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 Coincés dans le labyrinthe (ft Toutan Karton)

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Le labyrinthe du Minotaure
antiquité

La situation
Dédale est un célèbre ingénieur travaillant au service du roi de Crète, Minos. La reine de Crète, Pasiphaé, s'éprend d'un taureau blanc donné par le dieu Poséidon et demande à l'inventeur de créer un artifice lui permettant de s'accoupler avec l'animal sacré, requête à laquelle il accède. De cette union naît le Minotaure. Pour cacher le fruit de ce déshonneur, Dédale construit le labyrinthe qui enferme la bête. Dédale donne à Ariane l'idée du fil noué à la cheville de Thésée, lui permettant de fuir le labyrinthe après avoir tué le Minotaure.

À cause de ses trahisons répétées, Dédale est jeté avec son fils Icare dans le labyrinthe dont il est l'architecte. Comment vont-ils s'en sortir ? Lisez par ici cette histoire

Contexte provenant d'un échange mp
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Icare
J'ai 17 ans et je vis enCrète. Dans la vie, je suis le fils de Déale et je m'en sors très mal puisque je suis enfermé dans le labyrinthe à cause de mon père.

Informations supplémentaires ici.


jeremy nadeau ©️ TOUTAN KARTON


C'est avec lui que commença ma vie, c'est bien normal qu'elle se termine avec lui aussi. Mon cher Père, inventeur hors paire, capable d'aider Pasiphaé a avoir un fils avec un taureau. Capable d'inventer un labyrinthe si extraordinaire qu'il en est incapable lui-même d'en sortir. Enfin, sûrement pas, Père trouverait toujours un moyen, le principal soucis, c'est que Minos nous attend sûrement devant la sortie. Nous sommes coincés ici, certes il n'y a plus de Minotaure pour nous manger, mais il n'y a aucune ration pour survivre, seulement ce que nous avons dans nos toges.

Je peste un peu, pour la forme, parce que j'attends surtout l'éclair de génie de mon père pour nous sortir de là. Même si je suis persuadé qu'on va mourir, je ne peux m'empêcher d'espérer au fond de moi, de lui faire confiance une dernière fois. Après tout, je l'ai toujours aidé dans son atelier, je l'ai toujours soutenu, j'ai suivi ses exigences de vieux grincheux, j'ai collé, rafistolé, coupé. Je suis allé chercher des herbes, des plantes, des bouts de bois, des plumes, tout ce qu'il m'a toujours demandé sans rechigner. Pourtant je ne mérite pas non plus de mourir ici. « Comment on sort papa ? Me dis pas que t'as pas de plan, je veux pas mourir. » Mon ton est un peu trop arrogant à son goût, j'en suis sûr.
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   Dédale
   
J'ai une quarantaine d'année et je vis en Crète. Dans la vie, je suis architecte et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis enfermé dans ma propre création et je le vis plutôt pas bien.
   
J'ai entrainé, involontairement bien sûr, mon fils dans ce bousier.
   

Pascal Elbé ©️ TK


ἔρρ' ἐς κόρακας, grognait Dédale dans sa barbe. Phrase que les personnes de l'âge d'Icare, en France d'aujourd'hui pourraient traduire par : va niquer ta mère. D'ordinaire très calme et connu pour être soumis à ses supérieurs, comme à tout son entourage dans le quotidien, l'architecte finit par laisser échapper une insulte à ce monde et ce roi. Cette figure politique, figure d'autorité, que Dédale avait toujours respecté. Enfin presque. Il était bien conscient que les embrouilles matrimoniales pouvaient avoir un léger rapport avec sa présence aux côtés de ce pauvre homme trompé. Peut-être, peu courageux comme il est, viendra t-il à lui la folle idée de ne pas en tenir rigueur et de pardonner rapidement cet exil dans le labyrinthe, mais pour l'instant, le grec aux cheveux frisés n'avait aucune sympathie pour personne. Qu'il finisse punit passait encore, mais y mettre son fils était le pire affront qu'un autre bipède pouvait lui faire. Si Dédale avait bien une fierté, c'était son fils. Il ne fallu d'ailleurs pas très longtemps avant que ce dernier ne lui demande de trouver une solution pour sortir.

A quoi aurait-il pu répondre Qu'est ce que j'en sais moi... puisque ce fut la première pensée qui traversa les oreilles du dessinateur de labyrinthe. Mais il n'en fit rien. Pas la peine d'énerver un adolescent prépubère, ce n'était bon ni pour la tranquillité de l'esprit, ni pour améliorer la situation déjà assez extrême pour lui. Alors, ne laissant rien paraître, Dédale se contenta de poser une main sur l'épaule de sa progéniture, la tapotant doucement en signe de réconfort.

«  Ne prend pas peur mon fils, nous trouverons le moyen de quitter ce piège si nous ne sommes pas avides de liberté. » souffle t-il doucement, semblant se convaincre lui même.

Mais, alors que tout le monde se serait emprunt à commencer à avancer dans le labyrinthe, fouiller dans poches ou même réfléchir aux possibilités, le concepteur se contenta de regarder vers le ciel. Très pieux, l'homme aux cheveux charbon posa ses genoux au sol et joignit les mains. Ses yeux clos, le visage relevé vers le ciel, il se mit à prier. Une demande d'aide silencieuse pour implorer les Dieux de lui venir en aide. Eux comprendraient qu'il n'a commis aucun péché en aidant une femme souhaitant retrouver mari et sauver la vie de prisonniers sacrifiés. Eux sont bons, contrairement aux Hommes toujours prêts à se trahir eux même.

Cette prière masquait aussi le début d'une réflexion. Trouver une solution, un plan B, si les Dieux n'entendaient pas son appel, était prudent dans cette situation. L'odeur de la pierre et du sable commençait déjà à piquer ses narines, ralentissant à nombreuses reprises les réflexions du mathématiciens de génie.

«  Ἦ μὲν δή ποτ’ ἐμεῦ πάρος ἔκλυες εὐξαμένοιο,
Τίμησας μὲν ἐμέ, μέγα δ’ ἴψαο λαὸν Ἀχαιῶν·
Ἠδ’ ἔτι καὶ νῦν μοι τόδ’ ἐπικρήηνον ἐέλδωρ· »
finit-il par demander, les lèvres entrouvertes, au ciel silencieux. Mais en réalité, ses pensées étaient tournées vers la composition physique de ses poches de lins. Le voilà qui se prosterne après avoir levé les mains au ciel, s'excusant au passage d'avoir plus en tête la hache qu'il a inventé le mois passé, que la réelle prière.

Mais, les arbres avaient-ils eu le temps de pousser dans ce labyrinthe infertile ?

   
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Icare
J'ai 17 ans et je vis enCrète. Dans la vie, je suis le fils de Déale et je m'en sors très mal puisque je suis enfermé dans le labyrinthe à cause de mon père.

Informations supplémentaires ici.


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Comme je m'en doutais, l'enfer ne faisait que commencer. Dédale s'occupait, jurait ou priait, il avait toujours des idées, mais rarement du premier coup. C'était incroyable son amour pour l'effet dramatique. Il cherchait, fouillait, tournait en rond, esquissant des plans, dessinants des arabesques, barbouillant des planches d'argiles. Puis, quand tout semblait désespéré, que le temps imparti pour la création touchait à sa fin, il trouvait l'idée brillante. Celle qui allait nous sauver. Et voilà que cela recommençait, sauf que cette fois-ci, j'étais dans l'équation. C'était la première fois qu'on m'impliquait d'ailleurs. Minos n'avait jamais voulu me recevoir de son plein gré, Père devait insister pour que je vienne expliquer ses plans avec lui. Et voilà que cette fois-ci, il nous avait enfermé tout deux. Qu'aurions-nous pu faire ? Refuser et se battre nous aurait entraîné à la mort, mais une morte rapide. Là, nous risqueront de mourir de faim. Sauf si...

Je dois garder confiance, je dois espérer. J'attends les ordres, j'attends qu'il me demande de sortir dans les coins, de trouver quelque chose -une pierre, un bout de bois, une feuille, qu'importe- et j'accourrai. Quand j'ai grogné, il n'a pas réagit, signe qu'il est concentré déjà. Alors je me joins à sa prière, je reste silencieux, mais dans mon coeur, j'implore les Dieux, même si je ne crois pas qu'ils vont nous sortir de là, ils ne se soucient pas assez de nous, seul Père se soucie de moi.

C'est difficile d'être dans l'ombre de ce génie, quand je n'en suis pas un moi-même. J'admire mon père et je tente de reproduire ses idées, mais là est tout l'enjeu ! Je suis incapable de créer de toute pièce, je suis doué de mes doigts pour compléter et obéir, mais moins pour inventer. Ce talent là, je n'en ai pas hérité.
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   Dédale
   
J'ai une quarantaine d'année et je vis en Crète. Dans la vie, je suis architecte et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis enfermé dans ma propre création et je le vis plutôt pas bien.
   
J'ai entrainé, involontairement bien sûr, mon fils dans ce bousier.
   

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Dédale sent une pression. En plus de celle que son fils créé avec son regard inquiet, mais inconnue. Dérangé par l’idée de ne pas connaître l’origine de ce nouveau poids sur ses épaules, l’ingénieur en oublie les dernières paroles de prière et lève les yeux au dessus des deux protagonistes. Aucun horizon. Que des murs de pierres. Rien que des murs de pierre.  En plus de la chaleur que créait le soleil en s’élevant au plus haut, la prison crée par ces barrières immenses suffiraient à les rendre fou. Il fallait avancer. Ce qu’il craignait devoir faire apparu comme une évidence : même s’il serait difficile de sortir de ce labyrinthe en essayant de chercher la sortie, il fallait qu’ils essayent. Peut-être qu’en certains murs, le vent aurait apporté du bois, des tissus, déchets et autre baies mangeables. La chance de survie, quoique faible, restait plus importante que rester au cœur de ce géant de pierres.

« Fils, nous devons aller. »

Des mots simples, courts, sans doute un peu rêches qui trahissait son essouflement face à la chaleur et à son début d’anxiété. Dédale aimait maîtriser. Que ce soit projets ou vie personnelle, il prévoyait tout à l’avance pour ne pas être dérouté. Mais voilà, le destin et les dieux en avaient décidés autrement. Le voilà pris au piège d’une toile d’arraignée invisible.
C’est lui qui l’avait construit, il pourrait s’en souvenir, non ? Mais quelque chose l’inquiétait. Il ne se souvenait pas du plan mais de l’idée qu’il avait eu de piéger le minotaure. D’espérer que les Dieux soient de la partie pour arrêter le monstre. Pourtant, il a beau y songer, aucune réponse ne semble vouloir se loger dans son cerveau. Qu’est-ce qu’il avait bien put créer pour que jamais le minotaure ne puisse en sortir ? Aucune sortie ? Qu’une seule ? Plusieurs mais piégées ? Des mécanismes  spécifiques ? Des incantations ? L’homme ne sait plus et finit par frotter ses cheveux contre son crâne, fâché contre sa nouvelle mémoire défaillante. Si seulement il pouvait se rappeler maintenant, pour trouver une solution adéquate.

Face au silence pour seule réponse à ses questionnements, l’architecte finit par désigner à son fils la grande ouverture qu’ils avaient devant eux.

« Bois, eau, tissus… peu importe, mais il nous faut trouver quelque chose. »

La liste des objets nécessaire à la vie semblait dérisoire mais Dédale avait besoin d'en énumérer quelques uns, pensant sans doute inconsciemment qu'ils allaient apparaître quelque part dans le labyrinthe à la simple évocation des lettres qui composent leurs noms. Puis dans un élan de courage, contrairement à sa panique habituelle lors de situation inattendu, le grec finit par avancer d’un pas lent mais long et lourd de volonté de retrouver sa liberté, et celle de sa progéniture.

« La voix du peuple est la voix de Dieu*.... alors crions fort pour qu'ils nous entendent...» souffle t-il dans sa barbe tandis que le soleil continue de taper.
*proverbe grec

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Icare
J'ai 17 ans et je vis enCrète. Dans la vie, je suis le fils de Déale et je m'en sors très mal puisque je suis enfermé dans le labyrinthe à cause de mon père.

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Bientôt la panique de la fin qui semblait si proche semble s'éloigner. Dédale regarde son fils avec attention et lui promets de le faire sortir de là. Cette promesse est silencieuse, transmise dans un regard, mais elle est d'une force telle qu'Icare se sent tout de suite mieux : Dédale n'a pas dit son dernier mot. Et quelqu'un qui trouve la solution pour qu'une femme enfante d'un homme taureau après s'être accouplé avec une bête gigantesque, peut bien trouver la solution pour sortir d'ici en vie.

Alors, avec une énergie nouvelle, le fils et le père se mettent au travail. Enfin, Dédale réfléchit, tandis qu'Icare attend les instructions, mais tous deux se mettent en quête d'une solution concrète. Ils vont tous faire pour s'en sortir vivant, même si cela signifie prier les dieux pendant plusieurs jours et manger des pierres.

« Bois, eau, tissus… peu importe, mais il nous faut trouver quelque chose. »

Un signe de tête du fils, promettant qu'il a compris et il se met en route. Il doit trouver coûte que coûte. Son père marche aussi, derrière lui. Plus lent, mais avec une force inspirante. Icare court vers sa liberté, quand son père l'assure par sa patience. Soudain, dans un creux du mur de pierre sur sa droite, Icare remarque un trou, trop petit pour les grands pieds de son géniteur, mais assez fin pour lui. Ses yeux brillent et il s'y accroche, une prise plus haut entre deux pierres, si minime qu'il s'écorche les doigts. Ses mains deviennent moites, il tremble, mais il se force à prendre du courage, qui sait ce qu'il verra s'il atteint le haut du mur ? Et qui sait ce qu'il pourrait y trouver ? Il grimpe sur quelques longs centimètres, ne regardant pas son père s'approcher. Puis soudain, un symbole se dessine sous ses yeux. D'un bas il est invisible, mais de là, il est évident.

« Père, une colombe. Est-ce Aphrodite ? »

Aphrodite, déesse de l'amour, apprécie sûrement son père pour l'amour impossible qu'il a permis à Pasiphaé de faire vivre. Un sourire s'étend sur ses lèvres. Il tape sur la pierre, il essaie de la décoller, rien n'y fait, elle ne bouge pas. Est-ce réellement juste un signe ? Rien de concret ? Déçu Icare commencer à redescendre quand la pierre du dessous s'enfonce. Un trou dans un mur de labyrinthe ? Un réel sourire de soulagement se dessine et Icare plonge la main. Un cri plus tard et il est au sol.

Icare n'est pas tombé de haut et -chance infinie- ne s'est rien cassé, mais sur son majeur un scorpion est entre planté. Ce qu'il n'a pas vu en tombant, c'est ce que renfermait la cavité du mur.
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   Dédale
   
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Ils marchaient depuis moins d'une demi-heure et voilà que son fils eu l'idée de faire l'aventurier. Dédale trépigne sur place, inquiet de voir son fils grimper ainsi. Mais au moins, peut-être lui pourrait-il découvrir, ce que lui pauvre sportif ne pourrait jamais le faire.

« Père, une colombe. Est-ce Aphrodite ? »

La déesse de l'amour, le démon de ses nuits. L'amour, le sexe qui avaient tous deux fait de Dédale un homme perdu, dépourvu de sens, prêt à accepter les fantasmes étrange de Pasiphaé. Il devait se contenter de créer un simulacre de vache mais voilà qu'il avait finit par tuer un être vivant pourvu de corne et avait assister à la magie cruelle de la jeune femme. Il avait vu cette armée de lézards et scorpions sortir du roi. La peur l'avait inondé. La peur l'avait rendu fou, il le savait. Mais plus rien ne semblait pouvoir l'arrêter dans ses obéissances, dans ses constructions aux buts infinis pour femmes, hommes, guerriers, jalouses et autres monstres du coeur humain. Dédale, comme le vampire avec le sang, était devenu addict à cette cruauté cachée derrière les constructions. L'architecte n'avait pas les mains tâchées de sang mais de sang étranger était couvert son cœur.

Alors, lui qui allait venir en aide à son fils, l'homme aux cheveux bouclés s'arrêta net, les yeux grands ouverts couverts par des sourcils légèrement froncés. Un scorpion, déclencheur d'une série d’hallucinations qui firent paniquer Dédale. Celui-ci faisant le transfert des rivières de serpents et scorpions du roi Minos, sur son fils. L'architecte était tétanisé, tiraillé par la peur pendant des secondes beaucoup trop longues pour ne pas relever son nouveau manque de réactivité face à une situation dangereuse.

Mais heureusement son bon sens lui fit réaliser que ces images n'étaient qu'un piège de son esprit ou des dieux. Il se précipita, autant qu'il puisse le faire sur les genoux et à bous de bras, vers le mur le plus proche et appliqua ses doigts autour d'une pierre qui dépassait légèrement de tout le reste. Ses doigts se griffaient aux roches tandis que Dédale cherchait à extirper l'ensemble. Pour l'instant, rien.

« Je t'ai construit, sans moi cette pierre ne serait pas là, alors laisse moi la prendre ! »  hurlait l'architecte comme si le mur était devenu un ennemi de longue date...et de chair. Il était trop tard pour éviter de se montrer fou.

Et aussi étrange que cela puisse paraitre, la pierre se laissa tirer et s'extirpa du mur, faisant même reculer Dédale de surprise. Il avait maintenant entre les mains une lourd pierre taillée main, et brulée par le soleil d'interminables journées estivales. Ni une, ni deux, le grec se précipita vers le scorpion et l'écrasa de toute sa force sous la pierre. Le scorpion, même coriace, fut plus que sonné par l'attaque. Dédale en profita pour poser l'autre côté de la pierre à quelques centimètres de la zone attaquée, sur le bras de son fils. Il espérait que la chaleur élimine le venin thermolabile.

Imperturbable, le père prend les vêtements du jeune Icare et les secoues dans tous les sens, paniqué à l'idée qu'une nouvelle marée de reptiles ou d'arthropodes ne surviennent. Tant pis s'il faisait mal, mais l'hallucination revint dans l'esprit de l'architecte qui ne mit à taper et expédier des créatures invisibles, le regard terrorisé.
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Icare
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jeremy nadeau ©️ TK
C'était si étrange de voir le monde d'un autre regard, celui d'un être couché sur le sol, le doigt brûlant d'une piqûre de scorpion, de voir son père accourir en paniquant, de comprendre que le ciel est la seule porte de sortie. Être couché sur le sol, attendant que son heure passe, Icare reste calme. Étrangement. Pourtant, ce n'est pas d'une simple piqûre qu'il peut mourir, ni d'une mini chute, mais rester allongé, c'est tellement plus simple.

C'est la brutalité de son père qui le sort de sa léthargie. Il frappe sans relâche sur le scorpion, avec une force qu'il ne lui connaît pas. La pauvre bête est morte au premier coup, mais il s'acharne, encore et encore. Icare se redresse sur ses coudes et se rend compte que son doigt est vierge de toute cicatrice. Un instant il s'interroge, puis lève les yeux au ciel et s'imagine l'Olympe et les dieux les regardant. Se peut-il qu'ils agissent vraiment ? Ou qu'ils leur envoie des messages ? Mais que signifient-ils ? Icare regarde son père, il semble certain de ce qu'il fait depuis toujours, et pourtant là le fils lit des choses étranges dans son regard. Serait-il devenu fou ? Mais la folie n'est-ce pas du génie ?

La pierre chaude posée sur la blessure l'écrase, mais Icare garde le possible outil de guérison sur sa chaire autant de temps que son père le lui demandera, après tout, le jeune garçon est persuadé que son père a remède à tout. Un mince sourire sur ses lèvres, le brun regarde encore une fois vers le ciel, pourquoi ne peuvent-ils pas voler comme ces rapaces ? Comme cette colombe ? Mais Aphrodite ne leur apporte pas son aide, elle les entrave dans les entrailles du labyrinthe, empêchant une sortie rapide.

Icare bout quand son père se remet à agir bizarrement.

« Père, père, tout va bien. »

Ce n'est pas une question, ni une demande, c'est une affirmation. Tout va bien. Icare parle, se remet debout, se montre à son père son bras, ses doigts. Tout fonctionne. Il se penche doucement la tête vers son géniteur et tend la main pour attraper ses doigts, puis les serre.

« Ne sombrez pas dans la folie, nous avons besoin de vous. »

Il parle d'Icare, de Dédale, d'eux deux. Ils sont ensemble ici, ce n'est pas le moment de céder, d'avoir peur, c'est le moment d'être un génie. Et ils en ont besoin. Il tente de garder la main de son père dans la sienne. Il veut le réveiller, le sortir de sa stupeur, mais il ne semble pas prêt. Alors Icare lève une nouvelle fois les yeux et cette fois-ci, la pierre décollée laisse apercevoir quelque chose derrière elle. Le garçon s'avance, faisant attention aux bestioles possiblement venimeuses et regarde, c'est bien du tissu.

« Père ! Elle vous a écouté et remercié ! »

Icare saute de joie, imagine déjà une sortie possible, tout comme il y a quelques minutes il acceptait la mort. Passer d'une émotion à son opposé en quelques secondes, c'est bien typique du jeune homme.
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« Ne sombrez pas dans la folie, nous avons besoin de vous. »

Pourquoi ? Dédale avait l'impression que le monde se réfugiait derrière lui comme des lapereaux terrifiés à l'idée de sortir du terrier. Grandir. Son entourage ne veut pas grandir. Mûrir. Serait-il le seul ? Les rois lui demandent de construire des projets d'architectures qui semblent ne jamais avoir de limites, sinon de cacher celles qu'ils ont franchis. Les petits gens espèrent qu'il ne fera aucune erreur pour leur assurer la sécurité qui engendrera leurs doux moments de vie. Les juges le regarde comme si c'est sa responsabilité et son mauvais caractère qui dictait seules à la barre. Les paysans attendent de lui qu'il leur apporte l'innovation d'une époque qui n'est même pas la sienne, dont il n'aura pas même la chance de voir grandir. Tu es père. Sa femme aussi. Elle avait posé une nouvelle pression, une nouvelle responsabilité qui avait pétrifié le nouveau parent. Il n'avait rien répondu. Il était resté là. Juste là, immobile. La mère l'avait mal prit, lui avait voulu. Sans doute lui en veut-elle toujours d'ailleurs. Elle pense que l'architecte n'a pas été fier,  heureux et elle en a tout de suite conclu qu'il n'aimerait pas son fils. Leurs fils. Une fois encore, le voilà coupable. Sans son accord. Bien sûr qu'il portait ce fils qui lui tient à présent la tête, dans son coeur. J'ai seulement eu peur. J'ai peur. N'en ais-je pas le droit ? Le peur l'avait pétrifiée toute sa vie, la voilà qui se réveille désormais sous le doux costume de la folie.

« ευχαριστώ » (merci) soufflait simplement, presque inaudible, le père de l'orateur. Ne lui reprochons pas d'être peu enclin à remercier puisque c'est bien d'épuisement dont il est question. Il ne trouve plus son souffle. Ses crises de folies lui font perdre la tête, lui font perdre le souffle. Il est épuisé.

« Père ! Elle vous a écouté et remercié ! »

Le hurlement de joie, ou plutôt d'un soulagement profond, finit de le réveiller de sa torpeur. L'architecte sait qu'il doit vaincre ses démons, son démon, s'il veut sortir de ce piège. Le temps n'est plus à la désolation. Dédale se tourne doucement, après tout s'ils vont tous deux mourir, le temps est de leur côté. Il grimace mais finit par se lever, les épaules abaissées par la fatigue, la peur et la honte de ne pas avoir sauvé son fils. Il laisse échapper un regard sur le murs entourant la nouvelle ouverture.

Virgile, Enéide a écrit:
Le labyrinthe recélait en ses murs aveugles le lacis de ses couloirs et la ruse de ses mille détours.

Des murs aveuglent de la souffrance des deux prisonniers. Des murs qui ne demandaient que d'encadrer de leurs vieilles pierres, le jeu sadique d'observer la chute d'un Homme. Ces pierres qui avaient construit la vie de Dédale lui semblaient maintenant si perfides, dures, intraitables, mauvaises. Elles se retournaient contre le créateur comme un croyant déçu par son Dieu absent. Comment osaient-elles le défier ? Traîtres. souffle t-il à lui même, victime d'un sentiment d'abandon de celles qu'il considéraient comme ses gardiennes s'il était celui qui les avait accouché sur le papier. Je suis leur créateur. Le créateur se prenait pour le grand. Dieu des pierres. Il n'y a pas de petits dieux, surtout en Grèce où dorment ceux qui portent le monde.

Ses pieds le guident. Il avance d'une lenteur vulgaire, jusqu'à l'ouverture et tombe à genoux devant l'ouverture. Du tissus. Enfin. La création de l'Homme le réconforte. Il connait. Il maîtrise. Mais allait il lui sauver la vie pour autant ? Qui dit que ce n'est pas simplement le slip du Minotaure après tout. Dédale tourne sa tête sur le côté, assez pour jeter un oeil sur la piqure de scorpion. La peur de perdre son fils le réveille. D'un coup, sans prévenir, ni même le mur qu'il traverse de sa main, il saisit le tissu en serrant le point. Il n'a pas pris la peine d'analyser la situation. Il n'a pas pris la peine de réfléchir. Il n'a pas pris la peine d'anticiper toutes les situations futures possibles. Il n'a pas anticiper. Mais qui était cet homme nouveau ?

Le tissu ne dépasse pas l'ouverture, même tiré à la force du bras d'un homme désespéré. Qui pourrait le tirer ? Dédale grimace. Son bras le lance. Sans doute par autant que celui de son fils pourtant. La douleur lui adresse un message cérébral. Il se souvient. Ce tissu. Une nouvelle prison. Maintenant Dédéle le sait. De l'autre côté de cette muraille se trouve la Chambre. La prison. L'architecte est saisit d'un frisson. Le brun hurle soudainement à la mort et finit par en arracher un bout. Mais un autre se trouve encore caché derrière. Il garde une partie du tissu arraché dans sa main. Il sait ce qui s'est passé derrière ces murs. Ce simple fait lui avait valu de subir toutes les malédictions qui pesaient sur sa vie. Être enfermé avec Icare dans sa création diabolique en est la parfaite illustration.

Je sais que Pasiphaé et Poséidon ont créé un monstre, alors je suis enfermé. Je sais que Minos extermine des enfants, alors je suis menacé à me taire. Je sais comment tuer le terrible résultat de cette union, alors je suis enfermé. Dédale est un génie de son temps, mais l'homme se trouvait tellement idiot. Bête de ne pas simplement savoir s'il était quelqu'un de bon ou de mauvais. Etait-il responsable de ce qui s'était passé dans cette pièce par le simple fait de savoir ? De s'être tut ? Qu'aurait-il pu faire d'autre. L'architecte soupire, d'un souffle étrangement calme. Il est fatigué. Fatigué d'avoir été dirigé toute sa vie par un roi fou.

« Ce tissu nous sauvera. Nous utiliserons ce tissu. Pour toi, pour nous. »

Un bon garrot, ça pouvait au moins limiter les douleurs qui arrivent. L'idéal aurait été de la glace. En trouver, dans un jeu de murs en plein milieu de la Grèce, risquait d'être un défi de taille. Impossible même. Alors soigner une piqure d'un possible apparition divine, ne cessait de l’inquiéter. Et si son fils subissait une nouvelle colère de Poséidon ? L'architexte secoua de la tête comme pour chasser ses craintes. Dédale ignorait alors que ce n'est pas le scorpion qui serait responsable de la tragédie qu'il redoute...

« Mais je te préviens. Ce tissu te changera à jamais... » laisse t-il échapper avec une voix grave.

Les deux hommes avait été simplement balancé là, au milieu des couloirs à ne savoir dans quel sens aller. Maintenant le vieux grec savait. Les deux aventuriers malgré eux, approchait du coeur. Du lieu de massacres de 14 enfants qui, nous les ans, servaient de pâtures. Le génie ne voulait pas y entrer. Les murs, il le sait, il les connait, gardent la mémoire du drame. Sans doute le sang n'aura pas été totalement gommé par le vent ou la pluie. Sans doute serait il même éclairé des perfides rayons du soleil.

Heureusement pour Icare, son père tenait plus à leurs vies qu'à son innocence et son envie d'éviter de mettre des images sur les abominations que lui avaient dicter le roi. Il emboita le pas de son fils et avança dans un des couloirs, machinalement. Tel un robot, l'homme aux cheveux de charbon avançait, le regard perdu dans le vide. Il calculait. Il se voyait avancer sur le plan qu'il avait tracé. L'homme savait que seule la Chambre pourrait les sauver de cette prison. Le bout de tissu découvert en était la preuve. Les deux hommes ne furent guère plus embêtés par des ennemis invisibles, si ce n'est la faim qui, pour le cas de Dédale du moins, commençait à faire parler d'elle. Comme si le destin leur accordait au moins cette paix, ils atteignirent l'entrée. Deux cents mètres avant tout du moins. Dédale s'était arrêté net. Il ne le sentait pas. Quelque chose était différent. Les pierres étaient plus sombres. Un brouillard, qui n'a rien à faire là par cette journée ensoleillée, semblait se dresser en maître devant. L'odeur pesait dans les narines. L'architecte fronce des sourcils et semble retrouver ses sens. Il tend le bout de tissu qu'il avait arraché, quelques longues minutes plus tôt et ouvrit enfin la bouche :

« Icare. Ne mets pas ce tissu autour de ta blessure, mais devant tes narines, ferme la bouche et plisse les yeux. Il termine son ordre de père inquiet, par une indication :  « Icare... Nous devons passer par l'enfer pour atteindre le paradis...» Un silence pesant accompagne ses paroles, le laissant ajouter un timide : « et enfin nous en sortir.»

Il attrapa le bras de son fils avec force et commença à avancer comme un gladiateur entrant dans l'arène. Ce qu'il y avait dans cette Chambre, il n'osait pas y penser, alors quelle épreuve devaient ils encore remporter dans ce brouillard menaçant avant d'en passer le pas ?
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