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 Madness among us- feat Jo'

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Pyramid Rouge
Pyramid Rouge
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CRÉDITS : Pyramid rouge

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patrick

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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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???

Zarnala-Deviant Art
Les yeux cloués dans son destin qu’incarne Chris Walker, là au sol, Scarlet prend conscience une demi seconde qu’effectivement sous tous ses plus magnifiques artifices, elle n’est qu’une femme de 55 kilos. Une femme qui, sans être arrivée à l’extrême de la fragilité musculaire, détient une constitution musculaire qui ne se bagarre pas pour s’étendre d’élégance taillée sous une peau de marbre. Peau de marbre qui pâlit encore de trois teinte même si ça semble impossible. Il est comme la faucheuse, la faucheuse qui comme une amie de parole reviens pour elle. Pour la prendre. La main sur le ventre la larme dans le coin de l’œil qui ne peut s’empêcher de couler sur sa joue pour s’éclater au sol comme un coup de feu annonce le début d’une course à pieds.

Là, Brodie bondit sur son agresseur et toute stupéfaite qu’elle est se colle au mur le plus proche de sa dorsale. Le couloir est à deux pas mais inquiète pour son infirmier comme si il s’agissait d’un frère ou d’une progéniture, elle ne le quitte pas des yeux et chaque coups qu’il se prend font vaciller le coeur  de Scarlet. Se glissant dans le couloir, elle ne sait pas comment l’aider et lorsqu’il fait rejoindre le corps encore inconscient de Paulina jusqu’à elle, elle vérifie qu’elle va bien. Heureusement qu’elle dort, pauvre chérie qu’elle est elle serait perdue dans tout ce raffut. Ce qu’elle ne savait pas ni que personne ne savait pas même Paulina elle-même, c’est qu’elle aurait été là une force insoupçonnée… La mettant en sécurité plus loin, hors de porté des coups et des violences des deux hommes, Scarlet tente de se relever pour venir aider Brodie, l’aider à ne pas se faire tuer. Se saisissant d’un verre de vitre brisé elle s’apprête à bondir pour donner son aide.

Trois sons.
Forts.
Soudains et extrêmes percent les tympans des entourant du colosse qui s’écroule au sol comme une masse sans vie qu’il est devenu. En se levant, Scarlet avait sentit une vive douleur au ventre et elle s’écroula aussitôt qu’elle s’était levée. Se rattrapant sur ses mains et ses genoux, un cri lui échappe et elle halète un peu pour reprendre sa respiration, elle tient son ventre et regardant le sol blanc les sourcils courbés d’une forme de peur la plus pure, elle s’apprête à pleurer.
Elle se souviens de chaque chose qu’Anìbal à sacrifié pour elle et l’enfant. Elle se souvient de chaque coups et de toute sa colère face au fait qu’ils ne puissent à deux pas produire de fruit alors qu’ils constituent de magnifiques arbres. Les choses vont vite et elle halète toujours plus fort l’air autour d’elle. L’ergot est là, il parle mais elle n’entend rien. Les choses deviennent flous et elle sent sa conscience s’en aller mais elle ne peut pas. Elle ne peut pas défaillir, non, c’est elle qui est venue les sauver et non l’inverse. Discrètement elle tâte d’un doigt son intimité tremblant d’en récupérer du sang. Remontant doucement sa main sur son bas ventre pour la sortir de son bas de pantalon, elle n’ose pas regarder sa main. Se tenant poing au sol et genoux planté. Son regard, regarde le vide et elle se revoit rencontrer Anìbal.

Relevant sa main devant elle, elle tremble de tout son corps, sa respiration se coupe et dans sa  tête une pause qui semble une éternité commence tandis qu’elle observe sa main qu’elle met devant elle.

Pas une goutte.
Pas une seule minuscule goutte de sang sur sa main. Tenant son ventre c’est comme si elle l’enlaçait de soulagement en s’asseyant au sol balayant d’un revers de main la larme qui menaçait de s’écouler comme une pierre laissant place à une cascade. Soufflant un peu la sortie des souterrains n’est plus très loin. Faudrait-il encore survivre à la surface…
Dans le coin le visage au sol se réveille doucement Paulina. Elle semble encore bien assommée mais se met à gémir un peu. Les bras dans la camisole son coude était déboîté mais la blessure était bien invisible avec un tel accoutrement. La douleur lançant trop elle finit par tomber en évanouissement de nouveau. L’ergot aide alors Brodie à finir de se dégager pour aider ensuite Scarlet.

- Venez. Il y a un ascenseur encore actif menant a l’aile des hommes à quelques mètres.

Prenant les devants de la voie, il sort d’une trousse de secours de quoi soigner un peu Brodie. Scarlet prend ainsi le temps de le faire avec une mine inquiète et sincère. Suivant l’ergot, les choses s’annoncent plutôt calme pour le petit groupe se déplaçant en silence dans les couloirs déserts du laboratoire souterrain… Paulina à demi consciente sur des épaules ne saurait dire sur quelles épaules elle se trouve tandis que son coude gonfle d’être maintenu déboîté dans sa camisole…
Puis, alors que leur objectif semble être atteint quelque chose de bien plus sombre que Chris Walker s’annonce. Au loin, des cris d’effrois de patients affolés venant en courant derrière eux, volent en éclats comme si des bombes constituait le contenu de leur estomac.
Le Walrider.
Il est là prêt à les faire éclater en feu d’artifice de boyaux de rage. Invisible pour eux, Paulina souffrante, les yeux à moitié ouverts le voit.

- Billy...

Souffle t-elle… tandis que l’ergot prend la tête d’une course effrénée jusqu’à l’ascenseur qui, n’étant qu’à quelques grosses foulées devenais un défi sans plus beaucoup de chance de réussite pour le groupe affaiblit… Les murs tremblent, les objets au sol volent dans l’air comme si le diable en personne était là.
Il arrive vers eux et il à la rage...

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Anibàl

Gallinger

J'ai 52 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Directeur de l’état affecté à l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, paisiblement. Sinon, grâce à ma  force physique et mentale, je suis marié et sur le point de recevoir ma descendance.




base : Sara Biddle reprise : Pyramid rouge
Le regardant partir pour se mouvoir dans les couloirs du bureau Anibàl est serein. Il croit en ce jeune homme, mais surtout il n’as pas le choix, il est le seul esprit serein autre que lui. Prenant un peu de temps pour améliorer l’état sanguinolent de sa plaie oculaire il finit par s’asseoir quelques instants, ne voyant pas le jeune homme revenir. Si l’attente au début fut simple et courtoise lui permettant de penser en regardant dans le vide, des bruits inquiétant de femme gémissant l’avait fait reprendre ses esprits. Assis par terre contre la porte des locaux électriques dont il avait la clé il leva le nez, se releva et colla son oreille à la porte de métal froide pour entendre mieux mais en espérant surtout que les gémissements allaient cesser. Ces gémissements aussi étouffés soit-ils et peu volumineux faisait s’exciter son instinct protecteur naturel . Étais-ce Scarlet ? Il en avait l’impression. La respiration lente et la posture forte il hésitait.

- Scarlet ? C’est toi ?

Les gémissements continuaient encore et toujours. L’esprit d’Anibàl commença alors à lui jouer des tours. Et si les gémissements disaient oui ? Si c’était elle ? Si elle était  blessée ? Si elle avait… perdue le bébé … ? Sa conscience vola en éclat aussitôt qu’il pensa qu’il ne serait jamais parent avec elle. Serrant des poings l’esprit en vrac la colère prend le dessus sur tout. Pourtant il essaye de se faire redescendre à la réalité : il n’y a pas qu’une femme ici, moult peuvent gémir comme si elles étaient Scarlet… Cependant il ne pouvait pas attendre car il ne pourrait se le pardonner d’avoir été trop couard  pour aller la chercher sans vision nocturne. Plus jamais il ne pourrait se regarder dans le miroir. Ainsi, ici au moment ou claqua la serrure de la porte pénétrée par la clé démarra l’inconscience d’Anibàl qui avait trop peur tout en une dualité d’esprit avec d’un coté la raison : seul sans lumière il est vulnérable et d’un autre sa morale : comment pourrait-il se regarder dans un miroir si Scarlet était là tout près ?

Pénétrant les locaux sombres, il était tendu mais tenait une posture impeccable d’agent de sécurité. Malgré les années il n’avait rien perdu et l’adrénaline du stress était sa meilleure arme… Serrant son arme dans sa main les sous sols électriques semblaient inondés par endroits.Une arme qui pourrait s’avérer létale avec une pincée d’étincelles électriques. A retenir. Étant passé par les vestiaires des agents de ménage du site il en avait profité pour prendre une lampe torche trouvée par terre a proximité d’une tâche de sang au sol, un sang encore frais qui hurlait qu’utiliser une lampe torche était une bien mauvaise idée mais le choix n’était plus là… Pénétrant le local électrique sombre, il n’y voyait pas grand-chose et aussitôt qu’un bruit s’annonça il l’éteignit. Se baissant dans un coin contre un escaliers de bois il écouta un instant. Deux hommes semblait faire une ronde hiératiquement similaire à chaque tour. Deux variants tout à fait singulier mais aucune « tête d’affiche ». Il n’y avait pas de femme. Plus de gémissement … Son imagination peut-être ? Il soupira un peu en se disant que maintenant qu’il avait commencé il fallait qu’il aille jusqu’au bout. Une fois qu’il les distingua assez loin de lui il commença à monter les escaliers de bois pour remettre en marche le premier bouton avant d’aller se cacher dans le casier a proximité, lui permettant de distingué si les variants venaient. Bien heureusement pour lui, l’esprit ravagé de celui qui se ramena l’empêcha d’avoir la bonne idée d’ouvrir tous les casiers. Se déplacer dans le noir ne fut pas si compliqué car des lumières de secours faisait office de repère. Redescendant le petit escalier de bois il y avait un autre bouton a activé avant d’activer le bouton centrale de la pièce principale. S’engloutissant dans les couloirs la voie libre un bruit de pas singulier l’arrêta et l’obligea a se cacher derrière des étagères.

- Tu as laissé la porte ouverte INNOCENT ?!

Un bruit de lame teinta à l’explosion des veines carotides de l’individu qui se trouvait en face de l’homme aux ciseaux. Anibàl le reconnu rien qu’a la voix et se souvint de lui alors qu’il était encore saint d’esprit et travaillait ici en tant que médecin. L’une des pertes les plus désolantes qui cependant restait dans la gorge du Directeur une aiguille de travers à avaler.

- Gallingerrrrrrr… Je sais que tu es là… Allez ne fais pas l’innocent montre toi ! Ça fait si longtemps...

La gorge nouée il s’oblige à ne pas rétorquer et se concentre à ne penser qu’à rallumer les lumières.Détalant dans les couloirs tout en évitant Trager qui se plaisait à être de nouveau un tortionnaire dont la colère pourrait s’abattre sur n’importe qui. Puis, alors qu’Anibàl avait réussi à rallumer chaque générateur en montant les marches du générateur centrale avec un air de victoire, il se stoppa en entendant des gémissements, des pleurs de femme les même que tout a l’heure. Troublé, il vit en face dans l’encadrement  de la porte éclairé par une lumière verdâtre de secours Trager avec un sourire aux lèvres. Immobile les deux hommes se jaugent.

- Tiens tiens tiens, quand sa femelle gémit on retrouve tout de suite le rat qui grignote les fils… Bonjour Anibàl… Ca faisait longtemps...

Il ne répondit pas et à cela Trager activa le bouton d’un enregistreur qui soufflèrent à nouveau les gémissements pour excité la déraison de l’homme. Ne répondant rien et ne bougeant pas tant qu’il ne bougeait pas il aurait pu lui coller entre des deux yeux une jolie balle mais il ne pouvait pas car il semblait savoir quelque chose qu’il ne savait pas. Trager rigole dans toute son insanité.

- Ou as-tu eu cela ?

Il ria un peu plus fort et sans qu’il ne puisse en dire plus il sentit une vive douleur dans sa cuisse. Se tournant un peu il distingua mal mais tout de même un peu son visage infecte. Se sentant bientôt tout tremblant il éclata quand même le nez du variants a l’aide d’un coup de talons. S’écroulant au pied du moniteur électriques Son dos glissant contre la paroi était une presque victoire cruelle et dramatique… Une injure lui sortie tandis que Trager s’était déplacé jusqu’à lui.

- Si je te le dis maintenant ce serait bien trop facile… Joue à mon jeu avant cela. Mon. Ami.

Le regard flouté, Anibàl ne pu résister longtemps aux effets d’un sédatif pour les colosses tel que Chris Walker…

Lorsqu’il se réveilla, il était dans une petite pièce d’examen, attaché sur un fauteuil. Reprenant doucement conscience il râla en constant qu’il était bien attaché et a mesure que sa conscience revenait la pression revenait avec elle. Scarlet… Ou était-elle ? Trager l’avait tuée ? Non… Impossible, il ne voulait pas y croire. En plissant son œil valide à la vue d’une lumière aveuglante au dessus de lui il finit par réaliser. Matthews. Il avait réussi. Il avait remit la lumière...Cela lui arracha un petit sourire alors qu’il commençait a essayer de faire céder les lanières de cuir. Décidément les opérations s’avérait bien plus compliqué que prévu… Trager entra et s’avança vers Anibàl en le relookant. Mais alors qu’il semblait vouloir user de son large ciseau sur un vieille ennemi, un lourd bruit s’abattit dans une pièce voisine. Comme si… quelqu’un tombait du plafond… En y réfléchissant il était à l’étage de soin de l’aile des hommes… Le bruit perturba Trager qui se mit en quête de ce qui avait provoqué cela. Serrant les poings Anibàl espérait qu’il s’agissait de Matthews…  

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Matthews Herald
J'ai 24 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis vigile pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma frivolité, je suis célibataire.



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Le jeune homme achève de dépiauter littéralement le bureau de son supérieur déjà à feu et à sang. A l'intérieur gisent deux variants dans leurs marres de sang, le radiateur arraché au mur et une forte odeur d'opiacés qu'il ne parvient pas à définir. Matthews enjambe avec de moins en moins de sensibilité les cadavres auxquels il s'habitue désormais, non sans penser à ce qui a pu tuer ces hommes : quoiqu'il se doute des motifs impérieux qui peuvent pousser un homme à en tuer d'autres, l'idée d'Anibàl (puisque c'est son bureau) assassinant à lui seul deux personnes le fait frémir. Est-il malchanceux ou sadique ? Courageux ou zélé ? Le parallèle entre l'état de cet endroit et de ses malades, la présence d'une entité surnaturelle écartelant des individus comme on brise les ailes d'une mouche, et sa direction paraît de plus en plus évident. Cela rend la survie du jeune homme plus dissonante encore - partagé entre l'évidente culpabilité d'Anibàl et son désir de survivre, Matthews sait trop mal s'il doit lui faire confiance ou non.

Il ne fait pas grand cas du mobilier au demeurant. Sortant avec véhémence les tiroirs de leurs chambres pour mieux les retourner au sol, il saccage des dossiers tombés dans le sang avec espoir de trouver le camescope. Mais dans un tiroir fermé à clefs dont il violente la serrure, il ne découvre pas seulement la caméra : il est happé par un dossier dûment ficelé estampillé "Confidentiel", et ne sachant pas tout à fait pourquoi, Matthews se surprend à dénouer l'épingle scellant le document. Après avoir passé près d'une année à travailler tranquillement, songeant qu'il sauvait le monde à son échelle, convaincu de participer à un projet caritatif, il venait de découvrir avec la fuite du Walrider  à quoi il avait réellement participé dans cet asile. L'image de cette pauvre femme défigurée par les déviants eux-mêmes souffrant le martyr lui rappelleraient toute sa vie comme il ne faut pas faire confiance aux discours, et comme il est dangereux de se contenter de ce que l'on sait.

A l'intérieur de cette chemise dont il viole la sécurité dort le dossier de Billy Hope.

Citation :
William P. "Billy" Hope
Né  le 18 juillet 1990 à Nathrop, Colorado
Date d'admission : 23 septembre 20..

Note d'admission :
Le patient ne présente pas de démence particulière ni de pathologies physiques. Il a été rendu par sa mère en l'échange de la somme qui lui a été promise, car de récentes analyses sanguines ont montré une constitution particulière de son ADN qui pourrait le rendre prometteur pour le projet en cours. Il est toutefois placé avec les autres variants dans l'aile des hommes. Le patient ne comprend pas pourquoi il est ici - vraisemblablement, sa mère ne lui a rien dit de la Murkoff Corp. et du Mount Massive Asylum.
Nathalie Wright, secrétariat habilitation A.

Citation :
Compte-rendu semaine ... :
Qu'est-ce qui peut pousser une mère à vendre son enfant à un asile psychiatrique dont elle ne sait rien ? La mère Hope vit dans une caravane avec le beau-père de Billy, le gosse était un genre de tanguy, ça a dû compromettre leur intimité.
Hope aime vraisemblablement sa maman, l'imbécile. Il ne parle que d'elle en thérapies - "Quand vais-je la revoir ?" "Elle va bien ?" "Pourquoi il n'y a pas de visite ici ?"
Le jeune garçon est doux avec les soignants mais très effrayé par les autres patients, on a dû le placer en cellule d'isolement. Cette mesure a eu des conséquences positives pour le développement du Walrider : il semble que le confinement lui facilite la dépersonnalisation et la déréalisation dont il aura besoin pour laisser entrer (ou sortir, qu'est-ce que je sais ?) le machin.
Richard Trager, médecin-chef aile des hommes

Compte-rendu semaine ... :
Beaux résultats pour le petit Billy ! Les thérapies d'onde fonctionnent très bien sur lui, il est très réceptif aux rêves lucides. Le Dr. Wernicke estime que ça le rendra plus conscient pour maîtriser le Walrider. Hope est un être d'exception, quel dommage que je ne puisse pas moi-même expérimenter sur lui.
Récemment, il s'est rapproché du Père Martin. Je n'aime pas ça. La seule croyance qui valle quoi que ce soit, c'est le capitalisme.
Richard Trager, médecin-chef aile des hommes

Citation :
Confession retranscrite :
Billy est venu me voir plus inquiet qu'à l'accoutumée. Selon sa psychiatre, il se pourrait qu'il confonde ses rêves lucides avec la réalité. Il avait l'air tellement convaincu que c'était troublant. Je l'ai absous parce qu'il était très agité et il s'est calmé mais je n'avais pas l'impression à l'entendre qu'il s'agissait d'une hallucination.
"J'ai fais du mal, mon Père, j'ai fais du mal ! Ma mère est enceinte de son nouveau mari, et j'ai tué le bébé ! Je suis allé dans son ventre, j'ai trouvé l'enfant, et j'ai arraché le cordon ! Je ne mérite pas de vivre, je souffre tellement, personne ne me laisse mourir ici ..."
Père Martin

Citation :
Compte-rendu semaine ... :
Des résultats anormaux de ses analyses indiquent qu'il y a eu une modification de traitement dont je n'ai pas été notifié. La présence d'épileptiques notamment dans ses urines et sang  pourraient être à l'origine de ses récents mauvais résultats. On soupçonne toute l'équipe, moi compris. On l'a retiré de thérapie et interdit de confession pour être sûrs que les épileptiques ne lui soient pas donnés à ce moment.
Etat général en dégradation mais toujours vers un mieux pour le Walrider : déréalisation totale, confusion entre rêve et réalité, colère et violence accrues. Il profère beaucoup de menaces à l'encontre de sa mère à qui il en veut - à raison, je dois dire. Il s'est beaucoup affaibli physiquement et il est désormais totalement apathique. Nous le nourrissons et le médicamentons par sonde. J'ai déjà retiré les incisives pour faciliter l'intubation du moteur morphogénique et nous avons posé les sondes gastriques et urinaires en amont. Billy n'est plus qu'un corps vide en rêve lucide constant. Le Dr. Wernicke est très heureux.
Richard Trager, médecin-chef aile des hommes

Matthews tombe des nues. Le Walrider est le résultat de la fracture d'un être tout à fait normal et de son âge. Toutes les horreurs de sa torture sont là détaillées dans cette chemise en carton toute simple, à peine marquée "Confidentiel", dans un tiroir sympathique aux pieds même du directeur. Billy était un garçon comme lui, trop gentil et bien crédule, qui a fait confiance aux mauvaises personnes - à sa propre mère. Matthews aurait très bien pu être Billy et Anibàl aurait signé ces comptes-rendus avec satisfaction de la même manière. Le jeune vigile ne veut plus l'aider ni le rejoindre, lui qui est parvenu à cautionner cela. Mais la lumière, cette putain de lumière, il faut qu'il réactive le générateur principal pour voir s'ouvrir la grande porte.

Il enfourne autant de papelards que possible dans sa veste d'uniforme et redescend. Devant la porte qui accouche sur les réacteurs, il ne trouve plus Anibàl, ce qui le réjouit naturellement. A l'écoute, il ne semble plus y avoir de variants, et le directeur lui-même ne paraît plus être ici - Matthews s'arme néanmoins de discrétion et allume la visée nocturne avant d'entamer la descente des escaliers.

Sa vision se résume ainsi à un tout petit encart de caméra sur lequel il se concentre abusivement, teinté d'un camaïeu de verts sales et néons volontiers troublés par toutes les poussières crasseuses du sous-sol. Quelque part, il se félicite d'être parvenu à récupérer la caméra, d'autant plus qu'il ne doit pas la partager aux monstrueux quinquagénaire. La pièce est noyée d'eau comme il se noie d'angoisse, chaque pas qu'il fait remuant le boucan des ondées, mais le générateur principal est juste devant lui et déjà apprêté à être enclanché. Matthews se dit alors qu'Anibàl a dû descendre sans lui et commencer le travail et qu'un adversaire l'avait interrompu pour - au mieux - le tuer. Le jeune homme appuie sur le disjoncteur d'une humeur mêlée : rassuré de retrouver bientôt la lumière, inquiet de faire savoir qu'il est ici.

Au moment où les lumières s'allument avec force bruit, une voix assurée l'effraie dans son dos.

"Et la lumière fût !! Tu es le parfait messie, Matthews."

Se retournant, il constate le Père Martin debout sur une des premières marches menant au rez-de-chaussée, à peine immergée d'eau, comme s'il marchait sur la surface.

"Vous avez le sens de la mise en scène mon Père, mais je suis pas votre messie. Laissez-moi partir d'ici c'est tout ce que je demande.
- Hors de question. Walrider te bénisse, tu as un sens à ta vie. Descends dans les entrailles de cet endroit, et filme, filme mon enfant, filme tout ce que tu peux. Nous devons prouver au monde extérieur que le Walrider existe, que nous existons, que Billy ..."

Sa voix se couvre d'un sanglot retenu, sincère. Il se reprend

"... que Billy a sacrifié sa vie pour renaître ainsi le Christ."

Matthews se figure que le Père Martin a quelque chose de rationnel, puis chasse cette idée - lui-même est-il en train de devenir fou ? Malgré tout, il fait sens pour un homme de foi d'expliquer l'inexplicable par le spirituel, et le jeune vigile sait quelle affection inquiète le prêtre avait pour Hope. Il se radoucit : l'homme au col romain est illuminé, mais il ne semble pas lui vouloir du mal.

"Je dirai ce que j'ai vu ici, j'ai volé un document, vous voyez ? Laissez-moi rentrer chez moi.
- C'est impossible, le destin t'a mis cette caméra entre les mains. Je t'aiderai dans ta vocation, je te guiderai dans les pas de Dieu. J'ai disséminé partout des piles pour ton appareil, j'ai partout des fils qui seront prêts à t'aider ... mais si tu renonces à ta destinée, ils seront aussi là pour te le faire payer."

Matthews se glace du ton univoque du père.

"Le Dr. Trager s'occupe de sa propre vengeance, oublie le directeur. Celui que tu dois trouver, c'est Judas : Wernicke."

Avant de quitter la pièce, M. Martin jette au visage de Matthews une carte de laisser-passer toute habilitation pour employer l'ascenseur à tous les étages. Le jeune vigile le laisse partir, puis il rejoint l'élévateur avec force hésitation : devrait-il vraiment abandonner Anibàl à Trager, avec tout ce qu'il sait de chacun d'eux ? Devrait-il suivre les incantations du père et s'enfoncer plus encore dans la mélasse traumatique de cet endroit ? En passant dans le grand hall, Matthews observe que deux jumeaux massifs et nus l'attendent devant la porte bien armés pour l'empêcher de quitter les lieux - alors que lui n'a plus une balle. Trouver Wernicke, filmer Billy ... Comment ?


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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Nul ne le voit hormis Paulina mais Brodie le sent toutefois. Billy. Lorsqu'on a faillit être Walrider, ces choses là se savent. Blessé, munitions réduites par celles qu'il a déchargées sur Walker, l'ergot passe en premier parce qu'il est le seul à savoir raisonner. Brodie porte encore Paulina parce qu'il lui semble impossible de la laisser à qui que ce soit, mais il est toujours perdu dans le vague de son coma partiel, aussi se contente-t-il de suivre, concentré outre-mesure pour ne serais-ce que prendre une direction, ancré seulement par les stimuli émotionnels. Il ressent le souffle de Paulina sans l'entendre prononcer quoi que ce soit - à nouveau, ce lien privilégié d'outre-tombe unit les trois victimes dans leur souffrance.

Mais le Walrider n'est pas là pour se faire des amis. Son entité est violente, enragée, mue par l'enfer de sa trahison maternelle et l'outrage du monde entier qui l'a silencié. Billy en a après tous, mais dans la grossesse de Scarlet à qui il ne ferait pas le moindre mal, il voit celle de sa propre mère qui l'a tant fait envié. Encore, un petit avorton lui vole une figure maternelle et il ne le supporte pas. Tout est confus dans son esprit et pouvoir discerner le foetus battant dans les tripes de la docteure est une malédiction - comme il a cru tuer celui de sa mère, il veut tuer cet enfant.

Tout ceci, Brodie et Paulina le sentent en eux, sans mots, comme ils ressentent chacun ce qu'ils vivent. Le jeune infirmier en est bouleversé d'apprendre la grossesse de Scarlet dont il n'imaginait rien et ainsi se sclérose sur place, interdit, stoppé net, ignorant à la panique que devrait lui inspirer cette entité vengeresse qui l'approche. L'ergot lui sauve à nouveau la vie en le traînant avec lui, le poussant à réagir. Héroïque, il fait gagner du temps à la troupe en tentant de viser le Walrider sur la base de ce qu'il perturbe dans l'environnement. Scarlet, Brodie et Paulina parviennent ainsi à rejoindre l'ascenseur mais au moment où se referment les portes, l'ergot est pénétré dans sa bouche par Billy et s'étouffe sur lui-même les yeux roulés dans leurs orbites. Tandis que la vie quitte le corps du loyal employé, les lumières reviennent à tous les étages. Mieux éclairés, Brodie discerne enfin l'arrondit du ventre de sa supérieure.

*

Un enfant. D'un autre. Elle porte l'enfant d'un autre. D'un autre qui se sera senti assez bien pour la toucher, pour l'embrasser, pour la féconder. Je vais la tuer - non ! Je vais tuer le type. Je vais ... tuer l'enfant - non ! Est-ce moi ou Billy qui pense ? Qui est dans ma tête ?! J'ai tellement de rage.

*

L'infirmier la regarde d'yeux perdus, mais n'agit pas.

*

Elle ne devait pas être humaine. Pas être mère. Pas être soignante. Pas être ici, ou ailleurs. Elle devait juste être Scarlet, divine Scarlet, parfaite Scarlet. Juste être, ne rien faire, ne rien avoir, ne rien dire. Être. C'est ce qu'il y a de plus difficile au monde, être. Je ne vais quand même pas la tuer. La tuer, ça voudrait dire qu'elle ne pourrait plus être. Elle aura fait, eu, dis, et elle n'aura pas été au final. Tout le contraire de ce que je souhaite.

Je ne dois rien souhaiter, rien vouloir. Elle est ici, son enfant aussi. Cet enfant. Je voudrais le porter à sa place. Il serait protégé, je suis devenu tellement solide. Rien à voir avec l'ergot. L'ergot a cessé d'être, mais quelque part, j'ai l'impression qu'il a été intensément.

Je pose Paulina, elle a mal je le sens, il faudra que je le dise tout à l'heure. L'ascenseur monte et je descends, je m'agenouille, je m'agenouille devant la Dr. Elkins. Mon visage est au niveau de son ventre, j'avance une main sans la poser - je ne suis pas digne. J'ai envie de pleurer. De mordre. De lui faire l'amour. Je n'arrive pas à parler. L'ascenseur va s'ouvrir et il va falloir que je tue des variants pour protéger ces trois vies. Je vais tuer avec une naissance à venir tout à côté.

Ma rage se calme. Billy a tué, il est ailleurs. Je n'ai plus qu'une peine immense, et puis du vide. En sortant de moi dans le moteur, le Walrider a prit des choses qu'il ne m'a pas rendues en revenant. Que se passe-t-il, j'ai l'impression de louper des wagons, non, des trains entiers. Je veux articuler quelque chose de la douleur de Paulina, mais je n'ai plus de dents et c'est inaudible.

Je crois que je ne suis plus qu'un animal.


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Anibàl

Gallinger

J'ai 52 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Directeur de l’état affecté à l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, paisiblement. Sinon, grâce à ma  force physique et mentale, je suis marié et sur le point de recevoir ma descendance.




base : Sara Biddle reprise : Pyramid rouge
Il ne s’agissait pas de Matthews. Comment aurait-il pu s’agir de Matthews ?  Un sourire de déni file sur son visage et dans sa tête il se prépare à souffrir. Trager est a deux pas et il va revenir. Revenir vers lui et le faire payer, le faire payer pour tout. Tout ce qu’il a fait. Regardant d’abord ses poignets et ses chevilles, il s’agite , dans tous les sens pour essayer de tirer les liens de cuir et les déchirer, mais ils sont épais et en très bon état. C’est sans espoir. Autour de lui, la pièce n’est faite que de carreaux de carrelage. Certains sont cassés et abîmés mais la plupart sont surtout crasseux.  Crasseux car la plupart sont incrustés de tâches de fluide inconnues mais tous plus ignoble les uns que les autres… Malgré tout, la rougeoyance de certaines tâches font comprendre qu’il s’agit de sang. Et plus son regard approche de l’évier, plus les tâches de sang sont nombreuses…  Anibàl sait. Il sait tout ce qui a pu se produire, toute l’étendu de l’horreur que Trager à du imposer ici depuis le déclin en chaos de l’hôpital.  

- Alors Anibàl… On est réveillé ?

Il est là dans l’encadrement de la porte a regarder son ennemi à sa merci. Il avait sur son visage ce sourire pervers qui voulait tout dire. Anibàl le savait, il allait souffrir et beaucoup mais il était hors de question qu’il supplie qui que ce soit pour sa vie ou qu’il se comporte en couard. Parfois le seul moyen d’échapper au feu c’est  de passer à travers. Et il en avait attiser autour de lui du feu, le haut directeur…  Le regard figé devant lui, il ne regardait même pas Trager. Tout ce qu’il faisait c’était de serrer les poings, serrer les poings en espérant que Scarlet allait bien, assez bien pour que son enfant aille bien aussi. Le visage froid il ne disait rien et restait de marbre, attendant fière ce qui pourrait se produire, et personne ne viendrait le sauver lui. Pourquoi on le sauverait ?

- Eh bien ? Tu ne dis rien ?

Trager s’approchait et tournait autour du siège comme un requin affamé autour de sa proie. Anibàl ne bougeait pas et restait droit. De plus en plus, il s’approchait d’Anibàl.

- Bon alors je crois que pour te délier la langue je vais devoir te retirer quelques doigts...

Foulant la pièce jusqu’à l’évier il alla se saisir d’un ciseaux géant rouillé et tâché de sang. Il alluma  le robinet et de l’eau marron coula au fond de l’évier qui laissait l’eau se tacher de veines de sang pour rejoindre le siphon sûrement a moitié bouché, tant il contenait aussi bien de la chair, du sang ou des restes de nourriture. L’eau coulait et il hésita a un peu nettoyer la lame avant de s’en servir. Il la retira d’un geste sec avant que le filet d’eau ne puisse toucher la lame et il se tourna vers sa victime.

- Eh puis non… je ne nettoierais pas la lame… Après tout ce sera encore plus drôle comme ça si tu survie a mon châtiment, tu auras peut-être attrapé le Tétanos ou le Sida…

Il le regardait dans les yeux sans qu’Anibàl lui accorde de l’attention. Trager vint derrière lui et lui tira la tête en arrière plaçant son visage au dessus de lui mais l’homme faisait preuve d’un contrôle de lui même hors pair.

- Tu tombera en poussière… et dis-moi ? Comment tiendra tu ton enfant sans tes doigt ?!

Il ricana bruyamment et Anibàl essayait de ne pas prêter attention a ce qu’il disait, sachant que cela avait pour but de l’énerver de l’atteindre dans sa sensibilité. Puis alors qu’il ne répondait pas et ignorait Trager rageusement, celui-ci mis en place une espèce de télé a laquelle il brancha des éléments de surveillance. On y voyait Scarlet dans les sous-sol avancer en direction de Chris Walker et l’image s’arrêtait au moment ou elle était au sol. Et vu la violence avec laquelle Chris Walker l’avait balancée au travers de la pièce l’homme voyait sa bouche trembler. De l’angle de la vidéo et au moment ou elle s’arrêtait Scarlet paraissait morte…

- Non…

- Non quoi ? C’est bien elle pourtant ?! N’est-ce pas ? Et ça ne serait jamais arriver si tu avais vraiment su la protéger… Anibàl !

Puis dans un rire de folie fougueux commença les bacchanales des cris de douleurs du haut directeur… Perdant phalange après phalange de sa main droite, puis orteil après orteil après qu’il se soit plu à arracher chacun de ses ongles.

- ALLER! ALLER ! SUPPLIE MOI D’ARRÊTER !

Il mettait du cœur à l’ouvrage de faire souffrir Anibàl qui ne pleurait toujours pas et ne faisait que hurler en serrant les dents à chaque attaque du docteur Trager qui ne savait plus quoi faire pour le voir pleurer et le supplier comme il avait dû le faire autrefois…

* * *
-2007-

- Je suis content, si tu savais je crois que je vais être retenu pour être promu haut directeur. La modernisation de l’établissement marche bien...

A cette époque, l’hôpital était encore en cours de modernisation, et cela marchait bien. De bons médecins était ici. Dont le docteur Trager qui s’efforçait se faire son travail sans cruauté pour aider en aspirant à monter. A cette date l’amitié était là entre lui et Anibàl qui à coté de son travail d’agent des services spéciaux, étant formé au médical pratiquait à Mount Massive pour aider mais avec d’autres desseins en tête… Face à lui, Gallinger remplissait des papiers.

-Mais oui, il y a moyen que tu monte. Ça te fera des points avec la Doctoresse dont tu m’as parlé en plus.  

-Oui… peut-être mais… dis-moi Anibàl pourquoi tu ne tente pas ta chance ?
- Eh bien tu sais, je viens ici surtout pour seconder et combler les trous je n’ai aucune légitimité à demander ce poste  alors que cela ne fait que 9 ans que je suis là alors que toi ça fait bien plus longtemps Richard...

Sur cette promesse envenimée, Trager tomba des nues lorsqu’il vit en  nouveau haut directeur à la tête de l’établissement ce qu’il appelait son « ami ». « Ami » qui l’avait évincé dans son dos.

- Je croyais que ça ne t’intéressait pas Anibàl...

-Oh ça ne m’intéresse pas personnellement…

-Alors, refuse le poste… ? Tu savais que ça me tenait a cœur et que je le mérite plus que toi.

- Mais tu comprendra que en tant que fiancé d’une si belle femme que Madame Elkins, je dois tout faire pour pouvoir la protéger… Devenir haut directeur en fait partie...

- Je t’en prie Anibàl dis moi que c’est une blague… Dis moi que tu n’as pas fait ça … Je t’en prie… C’est moi qui t’ai permis d’opérer tes recherches ici…

-Ne soit pas idiot. Scarlet à bien plus de ressources et d’intelligence que toi et ton coté instable n’aurait pas pu résister à l’envie de la supprimer par pur orgueil masculin mal placé...

* * *
-Tu te souviens ce moment ou tu m’as tout pris… ? Ce moment juste après que tu m’a piégé en me faisant signer des tas de close de confidentialité m’obligeant à m’éloigner de Scarlet sans trahir les secrets de l’hôpital … en prétextant qu’il s’agissait de papiers de candidature…

Il s’en souvenait mais restait de marbre. Toujours de marbre. L’énervement de Trager se ressentait comme une chape de plomb sur toute la pièce mais il restait droit malgré tout le sang qui coulait sur lui. Alors dans une rage infini il se saisit d’une seringue qu’il allait planter dans l’œil valide d’Anibàl.

- PITIER !!!

Ce mot arrêta le geste de Trager à temps. Tremblant, une larme coulait sur la joue d’Anibal. Trager même n’était jusqu’ alors pas certains de réussir mais voir cette larme sur sa joue…

- Ne… ne me crève pas les yeux… je suis le roi des cons… mais … je veux croire que peut-être je le verrais. Que peut-être qu’elle n’est pas morte et que… je pourrais voir mon enfant… Il est tout ce qui m’importe…  Je sais qu’elle n’est pas morte… Sinon tu ne sourirait pas comme ça… Tu priverais l’enfant de Scarlet de son père ? C’est ça l’image que tu veux qu’elle ai de toi ?

Un bruit sourd gronde dans une bonne partie de l’hôpital. Le corps d’Anibàl s’est fracassé sur l’un des ascenseurs en panne de l’établissement. Tout son corps n’est qu’échymoses et sang. Est-ce ici, la fin d’Anibàl Gallinger ?

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Paulina

Gallinger
ID 197-PG

J'ai 26 ans et je vis à Mount Massive dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


???[

 superschool48 -Deviant Art
Oh Paulina. Cela fait si longtemps que tu dors, la conscience engourdit par le puissant sédatif de celle qu’elle nomme comme le diable en personne. Mais la résonance, la résonance de la douleur de Hope que tu connais si bien. Par cœur, comme un zombie tu pourrais réciter le traumatisme de Billy. Comment peut-il avoir comme nom de famille espoir ? C’est injuste, ça n’a aucun sens que de la narguer dans sa vie de douleur sans fin. Et alors la résonance de sa douleur enivre tout, tu sent le cœur de ton chevalier battre de pétrification face à lui qui veut tout détruire. Encore à moitié endormi, tu vois Scarlet au sol, impuissante, enceinte et dans un soupire de lucidité tu comprend que Billy ne s’arrêtera pas. Jamais tant qu’il ne récupérera pas sa mère de substitution. La respiration plus forte, tu manque de t’étouffer dans ta salive épaisse. S’extirper de la masse noir est difficile mais voir et sentir Brodie perdu et effrayé, Scarlet pleine de la  terreur de perdre la vie et faire perdre la vie…

C’était insupportable.
In. Su. Por. Table.
Se jetant dans l’ascenseur juste à temps sous un spectacle de feu d’artifices de boyaux qui repeignent les murs immaculés de rouge, Scarlet respire fort et assise au sol se tient le cœur en reprenant tant bien que mal sa respiration. Elle tenait de son autre main son petit ventre qui tout invisible qu’il était encore de leur ignorance semblait maintenant qu’ils savaient bien plus visible. On ne voyait que ça maintenant. Un temps de calme laisse le temps à Scarlet de comprendre ou ils sont, mais quelque chose change chez elle. Maintenant, elle a peur, elle a vraiment peur… Voir son agent spéciale mourir de la sorte lui avait filé le cauchemar de sentir son enfant exploser en elle avant de se vider… Étrangement, elle qui ne souhaitait jusque la pas avoir d’enfant, vit son instinct maternel monter en flèche et en cet instant, protéger ce petit amas de cellules devenait aussi important que sauver ses proches…

-ça va aller. Nous remontons tout vas bien se passer…

L’orchestre de reprise de respiration se calmant doucement. Le presque silence s’éteint dans les grincements inquiétant de l’ascenseur qui semble ne plus remonter a la surface… S’accrochant aux barrières en se relevant Scarlet intime à Brodie de faire de même alors que Paulina au sol se réveille de son presque coma induit. Elle respire doucement en regardant le sol et semble reprendre pieds avec la réalité. Et lorsque le grincement s’intensifie elle sent, elle sent que c’est Billy. Billy qui s’accroche à l’idée jalouse de garder Scarlet vierge de toute procréation…  L’ascenseur comme dans un film d’horreur redescend et les portes s’ouvrent à la peinture violente du Walrider en colère. Effrayée mais la seule responsable lucide Scarlet se met devant ceux qu’elle ne veut pas perdre. Elle a peur et sa respiration s’affole alors qu’elle ne voit rien.

Le réveil est difficile la conscience est là et elle, elle, elle voit Billy qui s’approche de Scarlet. Sa main est la toute proche de son ventre, mais ses muscles de bougent pas. Elle est  encore paralysée du sédatif donné a trop haute dose. Brodie veut réagir mais Billy retiens sa force. Billy est plus fort et le lui montre…  
Et toi Paulina tu es là. Et tu ne sert a rien. Encore.

* * *
-1 an plus tôt-

Bousculant la porte du manoir familiale, toute pomponnée la jolie brune était magnifique dans son ensemble Chanel. Tout lui réussissait et son éternelle grimace de tristesse était à cette époque un éternel sourire que tout un chacun pensait intarissable… Mais tout a une fin.  

- Papa ! Papa j’ai une super nouvelle descend !

S’activant a poser ses affaires, un coup d’œil dans chaque pièce, personne ne répond, personne n’est là ? Papa devrait être ici. Il devrait être là… Montant les marches lentement, à la même allure que le frisson qui parcours l’échine de sa colonne, elle voit que les choses ne sont pas normales et pourtant elle sourit. Elle sourit jusqu’au moment ou elle pousse la porte du bureau de son père, qu’elle voit écroulé au sol dans une flaque de sang grandissant doucement. Pétrifiée, elle ne peut pas bouger. Mais lui bouge encore. Il grince de la gorge en essayant de respirer comme un poisson hors de l’eau. Il est tombé au sol, il se tient le torse au niveau du cœur, sa tête saigne il n’arrive plus a respirer suffisamment mais il est toujours vivant… Et toi, Paulina. Tu es là. Pétrifiée comme une fillette qui ne comprend rien. Et quand tu te jette à ses cotés pour le supplier de rester en vie tu aurais pu appeler le SAMU, tu aurais pu tenter d’arrêter l’hémorragie. Mais tu t’es contentée de pleurer, te coucher a ses cotés et ne servir a rien.

* * *

Et aujourd’hui, maintenant, ça recommence et ça recommencera toujours tant que tu n’acceptera pas de voir la vérité. Billy s’avance toujours vers Scarlet, tout semble au ralentit et tu le fixe avancer comme la faucheuse vers Scarlet qui est terrifiée mais reste debout. Et devant toi vacille la dame, la protectrice, elle passe de Scarlet au diable et de diable à Scarlet. La peur est là, mais aujourd’hui tu la repousse. Tu comprend. Tu comprend que le morceau de Walrider qui est resté en toi fausse les choses, qu’il à retourné ton cerveau pour que tu ne vois plus la vérité, pour que tu t’enlise dans la noirceur d’un rêve merveilleux que tu fais seule depuis des années.
Tout remonte. Toute la vérité remonte. Tu es innocente. Tu es manipulable. Tu es folle. Tu es faible. Tu as laissé ton père mourir. Brodie ne t’aime pas d’amour romantique. Scarlet n’est pas le diable mais qu’une guerrière plus forte que toi. Ton frère est un parasite qui te tue. Il t’utilise, comme les autres. Ton oncle t’a laissé moisir ici. Ashton ne t’aimera plus. Tu es pitoyable. Tu es pathétique.

- Non… Ne … ne la touche pas

Murmure -tu pitoyable que tu es.
Mais ça suffit.
Aujourd’hui tu te lève.
Et repousse Billy qui de son index commençait a pénétrer le ventre du docteur.
Ton visage est dur, tes sourcils froncés de sûreté. Aujourd’hui tu ne perdra pas. Aujourd’hui tu ne servira pas à rien. Alors dans cet élan de lucidité malheureusement passager tu t’élance contre le Walrider. Tu saisi ses épaules alors que pour tous il est insaisissable et tu hurle. Tu hurle si fort que tout autour de toi vibre, les lumières vacillent et ton œil borgne saigne ses plus belles larmes.  La Walrider, Billy, Billy Walrider s’enfuit alors que tout ce qui pouvait exploser dans le couloir explosait. Et tu es là Paulina, au milieu du couloir. Forte et debout mais de nouveau tu t’écroule et tu ne te souviendra de rien. Ton inconscient ouvert par la seule force du morceau de Walrider en toi -si on peut appeler ça comme ça- qui ne peut se réveiller que quand tu arrive à voir la lucidité de ce monde, se referme pour garder jalousement tes propres secrets . Arrivera -tu à nouveau à être lucide Paulina?

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Matthews Herald
J'ai 24 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis vigile pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma frivolité, je suis célibataire.



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Il appelle l'ascenseur - a-t-il d'autres choix ? Le Père Martin a l'air d'avoir rameuté bien des déviants à sa cause et Matthews n'est pas tant un combattant ... surtout sans munitions. De toutes manières, les jumeaux tiennent l'entrée, et d'autres encore sont probablement postés aux grilles extérieures pour empêcher leur "messie" de s'échapper sans avoir accompli sa mission. Filmer le Walrider, c'est prendre le risque de se faire approcher par cette chose ... quant à filmer Wernicke, encore faut-il savoir à quoi il ressemble. Quoique l'anguille ait toujours dansé sous le nez du jeune homme, il ne s'était jamais posé de question - après tout, dans de nombreuses grosses entreprises, on ne voit jamais les grands cadres. Le vigile n'aurait pas pu savoir que l'entreprise en question faisait son chiffre d'affaires sur la mort d'innocents malades en pâture à des expérimentations sanguinaires.

Il appelle l'ascenseur, donc. Il n'aurait rien pu faire d'autre que d'essayer, au moins, de faire plaisir au prêtre pour qu'il lui laisse la vie sauve ... et puis ces images, si elles ne font pas d'évangile, sauront au moins lever le voile de la boucherie de cet endroit. Comme s'il désirait expier son pêché d'ignorance, Matthews obéit au curé dans l'espoir d'ouvrir les yeux au monde extérieur. Mais lorsque les portes s'ouvrent, il n'est pas prêt au spectacle.

Anibàl, qu'il pensait mort, qu'il pensait "Mort, et tant mieux !", puis auquel il ne pensait plus du tout, se trouve là dans l'élévateur, sans vie. Matthews s'était rassuré de savoir que sa préoccupation majeure, cohabiter avec le complice des crimes commis ici, avait dû être évincée par un adversaire avec lequel il n'avait rien à voir. Un moyen pour lui de voir une sorte de justice se faire sans qu'il ne soit coupable d'être bourreau à son tour - paradoxe perpétuel d'un jeune homme à la justice franche mais peu vaillante. Matthews est humain : voyant n'importe quel homme inerte, couvert de son sang, presque démembré et bouffi d'hématomes, il vient à son aide. Se ruant dans l'ascenseur, il tente de retourner l'homme face au ciel pour lui redonner une silhouette humaine, lui qui jusqu'alors gisait là comme on l'y avait balancé, les jambes branlantes, le dos désarticulé. Le jeune vigile panique de voir une nouvelle mort brutale et s'angoisse d'imaginer Trager suivre le presque cadavre de son patron pour finir le travail.

"Monsieur Gallinger !"

Il tente de le réveiller de sa voix éphèbe et émotive, secouant sa tête vigoureusement. Anibàl est comme défiguré, tuméfié sur toute sa moitié gauche, pommette brisée et arcade renfoncée fermant son oeil déjà aveugle dans leurs gonflements respectifs ; sa lèvre inférieure semble avoir été percée d'un hameçon et coule un sang épais et sale jusque dans sa gorge ; son nez brisé siffle une respiration difficile et épuisée par la douleur. Anibàl est un monstre peut-être, mais pas Matthews, et quoiqu'il ai pu penser de ce quinquagénaire sadique, il se sent touché par le lien indéfectible qui est supposé unir tous les êtres humains.

"Ah putain, il faut sortir d'ici !"

Aucun choix, aucune aide, si le jeune homme veut s'échapper avec ou sans l'accidenté, il lui faudra satisfaire les velléités du Père Martin.

Ainsi soit-il.

Il actionne le bouton qui l'avale aux sous-sols entre deux soubresauts douloureux de l'agonisant - la carte d'accès fournie par le prêtre l'y emmène sans souci. "Il doit y avoir du matériel de soin dans ces labos ..." Repérant un brancard, Matthews hisse non sans mal le poids mort du directeur et le pousse avec effort dans les couloirs. Tout est incroyablement silencieux et le jeune vigile reconnaît ici la marque de fabrique du Walrider : anéantir tout ce qui vit. Il y a ce silence que même la mort ne dispute pas après le passage de cet esprit funeste et Matthews démarre la caméra. Dans les tréfonds de l'enfer, il filme ce qu'il peut et le choque dans l'espoir de le faire voir au monde : les cellules de contention, les documents éventrés décrivant les horreurs infligées là, puis il tombe enfin sur une salle de soins. Ayant vérifié par le hublot qu'un variant n'y est pas installé, il entre et défait avec patience les tiroirs. Avec grand soin mais bien des maladresse, le jeune homme applique des bandages aux mains et pieds mutilés d'Anibàl, verse de l'alcool sur ses plaies dont la brûlure ne parvient pas à l'éveiller, pose un pain de glace à son visage enflé. "Vous êtes un salaud mais je peux pas laisser quelqu'un crever, affirme Matthews pour lui davantage que pour le blessé."

Il se dit que l'absent sera bien mieux à l'abri de cette salle qu'à l'accompagner jusqu'à Wernicke. Abandonnant le directeur à son coma, Matthews part en quête de Wernicke après avoir barricadé la porte de la salle de soin.

*

Il est perdu dans ces couloirs sans fin dont les parois sont maculées de larges gerbes de sang, les rendant indistingables. Les découvertes toutes plus violentes les unes que les autres liment la patience du jeune homme qui fouille et fouille encore les salles dans l'espoir d'un indice le menant à Wernicke - car en effet, sa cellule protectrice est fort protégée. Au lieu de ceci, il tombe nez à nez avec le cadavre de Chris Walker, tué plus tôt par l'équipe de Scarlet. Matthews n'avait jamais vu une bête pareille, pas tout à fait homme, pas tout à fait animal, une sorte de créature estropiée dont la chair se détache sur des muscles abondants, un homme autrefois, aujourd'hui harnaché de chaînes qu'il a lui-même brisées, des yeux étourdis sur la vie qui l'a quitté. Alors voilà ce que les altérations du moteur morphogénique peuvent causer. Une bête de somme toute en souffrance qui a pu trouver le repos de trois balles dans le coeur.

Il faut qu'il reprenne. Il faut qu'il dévoile ces images. Matthews dégaine la caméra et filme l'au-delà d'une victime transhumée.

*

Wernicke pleure. Matthews l'a trouvé, enfin. Il se tient sur son fauteuil électrique, famélique, couvert de ces tâches brunes qui viennent avec l'âge sur tout son crâne chauve et fripé. Il pleure et se murmure une comptine allemande devant son tableau de Füssli.

Citation :
Madness among us- feat Jo' - Page 7 520px-Johann_Heinrich_F%C3%BCssli_-_The_Nightmare_-_WGA08332

Abends, will ich schlafen gehn,
vierzehn Engel um mich stehn:
zwei zu meinen Häupten,
zwei zu meinen Füßen,
zwei zu meiner Rechten,
zwei zu meiner Linken,
zweie die mich decken,
zweie die wecken,
zweie die mich weisen
zu Himmels Paradeisen.*

Matthews filme, tendu. Il ne s'attendait pas à un homme si fébrile à deux doigts de la mort, dont même le rêve a pris des rides. Wernicke l'a remarqué et s'interrompt pour psalmodier son épitaphe. Sachant que personne ne viendrait le chercher et qu'il resterait là emprisonné par sa propre création, le vieillard ne couvre plus son accent germanique.

"Ahh ... Je ne sais pas qui tu es. L'être humain est si faible ... regarde-moi, et dis-moi le contraire."

Matthews ne répond pas.

"Je suis vieux. Je suis maigre. J'ai un respirateur artificiel - j'ai besoin d'aide pour respirer, l'élément le plus fondamental de la vie ! J'ai toujours trouvé l'humain médiocre. Durant le nazisme, je croyais que la médiocrité s'arrêtait à la race juive ... mais même Hitler a faillit et j'ai compris alors qu'aucun humain n'était parfait, qu'aucun humain ne pourrait devenir l'übermensch. J'ai essayé de voir plus loin, moi, j'ai essayé. Et j'ai réussi : le Walrider est parfait, il n'échouera jamais dans sa tâche ... mais je me suis entouré d'humains pour y parvenir, et logiquement, eux échouent. Alors je vais demeurer ici et mourir desséché sur place parce que personne ne viendra me chercher."

Le jeune homme hésite. Il a ce qu'il voulait, des aveux, ou ce qui s'en approche, pour le Père Martin. Mais maintenant quoi ? Faut-il abandonner le vieillard à son destin ? Laisser un homme derrière, que cela signifie-t-il pour l'humanité de Matthews ? Il sait que Wernicke est un monstre, mais le jeune homme se refuse à en devenir un lui-même - une fois qu'il aura dévoilé la vérité de cet endroit, ce sera à la loi de trancher, ce vigile n'est pas un juge.

"Dites-moi comment ouvrir, je pousserai le fauteuil jusqu'à la sortie.
- Impossible, Männlein. Tu n'as pas accès."

Matthews tente de passer sa carte dans le boîtier de la porte blindée et fermée par une armature en acier trempé - mais rien n'y fait, ce pass toute habilitation n'a aucun effet sur la cachette de Wernicke, seules les escouades de la Murkoff possèdent le bon dispositif. Voyant son impuissance, le jeune brun perd patience sur la porte.

"J'ai eu un fils autrefois. Maintenant va, il arrive."

Matthews sent son estomac se soulever comme dans le hall lorsque tout a dérapé. Walrider arrive pour défendre son créateur : les néons du plafond clignotent puis pètent dans un bruit strident et dégagent une nuée blanche qui trouble le champ de vision, tout devient glacial, Wernicke se remet à pleurer effaré par ce bourreau qui l'emprisonne de son amour dérangé. Intimé par la terreur, le jeune vigile décide d'abandonner le vieil homme - c'est une histoire au-dessus de lui - et prend ses jambes à son cou.

Spoiler:
 


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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Il n'y a rien au monde dont Brodie rêve plus que de redevenir la version Walrider de lui-même. Il aurait alors pu faire quelque chose pour protéger sa bien-aimée, son idylle parfaite, sa déesse incarnée - mais non. Il n'est qu'un tas de chair juste assez humain pour souffrir, incapable de lutter contre la décorporation qui s'attaque une nouvelle fois à Scarlet, entichée de son enfant, jalouse, déchirée et malheureuse. La docteure Elkins va mourir. Son bébé va mourir. Paulina va mourir. Et lui demeure interdit, incapable de saisir la créature, incapable de la voir même, tout à fait inutile et désespéré.

Il ne sait pas que Paulina, elle, partage un lien étroit avec la dimension du Walrider. Il ne sait pas - comment pourrait-il savoir ? - qu'elle peut agir et maîtriser cette part d'elle-même. Que dans son inconscience perpétuelle depuis le réveil dans le bunker, elle est plus consciente que n'importe qui. Une élue proprement unique, un atout certainement incontournable pour la recherche malveillante de la Murkoff, mais qui a été bien protégée. Alors que Brodie exhale son délire rageur, en proie aux émotions haineuses du Walrider qui le submergent, la vaillante Paulina se dresse au-devant de ses compagnons d'infortune et renvoie la créature d'où elle vient avant de s'évanouir à nouveau.

Un temps pour s'interroger. Personne n'est blessé.

*

Avec ces déboires et la folie vengeresse du Walrider suspendues à l'ascenseur, les trois comparses n'arrivent pas à destination. L'appareil les emmène aussi loin qu'il le peut mais ses dysfonctionnement le rappellent à l'ordre et c'est au premier étage, entre le rez-de-chaussée et l'étage de jeu de Trager qu'ils atterrissent. A vrai dire, le pire endroit qu'ils pourraient envisager.

Le premier étage donne sur une suite de chambres d'isolement sur toute la surface du bâtiment principal puis accouche d'un grand hall servant de salle commune aux déviants et qui fait le lien avec les cours intérieures. Là-bas, les hommes sont agglutinés mais libres et les carnages arrivent presque tous les jours - ne parlons pas de cette nuit sans lune où le capharnaüm est absolu. Heureusement pour le groupe, Brodie n'est plus tout à fait l'être humain qu'il était et de fait est devenu plus que capable de défendre Scarlet et Paulina des agressions.

A l'ouverture de la double-porte d'ascenseur qui grince les dégâts qu'elle a subis, le trio est accueilli d'un hurlement tonitruant à en faire vibrer les murs. Par-dessus cette voix d'agonie totale sonne le bruit machinal d'un outil de travail - une scie, une perceuse, quelque chose de cet esprit qui rugit d'une colère nasillarde. Aux plafonds sont suspendus des patients égorgés, mis à nus, par leurs tendons d'Achille ; certains d'entre eux ont l'abdomen ouvert à la lame et sont vidés de leurs tripes qui pendent douloureusement au sol. L'odeur est épouvantable et la vue se dispute au parfum de l'enfer qu'on enduré ces malades - même Brodie est pris d'un haut-le-coeur.

Les hurlements du malheureux ont cessé mais pas ceux de l'outil et à mesure qu'ils s'approchent il résonne avec eux des craquements sourds que l'infirmier reconnaît immédiatement puisqu'il les a souvent entendu - des os qui cèdent, se brisent, donnent fort et creux le son de leur trépas. Constatant que la symphonie provient d'une chambre en particulier, Brodie (portant toujours Paulina évanouie) intime Scarlet de se terrer avec lui dans la pièce voisine dont l'ancien locataire a été vraisemblablement explosé par un des passages du Walrider en furie. A travers les portes ouvertes, ils entendent des bribes de conversation entrecoupées par les rugissements de l'outillage.

"Ici, c'est l'abattoir [...] Mon père m'a toujours dit [...] pas où tu cuisines et tu manges ! [...] tendons c'est filandreux [...] AH MERDE !! J'ai percé l'intestin, maintenant c'est gâché ! Je peux peut-être encore récupérer le gigot [...]"

Brodie n'est pas tout à fait lucide mais il pense comprendre, animé par les souvenirs des malades qu'il a rencontrés ici.

Citation :
Compte-rendu semaine ... :
Patient Frank Manera ID-638 FM
Il est difficile de savoir si ses délires proviennent davantage de la thérapie Wernicke ou de sa consommation outrancière de chair humaine ! Non mais, c'est à se demander : 1000 milliards d'animaux d'élevages chaque année dispos mais il faut que le bougre se rabatte sur le bifteck sapiens ! Moi aussi j'aime bien les cuissots de jeunes femmes, mais pas ainsi ...
Pour en avoir le coeur net, je vais demander à être couvert pour me procurer de la chair humaine. Si on a pas le budget, suffira que je lui fasse bouffer un copain de cellule, ça libèrera de la place.
Richard Trager, médecin-chef aile des hommes

Frank parle tout seul comme à un autre, il souffre de cette solitude à manger ceux qui peuvent l'entendre. Il est surtout armé de quoi découper un corps, et quoique l'infirmier pourrait le maîtriser, il n'est pas à l'épreuve des lames ainsi qu'aurait pu l'être Chris Walker. Le couloir est son abattoir, le hall son élevage - déplace-t-il la marchandise jusqu'aux cuisine pour savourer le fruit de son labeur ? Brodie récupère depuis les sous-sols ses esprits et, quoique harcelé par la déréalisation et l'impulsivité qui persistent de son séjour dans le moteur morphogénique, il est désormais suffisamment alerte pour prendre les devants.

Le trio parvient donc à avancer, mais au moment de plonger dans le grand hall pour espérer gagner une quelconque sortie, l'infirmier percute sans y prendre garde un des corps suspendus par le talon qui chute lourdement interpelant le boucher qui s'arrête dans son ouvrage.

"Qui touche à ma marchandise ?!"

Brodie tire Scarlet par le bras, toujours alourdi du corps sans vie de Paulina languissant à son épaule, et tous deux allongent leurs foulées débaroulant perchés sur la parcelle surplombant la fosse de la salle commune (qui est un grand carré de bêton nu où quelques déviants marmonnent, frappent leur tête au mur, se démangent avec violence, souillent les corps sans vies de leurs compagnons de cellules ou boivent le sang  d'autres malades implosés par le Walrider).

Un deuxième ascenseur est à l'opposé de cette salle vide et saura, lui, conduire les malheureux vers la sortie - c'est donc en cette direction que l'infirmier décide d'escorter les deux femmes.

*

Leurs visages sont déformés, déchiquetés, émaciés. Leurs yeux hagards et perdus. Certains sont en camisole et d'autres nous hurlent qu'ils veulent devenir nos amis.

Je ne m'arrête pour aucun d'eux. Manera nous poursuit et avec le rythme nerveux de ses pas résonne le crissement de sa scie. Un des patients se mets en travers de notre chemin pour nous implorer de le sortir de là, galvanisé de panique par le bruit du matériel du cannibale ; d'une impressionnante facilité, je le brise dans le mur d'un coup d'épaule brutal et nous ne perdons pas une seconde. Tuer, ce n'est pas anodin.

Mais il y a Paulina.
Et il y a Scarlet.
Et le... le bébé.

Cette puissance du moteur morphogénique aura servi à cela.
Les protéger.
Au moins.

Dans notre dos, la chanson de la scie de Frank s'approche, et je m'abats sur le bouton d'appel de l'ascenseur comme on reprendrait de l'oxygène.
Mais à l'ouverture des portes ...

Qui est-ce ?


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Anibàl

Gallinger

J'ai 52 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Directeur de l’état affecté à l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, paisiblement. Sinon, grâce à ma  force physique et mentale, je suis marié et sur le point de recevoir ma descendance.




base : Sara Biddle reprise : 417 Pyramid rouge
Ses suppliques, il les avaient eu. Il avait pu en jouir, pendant qu’il découpait la chair de son ennemi l’ayant trop longtemps réduit à un silence étourdissant… A coup de porte de perfusion tout devenais rouge. Tout devenait flou… Scarlet… Oh Scarlet, elle était le fruit de toutes ses pensées et cela malgré que ce soit lui qui se trouve au bord de la mort. Il n’avait peur que pour elle. Pour elle et seulement elle depuis ce jour.

* * *
2006-

- Anibàl, venez donc par ici. Voilà votre bureau est ici et votre blouse accrochée juste ici. J’ai pris soin de tout même faire coudre votre nom sur celle-ci même si pour le moment vous êtes un personnel volant.

A l’époque Anibàl avait 45 ans. Il était un espion de la CIA, formé en médecine et en chirurgie pour trouver un endroit viable où entretenir des recherches interdites et confidentielle. La CIA avait confié cette lourde tâche à la Murkoff Corporation plus tard, seulement il leur fallait un élément de confiance sur le terrain. Ainsi il était arrivé à Mount Massive comme du pain béni. Effectivement, en ces temps de modernisation pour l’hôpital,  plusieurs patients souffrait aussi de pathologie neurologiques et autres nécessitant des chirurgies. Et Anibàl, tout fraîchement formé en médecine chirurgicale pendant ces 7 dernières années, arrivait ici à point nommé. Connaissant, le directeur de l’époque, vieillissant et sympathique, Mount Massive semblait déjà une aubaine, en pleine modernisation qui plus est cela serait simple de bricoler quelques papiers. Le directeur était vieillissant et un accident est vite arrivé. Pas forcément mortelle évidemment…

- Vous êtes trop bon merci.

Continuant la visite de l’hôpital, il arrivèrent à l’aile des hommes, à l’étage d’observation. En contre bas des grillages on voyait une énorme pièce s’étendant au creux duquel se trouvait des patients. Et au milieu de ses patients. Une femme. Vêtue de rouge et aux cheveux noirs comme la nuit. A la vue de cela le cœur d’Anibàl sursauta un peu. Mais au milieu de tant d’hommes dangereux, n’étais-elle pas en danger ?
Pas le moins du monde.
Assise sur une chaise au milieu des patients, elle partageait des discussions, des sourires, des gestes doux avec eux. Et devant elles les pires chiens enragés devenait de petits agneaux tremblotants de timidité. Elle était irréelle. Au milieu de tous ces hommes qui n’étais pour la plupart que des meurtrier ravagés elle souriait et passait des moments avec eux. Elle ressemblait à une reine ou à une princesse, capable de rendre n’importe qui fou d’elle…
Alors, quel fruit du hasard et de chance pour lui lorsqu’en salle de pause, celle qui ne prenait jamais de pause arriva finalement pour lui ramasser et lui redonner tout tranquillement son chiffon à lunettes tombé au sol.  La première fois qu’elle le regardait, il s’en souviendrais pour toujours, tant de douceur, tant de bienveillance sous une main de fer impitoyable et majestueuse… Ce jour-là commença son ascension à lui faire la cour. Parce que pour la première fois, il rencontrait une femme qui avait les épaules d’être la sienne. Parce qu’elle valait toutes les femmes, parce qu’elle est Scarlet…

* * *

Le corps qui brûle, les os qui chantent, le sang qui souffle, les poils qui tirent, les viscères qui se resserrent, tout n’est qu’un grand feu de douleur qui vient secouer l’ancien directeur. Au nom de tout ce sur quoi il avait fermé les yeux, voici venu là sa pénitence : souffrir, la douleur lancinante de la faucheuse qui le ramène dans son trou.
Le corps souffrant, le corps qui brûle, les os qui chantent le sang qui souffle, la chair qui cogne… Le plafonnier vacille et le regard collé en dessus comme si il s’agissait de la dernière lumière. Celle qu’on rejoignait pour de bon. Dans la douleur forte de son effroyable chute, il saigne et se baigne bientôt dedans tandis que sa conscience le quitte dans l’effacement morbide de sa douleur infinie.
Il sent qu’il part et il pense à Scarlet, il ne peut penser qu’a elle. Et il pense à l’enfant, l’enfant pour lequel il espère tant. L’enfant qu’il ne verra jamais et sur cette pensé, une larme se fraye un chemin entres ses paupières tuméfiées pour glisser le longs de ses plaies…

Se réveillant plusieurs grosses minutes plus tard, l’ascenseur n’est plus son toit et il est étendu sur une surface d’acier chirurgicale froide. Le réveil douloureux il grimace immédiatement et se redresse un peu. Gémissant de douleur il se tient le torse, blessé de multiples fois, c’est là qu’il prend conscience que des bandages lui ont été appliqué. Mais à peine réveillé que l’atmosphère épuré qui l’entour s’alourdit… Quelques chose arrive. Quelque chose est là.
Quelque chose en colère. Reconnaissant l’endroit ou il se trouve, si il ne sait pas comment il est arrivé ici, il s’en fiche, il cours aussi vite qu’il peut vers l’ascenseur le plus proche et dans sa fuite, Mattews le rattrape. Prenant conscience de ce qu’il avait fait il souriait et était heureux de constaté qu’il était là et l’avait aidé.

- Partons ! Vite! C’est le Walrider..

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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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???

Zarnala-Deviant Art
Le regard pleins d’eau, comment pourrait-il en être autrement ? Devant ce qui incarne la mort en personne elle ne peux rien. Comment pourrait-elle  faire quelque chose ? Faire autrement ? Elle est seule et il est là tout puissant devant elle, noyé dans sa jalousie grandissante qu’elle devienne une mère, et pas la sienne… Quelque part ce moment brisa encore un peu plus de cœur du docteur. Cette ascension pour récupérer ses coéquipiers, ses précieuses personnes sur lesquelles elle devait veiller, elle s’était plongé dans les ténèbres. Les ténèbres de ses tombeaux, en revoyant chaque patient, qu’elle connaissait, qu’elle avait eu en charge avant que Wernicke ne les donne à Trager pour qu’il les torture. Depuis toujours elle ne savait pas ce qui était arrivé a ce médecin qu’elle avait connu depuis longtemps… Tous ces tombeaux plongeait Scarlet dans une peur inconditionnelle pour sa vie et celle de ce qui grandissait en elle.

Se tenant le ventre, c’était irréel de voir Paulina se lever et comme un Quater back faire reculer ce que personne ne pouvais voir à l’œil nue. Voir cela fit prendre conscience au docteur que ce qu’elle avait vu devrait rester dans sa tête, rien que pour elle. Paulina survivrais à tout cela, Paulina ne pourrais jamais être tuée. Le moteur morphogénique avait visiblement fait muter son cerveau et lui permettais des expériences transcendantales. C’était passionnant et en même temps terrifiant à voir. Si elle n’avait pas eu de cœur, elle aurait pensé qu’après tout cela, elle aurait fait de plus ample recherches…Et elle aurait tout gagné.  Mais elle avait un cœur et c’était Paulina. La douce et triste Paulina. Une belle jeune femme timide qui n’aurait jamais dû, au grand jamais dû se retrouver ici…
En réalité en la voyant les protéger ainsi, elle ressentit en son corps de la fierté. Elle avait réussi à sortir de sa coquille, réussi a les protéger elle aussi, aussi faible qu’elle puisse penser être. Elle était capable. Capable de se rebiquer contre la menace. Mais elle était doté de bonté, une bonté qui ne laissait pas cette force belliqueuse exceller et briller en elle en broyant ce qu’elle était.

Toutes ses découvertes la secouant un peu, elle avait un sourire attendrit et reprit de la force en elle pour ne pas s’écrouler de peur et pleurer. Gardant son sang froid, elle lança un regard à Brodie qui ne cessait de l’inquiéter et allant chercher Paulina au sol, elle l’accompagna et tout deux s’enfuirent de nouveau. Quand les portes de l’ascenseur les laissèrent à un nouvel étage d’enfer, Scarlet se laissa mener avec stupéfaction par Brodie. Il avait géré le passage de cette étage avec grand courage et distinction. Le regardant alors qu’il la traînait en la tenant par la main par moment, elle était aussi fière de lui. Fière qu’il prenne les devants, fière qu’il ai l’air d’avoir confiance en lui. Elle espérait que son esprit puisse être un jour en paix, car elle s’en voulait de plus en plus à chaque minute alors qu’il ne parlait plus.

Le bruit de la scie les pressant à un nouvel ascenseur, leur dernier espoir, ils se jettent tous les trois sans penser à qui était là dedans. Leurs visages aussi tuméfié et perdus qu’eux, ils ne pouvait pas être hostiles. Les portes de l’ascenseur se refermant sur la silhouette de Frank Manera, Scarlet s’empressa de demander le rez de chaussé afin d’enfin pouvoir sortir de cette enfer. Un son la rappela.

- Scarlet ?

Ses sens s’alertant, elle sentit son cœur s’alourdir. Elle reconnaîtrait cette voix entre milles. Se retournant, elle n’avait pas reconnu l’homme avec qui elle partage le lit conjugale, tant son visage était déformé par la violence qu’il avait subit. L’observant elle posa ses doigts délicatement sur les bleus qui bosselait son visage. Une expression douloureuse sur le visage elle avait les sourcils courbés de peine et de joie de le retrouver. Il était vivant. Il avait souffert, à cause d’elle pensait-elle. Mais il était vivant. Tout aussi heureux qu’elle, l’estomac et le cœur emballé ils s’enlacèrent doucement tandis que Paulina reprenait un peu de sa conscience. Repousser le Walrider, avait déchiré sa camisole qui ne la retenait plus mais même si elle voyait le diable flotter, elle voyait Scarlet et croyait suffisamment en elle pour ne pas l’attaquer. Même si elle était sonnée et ne se souvenait pas bien de son exploit, elle se souvenait que le Walrider... Le moteur morphogénique lui avait retourné le cerveau et que parfois ce qu’elle voyait était faussé, juste pour laisser libre cours à la puissance qu’elle avait conservée… Faible, elle se releva avec peine, perturbée, tout ce qu’elle voulait c’était se rouler en boule dans un lit. Regardant Brodie, elle lui souriait dans une expression douloureuse. L’enlaçant doucement elle lui glissa un chuchotement.

- Merci, de prendre soin de nous.

L’ascenseur s’ouvre sur le hall qui apparaît à tous comme une promesse du nirvana. Anibàl à un double des clés de l’entrée principale. Les jumeaux ne semblent plus être là, la porte s’ouvre, tout semble s’éclaircir dans une nuit qui ne connaît pas de ténèbres. Les camions des services d’interventions sont là. Ils sont vides. Tous vides. Rien ni personne n’a survécu à part eux. A part quelques-uns des patients et médecins encore a l’intérieur, mais sont-ils vraiment encore vivant ?

Les preuves sont là. Dans la boîte mais le Walrider cours toujours…  

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