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 Endless war [feat. Pattenrond]

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Phae
Phae
Féminin MESSAGES : 5
INSCRIPTION : 08/09/2019
CRÉDITS : unknown

UNIVERS FÉTICHE : City (NY), Fantasy...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Deux jumeaux qui aiment affirmer que tout les oppose alors que tout les rassemble. Les fugues à répétition de Kealohi et l'emploi du temps de ministre de Mihaela auront contribué à cet éloignement, comme deux étrangers qui s'aiment trop pour prétendre encore se tolérer sans rechigner. Finalement, c'est dans ce contexte explosif qu'ils se retrouvent, après des semaines sans donner signe de vie ni d'un côté ni de l'autre.

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Phae
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Mihaela
Oswald

J'ai 20 ans et je vis à New York, United States. Dans la vie, je suis patineuse artistique de niveau olympique et étudiante en troisième année de Littérature à Columbia et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, enfin je ne sais pas.

Ananas et noix de coco, pizza hawaïenne, Kalaupapa, Molokaʻi, sœur solaire, frère lunaire, chaton pur, oiseau enfermé dans sa cage dorée, trop naïve, patineuse en déchéance.


avatar :copyright:️ PHILTATOS

Et j'suis là, à tourner dans mon monde de paillettes comme sur un carrousel. A tourner toujours plus vite, à en oublier le sentiment d'ivresse, la tête qui perpétue ces rotations insatiables même lorsque tout s'est interrompu. J'ai beau tenter de rajouter des cendres sur ces néons, sur ces douces guirlandes, le rose transcende le noir, les paillettes brillent pleinement même dans la nuit. A croire que je ne suis bonne qu'à ça, à la manière de la petite ballerine qui tourne sur la boîte à musique. Bonne qu'à être jolie, qu'à faire bien, qu'à apaiser parfois, qu'à agacer souvent. Bonne qu'à faire ce pour quoi on m'a conditionnée à la base. Tourner. Tourner dans ce foutu monde de paillettes.

La poignée de mon petit appartement s'abaisse, un sac de courses sur les bras, vaine tentative de me convaincre moi-même que je suis capable de vivre comme n'importe quel étudiant. Sauf qu'il est bien léger, ce sac, pour convenir totalement à un cliché. Trop de légumes, perdue dans tant de verdures, trop de produits allégés – caprice de la nutritionniste, mais aussi du cerveau qui déforme les miroirs lorsqu'ils réfléchissent mon corps. Pas de bières, rien qui ne puisse dépasser du spectre du parfait, le quotidien insipide et fade d'une fille qui s'est toujours élevée au-dessus des tentations, faute de ne pas savoir qu'elle peut y succomber. Mes yeux sont focalisés sur la porte que je retiens avec mon dos, le sac à bout de bras. Porte qui cède trop facilement. Déjà ouverte. Du mouvement happe mon attention, du bruit inhabituel; je vis seule, d'ordinaire. La silhouette se retourne sur moi. Je crie, le sac s'effondre au sol, un concombre roule sur le côté. Plus net, le visage de mon frère jumeau, une mimique de surprise familière. Peut être autre chose, l'impression d'avoir été pris en flagrant délit. Et mes yeux glissent, sur ses mains plongées dans mon sac de sport, sur mes affaires répandues sur le sol. Étalées partout dans l’entrée, dans le salon, à la manière d’un violent cambriolage ; voilà ce capharnaüm agrémenté de mes courses de la journée. Je bégaie, mon souffle se coupe. Des jours, peut être des semaines, à n’avoir de ses nouvelles qu’à demi-mot, ou qu’indirectement, par des enquêtes personnelles. Un coup de vent dans ma vie qui n’a plus qu’à peine une odeur maritime. « Kealohi ? C’est bien toi ? ». Comme s’il était devenu interdit d’y croire, de le voir en vie face à moi de temps à autre, comme si c’était devenu un luxe qui ne m’était pas réservé. Ne plus rien mériter, même pas sa propre famille, éclatée par ma propre faute. S’il est dans cet état-là, c’est à cause de moi. « Qu-… Qu’est-ce que tu fais ? ». Et, enfin, les idées qui s’éclaircissent, et la terreur qui s’éprend de moi. Je me souviens. De tout. Mes secrets enfouis, ces indices éparpillés négligemment dans mon appartement. Les seringues. Celles que je conserve dans mon sac de sport. Celles qui… dépassent. Celles qu’il a vues. Qu’il tient dans ses mains. Et son regard se fait tranchant, si fort que je me liquéfie. « A'ole ! Repose-ça, hūpō ! ». Le lexique hawaïen qui ressort et la langue qui ourle les mots, malheureux signe de la panique qui s’éprend de moi, irrépressible. Mon corps chavire, tangue, du moins c’est ce que je ressens, face à cette avalanche de secrets que je viens de précipiter. Il ne doit pas savoir. Jamais. Mes yeux sont en proie à des mouvements saccadés, à la recherche d’un mensonge convainquant. Je passe en revue l’intégralité de mes recherches sur le net, provoquées par les changements subits d’Aurore. Je cherche, encore et encore, mais tout est vide, sombre, une voûte céleste sans étoiles.
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