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 Une fenêtre s'ouvre sur une aube inconnue | Elonie

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Elonie
Elonie
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CRÉDITS : En Dinsy on ArtStation

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Arren
Tribu des Egao.
Il ne connaît pas sa quête mais tout ce qu’il sait, c’est qu’elle le mène ici, à cette auberge ambulante. Après ça, son apprentissage de sorcellerie sera terminé et il deviendra le magicien officiel de sa tribu.


De peu, il a évité le sang sur ses mains et depuis elles sont recouvertes de craie. Craie et incantations, c’est ainsi qu’il crée de la magie. La terre et l’air, le calme du sol et l’agitation du vent dans le ciel ; ce sont des éléments qui lui sont aujourd’hui essentiels.


Il faisait une chaleur fulgurante dans la pièce, pauvre Kamaji qui devait y travailler à longueur de journée. Sur les talons de Mao, il quitta ce lieu en sentant toujours le regard mauvais de Lynn dans son dos. Il n’avait rien rétorqué aux mensonges de la jeune fille, sans doute était-ce seulement un moyen de se tirer d’affaires. Il ne fallait pas que toute la maisonnée apprenne qu’elle emmenait un client dans chacun des couloirs de ce château. Bien qu’en soi, ce n’était pas ce qu’elle faisait, elle ne faisait que subir son obstination. Elle donnait plutôt l’impression de vouloir se débarrasser de lui pour quelques raisons que ce soit.

Sur cette petite passerelle, à l’image de Mao, le magicien observa le paysage qui avait déjà beaucoup changé depuis son entrée au château ce matin. Arren avait quitté la plaine et l’herbes à perte de vue pour trouver ces sylves et ces clairières.
Il écouta la jeune fille avec attention, avalant difficilement sa salive après chaque information. Là encore, ce n’était pas de la peur mais de l’inquiétude pour les gens ici et en particulier pour Mao. Il repensa à la jeune fille de tout à l’heure qui servait un client alors qu’elle n’avait pas dix ans. Était-elle venue seule ou était-elle devenue esclave avec ses parents ? L’avaient-ils échangés contre leur liberté pour compenser la somme qu’il leur manquait ? Peut-être même qu’elle était née ici, ou alors aurait-elle dix ans pour le restant de sa vie ?

Quant à Mao, a priori elle n’avait plus rien et ne connaissait rien d’autre que ce qu’elle pouvait voir dans et depuis l’auberge. Il mit un instant à réaliser ce que cela impliquait.

“Je vous remercie.”

Il hésite avant de continuer, ne sachant pas la marche à suivre dans ce genre de situation. Devait-il dire qu’il était désolé ? Il l’était mais Mao n’avait pas l’air d’être attachée et ce genre de manière.

“Je n’ai pas peur pour moi et vous devriez arrêter de vous tourmenter à mon sujet également, même si j’apprécie. Je pense être en mesure de me défendre.”

Certes, il ne connaissait pas les pouvoirs des personnes qui dirigeaient ce lieu et le château le désavantageait, ce n’était pas un lieu qu’il connaissait. Cependant, sans être une citadelle volante, celui-ci se déplaçait entre la terre et le ciel, deux éléments qui mettaient Arren en confiance, c'est d'eux qu'il tirait sa puissance. Il s'en sortira. Forcément.

“Comment vous appelle-t-on ici ?”

Il imaginait cette nouvelle tentative vouée à l’échec, la jeune fille ne semblait pas encline à faire ami-ami mais il avait besoin d’une personne de confiance ici. Adossé à la balustrade, il prit sa bague en main et la fit tourner autour de son index avant de la mettre à l’abri. Il décida de la suspendre avec son pendentif et de recacher le tout sous son haut. De cette manière, elle n’attirerait pas l'œil et ne serait pas sujet à un vol depuis sa sacoche. Le rayon lumineux frémissait toujours comme prisonnier de la bague et n’indiquait aucune direction. Il semblait perdu. Soit il avait égaré son objectif, soit ce château comportait une sorte de brouilleur magique. Cela faisait partie des nombreux mystères de ce lieu. Après tout, il avait pu utiliser une rune pour se soigner, était-il possible que seuls certains types de magie étaient bloqués ? Il n’en était sans doute rien.

“C’est cette bague justement qui m’a mené ici, elle est la raison pour laquelle je ne partirai pas.”

Il observa le ciel dans l’espoir d’apercevoir ce dragon mais il ne vit rien. D’ailleurs, il en valait mieux ainsi. Peut-être que prendre un poste dans ce lieu était finalement la meilleure idée pour comprendre les mécanismes internes de cette auberge. Seulement, il ne souhaitait pas prendre le risque de perdre la mémoire. Il avait déjà perdu sa petite sœur, il ne pouvait pas faire ça à son aîné. Quels étaient les termes de ce contrat ? Il ne pouvait être que mensongers. Si les personnes reliées à son contrat n’avaient pas d’autre choix que de perdre leur souvenirs, leur identité et leur liberté, ce ne pouvait être que de la magie noire. Il était donc hors de question de signer ce papier. Il resterait ici jusqu’à ce qu’il ne reste rien de ses pépites d’or et heureusement, il avait une marge de manœuvre. Si il n’a rien découvert d’ici là, alors peut-être qu’il remettrait ce choix en question.


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Jo'
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Mao
Je ne me rappelle plus mon âge, j'ai l'impression d'avoir vécu des millénaire tout en étant née hier. Je vis et travaille à l'auberge depuis toujours. Dans la vie, je suis en cuisines, aux bains, de corvée de ménage ou au service selon les jours et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je dois travailler tous les jours toute la journée et je le vis plutôt avec abnégation volontaire.

_ Comme tout le monde ici, je n'ai aucun souvenir de mon passé. Nous sommes tous là, semble-t-il depuis toujours et pour l'éternité.
_ Je suis parmis les plus anciens à travailler à l'auberge, et il semble que je ne vieillisse pas.


Anonyme :copyright: Ilya Kuvshinov'

Le jeune homme aborde sa situation avec beaucoup de philosophie et d'assurance, et pour tout dire, je ne suis pas qualifiée pour affirmer si c'est à tort ou à raison. Sa bague, guide et conseil, l'aurait amené ici - pour cette raison, il se refuse par ailleurs à quitter l'auberge. Je ne peux ni l'en empêcher, ni le juger, et je m'en retourne à ma position de simple ouvrière.

"Je crois m'appeler Mao, réponds-je à sa question."

La direction sait qu'il est là, Yubaba a dû envoyer un sbire mettre un coup de cravache aux équipes, et j'entends par les fenêtres s'agiter le personnel en quête de l'arnaque du siècle. Un nouveau larbin, capable de magie ? Belle aubaine pour ces charognards mûs de conformisme. Moi, pas mieux qu'un autre, je reprends mon rôle sous la bénédiction tacite de proie volontaire du jeune homme.

"Je vous prie d'excuser la gêne occasionnée par mon comportement intrusif. Permettez-moi de vous souhaiter à nouveau la bienvenue dans notre établissement."

Sourire commercial comme dans le hall, courbette bien sage.

"Voudriez-vous que je vous accompagne aux bains comme vous sembliez le souhaiter avant les remous causés par Cifer ? Maintenant apaisé, je suis sûre qu'il saura nous faire profiter d'une eau très chaude qui ne manquera pas de vous détendre. Nous pouvons aussi faire un crochet par votre chambre si vous avez des choses à y déposer."

Mon visage conserve sa lumière sempiternelle de circonstance professionnelle, mais mon esprit est tout à sa bague, lovée là contre son torse sous sa tunique. Il y a quelque chose qui remue en elle, et qui fait remuer en moi, c'est indicible. Pourtant, des clients aux caractères magiques, nous en avons eu : certains suffisamment intéressants pour être recrutés, d'autres trop dangereux, d'autres encore qui sont carrément des esprits et nous auraient maudits pour toujours. Mais jamais je ne m'étais sentie réceptive, pas comme devant la séduction myrifique de cette onde vibrante, à la magie. Sans changer quoi que ce soit à ma posture, incertaine d'être observée, mais sur un ton confidentiel, je murmure entre mes dents à l'attention d'Arren.

"Si votre bague vous réclame de visiter certains lieu ici, comptez sur ma complicité.

Je crois qu'au fond, je vais la saboter pour de bon cette auberge, dû-je en mourir moi-même.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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Arren
Tribu des Egao.
Il ne connaît pas sa quête mais tout ce qu’il sait, c’est qu’elle le mène ici, à cette auberge ambulante. Après ça, son apprentissage de sorcellerie sera terminé et il deviendra le magicien officiel de sa tribu.


De peu, il a évité le sang sur ses mains et depuis elles sont recouvertes de craie. Craie et incantations, c’est ainsi qu’il crée de la magie. La terre et l’air, le calme du sol et l’agitation du vent dans le ciel ; ce sont des éléments qui lui sont aujourd’hui essentiels.


“Mao.”
Il répéta le prénom de la jeune femme après elle, comme pour signifier qu’il avait compris. Il le connaissait enfin, c’est comme si depuis le début celle-ci faisait tout pour le lui cacher. Cependant, il n’y avait rien de surprenant à ça. Rien jusqu’ici ne l’avait obligée à le faire et manifestement, il était important pour elle qu’elle se préserve. Il ne connaissait encore rien de cette auberge, ou si peu, mais il avait bien compris que ce n’était pas le lieu idéal pour ses employés et sans doute ne se sentait-elle pas en sécurité. Du moins, il comprenait qu’elle ait envie de se protéger et était reconnaissant qu’elle lui dévoile tout de même son prénom, qu’il soit celui qu’elle porte depuis sa naissance ou non.

A sa réplique suivante, Arren fut d’abord décontenancé. Il ne savait pas sur quel pied danser avec elle mais il espérait que son visage neutre cachait sa perplexité autant que possible. Il pris le parti de lui répondre de la même façon et baissa la tête en lui répondant :

“Ne vous excusez surtout pas mademoiselle, il n’en est rien.”

Il se surprit même à faire une légère courbette à son tour comme s’il jouait un rôle au théâtre, ce qui était assez inattendu de sa part. Il hocha la tête à la proposition de son hôtesse.

“J’apprécierais de passer par ma chambre, en effet. J’aimerais voir à quoi elle ressemble et y déposer ma cape. Je vous remercie.”

Il ne répondit rien aux paroles secrètes que lui chuchota la demoiselle. Elle faisait preuve de discrétion et ça le rassura. Un soulagement s’empara de lui en sachant qu’il n’était pas seul ici. Certes, Arren savait se défendre et n’avait pas peur pour sa vie, peut-être était-ce même un peu téméraire d’ailleurs ? Il connaissait énormément de choses et avait suivi un enseignement qui avait développé plusieurs de ses qualités lui prodiguant ainsi une certaine confiance en lui, pourtant il n’était pas serein pour autant. Il était jeune et conscient qu’il manquait d’expérience, ça ne fait qu’un mois qu’il a quitté son village et avant ça, il y vivait depuis toujours. Ce n’était qu’un enfant innocent et naïf. Malgré tout, il était lucide sur le fait qu’accorder une confiance totale à la première personne rencontrée ici n’était pas la solution. Il décida de le faire malgré tout, au moins un peu. De surcroît, ça le motivait.

Il allait suivre Mao mais il marqua un temps d’arrêt qu’il espérait imperceptible. Sa rune était toujours sur le bras et moins de monde la verrait, mieux il se porterait. En regard de ce qu’il avait diagnostiqué jusque-là, il était également judicieux qu’il puisse dormir avant de la retirer, or c’était la fin de la matinée et son bain l’attendait.

Dans le couloir, la rumeur courait que la grande Yubaba organisait un événement dans la salle d'apparat pour les convives afin de se faire pardonner de la secousse inhabituelle et fâcheuse qui avait eu lieu il n’y a pas si longtemps que ça. Arren n’avait jamais entendu le nom de Yubaba mais il se doutait qu’elle devait représenter la partie haute de la hiérarchie de l’auberge. Celle-ci était réactive même si les murmures ne laissaient pas entendre de date précise pour le moment, la nature de l'événement même semblait échapper à cette population du château. Selon le thème, la maison en profitera certainement pour établir un petit commerce coûteux, des vêtements souples et adaptés si un jeu était organisé, des tenues chics si c’était un banquet. Bien que la plupart des gens ici étaient déjà bien habillés. Il valait sans doute mieux pour Arren que ça ne soit pas quelque chose de trop élégant, il n’était pas à l’aise dans ce genre de situation. Néanmoins, le fait que chacun soit affairé à cette aventure lui donnerait peut-être le temps et l’occasion de visiter le reste du château de fond en comble, et pourquoi pas les bureaux du patron ou de la patronne ? Il ne fallait pas que cette chose dont il est question soit obligatoire.
Quoi qu’il en soit, Arren avait bien sa journée pour se reposer et prendre son bain.

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Mao
Je ne me rappelle plus mon âge, j'ai l'impression d'avoir vécu des millénaire tout en étant née hier. Je vis et travaille à l'auberge depuis toujours. Dans la vie, je suis en cuisines, aux bains, de corvée de ménage ou au service selon les jours et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je dois travailler tous les jours toute la journée et je le vis plutôt avec abnégation volontaire.

_ Comme tout le monde ici, je n'ai aucun souvenir de mon passé. Nous sommes tous là, semble-t-il depuis toujours et pour l'éternité.
_ Je suis parmis les plus anciens à travailler à l'auberge, et il semble que je ne vieillisse pas.


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Je tente d'accompagner Arren à sa chambre avec le plus grand naturel possible - fort heureusement, mes collègues semblent avoir fort à faire à la fois pour réparer les dégâts causés par les états d'âme de l'auberge, mais aussi pour les préparatifs de ce qui doit être organisé. Alors que nous déambulons sagement dans les couloirs de l'établissement, j'aperçois au loin Nabe agité qui me cherche. Anticipant l'embrouille, je pousse le client dans sa chambre et ferme derrière lui. Aussi digne et détendue que possible, je me dresse entre l'horrible homme-crapaud et la porte close des appartements du jeune homme. Il me regarde de son air suspicieux et aigri caractéristique, et accompagne l'oeil lubrique d'une voix nasillarde et menaçante.

"Qui c'est qu'tu caches là-dedans ma p'tite Mao ?
- Un client qui n'a pas demandé à être visité.
- Ce s'rait pas ton p'tit pote que tu couvres depuis son arrivée ? T'as un truc à t'reprocher ma vieille ça s'voit ! Essaie pas d'me la faire à l'envers ou bien ...
- Lâche-moi la grappe si tu veux pas t'prendre un taquet, Nabe, le coupé-je."


Une autre collègue passe dans les couloirs, houspille le gaillard avec fermeté.

"C'est là qu't'es ?! Tu sers vraiment à rien ! Yubaba a demandé aux contre-maîtres de la rejoindre depuis au moins vingt minutes ! Tu vas t'faire tuer à glander comme ça !"

Pris de panique, il détalle à toutes jambes. Je me décrispe sur la poignée de la porte, néanmoins, il est hors de question de mettre qui que ce soit dans la confidence pour Arren. Le fait que sa magie l'ai mené ici, qu'il soit allé jusqu'à la chaufferie et qu'il déambulera peut-être encore dans les boyaux interdits de l'auberge, que je le couvre par tous les moyens dans l'espoir nourri de voir cet enfer s'écrouler sur lui-même. Je ne dois pas non plus oublier que je suis remplaçable, et que pour toute tentative mutine de contourner le joug de la direction, il n'y à qu'à me changer en bête pour le dîner et passer à autre chose.

"Qu'est-ce qui se passe ? Il se prépare un truc ?
- Ouais, y a des clients un peu pompeux qui ont râlé, alors pour les tenir tranquilles la patronne veut faire un genre de réception un peu huppée. Tu vois le délire : elle va inviter grâcieusement les résidents influents, et faire raquer les autres à leur insu, comme ça d'une pierre deux coups elle se fait du personnel et les habitués sont contents."


Je fais une moue écoeurée alors que l'ouvrière retourne à sa besogne. Nul doute que toute cette affaire va me tenir occupée, et donc à carreaux, d'autant que je n'ai pas su être des plus productives jusque là - si je ne veux pas me faire taper sur les doigts, il va falloir que j'assure. J'entr'ouvre la porte avec pudeur et communique dans l'interstice.

"Je vais vous accompagner aux bains, mais il faudra que je m'absente en suite. Ils ont besoin de bras pour les préparatifs."


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De peu, il a évité le sang sur ses mains et depuis elles sont recouvertes de craie. Craie et incantations, c’est ainsi qu’il crée de la magie. La terre et l’air, le calme du sol et l’agitation du vent dans le ciel ; ce sont des éléments qui lui sont aujourd’hui essentiels.


Alors que la jeune fille tenait une conversation dont Arren n'avait absolument pas connaissance, il inspecta sa chambre. Elle était de taille moyenne avec un lit futon double et une grande cheminée - celle-ci devait être connectée avec celles des étages du dessus et du dessous. Il se dirigea vers le balcon et observa la vue qui lui fit ouvrir les yeux en grand de stupeur. Il y a quelques minutes à peine, il était sur la passerelle et pouvait observer la belle forêt émeraude qui avait mis de jolies lumières dans les étoiles de Mao. Maintenant, il voyait de hautes falaises au loin et un précipice donnait sur la mer en dessous de lui. L’auberge devait utiliser des filtres magiques pour faire rêver ses clients ; autant la vue était jolie, autant le fait de ne pas savoir où il se trouvait réellement le dérangeait profondément. Il avait hâte de revenir de son bain pour voir si le paysage était le même et donc si le filtre était stable ou s' il s’écoulerait comme un diaporama d’images.

Il retira sa cape et remit ses manches en place pour ne pas dévoiler sa rune. Son petit sac de toile était toujours autour de sa ceinture, il ne comptait pas s’en détacher même pour les bains.
Il ouvrit tous les meubles de sa chambre pour en observer le contenu - ou la vacuité. Il repéra une cordelette contre un mur, elle devait actionner une clochette dans une salle pour qu’un domestique se libère et vienne répondre à ses besoins.
Quand Mao ouvrit la porte, il la rejoint et la suivit jusqu’au lieu dont il était question. Il jeta un œil à sa porte avant de la laisser pour en retenir le numéro. Alors qu’il se déplaçait dans les couloirs labyrinthique de l’auberge, il lui semblait que les allées faisaient des kilomètres et que les tournants le perdaient, il montait les escaliers et arrivait au rez-de-chaussée puis il en descendait certains et finissait à l’étage du dessus, rien n’avait de sens mais la jeune fille à ses côtés devait connaître les lieux par cœur et sa démarche, comme les expressions de son visage, était très professionnelle.

Il la remercia une fois arriver devant la salle qui lui était réservée pour la prochaine heure et ajouta :

“J’aurais d’ailleurs besoin de vêtements pour cet événement dont il est question - si j’ai bien compris. Est-il possible que vous me trouviez ça s’il vous plaît ?”

Il devait jouer le jeu pour se fondre dans la masse car il fallait qu’il sache à quoi ressemble la grande Yubaba et essayer de s’approprier un temps soit peu les lieux avant de tenter des opérations plus compliquées.

Après ça, il entra dans la pièce. Il y avait une petite clochette le long du mur et un présentoir pour entrer sa petite plaquette refourguée par Nabe qui lui servait de pass. Le lieu n’était pas très grand mais c'était un bain individuel ce qui l’arrangea énormément. Une fois la petite plaquette glissée dans le mécanisme, un jet d’eau s’alluma au niveau de l’un des plafonds de la salle et la baignoire aux allures de piscine commença à se remplir. Il en profita pour se déshabiller et laissa ses vêtements à portée de main du côté opposé de la seule entrée de cette pièce. Il avait d’ailleurs fermé la porte à l’aide d’un loquet mais sans doute que les employés de l’auberge devait posséder un moyen d’ouvrir de l’extérieur.

Quoi qu’il en soit, Arren se lava rapidement et profita de son heure pour dormir dans l’eau chaude. Il lui fallait reprendre des forces car sa rune ne lui tiendrait pas toute la soirée. Sa blessure à la tête n’était pas grave, sinon il aurait dû utiliser une rune plus puissante, il lui fallait seulement du repos.

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Mao
Je ne me rappelle plus mon âge, j'ai l'impression d'avoir vécu des millénaire tout en étant née hier. Je vis et travaille à l'auberge depuis toujours. Dans la vie, je suis en cuisines, aux bains, de corvée de ménage ou au service selon les jours et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je dois travailler tous les jours toute la journée et je le vis plutôt avec abnégation volontaire.

_ Comme tout le monde ici, je n'ai aucun souvenir de mon passé. Nous sommes tous là, semble-t-il depuis toujours et pour l'éternité.
_ Je suis parmis les plus anciens à travailler à l'auberge, et il semble que je ne vieillisse pas.


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Des vêtements un peu classieux, voilà qui ne sera pas mince affaire à dénicher. Et avec toute cette agitation de dernière minute, en subtiliser discrètement va demander de l'astuce. Mais soit. Le jeune homme a enquête a mener ici, son bijou sorcier l'en a intimé ainsi, et ce pourrait être une chance inouïe de laisser s'écrouler en dedans cette auberge fétide. Qui sait ce qui pourrait naître d'un simple élément perturbateur ?

Je me dérobe au client, abandonné à son bain, pour accéder à sa requête. Je prétexte une corvée de linge aux blanchisseries pour apprêter les jolies broderies et ouates épaisses des kotatsus cossus de la réception, afin d'espérer y trouver quelque apparat qui ferait l'affaire - pour les résidents de longue durée, nous proposons de laver le linge. L'auberge est vagabonde et héberge, ou piège, toutes sortes d'individus : nous sommes prompts à des décorations japonaises traditionnelles tout autant qu'équipés de tables plus hautes à l'occidentale. Il en va de même pour les vaisselles et porcelaines, tantôt de jade, tantôt de verre, et le tout est réparti dans des univers différents, dispatchés aux coins du bâtiment, dans un tour de passe-passe magique où toute immensité saurait plonger dans un dés à coudre. Myrifique oui, à condition d'y être client. Autrement, c'est surtout beaucoup d'escaliers - puisque les ascenseurs sont réservés à la clientèle.

Malgré moi, je suis contrainte d'abatttre du travail aux blanchisseries avant de pouvoir fouiller dans les effets personnels de la clientèle, gênée par une collègue paniquée de devoir repasser chacune des nappes et autres chemins de table. Elle parle trop et j'ai du mal à me concentrer, le dos labouré de courbatures alors que j'extirpe des machines les lourds tapis de grands jours - rouge carmin lazuré d'or pour certain, vert menthe aux liserets de soie rose pour d'autres, avec ou sans pompons décoratifs et détails de couture en velours. De grands artefacts, une fois mouillés lourds comme une responsabilité.

Je profite d'une évasion temporaire de ma comparse pour plonger (presque littéralement tant les filets sont hauts) dans les baquets propres de linge de clients de marque. Au hasard, j'en tire des poignées dont j'examine la taille à la hâte. Lorsque je tombe sur quelque chose qui pourrait convenir, je m'échappe sans sommation, et rejoint les bains à la hâte, le tout enroulé chaotiquement dans un large sac de toile. Je jette un oeil au roulement des aiguilles : voilà plus d'une heure que je me suis absentée, et je crains qu'on soit allé quérir d'Arren qu'il allonge l'argent d'un second bain pour pouvoir occuper encore la cabine. Alors que j'arrive, Lynn est à la porte - tandis que je suis généralement en réception ou aux cuisines, elle est toujours affectée aux bains, place que je ne lui envie guère. Elle me hèle, mains sur les hanches, caricaturale.

"Un nouveau, hein ? C'est comme ça que tu lui apprends le métier ? En le laissant se prélasser dans l'eau chaude ? Tu te ficherais pas un peu de moi par hasard ?
- C'est vrai je t'ai menti, dis-je tout bas. Lynn, ça te dépasse. Je ne te demande pas de t'en mêler, mais ... Ecoute, sa présence pourrait tout changer pour cet endroit, pour nous, ça se sent. C'est la magie qui l'a conduit ici et qui veut qu'il y reste. C'est pas rien ça, non ?
- Ca pourrait signifier n'importe quoi. En attendant tu prends des risques, qu'est-ce que tu fais, tu le couvres ?
- Si j'ai tout compris il fait un genre d'enquête. Alors oui je le couvre. Vivre éternellement ici, mourir en fuyant, ou mourir en tentant de rompre le sort de cet endroit de malheur, tu ferais quoi toi ?
- Comment ça, vivre éternellement ?
- Je ne vieillis pas, Lynn ! Tu es arrivée ici adolescente, tu approches la trentaine maintenant, et je n'ai pas pris une ride - tu comprends ? Pas même le temps ne me sortira du turbin. Je n'ai jamais eu l'intuition d'un changement avant l'arrivée de ce client, et qui sait combien de temps ça fait que je suis enfermée là. Alors que ça veuille dire quelque chose ou pas, je tente ma chance."


Elle soupire, tant de protestation que d'acquiescement, et repart comme si elle n'avait rien entendu ni vu - pas dans les bains, pas dans la chaufferie. Je lui en suis reconnaissante et soupire à mon tour, de soulagement. Je m'adresse à la porte fermée.

"Excusez-moi pour le temps que j'ai pris monsieur, j'ai vos vêtements, j'entre."

Yeux pudiquement rivés au sol, je referme derrière moi sans regard pour le jeune homme, et y dépose le linge extirpé du sac.

"C'est ce que j'ai trouvé de mieux, j'espère que ça conviendra. Je dois m'en retourner aux préparatifs, je ne vais plus pouvoir vous superviser. Mais chacun pourra vous guider ici. Pour les choses plus confidentielles (je murmure), rendez-vous ce soir. N'oubliez pas, tout se voit, tout s'entend ici, et vous risquez votre liberté si ce n'est votre vie."

Un instant. Je reprends, je me reprends.

"Pardon, je dépasse encore mes fonctions. Si vous voulez bien m'excuser."

Toujours sans regard, je m'en retourne à mon travail, invoquée aux cuisines.


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Arren
Tribu des Egao.
Il ne connaît pas sa quête mais tout ce qu’il sait, c’est qu’elle le mène ici, à cette auberge ambulante. Après ça, son apprentissage de sorcellerie sera terminé et il deviendra le magicien officiel de sa tribu.


De peu, il a évité le sang sur ses mains et depuis elles sont recouvertes de craie. Craie et incantations, c’est ainsi qu’il crée de la magie. La terre et l’air, le calme du sol et l’agitation du vent dans le ciel ; ce sont des éléments qui lui sont aujourd’hui essentiels.


L’heure du bain était passée et même si l’eau dans laquelle il baignait commençait à refroidir, elle était encore agréable et il aurait pu rester dedans mais évidemment, le temps c’est de l’argent et on ne le laissa pas en paix. La petite fille qu’il avait vu plus tôt dans la journée entra dans la pièce par une petite trappe dans un coin qu’il n’avait même pas remarqué. Son oreille n’était plus recouverte de sang mais on pouvait remarquer des morceaux de sang coagulé dans ses cheveux, la quantité était moindre mais ce n’était pas discret. Elle avait plusieurs plaquettes accrochées à la ceinture et s’approcha du bassin par le côté où Arren avait mis ses vêtements, il en fut mécontent mais ne dit rien, il resta seulement aux aguets. A une infime distance de lui, elle fit une révérence avec une souplesse admirable, au point que les cheveux sur le haut de son crâne touchèrent le sol.

-Bonjour, je m’appelle Nova. Voudriez-vous prolonger votre bain cher monsieur ?

Ses yeux étaient fixés sur le pendentif qu’Arren avait gardé autour du cou, elle ne le regardait même pas. Elle ne respectait en aucun cas sa pudeur mais ce n’était pas ce qui dérangeait le jeune homme. Les yeux malicieux de la petite fille restèrent posés sur son torse alors qu’elle contournait le bassin pour accéder à la machinerie et lui demander un deuxième bain alors que celui-ci n’avait pas répondu. Son regard le contrariait particulièrement : Nova n’avait plus rien à voir avec la fillette qui s’excusait auprès de cet ectoplasme lourdaud, elle renvoyait une image trop malsaine pour son âge. Désormais, il paraissait impossible à Arren qu’elle ait vraiment l’âge qu’elle renvoyait et il avait perdu toute sa compassion pour elle.

-Comment vous appelez-vous mon cher monsieur ? D’où venez-vous ?

De son bassin surgit depuis l'intérieur une eau savonneuse et chaude, ajoutée à la précédente dont la chaleur s’amoindrissait, c’était très agréable. Il lui aurait répondu à cet instant précis si des bulles ne l’avaient pas surpris en venant éclore à la surface de son bain. L’eau était parfumée et le bain s’annonçait des plus agréables mais il n’y restait que dans l’attente de Mao. L’eau du bain avait pris une teinte rosée qui l’interpella, et soudain il reconnut l’odeur : de la Valériane de Tashirojima. Il sortit de l’eau à une vitesse effrénée et se tourna vers Nova mais la petite avait disparu. Il se dirigea vers la machinerie qu’ils avaient tous les deux utilisée plus tôt et il fit se vider le bassin. La petite avait essayé de l’endormir. Heureusement, le plus débutant des magiciens a déjà des notions d’herbologie et cette tisane mettait du temps pour agir, il aurait dû reposer dans son bain une bonne demi-heure avant de somnoler et sans doute la persifleuse lui aurait dérobé son pendentif à ce moment-là.

Il vérifia ses vêtements mais tout était là, elle avait dû quitter les lieux dès qu’elle s’était sentie découverte et donc en danger. Mais il savait qui elle était et si Nova était son vrai nom, il aurait même pu la dénoncer. Pourtant il était persuadé que ce stratagème était commun dans l’auberge, d’ailleurs son attitude mielleuse lui faisait penser à celle de Nabe. Ils semblaient tous corrompus jusqu’au sang, leurs os devaient en être noir. Excepté Mao, il espérait tellement avoir au moins un allié dans ce bordel. Il était certain que s' il dénonçait Nova, ce n’est pas elle qui en pâtirait mais ce serait lui qui en ferait les frais. Il se dirigea vers la trappe qu’avait empruntée la jeune fille mais il n’y avait rien. C’était comme si elle avait pu ouvrir le mur et le refermer derrière elle. Pas une seule fente ne se remarquait, ni à l'œil nu ni au toucher. Il se rua vers ses affaires pour les avoir sous la main, de peur qu’elle n’ouvre un passage ailleurs et les lui subtilise. Il détestait cette impression d’être observé, de ne jamais être seul, et pourtant cette obsession grandissait et virerait probablement à la paranoïa. En bon enquêteur, il chercherait à savoir quelle pièce se trouvait derrière ce mur, mais son expérience de l’auberge lui montrait que ce ne serait pas forcément utile, les murs bougeaient, les pièces se déplaçaient, un éternel mouvement pourtant invisible. Il devait y avoir un système, un moyen de comprendre ces mouvements, sinon aucun des employés de l’auberge ne s’y retrouverait. Peut-être même était-ce un moyen de chambouler les clients et de les forcer à rester. Arren avait peur d’aller trop loin dans ses pensées, il était aussi fort probable que plusieurs des employés étaient corrompus mais que ce ne soit pas le cas de tout le système de l’auberge.

C’est là que Mao rentra dans la salle. Il avait ses vêtements en main et était complètement nu mais contrairement à Nova, celle-ci ne le dévisageait pas.

-C'est ce que j'ai trouvé de mieux, j'espère que ça conviendra. Je dois m'en retourner aux préparatifs, je ne vais plus pouvoir vous superviser. Mais chacun pourra vous guider ici. Pour les choses plus confidentielles, rendez-vous ce soir. N'oubliez pas, tout se voit, tout s'entend ici, et vous risquez votre liberté si ce n'est votre vie.


Il la remercia et attendit qu’elle se retourne pour récupérer les vêtements et les enfiler. Il eut un sourire amer à sa dernière phrase, s' il n’avait pas été magicien, il n’aurait sans doute pas été mort à l’heure qu’il est mais volé. Il est aussi fort probable que ça ne soit pas le cas, tout ça lui arrivait certainement à cause de ses attraits magiques.

-Pardon, je dépasse encore mes fonctions. Si vous voulez bien m'excuser.
-Ne vous excusez pas. Et je souhaiterais que vous me tutoyiez si vous le voulez bien.


Il avait du mal avec le fait de se faire vouvoyer, lui-même n’avait jamais vouvoyé personne et passait du “tu” au “vous” maladroitement lorsqu’il s’adressait à elle. Chez les Egao, même le prince et les anciens étaient tutoyés.

-A ce soir.

Il lui sourit alors qu’elle quittait déjà les lieux. Sans perdre un instant, il s’habilla et pris la peine de garder sur lui tout ce qui était important et mis le reste de ses habits en boule sous son bras. Il sortit ensuite et chercha un employé à qui demander où était sa chambre. Il indiqua son numéro et suivit la personne. Il avait indiqué assez fermement qu’il voulait y aller seul et qu’elle lui explique l’itinéraire mais elle refusa catégoriquement. Alors il la suivit et essaya de se repérer. L'ascenseur qu’ils empruntèrent les emmena vers le bas alors que la personne avec lui avait appuyé sur une touche représentant un des étages les plus hauts. Il remarqua tout de même un système de couleur. La touche était orange et tous les passages qu’il emprunta par la suite avait des signaux de cette même couleur. Il était loin de pouvoir comprendre toute la machinerie du lieu avec ces seules informations mais c’était un début.

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Mao
Je ne me rappelle plus mon âge, j'ai l'impression d'avoir vécu des millénaire tout en étant née hier. Je vis et travaille à l'auberge depuis toujours. Dans la vie, je suis en cuisines, aux bains, de corvée de ménage ou au service selon les jours et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je dois travailler tous les jours toute la journée et je le vis plutôt avec abnégation volontaire.

_ Comme tout le monde ici, je n'ai aucun souvenir de mon passé. Nous sommes tous là, semble-t-il depuis toujours et pour l'éternité.
_ Je suis parmis les plus anciens à travailler à l'auberge, et il semble que je ne vieillisse pas.


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Le tutoyer. Voilà des siècles - en ironisant ou non d'ailleurs - que je n'ai pas tutoyé un client. Une proximité interdite et qui jure avec le traitement que nous entretenons avec nos collègues, où nos humeurs mues par le labeur nous rendent grossiers et rustres. Comme si la hiérarchie n'était pas déjà suffisamment punitive, nous abandonnons nos relents virulents les uns aux autres, et tous en groupe nous subissons la désunion colérique de notre pourtant commune lombalgie. Grappiller un peu de repos en lambinant dans le dédale de l'auberge, un peu de confort par la délation, un peu de satisfaction à travers les messes basses et autres vils vols ou grosse prise pour la patronne. J'aimerais dire que je ne mange pas de ce pain là, mais je ne suis pas irréprochable. Fermer les yeux ne vaut pas mieux que participer, ou il arrive que la fin justifie les moyens, et alors je vends mon âme à l'auberge en l'échange d'un éphémère avantage - que l'on me retirera pour x raison, un lit mal fait un ou un client mécontent. Aujourd'hui je saisis ma chance de faire la différence.

Je quitte Arren car je sais que nous sommes surveillés. Lui pour sa magie. Moi parce que je suis trop fréquemment récalcitrante. Je m'attelle au travail pour le soir et comme souvent, je suis appelée aux cuisines - nous sommes informés de nos tâches par de petites entités tantôt volatiles, tantôt ectoplasmiques, toutes de formes diverses mais sans réelle identité qui véhiculent les ordres des contremaîtres dans les sinueux couloirs mouvants de l'établissement. Des créatures mystiques, aux sons caractéristiques et qui communiquent sans mots, comme si elles entraient dans notre esprit pour nous restituer la voix du chef d'équipe. Ici, c'est un genre de pair d'ailes bleutées scintillantes, pas plus grande que la paume de la main et sans corps en son centre, qui me cueille aux bains d'un cliquetis horloger et ne tarde pas à me sonner la voix de Nabe dans le crâne.

Le repas est pour le moins ambitieux, et se multiplie en palettes de saveurs pour toutes les bouches : à l'instar de la décoration, le menu se déclinera aux goûts des invités, pour le malheur ouvragé de nos petites mains affairées. Je tombe des nues, et aucune magie pour nous secourir, alors que les choses à faire s'allongent : du simple curry de riz aux sashimis de thon rouge en passant par le boeuf de Kobe snacké, la carte est immense, et l'horloge cruelle.

Dans le crissement des huiles, les timbales de l'inox, les bouffées brûlantes des flambées, le roucoulement des bouillons et le murmure fantomatique des gaz, notre petit troupe s'échine à produire le meilleur d'elle-même, par peur de la sanction davantage que par conscience professionnelle. L'odeur des crevettes en friture concurrence celle des kamameshis alors que tonnent les lames de couteau détaillant des légumes sur leurs planches - l'heure tourne implacablement, sonnant le glas de notre incapacité à produire ce qu'il faut dans les temps. Dans le saut d'une énième poêlée de udons façon teriyaki, les Têtes arrivent, envoyées de Yubaba en personne, rien à voir avec l'autorité des contre-maîtres. Elles rebondissent dans nos jambes, sans corps, brutes et sauvages, sont précipitées par la patronne comme un avertissement et une surveillance rapprochée. Les têtes diront qui lambine. Et celui ou celle qui n'assure pas le rendement sera changé en vaisselle, ou en pierre du jardin zen, ou en poutre du torii, qu'importe pourvu qu'il ou elle soit utile à l'établissement. Pire que la mort, l'ennui intersidéral et continu, prisonnier du temps et du passage, de l'attente neurasthénique d'un achèvement qui ne viendra pas - oui, ces trois têtes ridicules, muettes et impressionnables ont le don de foutre les chocottes.

Nous hâtons le rythme et les premiers plats sortent dans leurs présentations dantesques pour garnir les longues tables cossues du restaurant. C'est un sorcier de pacotille expédié par Yubaba, nourrie du compte-rendu des Têtes, qui doit nous venir en aide - et au vu de la facilité qu'il est d'accomplir la moindre corvée avec la magie, je comprends bien pourquoi l'établissement se rue sur les mages comme un crapaud sur des mouches. Je comprends en revanche bien moins pourquoi les mages déjà présents ne sont jamais affectés à des labeurs de seconde zone - par manque de temps, d'intérêt, ou de prestige ?  A l'heure convenue, tout est prêt, la clientèle est invitée par la patronne en personne à rejoindre la pièce principale - elle envoie à cette fin ses petites messagères immatérielles réunir qui peut y prétendre. Je cherche des yeux Arren : c'est sûr qu'il viendra, la mégère sait qu'un mage rôde, elle a peut-être même senti de qui il s'agissait, elle n'aurait pas manqué de le convier.

Et le voilà à portée de vue. Nos regards se croisent et je jurerais encore sentir sa bague me percer comme cette nuit ce rêve solaire, remuant mon poitrail comme une bouffée d'angoisse enthousiaste. Il y a quelque chose à faire de ce lieu avec lui, c'est certain. Je ne fais mine de rien, Yubaba traîne son ouïe dans tous les recoins de la pièce, et il semble également dans tous ceux de ma tête, alors que la vois m'observer du coin de ses yeux cauteleux à mesure que je me raidis d'anticipation.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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UNIVERS FÉTICHE : Wow que cette question est difficile
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Arren
Tribu des Egao.
Il ne connaît pas sa quête mais tout ce qu’il sait, c’est qu’elle le mène ici, à cette auberge ambulante. Après ça, son apprentissage de sorcellerie sera terminé et il deviendra le magicien officiel de sa tribu.


De peu, il a évité le sang sur ses mains et depuis elles sont recouvertes de craie. Craie et incantations, c’est ainsi qu’il crée de la magie. La terre et l’air, le calme du sol et l’agitation du vent dans le ciel ; ce sont des éléments qui lui sont aujourd’hui essentiels.


La pièce paraissait immense et elle resplendissait. Des tapis installés dans la journée aux tapisseries sur les murs, tout était coloré et lumineux. Ce lieu semblait réclamer les sourires et les faveurs des clients. Arren était assez impressionné de ce que la décoration apportait à un lieu. Il se sentait très loin de chez lui, tout était si différent ici. La dernière fête à laquelle il avait assisté était sa propre fête de départ, son frère la lui avait organisée bien que cela n’était pas la coutume. Cet événement n’avait rien à voir avec le banquet qui avait lieu sous ses yeux. Chez lui, son maître avait fait pousser des lianes le long des parois pour y faire éclore des fleurs immenses, bien plus grandes que si elles avaient poussé dans la nature. C’était la seule décoration qu’il y avait eu mais c’était magnifique et ces plantes de différentes espèces avaient apporté un doux parfum dans la pièce. Ici, il y avait des ornements à chaque coin ; chaque espace disponible était occupé par un apparat : une sculpture absurde mais élégante, une peinture, toutes sortes d’enjolivures et c’en était presque étouffant.

Le repas n’avait pas commencé car les invités arrivaient toujours par plusieurs couloirs et s’installaient. En attendant, beaucoup discutaient et se servaient de la nourriture. Il était impressionnant de voir le nombre de personnes qui n’étaient là que pour offrir les apéritifs. Toutes ces personnes étaient de petite taille ou même des enfants et tenaient une assiette pleine de victuailles en équilibre sur leur tête ou encore un plateau avec des coupes pleines d’un liquide doré, un vrai numéro de cirque. Cette façon d’utiliser le personnel comme de la figuration ou comme des objets le dérangeait fortement mais après tout, il n’avait pas grandi avec les mêmes coutumes. L’une de ces têtes porteuses n’était autre que la jeune Nova. Elle l’avait sûrement repéré au moment même où il était entré dans la pièce, de même que Nabe et Mao. Il sentait toutes les têtes tournées vers lui mais ce regard qu’il partagea avec cette dernière était le seul à le rassurer. Son apprentissage de la magie l’avait poussé à faire attention à la nature, à l’écouter, mais aussi à se rapprocher de ses propres instincts. Depuis son arrivée ici, il n’avait que des mauvais pressentiments sauf en ce qui concernait Mao et cela le soulageait autant que ça l’inquiétait car c’était déraisonné.

Il mourrait de faim mais ces plateaux flottants sous ses yeux ne l’inspiraient pas, il décida de s’installer et d’attendre le plat. Il fut surpris de voir que les places étaient nominatives, il en survola plusieurs, chaque nom était très différent, il appréciait de découvrir toutes ces sonorités. Un enfant s’approcha de lui et lui présenta un verre sans lui accorder un seul mot, quand Arren refusa, il lui montra sa place du doigt sans que celui-ci ne se soit présenté auparavant. Chaque instant de plus passé ici donnait raison à Mao, les employés l'avaient repéré. Il s’installa sans rien ajouter et attendit que “les festivités” commencent. Deux personnes s’installèrent de chaque côté de lui et une vieille dame s’avança au milieu de la salle. Elle était incroyablement grande mais difforme, sa tête constituait la plus grande proportion de son corps et son nez était plus large que ses deux bras réunis. Elle se présenta comme la grande Yubaba et entama un discours mielleux où elle présenta les clients comme ses propres enfants de qui elle s'évertuait de tout son possible à prendre soin et à rendre heureux. Il ne fit pas très attention au contenu, il l’observait. Elle dégageait un aura, ainsi il était sûr qu’elle pouvait elle aussi faire de la magie. Ce n’était pas très étonnant, il fallait bien que quelqu’un soit à l’origine de ce monstrueux château et de ses secrets labyrinthiques.
Tout au long de cette prise de parole, il sentait des vibrations sur sa poitrine. Il baissa la tête car il était évident que la bague qu’il avait mise en pendentif s’était remise à scintiller, il espérait que la lumière ne se voyait pas au travers de son haut. Au vu de la tournure des événements, c’est forcément Yubaba que celle-ci devait pointer, mais que devait-il faire ? La tuer ? Certainement pas. Mais alors ?
Il avait désormais l’impression que tous les regards convergeaient vers lui, mais ce n’était pas le cas. Sa parano revenait, tout le monde le regardait. Tout le monde le fixait et le regard le plus effrayant était celui de Yubaba avec ses yeux immenses et globuleux. C’est comme si elle ne parlait que pour lui désormais. Il n’osait pas bouger, de peur d’attirer davantage de regard. Il en avait plus qu’assez de se sentir observer à longueur de temps depuis son arrivée ici. Même lors de sa toilette, il n’avait pu être en paix. Il voulait maintenant quitter la pièce et trouver les appartements de la tenancière.


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Mao
Je ne me rappelle plus mon âge, j'ai l'impression d'avoir vécu des millénaire tout en étant née hier. Je vis et travaille à l'auberge depuis toujours. Dans la vie, je suis en cuisines, aux bains, de corvée de ménage ou au service selon les jours et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je dois travailler tous les jours toute la journée et je le vis plutôt avec abnégation volontaire.

_ Comme tout le monde ici, je n'ai aucun souvenir de mon passé. Nous sommes tous là, semble-t-il depuis toujours et pour l'éternité.
_ Je suis parmis les plus anciens à travailler à l'auberge, et il semble que je ne vieillisse pas.


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La réception est sous tension, et c'est un euphémisme. A croire que ce chambardement plus tôt dans la journée était le prétexte parfait pour cette fête improvisée afin que Yubaba puisse fermer le poing sur Arren. Si ce sont ses artefacts qui attirent les pies qui travaillent ici et lui tournent autour comme des hyènes sur un cadavre, la patronne sait bien repérer son pouvoir à lui, et doit déjà avoir dans un recoin de son énorme tête une idée de son affectation. Je suis piégée - moi aussi, on m'a à l'oeil. Le buffet continue à tourner entre les tables, sur les têtes de mes petites collègues (dont je n'ai jamais su si la petitesse était conjointe à leur espèce ou au fait qu'elles étaient des enfants), tandis que les plats commencent à sortir. On interpelle Arren qui, habilement, n'accepte rien de mes collègues - mais l'agitation de son équipement n'est pas pour aider à la discrétion. Il faut le faire sortir de là, avant que l'étau ne se referme sur lui, et qu'il ne devienne comme Haku.

Une idée me traverse l'esprit. Alors que je sers à sa table, je me penche vers son oreille - son voisin est une sorte de créature massive et grasse, dont je doute de la surdité mais en tous cas muette donc condamnée au secret.

"Vous devez partir d'ici, vous êtes entourés d'ennemis, peut-être même certains clients ..."

Je gagne du temps en faisant mine d'arroser sa viande de sauce.

"Je vais créer une ouverture. Partez, suivez les indices bleus, ils vous mèneront au bureau de Yubaba."

Je débarrasse les vers et assiettes vides de ses comparses de tables avant d'ajouter :

"Les indices bleus, et vous trouverez peut-être ce que vous cherchez."

S'il m'en est permis, je tenterai de le rejoindre. Le bureau est bien gardé, et je m'en remets à lui qui a prétendu savoir se défendre - les têtes, Haku qui y passe parfois, et tout ce qu'on ne sait pas dessus. Un enfant crie parfois d'un sanglot puissant et capricieux, qui fait trembler les trois étages au dessous de son niveau. Et surtout, on ne sait pas d'où Yubaba tient toute sa magie. Elle est brillante il est vrai, mais depuis les longues années que je travaille ici, je ne l'ai jamais vue faire démonstration d'un pouvoir suffisant pour mettre en place toute la mécanique de cet endroit. Décemment, il y a un mystère là-haut qui lui confère son pouvoir. Et la clef du sabotage de l'auberge est peut-être là. Je compte sur Arren pour nous libérer, ne serais-ce que par effet collatéral. Voilà tant de temps que je me fane alors que je sens que ce qu'il me manque, c'est la nature. La nature dense, riche, pas celle des jardins coquets. Celle que l'on voit depuis les escaliers extérieurs de la chaufferie, dans les recoins oubliés de l'établissement. Celle du vrai monde que l'on parcourt. Savourer mon soleil du matin aussi longtemps que je le voudrais, ne pas me précipiter pour éveiller les collègues et récurer les casseroles poisseuses. Survivre, ce n'est pas vivre, et ce travail me tue. Nous avons besoin d'Arren.

Je repère la table des plus hauts notaires résidents. Alors qu'une fille portant son plat passe, je laisse traîner mon pieds sur le chemin. Elle chute dans un ramdam incroyable et déverse quantité de mets brûlants sur le dignitaire qui se lève de son immense stature (c'est aussi une créature, un humanoïde à la tête énorme de poisson) pour lui hurler dessus. Naturellement, Yubaba s'empresse de régler le tir, et je décoche un clin d'oeil à Arren en signe de le voir déguerpir. Tout le monde regarde par ici et je suis presque sûre que personne ne l'a suivi, alors que je maintiens le rejet de la faute sur ma jeune collègue. Elle m'observe incrédule, effarée de mon comportement, et la culpabilité qui m'assaille tend à être mesurée par l'objectif qui me garde. Je ne sais pas quel traitement il lui sera réservé. Peut-être privée de pitance. Je n'aurai qu'à lui amener à manger, pour me pardonner.

Les remouds de la réception ne me laissent pas le temps de filer et je suis contrainte de nettoyer et arranger les choses avec notre client. Alors que l'enfer se calme, Yubaba remarque qu'Arren est parti, et demande à ce qu'on le trouve.

"Je sais où se trouvent ses appartements, je l'ai installé ce matin, voudriez-vous que ...
- Pas toi ... Aujourd'hui tu as fais ton lot de catastrophes, penses-tu que je sois stupide ?"


Je ne dis rien et on envoie Lynn et Nabe le quérir. Ma collègue et moi-même nous échangeons un regard soucieux. Peut-être qu'elle aussi souhaiterait qu'Arren soit celui qui démantèle notre bagne.


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