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LE TEMPS D'UN RP

it takes a fool to remain sane (Beloved)

Beloved
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Beloved
Mar 1 Fév - 14:24
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Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Je ne pouvais m'empêcher de sourire tristement en l'entendant parler. Je retrouvais Camilo, mon Camilo dans se façon d'être. Celui qui ne pouvait s'empêcher de défendre les injustices. On se ressemblait un peu sur ce point là. C'était une des choses qui nous avait rapproché. On voulait devenir avocat parce qu'on voulait venir en aide aux autres. Et même si je n'étais pas à plaindre, que certains donneraient cher pour être à ma place dans cette école, il ne pouvait pas s'empêcher de me plaindre. Bien sur, j'aurais donné n'importe quoi pour avoir une vie autre que la mienne, une vie où j'aurais pu être avec Camilo. Mais ma situation aurait pu être bien pire. J'avais une famille, un toit. J'avais la chance de faire de bonnes études, de ne pas avoir à me soucier de l'argent. C'était une chance. La seule contrepartie dans l'histoire c'était que je devais me plier aux exigences de mon père, que je ne devais pas faire de vagues.

- Je ne compte pas vivre comme ça tu sais. Me marier avec une femme, me forcer à lui faire des enfants. C'est hors de question.

Je ne pouvais pas faire semblant toute ma vie. Je voulais bien vivre caché, ne pas faire de vagues mais il était hors de question que je renie qui j'étais pour me conformer à ce qu'il voulait. Je ferais semblant en public mais rien de plus.

- Je pense même que j'attendrais d'avoir quitter la fac pour couper les ponts avec lui. Je partirais. Je changerais peut être même de pays. J'irais quelque part où je pourrais juste être un anonyme, libre de vivre ma vie comme je l'entends.

Encore quelques années à tenir et je partirais loin. J'irais vivre aux Etats Unis ou dans un autre pays anglophone. Peut être même le Canada. Mais je pourrais être libre et ne plus avoir à subir la pression de mon père.

- Mais je ne peux pas te demander de m'attendre aussi longtemps. Et je ne peux pas non plus te demander de fuir et d'abandonner tes proches pour être avec moi. Ce serait beaucoup trop égoïste. C'est cruel je le sais. Qu'on se soit trouvé maintenant, qu'on soit tombé amoureux alors qu'on n'avait aucune chance. Je regrette de t'avoir fait subir ça... de m'être laissé aller à être avec toi alors que je savais très bien comment ça finirait.

Je posais doucement ma main sur la sienne, la serrant brièvement.

- Je suis désolé Cam'...


THE MOON.
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THE MOON.
Jeu 10 Fév - 21:58
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Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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The world was on fire and no one could save me but you. It's strange what desire will make foolish people do. I never dreamed that I'd meet somebody like you. And I never dreamed that I'd lose somebody like you. No, I don't wanna fall in love... No, I don't wanna fall in love with you... What a wicked game you play, to make me feel this way. What a wicked thing to do, to let me dream of you. What a wicked thing to say, you never felt this way. What a wicked thing to do, to make me dream of you. And I don't wanna fall in love... No, I don't wanna fall in love with you...

(( wicked game ))


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J'aurais cru qu'il allait m'envoyer chier, littéralement, après tout ce que je lui ai dit. Ça n'est pas le cas, et je suppose que ses mots me rassurent. Il ne compte pas vivre cette vie totalement contraire à lui, mais s'enfuir plus tard, après la fin de ses études. Et je crois qu'il n'aurait pas pu m'annoncer une meilleure nouvelle. Je veux dire… Bien sûr que ça sera sans moi, bien sûr que je ne pourrai pas revenir me glisser dans ses bras sous ces conditions, comme si de rien n'était. Parce que moi, j'ai toute ma vie ici. Moi, j'ai tout à perdre en m'en allant. J'ai ma mère que je ne pourrais me résoudre à laisser seule, mes amis que je ne veux pas abandonner non plus. Et je ne pourrais décemment pas attendre plusieurs années ainsi, après lui. C'est trop me demander, je crois bien. Je suis trop démonstratif. J'ai trop de fierté pour être un petit-ami caché aussi. Lui comme moi, on sait parfaitement que je ne saurais pas vivre comme ça, même pour un temps déterminé à l'avance. Notre relation est morte. Mais… Je ne peux nier que je préfère tout de même entendre qu'il compte bien vivre libre plus tard plutôt qu'enfermé toute sa vie dans une case dans laquelle il ne rentrera jamais parfaitement car elle n'est pas faite pour lui.

Je reste silencieux. Je le laisse parler, longuement. Et je n'ajoute rien jusqu'à la fin. Alors que mes yeux sont clos, je sens sa main sur la mienne, et je ne peux m'empêcher de retourner la mienne et de venir insinuer mes doigts entre les siens. Je serre doucement sa main dans la mienne, sans réfléchir. Et une nouvelle fois, j'ouvre lentement les yeux, tournant ma tête vers la sienne.

« Tu sais Adam… » je commence alors, « Je crois que je regrette pas vraiment moi. »

Ma langue passe furtivement entre mes lèvres alors que je me retrouve pensif, pendant quelques secondes. Je réfléchis à comment formuler les choses. Fait rare, pas vrai ? Ouais, je sais.

« Je t'ai insulté des tas de fois dans ma tête. Je t'ai détesté. Enfin… J'ai tenté de m'en persuader. J'ai dit du mal de toi pour me soulager. J'ai prétendu que t'avais tous les défauts et que je n'aurais jamais dû te laisser me toucher… » dis-je. « Mais… J'ai jamais pensé tout ça. Et j'ai jamais réussi à te détester. Ni même à regretter ce qu'on a fait. »

Je serre ses doigts un peu plus fort entre les miens, sans chercher à lui faire de mal non plus.

« Je sais que c'est fini. Je sais que… Il n'y aura plus d'histoire entre nous mais… » toujours tant de "mais"... « Tu as été le meilleur petit-ami que j'ai pu avoir et… J'ai vécu de tellement bons moments avec toi. J'peux pas regretter tout ça. J'peux pas faire comme si ça avait pas existé. Comme si ça n'avait pas dû exister. Parce que… Ben… C'était vraiment de beaux moments, et ça s'est passé avec toi. »

Ouais, je sais, c'est carrément niais de dire ça. Mais c'est juste purement et simplement ce que je pense. Je suis juste sincère avec lui. Depuis la rupture, j'ai pas été capable de lui parler correctement une seule fois. On a pas pu. Mais je profite de ce moment où on est tous les deux, à l'écart de tous, pour lui dire ce que je pense.
Beloved
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Ven 11 Fév - 13:42
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Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Je serrais doucement sa main, retenant les larmes qui menaçaient de m'envahir. Je ne pouvais lui donner tord. C'était de beaux moments, les meilleurs de ma vie. Je chérissais chacun de ses instants. Je m'étais senti heureux pour la première fois de ma vie. J'aurais voulu qu'ils durent pour toujours, pouvoir vivre pour toujours ainsi. Mais c'était impossible. Et c'était tellement cruel... pouvoir gouter au bonheur comme ça, le vivre un instant, avant que la vie ne vienne me l'enlever à tout jamais. Il n'y avait pas pire, que de devoir vivre avec tout ces souvenirs, tout en sachant qu'ils ne pourraient plus jamais avoir lieu. J'allais partir un jour je le savais. Je ne pourrais pas vivre toute ma vie dans l'ombre de mon père, faisant semblant de vivre la vie qu'il voulait que je vive. Mais je savais aussi que je ne pourrais jamais plus aimer comme je l'aimais lui.

- J'ai aimé chacun de ces moments. Je n'ai jamais été aussi heureux que quand j'étais avec toi. Mais je regrette... je regrette de ne plus pouvoir être avec toi.

Je me penchais pour venir embrasser doucement son front. Je restais un instant ainsi, ravalant mes larmes avant de me reculer.

- Je t'aime Camilo et je ne cesserais jamais de t'aimer.

Résister à l'envie de l'embrasser fut l'une des choses les plus dures que j'avais eu à faire de ma vie. Je me levais avec peine, m'arrachant tant bien que mal à lui. Je sentais mon coeur saigner en agissant ainsi. C'était cruel, tout aussi cruel que la première fois qu'on s'était séparé. Je l'aimais comme un fou, ça n'avait jamais cessé, pas un seul instant. Mais je ne pouvais toujours pas être avec lui. Malgré tout ce qu'on s'était dit, tout ce qu'on ressentait tous les deux, ça ne changeait rien.

Je le laissais là, me détournant le coeur en miettes. J'avais pris une décision en cet instant. C'était beaucoup trop douloureux que de rester ainsi avec lui tous les jours. Ca me faisait souffrir mais je savais aussi que ça lui faisait beaucoup trop de mal. Il était temps que je mette un terme à tout ça. On ne pouvait pas rompre et continuer de se voir tous les jours en espérant ne pas souffrir. Je n'y arriverais jamais, je le savais. J'allais passer les prochaines années à voir mon coeur saigner chaque fois que je le croiserais. J'avais une idée, il me restait juste à convaincre mon père d'accepter.

Deux semaines plus tard, deux semaines longues et éprouvantes, j'avais décidé de me rendre à une fête de la fac pour me changer un peu les idées. J'étais toujours en cours de négociation avec mon père mais l'idée commençait à faire son chemin. Il commençait à se rendre à l'évidence, mes arguments étaient bons, c'était la meilleure chose à faire pour sa carrière. Peut être qu'au semestre suivant je pourrais être parti. Tout irait mieux à ce moment là, il pourrait faire sa vie sans moi.

J'étais entrain de boire au bar, m'enivrant pour essayer d'oublier le désespoir dans lequel je sombrais un peu plus chaque jour quand je les entendis avec leur idée de jeu à la con.

- Alors le jeu est simple. On fait tourner la bouteille ou plutôt dans notre cas la jolie fille et elle va désigner au hasard l'un ou l'une d'entre vous pour aller dans le placard. Puis elle désignera l'autre personne devant la rejoindre. Pour sortir du placard, la règle est simple, on doit entendre à travers la porte... ce que vous voulez faire, un baiser voir plus... mais on veut du cul!!!

Il sortit la dernière phrase en criant presque, déchainant les cris de joie autour de lui. Je me fis tout petit, priant pour qu'ils ne me prennent pas pour cible. Je ne supporterais pas un autre scandale et encore de devoir me retrouver enfermé avec quelqu'un d'autre que lui. Je les laissais faire avant d'entendre l'autre abruti hurler.

- Camilo!!!! A toi mon grand. Voyons qui on va te trouver. Ta première fille?

Je me redressais, le regardant se faire pousser de force dans le dit placard. J'aurais du me planquer, mais une part de moi me poussa en avant, me rapprochant de la cruche qui jouait le soit disant juge impartial. Je me foutais du scandale, je savais juste que je ne voulais pas qu'un autre entre là dedans...




THE MOON.
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Ven 11 Fév - 17:58
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Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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De bas en haut comme des montagnes russes, dans les sommets quelques mois tout au plus. À chaque saison sa nouvelle chute, à chaque saison son nouvel opus. Toujours à un détail de dérailler, tout tourne mal comme un disque rayé. La prochaine fois que je remonte je sauterai, je préfère disparaître que rester coincé. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste... Amoureux, Damoclès , je ne tiens qu’à un fil. Mon vide empire quand je dévie dans l’air. Tout dépend de ce que je veux bien voir, trop occupé à noyer mon espoir. Jamais sorti du manège, mélancolie me dicte son solfège. J'envoie ma bouteille à la mer, l'alcool me courtise de son verbe. Jusqu'où veux-tu que je m'engloutisse, la plus belle partie de moi, comme Atlantis. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste.

(( damoclès ))


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Et après avoir balancé des mots qui m'ont touché, il s'est envolé, me laissant là, seul, avec mon cœur brisé. Et pour une fois, j'ai manqué de courage. Et pour une fois, je n'ai pas fait face. Plutôt que de continuer la journée de cours, j'ai demandé à un ami de venir me chercher. J'ai fui face à l'adversité. Continuer, là, aujourd'hui, après avoir entendu ça, c'était trop me demander. J'ai eu mon quota de torture pour la journée, on verra bien demain pour continuer d'encaisser.

***

Deux semaines sont passées. Deux semaines interminables. Et maintenant ? Je sais pas ce que je fous là. Je sais pas comment ça se fait qu'on m'a convié à venir. Je sais pas comment ça se fait que j'ai accepté. Mais je suis là, dans ce bar, entouré de tous ces abrutis et Adam qui fait tous les efforts du monde pour se tenir un maximum à l'écart de tous. Au secours.
J'ai bu quelques verres. Probablement trop. Parce que j'sais bien que même quand ils jouent aux gentils avec moi, je fais mieux de me méfier de tous ces gosses de riches qui veulent saisir toutes les occasions de me faire trébucher. Mais… J'sais pas. Je trouve aucun sens à tout ça. Je trouve aucun sens à ma vie. Et je crois que je suis à un stade où j'en ai plus grand chose à foutre de ce qui advient. De toute façon, tout comme Adam, je suis plutôt isolé. Je les regarde vaguement s'amuser et rigoler entre eux. Ma place n'est pas ici, je le sais parfaitement.

Soudainement, ça s'excite, j'entends crier et glousser, ce qui attire mon attention. Ils veulent jouer à une sorte de mélange entre le jeu de la bouteille et sept minutes au paradis. Bordel, mais ils ont quel âge là ? Quatorze ans ? Ils se croient encore au collège ?
Je soupire, désespéré. J'ai juste envie de me barrer. Et c'est ce que je m'apprête à faire d'ailleurs. Sauf que bah… J'en ai pas le temps. Mon pas est trop peu assuré, mon équilibre trop bancal et bien sûr, comme le hasard est un fils de pute, c'est sur moi que ça tombe. Je me trouve désigné. Et on me parle de ma première fille.

« Fais pas comme si on était potes, tu connais pas ma vie. Si ça se trouve je me suis tapé plus de filles que vous tous réunis. » je lâche alors.

Je me retrouve sans plus de ménagement poussé dans le placard. Je me cogne au passage, balance une insulte dans ma langue natale, et m'adosse contre le mur, croisant les bras. J'te jure. Plus jamais je fous un pieds à l'une de leurs fêtes débiles. Je soupire, longuement. J'me demande bien avec quelle conne je vais me retrouver là, tiens. Y'a juste pas moyen qu'il se passe quoi que ce soit. Je vais pas leur faire ce plaisir. Et j'ai toute la nuit si il faut.

De l'autre côté de la porte, j'entends vaguement des bribes de phrases et des gloussements. Je cherche pas vraiment à comprendre ce qui se dit.

« Bon… Je vais choisir… Adam ! » finit par annoncer la fille après avoir vu ce dernier s'avancer. « Comme ça on va voir si les rumeurs sont vraies ou pas ! »

Elle rit, se trouvant parfaitement drôle. Et les autres rient avec elle. Notre cher Andrew tapote l'épaule d'Adam avec une fausse compatissance.

« Bon… Bah… Bon courage mec, fais gaffe à ton cul avec ce pédé pervers, c'est risqué. » Il se marre. « On verra qui se retrouve à faire la femme !! »

Il se trouve drôle lui aussi. Et les autres semblent le trouver drôle aussi. Ou alors, ils aiment juste lui lécher les bottes comme ils le font à chaque fois.

Soudainement, la porte du placard est ouverte, quelqu'un est poussé à l'intérieur et puis ça se referme, me laissant là dans l'obscurité avec quelqu'un qui se retrouve très proche de moi. Sur l'instant, je me plaque complètement contre la paroi. Puis… Son odeur… Son parfum…

« Adam ? » je lance alors, je le reconnaîtrais entre mille. « C'est toi qu'ils ont choisi pour être ma future petite-amie, alors ? Quelle bande de cons. »

J'essaye de faire de l'humour mais… Clairement… Je suis nerveux. J'ai l'esprit un peu embrouillé, et je me retrouve beaucoup trop proche d'Adam pour ne pas sentir mon cœur s'affoler au creux de ma poitrine. Ce dernier bat si fort que j'ai l'impression que le blond pourrait l'entendre s'il tendait un peu l'oreille.

« Je crois que… Je suis rassuré que ça soit toi qui te retrouve ici avec moi… »

Putain j'te jure. Si ça avait été n'importe qui d'autre, je crois que j'aurais pas pu m'empêcher de flipper. Ca aurait pu mal finir, dans un sens qui fait mal. J'en ai marre de me prendre de la haine de ceux qui m'entourent chaque jour. Heureusement que je sais me défendre mais… Là, je suis clairement pas en état pour le faire.
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J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Je savais que je n'aurais jamais du venir à cette soirée. Ils avaient oublié leurs propres règles quelques secondes à peine après les avoir énoncé. Ils avaient fait exprès de nous mettre tous les deux ensemble. Ils adoraient cet aura de scandale qu'il y avait eu autour de nous. Ils n'attendaient qu'une chose, c'était pouvoir ouvrir la porte et nous trouver tous les deux en situation compromettante. Ca ferait le tour d'internet encore une fois. Et si il ne se passait rien, ils pourraient continuer de faire souffrir Camilo avec ça. Ils s'acharnaient sur lui, adorant le faire souffrir. Ils penchaient d'ailleurs pour la seconde option. J'étais beaucoup trop parfait pour eux pour aller coucher avec un mec, un pauvre en plus, pas quelqu'un de leur monde. Ils voulaient faire souffrir Camilo et si en prime ils pouvaient avoir quelque chose de croustillant à se mettre sous la main ça ne serait que mieux.

Je tentais bien de me débattre comme je pouvais mais ils s'y étaient mis à plusieurs. Je me retrouvais propulsé dans le placard avant qu'ils ne claquent la porte derrière moi.

- Putain d'enfoirés!!!

Je soupirais en l'entendant parler, la tête encore appuyée sur la porte du placard. Je préférais rester le plus loin possible de lui, ne pas le regarder. J'y étais plutôt bien arrivé ces derniers temps et il fallait que je fasse en sorte de continuer.

- Ouais c'est sûrement mieux...

Quand j'avais su que c'était lui dedans, ma première impulsion avait été de vouloir le protéger. Je voulais aller dans ce placard pour lui éviter une connasse qui se mettrait au défi de le rendre hétéro. Ou un connard qui jouerait à le draguer pour mieux crier au pervers qui s'était jeté sur lui. J'étais certainement la meilleure option de la soirée pour lui. Mais pour moi c'était le pire scénario possible qui pouvait se passer ce soir. Je n'aurais jamais du venir dans cette soirée de merde.

Je me reculais avant de me laisser tomber au sol, le plus loin possible de lui.

- Je te propose qu'on reste là sans rien faire jusqu'à ce qu'ils en aient ras le cul d'attendre que quelque chose de croustillant se passe.

Ils finiraient par trouver autre chose pour s'amuser en voyant que leur petit jeu ne marchait pas. Ils faisaient peut être parti du beau monde, ils étaient peut être les brillants élèves d'une des plus grandes fac du pays, ça restait quand même des abrutis finis. Et dire que c'était des personnes comme ça qui allaient devenir les personnes les plus influentes du pays ça faisait vraiment peur.

- Putain de merde... j'avais vraiment pas besoin de ça. Si jamais ils font une vidéo et qu'ils la mettent encore sur internet... Je pourrais pas démentir éternellement. Mon père me fera la peau là c'est sur.

Je me tenais la tête entre les mains, me mettant à paniquer de plus en plus. C'était passé une fois mais il ne pourrait pas étouffer éternellement les rumeurs qui allaient courir sur moi et mon homosexualité. Il fallait d'urgence qu'il accepte mon projet, et qu'il me laisse quitter le pays.


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Ven 11 Fév - 21:36
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De bas en haut comme des montagnes russes, dans les sommets quelques mois tout au plus. À chaque saison sa nouvelle chute, à chaque saison son nouvel opus. Toujours à un détail de dérailler, tout tourne mal comme un disque rayé. La prochaine fois que je remonte je sauterai, je préfère disparaître que rester coincé. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste... Amoureux, Damoclès , je ne tiens qu’à un fil. Mon vide empire quand je dévie dans l’air. Tout dépend de ce que je veux bien voir, trop occupé à noyer mon espoir. Jamais sorti du manège, mélancolie me dicte son solfège. J'envoie ma bouteille à la mer, l'alcool me courtise de son verbe. Jusqu'où veux-tu que je m'engloutisse, la plus belle partie de moi, comme Atlantis. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste.

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A mon tour, je me pose. Je laisse mon dos glisser le long du mur jusqu'à ce que j'ai les fesses au sol. Le placard n'est pas bien grand, nos jambes se retrouvent entremêlées, mais je fais de mon mieux pour éviter de l'envahir. Je le regarde sans vraiment le voir, l'obscurité ambiante ne me permettant que de distinguer vaguement ses traits.

« Mh… Oui, t'en fais pas, je comptais pas te sauter dessus… Je plaisantais… »

Je ne voyais pas vraiment autre chose se passer là-dedans, alors qu'ils sont probablement tous en train de tendre l'oreille pour savoir s'il y a de l'animation ou pas entre nous. Ils sont vraiment trop stupides ces bourges. Quand bien même il y aurait quelque chose entre Adam et moi, ce n'est pas comme si on allait faire quoi que ce soit en les sachant si proches de nous. Ils ne me voient vraiment comme rien de plus qu'un putain d'animal, sans déconner.

J'entends Adam reprendre la parole, et je me pince les lèvres. Même si je sais que ce n'est pas forcément de ma faute, enfin… Pas uniquement de ma faute. Ou pas du tout, ou je sais pas trop comment l'exprimer… Je ne peux m'empêcher de ressentir une pointe de culpabilité s'installer en moi.

« Désolé que tu te retrouves dans cette situation à cause de moi… »

Je soupire longuement. Décidément, je ne suis plus vraiment moi-même depuis que je l'ai quitté. Depuis quand je demande pardon ? Uniquement depuis que j'ai rompu avec lui. Avant, ça ne me venait même pas à l'esprit, surtout pas quand au final… Putain, qu'est-ce que j'ai fait de mal ?! Je suis juste tombé amoureux de celui qui fallait pas. Mais c'est quelque chose qui ne se contrôle pas, n'est-ce pas ?

« Mais tu sais, j'pense pas que tu devrais autant stresser. Ils vont publier quoi ? Une vidéo de deux mecs qui se font chier dans un placard ? Je vois pas bien l'intérêt qu'ils y trouveraient… »

Je sens, j'entends qu'il est en train de paniquer. Je me redresse doucement, simplement pour être moins affalé, pour le voir d'un peu plus près.

« Hé, calme toi… » je lui dis, attrapant ses mains pour les retirer de son visage. « Il va rien se passer. On va sortir de là et ils auront rien d'intéressant à se mettre sous la dent. Ton père aura rien à te reprocher, okay ? »
Beloved
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Lun 14 Fév - 14:40
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Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Je les connaissais. Si ils voulaient foutre la merde, créer un buzz, ils pouvaient le faire très facilement. Il restait à savoir ce qu'ils voulaient exactement. Est ce qu'ils voulaient faire du tord à Camilo? Ou à moi? Et si ils choisissaient la première option, dans quelle mesure est ce que ça pourrait me retomber dessus? C'était si simple de trafiquer des images pour leur faire dire ce qu'ils voulaient. Même si on était que deux mecs enfermés comme des cons dans un placard, ça ne pouvait pas les empêcher de faire ou dire tout ce qu'ils voulaient.

Je pourrais acheter leur silence avant qu'ils ne divulguent quoi que ce soit mais cette option posait plusieurs problèmes. Ca éveillerait leur soupçon. La première fois je n'avais eu qu'à démentir me trouver sur la vidéo et tout le monde m'avait cru. C'était plutôt facile à croire, on ne me voyait pas distinctement dessus. Mais là ce serait plus compliqué, il y avait trop de monde à cette fête et même si tout le monde n'était pas au courant une bonne partie des gens présents le seraient. Ils se poseraient des questions si ils me voyaient démentir qu'il se soit passé quelque chose avec trop de virulence. Cette fois, je ne pourrais pas faire taire les langues qui parleraient derrière mon dos. Mais le plus gros problème, c'était que si je devais faire ça, il faudrait que j'en parle à mon père avant. Je lui avais bien promis de ne plus faire de scandale, de ne plus faire de vagues. Je me ferais tuer à coup sûr pour avoir fait parler à nouveau de moi et de mon homosexualité, même si ce n'était que de fausses rumeurs, ça suffirait à le faire disjoncter. Oh il n'irait pas jusqu'à me retirer de la fac, il tenait trop à ce que je reste le parfait étudiant dans sa jolie famille modèle, mais il avait d'autres moyens de me faire souffrir sans que ça ne se voit.

- Tu sais très bien qu'on ne peut pas empêcher les gens de raconter des conneries quand ils en ont envie. Même si il n'y a que très peu voir aucune preuves à la base. Tu ne te rappelles pas ce qui est arrivé à Layla? Quelqu'un a commencé à raconter qu'elle sortait avec un des profs. Ca a fini par faire le tour de la fac et tout le monde l'a cru, sans aucune preuve.

Alors qu'il ne s'était jamais rien passé entre le dit prof et Layla mais ça avait suffi à pourrir la vie de la jeune femme qui avait fini par quitter la fac.

Je soupirais, retirant mes mains des siennes et détournant le regard. Je n'avais aucune envie que la porte s'ouvre par hasard et qu'ils tombent sur nous dans cette position.

- Non Cam'... on va rester comme ça à attendre que ça passe, et croiser les doigts pour qu'ils soient juste déçu et ne fassent rien.

Peut être qu'ils trouveraient quelqu'un d'autre à emmerder et qu'ils oublieraient de me pourrir la vie.

Je secouais la tête, marmonnant pour moi même.

- Ca m'arrive maintenant... alors que je ne suis qu'à quelques semaines de quitter tout ça...





THE MOON.
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Lun 14 Fév - 23:20
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Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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De bas en haut comme des montagnes russes, dans les sommets quelques mois tout au plus. À chaque saison sa nouvelle chute, à chaque saison son nouvel opus. Toujours à un détail de dérailler, tout tourne mal comme un disque rayé. La prochaine fois que je remonte je sauterai, je préfère disparaître que rester coincé. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste... Amoureux, Damoclès , je ne tiens qu’à un fil. Mon vide empire quand je dévie dans l’air. Tout dépend de ce que je veux bien voir, trop occupé à noyer mon espoir. Jamais sorti du manège, mélancolie me dicte son solfège. J'envoie ma bouteille à la mer, l'alcool me courtise de son verbe. Jusqu'où veux-tu que je m'engloutisse, la plus belle partie de moi, comme Atlantis. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste.

(( damoclès ))


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Ses paroles me font soupirer. Je crois que j'ai bien trop bu d'alcool pour écouter quelqu'un qui me fait la leçon, surtout à propos d'un sujet aussi sensible. Je secoue la tête.

« Ouais. Mais tu sais, je crois que j'ai pas à aller jusqu'à penser à Layla pour comprendre. »

Ouais. J'ai pas besoin d'aller jusqu'à là. Parce que si lui, il jouit d'une certaine tranquillité, même si elle semble partielle à cause de sa conscience, ce n'est pas mon cas. Parce qu'il a démenti, parce qu'il a nié ce qui était pourtant la vérité, c'est moi qui ramasse toute la merde. C'est moi. Moi. Et toujours moi. Car en plus d'être tourné en ridicule juste pour le fait que j'aime les hommes, je passe en plus pour un pervers, un stalker, et un mec qui a voulu se donner des airs de gars intéressant en faisant croire que je sortais avec le Saint-Adam-Clifford qui a une si belle image parmi tous les gosses de riches de cette satanée école où j'aurais mieux fait de me péter les deux jambes plutôt que d'y foutre les pieds. Je soupire, un peu boudeur. J'essaye de ne pas tourner en rond. De ne pas lui remettre les faits dans la gueule. De ne pas me plaindre encore une fois. De ne pas le faire paniquer d'autant plus. Mais… Je crois que le sous-entendu est lourd dans la phrase que j'ai prononcé. Parce qu'en y réfléchissant un peu, il peut penser à moi avant de penser à Layla dont je me fous totalement au fond.

Et alors qu'il semble au  bord de la panique, je cherche juste à le rassurer, à le soutenir. Mais… J'ai l'impression que tout ce que je fais ne fait qu'empirer les choses. Je n'ai pas eu d'intentions "bizarres" en lui tenant les mains, en me penchant vers lui pour lui parler et essayer de juste… Le raisonner. Mais je ressens un certain rejet venant de sa part. Je laisse tomber mes mains sur le fond du placard, reposant mon dos contre le mur.

« T'inquiètes pas. Ils auront rien à dire. »

Je hausse les épaules alors que j'ai l'impression de me répéter. Il avait peut-être pas tort en pensant que le moindre contact pourrait avoir l'air louche aux yeux de n'importe qui qui souhaite voir quoi que ce soit d'ambigu. Mais là… Je l'ai totalement lâché, je croise même les bras en soupirant. J'ai l'impression que ça fait déjà des heures qu'on est là alors que ça doit faire deux minutes à tout casser. Je laisse le silence planer entre nous, j'ai plus vraiment envie de discuter. J'ai pas envie de me prendre la tête. Enfin… Ca c'est jusqu'à ce que j'entende Adam marmonner.

« Quoi ? » je demande, alors même que j'ai parfaitement compris ce qu'il a dit. « Tu vas t'en aller ? »

Je suis… Choqué. Je veux dire. Il a bien raison de vouloir se barrer. Et son père a les moyens de lui payer n'importe quelle école pendant les années qu'il reste pour passer le diplôme qu'il souhaite mais… Ca me fait quand même un choc. Et ça me fait un peu flipper. J'ai besoin de l'entendre le redire. J'arrive pas à y croire.
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Mar 15 Fév - 15:48
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Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Je l'avais vexé, je le sentais bien. Il était parti à l'autre bout du placard, ce qui ne faisait pas une si grande distance que ça. Je pouvais entendre à sa voix, au ton qu'il employait qu'il était blessé par ma remarque. Il ne pouvait pas comprendre tout ce que cela représentait pour moi, la pression que je subissais au quotidien. Il avait toujours été libre de ses choix. Sa famille ne l'avait jamais empêché d'être celui qu'il était. Le seul problème pour lui avait toujours été le regard des autres. Mais il avait toujours eu la force de l'affronter. Il avait une famille, des amis derrière lui pour le soutenir. Ceux qu'il aimait l'acceptaient et c'était bien ça le plus important. Que des connards lui pourrissent la vie ce n'était pas nouveau et ça n'était pas prêt de s'arrêter.

Pour moi, c'était tout l'inverse. Je me foutais royalement de ce que les gens pouvaient penser de moi. J'avais passé toute ma vie à me forcer, à montrer une image polie et parfaite en public. Je ne voulais plus de tout ça. Je ne voulais plus avoir à cacher celui que j'étais et je me foutais royalement de ce qu'on pourrait dire de moi. Mais par contre, c'était ma famille qui n'assumait pas qui j'étais. C'était eux le problème. Ils m'empêchaient de vivre comme je le voulais. J'étais prisonnier de ma vie, enfermé dans une cage doré que mon père avait fabriqué autour de moi. J'étouffais, je suffoquais dans cette vie. Je n'avais pu reprendre mon souffle qu'à ses côtés.

Je soupirais en me rendant compte qu'il m'avait entendu parler. Moi qui aurait gardé ça pour moi... Je ne voulais pas lui en parler. Je savais très bien comment il réagirait. C'était pour le mieux, la meilleure solution pour lui comme pour moi. Il n'aurait pas à souffrir en permanence de me voir ici. Si je n'étais pas là, les commérages retomberaient plus rapidement. Ils finiraient par lui foutre la paix pour s'attaquer à quelqu'un d'autre. Ce serait mieux... mais j'avais peur de devoir le lui annoncer.

- J'ai demandé mon transfert. Aller dans une nouvelle fac. Ca sera mieux. Ils te foutront la paix si je ne suis pas là. Et ça... ça sera plus facile de ne pas être ensemble si on est pas obligé de se voir tous les jours.

Je haussais doucement les épaules. Ca serait mieux... beaucoup mieux pour tout les deux si je faisais ça. L'idée ne me réjouissait pas. Je devais être masochiste, de vouloir le voir tous les jours même si cela me faisait souffrir.

- J'attendais d'être accepté. Si c'est le cas je partirais après les fêtes....





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Mer 16 Fév - 17:09
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Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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De bas en haut comme des montagnes russes, dans les sommets quelques mois tout au plus. À chaque saison sa nouvelle chute, à chaque saison son nouvel opus. Toujours à un détail de dérailler, tout tourne mal comme un disque rayé. La prochaine fois que je remonte je sauterai, je préfère disparaître que rester coincé. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste... Amoureux, Damoclès , je ne tiens qu’à un fil. Mon vide empire quand je dévie dans l’air. Tout dépend de ce que je veux bien voir, trop occupé à noyer mon espoir. Jamais sorti du manège, mélancolie me dicte son solfège. J'envoie ma bouteille à la mer, l'alcool me courtise de son verbe. Jusqu'où veux-tu que je m'engloutisse, la plus belle partie de moi, comme Atlantis. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste.

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J'essaye de le comprendre. J'essaye de me mettre à sa place. D'imaginer ce qu'il peut endurer. Sauf que… Je suppose que je ne pourrais jamais le faire avec objectivité, comme lui ne peut pas se mettre à ma place. Nos problématiques ne sont pas les mêmes, nos vies n'ont probablement jamais eu le moindre point commun pour que l'on puisse réellement savoir par quoi l'autre passe ou est passé auparavant. C'est trop compliqué. Alors j'ai beau essayer de le comprendre, je n'arrive pour autant pas à accepter les choses telles qu'elles sont. Lui il se plie, il s'oblige. Moi, je n'ai pas appris à le faire. C'est pas comme ça que ça marche dans ma tête. Comme lui, il ne peut pas s'imaginer comme il est tellement mieux traité par nos camarades que moi. A part peut-être ce soir. Mais… Sans déconner. J'parie que c'est surtout qu'ils veulent encore prouver que je suis une sorte de détraqué obsédé par les mecs. Et si ils peuvent vérifier les théories à deux balles nous concernant tous les deux, c'est que du bonus.

Replié sur moi-même après ce sentiment de rejet que j'ai ressenti, je ne parle plus. Je garde le silence. Du moins… Jusqu'à ce que j'entende Adam parler du fait qu'il allait s'en aller d'ici quelques semaines. S'en aller. Pour de vrai. Et je crois que j'ai tout bonnement senti une plaie déjà à peine en cours de cicatrisation se réouvrir brusquement. Ouais. Je lui ai demandé de répéter, comme si je n'avais pas bien entendu. Sauf que j'ai entendu. Sauf que j'ai compris. Et je ressens une vive douleur rien qu'en y repensant. Mais je garde mon calme. Juré que je prends sur moi.

Il me confirme qu'il a demandé son transfert, qu'il va aller continuer ses études ailleurs et que c'est mieux comme ça. Pour nous. Genre… Ce sera plus facile comme ça. Je le fixe alors qu'il me faut un bref instant pour bien assimiler l'information. La date tombe alors, me refoutant encore un coup en pleine gueule. Il va vraiment partir. Après les fêtes. Dans le genre : je le verrai plus en fait. Je vais me retrouver seul au milieu de tous ces tarés. Il prétend qu'ils me foutront la paix ; l'utopiste. Je crois qu'il essaye de me rassurer, mais ce que je ressens en moi, c'est une angoisse. Et un déchirement. Si c'était une torture de le cotoyer tous les jours, là… J'ai juste l'impression qu'il vient d'arracher le pansement d'un coup et ça fait mal. Et ça se refout à saigner. J'arrive même pas à lui répondre. Je serre mes genoux contre mon torse avec mes bras. Il va s'en aller. Et il trouve que c'est mieux.

« Mh… Oui, j'imagine que c'est mieux comme ça… Tu as sûrement raison. » finis-je par souffler, résigné alors que j'en pense même pas un mot.

Je pose ma joue contre mon genou. Je dirais même pas que je pense qu'il a tort. C'est juste que… Quand bien même il aurait raison, la solution me paraît rude. C'est con, mais c'est comme ça. Ça me paraît juste… Pire. Tout me paraît être de pire en pire. Et alors même que je sais parfaitement tort de le ressentir ainsi, j'ai pourtant l'impression qu'il vient de me poignarder, Adam. Il l'a plantée en plein dans mon cœur, et maintenant il la remue sans même s'en rendre compte.

« Je suppose que ça te permettra de passer à autre chose et de mieux te concentrer sur les cours… »

Et moi ?
Pfff. Allez c'est bon, moi j'crois que c'est juste foutu pour ça. J'ai bien essayé et ça me paraît juste impossible. Pour moi, j'y crois juste pas. Je fais du surplace et j'arrive pas à avancer. Et je sais qu'en son absence, je n'aurais pas la capacité de faire autre chose que de me morfondre de ne plus voir sa gueule. Sa gueule qu'il est insupportable de croiser tous les jours, mais sa gueule dont il est terriblement difficile de se passer. J'ai déjà eu un aperçu pendant les vacances… Mes potes vont finir par me tuer. J'te jure.

Soudainement, je sursaute quand j'entends taper sur la porte du placard.

« Alors ?! On ajoute sept minutes ? On entend rien d'intéressant depuis tout à l'heure, on va s'endormir ! »
« Va te faire foutre, Andrew ! »

Je mets un coup dans la porte à mon tour. Je me redresse et j'essaie de secouer la poignée pour ouvrir. Ils ont pris le temps de fermer à clé, ces enfoirés.

« Laissez nous sortir, vous perdez votre temps ! » je dis alors. « On a jamais rien eu à faire ensemble, mon copain à l'époque de la photo n'était même pas dans cette école et j'avais juste voulu faire une blague à Adam, okay ? Ouvrez ! Ouvrez, je recommencerai plus ! »

C'est bien la première fois que je démens. Ou plutôt, que je mens à propos de cette histoire. Jusque là, je n'ai jamais confirmé ou fait le contraire, je m'étais contenté de me défendre face aux insultes. Mais là, j'ai juste envie de sortir de ce placard. J'ai juste envie d'arrêter la risée de cette soirée débile. Je veux qu'on me laisse partir.
Non, je ne cherche pas à faire en sorte qu'Adam change d'avis. Je sais que ça ne servira à rien. Et ça ne nous avancera à rien.

« Alleeeeez ! Le bisou, le bisou, le bisouuu ! C'est la règle du jeu, les gars ! »
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