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 hello, it's me... (mudblood squad)

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j!han
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Owen Grahams est un homme de 34 ans, marié, heureux depuis de nombreuses années avec la femme qu'il aime. Il songe à fonder une famille, à se poser, à vivre sa vie entière auprès de sa femme. Mais Owen est militaire, un militaire qui doit conduire une dernière mission à l'étranger pour son pays, pour sa patrie. Il part donc pour cette dernière mission avec la ferme intention de prendre sa retraite à son retour, prévu quelques mois plus tard. Pourtant, rien ne se passe comme prévu. Capturé par l'ennemi, il est déclaré mort seulement un mois après son départ. Voilà trois ans qu'il a disparu et sa femme, malgré son chagrin, a décidé de refaire sa vie pour la petite fille qu'elle a eu d'Owen et dont il ignore l'existence. Pourtant, Owen est bien en vie et malgré ce qu'il a vécu, il n'a qu'une obsession, retrouver celle qu'il aime et qui l'a aidé à tenir pendant sa captivité. Des retrouvailles mouvementées, à n'en pas douter.

Personnages provenant de l'état dégénéré de nos cerveaux




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j!han
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Owen Grahams
J'ai 37 ans ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis un ancien militaire à la retraite forcée et je m'en sors plutôt bien grâce à la pension de l'armée. Sinon, grâce à ma malchance, je suis toujours amoureux d'une femme qui m'a sûrement oublié et je le vis plutôt mal.



Owen est né dans un famille aisée dans la belle ville de Londres + Il a débarqué aux Etats-Unis à l'âge de dix-sept ans et c'est à ce moment-là qu'il a rencontré Nina, ils ne se sont jamais quittés depuis ce jour-là + Militaire de profession, il s'est engagé dans l'armée très jeune et a participé à de nombreuses missions à l'étranger + La dernière à laquelle il a participé a été la dernière de sa carrière. Il a été capturé trois ans plus tôt et a été déclaré mort quelques mois après sa capture. Il est resté deux ans et demi dans les mains de l'ennemi et a passé six mois en convalescence avant de revenir dans la ville où il a passé sa vie dans l'espoir de retrouver sa femme + Il ignore encore qu'il a une fille de deux ans et que sa femme a refait sa vie avec son frère.
luke evans © MORPHINE
La foule commençait à rendre Owen particulièrement nerveux. Le monde, les gens qui s’agglutinent le long des trottoirs, qui fourmillent de partout, l’ancien militaire cherchait par tous les moyens à se raisonner, à se calmer, il n’y avait pas de danger. Voilà six mois qu’Owen était rentré. Six longs mois durant lesquels il avait été cloué sur un lit d’hôpital particulièrement inconfortable, jonglant entre ses soins réguliers et ses séances de kinésithérapie et même malgré tous ses efforts, il boitait légèrement, aidé par une canne comme un vieux d’un certain âge. Une faiblesse qu’il supportait mal mais qu’on lui avait garantie temporaire. Il lui faudrait encore des mois, peut-être même quelques années avant de retrouver une parfaite mobilité au niveau de sa jambe la plus abîmée, la gauche. Il marchait sur le trottoir, il avait une folle envie d’un café bien corsé et son appartement ne disposait pas encore d’une machine qui aurait pu le contenter. Il arpentait donc les rues d’une ville qu’il avait connu par cœur à une époque mais dont il avait tout oublié. Une ville qui avait été son refuge et son domaine des années auparavant, avant la guerre, avant sa capture, avant sa captivité. Des souvenirs douloureux remontaient en lui comme des flash-back désagréables, prêts à l’envahir à chaque instant, à se saisir de lui sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit. Une boule ne tardait jamais à se former à chaque fois qu’il prenait le risque de faire ressurgir ces souvenirs en lui. Son ventre se nouait et son rythme cardiaque ne manquait jamais de s’accélérer. Il se sentait si vulnérable, il n’avait plus rien alors du jeune homme fougueux de sa vie d’avant. Il était moins serein, il était sans cesse nerveux et tendu mais il se raisonnait pour sortir le plus souvent possible, il ne pouvait pas rester terré chez lui et puis, ce n’était pas vraiment dans son comportement. De plus, il avait une toute autre raison de se balader en ville et de scruter les passants en cherchant une tête en particulier. Il n’était pas revenu dans cette ville pour rien, il n’avait pas survécu pour rien, il avait fait tout ça pour une personne en particulier. Et la déception qu’il avait ressenti en ne voyant pas cette personne à la porte de l’appartement qui avait été le sien quatre ans plus tôt se rappelait à lui à chaque instant. Ses espoirs avaient été maigres mais bien présents. Elle avait peut-être quitté la ville, le pays même, comme le savoir ? Il n’était pas sûr de pouvoir le supporter, l’idée même de ne plus jamais la revoir lui glaçait le sang. Il ne pouvait concevoir de refaire sa vie sans elle et pourtant, il était conscient des années passées depuis qu’il l’avait vu la dernière fois. Il avait bien trop conscience qu’elle pouvait avoir refait sa vie, qu’elle l’avait certainement oublié et l’angoisse que ce soit le cas le paralysait d’effroi quand il y pensait. La boule au ventre, il scrutait les allées, comme si la retrouver était à la fois ce qu’il désirait le plus et ce qu’il redoutait à chaque instant dans le même temps. C’est pourquoi lorsqu’il aperçut un visage familier, il ne voulut pas y croire. Elle était passée si vite, elle marchait normalement mais sa silhouette l’avait intrigué trop tard, il la voyait de dos à présent et pourtant, il ne put s’empêcher de sentir son cœur s’emballer, il tenta alors de la rattraper, de marcher à sa suite pour lui prendre le bras, pour voir ses yeux plonger dans les siens mais sa fichue jambe n’obéissait pas à l’allure qu’il tentait de lui imposer et bien vite, cette silhouette se perdit dans la foule, le laissant seul au milieu du trottoir, la foule grouillant autour de lui en l’évitant. Il finit par soupirer, l’espoir de la retrouver était maigre et pourtant, il s’y accrochait avec une telle énergie, un tel désir. Il se retourna vivement et c’est à cet instant qu’il eut l’impression de perdre pied. Elle était là, devant lui. Elle allait faire comme tous les autres, le contourner et pourtant, il venait de capter son regard, il venait de plonger ses yeux dans les siens comme il l’avait tant rêvé. Il déglutit, il savait quel choc elle aurait, bien supérieur au sien parce que lui n’avait jamais douté de la retrouver un jour quand elle avait dû pleurer sa mort et enterrer un cercueil vide. Pourtant, il peinait à y croire. « Nina, c’est bien toi ? » Il usait de son surnom sans trop y penser, sans y réfléchir parce qu’il n’avait jamais perdu cette habitude.




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Antonina "Nina" Grahams
J'ai 32 ans et je vis à Détroit, aux États Unis. Dans la vie, je suis violoncelliste reconvertie en tant que professeur de musique et je m'en sors bien. Sinon, dû aux épreuves de la vie, je suis veuve, mais aussi en couple et je le vis tant bien que mal.



Antonina, un prénom qui rappelle les origines russes de sa famille. Elle a cependant vu le jour sur le territoire américain, à Milwaukee dans le Michigan.  +  Sa famille n’a jamais été un rêve, bien au contraire, une mère alcoolique, un père  tentant de joindre les deux bouts, des frères et sœurs éparpillés dans le pays et au Canada, mais qu’elle ne voyait jamais. Elle s’émancipa et déménagea à Détroit lorsque ce dernier mis fin à ses jours, elle avait 16 ans. + Elle a toujours trouver un moyen de s’évader grâce à la musique, petit prodige du violoncelle, elle a alterné entre les cours à la Detroit Instituteur of Music Education et des petits boulots pour joindre les deux bouts. + Elle rencontra l’amour de sa vie à 17 ans. Un homme dont toutes les femmes rêveraient,  anglais avec un accent à se damner, militaire au cœur tendre.  + Ce dernier lui fut arraché trois ans plus tôt lors de sa dernière mission. Nina était enceinte de quelques mois lorsqu’on lui a appris qu’il était décédé. + Elle a « refait » sa vie aux côtés du frère d’Owen, Lachlan, et avec sa fille Abigail.


Sarah Gadon © Schizophrenic
« Voilà pour vous Mrs Grahams. », me dit la proprietaire de l’épicerie en me tendant mon sac de courses avec un sourire. Grahams. Le mélange de sensations qui m’envahissent à chaque prononciation de ce patronyme en est presque douloureux Ce nom avait un bon nombre de signification pour moi. Mon appartenance à l’amour de ma vie, mais aussi, la vie que je partage à présent avec son frère. Ce n’est pas une question d’adultère, loin de là. Mon mari, Owen avait été déclaré mort lors d’une mission militaire. La dernière avant de prendre sa retraite, il fallait croire que c’était l’ironie du sort qui avait frappé à notre porte. Je n’avais jamais eu la chance de lui annoncer qu’il allait être père. Je l’avais découvert après son départ, j’étais aux anges puisqu’il ne nous manquait plus qu’un enfant pour compléter notre famille. Mais c’était avant que l’on vienne sonner à ma porte pour m’annoncer qu’Owen ne faisait plus parti des vivants et que, pire que tout, j’allais devoir enterrer un cercueil vide puisque son corps n’avait jamais été retrouvé. Alors, dans la douleur, j’avais porté notre enfant, j’avais enterrer mon mari et j’avais entamé ma vie de veuve. Malgré ma fierté, j’avais du me rendre à l’évidence, il était primordial d’accepter de l’aide pour sortir la tête de l’eau. Lachlan était là pour m’aider aussi bien qu’il le pu. Il fut mon épaule pour pleurer, mon confident, l’ami dispensant des conseils. Il fut patient à mes côtés, jusqu’à ce premier baiser. Tu ne peux pas attendre après quelqu’un qui ne viendra jamais., m’avait-il dit et bien que ce fut la vérité, j’avais été choquée de l’entendre parler de son frère ainsi. Je ne lui avais plus adressé la parole pendant les jours suivant. Dans la rue, chaque homme ayant de près ou de loin la morphologie d’Owen, je les observais, espérant apercevoir mon amour perdu. Puis je m’étais résignée, enterrant une partie de mon cœur avec ce cercueil vide. Ma fille avait besoin d’un père et même si ce n’était pas la même chose avec Lachlan, je l’aimais quand même, d’une certaine manière. Alors, j’avais retiré mon alliance, mais gardé le patronyme, puis j’avais emménagé avec Lachlan en banlieue de la ville et j’avais cessé de chercher Owen dans la foule de la ville. Malgré cette nouvelle vie, j’avais gardé mes habitudes, mes quartiers … J’avais beau me voiler la face, une infime partie de moi espère toujours voir mon mari refaire surface. Ce n’était pas pour rien que mon alliance s’était transformée en pendentif, contre mon cœur. Alors, en continuant mon chemin, déambulant, zigzaguant entre les gens de sortie dans les rue de la ville, j’aperçu un homme avec une canne. Rien de mirobolant, une chose de normale. Il était planté là au milieu des passants, alors je m’apprêtais à le contourner mais ce dernier se retourna, me paralysant de son regard. « Nina, c’est bien toi ?», demanda l’homme, ouvrant de nouveau les blessures de mon cœur. J’avais défendu à quiconque de mon entourage de m’appeler ainsi, ce surnom était bien trop douloureux à entendre. Nina, c’était ainsi qu’Owen m’avait appelé la première fois que nous nous étions rencontré. Il m’avait demandé mon prénom, mais il n’avait capté que le « Nina »,  et je ne l’avais pas corrigé. L’homme devant moi, je le reconnaissais, mon cœur le reconnaissait mais ma raison, après les maintes fois où je m’étais convaincue que mon mari était devenu poussière … Cette dernière semblait avoir perdu le contrôle. Je reculais d’un pas, un air peiné sur le visage. « Owen ? », répondis-je, sans vraiment y croire. Comment pouvait-il se tenir ainsi devant moi après toutes ces années ? Étais-je encore coincée dans un rêve où je m’imaginais le retrouver ? Je tendais alors une main vers son visage, effleurant sa joue du bout des doigts, comme pour m’assurer qu’il était là, palpable, réel. « Mais tu es … tu es … ils m’ont dit que … », balbutiais-je, perdant peu à peu contenance. Ma main retomba lentement sur mon flanc alors que je sentais les larmes affluant au bord de mes paupières. Ses supérieurs m’avaient-ils mentis ? L’avais-je enterrer pour rien ? Avais-je tenter d’effacer mon amour pour lui de mon cœur alors qu’il était encore vivant ? Ses constatations me donnaient envie de vomir, comment avais-je pu ? « Qu’est ce qui s’est passé ? », demandais-je, en l’observant. Sa canne révélait sans doute une blessure, plus ou moins grave. Mais je ne parlais pas seulement de ses blessures mais plutôt de toutes ces années perdues. Les deux ans de vie de notre fille, qu’il n’aura jamais connu. Cette pensée me rendit nauséeuse, autant que le sentiment de culpabilité qui m’envahit.
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j!han
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Owen Grahams
J'ai 37 ans ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis un ancien militaire à la retraite forcée et je m'en sors plutôt bien grâce à la pension de l'armée. Sinon, grâce à ma malchance, je suis toujours amoureux d'une femme qui m'a sûrement oublié et je le vis plutôt mal.



Owen est né dans un famille aisée dans la belle ville de Londres + Il a débarqué aux Etats-Unis à l'âge de dix-sept ans et c'est à ce moment-là qu'il a rencontré Nina, ils ne se sont jamais quittés depuis ce jour-là + Militaire de profession, il s'est engagé dans l'armée très jeune et a participé à de nombreuses missions à l'étranger + La dernière à laquelle il a participé a été la dernière de sa carrière. Il a été capturé trois ans plus tôt et a été déclaré mort quelques mois après sa capture. Il est resté deux ans et demi dans les mains de l'ennemi et a passé six mois en convalescence avant de revenir dans la ville où il a passé sa vie dans l'espoir de retrouver sa femme + Il ignore encore qu'il a une fille de deux ans et que sa femme a refait sa vie avec son frère.
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Maintenant qu’il était presque sûr de reconnaître la femme qu’il avait tant aimé et qu’il voyait dans son regard toute l’horreur que lui inspirait cette rencontre au hasard, Owen ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il aurait dû faire les choses autrement. Il aurait dû la préparer, lui envoyer une lettre peut-être, il aurait dû l’appeler sûrement, qu’elle s’habitue à sa voix plutôt qu’au choc d’une rencontre aussi soudaine. Son idée folle d’aller frapper à sa porte quelques jours plus tôt lui paraissait totalement déplacée à présent, il aurait pu lui déclencher un arrêt cardiaque, quand bien même elle était jeune et en parfaite santé. Et pourtant, malgré les façons différentes dont les choses auraient pu se passer, il n’arrivait simplement pas à croire qu’elle était devant lui, l’air encore plus choqué que lui sur le visage. Il la vit reculer et il eut peur un instant qu’elle s’enfuit, qu’elle ne le reconnaisse pas, qu’elle se voile la face et refuse de le voir pour toute la peine qu’il lui avait infligé pendant toutes ses années de silence. Il n’était pas parti de son plein gré, il ne l’avait pas abandonné. On lui avait arraché une part de lui pendant toutes ses années et il avait tellement espéré la retrouver, la serrer à nouveau dans ses bras. Mais cette part de leurs retrouvailles semblait légèrement précipitée. Nina était sous le choc et il la comprenait parfaitement, il avait lui-même du mal à s’actionner pour faire quelque chose, comme empêcher qu’elle tourne les talons et lui échappe à nouveau pour de bon cette fois. « Owen ? » Il sentit son cœur se serrer et sa gorge s’obstruer. L’émotion était trop forte pour lui, après tout ce temps à rêver d’elle et de ses bras chaleureux, son sourire communicatif et ses cheveux si doux. Il avait rêvé de ce moment mais il n’avait pas rendu hommage à sa beauté et à l’émotion que tout cela lui procurait. Elle le reconnaissait, elle croyait en lui, au fait qu’il était là, bien présent devant elle. Il la vit lever la main vers et son contact sur sa joue l’électrisa, comme si son corps tout entier reprenait vie à cette simple caresse. Comme s’il revivait simplement parce qu’elle le touchait, parce que c’était là tout ce qui lui manquait pour se battre à nouveau contre les répercussions de ses années de malheur. Son cœur s’accéléra à cette simple main tendue contre sa joue, il ferma un instant les yeux, il était à nouveau à sa place ici, personne ne pouvait lui enlever cet instant si cher à son cœur et qu’il avait attendu des mois et des mois dans la peur de ne jamais la revoir. « Mais tu es … tu es … ils m’ont dit que … » Elle était au bord des larmes et il n’en menait pas large. S’il avait versé toutes les larmes de son corps au cours des deux dernières années, il lui en restait probablement encore assez pour la femme qu’il aimait depuis si longtemps. Elle avait été la première qu’il avait réellement aimé, elle avait été la seule pour lui. Il déglutit difficilement, cherchant ses mots pour lui répondre mais il était toujours tétanisé, sûrement loin de l’image de l’homme courageux et fier qu’il avait été. Un fantôme qui rodait en lui, cherchant toujours à sortir derrière sa peur et ses appréhensions. Il avait changé, il avait été détruit, on l’avait fait plier et se reconstruire n’avait rien de facile dans un monde en guerre et où les habitants se cherchaient sans cesse querelle. La guerre, les tortures l’avaient endurci mais l’avaient aussi affaibli, même s’il n’avait pas l’intention de trop en montrer. « Qu’est ce qui s’est passé ? » Il ne lui avait pas encore répondu, il en avait été alors pour l’heure incapable. La foule continuait de grouiller autour d’eux, pressante, les évitant à chaque fois qu’ils se pressaient vers eux. Tout cela commençait à le rendre très nerveux. Ils étaient au beau milieu d’une rue passante et le bruit, les conversations, les voitures, tout bourdonnait autour de lui, comme un assourdissant brouhaha qu’il ne parvenait pas à étouffer. Pire encore, tout cela l’empêchait de réfléchir, de profiter de cet instant. Il finit par tourner la tête et rapidement, il prit la main de la jeune femme dans la sienne, doux et protecteur. « Viens, trouvons un endroit plus calme. » Il lui laissa la liberté de se dégager de sa poigne bien sûr mais il joignit quand même les gestes à la parole et entreprit de s’éloigner du flot des habitants pressés. Il finit par trouver une ruelle au bout de quelques minutes, prenant toujours appui sur sa canne pour marcher. Ils se retrouvèrent bien vite dans une rue bien moins passante et il put à nouveau respirer librement, comme s’il avait alors retenu son souffle jusqu’ici. Il se retourna rapidement pour croiser à nouveau le regard de Nina. « Je suis désolé, j’aurais voulu que les choses se passent plus doucement pour toi. » Il fit un pas en avant, le cœur au bord des lèvres, il leva sa main à son tour pour pouvoir lui toucher la joue, dans un geste doux et tendre. La définition même de leur relation. Il finit par abaisser la main mais simplement pour prendre à nouveau la sienne. « Comme je suis content de te retrouver. » Il avait besoin de le lui dire. Il aurait tant voulu la prendre dans ses bras, la serrer aussi fort qu’il le pouvait mais il ne le fit pas et il finit par lui rendre sa main à regret. Il ne savait pas où elle en était, ce qu’elle avait fait de sa vie ces trois dernières années. Il ignorait tout d’elle à présent et si cela lui faisait mal de l’avouer, il devait se raisonner pour ne pas l’effrayer. Il entreprit alors de lui expliquer ce qui lui était arrivé, en lui épargnant les détails les plus atroces. « Je sais que j’ai été déclaré mort, l’armée m’a dédommagé pour les dommages qu’ils ont causé à faire ce genre de déduction. J’étais retenu prisonnier pendant tout ce temps, captif de l’ennemi sur le terrain. Notre dernière mission a mal tourné, je suis le seul à avoir survécu. » Le seul de l’unité dont il était le responsable et la culpabilité du survivant l’avait hanté durant ces derniers mois, seulement quelques jours après son réveil dans un hôpital américain. « L’armée m’a libéré il y a six mois mais je n’avais aucun moyen de contacter qui que ce soit et j’ai mis du temps à être de nouveau capable de me déplacer. » Il en avait assez souffert de penser à elle sans pouvoir la rejoindre un seul instant. « Je suis désolé pour tout ça, pour le mal que ça a dû te faire, pour t’avoir laissé seule. » Il était désolé pour tout en réalité. Il aurait dû préférer sa vie avec elle plutôt que sa vie dans l’armée mais il avait l’intention à l’époque de prendre sa retraite, il ne pouvait plus être séparé d’elle. « Dis-moi que tu as pris soin de temps pendant tout ce temps. » Il voulait être sûr qu’elle allait bien, malgré son chagrin, il voulait être sûr qu’elle avait su le surmonter même si c’était également tout ce qu’il redoutait. Il ne voulait pas l’entendre dire qu’elle avait refait sa vie avec un autre, mais il voulait tout savoir d’elle. Il voulait être sûr qu’elle était libre avant de l’embrasser comme un damné. Il n’était même pas sûr de réussir à attendre qu’elle lui confirme.




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Antonina "Nina" Grahams
J'ai 32 ans et je vis à Détroit, aux États Unis. Dans la vie, je suis violoncelliste reconvertie en tant que professeur de musique et je m'en sors bien. Sinon, dû aux épreuves de la vie, je suis veuve, mais aussi en couple et je le vis tant bien que mal.



Antonina, un prénom qui rappelle les origines russes de sa famille. Elle a cependant vu le jour sur le territoire américain, à Milwaukee dans le Michigan. + Sa famille n’a jamais été un rêve, bien au contraire, une mère alcoolique, un père tentant de joindre les deux bouts, des frères et sœurs éparpillés dans le pays et au Canada, mais qu’elle ne voyait jamais. Elle s’émancipa et déménagea à Détroit lorsque ce dernier mis fin à ses jours, elle avait 16 ans. + Elle a toujours trouver un moyen de s’évader grâce à la musique, petit prodige du violoncelle, elle a alterné entre les cours à la Detroit Instituteur of Music Education et des petits boulots pour joindre les deux bouts. + Elle rencontra l’amour de sa vie à 17 ans. Un homme dont toutes les femmes rêveraient, anglais avec un accent à se damner, militaire au cœur tendre. + Ce dernier lui fut arraché trois ans plus tôt lors de sa dernière mission. Nina était enceinte de quelques mois lorsqu’on lui a appris qu’il était décédé. + Elle a « refait » sa vie aux côtés du frère d’Owen, Lachlan, et avec sa fille Abigail.


Sarah Gadon © Schizophrenic
Depuis le tout début de notre relation, j’avais été tétanisée par le risque de ne jamais le revoir, à chaque mission, à chaque départ. Mais Owen revenait toujours à mes côtés et nous trouvions toujours le moyen de rattraper le temps perdu. Notre couple n’en était que renforcé. Pourtant, lorsque les officiers militaires étaient venu frappé à ma porte pour m’informer de la funeste nouvelle, il y avait eu un moment de flottement. Un moment de déni qui s’était prolongé pendant longtemps, pendant des mois. Cette mission était supposée être la dernière. Les derniers adieux, la dernière distance écrasante. Il était censé rentrer et fonder un foyer à mes côtés. Mais rien de cela ne s’était produit. Je ne lui en voulais pas, j’avais toujours connu son dévouement pour son pays, pour son métier. Je savais qu’être femme de militaire était une chose difficile, mais accepter d’enterrer un cercueil vide parce que son corps n’avait pas été retrouvé, c’était ce qu’il y avait de plus dur à accepter. Alors le voir devant moi, c’était un raz-de-marée d’émotions. Il était là, en chair et en os, pas au fin fond du désert, sans aucune sépulture. J’avais tellement envie de pleurer, de sourire, de le prendre dans mes bras, de le gifler, mais aussi de l’embrasser … Tout cela à la fois. Je me contenais comme je le pouvais, mais je ne pus résister à lui toucher la joue, m’assurant que cette présence n’était pas un mirage. Mais non, il était bien là. Abîmé, mais il était là. Il ne répondit pas tout de suite à mes questions, apparement aussi choqué que moi. « Viens, trouvons un endroit plus calme. », dit-il en s’emparant de ma main. Je le laissais faire, la sensation de sa peau contre la mienne était enivrante, comme si j’étais capable de le laisser m’emmener au bout de la terre. Je le suivais, un peu en retrait. Je le détaillais du regard. Il boitait, s’aidant de sa canne pour avancer. Ses épaules étaient toujours aussi robustes, ses bras toujours aussi fort, je devinais quelques cicatrices dépassant de l’encolure de sa veste. Rien n’avait changé sauf sa démarche. Cette dernière me soufflait l’horreur qu’il avait dû vivre ces dernières années, rehaussant d’un cran le sentiment nauséeux que j’éprouvais déjà. « Je suis désolé, j’aurais voulu que les choses se passent plus doucement pour toi. », continua t-il, une fois que nous avions atteint une ruelle plus calme. Ses doigts touchèrent ma joue, un fourmillement s’empara de cette dernière comme si elle se réveillait après tant d’années sans geste de tendresse. J’eus un léger sourire. Owen toujours aussi prévenant. « Peu importe le moyen, l’annonce de ton retour, que tu es en vie aurait provoquer la même réaction. », soufflais-je en serrant un peu ses doigts qui avaient trouvés les miens. Sa présence occultait tout le reste, les années d’absences, la douleur due à sa disparition, ma nouvelle vie. J’avais encore envie de m’accrocher à ce souffle d’air qu’il me procurait, comme si j’avais vécu sous l’eau pendant tout ce temps. « Comme je suis content de te retrouver. » « Moi aussi. », murmurais-je d'une voix enrouée. Je tentais de me contrôler du mieux que je pouvais, mais je savais pas combien de temps, j’allais pouvoir retenir les larmes qui menaçaient d’affluer depuis toute à l’heure. Sa main quitta la mienne, cette dernière me fit ressentir le froid de son absence. J’avais encore besoin de le sentir près de moi, de sentir sa chaleur. Mais il semblait être prêt à répondre à mes questions, alors je ne bougeais pas d’un iota. « Je sais que j’ai été déclaré mort, l’armée m’a dédommagé pour les dommages qu’ils ont causé à faire ce genre de déduction. J’étais retenu prisonnier pendant tout ce temps, captif de l’ennemi sur le terrain. Notre dernière mission a mal tourné, je suis le seul à avoir survécu. », m’expliqua t-il et je savais qu’il m’épargnait les détails qui me ferait rendre mon repas sur les pavés de la rue. Ma main trouva ma bouche pour la couvrir, comme si j’espérais retenir le gémissement douloureux qui était sorti d’entre mes lèvres. Je le laissais continuer parce que j’avais besoin d’explications après tout ce temps. « L’armée m’a libéré il y a six mois mais je n’avais aucun moyen de contacter qui que ce soit et j’ai mis du temps à être de nouveau capable de me déplacer. », dit-il, et je ne pus retenir un frisson furieux le long de mon échine. Je fermais mes paupières, un instant, faisant cascader les larmes qui s’étaient accumulées derrière mes cils. J’ouvris de nouveau les yeux. « Ca ne leur a pas traverser l’esprit que ta femme aurait voulu savoir que tu étais vivant ? », m’exclamais-je, bouillante d’une colère contenue, je ne pus retenir de formuler le mot ‘femme’ quand bien même, ce n’était plus vraiment le cas Je n’étais pas en colère contre Owen, il avait été victime des circonstances autant que moi, mais j’étais en colère contre le corps militaire. N’avait-il aucune famille pour faire subir cela à quelqu’un ? « Je suis désolé pour tout ça, pour le mal que ça a dû te faire, pour t’avoir laissé seule. », s’excusa t-il. Ma main se posa brièvement sur son bras et je secouais la tête pour lui signifier qu’il ne devait pas s’excuser, à défaut de trouver les mots pour le rassurer. « Dis-moi que tu as pris soin de temps pendant tout ce temps. », demanda t-il et je baissant la tête en relâchant mon emprise sur son bras. Comment étais-je censée répondre à cela ? Comment étais-je censée lui dire qu’il était père, mais que sa petite fille considérait sans doute son frère comme paternel ? La nausée me reprit et je cachais mon visage dans mes mains, cachant par la même occasion de nouvelles larmes. « Tout ce temps a été une torture, comme si on m’avait enlevé mon oxygène, Owen. », commençais-je, en relevant la tête et en essuyant les larmes aussi bien que je le pus. Je voulais qu’il sache que mes sentiments pour lui n’avait pas changer, malgré les nouvelles que j’allais lui annoncer. « Mais on m’a soutenu, Lachlan m’a soutenu, alors j’ai gardé la tête hors de l’eau parce que je devais le faire, pas seulement pour moi. », continuais-je. Je savais que ces paroles étaient cryptiques, que je tournais autour du pot, mais cela avait toujours été ma faiblesse quand je voulais trouver les mots justes et expliquer une situation du mieux que je pouvais. J’inspirais lentement. « J’étais enceinte quand on m’a annoncé que tu étais mort, Owen. », avouais-je, en larguant la bombe sur l’homme en face de moi. Je savais très bien comment il allait le prendre. Les remords allaient afflué autour de lui, chose que je ne voulais pas. « Alors oui, j’ai pris soin de moi et de notre fille. », finis-je sans trouver la force de lui dire que j’avais emménager avec son frère et que j’avais tenté de construire une relation amoureuse avec ce dernier.




TIMELESS LOVE
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j!han
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Owen Grahams
J'ai 37 ans ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis un ancien militaire à la retraite forcée et je m'en sors plutôt bien grâce à la pension de l'armée. Sinon, grâce à ma malchance, je suis toujours amoureux d'une femme qui m'a sûrement oublié et je le vis plutôt mal.



Owen est né dans un famille aisée dans la belle ville de Londres + Il a débarqué aux Etats-Unis à l'âge de dix-sept ans et c'est à ce moment-là qu'il a rencontré Nina, ils ne se sont jamais quittés depuis ce jour-là + Militaire de profession, il s'est engagé dans l'armée très jeune et a participé à de nombreuses missions à l'étranger + La dernière à laquelle il a participé a été la dernière de sa carrière. Il a été capturé trois ans plus tôt et a été déclaré mort quelques mois après sa capture. Il est resté deux ans et demi dans les mains de l'ennemi et a passé six mois en convalescence avant de revenir dans la ville où il a passé sa vie dans l'espoir de retrouver sa femme + Il ignore encore qu'il a une fille de deux ans et que sa femme a refait sa vie avec son frère.
luke evans © MORPHINE
Une fois à l’abri de la foule, dans un endroit plus calme, il pouvait enfin profiter de cette femme qu’il aimait tant. Pourtant, leurs gestes, leurs mots étaient comme mesurés, comme s’ils étaient des étrangers, ce qu’ils n’étaient plus depuis des années. Mais Owen avait trop conscience du choc que cela devait être pour elle. Lui avait toujours su, du moins ces six derniers mois, qu’il la retrouverait, il savait, il s’y accrochait mais personne ne l’avait prévenu elle. Elle n’avait pas été préparé au choc de leurs retrouvailles et il avait l’impression qu’il devait la ménager, parce qu’il avait toujours pris soin d’elle et que ce n’était pas maintenant que ça allait changer. Il continuerait de la défendre, de la protéger, quand bien même il se sentait parfois diminué physiquement. Il avait gardé de sa musculature et il s’était attaché à se reprendre ces six derniers mois mais il savait son visage creusé et vieilli par les épreuves. Il savait qu’il avait un regard plus rude, il aurait pu ne pas se reconnaître la première fois qu’il avait vu son reflet, choqué de ce qu’il y avait trouvé. Il n’était pas marqué de cicatrices au visage mais son corps en arborait de bien vilaines et sa blessure à la jambe était de loin la plus grave qu’il ait eu mais il avait survécu pour elle et il ne s’en plaindrait pas si, avant la fin de cette journée, il pouvait à nouveau serrer Nina dans ses bras. Ce qu’il se refusait à faire pour l’instant, parce qu’il voyait bien toute la détresse qu’elle ressentait, il percevait avec précision les efforts qu’elle fournissait pour ne pas fondre en larmes et il n’était pas sûr de ne pas l’imiter si elle ne résistait pas assez longtemps. « Peu importe le moyen, l’annonce de ton retour, que tu es en vie aurait provoquer la même réaction. » Il le savait, il en avait conscience mais il ne pouvait s’empêcher de se dire que les choses auraient pu se faire autrement. Il sentit la pression de sa main contre la sienne mais il la lâcha pourtant à regret. Ils avaient tant de choses à se dire, tant de choses à redécouvrir. Sa mort avait dû la changer, il savait qu’il n’aurait pas été le même si elle avait perdu la vie. Il savait ce que cela pouvait provoquer, il voulait tout savoir d’elle, il voulait tant la retrouver et ne plus jamais la quitter. Il aurait voulu s’excuser encore et encore mais il préféra lui dire combien il était heureux de la retrouver, de la voir en bonne santé, de savoir qu’elle avait survécu malgré les épreuves. Elle était aussi belle que dans son souvenir. « Moi aussi. » Et ses mots lui firent chaud au cœur. Elle ne l’avait pas oublié, elle lui manifestait une tendresse particulière qui le laissait pantois. Il avait l’impression qu’il ne tarderait pas à se liquéfier tant il était heureux à cet instant présent. Mais l’heure était également aux explications et il tenta malgré tout d’être le plus évasif que possible, il cherchait à l’épargner mais aussi à se protéger. Les souvenirs, il avait choisi de les refouler parce que les cauchemars qui avaient suivi sa libération lui avaient laissé de sacrées impressions. Il souffrait d’un syndrome post-traumatique très prononcé et il avait travaillé sur ça la plupart du temps. Mais malgré son envie de la voir éloignée de tout ça, son cœur se serra en la voyant horrifiée, portant sa main à sa bouche. Il ne voulait pas de tout ça, il ne voulait pas qu’elle s’en fasse pour lui. « Ca ne leur a pas traverser l’esprit que ta femme aurait voulu savoir que tu étais vivant ? » Elle ferma les yeux et des larmes glissèrent le long de ses joues. Il sentit une boule obstruer sa gorge et il fit un pas vers elle, cherchant à chasser ses larmes du bout de ses doigts. Il avait le cœur au bord des lèvres à la voir ainsi, il doutait de sa faculté à parler et pourtant, il se força à lui répondre. « Ils ne voulaient pas que tu espères, ils n’étaient pas sûrs que je survive les premiers mois. » Il déglutit légèrement, détestant apporter de tels détails. « Ensuite, c’est ma faute, je voulais tellement être sûr que je serais en état de te revoir… » Il détourna légèrement les yeux, parce qu’il avait par la suite lui-même insisté pour ne pas qu’on la prévienne. Il ne savait pas comment il s’en serait sorti, s’il allait être définitivement handicapé, il ne voulait pas être un fardeau pour elle quand elle l’avait pleuré. S’il avait envisagé de ne jamais la contacter ? Oui, et c’était ce qui lui faisait le plus honte. Il s’excusa encore, parce qu’il lui semblait qu’il n’y avait que ça à faire pour tout le mal qu’il lui avait fait. Parce que mots semblaient ne pas suffire, il ne savait plus comment il pouvait l’exprimer autrement. Sa main sur son bras, son attitude, tout semblait devoir le rassurer et pourtant, la culpabilité continuait de lui dévorer les entrailles. Il était loin de savoir qu’elle était exactement dans le même état. Alors il chercha à savoir ce qu’elle était devenue, parce qu’il redoutait cette réponse autant qu’il l’attendait. Et la voir baisser les yeux, enlever son bras et paraître aussi couple lui tordit l’estomac. « Tout ce temps a été une torture, comme si on m’avait enlevé mon oxygène, Owen. » Il n’eut pas le réflexe cette fois d’essuyer ses nouvelles larmes, il était bien trop concentré, bien trop attristé parce qu’elle lui disait. Il n’osait plus bouger, plus faire le moindre geste. « Mais on m’a soutenu, Lachlan m’a soutenu, alors j’ai gardé la tête hors de l’eau parce que je devais le faire, pas seulement pour moi. » Lachlan, son frère à peine plus jeune que lui. Son frère avait été un soutien toute sa vie. Il faudrait qu’il aille le voir aussi, qu’il le retrouve, il avait également tellement hâte d’embrasser son frère et se tenir à nouveau à ses côtés. Il avait été une part important de sa vie et il savait qu’il avait pris soin de sa femme à chaque fois qu’il était parti à l’étranger. Savoir qu’il avait été un pilier pour elle tout ce temps le soulageait. Pourtant, il fronça légèrement les sourcils devant ses manières mystérieuses. Pas seulement pour elle ? Il attendit, la laissant continuer. « J’étais enceinte quand on m’a annoncé que tu étais mort, Owen. » La bombe lui fit exactement l’effet qu’elle était censé faire, elle lui retourna complètement les sens et explosa dans des étincelles d’émotions. Le choc fut le premier à se manifester. Il ouvrit légèrement la bouche, comme s’il allait dire quelque chose mais il était trop abasourdi. Elle avait été enceinte. Mais ça ne voulait pas nécessairement dire qu’il était père. « Alors oui, j’ai pris soin de moi et de notre fille. » La confirmation qu’elle avait gardé et élevé l’enfant sans lui fut comme un raz de marée dans son cerveau déjà retourné. La culpabilité et la peine de ne pas connaître cet enfant, il se laissait submerger par ses sentiments. « Notre fille ? » Sa voix était éraillée, comme s’il avait passé des heures sans parler. Il n’en revenait pas. « On a une fille ? » Comme si l’information avait du mal à parvenir à son cerveau. Il semblait ne pas se rendre compte de ce qu’elle venait de dire. Puis finalement, il n’y résista plus, il s’avança vers elle sans précipitation, lui laissant tout le temps de l’esquiver si elle le souhaitait. Il posa sa main sur sa joue, en douceur, il finit par se pencher vers elle, déposant un baiser sur ses lèvres, doucement, sans se presser, comme s’ils avaient une éternité devant eux. Il finit par se détacher de ses lèvres mais pas de son corps et par la prendre dans ses bras pour la serrer contre lui aussi fort qu’il le pouvait, pour sentir qu’elle était là et que toute cette conversation n’était pas un simple mirage. « Je suis désolée Nina, désolée de t’avoir laissé avec notre enfant, désolé de refaire surface comme ça, de t’imposer tout ça. J’aurais dû arrêter l’armée bien plus tôt, comme j’ai regretté ces deux dernières années de ne pas t’avoir choisi, j’aurais dû te choisir, j’aurais dû choisir de construire ma vie avec toi au lieu de faire cette dernière mission. » Il déglutit, il sentit une larme s’échapper et rouler le long de sa joue. « Je voudrais tout effacer, tout recommencer, je voudrais ne pas partir et élever cette enfant avec toi. Je voudrais que tout ça soit encore possible aujourd’hui. » Il finit par se détacher pour pouvoir la regarder, comme s’il l’implorait du regard. « Dis-moi que c’est encore possible, que je n’ai pas tout gâché, que je ne t’ai pas perdu… » Il la suppliait presque, comme s’il voulait qu’elle lui affirme qu’elle n’avait pas refait sa vie, qu’il avait toujours sa place dans la sienne, que la douleur de son deuil n’avait pas anéanti les sentiments qu’elle avait encore pour lui. Il voulait connaître sa fille bien sûr mais surtout, il voulait fonder cette famille qu’ils n’avaient pas eu tous les deux, cette famille qu’il avait rêvé d’avoir pendant ces deux dernières années.  




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Limace



Antonina "Nina" Grahams
J'ai 32 ans et je vis à Détroit, aux États Unis. Dans la vie, je suis violoncelliste reconvertie en tant que professeur de musique et je m'en sors bien. Sinon, dû aux épreuves de la vie, je suis veuve, mais aussi en couple et je le vis tant bien que mal.



Antonina, un prénom qui rappelle les origines russes de sa famille. Elle a cependant vu le jour sur le territoire américain, à Milwaukee dans le Michigan. + Sa famille n’a jamais été un rêve, bien au contraire, une mère alcoolique, un père tentant de joindre les deux bouts, des frères et sœurs éparpillés dans le pays et au Canada, mais qu’elle ne voyait jamais. Elle s’émancipa et déménagea à Détroit lorsque ce dernier mis fin à ses jours, elle avait 16 ans. + Elle a toujours trouver un moyen de s’évader grâce à la musique, petit prodige du violoncelle, elle a alterné entre les cours à la Detroit Institute of Music Education et des petits boulots pour joindre les deux bouts. + Elle rencontra l’amour de sa vie à 17 ans. Un homme dont toutes les femmes rêveraient, anglais avec un accent à se damner, militaire au cœur tendre. + Ce dernier lui fut arraché trois ans plus tôt lors de sa dernière mission. Nina était enceinte de quelques mois lorsqu’on lui a appris qu’il était décédé. + Elle a « refait » sa vie aux côtés du frère d’Owen, Lachlan, et avec sa fille Abigail.


Sarah Gadon © Schizophrenic
Au fil des mois qui avaient suivi l’annonce de sa mort, j’avais observé mon corps se transformer à cause de la grossesse. Chaque nouveauté apporta son lot de joie, mais aussi de chagrin. Je me souvenais encore du nombre de fois où j’avais pensé ‘Owen ne verra jamais cela …’ avant de fondre en larmes. Cela n’avait pas vraiment changé après la naissance d’Abby, cette pensée était souvent présenté dans mon esprit. Les premiers sourires, les progrès motrices, les essais culinaires, puis ses premiers pas, ses premiers mots … Mais je ne pouvais plus fondre en larmes, car j’avais Lachlan à mes côtés et parce qu’Abby ne comprendrait sûrement pas mon chagrin. Alors, je l’observais avec bienveillance, fierté et je souriais. Je souriais de bonheur, car ma fille grandissait en sécurité et heureuse. Cependant, mon bonheur n’était pas totalement complet sans l’homme qui se tenait devant moi comme si il n’était jamais parti. Le visage de ce dernier semblait heureux, mais sur la réserve sans doute un reflet du mien. Pas pour les mêmes raisons, cependant. Je le laissais répondre à mes questions, me contant le cauchemar qu’il avait vécu pendant ces deux dernières années. Je tentais de résister aux larmes menaçante, mais lorsqu’il me révéla qu’il avait été libéré, six mois auparavant, je ne pus retenir les traîtresses. Lorsque je réouvris les yeux, le bout de ses doigts étaient sur ma peau, chassant l’eau salée de mes larmes comme pour atténué ma douleur. « Ils ne voulaient pas que tu espères, ils n’étaient pas sûrs que je survive les premiers mois. », justifia t-il, et je secouais la tête. Le dernier détail me donna le vertige. Dans quel état l’avait-il retrouvé ? Si il était entre la vie et la mort, il avait dû souffrir le martyre, être torturé tous les jours. J’inspirais en tenant de me calmer. « Ce n’est pas une raison. », soufflais-je d’une voix faible, le cœur au bord des lèvres. « Ensuite, c’est ma faute, je voulais tellement être sûr que je serais en état de te revoir… », continua t-il, en détournant le regard. Je fronçais les sourcils sous le choc. La vérité s’exposait à mon regard, mais je refusais d’en prendre conscience. « En état de me revoir ? », répétais-je, en positionnant en face de son champ de vision. Je voulais qu’il m’explique cela en me regardant dans les yeux. « Tu pensais que je ne voudrais plus de toi si tu était infirme ou si il te manquait un membre ? Si tu n’avais pas été en état de me revoir comme tu le dis, tu ne m’aurais même pas contacté pour me dire que tu avais survécu ? », l’interrogeais-je, en tentant de contrôler la vague de colère qui menaçait de déferler sur ma personne. Je ne pouvais pas comprendre, me mettre à sa place car il avait vécu deux ans en captivité, personne ne peut prévoir ses agissements en ressortant d’un tel traitement. Je croisais les bras devant moi pour me contenir, je ne pouvais pas continuer à l’accuser comme ça, ce n’était pas juste. Je devinais le pourquoi de ses actions, parce que je le connaissais par cœur. Comme lui me connaissait sur le bout des doigts. Lorsqu’il me demanda si j’avais pris soin de moi pendant tout ce temps, je savais qu’il serait capable de lire la culpabilité sur mon visage. Mais c’était le moment d’être honnête avec lui, je ne pouvais pas lui cacher tous ces nouveaux détails de ma vie. Alors, je lui avouais que nous étions parents. Sans lui dire que son frère était à mes côtés pour élever sa fille comme la sienne. « Notre fille ? », demanda t-il, et je hochais la tête en signe d’approbation. « Abigail. Abby.», chuchotais-je, les larmes aux yeux. « On a une fille ? », répéta t-il et un sourire s’installa lentement sur mon visage. Lorsque Owen se pencha vers moi, ses lèvres plongeant lentement sur les miennes, je ne le repoussais pas. J’avais attendu ce moment pendant si longtemps que je le savourais comme si il s’agissait du moment le plus précieux de mon existence. Je savais pertinemment qu’il allait être réduit en cendres sous peu. Sa main tendre sur ma joue, ses lèvres chaudes et rassurantes sur les miennes … Je ne les avais jamais oubliés. Je posais une main sur sa taille pour le presser contre moi puis mon autre main par-dessus la sienne sur ma joue. Que ce contact m’avait manqué ! Sa bouche se sépara de la mienne et il me sera contre son corps. Je lui rendis son étreinte avec désespoir. « Je suis désolée Nina, désolée de t’avoir laissé avec notre enfant, désolé de refaire surface comme ça, de t’imposer tout ça. J’aurais dû arrêter l’armée bien plus tôt, comme j’ai regretté ces deux dernières années de ne pas t’avoir choisi, j’aurais dû te choisir, j’aurais dû choisir de construire ma vie avec toi au lieu de faire cette dernière mission. », me dit-il et des larmes silencieuses envahirent de nouveau mon champ de vision. J’avais du mal à supporter sa culpabilité parce qu’il n’était coupable de rien. Il avait été prisonnier de personne sans cœur, il n’était pas parti de son plein gré. « Arrête, s’il te plait. Ce n’est pas de ta faute. », murmurais-je dans son cou. J’enfouis mon visage au creux de ce dernier pour pouvoir humer son odeur, profiter de sa chaleur, de ses bras encore un peu plus. « Je voudrais tout effacer, tout recommencer, je voudrais ne pas partir et élever cette enfant avec toi. Je voudrais que tout ça soit encore possible aujourd’hui. », continua t-il, et ses paroles me ramenèrent à la réalité. Il ne tarda pas à se détacher pour plonger son regard dans le mien. « Dis-moi que c’est encore possible, que je n’ai pas tout gâché, que je ne t’ai pas perdu… », me supplia t-il. Le moment fatidique était arrivé, je n’avais nulle part où me cacher. Je passais une main tendre sur sa joue, mon pouce lissant ses lèvres comme si elles me manquaient déjà – ce qui était le cas. Bien sûr qu’il ne m’avait pas perdue, mon cœur lui appartiendrait pour le reste de ma vie, mais je ne pouvais pas omettre que son frère partageait ma vie, pas seulement en tant que beau-frère protecteur. « Je suis toujours à toi, mon cœur aussi mais … », commençais-je, toujours aussi peu encline à détruire les sentiments de mon âme sœur, que j’avais à peine retrouver. Techniquement, j’étais toujours sa femme, je portais son nom, je n’étais pas – plus – veuve et le fait d’entrevoir la possibilité d’un divorce me fendait le cœur. « Mais .. je .. », hésitais-je, avant de reprendre une grande inspiration. « Il y a neuf mois, j’ai emménagé avec Lachlan. », lâchais-je, en baissant la tête. Je ne voulais pas lui donner de détails, j’appréhendais plus que tout sa déception, sa fureur ou même sa peine. Simplement parce que je n’avais pas tirer une croix sur lui, que je l’aimais toujours et que malgré le fait que j’éprouvais des sentiments pour son frère, ce n’était rien comparé à ceux qui me secouaient en sa présence – et en son absence.




TIMELESS LOVE
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J'ai 37 ans ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis un ancien militaire à la retraite forcée et je m'en sors plutôt bien grâce à la pension de l'armée. Sinon, grâce à ma malchance, je suis toujours amoureux d'une femme qui m'a sûrement oublié et je le vis plutôt mal.



Owen est né dans un famille aisée dans la belle ville de Londres + Il a débarqué aux Etats-Unis à l'âge de dix-sept ans et c'est à ce moment-là qu'il a rencontré Nina, ils ne se sont jamais quittés depuis ce jour-là + Militaire de profession, il s'est engagé dans l'armée très jeune et a participé à de nombreuses missions à l'étranger + La dernière à laquelle il a participé a été la dernière de sa carrière. Il a été capturé trois ans plus tôt et a été déclaré mort quelques mois après sa capture. Il est resté deux ans et demi dans les mains de l'ennemi et a passé six mois en convalescence avant de revenir dans la ville où il a passé sa vie dans l'espoir de retrouver sa femme + Il ignore encore qu'il a une fille de deux ans et que sa femme a refait sa vie avec son frère.
luke evans © MORPHINE
Owen le savait, il avait fait une erreur ces trois derniers mois. Celui de ne pas contacter sa femme. Il avait repris pleinement conscience trois mois auparavant et on lui avait demandé à de nombreuses reprises s’il voulait prévenir ses proches et il avait refusé, il avait attendu, dans l’angoisse de perdre sa jambe. Celle-là même qu’il baladait avec l’aide d’une canne pour l’instant mais dont il devrait retrouver la plus grande capacité après des mois encore de kinésithérapie. Mais il avait eu peur, peur de ne plus être le même, peur de la réaction de sa femme à son infirmité et en la voyant froncer les sourcils en comprenant qu’il était sur le sol américain depuis six mois, il regretta cette décision. Bien sûr qu’il aurait été incapable de refaire sa vie sans jamais retourner auprès d’elle, cela avait été une décision idiote et maintenant qu’il était face à elle, il se rendait compte à quel point c’était stupide de seulement l’envisager. Mais dans les méandres de sa propre douleur, il n’avait manifesté beaucoup de décisions cohérentes. « Ce n’est pas une raison. » Non bien sûr mais si les premiers mois il n’avait pas été capable de reprocher quoi que ce soit à l’armée, il avait approuvé leur décision pour un temps de raisons. Et il comprenait le trouble et la colère de sa femme, il aurait été dans le même état qu’elle. Un léger sourire attendrissant traversa ses lèvres. « Je le sais mais tu m’avais déjà enterré une fois, tu n’avais pas à supporter tout cela une seconde fois. » Il ne voulait pas qu’elle soit en colère, il avait étouffé la sienne des semaines auparavant. Bien sûr il avait détesté l’armée de l’avoir laissé là-bas et d’avoir fait l’autruche en annonçant à ses proches qu’il était mort sur le terrain sur la simple supposition qu’en absence de demande de rançon, l’ennemi l’avait sûrement tué. Et parfois, du fin fond de sa cellule, il l’aurait souhaité mille fois. Mais aujourd’hui, l’armée américaine l’avait malgré tout libéré et dédommagé pour son erreur, s’était excusé mais il n’en restait pas moins que le mal était fait et que personne ne lui rendrait la vie qu’il avait perdu. Et lorsqu’il regardait sa femme, il se rendait compte des dommages que toute cette histoire avait causé, tant dans son regard attristé que dans sa propre détresse face à cette blonde qui faisait battre son cœur. Pourtant, elle semblait contrariée par ses aveux mais il ne pouvait taire sa décision, il ne voulait rien lui cacher de ces dernières années, si ce n’était les horreurs qu’il avait vu et subi lors de sa captivité. Il voulait se mettre à nu devant elle mais il était conscient de l’effet que ses mots pouvaient provoquer. « En état de me revoir ? » Il croisa son regard sans vraiment le vouloir et n’eut plus la force de le fuir, elle le forcerait à se mettre face à ses erreurs et ne le laisserait pas se comporter comme un lâche. « Tu pensais que je ne voudrais plus de toi si tu était infirme ou si il te manquait un membre ? Si tu n’avais pas été en état de me revoir comme tu le dis, tu ne m’aurais même pas contacté pour me dire que tu avais survécu ? » Présenté comme cela, il avait l’impression d’avoir été cruel et une grimace vint se peindre sur ses traits fatigués. C’était bien tout le problème parce que oui, il l’avait envisagé et il en avait honte à présent. Il aurait vécu en la sachant heureuse dans ce monde, même ce devait être sans lui. « Après tout ce que tu as déjà vécu par ma faute, je ne voulais pas revenir pour t’accabler d’avantage, te faire subir de nouvelles souffrances. Je ne voulais pas que tu aies pitié de moi. Je voulais simplement que tu sois heureuse. C’était stupide, j’aurais dû t’appeler, je me rends compte que je n’aurais pas été capable de vivre loin de toi. » Et pourtant, si on lui avait coupé la jambe comme il l’avait craint, ses actions auraient été différentes et il le savait. Mais il n’avait pas été en état de réfléchir, il avait été assommé par les médicaments la plupart du temps, il n’aurait pas dû prendre cette décision mais il ne pouvait lui promettre qu’il l’aurait contacté si son état avait été différent. Il ne put s’empêcher de jeter un œil à la jambe qui le faisait boiter et qui nécessitait qu’il marche avec une canne, comme s’il s’agissait d’un boulet qu’on lui avait enroulé autour du pied. Il se sentait si inutile, incapable d’être à nouveau l’homme qu’il avait été. Fort, protecteur, il n’était pas encore sûr de pouvoir à nouveau être cet homme et cela le peinait, menaçant chaque jour de le plonger dans une dépression qu’on lui avait diagnostiqué inévitable. Mais revoir Nina lui faisait plus de bien que n’importe quelle psychothérapie. Bien que l’annonce de sa femme menaça la légère paix intérieure qu’il avait réussi à trouver en se voyant à nouveau. Ils avaient une fille, elle était enceinte quand il était parti et elle avait eu un enfant sans lui. Tout le poids de sa culpabilité lui tomba sur les épaules comme une massue, comme s’il les avait abandonné délibérément. En réalité, il n’en revenait pas, il peinait à y croire et pourtant, elle semblait sérieuse. Il aurait été cruel de sa part de lui faire une blague sur un sujet pareil. Un jeu bêtement, il regarda autour de la jeune femme, comme s’il s’attendait à voir apparaître une petite tête blonde aux joues roses. C’était stupide, Nina était seule au moment où il l’avait croisé. Où était donc la petite fille ? « Abigail. Abby.» Il eut un sourire tendre, comme si ce nom sonnait à ses oreilles comme une mélodie agréable. Il voulait tant en savoir, l’inonder de questions, il voulait tout savoir, tant de choses et tant de temps perdu. Il y avait tant à dire. « Comment est-elle ? » Il parlait de son apparence bien sûr mais aussi de son caractère, s’il faisait le calcul elle devait avoir deux ans à présent, peut-être légèrement plus. Elle devait être à l’âge où elle apprend tout, où elle gambade sur ses deux jambes, où elle parle son propre langage qu’il faut décoder. Il aurait tant aimé être là, la voir. La joie de cette annonce, le bonheur de ce moment le poussa dans les bras de sa femme, ses lèvres sur les siennes, sa peau contre la sienne. Il sentait ses mains sur lui et son parfum lui titillait le nez de la plus délicieuse des manières. Il ne put empêcher quelques larmes de couler devant la culpabilité qu’il ressentait et le bonheur de la retrouver qui le tiraillait. « Arrête, s’il te plait. Ce n’est pas de ta faute. » Il sentit son souffle chaud dans son cou et la fraîcheur de ses larmes se déposer sur sa peau et un frisson le parcourut. Elle ne lui en voulait pas, elle acceptait son contact, son retour. Elle était toujours là, si belle et si douce à la fois. Il était si heureux qu’il aurait tant souhaité que cette étreinte se prolonge, qu’ils puissent reprendre leur vie là où elle s’était arrêtée, avant qu’on lui arrache ses bras si chauds et réconfortants. Avant qu’on ne le prive de sa vie, de sa liberté et de l’amour de ses proches. Il releva la tête pour croiser le regard de la jeune femme, cherchant une réponse à ses questions avant qu’elle ne la formule. Il sentit ses doigts et leur caresse sur ses lèvres et il sentit son cœur se gonfler d’espoir, de joie et d’allégresse. Etait-il possible pour lui de pouvoir être heureux à nouveau ? « Je suis toujours à toi, mon cœur aussi mais … » Le soulagement qu’il ressentit au début de sa phrase fut légèrement coupé par le « mais » qu’elle prononça juste après. Il ne lâchait pas ses yeux, il ne se rendit pas compte qu’il venait de bloquer sa respiration dans sa poitrine, comme si le temps s’arrêtait soudain autour d’eux. « Mais .. je .. » Elle hésitait et cette attente mettait ses nerfs à rude épreuve. Il ne la bousculait pas mais il redoutait encore plus à chaque seconde ce qui avait bien pu arriver dans sa vie. Elle avait refait sa vie, il en était certain à présent. C’était ce qu’elle allait lui dire. Il déglutit, il sentait déjà la boule de chagrin se former dans sa gorge. « Il y a neuf mois, j’ai emménagé avec Lachlan. » L’annonce lui fit l’effet d’un coup de poing en pleine poitrine. Il expulsa l’air contenu dans ses poumons d’un seul coup et recula sous le choc. Il eut à peine le réflexe de se retenir à sa canne pour épargner à sa pauvre jambe de gâcher trois mois de rééducation intense. Il s’éloigna de la chaleur de ses bras et la regarda avec intensité, n’osant croire ce qu’elle venait de lui dire. « Avec mon frère ? » Comme si ce prénom était répandu, surtout dans leur entourage. Mais il avait besoin qu’elle lui confirme, comme si cela pouvait changer quelque chose. Au-delà de la peine qu’elle lui causait, il sentait la colère poindre le bout de son nez et pourtant, il n’avait pas le droit de la lui imposer, il n’avait pas le droit d’exploser, tout ça, c’était de sa faute. Il eut même la pensée un peu idiote que même si l’armée avait prévenu Nina de son retour, il n’aurait pas pu empêcher que cela se produise. « Tu as refais ta vie avec mon petit frère ? » Bon sang que c’était douloureux, il avait la poitrine en feu, comme s’il venait de courir des kilomètres. Son cœur battait la chamade. « C’est lui... c’est lui qui élève notre fille ? » Là encore, c’était évident, c’était même sûrement la raison pour laquelle ils s’étaient tant rapprochés. Il aimait son frère plus que tout, il l’avait protégé toute sa vie, ils avaient été complices des années durant et voilà qu’il apprenait qu’à peine Owen avait eu le dos tourné que son frère en avait profité pour lui prendre la femme qu’il aimait et vivre sa vie à lui. Il ne savait pas à qui il en voulait le plus, il ne savait pas ce qui lui soufflait le plus de colère. « Je n’aurais pas dû revenir… » Comme il regrettait à présent cette décision. Il aurait dû savoir qu’il avait perdu sa femme après trois années. Il aurait dû s’en douter et la laisser faire sa vie comme elle l’entendait. Il aurait dû s’épargner cette souffrance supplémentaire. Il aurait dû les laisser vivre heureux sans s’en mêler. Il aurait préféré ne jamais savoir avec qui elle avait refait sa vie à présent, c’était bien trop dur à supporter et ce serait insoutenable au quotidien. « Je dois te laisser être heureuse, je ne pourrais pas faire partie de cette vie. » Oh non, il ne le pourrait jamais. Il n’avait pas l’intention d’être spectateur de son pire cauchemar jour après jour. Il n’avait pas l’intention de les voir fonder une famille sans en faire partie. Il ne pourrait jamais regarder son frère se faire appeler « papa » à sa place. L’idée lui retournait le cœur. Il n’avait plus sa place auprès d’eux. Sa fille ne comprendrait pas, il n’avait pas le droit de leur imposer tout ça. Il comprenait Nina, il la comprenait mieux qu’il ne pourrait l’admettre mais il ne pouvait pas rester. Il en occultait même ce qu’elle lui avait avoué. Il ne pouvait plus entendre qu’elle l’aimait toujours au moins autant que lui à cet instant. Il était trop douloureux pour lui de l’entendre.




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RÉGION : Charente maritime, Loire Atlantique.
CRÉDITS : (ava) cerealkillerz, (sign) uc ,(profil) sadness

UNIVERS FÉTICHE : Harry Potter, city, vikings, fantastique ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Limace



Antonina "Nina" Grahams
J'ai 32 ans et je vis à Détroit, aux États Unis. Dans la vie, je suis violoncelliste reconvertie en tant que professeur de musique et je m'en sors bien. Sinon, dû aux épreuves de la vie, je suis veuve, mais aussi en couple et je le vis tant bien que mal.



Antonina, un prénom qui rappelle les origines russes de sa famille. Elle a cependant vu le jour sur le territoire américain, à Milwaukee dans le Michigan. + Sa famille n’a jamais été un rêve, bien au contraire, une mère alcoolique, un père tentant de joindre les deux bouts, des frères et sœurs éparpillés dans le pays et au Canada, mais qu’elle ne voyait jamais. Elle s’émancipa et déménagea à Détroit lorsque ce dernier mis fin à ses jours, elle avait 16 ans. + Elle a toujours trouver un moyen de s’évader grâce à la musique, petit prodige du violoncelle, elle a alterné entre les cours à la Detroit Instituteur of Music Education et des petits boulots pour joindre les deux bouts. + Elle rencontra l’amour de sa vie à 17 ans. Un homme dont toutes les femmes rêveraient, anglais avec un accent à se damner, militaire au cœur tendre. + Ce dernier lui fut arraché trois ans plus tôt lors de sa dernière mission. Nina était enceinte de quelques mois lorsqu’on lui a appris qu’il était décédé. + Elle a « refait » sa vie aux côtés du frère d’Owen, Lachlan, et avec sa fille Abigail.


Sarah Gadon © Schizophrenic
Depuis l’annonce de la disparition d’Owen, mon âme n’avait pas réussi à trouver un quelconque repos. Un soldat en uniforme à l’aéroport, passer à côté d’un de nos lieux favoris, les retrouvailles avec d’anciennes connaissances, le visage de Lachlan, les cheveux ébènes d’Abigail … Tout semblait me rappeler son souvenir, la douleur de savoir que plus jamais mes yeux ne croiserait les siens, que je n’entendrais plus le son de sa voix. Le risque de le perdre avait toujours été quelque chose d’abstrait. La mort était une image floue, un peu lointaine, à laquelle on ne prête pas d’importance jusqu’à ce qu’elle nous ai arraché un être aimé. Je m’en suis voulue de ne pas avoir plus profiter de la vie aux côtés de mon mari. J’ai regretté de l’avoir laissé monter dans ce stupide avion, alors qu’une partie profonde de mon inconscient savait que ce n’était pas de ma faute si Owen avait disparu. Alors la vision, presque miraculeuse, de ses traits face à moi, faisait remonter des années de regrets, de besoin inassouvi. J’avais besoin de replonger dans cette ancienne vie qui avait percé un trou béant dans ma poitrine. Pourtant, ma raison semblait continuer de me chuchoter ‘Tu ne peux pas’. Je tentais de l’ignorer, savourant chaque nouveau instant à ses côtés, bien trop précieux à mes yeux. Quand bien même, je savais que vis-à-vis de ma situation actuelle, je n’avais plus le droit d’espérer quoi que ce soit de sa part, je ne pouvais m’empêcher de lui reprocher sa conduite. Comme si j’étais encore la femme veuve qu’il avait laissé derrière lui. Simplement parce que je ne pouvais pas faire une croix sur mes sentiments pour lui, c’était tout simplement impossible. « Je le sais mais tu m’avais déjà enterré une fois, tu n’avais pas à supporter tout cela une seconde fois. », dit-il, et j’avalais la boule qui obstruait ma gorge. Mes traits étaient triste, je n’arrivais pas à me faire une raison. « Non, j’ai enterré un cercueil vide, pas toi. », répondis-je, obstinée, en baissant le regard. J’avais souffert le martyr de voir ce cercueil descendre lentement dans cette tombe. Je m’étais imaginé le pire, j’avais imaginé à quel point Owen avait dû souffrir avant de mourir, que son corps devait se trouver en plein milieu du désert, quelque part sans que personne ne retrouve sa dépouille. Je n’avais jamais été une religieuse, mais savoir que son corps n’aurait jamais eu une sépulture, qu’il n’aurait jamais été enterré avec respect, tout cela m’avait souvent fait monter la bile aux lèvres. Cette vague de pensées, qui avaient été mes compagnons pendant quelques temps, sembla déferlé sur mon être comme un raz de marée. Je me raclais la gorge en tentant de reprendre mes esprits, relevant le regard pour rencontrer ses yeux. Pourtant ses prochains mots me firent bondir. Il insinuait que si ils ‘n’avait pas été en état de me revoir’, il ne se serait pas déplacer ou il n’aurait pas décrocher le téléphone pour me faire savoir qu’il était en vie. Mes yeux se durcirent de reproches informulés, je me postais dans son champ de vision pour le forcer à me dire la vérité sur le pourquoi du comment. Je ne ratais pas sa grimace. Au moins, il prenait conscience de ses mots. « Après tout ce que tu as déjà vécu par ma faute, je ne voulais pas revenir pour t’accabler davantage, te faire subir de nouvelles souffrances. Je ne voulais pas que tu aies pitié de moi. Je voulais simplement que tu sois heureuse. C’était stupide, j’aurais dû t’appeler, je me rends compte que je n’aurais pas été capable de vivre loin de toi. », m’expliqua t-il, alors un petit rire incrédule s’échappe de mes lèvres. Au moins, il admettait que sa ligne de pensée avait été stupide sur ce point. Pourtant, le début de sa phrase me laissait un goût amer sur la langue. Je savais qu’il avait voulu me protéger – comme toujours –, mais je ne pouvais m’empêcher de ressentir un pincement au cœur. Je m’avançais d’un pas, avant de me saisir de son menton entre mon index et mon pouce, comme si cela allait apporter plus de poids à ce que je m’apprêtais à dire. « Tu ne te rends pas compte, Owen. Quand j’ai enterré ce foutu cercueil, j’ai enterré une partie de mon cœur avec lui. Peu importe en quel état tu me revenais, j’aurais pu vendre mon âme au diable pour que tu sois à mes côtés. Tu aurais pu revenir tétraplégique, ou atteint d’amnésie ou amputé ou brûlé … Cela n’aurait fait aucune différence, la pitié n’aurait eu aucune place dans mon cœur, mon amour serait resté le même, comme au premier jour. », m’exclamais-je, en tentant de modérer le ton que j’employais. Pourtant, les trémolos dans ma voix me trahissait, trahissait l’émotion qui me secouait. Je relâchais ma poigne sur son menton. « Pardon … Je … Je ne t’ai pas fais mal ? », m’excusais-je, en apercevant de petites marques rouges où mes doigts avaient serrés. Sa peau montrait que je l’avais un peu malmené, mais je savais que l’annonce de sa paternité allait, sans doute, faire remonter sa culpabilité. Cette dernière déjà bien présente depuis ses dernières minutes de retrouvailles, semblait vouloir l’accabler sans relâche. Comme celle qui secouait mes entrailles en le voyant sourire tendrement à l’entente du nom de notre fille, ou encore fouiller la ruelle du regard, comme si Abby était dans les parages. « Comment est-elle ?», m’interrogea t-il et ce fut à mon tour de sourire tendrement. Je pouvais bien parler des heures lorsqu’il s’agissait de ma fille, de notre fille. « Elle a mes yeux, mais c’est ton portrait craché. Petite puce brune avec un goût prononcé pour les cascades et ça a commencé bien avant qu’elle ne marche, une pipelette sans nom qui se vexe dés qu’on ne comprends rien à son charabia …», débitais-je avant de m’arrêter en secouant la tête, une moue d’excuse peinte sur mes traits. « Désolé. Je ne veux pas te faire crouler sous les informations. », ris-je doucement. Puis, je ne tardais pas à retrouver la chaleur de son étreinte, la douceur salée de ses baisers. Je savais qu’il m’aurait été impossible de finir cette entrevue sans même un échange de ce type. Un doux rappel de ce qui semblait être une vie antérieure. Je m’accrochais à lui comme si une nouvelle séparation annoncerait un manque d’oxygène effroyable. Je l’entendais me murmurer des excuses, mais je le faisais taire. Je ne supportais pas sa culpabilité, il était là, sain et sauf, peu importait le reste. Cependant, le moment se révéla éphémère et le retrouver à la réalité fut rude. Il était temps que je fasse face à mes actes, que je lui avoue la vérité. Les mots me coupèrent les lèvres ainsi que le cœur. Le choc l’éloigna de mon étreinte, laissant une distance glaciale. « Avec mon frère ? », m’interrogea t-il, comme il pouvait s’agir de quelqu’un d’autre que son frère. Mes lèvres formèrent alors une mince ligne, dure et je hochais la tête en signe d’approbation. Je voulais arracher mon regard au sien, tellement douloureux, mais je n’y arrivais pas. « Tu as refais ta vie avec mon petit frère ? », répéta t-il. « Oui. », ce minuscule ‘oui’, fut la seule chose que je trouvais à répondre à cela. Mon cœur semblait saigner abondamment, je ne savais pas si j’avais l’étoffe de finir cette conversation. « C’est lui … C’est lui qui élève notre fille ? ». Nouveau hochement de tête, coupable. « Je … Je … J’avais besoin de soutien, je voulais tout faire seule, mais j’ai du me rendre à l’évidence que c’était impossible. », expliquais-je, à demi mots. J’avais l’impression de devoir lui parler avec un ton urgent, comme si il allait s’évaporer subitement, me laissant seule avec mes illusions. Et ce fut presque, ce qui se passa lorsqu’il reprit la parole. « Je n’aurais pas dû revenir. », lâcha t-il, et mon cœur fit une chute libre dans ma poitrine. « Je dois te laisser être heureuse, je ne pourrais pas faire partie de cette vie. », déclara t-il et je me saisissais de son bras avec désespoir. Comme si cela pouvait l’empêcher de tourner les talons. « Reste, je t’en supplie. », murmurais-je, comme si j’avais du mal à respirer. Je ne pouvais pas m’imaginer le perdre une nouvelle fois, cela se révélerait être une épreuve insurmontable. « Je ne supporterais pas de te voir partir une nouvelle fois. », soufflais-je, à nouveau, mes prunelles dans les siennes. Les larmes au bord des paupières, il me fallait le retenir. « Si ce n’est pas pour moi, reste pour Abby. Elle sait, elle sait que Lachlan n’est pas son père. C’est abstrait pour elle, mais je lui raconté notre histoire, elle sait. Je t’en supplie, reste. », le suppliais-je, une nouvelle fois. Je savais que mes paroles n’avaient pas beaucoup de sens, mais sentir qu’il était sur le point de partir.






TIMELESS LOVE
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j!han
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Pigeon



Owen Grahams
J'ai 37 ans ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis un ancien militaire à la retraite forcée et je m'en sors plutôt bien grâce à la pension de l'armée. Sinon, grâce à ma malchance, je suis toujours amoureux d'une femme qui m'a sûrement oublié et je le vis plutôt mal.



Owen est né dans un famille aisée dans la belle ville de Londres + Il a débarqué aux Etats-Unis à l'âge de dix-sept ans et c'est à ce moment-là qu'il a rencontré Nina, ils ne se sont jamais quittés depuis ce jour-là + Militaire de profession, il s'est engagé dans l'armée très jeune et a participé à de nombreuses missions à l'étranger + La dernière à laquelle il a participé a été la dernière de sa carrière. Il a été capturé trois ans plus tôt et a été déclaré mort quelques mois après sa capture. Il est resté deux ans et demi dans les mains de l'ennemi et a passé six mois en convalescence avant de revenir dans la ville où il a passé sa vie dans l'espoir de retrouver sa femme + Il ignore encore qu'il a une fille de deux ans et que sa femme a refait sa vie avec son frère.
luke evans © MORPHINE
« Non, j’ai enterré un cercueil vide, pas toi. » Elle était têtue, au moins autant que lui. Il se souvenait que leur vie, aussi parfaite fut-elle, ne les avait pas épargné en terme de disputes et à chaque fois, c’était bien toujours la même chose, aucun des deux ne parvenait à avoir le dernier mot. Ils étaient entêtés et tenaces, deux qualités comme deux défauts pour la personne se trouvant en face. Owen ne pouvait pas lui reprocher, il comprenait parfaitement ce qu’elle voulait dire et il se mettait à sa place à chaque instant. La douleur qu’elle avait dû ressentir à enterrer un cercueil sans pouvoir lui dire définitivement aurevoir. La tristesse et surtout, l’incertitude qu’elle avait dû traverser avec les mois et les années écoulées, sans jamais vraiment savoir si elle avait eu raison de tirer un trait sur lui. Une situation complètement folle, il en avait conscience et pouvait-il lui reprocher de se montrer obstinée à cet instant quand en réalité, elle ne faisait qu’exprimer la plus brute des vérités. Il ne put que détourner les yeux un instant, sans pouvoir affronter son regard. Il était la culpabilité incarnée, il avait l’impression que tout était tant de sa faute qu’il ne méritait pas réellement d’être là, de retour à ses côtés. Il s’en voulait tellement, il aurait tout donné pour repartir en arrière et la combler comme elle le méritait, comme il s’était promis de le faire à leur mariage. Il avait juré de la chérir, de l’honorer, pas de lui faire le plus grand mal. S’il avait plus que conscience qu’il n’avait rien fait volontairement, il ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir et donc, il n’arrivait pas à aller au-delà de ses arguments. Elle avait raison et il le savait. Il ne pouvait pas lui répondre et il se contenta de baisser les yeux, comme pour lui faire comprendre qu’il adoptait son point de vue et pourtant, il n’avait aucun mal à savoir pourquoi l’armée ne l’avait pas prévenu. Lui-même ne l’avait pas fait, lui cachant pendant les trois derniers mois qu’il était de retour et pour la plus cruelle des raisons. La plus égoïste aussi sûrement. Il savait combien ce qu’il avait eu en tête la ferait certainement souffrir, il comprenait sa colère face à ces aveux et pourtant, il ne se sentait pas la force de lui cacher quoi que ce soit. Il lui fallait lui avouer tout ce qu’il avait eu en tête, la vérité parfois dure il le savait mais elle était là, devant lui et il était inconcevable pour lui de lui cacher quoi que ce soit. Pourtant, son regard peiné, sa colère, ses reproches étaient comme des lames acérés contre sa peau. Il avait l’impression de tout faire de travers depuis que son regard avait croisé le sien. Il n’osait plus porter les yeux sur elle jusqu’à ce que son pouce et son index prennent son menton en orage. Il eut alors le réflexe que n’importe qui aurait eu et il tourna immédiatement le regard pour le porter vers ses yeux clairs. Elle avait le regard à la fois dur et doux, comme ses paroles. Il avait la désagréable impression d’être un enfant qui venait de fauter, qui avait fait une bêtise et que l’on réprimande pour son comportement. Un coup qui l’aurait hérissé quelques années auparavant mais il lui en fallait plus pour briser sa fierté à présent. « Tu ne te rends pas compte, Owen. Quand j’ai enterré ce foutu cercueil, j’ai enterré une partie de mon cœur avec lui. Peu importe en quel état tu me revenais, j’aurais pu vendre mon âme au diable pour que tu sois à mes côtés. Tu aurais pu revenir tétraplégique, ou atteint d’amnésie ou amputé ou brûlé … Cela n’aurait fait aucune différence, la pitié n’aurait eu aucune place dans mon cœur, mon amour serait resté le même, comme au premier jour. » Ces mots le touchaient droit au cœur parce qu’il la savait tellement sincère. Il savait qu’elle ne le dirait pas si elle ne le pensait pas. En fait, il savait même déjà tout ça, c’était bien ce qui l’avait inquiété. Il savait qu’elle n’aurait pas eu pitié de lui, elle se serait occupée de lui par amour pour lui, elle aurait été présente parce qu’elle l’aimait bien sûr et c’était bien là le fond du problème. Il soupira légèrement jusqu’à ce qu’elle relâche sa poigne. « Pardon … Je … Je ne t’ai pas fais mal ? » Elle semblait horrifiée de l’avoir ainsi malmené mais il eut un rire sans joie, légèrement amer mais pas contre elle, non, surtout pas contre elle. « J’ai connu pire… » Il ne voulait pas la blesser, il ne faisait qu’exprimer la réalité brute de ce qu’il avait vécu et c’était sorti tout seul, sans qu’il n’y prête attention. Au vu de l’état lamentable de sa jambe, il était plus qu’évident qu’il avait connu pire qu’un simple pincement, le lui faire remarquer était inutilement blessant. « Je sais que tu l’aurais fait Nina, tu aurais sûrement pris soin de moi et avec tout l’amour dont tu es capable mais je ne voulais pas de ça pour toi. Je me doutais déjà que tu avais dû refaire ta vie, je m’y suis préparé et j’espérais que tu avais pu retrouver le bonheur sans moi alors revenir pour être ton plus grand fardeau ? Tu n’imagines pas comme ça me faisait mal rien que d’y penser. » Il savait que ces propos n’étaient pas acceptables pour elle mais il était toujours résolu à ne rien lui cacher, à lui dire toute la vérité comme ils s’étaient toujours jurés de le faire l’un envers l’autre. Ils se disaient tout à une époque, il ne voulait pas que cela change. Il continuait de la regarder dans les yeux quand il ajouta. « J’étais prêt à renoncer à toi pour que tu goûtes au bonheur sans remuer la peine que tu as dû éprouver, ose me dire que tu n’y aurais pas pensé si les choses étaient inversées. » Ils avaient tous les deux toujours pris soin de l’autre et en vérité, il doutait un peu de ses paroles. Il savait que ce qu’il avait failli faire n’était pas bien et il ne savait pas si elle aurait agi de la même manière. Mais il n’avait pas été en état de réfléchir de manière cohérente et finalement, il était revenu. Il espérait que cela compterait plus que tout le reste. Et cela comptait d’autant plus à ses yeux qu’il ne revenait pas que pour retrouver la femme qu’il aimait mais aussi une fille dont il avait jusque là ignoré l’existence. Un sentiment de bien-être l’envahit, comme si tous ses soucis s’étaient soudain envolés. Il se sentait bien, il avait envie d’en connaître tellement plus sur son enfant qu’il ne put s’empêcher d’en demander plus, il voulait tout savoir sur elle. Il voulait la connaître, la rencontrer, l’entendre l’appeler « papa ». « Elle a mes yeux, mais c’est ton portrait craché. Petite puce brune avec un goût prononcé pour les cascades et ça a commencé bien avant qu’elle ne marche, une pipelette sans nom qui se vexe dés qu’on ne comprends rien à son charabia …» Apprendre que sa fille lui ressemblait remplit son cœur d’une fierté son nom et sa poitrine se gonfla d’émotion. Il avait l’impression de nager dans un tourbillon de sentiments depuis qu’il avait retrouvé Nina, il aimait ce sentiment qu’il n’avait pas eu l’occasion de ressentir depuis des mois et des mois. Il avait l’impression qu’on lui insufflait une toute nouvelle vie. « Désolé. Je ne veux pas te faire crouler sous les informations. » Il ne put s’empêcher de secouer la tête en lui attrapant la main, comme si ce moment menaçait de lui échapper, de disparaître si elle s’arrêtait de parler. Il réagit de manière spontanée, presque dans un élan désespéré. « Non, je veux en savoir plus, dis moi tout. » Il avait conscience de la bousculer peut-être, ce qui n’était pas non plus son but. Il se modéra quelque peu en se reprenant rapidement pour ajouter. « Tu veux peut-être qu’on aille discuter ailleurs ? Prendre un café, sauf si tu as quelque chose à faire… » Elle ne devait pas se trouver dans la rue par hasard, peut-être même qu’elle devait récupérer la petite, la question de savoir où elle était commençait alors à se poser à lui. Et en quelques instants à peine, il passa par plusieurs stades différents. Du choc, il passa rapidement à la colère non sans passer par une peine immense en apprenant que sa femme avait refait sa vie avec son frère. Elle ne semblait pas fière, elle avait l’air aussi dévastée que lui et pourtant, elle devait aimer Lachlan pour avoir emménagé avec lui quelques mois plus tôt. « Je … Je … J’avais besoin de soutien, je voulais tout faire seule, mais j’ai du me rendre à l’évidence que c’était impossible. » Il comprenait, la douleur lui comprimait la poitrine violemment mais il comprenait tellement ce qu’elle lui disait. Il ne pouvait s’empêcher de regretter amèrement d’être revenu, il ne pourrait supporter de la voir avec un autre, cela lui était impossible, trop douloureux. Il lui expliqua vouloir repartir, la laisser vivre sa vie, heureuse. Il sentit son bras sur lui, comme il lui avait attrapé la main plus tôt pour l’empêcher de s’arrêter de parler de leur fille mais là, c’était pour le retenir. « Reste, je t’en supplie. » Sa supplique lui broyait l’estomac. Elle n’imaginait pas ce qu’elle était entrain de lui demander. « Je ne supporterais pas de te voir partir une nouvelle fois. » Il le savait, bien sûr qu’il le savait, c’était ce qui l’avait tant fait hésiter à revenir, c’était ce goût amer, cette colère, cette rancœur qui lui dictaient de s’en aller, pas l’amour qu’il portait à Nina. « Si ce n’est pas pour moi, reste pour Abby. Elle sait, elle sait que Lachlan n’est pas son père. C’est abstrait pour elle, mais je lui raconté notre histoire, elle sait. Je t’en supplie, reste. » Elle utilisait son point faible à présent et elle ignorait qu’elle lui faisait plus mal, qu’il culpabilisait davantage. Il détourna les yeux, il fit quelques pas mais s’interrompit bien vite. Rester trop longtemps debout lui était douloureux et sa jambe le faisait souffrir. Son cœur tambourinait, il avait l’impression d’être toujours dans la cohue de la rue, ses oreilles bourdonnaient, il n’arrivait plus à réfléchir. « Tu es injuste… Tu me demandes de rester pour elle et de te regarder être heureuse avec mon frère malgré tout ? D’accepter de partager la garde de notre fille quand je pourrais lui offrir un environnement stable en m’effaçant ? C’est trop cruel, pour elle, pour toi, pour moi… » Il ne pensait pas qu’à lui bien sûr mais aussi à sa fille. A deux ans, elle ne comprenait sûrement pas que Lachlan n’était pas son père, elle ne l’appelait pas ainsi mais elle devait le considérer comme tel. C’était bien la même chose de son point de vue. Il se savait égoïste s’il partait maintenant, il savait que c’était lui qu’il préservait mais elle ne pouvait pas lui demander d’avoir enduré tant de souffrances pour revenir la voir dans les bras d’un autre. « Elle ne me connait pas, elle pourrait ne jamais savoir qui je suis. » S’effacer pour éviter à une enfant d’être ballotée à droite et à gauche tous les deux week-ends. Il ne savait plus. Il se passa une main dans ses cheveux coupés à ras depuis sa sortie, incertain. « Je ne sais pas, je crois que j’ai besoin de réfléchir à tout ça. » Il savait qu’il se montrait cruel mais il avait tant espéré de ces retrouvailles et la pilule lui était difficile à encaisser.




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