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 Besame Mucho

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Sha
Sha
MESSAGES : 316
INSCRIPTION : 24/03/2017
ÂGE : 28
RÉGION : Sarthe, Le Mans.
CRÉDITS : Moi-même.

UNIVERS FÉTICHE : Sadique polyvalente.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

patrick

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Nous sommes dans les années 2010, dans un petit quartier hispanique de San Francisco.
Victoria est une réfugiée argentine. Sa famille a fuit Salta suite aux révolutions piqueteros et à la confiscation des terres de son père par le gouvernement Argentin. Seule fille d'un couple qui jadis s'aimait mais qui désormais se déchire, elle saisit l'occasion de faire de son nouveau voisin de rue un ami, et de lui faire découvrir le quartier.


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Oh Darling,
Darling, What I have done ?
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Sha
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Victoria Flores
Brune, légèrement halée, Victoria a 17 ans.
Studieuse, elle ressemble pourtant à ces chattes sauvages que l'on ne croise que dans la rue. Elle dégage un quelque chose de chaud et d'agréable, et en même temps elle semble inaccessible. Elle est argentine d'origine, parle couramment trois langues, a un petit accent caliente et va à l'école. Elle envisage sérieusement de poursuivre ses études.
Ses parents sont aimants mais dysfonctionnels. Depuis l'expropriation de leurs terres, Pedro - son père - n'a pas retrouvé de travail. Ils vivent que des aides difficiles, et les petits travaux de Teresa en tant que femme de ménage à l'école primaire du coin. Les deux sont portés sur l'alcool, et ils leur arrivent souvent d'être violents l'un envers l'autre.
Pedro refuse que sa fille s'habille comme "une pute" et se maquille. On la voit aussi souvent se démaquiller en vitesse dans la cage d'escalier de leur immeuble.




On est samedi après-midi.
Il fait chaud à San Francisco, mais ce n’est pas incroyable. Il fait toujours chaud à San Francisco.

Accoudée à la fenêtre qui donne sur la rue, Victoria observe les voitures qui passent. Ses cheveux noirs attachés en un chignon mal fait, elle s’ennuie. C’est samedi après-midi, elle pourrait être dehors, à rire avec ses amies, mais Papá ne l’autorise pas. Il est de mauvaise humeur aujourd’hui. Au bout sa table, il regarde à la télé une vieille émission en noir et blanc – un western sans doute. A sa bouche fripée, sa gitane maïs qui sent jusqu’ici. L’odeur est âcre. Mais dehors, les volutes de pollution ne sont pas mieux.
Victoria ferme les yeux. Elle s’imagine un court instant de retour à Salta, à la grande ville où ils allaient au marché vendre les récoltes. Elle se souvient de la vieille Ford bleue, toute rafistolée avec du scotch et un peu de colle faite de résine. De la route toute pourrie où il n’y avait que des trous, où on roulait à deux à l’heure pour éviter de péter la direction. De la cassette qui hurlait dans l’autoradio.

Quelqu’un klaxonne dans la rue.

Victoria ouvre les yeux, et elle se rend compte avec un peu d’amertume qu’ils ne sont toujours pas de retour à Salta. Que le soleil qui lui brûle la peau ici n’a pas la saveur de celui qui régnait sur l’Argentine. Que les bâtiments, même s’ils sont plus grands et plus beaux, n’ont pas d’âme. Mais elle est heureuse tout de même, car il n’y a plus le feu, plus de morts ; il n’y a plus la peur ici. Ou tout du moins, moins qu’avant.

Mission District est un « quartier chaud », un quartier pauvre, un quartier d’artiste aussi.
On y croise de jolies mosaïques le long des murs, et des spectacles dans la rue. En journée, c’est idyllique. C’est quand le soleil est couché que les loups envahissent les rues, et qu’il faut faire attention. Mais Pedro ne veut rien savoir. Pedro – son père – est un vieux de la vieille. Il n’entend plus le son de la jeunesse. Il ne veut pas l’entendre.
Devant sa télé, les yeux légèrement rougis entre alcool et fatigue, la main sur son verre, il cogite. Il s’imagine peut-être héro d’une nouvelle histoire où il reprendrait ses terres au gouvernement argentin. Où il ne serait plus qu’un piqueteros, où ils auraient eu plus que ses 150 pesos et un droit d’asile…

Une voiture se gare en bas de l’immeuble. Comme une chouette curieuse et commère, Victoria se penche à la fenêtre et elle voit un jeune homme sortir. Un nouveau. Un voisin ? Ou une conquête d’une des femmes qui habitent dans la rue ? Elle le suit du regard jusqu’au trottoir d’en face. Il est conduit par un autre homme, bien habillé. Il a une mallette qui a l’air lourde, avec toute sorte de papiers.
Au moment où elle aurait pu croiser son regard, il y a un cri qui la sort de ses pensées. Elle se retourne et voit son père qui se lève, toute main levée. Teresa – sa mère – est en face de lui. Elle a son verre dans les mains et un regard plein de fureur. Elle s’en prend une, de plein fouet. Elle rétorque et lui crache à la figure.
Il gueule :
« Teresa ! Puta ! »

Victoria lève les yeux au ciel, et dans un soupire, elle ferme les fenêtres et tire les rideaux.

…*…

Cela fait deux semaines maintenant qu’elle le regarde, qu’elle l’observe. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle le suit du regard. La rue est petite, tout le monde ici se connaît, mais lui ressemble à une ombre. Il ne fait que passer. C’est parce qu’il ne connaît pas le coin, se dit la gamine. En même temps, s’il le connaissait, est-ce qu’il y resterait ?
Elle grimace alors qu’elle avance dans la ruelle, les mains accrochées aux lanières de son sac à dos comme on s’accrocherait à un rêve.

Victoria est intelligente. Elle a l’esprit vif des âmes curieuses. Elle l’est parfois un peu trop, comme en témoigne l’œil au beurre noir qu’elle a. Pedro n’aime pas qu’on se pose trop de questions. Elle devrait le savoir pourtant, mais qu’est-ce qu’elle y peut ? Elle soupire, parce que la vie lui semble compliquée. Parfois même, ça la dépasse. Elle se demande pourquoi elle continue de revenir.
Qu’est-ce qu’elle aurait de moins à ne rien avoir ?

Le chemin du retour est long, mais cela lui permet de réfléchir. De penser, de s’évader un peu des quatre murs qui lui servent tantôt de chambre, tantôt de cercueil.

Elle s’arrête à la supérette au coin de la rue. Il n’y a jamais personne ici avant la nuit, parce qu’on y vend surtout de la drogue, mais Victoria ne touche pas à la dope. Elle sait très bien que les gens comme elle finissent en prison. Elle, elle veut sortir par le haut.
La tête brune entre finalement dans la supérette, l’œil barbouillé mais elle l’affiche avec un air nonchalant, comme une chatte sauvage. Après un petit « salut » au caissier, elle se faufile dans le premier des trois malheureux rayons. Elle attrape une, puis deux bouteilles d’alcool – parce que Teresa comme Pedro s’enfilent plus de liquide que les multinationales voleuses d’eau du Chili – et des chips, histoire de manger quelque chose ce soir.

Quelques pas, elle croise le regard du voisin. Elle a un sourire amusé, oubliant sa tenue débraillée – un t-shirt blanc trop long, un short noir, et ses rangers noirs abîmées – et son œil coloré :
« Salut Caballero. »
Elle a un sourire de fouine, avec cette espièglerie que toute la violence du monde n’arriverait pas à lui arracher.
« Tu es nouveau dans le coin. J'habite juste en face, tu sais, la fenêtre du... du milieu, vers la droite. » Un sourire : « Ça va, ça te plaît Mission District ? »

Elle pose l’alcool sur le tapis de l’épicier.



Oh Darling,
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Leonnor
Leonnor
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UNIVERS FÉTICHE : ça dépend de quel pied je me suis levé ce matin
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Ellis Hawkfield


18 ans toutes ses dents (enfin  je crois j'ai pas vérifié). Il fait des études en sciences humaines dans une université convenable qui est payée par la bourse qu'il a obtenu. En échange, il vit dans un tout petit appartement avec sa mère dans un coin de San Francisco mal famé.  Cela ne fait pas longtemps qu'il est arrivé dans le coin.  Sa mère n'est presque jamais là, elle bosse en tant qu'infirmière et fait de nombreuses heures supplémentaires. Lui travaille aussi dans un petit cinéma de proximité le soir.


charlie rowe :copyright:️ me

Un jour comme il en existe cent dans la vie d'Ellis Hawkfield, ça commence toujours un peu de la même manière. Tout d'abord, s'extirper du lit en caleçon et en tshirt pour aller dans la cuisine prendre le petit déjeuner que sa mère ne manque jamais de lui préparer. Ensuite, aller à la faculté ou réviser à la maison en fonction de ce qu'il a à faire. Le soir, il sortait parfois avec quelques amis mais pour le moment, il ne fréquente pas grand monde à l'université. Le soir quand il a fini de s'occuper de tout ça, il prépare le repas du soir pour sa mère et file à son petit job dans le cinéma. Une petite vie convenable, pas incroyable, certains diraient même ennuyeuse mais Ellis ça lui convient. Son père est parti depuis bien longtemps, il a jamais eu l'occasion de vraiment penser qu'il lui manquait. D'une certaine manière, il trouvait ça insultant d'avoir ce genre de pensées quand sa mère assurait très bien les deux rôles. Elle y tenait elle et son caractère de feu. C'était une femme en or, courageuse avec un caractère en acier trempé qui cachait un cœur d'or. Ellis et elle avaient toujours vécu l'un avec l'autre dans la douce chaleur de l'appartement. Qu'importe où ils se trouvaient car ils y allaient ensemble. Sa mère avait décidé de déménager en même temps que lui pour qu'il aille dans sa grande université.

Cela avait été relativement pratique pour elle aussi car les jobs dans leur petite ville de campagne se faisaient justement plus rares. C'était l'occasion de se réinventer. Sa mère avait grandi dans ce petit village cossu et beaucoup de choses lui rappelait le père d'Ellis. Elle n'en parlait jamais mais il voyait fréquemment ses yeux se perdre dans le vague lorsqu'il passait à l'embranchement du seul diner de la ville.  Ce jour-là, il était allée, comble de l'excentricité, faire une petite virée dans la supérette du coin. Choix qui comme tout choix peut être à l'origine de nombreuses péripéties imprévues. La péripétie en question venait de s'adresser à lui. Au début, il n'avait pas été sûr et l'avait regardé un peu surpris, un peu embarrassé (il n'était pas l'homme le plus extraverti lors des premières rencontres spécialement lorsqu'elles étaient fortuites et avec une jeune demoiselle ; en un mot comme en cent sa vie sentimentale était un désert sinistre). "Oh euh… eum" commença-t-il très éloquemment en se morigénant de ne pas être plus courageux ou meilleur orateur. Malheureusement, dans la vie on faisait ce qu'on pouvait avec ce qu'on avait. Aussi reprit-il maladroitement avec tout le courage du monde. " C'est ..euh je crois voir de laquelle tu parles. " Il se gratta le fond de la gorge une contenance qu'il n'avait pas. "Je t'avoue que je n'ai pas spécialement eu le temps de m'y promener." répond-t-il avec sa sincérité relativement caractéristique.

Se sentant un peu mieux maintenant qu'il était parvenu à lancer plus de deux phrases qui, oh miracle, avait un semblant de sens. Il se motiva à engager la conversation. Il serait bien content de pouvoir socialiser avec autre chose que son livre de Claude Levi-Strauss. Non pas que Claude ne fut pas un parfait compagnon de solitude mais plutôt que s'il était très doué pour parler d'anthropologie, il n'était pas très branché tendance du XXIème. Principalement parce qu'étant mort, ça n'était pas une chose très facile à faire. " Comme je viens d'arriver, je connais pas encore grand monde. Y'a des trucs sympas à faire par ici ? J'avoue que je n'avais pas forcément l'impression…Disons que pour le moment, j'ai plus l'impression que la ville me fait des doigts d'honneur." Il ne voulait pas spécialement vexer mais tout ce qu'il avait vu du quartier lui donnait la sensation d'être dans un mauvais reportage sur les quartiers difficiles. Il ne s'en plaignait pas, c'était le seul endroit qui était suffisamment peu cher pour les accueillir. Dans la grande ville, beaucoup de choses étaient véritablement différentes. Ce n'était pas facile pour lui de s'accoutumer. Pas plus tard qu'hier, une personne fort charmante l'avait invectivé car il n'avait pas tenu la droite dans l'escalator. Un monde de fous qui avançaient très vite. Tellement vite en vérité qu'il se demandait s'il arriverait à tenir cette cadence effrénée un jour.


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Sha
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Victoria Flores
Brune, légèrement halée, Victoria a 17 ans.
Studieuse, elle ressemble pourtant à ces chattes sauvages que l'on ne croise que dans la rue. Elle dégage un quelque chose de chaud et d'agréable, et en même temps elle semble inaccessible. Elle est argentine d'origine, parle couramment trois langues, a un petit accent caliente et va à l'école. Elle envisage sérieusement de poursuivre ses études.
Ses parents sont aimants mais dysfonctionnels. Depuis l'expropriation de leurs terres, Pedro - son père - n'a pas retrouvé de travail. Ils vivent que des aides difficiles, et les petits travaux de Teresa en tant que femme de ménage à l'école primaire du coin. Les deux sont portés sur l'alcool, et ils leur arrivent souvent d'être violents l'un envers l'autre.
Pedro refuse que sa fille s'habille comme "une pute" et se maquille. On la voit aussi souvent se démaquiller en vitesse dans la cage d'escalier de leur immeuble.





« « J’te conseille pas trop de t’y promener la nuit cela dit, » continua-t-elle sur un air distrait, jetant un œil au passage en caisse de ses articles, pensant pour elle-même : avec ta petite tête de p’tit gars sans histoire, tu risques vite de finir sans tes baskets… dans le meilleur des cas.

Les gringos du coin n’étaient pas les mecs les plus sympathiques et conciliants de la terre. Ils avaient certes un esprit de quartier, et le fait d’habiter dans ce trou perdu allait peut-être les apitoyer, mais la famille n’était pas aussi importante que l’argent pour ces mecs-là. Mission District était triste, pauvre. Peinte comme un quartier d’artiste, mais elle avait jamais entendu parler d’artistes avec des 9mm. Tout ça, c’était de l’escroquerie. De la même merde que vendue par les journaux à propos de « Paris, ville de l’amour », ou « Venise, ville de l’amour ». Deux villes dont on disait surtout qu’elle sentait pour l’une la pisse, pour l’autre la marée.
Quelle blague, pensa Victoria en attrapant ses bouteilles.

« Mais on y croise quand même des personnes cools. Comme moi. »

Elle lui adressa un sourire radieux et un petit clin d’œil. Victoria était un soleil du sud. Une gamine qui n’avait jamais rien connu de très joyeux, mais considérait surtout qu’elle n’avait jamais vécu trop rien de grave. Son père était violent, et ses deux géniteurs aimaient bien l’alcool, mais y avait pire, non ? En Argentine, il y avait bien pire. Sa mère lui avait raconté une fois. Mission District ressemblait vaguement au Paradis après ça.

« Des trucs sympas à faire dans le coin, mmh.. » Elle se gratta la nuque, semblant véritablement réfléchir à ce qu’on pouvait faire à Mission District à partir y picoler et hurler comme un putois dans la rue.

Elle fourra ses bouteilles dans son sac à dos.

« Il y a bien Clarion Alley à visiter. C’est une rue où il y a des fresques sur les murs. Si t’es un peu artiste, il y a aussi des musiciens de rue. C’est pas si loin que ça en plus. Y a aussi des glaciers à Dolores Park, mais ils sont cheeers… »

Victoria aimerait exagérer, mais ce n’est pas le cas. A Mission District, quartier le plus pauvre de la ville, il y a bien des glaciers gastronomiques qui font payer le cornet à un prix défiant l’imaginaire. Débile, selon la latino, mais est-ce vraiment une raison pour ne pas visiter Dolores Park ?
La gamine eut un sourire, prête à rentrer chez elle.

« Tu rentres chez toi ? On peut faire la route ensemble. »

En Argentine, elle rentrait parfois de l’école avec Juan et Diego. C’étaient ses copains d’école, et parfois – souvent même – elle se demande ce qu’ils sont devenus. Des petites frappes comme Danilo qui sitôt le pays quitté s’était lancé dans la même contrebande, avec les mêmes criminels qu’ils dénonçaient pourtant.
Que Dieu me garde, Papa fait toutes les conneries du monde sauf celle-là.

Dehors, Victoria attendit calmement le jeune étudiant avant de se remettre en route, ajustant son sac sur son épaule.

« Au fait, j’me suis pas présentée. Victoria Flores, voisine creepy d’en face et escorte girl. » Un petit rire ourla ses lèvres, avant qu’elle ne rattrape : « Enfin, j’veux dire, j’te raccompagne… Sinon dans la vie j'suis encore dans mes études. J'ai encore un an et après, j'espère entrer dans une université pas trop nulle. »



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