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 New world order | ft. Pyramid Rouge

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Houmous
Houmous
MESSAGES : 72
INSCRIPTION : 06/01/2019
RÉGION : Hauts de France
CRÉDITS : The warriors

UNIVERS FÉTICHE : Fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Cornelius
Fergusson

J'ai ?? ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant du véritable Père et je m'en sors avec passion. Sinon, grâce à ma chance, je suis Tremere et je le vis plutôt à merveille.

Informations supplémentaires ici.


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Cornelius s’éveilla à nouveau cette nuit face à une bougie éteinte. L’odeur du suif qui a depuis longtemps déjà refroidi se fait sentir dans la pièce mais il n’en a cure. Le vaste recueil qui se trouve face à lui ne se lira pas seul. Sous ses yeux, des notes par dizaines étalées sur son bureau surchargent son esprit alors qu’il quitte à peine la torpeur mais cela ne le dérange pas. L’inconfort dans lequel il a attendu de pouvoir à nouveau goutter à la « vie » fait ressortir sa vieille blessure. Là encore, cela ne l’atteint pas réellement. Non, la seule chose qui le chagrine et qui marque son esprit, sa chaire et son âme tout à la fois est la soif. Cela fait des jours qu’il n’a pas bu et qu’il a passé le plus clair de son temps à étudier fiévreusement pour le plus grand plaisir du maitre de sa chantrie. Cette même urgence, ce parfum de brûlure dans sa gorge qui le fait se sentir un naufragé abandonné sur une plage en plein soleil, c’est cela qui l’empêche de se concentrer et qui le fait lire cinq fois de suite les mêmes mots sans pouvoir leur trouver du sens : « Et Caïn, présidant à la cour d’albâtre et d’argent, vit, sans le vouloir, ses infants s’entredéchirer et l’étendue de sa malédiction qui était aussi la leur. Et alors, le souvenir de sa solitude et de la paix qui existait en elle le pousse à punir ses infants pour leurs péchés et pour le mensonge dans lequel ils se drapaient pour le cacher à son regard. »

Finissant dans un soupir par se lever enfin pour la première fois en près d’une semaine, il sent de violentes douleurs frapper son crâne. Il titube légèrement et se rattrape à son bureau pour ne pas simplement choir et laisser l’immonde monstre en lui le déposséder de ses droits envers son propre corps. Personne n’obtient un mot de lui alors qu’il quitte la chantrie et qu’il marche dans les rues en arborant une cape bleuâtre ornée de symboles ésotériques fins et discrets. Il met les pieds dehors et redécouvre à quel point les lieux sont sales et mal entretenus. Ce qui le préoccupe réellement se révèle enfin ou du moins brille par son absence. Il n’y a absolument pas de bétail dans les rues.

- Pourquoi punir votre humble serviteur d’une soif si grande, ô notre Père ?! Vers quoi dois-je tourner mes pas ? De qui dois-je me repaitre ? se repend-il alors.

Alors qu’il tombe à genoux, écrasé par la fée rouge et en passe de baisser les bras face à l’ennemi de sa pureté, les nuages dans le ciel s’écartent et la triste lune croquée rayonne. Il relève le regard en voyant sur les pavés le bleu pâle de sa robe et sent les larmes couler sur ses joues. Sa résolution a une fois de plus vacillé mais jamais il ne la laissera choir. Le chemin se montre à lui, au milieu du désert et lui fait voir où aller et exercer les enseignements qu’il a reçus. Il se relève, rempli de la gratitude et de la joie de se sentir porté par les bras de son seigneur. Il n’a qu’à se mettre en marche, posant son pied exactement à l’endroit où son guide lui dicte de le faire et il sait que tout se passera à merveille.

Alors qu’il approche, il lit le nom d’une enseigne où plusieurs personnes passent une soirée de péchés à boire, échanger des propos bas et à avoir ce besoin de forniquer ou d’étreindre sans le moindre sens, « The Leprechaun’s penny ». Un soupir de soulagement lui échappe en voyant que son chemin ne le mène pas là. Il n’aurait après tout pas compris pourquoi il le lui aurait demandé de venir s’adonner à des plaisirs dignes du bétail. Non, son chemin lui fait sentir de se rendre dans une ruelle sombre où deux jeunes damnés vivent une excitation intense à l’idée de s’adonner bientôt à une rage de sang et trahir tous les enseignements de Caïn. S’ils ne le savent pas encore, le frère Cornelius leur apprendra qu’il n’est pas de meilleur sens à la non-vie que celle qui suit la voie, la voie de la Vengeance du Père, celle qui pèse sur chacun d’entre eux…


- Lady, j’pense qu’vous z’êtes trompé d’endroit. C’pas un lieu pour les p’tits gens d’la haute ici ! Z’avez pas mieux à faire avec vos copains sang bleus ? Z’avez qu’ça à faire d’venir m’chercher, moi un Apatride ? Bon, écoute la miss, s’tu m’ramènes la canne du Prince d’la ville, j’t’aiderai mais sinon compte pas sur moi !

Il finit par roter un coup et retourne à sa beuverie dont il sait qu’il se délestera sous peu, ne pouvant de toutes manières pas la digérer. L’aspect du bonhomme est pitoyable. Il est affublé de tant et tant de poils sur la figure qu’on dirait presque que c’est un bouc. Il n’a rien d’un humain et son attitude est celle d’un homme qui ne la prend pas le moins du monde au sérieux. Cependant, il quitte cette façade en se relevant d’un seul coup et en haussant d’un sourcil.

- V’sentez ça, miss ? C’l’odeur d’la mort, la vraie… C’pas l’moment d’rester dans l’coin si j’peux vous conseiller… soupire-t-il, comme presque sobre d’un coup.

Une odeur dense de cendres et de sang se répand lentement dans les alentours, comme si un damné avait été défait aux alentours… Il se lève et tourne les talons avant de s’en aller, sans tituber le moins du monde.

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Valentina Paderetti
J'ai 25 ans et je vis à Londres, au Royaume Unis. Dans la vie, je suis bien malgré moi marionnette des vampires et je m'en sors comme je peux. Je ferais tout pour m'en détacher.. Sinon, grâce à ma fureur et mon courage, je suis intraitable et je le vis plutôt bien.

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Charlie Bowater

Plus elle détaillait son visage plus elle commençait à penser qu’il n’était non pas un vampire mais un loup garou pour avoir autant de poil sur la figure… Il était très particulier de remarquer la presque absence de toute parcelle de peau faciale visible. Passant cela son accent fit serrer des dents Valentina.  A cause de celui-ci il fallait un effort de compréhension supplémentaire… D’autant plus qu’évidemment comme on pouvait s’y attendre il se fichait ouvertement d’elle en lui proposant un défi fou. Soupirant les poings serrés sur la table elle balança sa pinte sur la table d’un alcoolique avant de se lever suivant sans le suivre le Gangrel. Elle avait bien pris note de sa demande. C’était fou, complètement fou d’essayer de voler une chose si intime que la canne du Prince. Prince qui la détestait déjà soit dit en passant...

Sans rien dire en se maîtrisant tant bien que mal, elle se rendit dehors, intriguée et sur ses gardes quant à l’odeur de roussi que seul le Gangrel avait sentit. Déduisant qu’ils devaient avoir un talent les reliant aux savoirs faire de la faune, elle tenta de sentir dans l’air en vain. Regardant autour d’elle, elle s’était décidée à tenter de trouver un arrangement avec le Gangrel, si elle ne réussissait pas Mikhaïl serait déçu et elle ne supportait pas cette idée au-delà du fait de très certainement mourir.

- Une stupide canne saurait vous convaincre ? Je n’y crois pas. Je suis à peux près certaine que vous avez la peur au bide qui souillerait même votre vêtement de dessous si votre colon fonctionnait encore…

Il souriait en la regardant en coin alors qu’elle croissait les bras. Voyant qu’elle n’était pas en position d’avoir le choix et qu’il ne semblait pas prêt à lui répondre quoi que ce soit, elle souffla du nez.

- Une canne…Et vous en feriez quoi très sincèrement, de cet objet utile que pour les papy branlant...?  

Se méprit- elle de la situation avant de s’avancer dans la ruelle sombre sur le coté du pub en grommelant se demandant déjà comment elle pourrait faire. La demande était si bête qu'elle en était difficile.Arrivant derrière le pub, elle aperçu une silhouette,  restant prudente pour le détailler un peu avant d’énoncer un seul mot. Puis, dans une interrogation fulgurante elle pensait avoir déjà vu ce visage quelque part. Plus elle s’avançait, plus elle pouvait remarquer que l’homme était pleins de sang. Plus aucun doute, un damné. Sortant les cartes de la poches intérieur de son long manteau discrètement, elle en tourna plusieurs avant de s’arrêter sur celle du vampire… Tremere… Arquant un sourcil elle rangea les cartes après avoir repris connaissance de son nom. "Cornélius Fergusson". Quel coïncidence étrange qu’il soit justement ici alors qu’elle le cherchait sans même savoir où… Devant un manque d’information flagrant elle maudit déjà le shérif l’ayant envoyé en mission suicide.

- Messire Fergusson ? c’est bien vous si mes yeux ne me trompent pas? Que vous arrive t-il je vous sent las... Besoin d'une chose ?  

Après tout peut-être était-ce un piège. Encrore. Restant vigilante, prête à déchaîner ses pouvoirs de sang elle n’avait pas pu sentir ni voir ce que le Gangrel avait décris. Celui-ci d'ailleurs dans un élan curieux alla voir puis laissa la jeune brujah aux cheveux d’argent se débrouiller, encore amusé de la situation. La mort ultime n’est rien d’autre qu’un grand départ en fumée pourquoi en être effrayé. Ne remarquant par vraiment les cendres au sol que le vent éparpillait elle restait à bonne distance de l’homme qu’elle pensait-être celui qu’elle devait rechercher.
C’est finalement dans un élan de courage qu’elle vint se montrer dans la lumière de la lune, le sentant plutôt tranquille. L’air froncé elle ravala sa salive imaginaire et décida de tenter une nouvelle approche. Avant qu’il ne réponde vraiment, elle le regardait dans les yeux essayant de déterminer ce qu’il pourrait souhaiter. L’ambiance était lourdement palpable. Si elle avait comprit une chose avec le Gangrel c’est que dans cette non-vie on à rien sans rien.

-  J’avoue que  le shérif par mon biais d’infante aurait bien besoin de votre personne, donc si nous pouvions trouver un terrain d’entente à caractère préférablement non violent cela serait un réel plaisir.  

Là, elle lui souriait. L'honnêteté, dans ce monde de rats quoi de mieux ? Voilà sa tactique. Les dés étaient lancés. Comment se montrerait-il face à elle ? Violent ? Calme ? Peut-importe, elle était prête à frapper, prête à affronter la mort ultime si les choses dérapait. Mais elle souhaitait faire les choses dans le calme.

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Cornelius
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Le Gangrel s’en était rapidement allé. Comme nombre de ses semblables, il ne souhaitait jamais avoir à faire avec un Tremere. De plus, la réputation de théologiste dévoyé de Cornelius lui avait toujours fait froid dans le dos. Personne n’avait réellement jamais compris qui il était ni quelles connaissances innommables il transportait avec lui. Déjà de son vivant, il s’était méfié des grandes figures d’autorité, car cette même qualité était accordée par des personnes tout aussi bien humaines. Comment avoir confiance en ceux qui pensent savoir mais se trompent ? Comment croire en ceux qui prêchent le partage mais se goinfrent ? Il n’avait jamais réellement réglé ce conflit avec son époque et n’avait pu qu’évoluer au travers des temps sans se permettre un mot sur le sujet. Nombre de ses semblables croyaient encore avec ferveur en la religion et se prenaient pour des preuves vivantes de la vérité de telles allégations.

Le jeune homme avait fait s’exercer la Vengeance du Père sur les dévoyés qui rôdaient aux alentours du pub. La lune, une fois de plus, ne l’avait pas mené au mauvais endroit. Elle avait montré la voie et lui avait fourni de quoi se nourrir pour pouvoir contempler la suite de l’héritage de son Seigneur. Lorsque la jeune femme arriva en vue de la ruelle, elle ne pouvait pas réellement l’observer correctement, sinon elle aurait vu la souillure qui l’accablait… Son sang s’était mélangé à ceux des pécheurs, il avait également perdu son œil droit et une main dans le combat qui s’était ensuivi. Ses vêtements s’étaient largement abimés durant la lutte, le laissant dans un état misérable. Cependant, ni la douleur ni la disgrâce de son apparence ne lui importaient…

Tout nimbé de la lumière naturelle, il se redressa et se retourna pour faire face à la jeune femme qui approchait doucement. Dans le même temps, le sang répandu aux alentours affluait dans sa direction et régénérait tout ce qu’il avait sacrifié de son corps dans de lents tourbillons brumeux d’hémoglobine dans la prévision d’une future bataille contre d’autres impis. Le soulagement de recouvrir ses capacités et de ne plus ressentir autant la Soif que lors de son départ ne furent rien face à la vision qui s’offrait à lui. En effet, comme auréolée par l’astre, sa chevelure comme véritable prolongement de son guide, la jeune femme s’adressait à lui. Il crut reconnaitre l’un des signes des temps qui sont relatés dans les livres très saints qu’il étudiait de son vivant. Elle était douce et avançait sans la moindre crainte, il le sentait. Le fait qu’elle connaisse son nom acheva de le convaincre, elle était certainement une Sainte et le guide qu’il suivit sans savoir jusqu’ici. Aussitôt, il tomba à nouveau à genoux.

- Ma dame,… Non ! Stupide Cornelius, fit-il en se frappant la tête comme pour retrouver l’esprit. Vous me voyez indigne de votre présence et de votre attention, très douce Seigneure ! Je ne suis qu’un étudiant qui cherche les véritables mots de notre Père au milieu de la marée de mensonge ! Si cette forme de votre divinité le souhaite, je ferai avec plaisir le sacrifice de ma nouvelle vie, le don de tous mes talents et l’étude de votre très grande sagesse ! Dites et j’exécuterai, je serai votre bras, votre épée. Nul ne vous atteindra car jamais je ne trouverai le repos à vos côtés, s’écria-t-il dans des sanglots remplis de vénération, écrasé par la vision qu’il avait reçu.

Pour marquer un peu plus sa demande de pouvoir la suivre comme la divinité qu’elle était à ses yeux, il s’inclina encore jusqu’à ce que son front vienne en contact des froids pavés humides du faubourg. Rien d’autre que celle qui lui faisait face n’avait d’importance désormais à ses yeux. La seule honte qui hantait sa poitrine et enserrait son cœur comme de son vivant était de ne pas avoir reconnu l’œuvre du divin quand il l’avait eu face à lui et d’avoir cru devoir lui faire face comme pour l’un des autres monstres hérétiques qui existaient en ce lieu et cet Âge. Là était sa seule faute à ses yeux et il savait qu’elle était déjà par beaucoup impardonnable.

Cachée sous le porche d’une maisonnée proche de là, une ombre observa les deux infants faire connaissance l’un avec l’autre d’une manière peu commune. Souriant légèrement, elle nota l’instant dans sa mémoire avec de nombreuses autres notes au sujet de celle qui cristallisait une bonne partie de l’attention de tous ces temps-ci. Cornelius aurait peut-être pu remarquer le fait qu’ils étaient observés s’il n’était pas en vénération absolue en cet instant et s’il avait développé d’autres disciplines que sa connaissance déjà pointue de la Thaumaturgie. L’ombre s’évanouit peu après…

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Valentina Paderetti
J'ai 25 ans et je vis à Londres, au Royaume Unis. Dans la vie, je suis bien malgré moi marionnette des vampires et je m'en sors comme je peux. Je ferais tout pour m'en détacher.. Sinon, grâce à ma fureur et mon courage, je suis intraitable et je le vis plutôt bien.

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Charlie Bowater

Prête a réagir sans être trop démonstrative, elle restait là dans la lumière au moins pour pouvoir retourner dans l’ombre en un pas au cas ou il décide de lui bondir dessus. Le voyant se retourner elle constata les dégâts qu’il avait dû subir quelque peu avant… Voyant le sang courir dans les rigoles de ciment alliant les vieilles dalles, elle se méfia plus et se demandait vers quels ennuis l’avait mené Mikhaïl. Qu'avez-t-il fait? Tuer certainement, mais pas de corps visible... Quelque part cela l’agaça, mais elle était si concentrée sur la situation présente afin de ne pas mourir qu’elle ne réfléchis pas plus que ça aux intentions de Mikhaïl. Qu'avez-t-il fait? Tuer certainement, mais pas de corps visible...Elle n’en avait pas vraiment une idée précise… Observant la scène de guérison d’un œil discrètement surpris et curieux elle restait ici face à lui sans peur. Après tout, elle aussi avait des talents se rappela t-elle avec insistance pour ne pas faillir.

Le silence était froid et presque dur, mais au moment où ses poings se mirent à se serrer par instinct, le jeune homme s’écroula au sol dans une posture de pardon, se confondant d’admiration pour la jeune femme nouvellement damnée. Plus que surprise, elle regarda autour d’elle sans rien voir et s’accorda à croire que oui, il lui parlait bien à elle. Tellement heureuse que quelqu’un ne lui donne pas de fil à retordre ce soir -du moins pour le moment- un large sourire satisfait se dessina sur sa bouche. Plus il parlait plus son sourire devenait emprunt de fragments pointillé de perversité. Il la prenait pour un fruit de l’ordre divin et même si elle ne savait pas pourquoi cela avait peu d’importance. Il avait une  force et un potentiel indéniable et il lui fallait à ses cotés, selon Mikhaïl. Restant bien fière dans son orbe de lumière, Valentina rentra dans le jeu -qui n’en était pas un pour lui- du jeune homme pâle aux yeux rougeoyant.

- Enfin, enfin je me vois recevoir l’adéquat comportement à mon égard. Fit- elle d’une voix clair et pleine de bienveillance. Je vous le dis Cornélius je le souhaite. Je souhaite que vous vous joignez à moi ainsi qu’à quelques autres fidèles de la Camarilla   pour défaire une ligne de menace du Sabbat.

Même s'il fallait avouer qu’un peu de "bon vouloir" à la suivre était enthousiasment, le comportement du jeune vampire était très particulier, à la limite du gênant. S’avançant doucement dans des pas doux elle se baissa pour prendre délicatement ses mains aux sols. C’est là qu’elle tourna la tête en sentant une présence étrange… Ne voyant rien de plus que les ténèbres des angles morts des lampadaires elle releva son adulateur.

- Je vous en prie, relevez vous face à moi. Votre bon vouloir face à mes souhaits vous vaudra toujours bien des congratulations et présents de connaissances.

Jamais au par avant elle n’avait tant usé de quelqu’un de la sorte et sans aimer cela, sa situation était bien trop fragile pour qu’elle puisse faire des manières dans ses façons d’obtenir ce qu’on lui demande. Ce soir-là elle comprit qu’elle devrait faire preuve d’inventivité et de génie pour obtenir le temps de devenir plus puissante. La mission était ardue mais cet événement favorisant lui redonna bien du courage. Et dieu sait qu’il lui en faudrait pour obtenir la demande du Gangrel. Regardant le jeune homme nouvellement recruté elle voulu lui demander ce premier service un instant. Néanmoins, sa façon d’être et de penser loin de la réalité dure et toute voisine de la connaissance ésotérique pure donnait lieu à une sorte de folie moindre à laquelle elle préférait se frotter avec parcimonie.


- J’ai une affaire urgente à régler avant la fin de la nuit, voudriez-vous bien vous rendre à l’hôtel Halorbrok’s, dans ces couloirs délabrés, afin de trouver… un certain... Elle observa la carte de l'individu discrètement en fouillant dans la poche intérieure de son manteau. - Jebediah Long, un Nosferatu. Plus vite nous le trouverons plus vite notre mission avancera plus vite je pourrais me satisfaire de notre réussite. Puis-je compter sur vous cher Cornélius Fergusson ?

Fit-elle, face à lui l’air très sérieux presque militaire , le port de tête et le corps droits tenus comme par des fils logeant dans le ciel. Face à sa réponse elle y répondit avec politesse, le saluant respectueusement avant de regarder la lune pour comprendre l’heure qu’il était, il lui restait peu de temps avant que le maudit jour se lève. Dans un pas assuré et rapide tapis dans l’ombre des rues elle réussi à rejoindre l’Elysium autour duquel plusieurs goules rôdait. Demandant à certaines des renseignements, elle dû se montrer persuasive pour obtenir l’information d’où le Prince de la ville était consultable hors de l’Elysium. S’y rendant aussi vite qu’elle le pouvait, elle y entra tout naturellement et dans une ignorance involontaire pleine d’assurance elle n’était pas passée par la bonne porte et se fit bien vite arrêter par une goule des forces de gardes du lieu.  

-Mademoiselle ! Je regrette mais vous ne pouvez pas passer par ici pour voir le Prince, vous devez vous présenter à l’office, avant, je vais devoir vous demander de partir.

Le regard noir, elle le toisa et insista pour créer un malaise. Naturellement, la goule reprit une posture plus soumise.

- Si je suis ici ce sont pour des affaires que vous n’imaginez même pas alors je vous prierez de me laisser passer où je le souhaite pour voir le bon Prince de Londres.

Insistant de présence, l’homme se recula, l’air compréhensif.

-Je vois, je vois tout a fait pardonnez moi. Rappelez moi votre nom afin que moi ou mes collègues ne fassions plus l’erreur...

- Valentina Paderetti. Jeune infante du shérif de la ville. Que je n’ai plus à être empoisonnée par votre méfiance bien que j’admire votre dévotion à la protection du Prince. Merci.

Fit-elle tout en politesse avant qu’on lui montre la direction à prendre. Une fois seule elle souffla, un sourire en coin fière de ses approches réussi, seulement le plus dur arrivait. À la porte une goule s’y tenait droite comme un piquet, prête à introduire n’importe qui ayant passé la sécurité. Lorsqu’elle s’avança elle se présenta à la goule ainsi que son motif et celui-ci la fit entrer dans un lieu aussi spectaculairement beau -voir bien plus que l’habitation du shérif-. Le prince royalement assis la regardait alors qu'elle s’avançait doucement, pleine de respect. Dans un salut respectueux, elle balaya la salle du regard afin de trouver l’objet de la demande du Gangrel.

- Mes salutations respectueuses cher Prince. Je me vois navrée de venir ainsi à l’improviste. Seulement, toute pleine de vigueur de la nuit je me sens si reconnaissante de mon jugement que j’aimerais au plus vite commencer à pouvoir offrir mes services à la Camarilla. Alors, je viens à votre écoute prendre connaissance de ma première mission officielle délivrée par nulle autre que votre magnifique voix.

Un sourire respectueux et charmant accompagnait ses mots d’un excès de zèle remarquable.



Cornelius Fergusson:
 
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Le Prince était un homme occupé depuis qu’il avait pu accéder à ce statut. Chaque jour était fait de doléances, de griefs à faire valoir qu’il devait arbitrer aussi adroitement que possible, de manipulations des foules dont il devait se rendre coupable s’il voulait sa tête sur ses épaules. Malgré le fait qu’il était mort et que son corps ne bougeait plus d’un cil, on ne pouvait s’empêcher de penser que sa calvitie et ses cheveux blancs n’étaient pas sans lien avec tout le stress qu’il emmagasinait depuis maintenant plus d’une quarantaine d’années. Du fait de son statut noble, son apparence était toujours soignée et il était formellement interdit à quiconque de venir le voir avant plus d’une demi-heure après le coucher du soleil, lorsqu’il avait enfin fini de s’apprêter parfaitement. Cette nuit ne faisait pas exception, aussi Valentina était-elle la première à pouvoir accéder à l’office dans lequel il recevait. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il entendit qu’elle était là pour lui offrir sa servitude !

- Valentina, ma chère petite, vous me voyez flatté de votre présence et de votre sollicitude. Enfin, la jeune génération ne s’avère pas si tordue que les précédentes ! Avec de jeunes gens travailleurs tels que vous, notre belle ville ne peut qu’encore fleurir plus fort ! Ah… C’est merveilleux, sourit-il, visiblement apaisé. Néanmoins, je n’ai pas réellement de besogne à vous confier à l’heure actuelle. Je veux que vous continuiez à agir avec hardiesse en faveur de votre maitre, que vous suiviez votre chemin en respectant toujours avec forces scrupules les traditions qui sont les nôtres. N’oubliez jamais de prendre soin à couvrir vos arrières, on ne peut jamais savoir d’où viendra le prochain mécréant enhardi par notre complaisance ! Les seules choses que je puisse vous demander, mais ne prenez pas les mots que je vais prononcer comme une quête divine, c’est d’essayer de comprendre qui peut bien être votre sire et de garder l’œil ouvert pour dénicher les traitres et les comploteurs.

Le Prince se tourna vers sa fenêtre tranquillement. Il avait une totale confiance en sa capacité à remarquer le moindre de ses mouvements rien qu’aux sons de ses vêtements. Il se comportait d’une manière analogue à celles du shérif Mikhail. Il hésitait alors à parler à la jeune fille de ses doutes sur la loyauté de son bras droit, craignant qu’elle ne révèle son avis sur la question à l’intéressé. Malgré tout, cela restait l’une des meilleures options pour lui afin qu’il puisse en avoir le cœur net et prendre les mesures nécessaires.

- Peut-être, ma chère, sauriez-vous quels sont les projets de votre maitre pour cette ville ? Je suis certain que quelqu’un de si investi que lui aurait l’esprit qui regorge d’idées, de remarques pour poursuivre son développement. Nous sommes dans la capitale du monde alors qui ne voudrait pas y projeter ses plus grands rêves ? C’est d’ailleurs amusant que j’aborde ce sujet parce que je n’ai pas encore fini de mettre en place mes futurs projets… Que diriez-vous, vous qui étiez encore parmi le bétail il y a peu, d’une vaste exposition qui verrait se présenter les plus grands artisans du monde y présenter leurs plus beaux chef d’œuvre ? Où se bousculeraient les animaux les plus exotiques de l’Empire Colonial ? Cela ne serait-il pas épatant que Londres accueille autre chose que de la marmaille sale, des veuves émaciées et des travailleurs alcooliques tous en proie à la famine et à la maladie à la fois… Tous les yeux sont tournés vers nous en tous cas, sachez-le et soyez digne, comme chacun, de l’honneur que cela représente.

Il eut alors un soupir et resta malgré tout à observer le calme nocturne sur la grande ville. Personne ne mouftait désormais, surtout dans ce quartier, très riche, de Westminster. Les bonnes gens étaient soit absents, partis rejoindre de la famille ou se terrer dans des possessions campagnardes, soit bien cloitrés chez eux, à l’abri de murs épais de pierre. Tout ceci était inadmissible. Absolument inadmissible. La lassitude le guetterait bientôt si rien ne bougeait à nouveau sous peu.


Cornelius avait reçu avec attention les ordres de sa nouvelle maitresse divine. Elle était une élue de leur Père à tous et cela suffisait à le convaincre que tout ce qu’elle pouvait exiger de lui était juste et servait une cause bien plus grande. Ainsi, si elle l’avait fait se diriger vers le fameux hôtel abandonné, ce n’était certainement pas anodin. Le théologien ne le savait pas mais ce lieu avait été le théâtre de bien des tragédies allant de l’assassinat de chef de gang de Bristol au réseau de prêteur d’enfants à des usines ou des mendiants. Ce lieu, devenu si mal famé au fil du temps finit par être rattrapé par son époque et fuma en moins de temps qu’il n’en fallut pour s’en rendre compte. L’impressionnant incendie qui le réduit en grand lieu de délabrement brillait encore dans les mémoires des habitants des alentours tant il fut difficile de contenir les dégâts à ce seul hôtel. Ce n’était aujourd’hui guère plus qu’un lieu de perdition où les âmes en peine finissaient par atterrir, toujours sous une bruine glauque.

Sortant du dédale des ruelles de la cité, Cornelius arriva en vue de l’immense ouvrage en ruines. De là où il était, il put observer la présence de misérables dévoyés. Ceux-ci trouvaient refuge sous des pans de mur qui souvent craquaient, rappelant à chacun l’inexorable poids du temps et l’aura malveillante de l’infâme auberge honoraire. Cela ne fit en rien frémir celui qui suivait la voie et la voix de son plus illustre ancêtre. Il se mit à poser le pied sur l’herbe mouillée et traversa les parterres déplumés pour approcher au plus vite du bâtiment. Dès lors que les mendiants le remarquèrent, ils se prévinrent les uns, les autres et s’enfuirent sans demander leur reste mais avec un calme qui trahissait l’habitude de l’événement.

Le premier pied posé sur le palier informel qu’était un corridor éventré, un rire monta des entrailles du dédale ténébreux, comme une promesse de mort. Ainsi, il se retourna pour demander conseil à la lune. Les rayons de celle-ci lui parurent l’éblouir violemment, aussi mit-il un pied en arrière pour éviter de perdre l’équilibre. Lorsqu’il rouvrit les yeux, la lune n’était plus visible. Il eut un léger sourire et adressa un remerciement silencieux à sa merveilleuse guide de toujours. Sans le moindre doute, il commença à s’engager dans le reste du bâtiment qui tenait encore debout. Il crut voir du coin de l’œil plus d’une fois que quelque chose bougeait. Lorsqu’il regardait, il ne voyait rien d’autre que les ténèbres d’un autre couloir. Un rire se fit à nouveau, derrière lui, comme le pouffement farceur d’un enfant qui prépare une farce et ne peut s’empêcher d’imaginer le résultat.

- Cette manière de se cacher, toujours insaisissable, ne peut être que celle d’un des infants d’Absimillard, l’abominable progéniture. Souhaites-tu hanter ces couloirs encore longtemps sans mot dire ? s’enquit le jeune chercheur.
- Eh eh eh… Tu n’aurais pas dû venir dans mon repaire pour me chasser, Tremere… Tu es rentré dans mon nid comme si de rien n’était et sans cacher la moindre de tes envies de sang. Je me demande : quel membre devrais-je t’arracher en premier ?
- La violence de ton propos m’oblige à faire usage des pouvoirs que mon Guide m’a confié, déclara sans la moindre violence le jeune homme.
« Tels furent les mots de Caïn lorsqu’Il retrouva atteint dans leur existence même Enoch, Irad et Zillah, ses premiers infants, ceux-là même qu’Il avait créé en premier et qui étaient exempts de toute malédiction.
Alors que dans des sanglots, des perles sanguines roulaient sur Ses joues, Il serra à Lui Zillah, la plus jeune et la plus douce des trois.
Alors Il s’écria :
« Puisque ta vengeance a brisé Zillah, tes infants et toi-même porterez les marques des sévices qu’elle subit à tes mains, Nosferatu ! Et l’esprit, qui fait la fierté des enfants de Malkav, vivra sa douleur ! ».
Ainsi, le corps du matricide se déforma violemment comme s’il avait été écrasé par un rocher, rendant son aspect affreux.
Et ses enfants se déformèrent à leur tour.
Et les enfants de ses enfants vécurent enfin les affres de cette malédiction vengeresse du premier Père pour que tous puissent observer l’ignominie de leur héritage ancestral. »
déclama-t-il dans un ton impérieux et puissant, sans flancher.

A mesure que le jeune prêtre déclamait ses vers antiques, le damné avait commencé à ramper, écrasé par la violence des sensations que lui procuraient le psaume. Arrivant tant bien que mal à venir jusqu’à ses pieds pour le supplier d’arrêter, le Nosferatu connu comme Jebediah Long lui saisit la cheville.

- Je t’en supplie, cesse ! Cette affreuse misère que tu m’infliges n’est pas chrétienne ! Je ne t’ai rien fait, c’est toi qui est venu à moi avec une aura mauvaise !
- Je suis venu à toi avec la ferme volonté de te mener à la maitresse de lumière. Tu avais l’aspect de quelqu’un qui espère du mal et je t’ai châtié comme Caïn attend que nous le soyons pour les fautes de nos ancêtres. Cette vanité et cette fierté violente qui étaient les tiennes, j’attends de toi que tu t’en repentes et que tu serves avec joie et honneur notre seigneur et guide, expliqua-t-il en s’accroupissant, les yeux pleurant des larmes de sang.
- Je ne comp-
- Chut… dit-il en posant une main sur sa bouche. Suis-moi et ne te montre plus déraisonnable car je n’aurai pas la pitié de m’arrêter avant le dernier vers si tu outrages la Dame.

Il l’aida à se relever et le mena avec lui jusqu’à l’extérieur du bâtiment, à l’arrière de celui-ci. Là, il s’assit calmement, sous la pluie, à l’endroit même qui lui avait été indiqué et fit signe à l’autre damné de venir faire de même sans laisser la moindre place à une contestation. Le lépreux s’exécuta, malgré une incompréhension manifeste.

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Valentina Paderetti
J'ai 25 ans et je vis à Londres, au Royaume Unis. Dans la vie, je suis bien malgré moi marionnette des vampires et je m'en sors comme je peux. Je ferais tout pour m'en détacher.. Sinon, grâce à ma fureur et mon courage, je suis intraitable et je le vis plutôt bien.

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Charlie Bowater

Que de compliment lui était fait qu’elle ne lâchait plus son sourire franc quoi qu’un peu faux. Restant bien à sa place en plein milieu de la pièce, elle ne bougeait pas les mains jointes au-devant de son corps, bien visible témoignant de sa venue uniquement amicale et aucunement menaçante. Le sourire collé à ses lèvres elle le suivait du regard et se sentait bien déshonorée, car il ne la regardait même pas dans les yeux. Cependant, il semblait plus que compréhensif et malheureusement il n’avait rien à lui donner comme mission, du moins qu’il disait… Car la fin de sa grande parole donnait déjà quelques buts à suivre.

- Je suis flattée que vous remarquiez mes bons efforts à souhaiter servir la Camarilla du mieux possible. Et évidemment, je suivrais vos généreux conseils et soyez tranquille, je commence à bien comprendre comment fonctionne cette communauté grâce à mon bien aimé sire, donc je ne briserais pas la mascarade. En ce qui concerne mon sire et les comploteurs,  je mène ma propre enquête et soyez sûre que je vous tiendrais informé.

C’est là que les choses se corsais un peu. Et une nouvelle demande tout à fait discrète et adroitement  camouflée faisait surface à la conversation… Toute en réflexion,Valentina comprit rapidement que cette demande serait la clé de tous ses succès. Le Prince était un homme qui semblait aimer fortement les arts et la vie mortel si bien qu’elle pensa qu’il pouvait être un Toréador  en repensant aux paroles du jeune Ventrue Aaron Smith. Cela l’aida à trouver une idée en or pour obtenir la folle demande du Gangrel Harting. Dans tous les cas, même s'il ne l’était pas c’était un homme habitué de la richesses et des privilèges. Son apparence soignée en disait assez : il aimait être moderne. Il était temps de mettre en place  les choses.  A voir si cela marchait, mais elle était culottée et ce n’était pas en devenant immortelle que cela allait changer.

- Si je comprends bien, vous souhaitez que j’espionne mon propre sire et donc que je trahisse la confiance en construction  de celui-ci ?  

C’était évident, mais elle aimait mettre les pieds dans le plat pour que les choses soient bien claires.

-  En ce qui concerne votre idée de dynamisation de la ville, je trouve qu’ouvrir notre curiosité sur l’artisanat étranger est un très bon moyen d’animer la ville tout en offrant un élan de nouveauté et de modernité. C’est tout à fait bien visé, de plus cela attirait une clientèle autre que pauvreté ambulante sur le domaine anglais.

A vrai dire ses plans lui importaient peu, même si elle les trouvait plutôt intéressant en soi. Son visage n’y faisait rien paraître dans tous les cas et elle tentait un maximum de garder son sang froid, car allait commencer des négociations osées et peut-être musclée. Même si elle ne savait pas vraiment de quel côté se planquer, entre le shérif ou le prince, elle se disait que l’un comme l’autre était dangereux et pour l’instant elle n’avait aucune idée du quel pourrait lui permettre le mieux d’obtenir la liberté qu’elle souhaite. Alors, pour l’instant elle préférait rester dans une certaine ligne de neutralité.

- Pour en revenir a votre demande, sans dire  qu’il s’agit d’une demande absente de sanité , elle est tout simplement prévisible et le shérif est un homme intelligent, vous le savez puis-ce que vous voudriez le garder sous surveillance. Alors il est certain qu’il comprendra. Il n’y a que le doute et la peur d’une trahision pour vous pousser à me demander une telle chose. Tout cela pour dire que c’est une mission bien suicidaire que vous me demandez d’exercer là… Et… sans dire qu’il m’est impossible de le faire, dans les faits je suis jeune et je n’ai aucune influence alors à peine je vous dirais: "oui", qu’en sortant je me ferais certainement couper la tête pour trahison à mon sire par un sbire qui doit déjà me surveiller sans même que je ne l’ai remarqué.  Enfin, cela c’est ma théorie, mais je ne pense pas qu’elle soit infondée.

Faisant une pause elle ne le lâchait pas des yeux et tentait de retenir son stress, puis après réflexion, elle aurait dû mourir réellement la veille alors mourir maintenant n’était pas si grave. Du moins, elle serait morte avec ses valeurs s'il décidait de lui refuser la demande qu’elle allait formuler en la tuant de façon immédiate et ultime.

- Par conséquent je vais devoir vous demander une sorte d’assurance qu’en faisant ce que vous me demandez je ne mourrais pas. Si vous refusez,  vous pourrez me donner la mort  sans  que je n’ai peur de vous regarder en face me la donner. Je serais morte avec mes valeurs sans être le dindon de la farce de personne.  Car quitte a mourir, autant mourir en n’ayant été abusée de personne. Et vous vous retrouverez face à la peur d’une trahison, mais même si vous pouvez me remplacer, cela prendra du temps et vous en avez peu.  Ma posture de nouveau né est suffisamment mauvaise et je commence à comprendre le jeu politique de cette vie de damnation alors je ne peux pas faire l’erreur de vous dire oui sans cette contre partie respectable de protection de survie que je vous demande. Si je puis vous conseiller, donnez les responsabilités mortelles de cette surveillance à quelqu’un d’autre et faite en sorte qu’il finisse par l’apprendre ? Ou bien laissez-moi un garde du corps de classe A que sais-je...  Vous l’avez dit vous-même, il faut que je couvre mes arrières… Qui mieux que vous pourriez m’offrir cela en échange du même bien.  

C’était tout ou rien. Et elle espérait qu’il prenne tout. Bonne observatrice, elle avait cultivé son intelligence ou du moins essayé en restant au monastère. Soit les choses fonctionneraient soit elle mourrait pour cette offense. Pour bien finir elle ajouta.


- Oh, et avant que je n’oublie, je suis vraiment navrée de voir qu’un homme moderne tel que vous  possède une canne si peu dans l’ère du temps. Ayant des proches dans l’artisanat du bijou je pourrais, pour que vous me pardonniez cette demande osée vous faire faire une canne bien plus précieuse et moderne à votre image. Vous n’auriez qu’à me donner celle-ci comme modèle, qu’en dites-vous ?  Je pourrais me charger de cela dans une trêve marquant l’attente de votre réponse si vous vous voyez hésiter sur votre choix.

Le tout était joué. Qu’allait-il pouvoir advenir de tout son bon baratin de négociatrice ? Serait-elle récompensée ? Ou punie ?
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Houmous
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Cornelius
Fergusson

J'ai ?? ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant du véritable Père et je m'en sors avec passion. Sinon, grâce à ma chance, je suis Tremere et je le vis plutôt à merveille.

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Alors qu’elle commençait son exposé et qu’elle prenait longuement la parole, le Prince se retourna pour mieux l’écouter et la regarder, médusé. Elle avait effectivement fort bien compris comment les choses se faisaient au sein du peuple de la nuit et elle n’avait malgré tout pas peur de se mettre en scène... et en danger… Ce n’était pas étonnant mais elle avait déjà à peu de choses près toutes les clés pour réussir à agir en son âme et conscience tout en sauvegardant l’ensemble de ses intérêts. Il eut finalement un grand sourire et commença à rire lorsqu’elle acheva son monologue avec un air d’ultimatum.

- Vous êtes vraiment la digne infante de votre Sire ! J’ai l’impression de revoir Mikhail à votre place en train de commencer à se rendre indispensable alors qu’il venait me demander quelque chose initialement… Je me rappelle qu’il est arrivé à ma cour un beau jour et qu’il demanda une audience avec moi sous les plus brefs délais, comme un messager d’Hardestadt. Il était arrivé en guenilles mais avec un magnifique sabre arabique à la ceinture ! Son visage dur et fier alors qu’il allait presque séant à l’air m’avait beaucoup amusé et ses paroles m’avaient envouté, raconta-t-il en marquant une pause. Allez, vous m’avez tout de même l’air plus digne de confiance que la majorité des forçats avec lesquels j’ai l’habitude de converser, surtout en ce moment, alors pourquoi pas ! Prenez ma canne, faites-en un feu pour amuser vos comparses nouveau-nés ou une arme dissimulée pour égorger des filles de joie dans les rues si cela vous chante, peu m’importe.

Finissant par concéder de s’asseoir, il continua à sourire, visiblement empreint de souvenirs, et nettoya soigneusement ses petites lunettes. Le chiffon de soie fine qu’il maniait avec dextérité valait certainement plus d’un an de revenu de l’ouvrier moyen. C’était un peu cela également d’être un damné… Alors qu’il en avait fini, il les remit sur son nez et les ajusta sans précipitation.

- Je ne vous connais pas encore Valentina mais j’aime bien votre manière de jouer franc jeu. Ca a quelque chose de rafraichissant dans ce monde de faux semblants. Si jamais vous changez d’avis et souhaitez vous allier à moi, ma porte vous sera toujours ouverte. Toutefois, n’oubliez pas que vous me devez un service, jeune fille. Je ne l’oublierai pas en tous cas, fit-il dans un sourire qui montrait toute sa férocité en affaires. Allez, amusez-vous bien, mon enfant. La nuit est pleine d’opportunités et de plaisirs !

Il ne prit pas la peine de la raccompagner jusqu’à la porte de son cabinet et attendit simplement l’arrivée du prochain souteneur de doléances. Celui-ci était un grand homme brun aux yeux rouges, affublé d’une barbe légère. Ses cheveux lui tombaient négligemment jusqu’en dessous des épaules, celles-ci étant d’ailleurs couvertes d’un coriace manteau de cuir Inverness rouge sang. Lorsqu’il croisa la petite Valentina, un léger sourire s’anima sur son visage mais il ne s’arrêta pas pour lui parler pour autant. Avant même qu’elle n’ait le temps de venir à sa rencontre, il s’en alla parler au prince en claquant derrière lui la double porte de chêne gravé.

Ne faisant qu’un avec l’une des ombres du couloir, non loin de la porte, le Limier du Shérif observa l’ensemble des différentes rencontres d’un air amusé. Il se dit, passé un certain point, qu’il avait hâte de voir comment Mikhail allait s’en sortir face à l’ensemble de ces menaces qui s’accumulaient au fur et à mesure. Il avait ce sourire satisfait de voir approcher à grands pas sa libération totale du joug de damnés inférieurs et stupides. Il voyait d’avance le, d’habitude si froid et hautain, Mikhail Vasili en train de le supplier à genoux pour obtenir son aide. Il savait que face à de grandes difficultés, ses chaines ne prendraient pas longtemps avant de tomber au sol. Une fois qu’il serait en mesure d’agir, il reprendrait le massacre abominable qu’il avait laissé en suspens alors qu’il avait été fait prisonnier bien des siècles auparavant. Si pris qu’il était dans ses pensées, il n’écouta que distraitement la conversation qui se déroulait juste à quelques pas de lui.


Cela faisait maintenant plus d’une heure que Cornelius attendait, assis face au terrain vague par lequel quiconque pouvait arriver. Jebediah Long avait d’ailleurs eu plusieurs fois la mauvaise idée de vouloir déclencher ses pouvoirs d’Occultation pour s’esquiver en toute discrétion mais jusque-là, c’était sans succès qu’il s’était entêté. Ayant parfois entendu parler du livre de Nod essentiellement sur son concept, il comprit que cette douloureuse rencontre avait à voir avec ses textes. Cela lui donna largement de quoi réfléchir pendant le temps d’attente : Les vampires antiques existaient-ils donc ? L’ensemble du monde damné avançait-il vers la fin des temps, la Géhenne ? La foi d’un vampire pouvait-elle avoir un réel pouvoir ? Toutes ces questions et cette situation lui faisaient comprendre qu’il avait peut-être mal compris ce contre quoi on l’avait mis en garde, bien des années auparavant.

Il fut sorti de son questionnement lorsqu’il entendit son mystérieux agresseur se relever de tout son long d’un coup alors qu’un goéland survolait le terrain vague à faible altitude. Il entendit les gants de cuir du prêtre crisser sous la pression. Sa colère semblait forte mais pas à l’encontre de l’animal. Elle semblait plutôt dirigée contre une silhouette qui se dessinait au loin, dans la brume du petit matin. C’était une silhouette féminine, mais apparemment, ce n’était pas la bonne personne de son point de vue. Jebediah se prit à espérer que ce ne soit pas l’un des membres de son troupeau qui reviendrait trop tôt du fait du calme sur son fief, ignorant les ordres qui avaient été données en cas d’attaque de son territoire. Dans son état, il ne se faisait pas la moindre illusion : il n’avait aucune chance contre l’hurluberlu ou les nouveaux-venus. Sa seule situation était d’observer, impuissant, le conflit qui commence doucement…

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Valentina Paderetti
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Visiblement, sa manœuvre avait plutôt fonctionné à sa grande surprise, mais toujours plus prudente, malgré sa joie qu’elle manifesta visiblement elle prenait attention aux terribles éventualités. Il avait été fort agréable pour elle de voir le Prince se tourner vers elle pour l’écouter distinctement parler.  Le sourire mêlé à une confiance faciale certaine elle écoutait attentivement le Prince répandre ses bonnes paroles d’approbations dans la pièce. Ainsi grâce à ces nouvelles informations, elle pu prendre quelques miettes afin de dresser un portrait plus précis du shérif… Un sabre arabique ? C’est de cette façon qu’il se bat, intéressante découverte se dit-elle, il serait toujours intéressant de chercher cet objet un jour de grand ennui dans la somptueuse maison de secret de son Sire.
Avait-elle réellement réussi à s’attirer les faveurs du Prince ? Elle le pensait sincèrement en cet instant l’écoutant lui donner tout ce qu’elle souhaitait: cette fichu canne.

-Vous me faites beaucoup d’honneur et je vous remercie encore une fois infiniment pour votre gracieuse façon de prendre les choses. Croyez-moi, je vous le revaudrais et vous rapporterez une canne à l’image de votre modernité. Je transmettrais à Mikhaïl vos bonnes paroles à mon sujet.

Évidemment qu’elle se vanterait un peu, elle en avait hâte et espérait vivement avoir inventé le fait d’être suivi. Écoutant le discours du Prince tout en venant se saisir de sa canne paraphée qui lui mettait de l’or dans les yeux, elle finit par tourner les talons pour s’en aller toujours plus empreinte de respect, saluant le Prince avant de quitter la pièce. En sortant un sourire très satisfait sur les lèvres, son petit air renfrogné toujours plus présent, elle se sentait presque pousser des ailes et restait assez fier de son coup de théâtre. Cependant, lorsque son attention se posa sur le regard fière du colosse qui venait frontale-ment la croiser, son sourire s’effaça et elle s’arrêta presque sur place, profondément impressionnée par cet être de force et charisme.  Son sourire la laissa perplexe et elle fut si déboussolée qu’elle en fronça les sourcils en se tournant pour le regarder fermer la porte. Elle avait l’impression de l’avoir déjà vu et c’était le cas.  Ce n’était autre que lui qui avait ramassé son foulard volé par le vent à leur retour de L’Elysium. Cela la questionna d’avantage alors qu’elle sortait des appartements du Prince -destiné évidemment au public-.
Dehors, la tête embrouillé et les sourcils de nouveau froncés, elle marchait en longeant discrètement les bâtiments sombre, regardant le sol, la seule lumière des lampadaires éclairant ses pas emplit d’introspection se dirigeant vers une bijouterie voisine fermée.

-Va… Valentina ?! C’est bien toi ?

Une jeune femme brune aux airs pimpants et  de bonne famille  s’avança et pris la jeune damné par le bras. Valentina, surprise leva la tête et se sentit si mal que si elle avait pu elle se serait évanouie. Le visage qu’elle avait devant elle l’emplissait de joie, mais aussi de stress.  La regardant dans les yeux si elle avait pu pleurer elle l’aurait fait mais se retint par peur que du sang coule à la place. Son cœur cognait dans sa tête, le cœur de cette femme vivante battait dans sa tête comme celui d’une vulgaire souris à égorger. Elle serra les poings pour faire preuve de contrôle. Si choquée et terrifié a l’idée qu’on la tue si elle venait à savoir quoi que ce soit … Imaginant toutes les possibilités, la jeune femme tira le bras de la damnée pour relever sa manche et voir une chose. Un grain de beauté sur le poignet droit… Si étonnée, elle ne put parer son geste... Et il était bien là témoignant la vérité.

-Mon dieu, Valentina on pensait que tu étais morte… Tout ces journaux ils parlent d’un massacre impie de sang froid. Ils parlent de ta mort… Ton nom y est écrit noir sur blanc ! Mais… je comprend pas pourquoi tes cheveux sont blancs, pourquoi tu as l’air morte ? 

La brune se mit à pleurer tenant la jeune femme par les épaules. Se forçant à respirer elle prit un rythme rapide et était empreinte de peur, d’une peur si atroce qu’elle était tétanisée, regrettant qu’elle se soit trouvé ici, ce soir à cet instant précis. Sa faiblesse numéro un en devenir, elle n’arriva qu’à la saisir par le bras pour la traîner jusqu’au premier refuge ou on l’avait emmené. La sœur ne disait rien intriguée mais  semblait stressée.

- Valentina bon sang qu’est-ce qui se passe ?!

Lui faisant un signe de rester discrète, elle vérifiait tout autour d’elle si personne ne les observait, mais elle le faisait si vite que ce fut bien vain et inefficace. Entrant dans la maison elle ne se présenta pas et monta les escaliers pour trouver une chambre ou personne ne se trouvait.  Refermant la porte derrière elle, elle délia enfin ses lèvres. Les heures de la nuit avançaient et ses tâches prenaient  un retard infecte qui lui mit la pression.

- Je peux pas t’expliquer, du moins pas pour l’instant. Reste ici jusqu’à la fin de la nuit au cas ou je puisse revenir pour te parler plus librement. Si tu ne me vois pas venir avant la fin de la nuit enfuie toi, enfuie toi loin et ne reviens jamais. Ne dis à personne que je suis vivante, ma vie et la tienne dépende de ce secret alors je t’en supplie fait le, crois-moi. Je suis désolée Delhia mais j’ai pas le choix.

S’enfuyant aussi vite qu’elle était arrivée elle prit la clé qui était à l’intérieur et enferma sa sœur dans la pièce gardant la clé sur elle. Espérant qu’elle ne se ferait pas remarquer, elle ressortit à une vitesse empêchant quiconque de voir distinctement qui était passé. Cela pouvait être n’importe qui. Une fois dehors elle tenta de reprendre son calme et regarda la carte du Nosferatu qu’elle avait chargé Cornélius de trouver. Le temps était compté et ce contre-temps l’avait empêché d’aller à la bijouterie déposer un mot et un dessin de commande à son vieux parent éloigné... . Cela se ferait plus tard. L’erreur était énorme, elle s’en doutait mais réfléchissait si vite et dans un stress émotionnel considérable qu’elle n’avait pas pu réfléchir à une solution sécurisée.  Elle espérait que personne n’apprennent rien de ces actions et marchait en direction du vieil hôtel à Nosferatu.  Le pas pressé, le temps de trajet lui permit de se remettre dans le bain de sa condition vampirique. L’air de nouveau renfrogné, elle parcourait les rues comme un aristocrate en retard.

S’avançant doucement dans la nuit, le Gangrel roux s’avançait doucement accompagné d’une femme aux airs tout aussi nonchalant que Valentina. Une tresse sur le coté, une blouse blanche bouffante et un pantalon de cuir, la jeune femme avait manifestement une allure de combattante.
Le roux souriant doucement à l’approche des deux damnés qu’il venait chercher, une fois à bonne distance il parla, pour sa sécurité et celle de son accompagnatrice qui semblait déjà prête à en découdre.

-  Pas un mot Fergusson. Nous servons la même dames aux cheveux pâles. Je l’ai gardé à l’œil, elle est en route pour nous rejoindre, quand elle sera là nous serons au complet pour accomplir sa mission.  

La nuit semblait avancer a pas de géants et l’infante au début si confiante se voyait terrorisée par l’idée qu’on utilise sa sœur contre elle. Elle avait non seulement peur pour la personne menacée mais aussi pour elle-même et dans quel infâme galère elle allait pouvoir se trouver… Avançant rapidement, elle fit un dessin de la canne, un dessin assez précis. Heureusement qu’elle s’était entraînée  à dessiner pendant les cours de chants du couvent, si on pouvait appeler ça des cours… L’esquisse terminé elle la rangea dans son long manteau et finit par voir les quatre individus qu’elle devait rassembler plutôt que seulement deux. Cette nouvelle la réjouit et lui redonna confiance. Si elle avait perdu du temps quelqu’un lui en avait fait gagner… Soulagée elle se força à se renfrogner et mis son inquiétude de coté afin de parler avec clarté pour inspirer  être un bon meneur. Et ainsi être suivi sans misère.
En voyant l’irlandais elle le chercha du regard pour lui envoyer des éclairs. Faisant tourner la canne devant elle elle  l’arrêta à la verticale pour bien qu’il la voit.

- Étonnant que vous soyez déjà là monsieur le Gangrel irlandais. M’avez-vous suivi pour voir que j’avais acquis l’objet que vous recherchiez ?  

Cette question n’avait pas pour but de trouver une réponse dans sa bouche puisqu’elle était évidente. Lui balançant la canne elle le regarda avec insistance.

- Votre contrat commence donc à  mes côtés. Cela est le deal. 

Orientant son regard vers Jebediah et Andrea qu’elle avait reconnu grâce aux cartes. Elle se sentit assez euphorique en voyant les choses se profiler aussi bien, ce qui réveilla son attention aux éventuels problèmes.

- Jebediah Long, Andrea Ashford, je vous remercie d’avoir accepté de vous joindre à moi pour cette mission.

Finalement, elle posa son regard sur Cornélius à qui elle fit une sorte de salutation respectueuse voulant faire comprendre un merci.

- Bien, la nuit avance bien trop vite alors nous nous devons de faire au plus vite. Il serait dommage d’être bloqué aux mains du Sabbat… Allons-y.
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Houmous
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L’ensemble du groupe était face à elle alors qu’elle commençait à faire son petit discours avec un mot à l’attention de chacun. Si la moitié d’entre eux était relativement satisfait de l’angle par lequel elle s’était présentée sans le faire et avait mis les choses en place, deux autres ne l’étaient pas. Les manières d’aborder ce mécontentement étaient différentes. Jebediah regardait autour pour voir s’il n’y avait pas une issue qui lui permettrait de prendre la fuite facilement. Quant à Andréa, elle attendit à peine que Valentina en ait fini avec le fait de parler pour bouillir de rage sur place.

- C’est une plaisanterie, Ernest ? Tu m’avais dit qu’on allait suivre quelqu’un que j’allais bien aimer mais tout ce que je vois, c’est une fausse sœur qui s’est ralliée aux sous-chiens qui tyranisent la ville et qui se gavent… Eh, la blondasse ! Si t’es une vraie guerrière, montre-moi ce que tu sais faire ! fit-elle finalement en se mettant en garde. Mon nom est Andréa et je ne respecte que les forts et les justes.

Voyant la scène tourner au vinaigre, le réflexe de Cornelius aurait été de se lancer illico dans la mêlée mais Ernest l’en empêcha en tendant le bras pour lui barrer la route. Ils échangèrent un regard intense de désaccord dans lequel se faisaient face l’envie de protéger sa maitresse de l’un et celle de voir comment elle se débrouillait lorsque les mots n’étaient plus suffisants de l’autre. Le mage finit par consentir, ayant retenu qu’il ne devait pas se battre contre les autres membres de la fine équipe qui venait de se former aussi vite qu’elle s’était visiblement écroulée. Sans même le regarder, l’arcaniste attrapa le forçat qui cherchait à éviter sa peine par le col, celui-ci essayant de profiter de l’instant d’inattention de son geôlier. Jebediah s’étouffa violemment en chutant en arrière, incapable de pousser plus avant malgré sa force habituelle.

Dès lors, tous les regards étaient tournés vers la jeune femme pour savoir comment elle allait faire face à cette première problématique d’autorité. Cette difficulté ô combien prévisible lorsqu’on suppose du fait qu’elle n’était parmi la communauté des damnés que depuis quelques dizaines d’heures. Elle tenait plus du nouveau-né que du damné pleinement fonctionnel alors de là à pouvoir asseoir sa puissance face à d’autres damnés plus anciens… La situation s’avérait difficile…

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Dans l’ombre, comme toujours, le seigneur de la nuit avait observé les deux jeunes femmes s’engouffrer dans le relais de repos de la Camarilla. Nul ne pouvait prétendre à percer à jour son camouflage dans les alentours alors il approcha, encore et encore. Comme un sombre présage, il posait le pied sur les toits et avançait pas à pas jusqu’à l’appui de fenêtre. Imparable, invisible, incompréhensible, comme une araignée qui progresse sans mal sur sa toile… Son corps se glissa dans l’interstice entre le verre et le bois. Tout fait d’une sorte de ténèbres liquides, il se fondit dans la projection du chandelier éteint sur le bureau de la pièce alors qu’elles parlaient encore. Il écouta sans produire le moindre bruit alors que le haut de son torse était déformé d’une manière si atroce que s’il avait été visible, les jeunes femmes auraient eu besoin d’un long séjour au sanatorium. Il ne fallut pas longtemps pour Valentina, la jeune infante de son actuel commanditaire pour s’en aller. La proie s’assit alors sur le lit comme pour prendre le temps de respirer et de donner du sens à tout ce qu’elle avait vécu à l’instant. Le torrent d’émotions s’interrompit par la plus puissante de toutes lorsqu’elle crut percevoir un ricanement sinistre.

- Q-qui est là ?!... Non, ce n’est qu’une ombre, tu dois être fatiguée Deliah, se dit-elle pour se rassurer en prenant son visage entre ces mains. Elle songeait longuement au fait d’avoir retrouvé sa sœur pourtant supposée morte jusqu’alors. Comment était-ce possible ? Comment se faisait-il qu’elle avait désormais les cheveux blancs et qu’elle paraissait si livide qu’on la croyait tout droit sortie de la tombe ? Tant et tant de questions se bousculaient dans son esprit sans qu’elle ne puisse comprendre sur laquelle elle devait s’attarder le plus longtemps… C’était incompréhensible.
- Hahaha… Prends garde, jeune fille, tu fais face à une terrible méprise… Tu n’aurais jamais dû la croiser, lui chuchota-t-il dans l’oreille après s’être mû d’ombre en ombre pour finalement atteindre la sienne.

Elle hurla alors et sauta à pieds joints du lit, se reculant vers le milieu de la pièce, dos à la chandelle, seule source de lumière de la pièce. Elle eut alors l’idée de se saisir de la flamme vacillante pour la brandir au-devant d’elle. Elle eut quelques instants de calme en se rendant compte qu’il n’y avait personne. Posant sa main sur sa poitrine, elle reprit lentement son souffle. Ce n’était vraiment que son imagination finalement. A nouveau, elle sentit un souffle dans son cou et n’osa pas se retourner.

- Ta bravoure me rappelle celle de ta sœur… Elle se montre si… courageuse… Cela me peine de la savoir entre les griffes de ce monstrueux manipulateur… pleurnicha-t-il dans une caricature d’humanité à cette pauvre jeune fille qui s’accrochait toujours à son bougeoir comme à sa vie.
- Comment connaissez-vous ma sœur et que lui voulez-vous… ? osa-t-elle vaguement demander après quelques secondes de sueurs froides qui la parcouraient du sommet du crâne à la base des pieds.
- Je ne veux rien à qui que ce soit… Tout ce que je souhaite, c’est t’aider à la sauver, ma petite Deliah. Mais pour ça, il faudra te montrer courageuse et coopérative. Tu peux faire ça pour moi ?
- Si vous voulez que je vous fasse confiance, pourquoi ne pas vous montrer à moi pour commencer ? Et vous présenter également ?!

Alors qu’elle formulait sa demande quelques secondes passèrent avant qu’elle ne sente un froid plus glacial que ce qu’elle n’avait jamais connu. C’était une sensation poisseuse et humide, comme si une main de boue s’était posé sur son épaule. La main la fit se retourner pour lui faire face et tout ce qu’elle vit, c’est une vague silhouette sombre et mal délimitée qui lui faisait face. Elle lui paraissait trouble et son esprit n’était pas en mesure d’en comprendre ni la matière, ni la consistance. C’était une sorte d’ombre comme celles qu’elle voyait depuis toute petite dans ses cauchemars les plus démentiels. En s’habituant à son interlocuteur, son esprit crut y percevoir un rictus obscène comme sculpté dans la glaise de ce qui lui servait de face. Il tenait plus du masque de théâtre que de l’homme parfaitement formé.

- Seigneur Tout-Puissant...

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Valentina Paderetti
J'ai 25 ans et je vis à Londres, au Royaume Unis. Dans la vie, je suis bien malgré moi marionnette des vampires et je m'en sors comme je peux. Je ferais tout pour m'en détacher.. Sinon, grâce à ma fureur et mon courage, je suis intraitable et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires ici.


Charlie Bowater

Alors- même qu'elle avait déjà tourné les talons pleine de confiance vers leur nouvel objectif elle entendit une voix féminine rétorquer rustre-ment des mots à peine agréable. Encore tourmenté par la rencontre de sa sœur et son plan brinquebalant pour la protéger son temps était plus que compté et précieux alors que la lune avançait dans son cheminement pour retourner se coucher. S'arrêtant nettement dans son élan, Valentina tourna doucement la tête pour la regarder un sourire carnassier aux lèvres. Ne disant d'abord aucun mot ses mains tremblaient terriblement alors que son regard bas était caché dans l'obscurité. Un lourd silence pesa tendit que le vents venait balayer les brins d'herbes alentour. Puis un léger rire tendit qu'elle serra ses poings bien fermement laissant le tremblement de colère lui fournir plus de force pour serrer d'avantages ses doigts dans sa paume.

Se tournant face à l'autre rouquine. Son regard était plein de colère froide tandis que d'un sourcil levé elle lui répondit, un sourire narquois en coin.

- Je me doutais bien que tu ne pourrais pas t'empêcher t'ouvrir ton goulot à merdaille pour protester. Plions cela rapidement je n'ai vraiment pas que ça à faire que de donner des leçons à des brujah en manque affectif.

Bien pompeuse par devant elle sentit sa gorge se nouer lorsque la rousse en quelques secondes commença a l'approcher pour commencer le combat. Mais en même temps, cela faisait partit de son plan. L'énerver en se comportant pompeusement aux manières d'un ventrues pour distinguer sa façon d'attaquer. Au final ce combat improvisé était une très belle occasion de pouvoir expérimenter cette nouvelle force dont elle était l'objet. Utilisant sa célérité pour éviter ses coups d'abord un peu en retard, elle tentait de trouver des ouvertures. Ses coups était dur, violents et empreints d'une certaine habilité au combat. Ne distinguant d'abord aucune ouverture assez grande pour lui assener des coups réellement efficace, elle perdit malgré elle rapidement le fil et se fit ruer de coups. Rapidement au sol, il fallait avouer qu'elle était assez forte.

Celle-ci se pensant déjà victorieuse, cela laissa a Valentina de reprendre le dessus de la situation. Alors qu'elle était au sol, elle sentait son corps presque palpiter lorsqu'elle se concentra pour bien mieux utiliser ses nouvelles forces. Se relevant en quelque seconde, elle attrapa la rousse par la natte qui lui coulait dans le dos et la déséquilibra, la faisant ainsi tomber au sol et lui donnant à elle la force de se relever. Alors qu'elle lança pour se défendre plusieurs coups divers, Valentina ne pu les éviter tous mais réussi à garder le dessus sur la brujah agacée. Puis alors qu'elle était presque en transe de concentration en distribuant les coups à mains nues en un souffle elle s'imposa parmi tous dans le terrain vague, si bien que Jebediah qui cherchait à s'enfuir se sentit désormais tout petit... Andrea, tout comme Ernest en fut également la victime et elle arrêta presque instantanément de résister. La chose était à peine croyable. Comment un si jeune vampire pouvait dégager un tel charisme ?

Attrapant rageusement la rousse à pleine main, elle lui serrait le cou d'une main tenant de l'autre ses bras qu'elle avait tordus dans son dos pour l'empêcher de bouger. La rousse grimaçait en cherchant l'humanité de la jeune femme au fond de ses yeux pourpres afin qu'elle arrête. Celle-ci commençant à sentir son cou dangereusement se briser elle fit couler une larme de sang sur sa joue. Et avant que cette unique larme atteigne le bras de Valentina elle lâcha son aîné et la poussa au sol en lui jetant un regard noir.

Merci pour cet entraînement. Tu vas me suivre maintenant ?

Alors qu'elle débordait presque d'un charisme divin la lune revint éclairer sa blanche peau et ses cheveux, la faisant luire d'une lumière étrange. N'attendant pas sa réponse elle tourna les talons sans peur. Elle s'était elle- même troublée à si bien se sortir de ce combat pendant lequel elle n'avait fait que penser à sa sœur. Comme si celle qu'elle frappait avait voulu nuire à sa sœur. Pour elle, elle n'avait pas le choix de réussir et vite. Regardant les trois autres toujours aussi lumineuse elle s'exprima en regardant particulièrement le nosferatu.

-Et toi l'affreux, as-tu également besoin d'une preuve ?

Sa menace était grasse et assez terrifiante visiblement pour que l'immondice secoue la tête silencieusement en regardant par derrière le vampire sorciers... Commençant alors à se diriger sur la route de Smithfelds afin de trouver l'auberge dont lui avait parlé Mikhaïl pour avoir de plus ample informations sur son point d'infiltration, elle gardait les points serrés pensant maintenant à ce qui pouvait l'attendre dans son prochain combat. Guidant le groupe un peu à l'aveugle ils trouvèrent sans trop de difficultés l'auberge arborant le même symbole que celui où elle s'était réveillée à peine quelques grosses heures plus tôt. Toquant à la porte lorsqu'elle rentra, elle balaya l'entrée cherchant un informateur. Tombant sur une vieille personne elle comprit rapidement qu'il devait s'agir d'une très vieille goule en manque de sang. Du moins c'est la logique qu'elle tirait de sa maigre connaissance des goules.

-Bonsoir, j’ai besoin d’information pour infiltrer un bâtiment du Sabbat, s’il vous plait,  nous venons de la part du shérif.

***

Alors que son cœur battait à cent à l'heure dans sa poitrine, la vision de cette horreur qui pensait la rassurer de ses discussions sans interlocuteur visible elle en manqua presque de s'évanouir. Reculant par instinct, tout son corps était possédé par la peur se manifestant par d'affreux tremblement et une sueur froide parsemant son front sa nuque et son dos... Les larmes finirent par lui monter aux yeux noyant un peu la netteté de cette effroyable vision. Se demandant ce qu'elle devait faire, elle ne savait même plus quoi dire, sa gorge se nouant le souffle court, souhaitant presque qu'il redevienne invisible. Pendant quelques minutes, même elle pensa avoir perdu l'esprit alors que sans le savoir la folie montait dans son crâne a lente allure.

- Ah... Ah...A...Alors ?... Qui êtes-vous ? Que voulez- vous de moi ? De quoi voulez-vous l'aider ? Dans quels tourment s'est-elle mise ? Et puis... qu'est-ce qui me dit que je peux vous faire confiance ? Elle m'a dit de ne pas bouger d'ici et de l'attendre discrètement... Je suis à peu près sûre qu'elle ne voudrait pas que je vous parle...

Néanmoins, face à cette chose à la forme inédite, avez-t-elle le choix ? Elle voulut pleurer en pensant que non. Car, définitivement il ne fallait pas déborder d'un QI extraordinaire pour comprendre que d'eux deux, il demeurait le plus fort et le plus apte à avoir le dessus...
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