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 Not a first meet - (j!han)

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j!han
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Pigeon



Nathaniel Adamson
J'ai 42 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis le nouveau titulaire des urgences de l'hôpital de Chicago, spécialisé en traumatologie et je m'en sors plutôt très bien. Sinon, grâce à mon amour du travail, je suis célibataire et je le vis plutôt mal depuis quelques temps.



Originaire des Etats-Unis, Nate est né à San Diego d'un père inconnu et d'une mère absente + Il a très vite développé des liens très fort avec ses voisins et a passé tout son temps avec eux dans son enfance face à l'indifférence de sa figure maternelle + Il était médecin à l'hôpital de Los Angeles mais quand Chicago lui a proposé un poste de titulaire, il n'a même pas hésité. Il est impulsif et sa carrière a une importance primordiale pour lui + Il est doué sous la pression, il gère ses émotions à merveille, il est calme et droit en toutes circonstances, ce qui en fait un des meilleurs traumatologue du pays + La quarantaine l'a amené à réfléchir sur son célibat et la place qu'il voulait donner à l'amour dans sa vie.


daniel gillies © TAG
« Je sais que tu n’es pas du genre à faire du favoritisme, mais les autres internes ne le savent pas, ils cherchent toujours le petit détail qui ferait vivre l’enfer à un autre. Mais tu le sais déjà puisque tu as déjà été à ma place. Et toi, il va falloir que tu m’appelles par mon nom de famille. » Il sourit sans pour autant s’empêcher une légère grimace. L’idée de l’appeler par son nom de famille lui était tellement étrange en réalité qu’il n’était pas sûr d’y arriver. Il avait parfaitement le contrôle en général, il maîtrisait toujours beaucoup ses mots avant qu’ils ne sortent de sa bouche mais en pleine opération ou pendant l’arrivée d’un trauma, il n’était absolument pas à l’abris d’un accident. Il savait alors qu’il pourrait l’appeler par son prénom et créer alors ce contexte ambigüe qu’elle cherchait à tout prix à éviter et il comprenait parfaitement pourquoi. Il avait connu ce par quoi elle était en train de passer et la rivalité entre les internes était une véritable plaie durant les études de médecine. Mais il avait constaté avec le recul qu’elle était malheureusement inévitable et plus surprenant, véritablement nécessaire. Elle avait permis à beaucoup de se rendre compte que telle ou telle spécialité n’était pas la leur et elle avait aidé à beaucoup de recadrage mais aussi à des abandons chanceux. Si un médecin n’a pas les nerfs assez solide pour supporter un environnement compétitif, comment lui confier une salle des urgences ? Il fallait avoir les émotions accrochées, il était indispensable de se maîtriser selon la spécialité choisie. Sinon, la plupart finissaient dans des cabinets privés, au calme des tempêtes de nerfs. Mais Nathaniel avait un tempérament taillé pour les urgences et les traumas. Calme, réfléchi, toujours parfaitement maître de lui, il avait été un véritable atout dans des situations impossibles. Il était celui qui parvenait à maîtriser l’horreur d’une situation en quelques secondes d’analyse et c’était sa plus grande force. Il était donc parfaitement conscient de la situation de Leah et il ne pouvait qu’approuver son comportement. Il était tout à son honneur de ne pas chercher à se protéger sous l’aile d’un titulaire pour percer. Elle était forte et fière, des qualités qu’il appréciait chez la jolie brune. Il hocha la tête finalement, complètement d’accord avec elle. « Tu sais, y en a plus d’un qui aurait profité de la situation à ta place. D’ailleurs, ne crois pas que s’ils en avaient l’occasion, ils ne chercheraient pas à s’attirer les bonnes grâces des titulaires. » Il lui lança un clin d’œil carrément subjectif avant de se rendre compte qu’il était en train de lui faire une proposition étrange. Il se reprit en ajoutant. « Enfin, si tu insistes, j’essaierais de respecter ma part du contrat. » Il savait qu’elle ne reviendrait pas sur cette décision malgré tout mais il avait connu pendant son propre internat de jeunes demoiselles prêtes à tout pour être mises en avant et bien sûr, jusque dans le lit d’un titulaire ou chef de service la plupart du temps. Lui-même avait déjà reçu des propositions très étranges qu’il avait décliné une à une. Mêler sentimental et privé n’avait jamais fait bon ménage de toute manière, il avait vu trop de ses collègues se casser les dents et les ramasser sur le sol à la petite cuillère. Très peu pour lui les ambiances gênantes au boulot. Il préférait largement travailler dans un environnement saint. C’était bien pour cela qu’il avait fait en sorte que la jeune femme qui marchait à présent à ses côtés éteigne un peu de sa colère envers lui et qu’il aurait voulu percer à jour leur malaise à tous les deux. Mais pas là, certainement pas dans l’enceinte de l’hôpital. « Tu es aussi têtu qu’une mule, ma parole ! » Ça, c’était probablement son pire défaut mais il haussa les épaules dans sa direction, l’air de lui faire clairement remarquer qu’il n’était pas le seul dans cette situation. Bien qu’elle finisse par capituler quelques secondes plus tard. « Si tu y tiens tellement, je te sauterais dans les bras et te serrerais à t’en étouffer … lorsque tu me feras visiter ton appartement ! » Un sourire des plus resplendissants vint alors teindre ses lèvres. « J’attendais que tu me le proposes, j’ai toujours un tas de cartons à déballer alors je te montre ça dès que tu as une journée de libre ! » Il ne comptait pas réellement la mettre à contribution bien sûr. Quoique rien n’était moins sûr. Il faudrait qu’il y réfléchisse parce qu’il n’avait pas encore pris la peine de ranger toutes ses affaires. Il avait eu tellement de mal à les défaire lorsqu’il avait mis les pieds à San Francisco que l’idée de recommencer lui donnait mal à tête et le plongeait dans un profond désarroi. Et si elle refusait, il aurait toujours des arguments en béton pour la faire changer d’avis, elle pourrait toujours compter là-dessus. Quant à savoir si elle avait tiré un enseignement de ses leçons, il allait pouvoir juger en direct, bien qu’elle ne put s’empêcher de le taquiner sur ce point. « Tu vas surtout pouvoir constater que l’élève va dépasser le maître ! » Il rit de bon cœur parce qu’il ne l’avait pas vu venir et c’était plutôt bien joué de sa part. Il haussa les épaules un grand sourire aux lèvres toujours. « Je ne demande qu’à constater, mais comme tu refuses le favoritisme, je vais me montrer trois fois plus exigeant avec toi ! » Il plaisantait aussi bien évidemment, tout comme elle n’avait pas réellement joué les prétentieuses. Du moins il l’espérait, cela ne ressemblait pas à la demoiselle qu’il appréciait tant depuis toutes ces années et il osait croire que l’internat n’avait rien changé à ce qu’elle était. « T’es un peu masochiste non ? » Là encore, la réponse était évidente mais il se contenta de rire légèrement. Bien sûr qu’il avait un côté masochiste. C’était sûrement la raison pour laquelle il insistait tant pour qu’ils passent du temps ensemble quand il savait très bien que la situation pourrait vite devenir tendue et ambigüe entre eux à cause de ce qu’il s’était passé des mois auparavant entre eux. Et pourtant, il continuait de chercher sa compagnie, l’invitant à dîner sans la moindre hésitation. « Je sais bien que me laisser payer va à l’encontre de tous tes principes, Nate, mais tu te rends compte que je suis pas fauchée au point ? » Il lui lança un regard faussement surpris.  « Attends, c’est exactement ce que tu viens de me dire pour tenter d’esquiver mon invitation petite hypocrite ! » Elle avait bien parlé d’argent après tout mais ce n’était absolument pas le sujet en réalité. « Mais de toute façon, tu pourrais être millionnaire qu’il serait hors de question que tu paye quoi que ce soit ! » Et il espérait qu’elle ne chercherait pas à argumenter, il pouvait se montrer aussi têtu qu’une mule, elle l’avait dit elle-même après tout. « Oui, mon maigre temps libre me sert à dormir ou à réviser. Mais j’ai le sentiment que tu ne me laissera pas gagner cette partie, alors, je te ferais découvrir la gastronomie de Chicago mon cher Nate.» Il eut l’air satisfait à la seconde où elle capitula. Pas parce qu’il avait gagné, bien que sa fierté était toujours son principal allié dans sa vie, mais bien parce qu’il allait pouvoir passer plus de temps avec elle. Malgré sa légère rancœur, malgré ce qu’il s’était passé entre eux, ils allaient pouvoir redevenir ce qu’ils étaient et c’était important pour lui. Même s’il n’arrivait plus du tout à la voir comme sa petite sœur depuis plusieurs mois maintenant et s’il était tout à fait franc avec lui-même, cela faisait même quelques années. « Fais pas trop la tête, ce n’est pas une si affreuse nouvelle si ? » Il voulait l’entendre dire quand même, il n’était pas dépourvu de conscience. Si elle détestait l’idée même de manger avec lui, il n’insisterait pas davantage mais il savait que ce n’était pas réellement le cas, il était plutôt serein. Sauf évidemment concernant leur passé à tous les deux et s’ils devaient en reparler. Quand elle accepta son invitation à discuter davantage et quand ils se séparèrent, l’idée lui avait semblé excellente. Maintenant qu’il lisait son message en salle de garde le temps de se débarrasser de sa blouse, il n’en était plus aussi sûr. Aucun trauma n’était prévu, la nuit commençait calmement après une journée mouvementée, il allait pouvoir quitter son poste pour profiter d’un tête à tête avec Leah jusqu’à ce qu’on le bipe pour une urgence. Il s’empressa d’ailleurs de la rejoindre en traversant la rue pour entrer dans le bar en face de l’hôpital. Il y avait essentiellement des membres du personnel de l’hôpital évidement mais la table où il aperçut Leah n’était pas la plus exposée et légèrement en retrait. Un bon point. Il la rejoignit d’un pas maîtrisé et s’assit en face d’elle. « Tu bois quelque chose ? » Il ajouta rapidement. « Tu as fini ta journée ? » Par définition la journée d’un interne ne se finissait jamais réellement et les gardes pouvaient être longues et éprouvantes, la question l’intéressait donc énormément. Et en tant que supérieur, il ne pouvait que se renseigner pour être sûr qu’elle ne consomme pas d’alcool évidement. Le serveur s’approcha et il commanda un coca, lui n’avait pas terminé sa journée et sa nuit ne faisait que commencer. Il attendit que Leah commande pour se mettre plus à l’aise dans son siège et pour le regarder. « Ça été cet après-midi ? » Demanda-t-il quand il connaissait une partie de la réponse. Mais il avait très peu vu la jeune femme de la journée alors il s’intéressait naturellement à ce qu’elle avait fait de sa journée. Il hésita un peu avant d’ajouter. « On a pleins de choses à rattraper et c’est un peu ma faute mais tu dois un peu te douter de pourquoi j’ai pas été très bavard ces derniers temps… » Il était toujours direct quand il avait quelque chose sur le cœur et pourtant, il ne mettait pas de mot précis sur la situation. Il la laissait deviner, il savait qu’elle s’en souvenait. « Si tu n’as pas envie d’en parler, on peut parfaitement en rester là et faire comme si rien ne s’était passé. On fera comme tu le sens. » Il avançait donc légèrement que pour lui, ce n’était pas rien et il avait l’intention d’en parler, d’approfondir le sujet, de se justifier aussi peut-être. Si elle n’en avait pas l’intention et préférait tirer un trait définitif sur tout ça, il avait également pris le parti de respecter son choix et se taire définitivement sur le sujet.    




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mudblood squad
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Limace



Maleah « Leah » Ianuali
J'ai 25 ans ans et je vis à Chicago, Illinois, États Unis. Dans la vie, je suis interne en médecine et je m'en sors moyennement, je fais avec ce que me donne la vie). Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, du moins, ça dépends des jours.



Originaire de Hawaii, Leah est la petite dernière de la famille. Elle a deux frères aînés. Ses parents sont décédés alors qu’elle était jeune, son frère ainé à alors obtenu sa garde ainsi que celle de son autre frère. – Ils sont tous les trois très proches, ils se donnent des nouvelles au moins, une fois par jour.- Ils ont déménagés de Hawaii pour atterrir à San Diego. – Têtue, déterminée, franche, passionnée, aimante, jalouse, et parfois nerveuse face à l’inconnu. – Elle a toujours rêvé de devenir médecin, elle a donc travaillé dur pour entrer dans la meilleure école possible (malgré le coup des études) – Elle est interne aux Urgences et malgré le fait qu’il n’y a pas assez de temps dans une journée pour tout faire, elle aime son boulot. – Célibataire, elle n’a pas vraiment le temps à consacrer à quelqu’un, elle se sentirait trop oppressée ou coupable d’avoir un homme à ses côtés. Ses frères ne se gênent pas pour la charrier.


phoebe tonkin © schizophrenic


Sauvegarder les apparences, c'était ce dont j'avais besoin de la part de Nate. Je voyais bien comment cela se passait pour ce qui descendait d'une famille de prestigieux médecins. Soit ces derniers en profitaient, mais ne savait pas rien faire de leur dix doigts ou bien il y avait ceux qui voulaient se détacher de leurs liens familiaux mais qu'on ne laissait jamais faire. Ce qui était sûr, c'est que si mes camarades apprenaient que j'étais proche de Nate – peu importait la nature de la relation –, je ne finirais jamais d'en entendre parler. La découverte de cette connexion n'aurait plus aucune importance, une fois que ma carrière de médecin serait lancée. Je voyais bien que cela constituerait une certaine difficulté pour l'homme à mes côtés. En effet, je ne ratais pas sa grimace alors que je le taquinais à mon tour sur le fait qu'il devrait m'appeler par mon nom de famille dans l'enceinte de l’hôpital. Je comprenais parfaitement pourquoi, je ne savais pas si j'étais moi-même capable d'autant de self-control lors d'une situation d'urgence. « Écoute, on peut faire comme ça au moins pour le moment, mais si dans une situation … délicate, un de nos prénoms nous échappe, c'est pas une tragédie, ok ? », continuais-je en haussant les épaules. De toutes façons, je n'étais pas certaine que le fait de connaître Nate resterait secret jusqu'à la fin – surtout quand je pensais à ma fouineuse de colocataire et accessoirement camarade de classe. Je le vis hocher la tête, en accord avec mes raisons de passer sous silence le fait que nous nous connaissions. « Tu sais, y en a plus d’un qui aurait profité de la situation à ta place. D’ailleurs, ne crois pas que s’ils en avaient l’occasion, ils ne chercheraient pas à s’attirer les bonnes grâces des titulaires. », répondit-il avant de me faire un clin d’œil. Cette phrase avait-elle été formulée exprès ou étais-ce une de ses grandes maladresses verbales ? Je haussais les sourcils en prenant un air moqueur. « Oh oui, je pourrais te donner bien des noms. Mais je préfère obtenir tes bonnes grâces à cause de mes prouesses médicales. », répétais-je en d'autres mots. En effet, les lèches bottes étaient déjà bien connu dans le groupe et je ne comptais agrandir le répertoire avec mon nom sur la liste. « Enfin, si tu insistes, j’essaierais de respecter ma part du contrat. », affirma t-il et ce fut à mon tour de hocher la tête en signe d'accord. Je savais bien que Nate n'aurait jamais fait de difficulté quant à ce sujet, mais cela me rassurait qu'il me promette de faire un effort. Cependant, la liste des sujets sensibles ne semblaient pas vraiment se terminer. En effet, le silence radio de la part du médecin avait peser sur mes épaules jusqu'à ce qu'il réapparaisse... Sans m'avoir fait part de son arrivée. Mon caractère était resté le même, la colère avait bouillonné dans mes veines, déteignant sur un accueil qui se fit un peu froidement. Il était visiblement donner la mission de se faire pardonner ou du moins me faire oublier ma rancune. Je capitulais en émettant une condition et en le traitant de tête de mule. Il ne se gêna pas de me faire comprendre que j'étais faite de la même étoffe en un seul regard. « J’attendais que tu me le proposes, j’ai toujours un tas de cartons à déballer alors je te montre ça dès que tu as une journée de libre ! », proposa t-il avec un sourire resplendissant sur les lèvres. Je levais les yeux au ciel en soupirant, bon sang l'arroseur arrosé c'était bien moi. « Tu ne sais pas dans quoi tu t'embarques, tu parles à la fille qui a déballer ses cartons en deux heures, tu ne vas pas reconnaître ton appartement ! », me moquais-je doucement. En effet, à mon arrivée à Chicago, j'avais décidé de me débarrasser de la corvée du déballage des cartons et valises. Certes, je n'en avais pas beaucoup, mais cela m'avait suffi. Je ne savais pas depuis combien de Nate était arrivé dans la Windy City, mais je ne savais pas comment il pouvait supporter de dormir entourer de cartons. Rien que l'odeur m'aurait donné envie de tout ranger en pleine nuit. « J'espère pour toi que ma journée de libre n'est pas dans trop longtemps car sinon je te traiterais de feignant. », le taquinais-je à nouveau avant de plonger un peu dans l'arrogance en ce qui concernait mes capacités de médecin. J'avais eu envie de lui clouer le bec, mais Nate ne se départis pas de son sourire. Mais c'était bien mieux ainsi. Je me souvenais encore de son visage fermé alors qu'il avait quitté San Diego, les étreintes longues et difficiles avec mes frères, la notre fut plus gauche dû à l'événement de la veille, mais j'avais à peine reconnu l'homme qui nous avez quitté à l'aéroport. « Je ne demande qu’à constater, mais comme tu refuses le favoritisme, je vais me montrer trois fois plus exigeant avec toi ! », affirma t-il et ce fut à mon tour de rire. « Je compte sur toi ! », répliquais-je avec un sourire malicieux sur les lèvres. Je savais qu'il ne comptait pas réellement être plus exigeant avec moi qu'avec les autres, mais si il l'était cela ne me dérangerait pas, au contraire cela me forcerait à être meilleure jour après jour. Bien entendu, c'était déjà ce que je faisais, mais avoir Nate derrière moi me permettrait de ne pas me reposer sur mes lauriers et m'obligerait à améliorer ce qui n'était pas parfait dans ma pratique. D'ailleurs, il me semblait pas vouloir abandonner l'idée de découvrir la gastronomie de Chicago avec moi, malgré mon argumentation. Comme je m'y étais attendu, il persistait en ignorant ce que j'avais à dire sur le sujet. Alors, je capitulais une nouvelle fois, il me semblait que j'étais incapable de résister à l'homme qui se tenait à mes côtés. En même temps, sa compagnie était loin d'être désagréable et je jetais les armes sur les sujets qui n'étaient pas tellement important. « Attends, c’est exactement ce que tu viens de me dire pour tenter d’esquiver mon invitation petite hypocrite ! », m'accusa t-il alors que j'essayais de négocier pour qu'il me laisse payer lors de notre future sortie au restaurant. Je lui rendais alors un sourire éclatant pour ne pas mettre à rire à m'en tenir les côtes. « Mais de toute façon, tu pourrais être millionnaire qu’il serait hors de question que tu paye quoi que ce soit ! », continua t-il et sa réponse ne m'étonna pas le moins du monde – ce qui était exaspérant. Je soupirais lentement. « Au moins, je ferais des économies ! », rétorquais-je, malicieuse. Que pouvais-je dire d'autre ? Il ne bougerait pas de sa position, il avait toujours été ainsi d'aussi loin que je m'en souvenais. Il arrivait souvent qu'il se dispute avec mon aîné à ce sujet, chacun voulant inviter l'autre … Une discussion sans fin. De plus, je n'allais pas dire non à des dollars économisés sur mon compte en banque. « Fais pas trop la tête, ce n’est pas une si affreuse nouvelle si ? », demanda t-il et j'arquais un sourcil, surprise. Etait-il réellement entrain de me demander si l'idée de passer du temps avec lui me repoussait ? Bien sûr, lorsque l'on repensait au baiser partagé avant nos départs respectifs, il y avait des raisons pour lesquelles je pouvais bien émettre des réserves à passer une soirée en sa compagnie. Pourtant, cela ne m'avait pas effleurer l'esprit. Peut-être étais-ce une mauvaise chose ? Que je ne sois pas capable de voir l’ambiguïté se profiler à l'horizon ? « Si tu savais à quel point ta présence me repousse, Nate ! », dis-je pleine d'ironie. Un sourire traversa mes lèvres avant que je ne m'arme de mon index pour le planter dans son flanc. « Arrêtes de dire des bêtises pareilles. Franchement, le jour où je ne pourrais plus supporter ta présence, c'est que tu auras vraiment déconner ! », déclarais-je, en me moquant de lui. Oui, pour en arriver à cette extrême, il faudrait qu'il fasse quelque chose d'impardonnable – ou que nous fassions une telle chose. En tout cas, il était hors de question que je raye Nate de ma vie pour le moment, les mois de silence m'avaient déjà assez pesé. Par ailleurs, il était temps de crever l’abcès, car j'étais quasiment certaine de savoir pourquoi je n'avais pas eu de nouvelles de la part de Nate. Après un après midi chargé dans les locaux des urgences, j'étais assise à une table dans le bar en face de l’hôpital. Nate avait proposé que l'on se voit pour discuter. J'aurais bien entendu préférer le faire dans l'intimité de son appartement et pas à porter d'oreille de membres du personnel hospitalier. Mais Nate étant de garde, il n'y avait pas vraiment de choix. C'était maintenant ou jamais. Plus les minutes défilaient, plus je me sentais mal à l'aise, je ne savais pas quoi faire de mes mains – devenant moites au fil du temps. Puis, la porte s'ouvrit pour la énième fois, laissant entrer Nate sur les lieux. « Tu bois quelque chose ? Tu as fini ta journée ? », me demanda t-il, une fois assis en face de moi. « Oui, je rentre voir mon lit après. », blaguais-je, un peu nerveusement sans doute. Je commandais à sa suite, un Canada Dry, juste pour ma bouche devenue sèche, je n'avais pas réellement soif. « Ça été cet après-midi ? », continua t-il, et je hochais la tête. Je n'avais pas eu le temps de m'ennuyer, en même temps aux urgences, il y avait toujours quelque chose à faire, pas le temps de se tourner les pouces. « Pas mal de membres cassés. OH ! Et un gars est arrivé avec deux crayons coincés dans le nez .. le cas le plus palpitant de ma journée. », dis-je, ironique, en me demandant ce qui se passait parfois dans la tête des patients. L'homme avait parier avec ses amis qu'il réussirait à faire entrer un nombre incalculable de crayons dans ses orifices. Par chance, il avait du s'arrêter à deux, il n'avait pas calculer qu'il n'arriverait plus à respirer, une fois ses narines bouchées. Mais, j'avais plus important à discuter que l'idiotie de mon patient. Nate se chargea de rentrer dans le vif du sujet. « On a pleins de choses à rattraper et c’est un peu ma faute mais tu dois un peu te douter de pourquoi j’ai pas été très bavard ces derniers temps… », lâcha t-il et je hochais la tête, affirmant que je savais parfaitement de quoi il voulait parler. Je portais ma boisson à mes lèvres, plus pour occuper mes mains qu'autre chose. « Si tu n’as pas envie d’en parler, on peut parfaitement en rester là et faire comme si rien ne s’était passé. On fera comme tu le sens. », finit-il et je pinçais des lèvres, baissant le yeux sur mes mains. Par où commencer ? J'avais toujours été mauvaise pour jouer carte sur table lors des sujets épineux. Bien entendu, j'étais franche, je ne me gênais pas pour dire les choses, mais lorsque cela touchait à des sujets comme celui-ci, je me faisais plus silencieuse. « Je peux pas rester là et faire comme si il ne s'était rien passé. », dis-je un peu abruptement peut être, mais au moins, c'était sorti. Je relevais mes prunelles vers les siennes.« C'est aussi de ma faute, j'aurais pu t'appeler. », m'excusais-je doucement. « Je crois que je ne me sentais pas capable de faire semblant de vouloir avoir de tes nouvelles alors que la chose que je voulais, c'était comprendre ce qu'il s'était passé. »,avouais-je, sans détourner les yeux cette fois. Je portais une nouvelle fois ma boisson à ma bouche, j'espérais que cette conversation nous mènerait quelque part et non pas sur une pente encore plus glissante que celle ci.



TIMELESS LOVE
©️ ZIGGY STARDUST.
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