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Lullaby
Lullaby
Féminin MESSAGES : 1338
INSCRIPTION : 13/09/2017
CRÉDITS : Nobody

UNIVERS FÉTICHE : Vie réelle / HP / Twilight / University
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
A l'approche des fêtes de fin d'année, l'ombre des repas de famille se dessine pour tout un chacun, avec leur lot de tracas. Trouver un dernier cadeau, établir le menu, le préparer, dresser la table... Supporter les discussions politiques, antiféministes, racistes... de ces gens que l'on appelle "proches", auxquels on est lié par le sang, pour le meilleur... comme pour le pire. C'est le lot commun. Et c'est à l'aube de ces célébrations de noël 2021 que deux âmes se rencontrent, se lient, pour le meilleur comme pour le pire, entre mensonges et entourloupes pour survivre aux fêtes de fin d'années et avoir enfin la paix.

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Giselle Mckinney
J'ai 30 ans et je vis à Philadelphie, Etats-Unis. Dans la vie, je suis organisatrice dans l'événementiel et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ma famille ayant prit l'habitude de m'agacer à ce sujet depuis des années.

Elle fait du patinage artistique. • Elle a deux sœurs et un frère qui sont tous mariés, parents et heureux en ménage, ou le prétendent. • En sa qualité de petite dernière, elle a toujours été surprotégée. • Sa famille aujourd'hui la presse pour qu'elle devienne responsable. C'est à dire, à les entendre, qu'elle se trouve un gentil garçon à épouser et fasse des enfants. Elle n'est pour sa part pas pressée aussi bien pour le mariage que la progéniture. • Sa famille semble penser qu'elle passe son temps libre - et son célibat - à faire la fête et jouer les jeunes. • Elle dirige sa propre boîte, ce qui est très chronophage mais que ces proches ne semblent pas concevoir.
”- Oui maman… Mais non, ne t’en fais pas. Je serai là ce soir, c’est seulement un contretemps ! Avec la neige, l’avion est bloqué au sol… Je te donne des nouvelles dès que j’en ai oui. Moi aussi je t’aime. Bisous maman. A ce soir.”

En raccrochant le téléphone, la demoiselle pousse un long soupir, s’assurant dans un même temps que la communication soit bel et bien coupée comme elle adresse pour sa génitrice une petite remarque peu sympathique, trahissant l’agacement qui est d’ores et déjà le sien. En cette veille de noël, coincée à l’aéroport de Philadelphie à attendre le décollage de son avion que les employés viennent d’annoncer retardé, Giselle ne parvient pas vraiment à se réjouir de l’approche des célébrations, alors qu’elle en connaît déjà le déroulement, avant même de l’avoir vécu. Avec sa famille, ses oncles, ses tantes, ses frères et sœurs, ses parents, grands-parents… ils se réuniraient tous ce soir autour d’une table se voulant conviviale, autour de laquelle on finirait immanquablement par faire son procès. Tous, elle le sait d’avance, alors que ce cérémonial se répète Noël après Noël, se ligueraient contre elle à un moment ou un autre de ce repas annuel en évoquant l’état catastrophique de ses relations amoureuses, ce désert qu’elle traversait depuis trois ans maintenant, soit depuis sa rupture avec Justin. D’avance, la jolie blonde en était fatiguée. Sa famille pouvait s’en étonner mais son épanouissement personnel ne passait pas nécessairement par la présence d’un homme dans sa vie, par le prisme d’un couple hétéronormé ou non dirigeant l’entièreté de son existence. Sa vie seule ici, à Philadelphie, entourée de ses amis et plongée dans son business, Giselle l’appréciait. Pourquoi fallait-il que ça ne soit pas suffisant aux yeux de sa famille ? Pourquoi fallait-il qu’ils la désignent inlassablement comme le vilain petit canard de la fratrie ? Comme celle qui, malgré sa réussite professionnelle, n’ayant pas rempli ses devoirs de maternité avait tout raté ?

Alors que la course des aiguilles sur le cadran des horloges se poursuit sans nouvelles de son avion, assise sur les sièges inconfortables de l’aéroport de Philadelphie, la demoiselle observe, impuissante, le ballet des usagers qui vont, qui viennent, qui s’envolent… Cette petite fille tenant fermement la main de sa mère en avançant vers l’embarquement, ce grand gaillard grignotant des chips en face d’elle, cette dame d’un certain âge gardant le nez plongé dans son magazine, cette famille qui cours… ou ce grand tatoué qui vient prendre la place libre juste à côté d’elle, lui faisant dessiner un sourire poli sur ses lèvres, avant de détourner le regard.

L'attente se poursuit, inlassablement, les nouvelles se faisant discrètes, inaccessibles... Et malgré le brouhaha des voyageurs, Giselle en fait abstraction peu à peu, glissant doucement sur son siège alors que l’ennuie se poursuit, la transporte, l’entraîne avec lui dans les limbes du sommeil qui lui fait poser la tête sur l’épaule malheureuse de l’homme assis à sa droite.
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Argawaen
Argawaen
Masculin MESSAGES : 81
INSCRIPTION : 14/11/2021
ÂGE : 25
RÉGION : Belgique
CRÉDITS : Myself

UNIVERS FÉTICHE : Fantastique/Réaliste/Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Sasha Wess
J'ai 28 ans et je vis à Philadelphie, Etats-Unis. Dans la vie, je suis Mannequin et je m'en sortais bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Jusqu'à peu de temps, je voyais le monde à travers un filtre. Une vision faussée, sans valeur et enfantine qui s’est écroulé à la mort de ma mère. Le monde c'est alors ouvert à moi, laissant la fantaisie, l'argent et la popularité derrière, pour m'entourer d'un voile froid. Je réalise alors, à mon âge, que j'ignore mon "conapsus". Quel est ma raison d'avancer ? Pourquoi je vie, quel est mon but ?  
Je m'étais peut-être précipité. Les choses n'arrêtaient pas de me tourner en tête. Les gens me présentant leurs condoléances, les regards amplis de pitié de mes collègues, autours de moi. Et cette désillusion. J’avais toujours été entouré d’un voile luxueux qui m’éloignait de la réalité et ma mère en était un pilier principal. Avec son départ, ma vie avait petit à petit perdu de ses couleurs. Je pouvais maintenant voir la superficialité de mon travail, uniquement bâtît sur mon physique éphémère. Le manque de profondeur dans mes amitiés, sans doute fondé sur l’argent et le statut. Beaucoup de choses étaient remisent en doute et à l’approche des fêtes, je voulais juste fuir le plus loin possible, ces questions. Je pouvais presque entendre la voix de mon père me sermonné que quand il est question d’argent, je me fourvoie et adopte les mauvaises priorités. Mais tous cette mascarade devait cesser, c’était Ma priorité.

J’avais fait un maigre bagage, appelé un taxi et prit la direction de l’aéroport. Je n’avais pas la moindre idée de ma destination finale. Je la voulais juste loin. Je redoutais un peu les regards sur place et j’avais pris grand soin de porter une paire de lunette noir assez large, espérant que ça suffirait. Je ne voulais pas être entouré de gens me reconnaissant. Je voulais renaître comme une nouvelle personne. Il était beau de voir toutes ces familles partir sous la neige et le froid retrouver les leurs. De les voir animés d’un but, d’une passion, les laissant sourire. Comme je les enviais. Malgré tous, je gardais en tête que certains masques sont portés. Que pour beaucoup ce sourire cachait un malaise semblable au mien. Nous étions, quelques parts, tous réunis ici dans l’espoir de trouvé mieux au loin. J’ai souris à cette idée, elle me réchauffait d’espoir. J’ai donc laissé mes pas me porter jusqu’à l’accueil, je n’avais pas vraiment pris le temps de regarder les destinations, je voulais simplement un vol loin et qui ne serait pas complet.

Après avoir pris mon ticket et enregistrer mon petit bagage, je me suis laissé flâner entre les gens. J’avais un peu de temps et partout où je pouvais porter le regard, les familles et autre groupe disparates longeaient l’aéroport. Tous ce monde me donnait le vertige. Toutefois, il y avait là quelques âmes solitaires, attendant elles aussi de se réunir. En faisant parti, je me suis assis à côté d’une jeune femme sans doute charmante. Je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer la vie des gens autours de moi. Cette petite fille et sa maman qui allait peut-être rejoindre leur père dans un pays chaud où ils fêteraient noël sur la plage de sable fin. Ou cet homme en face, qui partait peut-être rejoindre l’amour d’une vie qu’il n’avait pas encore pu rencontrer en vrai ? Tant de possibilité qui me firent sourire. La jeune femme à mes cotée posa soudainement sa cascade de cheveux blonds sur mon épaule. J’ai rougi sans comprendre.

Elle devait être à bout de force, ne retenant plus le sommeil. Je n’avais toute fois pas envie de la troubler. Je lui offrais bien volontiers mon épaule si elle pouvait lui offrir repos. Mais petit à petit, le bruit du monde tous autours se calma, les gens devenaient de vague figure flou sans importance. Tous ce qui m’avaient tant intrigué était devenu sans importance. Il n’y avait plus que cette inconnue et moi. J’imaginais sa famille, sans doute sincère et aimante. Peut-être allait elle rejoindre son fiancé ? Cette idée me dérangeait étrangement. Je ne voulais pas ajouter un portrait à ce moment de calme. Je regardais son visage fin à la peau si parfaite, ses lèvres rosés, son souffle endormi. Je me demandais de quel couleur étaient ses yeux, quel son avait sa voix, ce qui l'a faisait rire. La voix mécanique des annonces me ramena un moment dans la réalité et le bruit de l’aéroport m’assaillis comme une vague. Ce moment magique c’était envolé. Réalisant soudain mes pensées, je me suis remis droit sur mon siège comme prit sur le fait. Avais-je perdu la raison ? Comment cette jeune femme avait pu m’emporter au loin sans l’aide d’ailes ? Mon cœur battait rapidement et je priais tous bas pour que personne ne le remarque.

J’ai repris mon souffle, essayant de faire le vide. Je devais revenir dans le concret. J’ai donc regardé ce qu’indiquait mon ticket et dans le mouvement conduit par ma curiosité, je jetai un œil au sien. Sans doute qu’au fond de moi, je voulais voir la même destination, le même vol inscrit. Je voulais suivre cette Idylle capable d’apporter cette paix.  Il me frappa alors que mon vol avait du retard. Je ne devais pas m’en surprendre. C’est ce qui arrive quand on décide au pied levé, en pleine période de Noël de prendre un vol. Les seules places libres sont souvent les moins enviés. J’avais donc atterri sur celui qui n’était même pas certain de partir. Mais je m’en fichais. Son ticket indiquait la même chose que le mien.  Il m’était donné comme un cadeau de pouvoir rester ici dans ce moment. J’avais enfin l’esprit occupé par des choses qui semblaient réel. Et je voyais, aller savoir pourquoi, en elle les réponses que je cherchais. Elle pourrait m’aider à trouver ma raison d’être, le sens de ma vie. J’en étais convaincus, au-delà de la logique.

Je souriais donc bien bêtement, on devait renvoyer l’image d’un couple des plus particuliers partis rejoindre leurs familles. Particulier. Quand je voyais l’innocence de son apparence vie à vie de la mienne. Il était clair que je m’étais laissé marquer par le milieu de mon emploi. Mon téléphone sonna soudainement, me faisans sursauter. J’avais jusqu’à lors même oublié son existence, comme celle de l’hypothétique personne au bout du fil. J’ai pesté ouvertement en fouillant dans mon bagage à main. Je n’avais pas du tout envie de m’engager dans un dialogue irrationnel maintenant. Pourtant, politesse obligeante, j’ai répondu à l’appel, regrettant bien vite de ne pas avoir vérifié le nom affiché, avant. Mon père n’avait pas du tout apprécié ma petite fugue spontanée. Il sorti d’entrer de jeu son laïus sur les valeurs des fêtes et de la famille, ne me laissant aucune chance de m’expliquer. Tous dans sa voix sonnait faux et je n’étais pas dupe. Nos fêtes de Noël se résumait à une tournée des sponsorats, des patrons et autre dîner arrangé dans l’espoir de s’en mettre plein les fouilles l’année suivante.

- Père ! Non. Ok ? C’est non, je ne viendrais pas, je ne vendrais pas mon image et je ne vais certainement pas me justifier. Joyeuse fête, puisse l’année suivante te ramener dans la réalité.

J’ai raccroché, moi-même surprit par cette audace que je ne me connaissais pas. Je ne lui avais jamais ouvertement tenu tête et même si ces derniers mois, j’avais esquivé les nouveaux contrats et le studio photo, comme la peste. Rien chez moi, n’avait jamais refléter une quelconque rébellion. J’avais comme l’impression, que sans ce moment de calme précédant, jamais l’énergie nécessaire à ma réponse ne m’aurait été octroyé. J’étais maintenant vidé. J’ai donc laissé mon corps détendre tous les muscles, que j’avais crispé et soupirer en laissant mon téléphone retourner dans son sac.

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Giselle Mckinney
J'ai 30 ans et je vis à Philadelphie, Etats-Unis. Dans la vie, je suis organisatrice dans l'événementiel et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ma famille ayant prit l'habitude de m'agacer à ce sujet depuis des années.

Elle fait du patinage artistique. • Elle a deux sœurs et un frère qui sont tous mariés, parents et heureux en ménage, ou le prétendent. • En sa qualité de petite dernière, elle a toujours été surprotégée. • Sa famille aujourd'hui la presse pour qu'elle devienne responsable. C'est à dire, à les entendre, qu'elle se trouve un gentil garçon à épouser et fasse des enfants. Elle n'est pour sa part pas pressée aussi bien pour le mariage que la progéniture. • Sa famille semble penser qu'elle passe son temps libre - et son célibat - à faire la fête et jouer les jeunes. • Elle dirige sa propre boîte, ce qui est très chronophage mais que ces proches ne semblent pas concevoir.
Depuis quand Giselle n’avait-elle pas eu une vraie nuit de sommeil ? Depuis quand n’avait-elle pas pu enchaîner de longues heures de repos ? Elle était bien incapable de dire à quand pouvait remonter sa dernière vrai nuit. Avec son entreprise fraîchement lancée sur le marché, elle devait bien admettre que son sommeil était passé à la trappe et ce n’était pas la boîte de nuit gérée en parallèle, lancée depuis cinq ans, qui arrangeait les choses de ce point de vue. L’épaule de l’inconnu, de fait, en devenait un coussin des plus confortables, sur lequel sa tête glisse, s’attarde, s’éternise, alors même que ses paupières closes et son souffle régulier trahissent son repos. En temps normal, jamais elle ne se serait permis une telle familiarité. Jamais elle n’aurait osé se montrer aussi tactile avec un parfait inconnu, à moins qu’il ne se soit trouvé sur la même piste de danse qu’elle-même, dans un nigth club. Ce n’était pas le cas ici. La fatigue, toutefois, poussait parfois à de drôles de situations. Et le fait était que l’épaule en question était accueillante, voire même confortable. Alors, inconsciente du monde tout autour d’elle, la blonde l’était tout autant, sinon plus, de la gêne qu’elle pouvait provoquer à celui dont elle venait d’emprunter l’épaule presque malgré elle, complètement malgré lui.

La table dressée, sa famille tout autour. Ses parents, ses sœurs, son frère. Ses beaux-frères, sa belle-soeur. Les enfants assis plus loin, à une table spécialement installée pour eux. Si cette scène semble si vrai dans ces rêves, ce n’est pas par hasard. Giselle sait qu’elle l’a déjà vécu. Une fois, deux fois, trois fois. Chaque noël depuis sa rupture. Elle sait qu’elle la vivra encore une fois, cette année. Cette solitude à la table du repas de famille. Ces souhaits de noël, de la voir prendre un époux, fonder une famille. Cette injonction aussi bien sociale que familiale, cette obligation, finalement, mue par sa féminité. Si son frère n’avait pas eu d’enfant, elle est presque certaine qu’il n’aurait pas subi la même pression. Que personne ne lui aurait rappelé que son horloge biologique commençait à s’emballer, que le temps pressait, que trente ans c’était vraiment LE moment pour faire un enfant, maintenant !

Elle les revoit tous, autour d’elle, parler couches, mariages et biberons. Les amis unis pour la vie évoqués les uns après les autres, les naissances de l’année rappelées à sa mémoire, comme pour lui faire prendre conscience du retard qui était le sien dans sa vie, ce retard qu’elle ne ressentait pas elle-même, mais que les autres semblaient pouvoir ressentir à sa place. Et ces questions, toujours les mêmes, répétées inlassablement, piétinant son jardin secret pour savoir si, enfin, elle avait de nouveau quelqu’un dans sa vie. Il semblait que ce soit plus important que de savoir si elle en avait envie. Si elle était prête à vivre cela de nouveau, à prendre le risque de donner sa confiance, pour se faire piétiner et bousiller le cœur. Si elle les avait écoutés, elle aurait dû avoir tourné la page six mois plus tard grand maximum et roucouler dans les bras d’un nouveau compagnon. La réalité avait été toute autre. Et si aujourd’hui elle pouvait affirmer être guérie de cette histoire, cela ne voulait pas pour autant dire qu’elle était dépourvue de craintes. Cela ne voulait pas pour autant dire que quelque part, au fond d’elle, elle n’avait pas peur de tomber sur un autre Justin.


Le bruit d’une conversation la tire de ses rêveries, comme un éclat de voix agacé lui parvient, un homme, à priori, se disputant avec son père. Et les joues de la blondinette virent au cramoisie, comme elle réalise soudainement la situation, cette épaule sous sa joue, ses cheveux tombant en cascades sur celle-ci, renvoyant à tous les voyageurs de l’aéroport qui les croisent, l’image probable d’un petit couple qu’ils n’étaient pas. Comment avait-elle pu en arriver là ? Et comment avait-il pu, sans la connaître ni d’Eve ni d’Adam, la laisser si gentiment faire, ne pas la repousser ? Confuse, Giselle cherche le moyen de s’extirper de cette situation, consciente pourtant qu’elle n’aura pas d’autre choix que d’affronter la gêne du moment, dès lors qu’elle croisera son regard qu’elle entend fuir cependant. Elle pouvait peut-être s’excuser et prendre la poudre d’escampette. Mais pour aller où ? Elle n’était pas sûre que son vol décolle bientôt Son vol ! Etait-il toujours retardé, d’ailleurs ? Ou l’avion pour Boston avait-il d’ores et déjà décollé, la laissant à terre ? Si tel était le cas, elle entendait d’ici les réprimandes de sa mère. Elle n’aurait plus qu’à trouver une solution alternative pour parcourir les plus de 400 kilomètres la séparant de sa famille.

”- Vendre ton image ?” finit-elle par demander dans un murmure, sa curiosité prenant le dessus.

Pourquoi avait-il parlé de vendre son image ? Cela ne la regardait absolument pas. Mais c’était une diversion comme une autre pour faire oublier qu’elle avait dormi sur son épaule. Une diversion comme une autre pour rétablir une distance convenable, se redresser, ne pas affronter cette réalité qui était la sienne dans l’immédiat.

”- Je serai une tombe.” trouve-t-elle utile de préciser. Elle ne s’était probablement pas endormi sur l’épaule de Ryan Gosling, mais sait-on jamais.
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Sasha Wess
J'ai 28 ans et je vis à Philadelphie, Etats-Unis. Dans la vie, je suis Mannequin et je m'en sortais bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Jusqu'à peu de temps, je voyais le monde à travers un filtre. Une vision faussée, sans valeur et enfantine qui s’est écroulé à la mort de ma mère. Le monde c'est alors ouvert à moi, laissant la fantaisie, l'argent et la popularité derrière, pour m'entourer d'un voile froid. Je réalise alors, à mon âge, que j'ignore mon "conapsus". Quel est ma raison d'avancer ? Pourquoi je vie, quel est mon but ?  
Elle était absolument adorable.

J'avais à peine fini de bouder que sa présence m'illuminait déjà. Je n'osais pas la regarder de haut en bas, même s'il était formidable d'enfin pouvoir la voir réveillée. Elle avait de grands yeux noisette et une voix absolument charmante. Je n’ai d’ailleurs pas tous de suite compris ce qu’elle me demandait, trop émerveillée de voir qu’elle ne s’était pas encore envolée, tel un rêve. Mais plus elle s’animait, plus un sentiment de vide s’instaurait en moi. Je n’étais qu’un inconnu à ces yeux pour l’instant. Et à travers sa question, je ne voulais pas dépeindre cette image fausse et superficiel que tant d’autre avaient de moi. Je revoyais les critiques des magazines, l’extravagance des diners, les tenus coutant des milliers. Allais-je donc tâcher cette colombe de cette mascarade ?

Mais avant que je ne puisse répondre, elle me jura silence avec beaucoup de solennel. J’ai soupiré, me tenant l’arrête du nez. Mes lunettes tombaient légèrement sous mon mouvement, dévoilant mes yeux d’un bleu perçant. Elle devait déjà me prendre pour une starlette de série ou autre pantin de l’écran. J’ignore si leurs statuts est plus envisageable que le mien, tous nous vendions âmes et images aux objectifs curieux. Je devais aborder la chose autrement. Trouvez une façon élégante de m’en sortir. Elégante, mais authentique. J’ai donc fouillé au plus profond de mon être, cherchant un indice inavoué qui viendrait m’offrir réponse. Et après une ou deux minutes, je répondis sans même m’en rendre compte.

- Je préfèrerais vendre ma voix, que mon image. Au moins elle profiterait à porter un message au plus oublié. Et vous ?

Je lui retournais la question, comme s’il s’agissait d’un jeu entre nous. A savoir ce que nous voudrions offrir à l’image publique, donner au fan et vendre au ciel. J’avais répondu « ma voix ». Et bientôt un lointain souvenir me revint.

Je courais dans les couloirs de mes grands-parents, sachant exactement où aller. Chaque porter révélait un trésor dans cette demeure immense, mais la plus précieuse d’entre toute, m’était bien souvent interdite. Alors je courrais, profitant de la moindre seconde d’inattention de mes parents, rejoindre ce havre de paix.  Il abritait un piano en bois noir, magnifique, parfait à mes yeux. J’aimais tant poser mes doigts sur ces touches froides et lisse. Essayant de reproduire à la voix la note entendue. J’aimais ce calme autours de moi, cette force dans ma voix et ce son si pur de l’instrument. J’avais toujours beaucoup de facilité à reconnaitre les notes, à les reproduire, à en jouer jusqu’à me briser la voix. J’aimais crier, hurler sur les airs mélodieux. Mon père détestait ce style « rebelle » que je me donnais à travers la musique et c’était bien empresser de tuer cette passion dans l’œuf.

Mais aujourd’hui, alors que je lui avais enfin tenu tête, elle me revenait. Aussi puissance et pur qu’à l’époque. Oubliée, la musique m’attirait à nouveau à elle, comme une vieille amie.

- Excusez mon impolitesse. Hm Sasha… W-wess et vous êtes ?

J’avais remis les pieds sur terre et avait entamer, bien qu’un peu tard, des présentations. La politesse était après tous une de mes grandes valeurs. J’ignorais comment engager plus loin la conversation, elle était visiblement mal à l’aise de s’être endormie contre moi, ne se doutant absolument pas du moment qu’elle m’avait offert. Je n’aimais pas l’idée qu’elle se retrouve dans l’inconfort. J’ai donc retiré mes lunettes pour planter mon regard dans le sien. Je connais le pouvoir de mon regard, qui me jugera de l’utiliser enfin égoïstement ? Puis j’ai souri en coin en ajoutant amusé.

- Tu me revaudras ça dans l’avion, quand ce sera à mon tour de faire la sieste. Deal ?

J’espérais ainsi la faire sourire, retirer son malaise et en bonus, m’assurer une place à coté d’elle. C’était un beau jeu mon jeune Sasha ! J’ai donc tendu la main, riant du solennelle pour conclure notre petit pacte.

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Elle fait du patinage artistique. • Elle a deux sœurs et un frère qui sont tous mariés, parents et heureux en ménage, ou le prétendent. • En sa qualité de petite dernière, elle a toujours été surprotégée. • Sa famille aujourd'hui la presse pour qu'elle devienne responsable. C'est à dire, à les entendre, qu'elle se trouve un gentil garçon à épouser et fasse des enfants. Elle n'est pour sa part pas pressée aussi bien pour le mariage que la progéniture. • Sa famille semble penser qu'elle passe son temps libre - et son célibat - à faire la fête et jouer les jeunes. • Elle dirige sa propre boîte, ce qui est très chronophage mais que ces proches ne semblent pas concevoir.
Sa question rompant le silence - et révélant dans un même temps qu’elle est réveillée - la jeune femme ne peut que remarquer comme l’homme met du temps à répondre, à prendre la parole. La preuve, peut-être, que sa question avait été trop loin. Savoir de quelle image il parlait ne la regardait absolument pas. Peut-être qu’elle l’avait gêné plus encore qu’elle ne l’avait ainsi déjà fait en s’endormant sur lui. Ou était-ce cette conversation, cumulée à ce repos sur son épaule, cette familiarité qu’elle avait eu à l’égard d’un inconnu, qui le mettaient dans cet état ? Peut-être que son éveil le gênait plus encore que son repos. Que cette conversation, impliquant une interaction supplémentaire, les forçant à n’être peut-être plus vraiment, plus tout à fait, des anonymes, le gênait plus encore par ce qu’elle impliquait, que n’avait pu le faire sa tête endormie.

Et pourtant, il se décide à lui répondre sans l’envoyer paître, sans lui rappeler que ça ne la regarde pas, sans lui demander de s’occuper de ses affaires, lui donnant une réponse emplie de sens et de sagesse. Vendre sa voix. Porter un message. Les corps ne pouvaient-ils pas le faire aussi ? Certainement. Ce langage était toutefois, encore aujourd’hui, trop timide. Il aurait suffit d’une diversité célébrée dans son intégralité pour que ce discours non-verbal face du bien, un bien fou, à bien plus d’une personne. Au lieu de cela, les industriels, la mode et leurs diktats, avaient envahi l’espace public réel ou fictif, faisant apparaître les personnes hors standard comme des êtres à part, méprisables ou défendables, selon que l’on se place dans un camp ou dans l’autre, le plus souvent.

”- Je pense qu’il n’y a pas de langue universelle. Un corps peut en dire parfois plus que des mots mais on a tant lissé l’espace et ébranlé le rapport au corps, à son image, que les discours sont encore timides.” finit-elle par répondre. ”Regardez la danse par exemple, sans avoir besoin de mot, elle sait porter des messages, raconter des histoires.” précise-t-elle.

Comme il se présente, elle se racle la gorge. Finalement, c’était lui qui décidait de mettre un terme définitif à leur anonymat. Après cela, elle ne pourrait plus être uniquement la fille qui s’était endormie sur son épaule un jour dans un aéroport. Elle aurait un nom, une identité. Il s’en souviendrait longtemps encore après ce vol, comme elle-même ne pourrait plus oublier qu’il s'appelait Sasha. Un nom qui lui semble d’ailleurs vaguement familier, sans qu’elle ne puisse mettre le doigt, précisément, sur les circonstances dans lesquelles elle l’avait déjà entendu. Un tour de son esprit, assurément. Elle était presque sûre de ne jamais l’avoir rencontré et pourtant, pourtant… Il se dégageait de lui quelque chose de vaguement familier. Une impression étrange, qu’elle n’était pas sûre d’avoir déjà réellement expérimenté au cours de son existence.

”- Giselle McKinney.”

Son regard, bleu perçant, la fige soudainement comme il baisse ses lunettes, dans cette impression de déjà vu qui se confirme, qu’elle ne parvient toujours pas à élucider. Il lui semblait que, tout en s’approchant de la vérité, elle en restait loin, alors qu’elle passait en revu ses possibilités. Où diable avait-elle pu le voir ? Un regard comme celui-ci ne pouvait pas s’oublier. C’était le genre de regard qui ne laissait guère de place à une réponse négative. Le genre de regards qui n'appellent pas à la contrariété. Et pourtant, il n’avait rien de méchant. Il était même plutôt doux, au contraire.

”- Deal.” acquiesce la demoiselle, avant de réaliser. ”Comment sais-tu que nous serons dans le même ?”

Rentrait-il lui aussi à Boston pour des fêtes en famille ? S’il ne rejoignait pas son père, elle l’avait entendu l’affirmer au téléphone, peut-être avait-il de la famille avec qui passer ces réjouissances néanmoins, qu’il partait retrouver. Quelle autre raison pouvait-on avoir, à vrai dire, pour vouloir prendre l’avion un 24 décembre et attendre indéfiniment dans un hall d’aéroport que le vol se décide à être prêt pour l’embarquement ?
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Argawaen
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Sasha Wess
J'ai 28 ans et je vis à Philadelphie, Etats-Unis. Dans la vie, je suis Mannequin et je m'en sortais bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Jusqu'à peu de temps, je voyais le monde à travers un filtre. Une vision faussée, sans valeur et enfantine qui s’est écroulé à la mort de ma mère. Le monde c'est alors ouvert à moi, laissant la fantaisie, l'argent et la popularité derrière, pour m'entourer d'un voile froid. Je réalise alors, à mon âge, que j'ignore mon "conapsus". Quel est ma raison d'avancer ? Pourquoi je vie, quel est mon but ?  
Grillé

J'avais insinué trop facilement qu'on prenait le même vol. Et je me trouvais maintenant bien embêter de devoir lui avouer que j'avais prié silencieusement les Dieux pour que ça arrive et qu’avide de curiosité j'avais regardé son ticket. Non, c'était pathétique et à la limite de l'acceptable. Mais je ne voulais pas lui mentir. Giselle, belle Giselle, que penseras-tu de moi après tout ça ? Quand dans un an tu y repenseras sans savoir pourquoi. Y repenseras-tu seulement ? Cette sensation de calme m’envahit à nouveau et je me suis assis un peu plus droit sur mon siège. J'en ai profité pour réajuster mes lunettes de soleil sur mon nez. Je ne voulais en rien que mon ancienne vie vient me hanter maintenant. Je préférais rester concentré sur ces mots.

Sa pensée sur la danse m'avait touchée, tant elle était vrai. Je voulais oublier ce regard Autonormé de la société et parcourir le monde avec elle pour en redéfinir les contours. Insupportable romantique, j'allais devoir me calmer, car à me faire des idées je précipitais les choses. Bien vite la réalité de Noël me frappa. Elle était ici pour partir, pour rejoindre sa famille... Voir mari... Je me suis mordu la lèvre sur cette pensée. Sasha, tu discrases, pense au bonheur des familles. A leurs sourires autour de la table, leurs rires et chants qui résonnent. La joie de revoir des êtres aimés partis si loin. Oui j’étais heureux à nouveau, sentir cette réalité. Savoir que quelque part les gens étaient heureux, me suffisait.

Je me suis donc retourné, souriant à nouveau pour elle. Boston était une jolie ville pleine de promesse. Et j’étais heureux de pouvoir faire le voyage avec elle, mais il était temps de lui répondre.

- J’ai prit le premier vol disponible, mais sans regarder. Alors quand j’ai vu que ton ticket… Enfin regarder ton ticket, c’était pour savoir si j’allais dans l’inconnu seul ou si je trouverais un guide sur la route.

J’ai sans doute rougi un peu. Je voulais être franc, mais cela restait une attitude un poil honteuse. Ma curiosité m’avait bien offert, mais restait un défaut. J’ai passé une main gênée dans mes cheveux, essayant de trouver une suite permettant de passer outre ma petite bavure.

- Tu rejoins de la famille pour Noël ?

Voilà une curiosité qui ne serait pas mal placer. Tous le monde, ici, ce posait mutuellement la question comme un « bonjour ». Je pouvais donc en apprendre plus sur elle, sans passé pour un curieux. J’avais très envie d’entendre sa vision de Boston et sa version de Noël. Chaque famille la vie différemment et j’aime m’émerveillé de leurs bonheurs si simples. Je ne vie pas par procuration, je vous assure. Mais leurs bonheurs m’éclaboussent un peu, qui m’en voudra d’en profiter ?

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Giselle Mckinney
J'ai 30 ans et je vis à Philadelphie, Etats-Unis. Dans la vie, je suis organisatrice dans l'événementiel et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ma famille ayant prit l'habitude de m'agacer à ce sujet depuis des années.

Elle fait du patinage artistique. • Elle a deux sœurs et un frère qui sont tous mariés, parents et heureux en ménage, ou le prétendent. • En sa qualité de petite dernière, elle a toujours été surprotégée. • Sa famille aujourd'hui la presse pour qu'elle devienne responsable. C'est à dire, à les entendre, qu'elle se trouve un gentil garçon à épouser et fasse des enfants. Elle n'est pour sa part pas pressée aussi bien pour le mariage que la progéniture. • Sa famille semble penser qu'elle passe son temps libre - et son célibat - à faire la fête et jouer les jeunes. • Elle dirige sa propre boîte, ce qui est très chronophage mais que ces proches ne semblent pas concevoir.
Comment pouvait-il savoir qu’ils seraient dans le même avion, alors même qu’elle ne lui avait rien dit de sa destination ? Giselle ne manque pas de réagir, de se questionner et le questionner à son tour à ce sujet, surprise. Etait-il possible qu’il sache où elle se rendait ? Qu’elle ait parlé dans son sommeil ? Ou qu’il ai fouillé dans ses effets personnels ? A moins qu’il ait seulement dit cela pour détendre l’atmosphère et qu’il ne se rende pas du tout au même endroit. C’était une possibilité aussi, que la demoiselle réalise tout à coup. Mais face au silence qui lui répond, la jeune femme devine qu’il ne s’agit pas de cela, que l’homme choisit ses mots. S’il avait seulement dit cela pour dissiper le malaise de la demoiselle, il aurait réagi beaucoup plus vite, le précisant immédiatement après sa question, non ? C’est ainsi que la demoiselle imagine et voit les choses.

Le premier ticket disponible, sans trop savoir où il allait. Voilà qui, en cette période, est pour le moins étonnant, alors que tout le monde se presse plutôt sur des destinations connues à l’avance et réservée de longue date, pour retrouver des proches. Lui avait, de toute évidence, d’autres plans pour son soir de noël, pour se permettre de prendre un vol, une destination, pas le plus grand des hasard, parmi ce qu’il resterait. Avait-il eu des problèmes, qui précipitent ce départ ? Ce manque d’envie de passer les fêtes en famille ? Elle pourrait le comprendre, tant elle se réjouit bien peu de la nuit à venir. Est-ce que lui aussi, d’une manière ou d’une autre, était importuné par sa famille, au point de ne pas trop avoir envie d’échanger avec eux, de les retrouver, de rester en leur compagnie ? Elle se sentait horrible, quand ce genre de pensées venaient à son esprit. Mais elle n’était peut-être pas la seule pour qui les fêtes de famille soient un supplice.

”- Donc tu as décidé d’aller te perdre à Boston pour les fêtes ?” demande-t-elle en levant un sourcil.

Elle n’était pas certaine de pouvoir lui servir de guide, arrivé à destination, une fois qu’ils auraient quitté l’aéroport. Elle ne comptait pas s’attarder trop longtemps à Boston, pour commencer. Et puis elle aurait d’autres projets pour les jours où elle serait en ville, quoiqu’ils soient peu réjouissant. Des projets sur lesquels il met le doigt rapidement, faisant naître malgré elle une grimace sur le visage de la demoiselle.

”- Oui, je rejoins mes parents, mes sœurs, mon frère et leur famille, pour les fêtes.” acquiesce-t-elle. ”L’enfer de fin d’année, en quelques sortes. Sûrement pour expier nos pêchés annuels.”
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Jusqu'à peu de temps, je voyais le monde à travers un filtre. Une vision faussée, sans valeur et enfantine qui s’est écroulé à la mort de ma mère. Le monde c'est alors ouvert à moi, laissant la fantaisie, l'argent et la popularité derrière, pour m'entourer d'un voile froid. Je réalise alors, à mon âge, que j'ignore mon "conapsus". Quel est ma raison d'avancer ? Pourquoi je vie, quel est mon but ?  
Elle posa la question qui remua tous mon être. Qu’étais-je vraiment venu faire ? Et pourquoi allais-je vraiment à Boston ? J’essayais d’imaginer les suites possibles à cette situation.

Je pouvais simplement lui parler de tous et de rien et partir pour Boston, sans la suivre. Je pouvais y rester et abandonner une fois pour toute ces anciennes valeurs qui me pèses. Trouver un travail banal, qui paie pour habiter un studio ou un appartement seul. M’acharner à mériter ce que j’ai, prendre un chat. Me trouver une passion, y consacrer tous mon temps libre. Puis prendre un chat. Ensuite je négligerais mon travail, car il m’abime et m’use sans me passionner, j’oubliais mes priorités. Je reprendrais un chat. Puis je perdrais mon boulot au profit d’une passion stupide qui ne rapportera jamais, tombant en dépression, tombant dans le vice. Et ne plus avoir de place pour mes chats. Je serais triste, naïf, seul et oublié.

Je pouvais simplement lui parler de mon ressentie, passer pour un idiot ou un stalker. Perdre ma dignité et mes nouvelles convictions. Retourné voir mon père, retourné voir les studios. Vendre mon image encore et encore ? Vendre mon âme à travers ces faux sourires. M’user pour du faux, éviter le regard de la vie. Puis quand mon père partira lui aussi, je serais seul. Seul dans la réalité et je repenserais à elle, à cette occasion ratée, à mes rêves oubliés. Je pourrais encore courir à la recherche de sensation, tomber dans les ennuis juste pour l’adrénaline. Casser cette belle image public et tombé en disgrâce. Puis partir, sans avoir marqué le monde plus que ça.

Je pouvais l’accompagner. Découvrir le sens de Noël, découvrir le sens de la famille. Voir de mes propres yeux les limites des rêves et de la réalité. Plus de faux sourire, mais de vrais liens. Parfois tendus, durs, douloureux, mais sincère et fidèle. Je ne voudrais plus alors me couvrir les yeux de faux. J’apprendrais avec elle, je deviendrais son ami. Elle m’inspirerait dans mes passions. M’offrait se calme pour tolérer le travail. Et je prendrais un petit appartement, peut-être en collocation avec elle ? Et on prendrait un chat, qu’on gâterait à outrance. On passerait de chouette soirée, on fêterait les prochains Noël chez nous, avec le chat. Et on aura encore tant de choix.

Je suis revenu à la réalité. Mes pensées tourbillonnaient encore de ces milles scénarios. A eux s’ajoutais l’angoisse de savoir que je suis dans un moment décisif. Un embranchement sans retour vers mon avenir. J’ai inspiré longuement. L’enfer. Elle n’avait pas tort. Mais avoir des ennemis sur sa route, ne veut-il pas dire qu’on avance ? Les dragons gardent des trésors. L’affronter, le surpasser et obtenir récompense. Expier ces péchés, oui…

- C’est sans doute vrai, dis en perdant mon regard au loin. Mais c’est mieux qu’être seul, ou entouré de faux. C’est peut-être difficile, mais ça t’enrichie, non ?

Je ne prétendais pas que Noël est parfait. Et c’est justement ce qui en fait sa beauté. On s’engueule, on s’épuise, parce qu’on s’aime. Parce qu’on s’inquiète et veut le meilleur pour chacun. J’ai fixé mon ticket. Je voulais partir sans plus tarder. Avant que mes pensées ne me traînent dans une vague de culpabilité qui me ferait rebrousser chemin.

- Je ne veux pas rentrer. J’espère que le vol part bientôt.
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Elle fait du patinage artistique. • Elle a deux sœurs et un frère qui sont tous mariés, parents et heureux en ménage, ou le prétendent. • En sa qualité de petite dernière, elle a toujours été surprotégée. • Sa famille aujourd'hui la presse pour qu'elle devienne responsable. C'est à dire, à les entendre, qu'elle se trouve un gentil garçon à épouser et fasse des enfants. Elle n'est pour sa part pas pressée aussi bien pour le mariage que la progéniture. • Sa famille semble penser qu'elle passe son temps libre - et son célibat - à faire la fête et jouer les jeunes. • Elle dirige sa propre boîte, ce qui est très chronophage mais que ces proches ne semblent pas concevoir.
Être entouré de personnes qui ne vous comprennent pas et ne cessent de poser des questions, des affirmations, plus que dérangeantes, était-ce réellement mieux que d’être seul ou que d’être entouré de faux ? La demoiselle n’en était pas aussi sûre, au moins pour la première partie. S’il n’y avait rien d’agréable à être entouré de faux-semblants, en revanche, elle n’avait aucun problème avec la solitude. Elle vivait ainsi depuis des mois après tout, depuis que Justin avait quitté sa vie. Elle n’avait aucun problème avec ça. Au contraire. Elle avait l’avantage d’être libre, de ne dépendre de personne et de n’avoir de comptes à rendre à personne. Sa famille, en revanche, était incapable de comprendre qu’elle puisse être bien ainsi, qu’elle puisse se satisfaire de cela. Parce qu’ils ne voyaient que la course des aiguilles sur le cadran des horloges, la course du temps… Sans prendre en considération le fait que, peut-être, elle ne voulait plus se marier ou avoir des enfants. Il fallait qu’elle se pose, selon eux. Il fallait alors, nécessairement, en passer par la maternité. Foutaises.

”- Mais ne vaut-il pas mieux parfois être seul que mal accompagné ?” remarque la jeune femme, haussant un sourcil. ”Parfois, il me prend de rêver que je puisse passer les fêtes de noël seule, comme je le veux, sans avoir à entendre, ou devrais-je dire subir, les jérémiades et les recommandations de ma famille.” avoue la demoiselle. ”C’est une année de plus où toute la tablée fera mon procès parce que, malheur, je ne suis ni maman ni mariée alors que j’ai déjà trente ans… Ils veulent que je me pose. A les entendre, seule la maternité leur garantira que c’est le cas.” Elle soupire. ”Ils semblent penser que, parce que je n’ai personne et n’ait pas fondé de famille, je suis en retard.” se confie-t-elle à ce parfait inconnu.

Là, au milieu de cet aéroport, alors même qu’elle ne connaît pas l’homme à ses côtés, c’est une confidence des plus intimes que lui fait la jolie blonde, alors qu’elle ose se plaindre devant lui de sa famille et du concert qu’elle réécoute chaque année, bien moins sympathique que celui donné pour la nouvelle année par l’orchestre philharmonique de Vienne. Cette année encore, elle n’y coupera pas. Cette année encore, on croirait mieux savoir qu’elle ce qui était bon pour elle. On s'asseyerait sur ce qu’elle désirait, ce qu’elle pensait, parce qu’elle était une femme, parce qu’elle avait trente ans, parce qu’il était, apparemment, inconcevable qu’elle ne devienne pas urgemment maman. Et elle pousse un nouveau soupir.

”- Il ne manquerait plus que ça qu’il ne parte pas… Je ne suis pas prête à chercher une alternative pour être tout de même à temps pour le réveillon.” grimace la demoiselle. ”Du coup, qu’est-ce que tu comptes faire à Boston ce soir pour le réveillon ?” demande-t-elle en changeant de sujet, préférant ne pas avoir à penser à une éventuelle annulation de leur vol.
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