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 Cœurs ennemis ♣ Elsy

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Elisabeth Dubois
J'ai 26 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis résistante et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureuse et je le vis plutôt bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.


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Matthias a besoin de repos alors qu'une longue route attend ce dernier pour retrouver les frontières de l'Allemagne, rejoindre son pays, se mettre à l'abri. Il a une longue route avant d'être en sécurité, une longue route avant d'être chez lui. De fait, Élisabeth prépare le lit, changeant les draps pour lui, cherchant ensuite une couverture pour lui permettre de se couvrir. L'homme retire sa veste, ses chaussures, et la jeune femme le laisse s'installer, lui donnant la couverture qu'elle a trouvé.

En silence, Lizzie se réinstalle pour sa part à table, non sans avoir éteint les lumières, de sorte que l'homme puisse dormir en paix. Demain, il n'aura peut-être pas l'occasion de dormir, pas l'occasion de fermer l'œil, aussi Élisabeth lui laisse toute la place dans le lit, afin de ne pas perturber son sommeil. Le matelas est bien trop petit, pour qu'ils puissent dormir tous les deux sans qu'elle le gène. Elle dormira mieux le lendemain. Plus confortablement. Elle aura un toit au-dessus de la tête et ne souffrira pas d’un voyage, elle. Alors la française pose simplement les bras sur la table pour y poser sa tête plus ou moins confortablement, cherchant le sommeil comme lui dans le silence et l’obscurité de la pièce.

L’aube est tout juste levé quand la jeune femme quitte son semblant de lit, s’éclipsant de l’appartement quelques minutes, le temps de descendre à l’épicerie au coin de la rue avec ses tickets de rationnement, revenant rapidement alors que Matthias se réveille. Prévenante, la jeune femme pose ses achats sur la table, du pain et de la viandre principalement, pour l’allemand, sans savoir combien de temps durera son voyage ni de combien de provisions il peut avoir besoin. Une inconnue de plus dans la vaste immensité des mois à venir.

”- Oui”

Son cœur bat la chamade, alors que face à l’Allemand, la demoiselle reste aussi forte que possible. Elle ne doit pas lui montrer sa peine, sa peur, à l’idée que cet au revoir soit en réalité bien plus que cela, alors que l’heure de se quitter est là. Ils n’avaient pas d’autres solutions. Elle en avait parfaitement conscience.

”- Soit prudent...” souffle-t-elle. ”J’attendrais ta lettre, pour savoir où t'écrire..."


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Matthias
Heidegger

J'ai 27 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis officier de l'armée allemande et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Les aurevoir sont toujours difficiles . Encore plus quand nous sommes prêts à nous lancer dans un si vaste inconnu comme le nôtre . Je fais l'effort de sourire à Liz, dans le but de la rassurer encore un peu. Je ne peux pas lui offrir plus de garantie que ce sourire , malheureusement :

"Oui. Je te promets d'être prudent." , je lui souffle tendrement , me penchant pour l'embrasser une dernière fois. "Je t'écrirais dès que possible. Je t'aime ." , les derniers mots , les plus importants.

*Automne 1944*

Ce fut un voyage affreusement long , et très éprouvant. Bien des fois , j'ai cru que ce serait la fin , que je ne m'en sortirai pas. Je me suis parfois perdu , parfois croisé le regard d'un soldat allié. Les miens m'effrayaient tout autant . Environ 6 semaines de voyage. J'aurai pu être plus rapide , mais je marchais surtout la nuit , et devait me réserver du temps à trouver de quoi manger. Il y a certains détails que je garderais en mon fort intérieur , bien caché , et d'autres que j'accepterais peut être de confier à ma famille , à Elisabeth.

Ma mère et ma sœur n'espéraient plus avoir de mes nouvelles d'ailleurs. Elles n'y croyaient plus , et leurs larmes à mon retour l'a prouvé. Cela fait deux jours que je suis arrivé , et je n'ai presque fait que dormir jusqu'à présent. Mais , je ne peux laisser passer plus de temps sans tenir Liz informer de ma situation. Que lui est-il arrivé durant ces 6 dernières semaines ?
Va-t-elle toujours bien , malgré ses activité , la libération de Paris ?

Ma sœur m'a regardé d'un drôle d'air , quand je lui ai fais part de ma demande , du papier à lettre. Encore plus , quand j'ai laissé entendre que c'était à destination de la France. Je suis trop fatigué pour leur raconter notre histoire , mais il faudra bien que je me décide.

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J'ai 26 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis résistante et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureuse et je le vis plutôt bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.


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Dans les rues de Paris libérée, une silhouette avance dans le soleil couchant de l’automne, profitant des derniers rayons de soleil pour se promener sur les berges de la Seine, le long desquelles elle s’est si souvent promenée en charmante compagnie ces derniers mois, jusqu’à cet été. Depuis ce jour, qui avait failli signer la fin de leur relation et qui, en définitive, n’avait fait que la renforcer, Elisabeth n’avait pas la moindre nouvelle de Mathias. Avait-il finalement atteint l'Allemagne ? Avait-il été fait prisonnier ? Avait-il été tué en route ? Retrouvé et accusé de désertion ? Elisabeth n’en savait rien. Elle n’avait aucun moyen de savoir ce qu’il en était et elle ne pouvait se renseigner nulle part. Depuis la fin du mois d'août, les rues de la capitale n’étaient plus sûres pour les femmes et afficher le moindre signe prouvant qu’elle avait ou avait eut des relations avec un allemand pouvait, malgré son statut de résistante, la classer parmis les collaboratrices, ces femmes que l’on humiliait en place publique en les tondant, à tour de bras. Si la situation lui apparaissait comme révoltante, la demoiselle ne pouvait rien y faire. Aussi courageuse soit-elle, elle savait parfaitement qu’un trait d’héroïsme de sa part ne servirait qu’à la faire rejoindre les rangs de ces femmes, sans qu’elle n’ait rien changé à la situation. Et puis elle avait promis à Mathias d’être prudente, de faire attention à elle. Sans savoir s’il était encore en vie ou non, elle avait tenu sa promesse chaque jour depuis.

Les bords de Seine illuminés par les couleurs roses-orangés du couchant, la jeune femme perd son regard sur les reflets qui se dessinent ainsi dans l’eau, le cœur lourd, serré, par l’absence de l’homme qui aurait dût voir ce spectacle avec elle, qui aurait dû être à ses côtés, qui n’y était plus. Qui n’y serait peut-être plus jamais. L’attente, depuis, avait été longue. Elle n’aurait peut-être même pas de fin. Elle n’en savait rien.

Poussant un long soupir, la jeune femme s’arrange à ses contemplations, reprenant sa route pour rejoindre l’appartement qui lui avait servit de couverture du temps de ses travaux dans la résistance. Si elle n’avait plus aucune raison de l’occuper à présent, elle continuait d’y passer sans cesse, en quête d’une lettre en provenance de l’Allemagne, se méfiant chaque jour à l’idée que la personne chargée du courrier ne la dénonce. Elle devrait se montrer prudente encore longtemps, tant que cette folie épuratrice et punitive ne serait pas terminée. Il était ainsi absolument hors de question, d’ailleurs, qu’elle reçoive son courrier chez ses parents, de peur que les répercussions, s’il y en avait, ne les atteigne.

En arrivant sur place, la jeune femme se glisse dans le bâtiment, rejoignant les boîtes aux lettres, retrouvant rapidement la sienne. Elle attend, une seconde, fermant les yeux, souhaitant qu'enfin, une lettre soit là. Et quand elle ouvre finalement la porte, elle tombe bel et bien sur une lettre en provenance e l'Allemagne. Elle n'y croyait plus. Son regard s'inondant de larmes, elle attrape le papier, fébrile s'empressant de rejoindre l'appartement pour la lire et y répondre aussitôt.

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Matthias
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J'ai 27 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis officier de l'armée allemande et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Attendre la réponse d'Elisabeth me fait comprendre quelle genre d'angoisse elle a dû elle même ressentir , en attendant de mes nouvelles. Ce sentiment d'incertitude , se demander si elle a reçu ma lettre , si elle va bien ou n'a déjà plus la possibilité de me lire...
Je me ronge les sang , devant les regards plus qu'étonnés de ma famille. Elles ne peuvent comprendre , et je ne m'en suis pas encore ouvert à elles. C'est trop...angoissant , pour le moment . Pas de leur avouer , mais plutôt de recevoir les nouvelles de Liz. Je suis donc reste évasif , continuant d'espérer que ma désertion s'est perdue dans la masse des nombreuses qu'il y a eu , et d'aider ma sœur et ma mère , dans tout ce qu'elles n'ont pas pu régler dans la maison , en mon absence.

Alors , quand ma sœur vient me voir , l'air dubitative , pour m'annoncer qu'il y a une lettre de France , je lâche tout ce que j'avais à faire , pour aussitôt lui prendre des mains et commencer à la lire. Un immense soulagement m'envahit immédiatement, et je m'isole pour pouvoir lui répondre , afin d'être au calme pour être sûr de lui répondre correctement.


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J'ai 26 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis résistante et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureuse et je le vis plutôt bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.


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Fébrile, Élisabeth attrape l'enveloppe qui l'attend dans la boîte aux lettres. Depuis la précédente et sa réponse, deux semaines de sont écoulés. Si l'attente est bien moins longue que la première fois, elle n'en est cependant guère plus supportable alors que chaque jour est une nouvelle source de stress et de questionnements, de peur de n'avoir plus jamais de lettre et qu'il soit arrivé quelque chose. Tant que l'homme ne serait pas auprès d'elle, Lizzie a conscience que ce serait malheureusement son lot quotidien. Il lui faudrait apprendre à vivre avec cette inquiétude greffée sur le cœur.

Remontant à l'appartement, la jeune femme ouvre déjà la lettre, la dépliant pour en lire les premiers lignes, avançant distraitement tandis que sa lecture accapare toute son attention. Les mots de Matthias, mal assurés dans un français approximatif, n'en restent pas moins doux, enveloppant le cœur de la demoiselle dans un voile de douceur. Quinze fois, au moins, elle relit certains passages, certaines formulations, son coeur faisant quelques sauts dans sa poitrine.

Précipitamment, la jeune femme rejoint l'appartement, fermant la porte derrière elle avant de s'installer immédiatement sur la table avec de quoi écrire et du papier, désireuse d'adresser à son tour quelques mots de réconfort à l'homme qui occupe toutes ses pensées.

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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Mars 1945

Les jours , les semaines et les mois passent , sans que nos échanges ne cessent avec Elisabeth. Il y a parfois du retard , ce qui nous cause beaucoup d'angoisse , et chaque lettre est une bénédiction. J'ai finalement parlé d'elle à ma sœur qui ne s'est pas vraiment exprimé sur le sujet. Est-ce que ça lui est égal ? Il me semble qu'elle ne croit pas trop en la sincérité de Liz. En ce qui me concerne , je n'ai pas de doutes...

Ces dernières heures, c'est plutôt pour nos vies que j'ai eu peur. Un raid , de longs bombardements qui duraient déjà depuis plusieurs jours , mais aujourd'hui , nous avons atteint un palier que je pensais jusqu'à lors innacessible. Entassés dans notre cave , en priant Dieu d'être suffisamment loin du centre ville , pour espérer en réchapper.

Cela a été le cas , fort heureusement. C'est bien le cœur de la ville de Dortmund qui fut le plus durement touché , en ce 12 mars. Une destruction pure et simple , de nombreuses vies parties en fumée. Certains diront qu'il ne s'agit que d'un juste retour des choses. Mais , pour nous tous ici , voir notre ville brûlée, saccagée laisse un profond sentiment d'amertume.
Pendant plusieurs jours , nous étions tout un groupe à tenter de sauver ce qui aurait pu l'être. Ce fut long et épuisant , comme une lutte inutile.

C'est seulement le 20 mars que la situation s'est quelques peu calmée , que j'ai pu me poser , mettre de l'ordre dans mes idées. C'est également à ce moment là que je me suis souvenu que ma dernière lettre pour Liz remontait à des semaines ! Je ne sais si elle sera au courant de ce qui s'est passé ici, mais je dois m'assurer qu'elle va bien , et qu'elle sache que je suis toujours en vie.



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Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.


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S'ils avaient eut un maire espoir que la séparation ne dure pas trop longtemps, la vie avait décidé de jouer contre eux. Les jours d'absences avaient fait place aux semaines qui elles-mêmes étaient devenues des mois. L'hiver avait succédé à l'automne et le printemps, à son tour, lui succèderait bientôt. Dans trois mois, déjà, l'été réchaufferait Paris de ses doux rayons, faisant oublier peut-être enfin les horreurs de la guerre et de l'épuration sauvage qui en faisaient encore suite dans les rues de la capitale. Dans cinq mois, ils seraient séparés depuis toute une année.

Plus d'une demie année, déjà, avait ainsi passé, accentuant toujours un peu plus le manque au fur et à mesure du temps qui passait. Si les lettres étaient régulières, quoique parfois un peu tardives, un peu traînantes, elles n'étaient guère suffisantes pour compenser l'absence. Elles permettaient de ne pas s'en faire, de savoir que l'autre allait bien, ce qu'il faisait. Rien de plus. Ces échanges épistolaires ne pouvaient rien, en revanche, contre la douleur de l'absence, du manque, des inquiétudes empoisonnant l'esprit entre deux missives. Pour affronter cela, Lizzie n'avait à disposition que la patience. La patience et la relecture presque religieuse des lettres reçues.

14 Mars 1945. En apercevant les gros titres des journaux au kiosque annonçant le bombardement de Dortmund deux jours plus tôt et l'état déplorable dans lequel se trouvait désormais la ville, photos à l'appuie, Lizzie avait eut le souffle comme coupé. Face aux images effroyables du massacre, de ce que l'homme avait de plus sombre, elle avait eut l'impression de défaillir. Qu'elle ne survivrait pas à la nouvelle. Il lui faudrait des jours et des jours avant d'avoir des nouvelles de Matthias, s'il pouvait encore en donner. Elle attendait toujours sa réponse à la précédente, du reste. S'il l'avait déjà envoyée, elle la recevrait peut-être bientôt... alors qu'il serait peut-être déjà mort. Cette idée lui fait froid dans le dos, lui donnant l'impression de paralyser son cœur dans sa poitrine. Ce n'était pas possible. Sa main est tremblante en donnant quelques pièces au commerçant avant d'attraper le journal et filer dans son repère, celui-ci sous le bras.

30 Mars 1945. Depuis deux semaines, la vie s'était appesantie d'une lourdeur incommensurable. Aucune lettre de Matthias ne lui était parvenue depuis le début du mois. Surtout, aucune depuis le bombardement de Dortmund. Feindre que tout allait bien devenait de plus en plus difficile, alors que la perspective de sa mort devenait de plus en plus menaçante, de plus en plus tangible. Elle ne voulait pas le croire, le refusait. L'attente pourtant commençait à durer bien trop pour continuer d'espérer. Depuis le 12 Mars, elle aurait maintenant largement dû recevoir quelque chose, s'il y avait eut quelque chose à recevoir.

Ses parents ne comprenaient pas. Ils ne le pouvaient pas, tandis que leur fille errait dans sa vie telle un fantôme, sans jamais avoir put leur parler de Matthias, de leur histoire. Le bon moment ne s'était jamais présenté. Conformément à sa promesse, elle avait voulu être prudente. Trop prudente, peut-être. Comment auraient-ils put comprendre la nature de cette détresse, alors ? Cette dépression brute dont ils étaient les spectateurs impuissants ? S'ils avaient essayés de soulever la question avec elle, Lizzie avait conservé son mutisme. Parler de lui, évoquer ses craintes, était encore trop difficile. Trop douloureux.

Dans la vieille chambre à l'étage de leur maison, allongée sur son lit, le regard rivé à la lucarne pour apercevoir un bout de ciel bleu, la demoiselle pousse un lon soupir. Il est bientôt l'heure, pour elle, d'entreprendre ce rituel du quotidien, ce long chemin de croix jusqu'à l'appartement de leur secret, l'heure d'aller ouvrir cette boîte aux lettres dans l'espoir qu'enfin, peut-être, le ciel ait entendu ses prières.

"- Lizzie ! Il y a une lettre pour toi. D'Allemagne."

La jeune femme suffoque. Comment était-ce possible ? Se redressant immédiatement, dévalant les escaliers quatre à quatre, la demoiselle découvre son père, sa veste encore sur le dos, tenant entre ses doigts usés pas les années, cette lettre qu'elle avait tant espéré. Elle ne demanderait pas comment il l'avait eut. Comment il avait su. Comment cette lettre avait put entrer en sa possession. Avait-il finit par la suivre dans ses escapades, curieux de comprendre le malheur de sa fille ? Curieux de lever le voile sur sa santé en déclin ? Peu importait, pour l'heure. Seule cette lettre entre ses doigts comptait. Cette lettre qui vient se glisser entre ses doigts, en caresser la pulpe. Le regard humide, elle caresse l'écriture de Matthias du regard avant de relever la tête vers son père, sans rien dire, avant de s'enfuir avec son bien, s'isolant à l'étage, dans son refuge, pour enfin y apaiser les tourments de son cœur.

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J'ai 27 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis officier de l'armée allemande et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Encore une fois , il fallait attendre longuement une réponse de ma chère française , qui se trouvait à plusieurs kilomètres de là. Je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour elle , tout comme je sais qu'il en est de même pour elle. La situation est difficile ici , il y a beaucoup de tensions au vu de tout ce qui s'est passé, la reconstruction est logiquement très lente , et la défaite officielle approche de plus en plus.
Quel sera alors notre avenir , nos droits ? Impossible à dire.

Les choses sont un peu plus simple à appréhender depuis que ma famille est au courant. Certes , l'annonce n'est toujours pas bien digérée pour Amelia , ma grande sœur. Je n'ai pas l'impression que ce soit la nationalité de Elisabeth qui pose vraiment problème , mais plus cette douleur qu'elle a au fond d'elle. Enfin , même si l'ombre de Père , tué en 1916 , est toujours présente, aux yeux de ma mère également. C'est complexe. Disons , qu'elles semblent l'accepter , ou plutôt comprendre mes échanges épistolaires. Quant à leur réaction quand je parlerais de retrouvailles...eh bien , c'est impossible à prévoir.

La lettre que je reçois cette semaine de Liz , témoigne de l'émotion qu'elle a ressentit en apprenant la catastrophe , et en lisant mes mots. Cela dit , ce n'est pas vraiment sur cela que mon regard s'arrête. C'est sur la dernière phrase que mon cœur rate un battement.
Comment son père a-t-il pu être au courant ?
C'est la main tremblante que je rédige ma réponse.

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Lullaby
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Elisabeth Dubois
J'ai 27 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis résistante et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureuse et je le vis plutôt bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.


Iga Wysocka :copyright:️ eunoia

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TW insultes, humiliations, violences

Paris, 24 Juillet 1945

"- Élisabeth Marie Louise Dubois, vous êtes en état d'arrestation !"

Le petit groupe de français avait surprit tout le monde en entrant subitement dans la pièce ce matin là, figeant le temps et les personnes dans la petite pièce à vivre. Deux hommes bondissant sur l'accusée, la maîtrisant, le meneur dévoile la sanction. Arrêtée. Élisabeth n'aura pas l'impudence d'en demander les raisons, elle connait parfaitement celles-ci. Elle sait pertinemment que si on l'arrête, c'est pour Matthias. Elle sait pertinemment que son secret a volé en éclats. Mais qui ? Comment ? À la stupeur et l'inquiétude sur les visages effarés de ses parents, impossible pour la demoiselle de les tenir responsable de ce qui arrive. Les voisins auraient-ils finis par évoquer Matthias ? Par raconter avoir vu la demoiselle entrer dans son appartement plusieurs fois avec un homme en uniforme allemand ? Est-ce qu'ils avaient remontés sa trace depuis Alice jusqu'à elle ? Il lui semblait improbable de dépenser autant d'énergie pour cela. Mais les faits étaient là. Peu importe quelle ne comprenne pas comment tout cela arrivait. Cela arrivait.

Si son père essaie de s'opposer à leurs pairs pour l'honneur de sa fille, s'ils ont tous bien conscience du sort qui attend cette dernière, les efforts de l'homme sont vains face à la détermination, à la soif de vengeance, au désir de représailles, à la bêtise humaine. Vains, comme le sort de toutes celles que l'on dénonce, que l'on suspecte, est scellé. On le maîtrise aussi bien que l'on a maitrisé sa fille.

"- Emmenez-là"

Elle a beau se débattre, essayer de résister, la blondinette sait bien que c'est inutile, aussi bien qu'elle sait le sort qui l'attend, ce sort qu'elle a pu voir pratiqué que d'autres toute cette année. Ce sort qui la révoltait, contre lequel elle ne pouvait rien faire, duquel elle n'avait pu préserver aucune de ses semblables. Une gifle, par ailleurs, lui fait comprendre comme il est inutile de résister.

La tête basse, n'osant plus regarder personne, elle grimpe contrainte et forcée sur l'espèce de remorque dans laquelle d'autres attendent leur sort, maîtrisée par la présence d'armes à feu entre les mains sur leurs compatriotes. Entre les mains de leurs ravisseurs. De leur bourreaux. Inutile de plaider sa cause, de faire valoir ses actes de résistance. Il y a longtemps s'en France une bonne action ne rachète pas les mauvaises. Alors elle fixe son regard sur ses mains, n'osant regarder personne, sous le poids de la honte. Non pas la honte d'aimer mais celle de s'être fait prendre. La honte de causer du tord et du soucis à ses parents.

Catins à Boches. Traîtresse. Salopes. Sous une pluie d'insultes dans les rues de Paris, sous les gestes haineux et les crachats de badauds furieux, la cariotte rejoint une petite place sur laquelle attend une petite estrade de fortune où sera accomplit le rituel, à la vue de la foule. Cette estrade sur laquelle on les expose encore aux fureurs de la populace avant que, une à une, on ne leur coupe grossièrement les cheveux, exposant leur crime à la face du monde. Et de ce spectacle la foule se délecte, criant, hurlant, insultant encore ces femmes accusées, certaines à tord.

L'excitation est retombée au milieu de la place, laissant ces femmes humiliées, vidées de toute énergie, sanglotant encore pour la plupart au milieux des mèches de leurs cheveux épars. Lizzie garde le regard fixé sur ses boucles blondes épandues sur le sol, quand une paire de bras vient l'enlacer, une bouche embrasser tout son visage. Sa mère. Élisabeth la serre plus fortement contre elle.

Elle devait partir. Elle y pense tout au long du chemin du retour pour rentrer chez ses parents, un chapeau couvrant sa tête dégarnie. Si elle n'en dit rien à ces derniers, la blonde prend sa décision. Paris n'était plus sûr pour elle, depuis longtemps. Avec sa coupe, tout le monde saurait ce qu'elle avait fait. Elle aurait beau la cacher, les gens avaient vu ce qui était arrivé aujourd'hui. Ils savaient. Tout le monde croirait qu'elle avait trahi le pays, la nation. Elle n'était plus à l'abri qu'on s'en prenne à elle. Pas à l'abri que cela recommence. Mais la honte subit par ses parents étaient ce qui l'a préoccupait d'avantage encore. Elle devait se tenir éloignée d'eux le temps que les choses se calment. C'était la meilleure chose à faire.

***

Dortmund, 6 Août 1945

Elle a mit quelques jours à partir. Le temps pour elle de préparer ce voyage avant de fuir Paris à la tombée de la nuit. Ses cheveux dissimulés sous une perruque et un bonnet, elle avait gagné la gare ainsi, ne laissant à ses parents qu'une lettre derrière elle. Première étape, la frontière. S'en approchant le plus possible en train, c'est à pieds qu'elle la passe cependant, craignant que les Français ne la repèrent dans le train, qu'ils s'en prennent à elle de se rendre en Allemagne.

La frontière passée, les complications avaient évoluées. La peur d'être repérée comme française, d'être agressée de nouveau, avaient pris le pas sur ses autres peurs. Son incapacité à parler Allemand ne l'aidait guère. Rejoindre Dortmund fut ainsi long et difficile. À mesure qu'elle en approchait toutefois, l'excitation, l'impatience, ne cessaient de croître, à l'idée de revoir Matthias après une année de séparation. Milles fois, au cours du voyage, elle imagina ce moment et la surprise de l'homme alors qu'elle n'avait rien dit de son voyage, qu'elle arrivait en Allemagne sans même l'avoir prévenu.

Avant de pouvoir retrouver Matthias toutefois, encore fallait-il le trouver. Dans la ville encore marquée par les stigmates de l'attaque française, Lizzie peine à savoir par où commencer à chercher. Elle sait seulement qu'il habite en dehors de la ville. Maigre information en sa possession, aujourd'hui. Ne disposant que de son adresse, la jeune femme approche des badauds, la présentant, demandant quelques indications, cherchant une âme charitable pour la conduire. Mais elle est française, Lizzie. Française en territoire ennemi. On fuit devant elle, on presse l'allure, on cherche à l'éviter soigneusement, la plantant au milieu de la place plus d'une fois. Quand on lui répond, elle ne comprends pas un traître mot de ce qu'on lui explique, s'aidant seulement des directions montrées avec les mains. Elle piétine, Lizzie, si près du but et pourtant si loin encore.


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Matthias
Heidegger

J'ai 28 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis officier de l'armée allemande et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Paul Welsey (c) Lullaby
La dernière lettre de Liz était pleine de promesses , mais d'inquiétudes également. La promesse de se retrouver , encore et toujours , cette idée qui ne quitte jamais mon esprit , même après plus d'un an. Moi aussi , je ne vis que pour la revoir.
Tous mes gestes sont mécaniques , irréfléchi . Amélia m'en fais régulièrement la remarque , d'ailleurs. Je pense que je dois l'agacer , à guetter l'arrivée du courrier en permanence.

Mon cœur se serre à la pensée que la dernière lettre de Liz date de plusieurs semaines déjà. Je n'ai plus eu de réponses depuis quelques temps. Elle m'a assuré que ses parents se montraient compréhensifs.
Ont-ils changé d'avis ?
Est-ce qu'ils l'empêchent de me réécrire ?
Je ne sais plus quoi en penser , et l'angoisse , la peine minent mon être , chaque jour un peu plus.

Ma sœur me reproche constamment mon manque d'intérêt pour les choses "importantes" , comme la mort de notre dirigeant , ou l'évolution de la situation du pays. Pour ma part , je ne crois pas que les choses vont s'améliorer. Non , ça ira sûrement de mal en pis.
Puis , de toute manière , pourquoi m'en préoccuper si Elisabeth ne donne plus de nouvelles ? Elle est ma priorité. L'unique.
Ma chère sœur endeuillée peut le comprendre...

En ce mois d'août , il y a des travaux à accomplir dans notre "grande" maison de campagne. Je suis donc naturellement en extérieur , réparant une de nos clôtures , avec difficulté. Il faut dire que je ne suis pas le plus doué en ce qui concerne le bricolages, bien moins que ne le fut mon père aux dire de ma mère. Cette dernière est à mes côtés , désespérant de voir la lenteur à laquelle j'avance.

"Matthias !" , je relève la tête au son de la voix qui appelle mon nom. C'est le vieux , Ulrich , un de nos voisins.
Un vieil ami de la famille , qui a fait la grande guerre , en témoigne sa démarche boitante. Il me dit souvent que je ressemble à mon défunt paternel , et s'est toujours beaucoup intéressé au bien être de ma famille. Il a perdu un fils , au début du conflit , un jeune homme avec qui j'ai fais mes classes , il y a ce qui me semble être une éternité.
Il salue ma mère également , d'un sourire , avant de se retourner vers moi :

"En fait , je venais vous informez d'une situation un peu...étrange. Dérangeante même."

"Vous savez que nous nous préoccupons peu de ragots qui circulent en ville."

"Ce n'est pas un simple ragot. Il s'agit d'une jeune femme , visiblement perdue , qui n'arrête pas de montrer votre adresse à tous ceux qui le veulent." , je lâche brusquement mes outils , en relevant les yeux :

"Une jeune femme , vous avez dit Ulrich ? Comment est-elle ?"

"Eh bien je ne l'ai pas dévisagé mais il me semble l'avoir entendu parler français et..."

"Attendez attendez...vous êtes en train de me dire qu'il y a en ville une jeune française qui cherche notre adresse ?"

"Euh...eh bien oui , c'est exactement cela..."

MAIS POURQUOI TU NE L'AS PAS AMENÉ ICI , ESPECE D'ABRUTIS !" , je m'emporte , oubliant presque que ce pauvre Ulrich ne sait rien de mon amour. Je me retourne vivement vers ma mère :

"C'est Elisabeth ! Ça ne peut être qu'elle !"

"Matthias es-tu bien certain que..." , je ne la laisse pas finir sa phrase que je quitte déjà la propriété en courant.

Je n'ai pas à réfléchir. Je ne veux pas réfléchir , d'ailleurs.
Pourquoi perdre du temps à débattre sur les différentes possibilités ?
Cela ne peut être que ma Liz, je n'entrevois rien d'autres. Je ne cherche pas à comprendre la raison de sa venue.

Alors , je cours à en perdre haleine , arrivant plus qu'essoufflé en ville. Je reprends mon souffle , pendant quelques instants.
Où dois-je chercher ?
J'arrête des passants , leur décrivant Liz , espérant avoir une indication.

Mais , c'est par hasard que mon regard tombe sur elle. Je reconnais son visage , en partie cachée , sa chevelure me paraît étrange , mais je ne m'y attarde guère. Je la vois en train de montrer , vainement , un papier aux passants ,tandis qu'elle ne m'a pas encore repéré.

"Elisabeth !" , j'élève la voix pour qu'elle m'entende , le cœur battant à une allure folle dans ma poitrine. Je l'appelle une deuxième fois pour qu'elle me voit , enfin.

Mon cœur rate un battement , quand mes yeux croisent les siens.
1 an.
Plus de 300 jours à attendre de retrouver son regard , de sentir à nouveau son corps contre le mien.

Je ne réfléchis plus.
Je ressens , tout simplement.

Je cours vers elle , la prenant immédiatement dans mes bras , dès l'instant où nous nous touchons. Je la serre contre moi , ivre de bonheur , croyant rêver. Des larmes de joie me brouillent la vue , alors que je pose une main sur sa joue :

"Tu es là..." , je souffle , avant de venir l'embrasser sur les lèvres , sans honte aucune.




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《You are the one I was meant to find.》
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