Partagez | 
 
 
 

 Sur la route de l'océan (gennaro&clea)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 
avatar
June
Féminin MESSAGES : 88
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
Un jour, après plusieurs années de cris et d’incompréhension, Gennaro a pris la route, quittant sa femme – laissant tout derrière lui. Il a roulé plusieurs jours à travers les Etats-Unis, sans trop y penser. Il a roulé vers l’océan, vers l’Atlantique. C’est comme ça qu’il s’est retrouvé dans cette petite bourgade à côté de Providence, Rhode Island.
Cette petite bourgade à côté de Providence, Rhode Island, c’est aussi là que vit une jeune et douce femme pénommée Clea, qui chante le soir dans un bar, toujours le même bar…
Et c’est quelque part, au milieu d’un grand nulle part, que leurs yeux se rencontrèrent.

   
Contexte provenant de cette recherche
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
June
Féminin MESSAGES : 88
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Gennaro Biaggi
J'ai 39 ans ans et je vivais à Duluth, Minnesota, Etats-Unis avant de tout plaquer. Dans la vie, j’étais directeur des ventes dans une entreprise d’ameublement et je m'en sortais plutôt bien, même si c’était franchement emmerdant. Sinon, je suis marié - ce qui ne va pas probablement pas durer longtemps - et je ne sais pas trop comment je le vis pour le moment.


benedict cumberbatch © Juice
Les petites maisons bien rangées le long des rues, le long des rues bien droites. Certaines portaient le nom des saisons.
Tout au bout de Spring Street par exemple, sans cette rangée d’arbres en contrebas, de l’autre côté de la route, on pouvait presque apercevoir le réservoir, sur l’autre rive de Blackstone River. On pouvait entendre le bruit, déjà lointain, de la chute d’eau – la petite chute d’eau avant que la rivière ne plonge sous le pont qui, si on le suivait, conduisait à la bourgade d’en face.
Gennaro s’était tenu tout au bout de Spring Street et il avait considéré ce nouveau paysage – ni rural, ni vraiment déjà urbain. Il avait en avait considéré la banalité. Elle s’ajoutait à la banalité de tous les autres paysages, de toutes les autres bourgades qu’il avait traversées au cours des jours passés.

Il s’était garé sur le parking de l’église, plus tôt dans la journée. Il s’était assis sur le parvis, mais il n’était pas entré. Il avait déjeuner dans un café. Les rues étaient calmes.
Au soir venu, peut-être se garerait-il ailleurs, un peu plus loin.
Pour l’heure, il se prenait à songer que la banalité de cette vie à l’américaine, dont il avait été témoin le long des autoroutes, était une chose bien étrange au regard de sa situation si peu banale. Il alluma une cigarette pour ne pas y penser.

Il avait presque atteint l’océan, il avait mis des kilomètres entre sa vie et la leur, leur vie brisée. Il avait roulé pendant longtemps. Au bout du compte, il n’avait même pas eu à penser.
Il avait presque atteint l’océan, et il sentait que le moment venait où il se verrait forcé de penser. Une femme aimée, dans une maison familière, d’un autre côté du pays…

Au soir venu, il ne s’était pas décidé à déplacer sa voiture.
Il faisait nuit, quand il s’allongea en travers d’une portion de rue peu fréquentée d’un quartier particulièrement résidentiel. Il fuma une cigarette. Il ne fumait jamais avant – il avait arrêté, parce que sa femme s’en était indisposée.
C’était la dernière qu’il lui restait. Dans un état second, il fumait avec lenteur, regardait la fumée se disperser et le ciel noir. Sous l’arrière de son crâne, la dureté et la fraîcheur du bitume lui étaient agréables.

S’il s’était pris à penser, il se serait sans doute rendu compte qu’il avait l’air un peu saugrenu dans cette posture, voire romanesque… Ou que cette solitude ne pouvait raisonnablement pas durer, dans une petite bourgade américaine où, sous des airs de rien, peu de choses étaient susceptibles de passer réellement inaperçues.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
porcelain unicorn
Féminin MESSAGES : 88
INSCRIPTION : 02/03/2017
RÉGION : Québec.
CRÉDITS : Faust pour l'avatar.

UNIVERS FÉTICHE : réaliste, city.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Clea
Delenikas

J'ai 22 ans et je vis à Manville, RI, USA. Dans la vie, je suis chanteuse dans un bar et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Passionnée d'astronomie, fille d'une fratrie de 6 enfants, d'origine grecque.


emily rudd © idle teen.


« Beau boulot les gars! » Elle avait ce grand sourire satisfait, limite enfantin. Le bar avait fermé ses portes et c’était maintenant les petites heures. « On te ramène, Clea? » « Non ça va, merci. » Elle leur avait sourit gentiment, même si on savait que ce n’était pas l’experte de la gentillesse, ça en était la déesse. Ce soir, elle ne pouvait ramener personne, pas même sur ses épaules. Clea avait rattrapé sa veste en jeans dans la salle où il y avait tout leur équipement. Elle avait par le fait même agrippé ce sac à main en paillettes qu’elle traînait lorsqu’elle souhaitait se faire remarquer. Elle avait aussi attrapé lassement cet argent comptant qui gisait dans cette enveloppe fourrant le tout dans ce même sac à paillettes sans en compter le lot. Clea savait combien il devait y avoir et même s’il y avait une erreur, elle l’aurait tût. Pourquoi? Peut-être parce qu’elle menait cette existence qu’elle devait vivre. Peut-être aussi parce qu’elle savait qu’elle payerait son loyer sans problème. Et c’est ainsi qu’elle sortie du bar.

Elle dansait en plein milieu de la rue. Peut-être avait-elle pris une – voire deux – coupes de vin en trop. La robe un peu plus haute de la mi-cuisse, on savait d’où elle sortait. La musique la pénétrait dans tout son long faisant de son corps son esclave. Les bras bougeaient au fil des sons. Clea n’était pas un ange. Non, elle n’en était pas un. Elle devait faire parti de ces gens qui auraient sans doute une immunité au paradis, tant ils avaient menés une existence tranquille et gentille. Parce que c’était comme ça qu’elle était : gentille. Gentille et sans histoire selon son humble avis. Mais qui n’en a que faire d’une femme humble et gentille sans histoire? Personne ne l’attendait. Enfin, peut-être que Frank Sinatra l’attendait encore sagement. Non, il n’était pas mort : c’était son chat. Puis, alors qu’elle dansait, elle se freinait brutalement puisqu’il y avait un peu de boucane devant elle. Il n’y a pas de boucane sans feu... Ni sans homme. Il était sur le sol. Je ne tardais pas à m’allonger près de lui en allumant une maudite à mon tour. Je la lui tendais alors que la sienne allait lui brûler les doigts. Elle inhalait puis exhalait sans dire un mot. Elle ne devait pas fumer, elle le savait. Ses médicaments le lui interdisaient. Et c’était comme ça que l’ange passait au démon. Le Cornu ne s’en serait même pas offusqué parce qu’elle était belle Clea. Ça aurait été un atout de l’avoir près de lui. Parce qu’elle était humble, gentille et sans histoire. Parce qu’elle ne lui causerait jamais d’ennui, elle ne l’avait jamais fait jusqu’à maintenant, sauf une fois... En fait, on pouvait maintenant compter la deuxième.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
June
Féminin MESSAGES : 88
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Gennaro Biaggi
J'ai 39 ans ans et je vivais à Duluth, Minnesota, Etats-Unis avant de tout plaquer. Dans la vie, j’étais directeur des ventes dans une entreprise d’ameublement et je m'en sortais plutôt bien, même si c’était franchement emmerdant. Sinon, je suis marié - ce qui ne va pas probablement pas durer longtemps - et je ne sais pas trop comment je le vis pour le moment.


benedict cumberbatch © Juice
Elle avait dansé dans un froissement de robes, en remontant la rue. Un ange tardif avait dansé près de lui et Gennaro avait seulement eu conscience que quelqu’un approchait. C’était l’heure du soir où il fallait d’ordinaire songer à dormir, parce que c’était l’heure où il risquait de commencer à se sentir misérable. Visiblement, ce soir-là, c’était l’heure des anges – et les anges aussi s’allongeaient sur la route, et les anges allumaient des cigarettes pour fumer dans la nuit.
Il avait entendu le froissement de robes, et des pas s’approcher surtout. Il n’avait pas regardé : il avait seulement senti que quelqu’un s’allongeait, là, comme si c’était normal – comme s’il l’avait attendue et qu’elle s’était contentée de le rejoindre.
C’était une jeune femme… Une jeune femme s’était allongée sur la route à côté de lui. Elle ne l’avait pas regardé non plus, du moins pas qu’il le sache, mais elle avait allumé une cigarette. Gennaro avait alors presque achevé la sienne. Mais la femme lui en tendait une autre, et le naturel de la situation était absolument troublant. Avait-elle su, soudain, qu’un homme attendait au bout d’une rue d’être rejoint ; avait-elle su qu’il avait fini son paquet de cigarettes et aurait pourtant envie d’en allumer une autre ? Il ne se souvenait pas que les hasards de la vie lui aient été si bienveillants.
Lorsqu’elle pencha vers lui dans son geste, les cheveux de la jeune femme touchèrent légèrement le visage de l’homme, avant qu’il ne se saisisse de la cigarette après avoir écrasé son propre mégot sur le sol. « Comment vous le saviez ? C’était ma dernière », dit-il d’un air de rien, d’un air anodin, comme on dirait bonjour.
Il fuma un instant, dans le silence de la nuit, et puis il rendit simplement son bien à la visiteuse. À ce moment il aperçut son profil dans la pénombre mais elle ne le regardait pas – elle regardait le ciel. Elle avait la peau blanche. Elle était jeune aussi, plus jeune que ce à quoi Gennaro s’était attendu. Elle avait vraiment l’air d’un ange finalement.
Lorsqu’il se tourna de nouveau vers le ciel, elle ne l’avait pas regardé. Il songea qu’elle était belle.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
porcelain unicorn
Féminin MESSAGES : 88
INSCRIPTION : 02/03/2017
RÉGION : Québec.
CRÉDITS : Faust pour l'avatar.

UNIVERS FÉTICHE : réaliste, city.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Clea
Delenikas

J'ai 22 ans et je vis à Manville, RI, USA. Dans la vie, je suis chanteuse dans un bar et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Passionnée d'astronomie, fille d'une fratrie de 6 enfants, d'origine grecque.


emily rudd © idle teen.


Le naturel de la situation en était déconcertant. Clea n’aurait pas su dire si c’était normal, ni naturel. Mais l’était-elle elle-même? C’était intriguant de se poser la question. Alors qu’il écrasait ce qui restait de la cigarette, l’homme questionnait. C’était sa dernière. Elle ne se contentait que d’hausser les épaules avec un sourire angélique. Ce sourire angélique qui lui faisait pardonner presque n’importe quoi. Il fumait alors qu’au final, c’était elle qui s’intoxiquait des fumées. Elle ne tardait pas à en reprendre le contrôle pour se détruire un peu plus au final. Clea avait commencé à fumer suite à l’incident du centre commercial. Clea avait une certaine nervosité qui était maintenant contrôlée grâce à la cigarette. Elle avait troqué un mal être contre une une cigarette, une porte directe pour l’ascension des problèmes de santé ou la mort, mais il ne fallait pas être pessimiste. La brunette se tournait vers l’homme qui observait le ciel, elle n’avait pas senti son regard un peu plus tôt. Elle aurait voulu lui faire la discussion, mais elle sentait bien que ce n’était pas le moment. Clea se redressa et en profita pour s’étirer. « Rassurez-moi, vous ne passerez pas la nuit ici. » Il fera un peu plus froid tôt ou tard. Elle lui faisait un petit sourire comme pour le charmer. L’étincelle dans ses yeux était bien présente. La jeune femme replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et le regardait. Sans qu’elle ne comprenne pourquoi, bien qu’elle ait chanté toute la soirée, Clea entendait encore ces échos dans sa tête. Elle fredonnait soudainement Born to die de Lana Del Rey. Elle aurait voulu imiter l’oiseau, à la place elle mima quelques vagues se laissant emporter par la musique interne. C’était ça ou la maladie, mais pourtant, en dehors de ces quelques cigarettes ici et là, Clea était en parfaite santé. À moins qu’elle soit atteinte de folie et ça, c’était fort probable.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
June
Féminin MESSAGES : 88
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Gennaro Biaggi
J'ai 39 ans ans et je vivais à Duluth, Minnesota, Etats-Unis avant de tout plaquer. Dans la vie, j’étais directeur des ventes dans une entreprise d’ameublement et je m'en sortais plutôt bien, même si c’était franchement emmerdant. Sinon, je suis marié - ce qui ne va pas probablement pas durer longtemps - et je ne sais pas trop comment je le vis pour le moment.


benedict cumberbatch © Juice
La jeune femme s’était redressée, étirée. « Rassurez-moi, vous ne passerez pas la nuit ici. » Cette fois elle le regardait – Gennaro pouvait sentir son regard descendre sur lui. Rassurez-moi… Il se demandait depuis combien de temps quelqu’un ne s’était pas soucié de savoir où il passerait la nuit – non pas que l’ange à la peau blanche ait pu réellement s’en soucier.
Quand même, ça le faisait sourire. Il avait même presque l’impression qu’il aurait maintenant pu passer la nuit ici, allongé au milieu de la rue d’une bourgade quelconque, et trouver cela agréable.
Lentement, il se redressa sur les avant-bras. La sensation du bitume contre l’arrière de son crâne se dissipa. Lorsqu’il passa une main dans ses cheveux pour les épousseter, il constata que sa peau à cet endroit était restée froide.

Puis Gennaro tourna la tête pour la regarder, et cette fois, leurs yeux se rencontrèrent.
Elle lui souriait, son profil satiné dans la lumière orange de la rue, sans que la blancheur de sa peau cesse d’être une évidence. Ses yeux brillaient, et elle ajustait ses cheveux. Elle avait les cheveux bruns, des cheveux courts qui frôlaient tout juste la peau blanche des clavicules et de la nuque.
Gennaro eut l’impression qu’elle cherchait à le charmer. Il mettait cela sur le compte d’une ivresse douce, qu'il croyait percevoir chez elle et qui la rendait légère, si légère…

Il fallait tout de même dire que c’était assez réussi.
Elle chanta, elle se mit presque à danser. Et lui, il ne parlait plus ; il la regardait encore ; cette présence si soudaine et si délicate avait quelque chose de renversant. « Vous savez, je pourrais presque penser que je suis déjà en train de dormir. » Il avait dit cela avec un sourire amusé – il se trouvait très amusant lui-même, d’être là à la regarder, subjugué par cette insouciance, en totale position de faiblesse.
« Cela dit, je suis d’accord avec vous… », et il se leva, s’étira à son tour. « Nous pouvons peut-être trouver mieux ». Il ne savait pas tant que ça où il voulait aller. Il songeait qu’ils étaient juste à côté de la rivière, et même du pont qu’il avait aperçu plus tôt dans l’après-midi, sans doute désert à cette heure-ci. « Si vous voulez bien me suivre… » Invitation galante, il lui tendit la main, tout en faisant mine de s’incliner devant elle.


@porcelain unicorn enfin, je suis désolée :gloomy:
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
porcelain unicorn
Féminin MESSAGES : 88
INSCRIPTION : 02/03/2017
RÉGION : Québec.
CRÉDITS : Faust pour l'avatar.

UNIVERS FÉTICHE : réaliste, city.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Clea
Delenikas

J'ai 22 ans et je vis à Manville, RI, USA. Dans la vie, je suis chanteuse dans un bar et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Passionnée d'astronomie, fille d'une fratrie de 6 enfants, d'origine grecque.


emily rudd © idle teen.
La rue était si sombre et ce n’était qu’elle qui parvenait à l’éclairer. Et l’asphalte du sol était loin d’être de tout confort que ce soit pour la brunette ou le grand brun. Il se redressait alors qu’elle bougeait le corps comme si elle avait des ailes. Ces ailes qu’elle s’autorisait à avoir depuis quelques années maintenant. « Vous savez, je pourrais presque penser que je suis déjà en train de dormir. » Elle arquait un sourcil visiblement amusée, presque flattée. « Ah oui? » questionnait-elle de plus belle avec ce même léger sourire qui tirait le coin de ses lèvres. Était-elle en train de flirter? Il y avait de très fortes chances pour que la réponse soit positive.

L’alcool la faisait encore bouger doucement alors qu’il acceptait ses dires. Ah oui? Il était d’accord avec elle? C’était triste qu’elle doive très bientôt le quitter. Ça la peinait véritablement. Clea l’écoutait et rêvassait, trouver mieux? À cette heure? Elle en doutait fort bien. Son appartement à elle n’était pas si merveilleux et il n’offrait pas le ciel ouvert comme la rue le faisait. L’homme se relevait donc et lui offrait de le suivre. Elle aurait pu prendre peur, elle aurait pu partir à la course, mais elle ne le fit pas. Son instinct ne la dictait pas ainsi. Clea riait doucement en voyant ses manières, elle était déjà séduite. Doucement, sa main joignait la sienne et elle se levait. Ses talons hauts bougeaient un peu, mais elle finit par retrouver son équilibre et elle avait l’étrange sensation d’en trouver un équilibre avec lui. Une finesse hors du commun. Lentement, elle avançait, elle le suivait et sa main refusait de quitter la sienne. C’était une sécurité qu’elle se disait à elle-même. « Où allons-nous? » questionnait la jeune Delenikas. Malgré la soirée qui s’étirait, elle était prête à lui offrir sa nuit. Elle pourrait bien dormir un peu plus tard, non? Elle dormirait alors que la lune irait se reposer et que le soleil commencerait le boulot. C’était ça les astres, non?
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
June
Féminin MESSAGES : 88
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Gennaro Biaggi
J'ai 39 ans ans et je vivais à Duluth, Minnesota, Etats-Unis avant de tout plaquer. Dans la vie, j’étais directeur des ventes dans une entreprise d’ameublement et je m'en sortais plutôt bien, même si c’était franchement emmerdant. Sinon, je suis marié - ce qui ne va pas probablement pas durer longtemps - et je ne sais pas trop comment je le vis pour le moment.


benedict cumberbatch © Juice
Elle avait pris sa main. Après un léger temps d’arrêt, elle avait pris sa main et ça l’avait même fait rire, cette révérence presque cérémonielle. Gennaro avait toujours aimé jouer les galants. Sans une élégance toute naturelle, il aurait même pu avoir l’air un peu vieux jeu… Mais la jeune femme, après un léger temps d’arrêt, avait accordé la grâce de son rire. C’était comme un pari qu’elle avait fait. Une fois le parti pris, il n’était plus vraiment permis de douter.
Il ne serait pour autant jamais venu à l’esprit de l’homme que sa proposition puisse paraître inquiétante. Après tout, n’était-ce pas elle qui l’avait trouvé là, étendu dans la nuit ; n’était-ce pas elle qui était venue déployer tous ses charmes auprès d’un homme vulnérable ?

L’ange à la peau blanche s’était levé. Même si Gennaro avait dû lui tenir la main fermement pour qu’elle retrouve sa stabilité, il ne s’était pas attendu à ce que la jeune femme garde sa main dans la sienne.
La décision qu’elle avait prise, après un léger temps d’arrêt… ce n’était pas seulement de ne plus avoir peur, semblait-il. Il y avait quelque chose de nouveau ; comme un abandon, comme une confiance pleine de résolution.
Gennaro se mit à marcher lentement vers le bout de la rue, sans cesse touché par la maladresse de sa démarche, et par cette petite étreinte que la jeune femme semblait bien décidée à prolonger. Il sourit en regardant se balancer le sac à paillettes particulièrement clinquant qu’elle tenait au creux du bras, avec malgré tout une certaine élégance.
« Où allons-nous ? » demanda-t-elle, au moment où ils atteignaient une rue qui croisait la leur et qui longeait la rivière en contrebas. « Figurez-vous que je n’en ai aucune idée », répondit-il avec une certaine espièglerie. Il voulait voir l’expression de son visage à ces mots… La voir surprise, peut-être rieuse à nouveau ; quelque chose lui disait qu’elle allait trouver ça drôle, qu’il ne sache même pas où il comptait emmener une jolie jeune inconnue, qu’il semblait pourtant avoir envie de séduire à son tour. Cependant il n’était pas tout à fait honnête, parce qu’il avait bien une petite idée quant au lieu qu’il souhaitait rejoindre avec elle.
Ils avaient traversé la rue puis tourné à gauche ; l’espace était plus ouvert à cet endroit, la zone moins résidentielle. « À vrai dire je suis arrivé à Manville cet après-midi et je ne connais absolument pas cet endroit », ajouta-t-il comme si c’était tout à fait anodin, haussant presque les épaules. Il ne voulait pas songer que, sous certains aspects, cette phrase banale avait pour lui des allures de confidence.

Ils atteignirent le grand pont au-dessus de Blackstone River. Le bruit de la petite chute d’eau s’était fait plus net à mesure qu’ils approchaient. Gennaro s’accouda au large rebord en bois, lâchant la main de la jeune femme pour l’inviter à faire de même. Il sourit ; il s’amusait plutôt de la situation, du petit air interloqué de l’ange qui pourtant l’avait suivi. « Quand même assez pour avoir vu ce pont en passant, tout à l’heure… Qu’en dites-vous ? » Il regarda autour d’eux, appréciant la vue nouvelle qui s’ouvrait sur la ville depuis ce point précis. L’eau noire, invisible mais pourtant bien tangible ; le bruit de la rivière, apaisant. « Est-ce que c’est un peu mieux, pour passer la nuit ? » Il savait que la réponse était probablement négative, mais au moins ils étaient là ; la présence féminine inattendue n’avait pas encore disparu, alors tout était pour le mieux.

Il n’y avait pas de réverbère sur le pont en lui-même, bien que les lumières de la rue qu’ils venaient de quitter parvenaient jusqu’à eux.
Il n’y avait pas de réverbères et lorsque Gennaro leva les yeux vers le ciel, il remarqua que d’ici, on voyait mieux les étoiles.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
porcelain unicorn
Féminin MESSAGES : 88
INSCRIPTION : 02/03/2017
RÉGION : Québec.
CRÉDITS : Faust pour l'avatar.

UNIVERS FÉTICHE : réaliste, city.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Clea
Delenikas

J'ai 22 ans et je vis à Manville, RI, USA. Dans la vie, je suis chanteuse dans un bar et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Passionnée d'astronomie, fille d'une fratrie de 6 enfants, d'origine grecque.


emily rudd © idle teen.
Clea ne l’aurait pas trouvé vulnérable, pas une seule seconde. Elle se disait que dans le pire des cas, l’homme était drogué point à la ligne. Après tout, il était tard et ce n’était pas rare de croiser des gens à l’avenir moins prodigieux. Ceci dit, un homme allongé sur le sol avec une cigarette au bec, c’était clairement plus rare, jusqu’à ce jour. La jeune femme le suivait donc sans questionner davantage, comme si la réponse lui avait plût ou au moins, qu’elle lui convenait. Elle avait alors simplement hoché la tête avec un sourire qui tirait ses lèvres. Une crainte la tiraillait toujours un peu intérieurement, mais elle n’avait pas peur. « Intéressant. » Avait-elle alors commenté sans plus de cérémonie, ce léger sourire aux lèvres. Elle ne se foutait pas de lui, bien au contraire, Clea était attentive. Elle l'écoutait attentivement presque avidement. Elle était sur ses talons alors que lui semblait se confesser. « Alors bienvenue dans le coin. En espérant que vous vous y plaisez. » Peut-être avait-elle mal interprété son commentaire, elle n’en savait rien.

Le grand pont, évidemment qu’elle connaissait cet endroit. C’était un endroit pas trop loin de chez elle où elle pouvait observer les étoiles à l’occasion et philosopher sur la vie. Elle ne tardait pas à imiter ses gestes, s’appuyant à son tour. Son regard était plongé dans l’eau, la lune et son reflet en faisait une autre merveille du monde songeait-elle. « Un des plus beaux endroits de la ville. » Elle relevait la tête vers le ciel. « L’endroit idéal à proximité de la ville pour observer les étoiles. » Puis, il posa la question fatidique et Clea souriait malgré elle sortant sans doute une réponse de politicienne. « Si vous faites de ce ciel un drap étoilé, ce n’est pas moi qui m’y opposerai. » Oui, elle était bien dans son confort, dans son chez elle avec le chat. Elle ne disait pas non à une nuit à la belle étoile, elle était déjà avancée, même, cette nuit.
Revenir en haut Aller en bas
 
 
Sur la route de l'océan (gennaro&clea)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'étang de Miragoane déborde sur la route nationale numéro 2
» Soumission au parlement de la feuille de route du gouvernement et des ministeres
» Un nouveau compagnon de route
» Sur la route des caravanes
» "La Route Perdue"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers réel :: Amérique du Nord-
Sauter vers: