogue, l'alcool reste cependant dans les parages pour mieux l'accompagner
• grand frère endeuillé qui vit difficilement les pertes autour de lui
• heureux père de deux faux-jumeaux mais paniqué à l'idée de ne pouvoir les protéger
• grognon un brin trop protecteur et amouraché de sa sulfureuse poupée.
Inhabituel. Routine perturbée par cette sortie qu'il n'avait pas vu venir. Niels n'y voyait aucun mal, parce qu'Alix, elle n'était pas sorti depuis si longtemps. Bien trop souvent dans cet appartement dans lequel ils habitaient, elle sortait pour faire des courses, se promener avec les enfants dans cette grande poussette, elle était une mère exemplaire mais qu'en était-il de la jeune femme là-dedans ? Qu'une question de temps avant qu'elle se sente capable de passer outre ce manque lié aux enfants qu'elle avait avec elle à longueur de journée. Ce jour était arrivé finalement. Déposés chez leur grand mère, celle-ci pourrait les chouchouter comme il se doit, elle qui avait toujours ce regard s'illuminant face à ces deux bouilles qui la faisait craquer. La mère de Niels faisait preuve de la même douceur avec ces deux petits êtres qu'avec ses propres enfants à l'époque. Il avait d'ailleurs pu le voir de ses propres yeux en se rendant chez elle après les échanges avec sa femme. Ce soir là, il était d'ailleurs resté manger en compagnie de cette dernière. Le grand-père des deux petits bouts était parti pêché avec un ami, sa femme s'occuperait donc seule de ces petits enfants, non pas avec une certaine fierté. Les voisins aux alentours en avaient déjà entendu parler, ça avait fait le tour du quartier, de quoi amuser le motard qui aimait la voir ainsi. Les enfants étaient en lieu sûr, bien entourés, il pouvait donc profiter de l'absence de sa moitié pour rattraper un peu de boulot. De toute évidence, cette nuit-là, il aurait à peine dormi. Même quand il est rentré vers quatre heures du matin, le silence était presque un peu trop pesant. Sa carcasse allongée dans le lit, il y a passé quelques heures sans pouvoir fermer les yeux, plutôt pris par cet écran de téléphone qu'il guettait comme dans l'attente d'un nouveau message, un appel, qu'importe. Ame protectrice, l'inquiétude ne s'était pourtant pas pointée aussitôt. Parce qu'il savait que si elle pouvait profiter, elle le ferait quitte à en oublier l'heure. Elle avait raison. Un jour, peut-être, son moment viendra, à son tour il pourra se défaire de ses responsabilités, de son patch, le cuir laissé de côté pour simplement redevenir l'homme, il attendait encore l'occasion de partir avec sa bien-aimée loin de cette ville afin de souffler et se retrouver comme il se doit. Que demander de plus ? Juste un instant avec elle, c'est tout ce qu'il lui fallait. Finalement cette nuit-là, il n'aura que très peu dormi, ouvrant les yeux dès les premières lueurs du jour. Traînant des pieds jusqu'à la cuisine, il s'était fait couler un café, le regard rivé sur son téléphone. Rien. Putain, qu'est ce qu'elle fout ? C'est l'agacement et le manque de sommeil qui avaient commencé à pointer le bout de son nez mais tout semblait encore sous contrôle.

to : bébé  minicoeur
tu rentres quand bébé ?
tu me manques.

Aucune réponse. Matin, midi, après-midi, toujours rien. C'est au début d'après-midi que l'inquiétude a commencé à pointer le bout de son nez. Niels avait quand même enfilé son cuir, le moteur vrombissant tout droit jusqu'au QG. Elle s'était sûrement couchée tard et bientôt elle se réveillerait, verrait les quelques autres messages laissés, les trois ou quatre appels manqués et rappellerait. Elle aurait dû rappeler. Mais en fin d'après-midi quand, sans aucune réponse une fois de plus, il avait appelé sa mère il avait comprit. Quelque chose clochait. Il s'était passé quelque chose. Peur envahissant les tripes, il avait demandé à sa mère de garder les petits, elle avait accepté volontiers, tentant malgré tout de son côté de joindre Alix. Au cas où elle aurait besoin de respirer au point de mettre de côté son mari, au point où elle s'était éprise de cette liberté quitte à le faire perdurer. Si c'était sa belle-mère, celle a qui elle avait remit les enfants, elle répondrait peut-être plus facilement. Instinct maternel. Rien. C'est aux alentours de vingt heures que les Harley déambulèrent en ville, le campus universitaire ayant été la première cible des motards en quête d'un signe de la jeune femme. Ils avaient roulé une bonne partie de la soirée, de la nuit y compris, en rond, optant pour des chemins qu'ils pensaient les plus stratégiques. Rien. Toujours rien. Et comme un lion en cage, le Marshall sentait la nervosité lui monter. Elle n'était pas parti, elle n'aurait pas pu, pas sans eux pourtant il avait prit le temps de fouiller les affaires de la poupée comme pour s'assurer dans un premier temps qu'elles étaient encore là. Puis dans un second temps pour simplement chercher un indice, une piste, qu'importe. Sa femme devait être quelque part. Mais où ? Il a ruminé, cédant parfois à la colère pour laisser ses poings fracasser un mur ou deux. Alix n'est pas réapparut.

58 appels manqués plus tard
messagerie directe. téléphone coupé ou déchargé

Putain ! Elle ne pouvait s'être volatilisée. Tous les scénarios fait, il se disait qu'il ne pouvait s'agir qu'une question de temps si malheureusement la poupée s'était retrouvée entre les pattes d'un ennemie. Rançon ou qu'importe, ils se manifesteraient. Une descente de flics, une arrestation ? Elle aurait pu passer un appel pour que la caution soit payée, elle l'aurait appelé, elle connaissait son numéro sur le bout des doigts, il le savait, à moins que la flicaille à l'annonce de son nom n'ait décidé de la faire chier. Tout était bon pour agacer la meute qu'ils ne portaient guère dans leur coeur. Ça pouvait se comprendre. Mais le sable se déversait dans le sablier, le manque de sommeil le mettait tellement à cran qu'il en venait à s'imaginer le pire, pire que ce qu'il avait déjà pu imaginer. Sa mère appelait toutes les heures pour savoir s'il y avait du nouveau, son père était rentré entre temps et n'avait même pas pris le temps de décharger son matériel, même s'il avait râlé comme à son habitude, il était aussitôt reparti, sa voiture arpentant les rues malfamées de détroit pour la retrouver. Tous s'y mettaient. La famille des motards ne lâcherait pas. Reviens-moi, je t'en prie, fais-moi un signe. Regard tourné vers le ciel, il aurait pu se mettre à genoux pour prier, qui , quoi, qu'importe, qu'on lui rende sa femme, qu'on lui donne un signe, qu'il puisse comprendre.

Deux jours après, dix-sept heures cinquante.

- Monsieur Marshall, bonjour. Je suis le Docteur Stevens, je vous appelle depuis l'Hôpital Central de Détroit. Votre femme est arrivée dans nos services d'urgences il y a de ça un petit moment à présent, nous n'avions pas pu vous contacter plus tôt car nous n'avions pas... pas même le temps de poursuivre, il est coupé.
- Alix, vous me dites qu'Alix est à l'hôpital ?! Mais qu'est ce qui s'est passé, est ce qu'elle va bien, qu'est ce qui lui est arrivé ?!
- Ne vous inquiétez pas monsieur Marshall, elle s'est réveillée il y a quelques minutes à présent, mes collègues l'ont emmené afin de faire une batterie d'examens. Pouvez-vous venir à l'hôpital pour que nous puissions discuter de vive voix ?
- J'arrive.
Fin de l'appel.


Peu de temps après


Vitesse incontrôlée, il avait roulé jusqu'ici sans plus attendre. Le médecin l'attendait à l'accueil, sachant pertinemment qu'au vu des annonces faites et de la tonalité de la voix du Marshall, celui-ci ne tarderait pas. Il lui expliquait alors les choses sans passer par différents chemins. Elle avait été retrouvée dans une ruelle par un passant, totalement inconsciente, ne portant aucun papier sur elle permettant de l'identifier comme il aurait voulu expliquer au téléphone avant que Niels ne le coupe. Il l'avait averti sur ce qui l'attendait quand elle reviendrait de ses examens, que le lit réapparaitrait dans cette pièce avec la jeune femme aux marques de cette mésaventure, expérience mouvementée qui s'était mal terminé. La police avait été averti, elle pourrait porter plainte si elle le souhaitait et leur raconter ce qui s'était passé. Le barbu ne disait rien, sa femme, il la vengerait lui-même mais en attendant il se laissait guider jusqu'à cette chambre vide. Appréhension. Incompréhension. Haine. Tout se mélangeait et pourtant d'un souffle tout disparaissait quand après quelques minutes à patienter, il voyait ce lit réapparaître. Quelques secondes suffirent pour que le visage de la poupée apparaisse dans son champ de vision et si sa mine n'était pas encore suffisamment décomposée, c'était le cas à présent. Cœur se soulevant, il dû cligner des yeux à mainte reprise pour que les larmes montantes disparaissent, laissant simplement cette mâchoire se crisper. Qui avait bien pu faire ça à sa femme ? Qui avait osé ? Qui allait devoir payer le prix de ses actes quand il l'aurait retrouvé ? Qui, et pourquoi ?



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Alix
Marshall

J'ai 23 ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis mère au foyer depuis quelques mois et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon insolence et la perte d'mon grand frère, je suis marié à Niels et je le vis plutôt bien.


(tw) chaotic (nix) Feadffe78aa57035810199447d14e183c949eb86

• a subi des maltraitances physiques et psychologiques durant son enfance
• son grand-frère a été son tuteur légal jusqu'à sa mort
• son grand-frère est décédé à l'armée, elle ne connait pas la vérité
• n'a toujours pas fait le deuil de la perte de son frère qu'elle considère comme une moitié d'elle
• a été escorte de luxe pendant de long mois, n'a jamais couché avec un de ses clients
• est maman de deux faux jumeaux dont elle s'occupe totalement
• a fait une dépression post partum, a refusé de voir ses enfants pendant de longs jours
• mariée et totalement accro à son loup, incapable d'imaginer sa vie sans lui

Alix, elle avait essayé d’réagir quand les mains venaient sur son corps. Elle avait essayé d’passer au-dessus d’son propre blocage avec la violence des autres pour s’défendre. Elle avait essayé comme elle pouvait, mais l’esprit était plus que confus. Le corps qui était lourd. Les yeux qui commençaient doucement, mais sûrement à se fermer. La blonde, elle sent le tissus se déchirer, essaye encore d’se battre alors que les larmes coulent le long d’ses joues. La vérité, c’est qu’elle aurait préférée les coups d’son père la jeune femme. Elle aurait préféré vivre la violence de son géniteur encore une fois parce qu’elle connait, Alix, elle connait la douleur que ça fait. Elle connait les sensations. C’est du déjà-vu pour elle alors que c’est pas le cas pour le coup. Sens d’nouveau les mains, ailleurs, touche sa peau et elle s’débat encore une fois. Une nouvelle fois avant d’prendre des coups. Le corps qui sera marqué d’la blonde. Le corps qui portera les séquelles de tout ça, sans que ce soit caché, pas comme dans le passé, pas comme ça avait été le cas pendant des années. La jeune maman finit par s’échapper d’cette scène, essaye de prendre le téléphone, tape le numéro qu’elle connait par cœur avant d’perdre l’écran des yeux. La violence. C’est la seule chose qu’elle finit par voir. La douleur qu’elle finit par ressentir. Par vague. Encore et encore. Rien ne s’arrête. Ne fait que continuer. Y a deux pensées qui s’rencontrent. S’frappent. La mort et ses propres enfants. C’est l’amour d’ses enfants qui sont capables d’faire en sorte qu’elle s’échappe de nouveau, Alix. Prend la fuite. Comme elle peut, s’raccroche aux dernières forces qu’elle est capable d’avoir. Prendre de la distance. Avant d’tomber. Sombrer. Le trou noir. L’inconscience. Loin d’la réalité. Loin d’la douleur. Loin du mal qui est capable d’la parcourir. Loin d’son monde qui est en train d’tomber en poussière. La poupée qui sombrera encore une fois. La nouvelle descente en enfer.

deux jours plus tard.


L’hôpital. Les examens. Le trou noir. Incapable de savoir ce qu’elle fou dans cet endroit. Elle comprend pas. C’est qu’un cauchemar, non ? Elle va finir par se réveiller dans son lit. Les bras d’Niels autour d’elle. Son odeur qui l’apaise avant d’entendre les pleurs des enfants qui demandent leurs attentions, encore une fois. Mais rien ne se passe. Elle essaye malgré tout de se pincer – au cas où, on ne sait jamais. Douce illusion. Toujours rien. Toujours dans cette chambre blanche. L’odeur qui pique le nez avant qu’on l’emmène passer des tests. Elle demande simplement Niels, la blonde. Besoin d’son mari. Besoin de son repère en espérant qu’il lui confirme que tout cela n’est qu’une connerie. Qu’une erreur. Qu’il vienne la chercher pour qu’ils puissent rentrer ensemble. Silence pesant. La jeune femme ferme la bouche. Les yeux aussi. Grogne doucement quand elle sent l’aiguille traverser sa peau pour une prise de sang. Elle déteste tout ça. Déteste surtout d’ne pas comprendre. Et de n’avoir aucun souvenir. Aucun souvenir des derniers moments d’sa vie. Elle ne s’est pas réveillée qu’aujourd’hui. Elle vient pas d’naître, elle le sait. Remonte dans la chambre. On lui indique que son mari était arrivé, ne retient pas le soupire de soulagement qui traverse la barrière d’sa bouche. Le lit qui rentre dans la chambre – sa chambre plutôt. Les yeux qui se posent sur Niels rapidement. Les regards qui se croisent. Les siens qui détaillent ses réactions. Remarque les yeux qui clignent plusieurs avant que son propre regard ne tombe sur la mâchoire. La mâchoire qui se serre. C’est pas un cauchemar ? Qu’elle chuchote. Espère qu’il a été capable de l’entendre. Espère parce que finalement les larmes coulent le long d’ses joues. Avant de le voir, elle avait cru, Alix, de tout son cœur que ça n’était qu’une erreur. Qu’elle n’était pas à l’hôpital. Que ce n’était que dans sa tête fracassée, que les souvenirs du passé s’étaient mélangés en quelque sorte. Mais ses réactions prouvent l’inverse. On attend les résultats des examens pour savoir avec certitudes ce qui a pu se passer pour vous, Madame Marshall. Le médecin qui parle. La poupée qui n’entend rien. Simplement les battements d’son cœur qui arrive jusqu’à ses oreilles. Il faudrait l’accord de votre femme pour un examen supplémentaire pour qu’on puisse savoir si elle a subit une agression sexuelle.. Le monde qui tourne et retourne encore une fois. Il y a des suspicions au vu des marques sur son corps. Ne comprend toujours rien la blonde. Elle sent simplement son cœur battre trop vite. Les larmes qui coulent l’long d’ses joues. Perdue. Totalement. Ne préfère même pas se voir. Ne préfère même pas savoir. Elle veut être loin d’ça. D’tout ça. D’la réalité qui fait mal. Ramène-moi à la maison. Qu’elle souffle en regardant son mari dans les yeux. Sauve-moi. Aide-moi. Répare-moi. Loin d’tout ça. J’ai simplement besoin d’toi. Alix qui tend la main tout en laissant une grimace s’dessiner sur son visage. La douleur qui frappe. Le corps toujours lourd. L’absence qui a dû être plus longue que voulu. Plus longue que prévu. L’enfer de nouveau. J’t’en prie, Niels. J’ai besoin qu’on s’en aille. Besoin qu’il comprenne le double sens d’ses paroles. Besoin qu’il comprenne qu’elle n’supporterait pas d’savoir ça. Pas certaine d’s’en remettre si la réponse n’est pas celle voulu. Alors elle préfère le flou. En vérité, la poupée, elle aimerait qu’il l’emmène au cimetière pour voir son frère. Comme toujours quand elle a besoin d’raccroche à lui. Sauf que cette fois-ci, c’est sur Niels qu’elle doit se reposer malgré que ce soit compliqué pour elle. L’homme qui a déjà les épaules lourdes de charges. La réalité qui la frappe de nouveau. Un nouveau sentiment qui se mélange à tout ça. La culpabilité. Celle de rajouter des problèmes à ses problèmes. D’rajouter d’la merde à la merde qu’il doit déjà gérer. La blonde, elle devrait être un havre de paix pour lui. Elle devrait le décharger d’ses soucis – normalement. J’suis.. J’suis désolée.. J’voulais pas.. J’aurais pas dû... Essaye de parler entre deux sanglots. Essaye de lui dire ce qu’elle pense alors que les larmes coulent de nouveau. Plus fortement que tout à l’heure. La respiration qui s’accélèrent. Les sentiments qui se mélangent. Le bordel dans sa tête. Plus elle pense, plus elle s’rend compte à quel point elle n’est pas faite pour lui. A quel point, elle n’arrête pas d’rajouter une charge dans sa vie. Est-ce qu’il avait besoin d’ça ? Sûrement pas. J’suis tellement désolée, Niels.. Besoin d’lui dire. D’lui répéter pour qu’il puisse comprendre à quel point elle s’en veut. Impossible pour elle d’se placer en tant que victime. Parce qu’elle a d’autre priorité. Parce que ça sera toujours lui avant elle.



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Niels
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J'ai 33 ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis vice-président d'un club de bikers & agent de sécurité et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon passé et une promesse, je suis marié avec Alix et je le vis plutôt bien.


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• fils de motard au destin tout tracé
• ancien militaire seul rescapé d'une prise d'otage
• récemment débarrassé de son addiction à la drogue, l'alcool reste cependant dans les parages pour mieux l'accompagner
• grand frère endeuillé qui vit difficilement les pertes autour de lui
• heureux père de deux faux-jumeaux mais paniqué à l'idée de ne pouvoir les protéger
• grognon un brin trop protecteur et amouraché de sa sulfureuse poupée.
Confrontation entre les émotions, les sentiments qui se mélangent au point de ne plus savoir comment agir, réagir. Que laisser primer sur le reste ? Entre le soulagement de pouvoir savoir qu'elle est en vie, sa moitié, et la douleur de savoir qu'il lui est arrivé quelque chose de grave. On pourrait pourtant se dire que ça pouvait être pire, que la mort aurait pu venir l'emporter mais est-ce sensé le rassurer ? Quand Niels se retrouve dans cette chambre d'hôpital et que tout se bouscule, anarchie sentimentale, entre le stress de la voir réapparaître, comment de son côté elle prendrait cette aventure qui avait si mal tourné alors qu'elle recommençait à peine à redécouvrir la vie, la liberté, se libérer des responsabilités. Quels dégâts, quelles conséquences succéderaient cette épreuve compliquée. N'était pourtant pas au bout de ses peines. A se confronter à ce visage marqué, se rendant compte qu'Alix ne semble pas réellement se rendre compte de ce qui lui est arrivé. Aux marques qu'il peut d'ores et déjà voir sur sa peau qui en est tachetée et quand il scrute tout autour de lui, comme à la recherche d'un repère, d'un échappatoire qui l'extirperait de ce cauchemar, il voit au visage grave du médecin que ce n'est pas fini. Naturellement il tend sa main vers la poupée, tentant de lui sourire comme pour la rassurer, comme pour lui dire que ça irait, qu'il était là, qu'elle était en sécurité à présent, qu'il ne l'abandonnerait pas. Naturellement il lui transmet toute sa tendresse à travers son regard qui se repose de nouveau sur sa femme alors que la voix du médecin résonne de nouveau dans la pièce quand il secoue légèrement la tête, grimaçant. Tellement difficile d'imaginer qu'il y avait pu avoir pire que des coups délivrés, si en plus des mains avides de désir s'étaient perdues sur son corps, qui sait combien de personnes l'avaient entouré, combien étaient à l'origine de ce carnage. Du bout de ses doigts il tente d'attraper la main d'Alix, cherchant un contact par tous les moyens comme pour qu'elle se focus dessus et non sur son visage qui grimace plus encore sous le poids des émotions qui s'accumulent, s'entassent jusqu'à lentement se laisser aller. Une larme roulant sur sa joue, impossible à retenir, espérant la camoufler. Regards se retrouvent, le Marshall déglutit difficilement, peine à trouver les mots quand il doit prendre une grande inspiration pour pouvoir laisser sa voix combler le léger silence. Chérie.. Ses doigts trouvent finalement les siens, de son autre main il vient englober sa main au creux des siennes, pourvu que ça puisse la réchauffer, lui apporter tout le réconfort dont elle peut avoir besoin, pourvu que ça puisse apaiser ses maux. Il ne lui en faut pas plus pour comprendre que tout ça va trop vite pour elle, tout s'enchaîne alors qu'elle réalise à peine, les émotions s'emparent d'elle aussi alors que le médecin semble attendre une quelconque réponse pour pouvoir l'emmener aussitôt. Ça va aller bébé, je suis là, on va réfléchir, on va... Et les talons se tournent légèrement vers la blouse blanche qu'il implore du regard. Nous avons besoin d'un peu de temps pour faire le point, souffler, est ce que vous pouvez nous laisser un peu ? C'est... beaucoup d'informations, beaucoup de.. S'il vous plaît. Le loup ne montre aucune animosité envers l'homme mais s'impatiente de ne pas le voir bouger assez vite, pourtant il finit par hocher la tête, affichant un air désolé comme s'il connaissait d'ores et déjà la réponse à ses possibles examens. Le barbu se saisit alors de la chaise derrière lui, il a besoin de faire le point, besoin de comprendre tout ce qui se passe mais il doit avant tout rester auprès de sa poupée. Ses mains reviennent se saisir de la sienne qu'il apporte jusqu'à ses lèvres, embrassant sa peau, lui apportant tout ce qu'il peut afin de pouvoir la rassurer, afin de s'assurer qu'elle n'imagine pas tout et n'importe quoi, que ses pensées ne finissent pas sous l'emprise de la culpabilité qui viendrait à la ronger. L'homme le sent déjà à ce regard qui change, à la tonalité de sa voix et il refuse qu'elle s'inflige ça. Écoute-moi Alix, c'est pas de ta faute, c'est pas toi, d'accord ? Est ce que tu te souviens de quoi que ce soit ? L'espoir que ça pourrait les sauver, les sortir d'un doute qui plane. On te cherche depuis presque deux jours, le médecin dit qu'ils t'ont retrouvé dans une rue totalement inconsciente, sans papier, sans rien, est ce que tu te souviens de quelque chose ? J'te laisserai pas tomber bébé. Voulait la rassurer, lui montrer qu'il trouverait la meilleure solution pour elle, pour eux, quitte à se plier à toutes les volontés de la jeune femme sur le moment et si partir d'ici était sa volonté il trouverait un moyen de la sortir d'entre ces murs. Le médecin s'y opposerait certainement, dirait que la poupée est trop faible, dirait qu'elle ne doit pas quitter cet endroit sans avoir attendu la finalité des examens mais tout ce qui primait, c'était sa moitié, sa louve, et ce qui lui était arrivé. Qu'elle sache aussi et surtout qu'il refuserait de la laisser tomber, de s'éloigner, de la tenir pour responsable, de l'accabler pour ce qui lui était arrivé.



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Alix
Marshall

J'ai 23 ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis mère au foyer depuis quelques mois et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon insolence et la perte d'mon grand frère, je suis marié à Niels et je le vis plutôt bien.


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• a subi des maltraitances physiques et psychologiques durant son enfance
• son grand-frère a été son tuteur légal jusqu'à sa mort
• son grand-frère est décédé à l'armée, elle ne connait pas la vérité
• n'a toujours pas fait le deuil de la perte de son frère qu'elle considère comme une moitié d'elle
• a été escorte de luxe pendant de long mois, n'a jamais couché avec un de ses clients
• est maman de deux faux jumeaux dont elle s'occupe totalement
• a fait une dépression post partum, a refusé de voir ses enfants pendant de longs jours
• mariée et totalement accro à son loup, incapable d'imaginer sa vie sans lui

Ne comprend pas les mots qu’elle est en train d’entendre. Ou pire que ça, elle refuse de les comprendre. Refuse de croire qu’une telle chose puisse être possible. Pas encore une épreuve à supporter. Pas encore une épreuve à passer. Elle n’pourrait pas le gamine. Ne supporterait pas tout ça la poupée. Le brouillard ne disparait pas d’son esprit, essaye pourtant d’savoir ce qui a pu se passer pour qu’elle s’retrouve dans cette pièce – dans cet état puisqu’elle sait, elle le sent même sans se voir que les coups ont été présents. Que les marques sans revenus, elle pourrait sûrement dire comme dans le passé, mais elle sait que c’est bien pire que son père. Est-ce dans le fond elle n’aurait pas préféré tomber sur lui ? Subir ses attaques encore une fois ? Peut-être que si. Ça aurait été moins.. flou que présentement. Elle a écouté le médecin. Compris le message. Sauf qu’elle continue de secouer la tête. Refusant n’importe quel autre examen. S’excusant auprès de Niels du bordel qu’elle rajoute dans sa vie. Se condamne simplement parce qu’elle a pu prendre la décision de sortir. De vivre. Comme les autres. La réalité frappe une nouvelle fois, elle ne sera jamais comme les autres. Elle n’pourra jamais sortir comme les autres. N’pourra jamais vivre comme une jeune adulte de vingt-trois ans. Le noir. Elle est condamné à vivre dans l’noir complètement. Impossible pour elle d’voir ce qui se passe autour d’elle, les larmes rend le monde flou. Presque plus acceptable que la réalité actuelle. Entend une porte qui se ferme. Sens la main d’son mari contre la sienne – et elle aurait presque envie d’enlever la sienne, la blonde, mérite pas sa présence. Elle n’mérite pas de l’avoir dans sa vie. Comment elle va en ressortir de tout ça ? Est-ce qu’elle prendrait encore une fois le chemin de l’alcool ? L’alcool pour oublier. L’alcool pour s’mentir. L’alcool pour s’donner le courage de continuer quand elle sait que deux autres personnes comptent sur elle. Est-ce que son propre paradis n’est pas en train de devenir un vrai enfer ? Son enfer pour l’reste de sa vie ? Alix, elle essaye de se calmer quand elle entend sa voix, quand elle entend ses questions. C’pas comme ça qu’ils avanceront elle le sait. Pas dans cet état qu’elle finira par entendre qu’il a plus envie d’la voir. Plus envie d’être avec elle tout simplement. Celle qui lui apporte plus d’problème que de solution. Est-ce que ce n’est pas lui qui finira par en voir assez d’être marié à elle ? Assez d’être avec une femme beaucoup trop jeune et problématique ? Secoue la tête pour les premières questions, pas d’accord sur le fait que ça ne soit pas sa faute, elle a accepté de sortir avec eux, d’faire la fête. Et sa propre mémoire lui fait défaut à l’heure actuelle. Le moment le plus important pour se souvenir de détails ridicules. Pour se souvenir de ce qui aurait pu lui arriver durant cette soirée avec ces amis. J’ai.... Souffle un peu pour calmer sa respiration, libère sa main pour effacer ces larmes, cherche en même temps d’couper le contact sans lui demander, sans le dire. Se sent minable, Alix. J’ai aucun souvenir.. j’me souviens simplement du début de la soirée.. Quand elle était avec les autres, quand elle s’amusait, enchaînait les verres d’alcool qu’on ramenait sans cesse dans ses mains. L’étudiant collant depuis le début de ses études. Rien d’anormal pour elle. Enfin la poupée avait l’habitude de l’attitude collante du gars, la poupée avait l’habitude qu’on lui donne toujours des verres quand elle était avec ses anciens clients. Ne comprend pas où pouvait être le problème. Naïve dans l’âme. Trop conne pour c’monde malgré tout ce qu’elle a été capable de vivre. Malgré les épreuves. La blonde qui reste cette gamine qui s’enfonçait dans ses livres pour oublier, pour supprimer le monde autour d’elle, s’évader l’temps de quelques pages. J’t’en voudrais pas si tu veux... Fait un simple signe avec la main. Incapable de dire la suite malgré qu’elle a essayé de parler d’une voix claire, d’une voix neutre pour n’pas montrer que cette simple pensée lui brise le cœur. Et cacher ce qu’elle peut penser d’elle. Le déchet qu’elle est tout simplement. Son père qui avait toujours su voir l’fond d’sa propre personne. Le seul qui a été capable de la voir comme elle était, réellement. Une mine de problème. Une personne de merde. Une personne qui n’mérite pas d’être aimée. Qui n’mérite rien. Une bonne à rien. J’veux pas rester ici.. Que la poupée chuchote, mais n’doute pas qu’il aura été capable d’l’entendre l’homme. Besoin d’être loin d’cet endroit. Encore avec lui s’il le veut. J’aurais dû rester enfermer. Pas vivre. Rester dans cet appartement. S’occuper d’ses enfants. Devenir femme au foyer tout simplement. Pas avoir de projet. Rien du tout. Le vide. J’suis désolée d’avoir rajouté des problèmes au club.. J’méritais pas tout ça.. J’méritais d’crever. Je mérite d’être seule. Je mérite pas l’angoisse que j’suis en train d’lire sur ton visage. La fatigue que t’accumules dans cette vie merdique. Laisse-moi tomber j’mérite que ça.



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