Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

A journaux égaux

Kytana
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Kytana
Lun 17 Mai - 19:04
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

Hélène est une jeune journaliste prête à tout pour faire le scoop et la une, Scott est avant tout un jeune aventurier aussi mystérieux que caractériel visiblement pas prêt à se laisser marcher sur les pieds. Deux façons de voir les choses, une seule relique, la chasse dans cette jungle hostile et sans fin promet de se révéler des plus palpitantes mais sont-ils au moins sur la bonne piste ?

   
   

   Scott Morgan
   
J'ai 32 ans et je vis à Los Angelès (Californie) quand je ne suis pas en vadrouille, U.S.A. Dans la vie, je suis historien, archéologue, aventurier et je m'en sors bien sans me prendre la tête .
   
Informations supplémentaires ici.
Au-dessus de la jungle de Bornéo, Indonésie, 2016

Ce voyage en avion à l'autre bout du monde ne signifiait qu'une seule chose à mes yeux, que je pouvais enfin prendre un peu de repos après des mois de quête acharnée sans la moindre piste. Sauf que cette fois-ci, je le tenais le fameux Saint-Graal, l'indice que j'avais tant recherché, si petit en taille mais tellement important à mes yeux d'aventurier chercheur si toutefois je pouvais me considérer ainsi. Tout en poussant un long soupir d'aise, j'inclinai mon siège vers l'arrière d'un coup sec tout en étendant mes longues jambes vers l'avant, non sans provoquer des grommellements sourds et inaudibles du passager situé juste derrière moi ainsi que celui assis juste à ma gauche. Alors quoi ? Il fallait vraiment se justifier pour tout dès qu'on avait le malheur de faire le moindre mouvement dans cette carlingue exigüe et dont l'état de rouille avancée laissait franchement à désirer. Bref inutile de m'effrayer pour cela mais ce ne fit que renforcer ma crainte native des avions. J'esquissai brièvement un bref "- pardon" pas franchement explicite et communicatif. Après tout ce n'était pas de ma faute si j'étais grand, de bonne constitution, et qu'il fallait bien que je trouve un peu de place pour y caser mes guiboles.

J'avais tout sauf envie de les entendre grogner d'avantage alors je m'emparai de mon téléphone. Aucun réseau bah voyons en avion et à l'autre bout de la planète; je ne risquai pas de capter quoi que ce soit... Je pris également mes écouteurs que je vissai à mes oreillers, me laissant peu à peu emporter au rythme d'AC/DC ou de Queen pendant que l'avion amorçait lentement sa descente. Il était vraiment grand temps d'arriver, après plus de douze heures de vol, mes articulations étaient complètement tétanisées par l'absence de mouvement, mes muscles ne dérogeaient pas à la règle, j'avais la sensation que chaque parcelle de mon corps avait été meurtrie par une trop longue période d'inactivité, je n'étais guère habitué à cela étant avant tout un grand sportif incapable de supporter l'immobilité pendant plus de quelques heures.

Ne pouvant retenir un autre soupir mais de lassitude cette fois, j'attrapai mon journal de bord coincé jusqu'au fond la poche arrière de mon pantalon évidemment, ce qui me valut d'ailleurs un nouveau regard réprobateur de la part de mon voisin encore ! Il allait finir par se prendre mon poing en pleine figure s'il continuait à me fixer ainsi... Non non Scott prends sur toi et ne fais pas le con ici, surtout pas. Tu as bien vu ce que ça a donné l'autre fois à Sydney et à Jakarta. Vrai que je semais la pagaille partout où je me rendais ou presque, pas besoin de parler leur langue pour faire parler de moi là-bas, les coups c'est bien plus explicite que les mots, enfin c'est mon point de vue mais c'est loin d'être le cas de tout le monde.

Je décidai donc de fermer brièvement les yeux, histoire de tout oublier le temps d'un bref moment, j'avais besoin de décompresser avant tout. Des semaines non plutôt des mois entiers que j'étais sur les traces de cette fichue pierre, négligeant mon boulot et donc le précieux salaire qui allait avec, la preuve je m'offrais le luxe d'un voyage à Bornéo à bord d'un avion reconditionné, enfin c'était ce que ma vaste imagination laissait entrevoir. Une carlingue bouffée par la rouille, des sièges rafistolés au ruban adhésif et au pistolet à colle et dont la couleur avait complètement passée avec le temps, les beaux  motifs floraux bien kitch, avaient laissé place à des rainures pastelles et ternes aussi tristes d'un bonnet de nuit. Ce fut mon tour de grommeler un peu lorsqu'une vive secousse se fit ressentir, faisant tomber l'un de mes écouteurs et mon journal en même temps. Je me baissai pour le ramasser, pouvant admirer le spectacle miteux de la moquette grise tachée et trouée sous mes pieds. Génial...

J'entrouvris de nouveau mon livret à la page concernée, consultant les notes que j'avais eu le temps de griffonner avec le temps. J'avais deux ou trois modifications à y apporter sur cette piste finale que je tenais enfin après des semaines d'investigation. La pierre trouverait enfin sa place dans un musée, ses vertus je ne les connaissais pas et j'en avais rien à foutre, désolé d'être vulgaire. Ce qui m'intéresse c'est surtout la renommée l'argent bien sûr sans faire de moi l'un de ces idiots de mercenaires non plus, j'avais quand même une once d'intelligence en plus que ces voleurs lâches qui ne pensaient qu'à avoir ma peau pour ne serait-ce qu'effleurer mon journal, s'en emparer et tirer le bénéfice de mois de travail sur mon cadavre.

Reposant mon journal, je jetai un bref regard dans le hublot de mon voisin qui s'était empaffé entre temps, à croire que je ne le dérangeais plus cette fois. La jungle s'étendait à perte de vue, l'océan était désormais loin derrière nous tant cette ile était gigantesque. Une végétation luxuriante, une faute pas très amicale, voilà à quoi il fallait s'attendre en ces terres aussi hostiles qu'attrayant à la fois. La pluie s'abattait à présent sur la tôle de l'avion, météo en prime de tropiques, heureusement que j'avais du change dans mon maigre sac à dos. Je me rassis sur mon siège, posément cette fois, autant le préciser. Et une nouvelle secousse plus virulente que la première me fit sortir de ma torpeur, puis une deuxième et une troisième. Je pestai de rage, franchement la qualité du service laissait à désirer, j'allais le crier tout fort histoire de faire partager mon humour bien lourd à tout le monde. Non non ce n'était pas franchement le moment de faire le malin, le moteur gauche avait de violentes ratées, l'hélice ralentit plusieurs fois, repartant de plus belle, pour s'arrêter définitivement au bout de quelques secondes qui me parurent des minutes.

"Merde !"

Pas le temps de jurer, déjà l'avion commençait sa longue chute en direction du sol et des arbres de gigantesques baobabs, est-ce mon imagination ou non ? La sol qui se rapprochait de plus en plus vite surement, je me souvenais à quel point je haïssais l'avion. J'attachai ma ceinture, non pas forcément le bon plan si on veut survire...J'abandonnai l'idée de la ceinture alors que les autres passagers hurlaient de terreur à mes côtés, m'assourdissant les tympans. Bon sang, pas le temps de réfléchir et de céder à la panique, il n'y avait que moi pour rester parfaitement calme et stoïque alors que leurs cris déchiraient les cieux. N'écoutant que mon courage et ma volonté de vivre, je me précipitai à l'avant de l'appareil, prêt à porter main forte aux pilotes même si j'y connaissais rien, l'inactivité ce n'était vraiment pas pour moi, encore moi en danger de mort imminente...
S3th
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patrick
S3th
Lun 31 Mai - 21:34
A journaux égaux YwtcHéléne Fournier
Salut, moi c'est Hélène, 27 ans célibataire et reporter pour un magazine documentaire.. J'ai entendu parler d'une légende dans la jungle amazonienne et j'ai décidée d'embarquer le premier avion pour découvrir les secrets de cette immense jungle et récupérer l'exclusivité de l'histoire.
Née en France, la jeune femme à parcouru le monde avec ses parents pour diverses raisons professionnelles comme personnelles. De voyage d'affaires à vacances, elle à vue la plupart des pays et parle courament anglais. Elle s'installe à 23 ans aux Etats-Unis et travail pour un magazine dans la rubrique aventure et voyage après plusieurs mois dans la rubrique petites annonces et écologie. Elle entend parler de la légende du trésor cachés dans la jungle amazonienne et prend le premier avion pour s'y rendre.

Adorant l'histoire, elle est curieuse d'apprendre de nouvelles choses et fouine son nez un peu partout. Elle prend au sérieux son travail mais en ce qui concerne sa vie personnelle elle adore plaisanter. Elle n'est pas naive mais aime le faire croire.

Natalia Vodianova @ S3th
Quelques part entre Brooklyn et l'aéroport John Fitgerald Kennedy de New-York, Amérique, 8.30 am, 2016

Mon café double espresso dans ma main droite et ma valise à roulette bleu metallisée dans la gauche, je marche d'un pas rapide vers le taxi que j'ai engager pour me conduire à l'aéroport. Je suis excitée comme une puce à l'idée de faire ce voyage qui me permettra de garder ma place au sein de l'équipe de rédaction du magazine. Ce secret je veux le découvrir et je ferais tout pour avoir l'exclusivité de le présenter dans le prochain numéros. Ma chef ma donnée deux semaines dont une pour le voyage. Lorsque je lui ai exprimé mon idée, alors que mes collégues m'ont rient au nez, elle m'a prises au sérieux et ma données carte blanche pour réaliser cet article. Je suis heureuse de l'avoir, même si j'ai vite compris qu'elle a trouver un moyen pour me faire virer si jamais je ne reviens pas avec le graal - à prendre au second degrés biensur.

Le taxi klaxonne et se gare devant moi, le chauffeur, brun, grand et musclé à souhait me presse en arrachant ma valise de ma main et je lui grogne dessus alors qu'il m'ouvre la portière en remettant ses lunettes de soleil. Il me regarde, me laisse m'installer alors qu'il est déjà parti au volant. Il démarre au chapeau de roue et je sens mon café tanguer dans le verre de transport alors qu'il se dirige vers l'aéroport.

J'arrive vite à l'aéroport, décharge la voiture et paie avec ma carte bleu le voyage en soupirant devant la somme astronomique qu'il me demande pour la course. Le paiement fait, il me salut comme un capitaine de bateau puis repart aussi rapidement qu'il est arrivée. Les américains tous les même. Pfff. Bien trouvons cet avion maintenant. Porte Y quai 4.

Aéroport JFK de New York, 10 am, 2016

L'administration aérienne et les douanes passé, je m'installe à ma place dans l'avion. Il est plus petit que ceux que je prend habituellement pour retourner voir ma famille en france. Ma valise me seras livrés directement à l'aéroport sur place. De toute manière je n'ai pas le choix vu qu'elle est beaucoup trop grosse pour entrer entre moi et mon siège. Siège qui est pas très confortable et auquel il manque de la mousse. J'ai réussie à récupérer mon sac à dos fétiche de voyage que j'emporte partout avec moi depuis que je suis gamine. Ce sac a fait le tour du monde. Il n'est pas bien grand mais me suffit pour prendre de quoi noter, photographier, manger un goûter et dormir à la pleine étoile avec en bonus un maillot de bain.

L'avion, si on peut appeler cela comme ça, décolle dans un vrombissement de moteur et tremble à quelques reprises avant de se stagner quelques minutes plus tard. Les ceintures sont dans un état assez correcte même si celle de mon voisin n'est pas attachable pour lui. Je retiens mes rires mais le cinquentenaire bedonnant n'a pas la place pour s'installer correctement.

Au-dessus de la jungle de Bornéo, Indonésie, 2016

J'ignore combien de temps nous volons dans cet appareil mais la chaleur des uns et le stress des autres est désagréable. Nous ressentons chaque trou d'air et les hôtesses sont absentes depuis le début du vol. Je n'ai pas remarqué celle-ci au début du vol, trop imprégnée dans mes écrits, mais après plusieur coup d'oeil et les plaintes de mon voisin je m'en rend compte à présent. J'aperçois entre deux mouvements de l'avion par le hublot la verdure de la fôret qui à remplacé le bleu de l'océan du début du vol. Nous allons bientôt arrivée, me rassurais-je, alors que l'eau résonnes sur les taules de l'appareil. Ce n'est vraiment pas agréable a entendre mais on fait avec on va dire.

Une violente secousse m'écrase contre le siège avant, retenue par la ceinture d'insécurité, je ne me suis pas retrouvée à l'avant de l'avion. Je reste calme alors que mon voisin semble dormir comme un ours en hibernation, pas dérangé par les secousses. En soupirant, j'aperçois par le hublot les arbres devenir de plus en plus gros et proche de nous. Je n'ai pas le temps de me détacher que nous sommes tous projeter en avant, en arrière puis de gauche à droite dans l'habitacle. Certains des passagers heurtes les quatres coins de l'appareil alors que je saisie mon sac contre moi pour ne pas le perdre, comme un bouclier qui me protégerais à ce moment là. Les cris des passagers m'assourdissent tandis que je vois un hommes dans la foule qui se précipite vers le cockpit pour aider les pilotes.

Je n'ai jamais vécue ce genres d'expériences et là ce n'est ni un test ni une simulation. Un des passagers ouvre une des deux portes du vieux coucou et se fait aspirer par l'air. Les uns après les autres, trois des passagers qui voulait aider l'homme qui s'envolait, se sont à leur tour envoler à ses côtés. Je sens mes larmes couler sur mes joues et je revois ma vie défiler devant mes yeux alors que je suis littéralement en état de choc, accrochant fermement mes mains contre mon sac et la ceinture me serre le bassin.

L'appareil saute sur lui même dans des bruits de fracas insoutenable. Des cris, des bruit d'arbres qui se casses et des bruit de griffures contre les parois de l'avion se font entendre alors que nous plongeons dans la fôret. Je ferme les yeux et perd connaissance, regardant pour la dernière fois mon voisin de droite qui dort paisiblement. J'aurais du prendre ses médicaments à sa place. Je respire faiblement alors que je sens la ceinture me couper la respiration et le choc se faire de plus en plus poignant. Je sens un dernier saut puis plus rien.

Dans l'avion dans la jungle de Bornéo, Indonésie, 2016

Je me réveille enfin de mon long sommeil avec un mal de tête incroyable. Je suis allongée au sol, mon sac contre mon ventre. C'est calme, juste le bruit environnant de la faune et de la flore, alors que je passe ma main au dessus de mes paupière pour me cacher de la lumière du soleil. Je me frotte les yeux pour les ouvrir et les refermes après être éblouies par le soleil. Ma tête me fait moins mal et je m'assure que je n'ai rien de casser en bougeant un à un mes membres des pieds jusqu'à la tête. Je souffle de soulagement en me redressant doucement, les yeux fermés. Je les ouvres en faisant de l'ombre avec ma main et vois autour de moi la verdure d'une jungle. J'ignore si je suis bien vivante ou si je rêve à ce moment là.

Où suis-je ? Suis-je seule ? Il y a des survivants ? L'homme nous as sauvé ?
Kytana
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Kytana
Lun 7 Juin - 18:37

  Scott Morgan
 
J'ai 32 ans et je vis à Los Angelès (Californie) quand je ne suis pas en vadrouille, U.S.A. Dans la vie, je suis historien, archéologue, aventurier et je m'en sors bien sans me prendre la tête .
 


Franchement je n'étais pas pilote d'avion à ce que je sache ? Alors qu'aurais-je pu faire pour les aider ? Absolument rien certainement, le néant absolu. De toute façon, j'avais été accueilli aussi rudement qu'un chien dans un jeu de quilles dans la cabine de pilotage. On m'avait gueulé des mots incompréhensibles à l'oreille, m'intimant surement l'ordre de me rassoir à mon siège, ce que je n'eus guère le temps de faire. L'avion piquait toujours dangereusement du nez et le sol se rapprochait à une vitesse abracadabrante. Bon sang, je n'avais pas envie de crever ici et maintenant, j'étais encore jeune, des aventures j'avais envie d'en vivre d'autres et pas qu'au fin fond du jungle hostile. J'eus le réflexe d'attraper au dessus de moi quelques gilets de sauvetage, on était pas en mer certes, mais peu air que l'air contenu dans ces gilets pourrait servir d'amortisseur, évitant ainsi qu'on se fracasse tous le crâne dans la puissance du choc. Toujours à l'avant de l'appareil, entre le cockpit et la première rangée de siège, je finis par m'allonger à même le sol pour me rouler en boule, attend que cette chute qui semblait durer des heures prenne fin.

Il y eu un fracas assourdissant dans toute la carlingue puis plus rien, un véritable silence de mort sembla en suivre ou bien j'étais déjà passé dans l'autre monde mais je ne me rendais pas compte. C'était donc ça la mort ? Ne plus rien entendre mais avoir un mal de crâne digne des pires gueules de bois que j'avais eu l'occasion de prendre dans ma jeunesse ? Pas forcément agréable comme sensation...Je passai une main sur mon front pour en distinguer un peu de sang qui avait déjà commencé à sécher. Le mal de crâne, le sang, beaucoup trop réelles comme sensation pour être mort. Il fallait que je m'en assure en tentant de bouger un bras puis une jambe, ce qui représentait pour moi déjà un immense effort. J'essayai ensuite l'autre main, l'autre jambe, le cou. Je n'avais rien de cassé apparemment, ce qui semblait digne du miracle. Tout autour de moi, les gilets de sauvetage gonflés à bloc avaient bien fait leur job. Etais-je le seul survivant dans ce cimetière volant ? Ou cet avion était devenu l'ultime demeure de centaines de passagers ? J'en éprouvai des frissons rien que d'y penser.

Je perçus comme un toussotement derrière moi, ce qui me redonna l'espoir et aussi l'envie de me relever car mes jambes semblaient ne plus répondre de rien. Je ne fis que ramper dans un premier temps avant de m'appuyer contre la barre latérale afin de me redresser complètement, sentant comme une compression au niveau de mon torse. Ce n'était que mon journal de bord, d'une certaine manière il m'avait protégé aussi. Mon téléphone avait été brisé par contre, il ne serait d'aucune utilité même si je le rangeai néanmoins au fond de ma poche. Je ne savais pas exactement d'om venait la toux légère que j'avais entendu tout à l'heure mais passer à côté de dizaines de cadavres toujours assis sur leur siège me faisait froid dans le dos. Les deux pilotes aussi étaient morts, le visage complètement éclatés contre les vitres du cockpit. Un spectacle aussi triste que macabre à mes yeux, il fallait vite que je sorte de là tout en restant en quête de survivants potentiels bien sûr. Les hublots avaient explosés à plusieurs endroits différents mais impossible de sortir par là, j'aurais pu y glisser un peu tout au plus. Un peu plus loin, au niveau de la porte arrière droite, un trou béant s'était formé à l'endroit où le fuselage avait été déchiré par les massives branches d'arbres. Si je devais m'extirper de cette tombe ambulante, c'était la seule issue.

Je pestai légèrement en constatant la distance qui me séparait du sol, il y avait bien au moins cinq mètres. Pas le choix, je devais mettre mes cours d'escalade pris déjà il y avait de nombreuses années à bon escient. Heureusement encore qu'il n'y avait que de la descente car mon corps était bien de trop épuisé pour entreprendre le moindre effort physique, quoi de plus normal après un tel choc aussi bien physique que mental d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, je devais descendre à présent, en m'aidant au mieux de l'environnement qui m'entourait : branches, lianes, troncs. Un effort bien périlleux pour un être qui avait frôlé la mort et qui ressemblait plus à un zombie qu'à un être humain normal. Puis ce foutu mal de crâne qui ne faisait rien d'autre que de me rendre fou...Par chance j'avais quelque antidouleurs dans ma sacoche de survie au fond de mon sac à dos. Je verrai ça plus tard, la priorité étant de sortir d'ici, peut-être que les secours débarqueraient vite fait en voyant l'avion disparaitre des écrans-radars. En tout cas c'était foutu pour ma chasse à la relique et j'avais de quoi pester devant l'incompétence de cette compagnie d'aviation pas chère ! J'aurais mieux de prendre la gamme au-dessus, ça aurait valu des emmerdes en moins et surtout moins de cadavres ! je ne pus m'empêcher d'avoir pitié de ces pauvres gens qui n'avaient demandé à part revoir leur famille très probablement.

Alors que je progressai toujours vers l'arrière de l'appareil en m'appuyant à chaque rebord de siège pour m'aider à avancer tout en grimaçant de douleur à chaque mouvement, j'arrêtai ma "course" en discernant, enfin je cru discerner des signes de vie mais peut-être n'était-ce que le fruit de mon imagination pourtant ce n'était pas là que j'avais entendu quelqu'un tousser mais qui sait, on était peut-être quelques-uns à avoir survécu à ce crash ? De quoi me donner la volonté de continuer mon chemin en tout cas avec une motivation de survivre débridée. Lorsqu'enfin j'arrivai à la source des mouvements, enfin que je pus percevoir comme la source, je m'arrêtai à la hauteur du siège en question.

"- Ca va ? Vous êtes blessée ?"

Le jeune femme ne semblait pas en meilleur état que moi, complètement perdue et avec une plaie à la tête cela nous faisait un bon point commun mais surtout la seule âme qui vive pour le moment à l'intérieur de cet avion.  Ce qui ne changeait guère les choses, il fallait à tout prix qu'on sorte de là, tous les deux... Je n'allais pas faire mon gros égoïste maintenant, déjà je n'étais ni gros ni égoïste ça tombait bien.

"- Vous pouvez vous lever ?"


Insistai-je un peu car cet avion n'allait pas rester coincé dans cet arbre ad vitam æternam, on devait vite s'en extirper et se soigner au plus vite et pour ça j'avais le matériel béni soit mon sac à dos que j'avais choisi de conserver avec moi d'ailleurs. Et tant pis pour les fringues et autre bazar que j'avais pu amener, c'était perdu désormais.
S3th
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Mer 18 Aoû - 11:32
A journaux égaux YwtcHéléne Fournier
Salut, moi c'est Hélène, 27 ans célibataire et reporter pour un magazine documentaire.. J'ai entendu parler d'une légende dans la jungle amazonienne et j'ai décidée d'embarquer le premier avion pour découvrir les secrets de cette immense jungle et récupérer l'exclusivité de l'histoire.
Née en France, la jeune femme à parcouru le monde avec ses parents pour diverses raisons professionnelles comme personnelles. De voyage d'affaires à vacances, elle à vue la plupart des pays et parle courament anglais. Elle s'installe à 23 ans aux Etats-Unis et travail pour un magazine dans la rubrique aventure et voyage après plusieurs mois dans la rubrique petites annonces et écologie. Elle entend parler de la légende du trésor cachés dans la jungle amazonienne et prend le premier avion pour s'y rendre.

Adorant l'histoire, elle est curieuse d'apprendre de nouvelles choses et fouine son nez un peu partout. Elle prend au sérieux son travail mais en ce qui concerne sa vie personnelle elle adore plaisanter. Elle n'est pas naive mais aime le faire croire.

Natalia Vodianova @ S3th


Dans l'avion dans la jungle de Bornéo, Indonésie, 2016

Lorsque j'ai décidé de prendre l'avion quelques heures plus tôt je ne m'attendais pas à un tel attterissage. Allongé au sol, la vision trouble avec une douleur à la tête inarretable, je trouve le moyens de me déplacer doucement, de toute manière je ne peut pas aller plus vite avec mes articulations enflammées par le choc, vers un siège libre. J'arrive à m'installer dans celui ci et par réflexe j'attache ma ceinture autour de ma taille. C'est dur de le faire, grimçante, je sens chaque geste long et lours à faire, comme si j'avais des poids de 2 kilos à chaque articulation.

J'ai perdu la notion du temps. Je sais juste que nous sommes le jours en voyant les rayons du soleil percer les feuillages de la jungle et traverser les hublots. Je me tiens la tête en grimaçant. J'entend une voix proche qui me parle mais je ne distingue pas de suite la personne. Je me demande d'abord si je ne rêve pas puis cligne plusieur fois des yeux pour me rendre compte qu'il y a un passager qui me parle. Je ne rêve donc pas.

Je comprend sa langue, chose qui est étonnante dans un vol international. J'hôche la tête pour répondre à sa première question. La deuxième je l'ignore et je le regarde en haussant les épaules. Je bouge ma machoire de haut en bas pour me décontracter celle-ci et dit d'une petite voix asséchée par le stress et la chaleur.

"Je... Je ne sais pas... J'ai mal à la tête et mon corps est lourd quand je me déplace mais je n'ai pas de douleur."

Quant à sa troisième question, je pose ma main sur le haut du siège en face de moi et l'autre sur l'accoudoir et dans un effort phénoménale de ma part je me lève. Enfin j'essaie vu que je me suis attachée. Je soupir en le regardant, détache la ceinture et me lève à nouveau en prenant appuie sur le siège. Je me tourne vers lui, retrouvant un peu de mes forces et ma respiration.

"Vous allez devoir m'aider mais je peux marcher... On peut sortir de l'avion ? Il y a des blessées ?"

Je n'entends aucun son dans l'appareil qui était pourtant bruyant et plein de passager pendant le voyage. Avec son aide, je me défait du siège et je harpente le couloir de l'avion en direction de la porte de sortie la plus proche. En arrivant à celle-ci, je remarque que la porte est fermée et soupir en lui montrant la poignée de sécurité qu'il faut descendre.

"J'ignore où nous sommes mais nous devons sortir avant que l'avion ne tombe. Je me charge de l'escalier gonflable, tout les avions en ont uns normalement, vous actionné le levier en le tirant vers le bas pour ouvrir la porte. Avec l'escalier, même si nous sommes en hauteurs, nous pourrons descendre."

En disant cela, j'appuie sur le bouton mais rien ne se passe. Je râle d'agacement et vois une corde enroulé. Je l'attrape et fixe celle-ci à la barre pour se tenir. Je regarde l'homme dont j'ignore le nom et hôche la tête pour qu'il ouvre la porte. Celle ci grince mais électriquement ne s'ouvre pas. Décidément. Je m'approche de la porte et lui dit en posant mes mains sur la parois en métal.

"Nous devons la pousser. C'est un vieux modèle j'ai eu l'occasion de voir une démonstration d'ouverture d'urgence. Si ce n'est pas compliqué c'est lourd à ouvrir seul. Aider moi. Allons doucement pour pas faire basculer l'avion."

A nous deux la portes devrait s'ouvrir et nous aurons qu'a descendre en rapel avec la corde en espérant que celle ci soit assez longue pour toucher le sol. Tout devrais bien se passer, sauf si l'avion bouge et s'écrase au sol avec nous dedans. J'ai l'habitude d'écrire des articles pas d'être dans l'articles tragiques.
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