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 death is unfear (dalen)

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j!han
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Pigeon


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Londres. Quelques mois après la victoire de Voldemort, les mangemorts prennent le pouvoir et finissent de traquer les rebelles, les nés-moldus et tous les traites à leur sang. La résistance a pris un coup au moral mais l'Ordre du Phénix continue recruter et de s'organiser malgré les pertes qu'elle a subi. La terreur et la noirceur volent au dessus des rues de Londres, étendant leur manteau noir à travers tout le pays.

(Personnages provenant de notre imagination, joués sur le forum prio incantato. Le reste sort de notre imagination.)

Contexte provenant de nos têtes
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j!han
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Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis brisé et je le vis plutôt mal.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts
joseph morgan © FASSYLOVER

L'air était frais, l'hiver avait déposé son vent glacial à travers les ruelles de l'Angleterre. Les températures fraîches du matin mordaient la peau en un peu moins de cinq minutes. Mais tout cela n'atteignait pas Daley. Si au départ, il s'était emmitouflé dans sa cape avec son écharpe serrée autour de lui, les mains cachées pour les protéger de l'air gelé, il était à présent indifférent à la morsure du froid contre lui. Il venait de s'arrêter devant le portail métallique de sa destination et un frisson le parcourut. Un frisson qui n'avait rien à voir avec le froid. Le visage fermé, il poussa la porte grinçante du cimetière pour y pénétrer sans plus hésiter. Il savait qu'à mesure qu'il prendrait son temps, il serait capable de faire demi-tour. Le cimetière était en périphérie de Londres, non loin d'un village. Un regard en arrière lui indiquait que ce dernier était bien vivant et la nuit tombée, il s'éclairait des lumières de l'espoir. Presque deux ans après avoir abrité une planque de mangemorts, il était probable que ses habitants avaient repris le cours de leur vie. Longeant les allées, le mangemort lisait les pierres tombales aussi vite qu'il le pouvait pour trouver celle qui l'intéressait. Il savait qu'elle était là, il savait qu'elle était quelque part et au bout d'une allée, il finit par s'arrêter. Depuis dix-sept mois, il avait cru son cœur mort, il avait eu l'impression de l'avoir laissé dans cette planque, à côté du corps sans vie de son enfant et pourtant, ce dernier treussauta dans sa poitrine à la vue de l’épitaphe. « Liadan O' Donnell ». Prenant une profonde inspiration, il finit par s'approcher davantage pour voir la petite taille de la tombe et la raison pour laquelle elle était en bout de chemin. Elle ne prenait pas une grande place. Le cercueil d'une enfant de huit ans ne devait pas prendre beaucoup de place. Son cœur se serra, douloureux. Il n'aurait pas dû venir ici, il avait fait une erreur en croyant que cela pouvait lui être bénéfique. Il n'avait pas enterré sa fille, il n'en avait pas eu le temps. Au moment où elle avait été frappée par le sort qui lui était destiné et qui lui avait ôté la vie, il s'était précipité, n'osant y croire. Deux mangemorts l'avaient alors attrapé et tiré en arrière pour le faire transplaner, ne lui laissant aucune chance de dire au revoir à sa fille. Il savait pourtant que l'Ordre, malgré son action, ne laisserait pas une enfant sans sépulture et il était revenu voir si elle était bien enterrée où il le pensait. Et c'était bien le cas. Elle était là, reposant dans un cimetière moldu mais ça, il s'en fichait. Elle n'aurait pas dû se trouver là, il aurait dû être à sa place, il aurait donné sa vie pour elle, échangé son âme pour la sauver mais il n'avait rien pu faire et l'impuissance, la colère et la frustration lui brûlaient les sens, le torturaient de l'intérieur, rongeaient son âme. Il pensait qu'après presque deux ans à jouer le mangemort exemplaire, à tuer tout ce qu'il pouvait trouver, à torturer, à laisser son âme sans la moindre attache, il serait alors préparé à retrouver la tombe de sa fille pour achever son deuil. La vérité était toute autre et lui sautait au visage avec férocité, comme pour le culpabiliser davantage. Il n'avait fait que reculer son deuil, l'étouffer pour mieux l'ensevelir et il n'était pas prêt à faire ça. Il devait partir loin d'ici. La poitrine douloureuse et refusant alors de sombrer davantage, il tourna les talons d'un bloc avec la ferme intention de s'en aller. Mais il fut stoppé dans son élan et son souffle resta bloqué dans sa gorge. Il sortit sa baguette dans un réflexe incontrôlable mais il avait reconnu la personne qui lui faisait face et il s'obstina à se créer un masque d'indifférence totale. Parce qu'elle était un fantôme d'un passé trop douloureux. « Eden. » La suite risquait de mettre ses nerfs à rude épreuve.  
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mudblood squad
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Limace



Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. +  Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.  


Crystal Reed © Killer from a gang
L’aube semblait pointer le bout de son nez alors que je sortais des entrailles de Sainte Mangouste. Un mélange de couleur percuta ma rétine, encore habituée à l’ambiance sombre de l’hôpital sorcier. Plissant les yeux, je remontais le col de mon manteau car le froid mordait déjà mes joues. Avant d’aller m’effondrer sur mon lit, il me fallait faire un détour. Cela faisait un petit bout de temps que je n’avais pas été fleurir sa tombe. Liadan, fillette de huit ans qui avait marqué un tournant dans ma vie. Faire sa connaissance avait été un privilège, sa perte avait entraîner le chaos. Quelques semaines après mon entrée au sein de l’Ordre, j’avais appris sa mort avec treize mois de retard.. Une pierre était tombée au fond de mon estomac, j’avais eu du mal à garder mon déjeuner. Puis en rentrant chez moi, j’avais pleurer toutes les larmes de mon corps. Je l’avais pleurer comme si j’avais perdu un enfant. Sa perte n’était qu’une preuve supplémentaire de la noirceur de cette guerre incessante. Quand bien même l’Ordre avait été responsable de son décès, cette nouvelle n’avait que renforcé mon envie de me battre aux côtés de la résistance. Pour toutes les Liadan qui avaient perdu un proche, pour tous les parents qui avaient perdu une Liadan. Cette annonce avait aussi répondu à toutes les questions qui s’étaient mises à fleurir dans mon esprit au sujet de son père. En effet, en plus d’avoir été mon professeur, un mentor, il avait été mon premier amour. Pourtant, un an et demi auparavant, il s’était enfuit sans un mot, du jour au lendemain pour devenir un des mangemorts le plus craint. Il m’avait laissé sur le côté et je n’avais pas compris ses agissements. Puis, le brouillard s’était dissipé. Je me rappelais encore de la fois où il avait raté une mission et que son paternel ne lui avait pas permis de voir sa fille pendant plus d’une semaine. Nous étions encore à Poudlard et il avait complètement perdu l’esprit. Je ne pouvais imaginer ce que la mort de son unique fille avait pu entraîner comme dégât. Alors, j’avais commencé  à fleurir la tombe de la petite. Je ne savais pas quel sentiment me poussait à faire cela, mais je me devais de le faire. Pour elle, pour lui, pour moi. Ce que nous avions pu être semblait si lointain, à présent. Je ne tardais pas à  transplaner  près des barrières du cimetière. Le froid était toujours aussi agressif, mais je n’y faisais plus vraiment attention. Une silhouette semblait se tenir près de  la pierre tombale de Liadan. Je poussais alors les portes en fer du royaume des morts. Je déglutissais difficilement, une main serrée sur ma baguette dans ma poche. Je m’approchais silencieusement avec méfiance. J’avais une idée de l’identité de la personne, mais mon esprit m’interdisait de faire de conclusion hâtive. Puis, l’homme se détourna rapidement pour faire marche arrière, il ne tarda pas à pointer sa baguette sur moi en m’apercevant, rapide. Je l’imitais sans perdre une seconde. J’étais assez proche pour enfin apercevoir ses traits. « Eden. », une voix qui m’était si familière, mais si étrangère à la fois. J’avais rêvé un nombre incalculable de fois de l’entendre à nouveau. Mais au bout d’un moment, j’avais fini par me faire une raison.   « Daley ? », lâchais-je sans parvenir à masquer la surprise dans ma voix. J’avais réussi à me convaincre que je ne le reverrais plus jamais, j’avais donc occulté le fait que Liadan était sa fille et que forcément, un jour, il passerait sur sa tombe. Je déglutissais avec difficulté, un mélange de sentiments me montant à la gorge, mais je ne baissais pas ma garde. Après tout, je ne savais pas dans quel état d’esprit il se trouvait et il restait un des mangemorts les plus dangereux, je ne pouvais pas me permettre de faire une erreur. Quand bien même apercevoir son visage me secouait plus que je ne voudrais l’admettre. « Tu as finalement trouver le chemin.  », dis-je, le visage figé. Je savais bien qu’il n’avait jamais mis les pieds dans le cimetière, mes fleurs étant toujours là lorsque je revenais pour remplacer les fanées par les plus fraîches. Je ne voulais pas faire d’accusation, c’était simplement une observation, peut être même un moyen de faire la conversation. « Elle t’attendait. », ajoutais-je, d’une voix un peu plus douce, mais mon visage restait fermé. Je voyais les jointures de mes doigts devenir blanches, crispées autour de ma baguette et pourtant, rien ne m’indiquait que j’allais baisser ma garde de si tôt. 
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j!han
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joseph morgan © FASSYLOVER

« Daley ? » S'il y avait bien un endroit sur Terre ou en Angleterre où il ne s'était pas attendu à retrouver un jour Eden, c'était bien au pied de la tombe de sa fille et pourtant, elle était bien là, baguette levée comme lui, droite et crispée. Il la jaugea un long moment, elle avait grandi, elle avait mûri et elle semblait différente tout en étant en même temps toujours la même. Trois années les séparaient du moment où ils avaient entamé leur liaison à Poudlard, dans l'interdit, dans le danger permanent et cette époque lui semblait si lointaine, comme s'il l'avait rêvé, comme si cela n'avait jamais réellement existé et pourtant, elle était bien là. Il ignorait comme elle avait appris la mort de sa fille et comment elle pouvait savoir où elle était enterrée mais à présent qu'il y pensait, il mettait aisément un visage sur les fleurs fanées qui ornaient la tombe de sa fille. Ça ne pouvait être qu'elle, bien sûr. Personne n'aurait été aussi attentionné même après les tourments qu'il lui avait imposé. Il était parti sans même se retourner, sans s'expliquer, il l'avait laissé parce qu'à l'époque, il se savait capable du pire et il l'avait prouvé. Il fallait qu'elle évolue loin de lui, parce qu'elle avait été sa pire faiblesse et parce qu'elle n'avait pas à souffrir avec lui. Il était devenu un autre, il savait qu'il avait changé et de la pire des manières. Il avait sombré dans ce qu'il y avait de plus noir en lui, il s'était laissé envahir par les ténèbres qui vibraient au fond de son être depuis toujours, depuis qu'il avait tué sa première victime. Depuis qu'il avait laissé la noirceur croître à l'intérieur de son âme sans jamais tenter de la stopper. Il savait alors qu'il était perdu, et il savait que c'était Liadan qui causerait un jour sa perte. Il ne pouvait plus se permettre d'avoir l'air de se soucier de qui que ce soit, ça faisait trop mal. Dans sa paranoïa, Daley jeta un coup d’œil autour d'eux, comme s'il s'attendait à tout instant à ce qu'un escadron de l'Ordre débarque par surprise. Il était loin d'ignorer l'importance qu'il avait pris au cours de ces deux dernières années et malgré leurs difficultés, l'Ordre finirait par vouloir sa tête, parce qu'il était celui qui causait, et qui avait causé, le plus de dégâts dans leurs rangs. Il finit par admettre qu'il n'y avait pas de danger immédiat et ses yeux se posèrent à nouveau sur la brune qui lui faisait face. Elle s'était coupé les cheveux. Dans un moment pareil, il se surprenait à s'accrocher à un détail aussi insignifiant mais il ne pouvait s'empêcher de lui trouver un air plus dur, plus mûr. « Tu as finalement trouver le chemin.  » De façon incontrôlée, il se redressa, piqué. La morsure de son reproche lui écorchait la peau et un frisson le parcourut. Elle était sur un terrain dangereux. « Elle t’attendait. » Il l'observa encore, il ne la quittait plus du regard, froid, impénétrable. Il la sondait, il se fichait de la mettre mal à l'aise. Ce qu'elle disait coulait sur lui comme si rien ne pouvait l'atteindre. Elle ne pouvait plus l'atteindre. Il s'en était assuré au cours de ces derniers mois passés à massacrer tout ce qui se trouvait à portée de baguette. En parlant de défense, la façon qu'elle avait de s'accrocher à la sienne aurait pu le faire sourire à une époque, quand il savait encore comment le faire. Même le sarcasme l'avait quitté, il lui semblait que cela faisait une éternité qu'il n'avait pas souri. Un détail troublant mais qui ne l'atteignait pas plus que le reste. Il finit par baisser sa baguette d'un geste vif et sec. Il s'empressa de désigner la sienne du regard. « Tu n'as rien à craindre, je ne t'attaquerais pas là où ma fille repose. » Et c'était bien là la seule raison qu'il évoquerait, parce qu'il était hors de question d'avouer qu'il était de toute manière bien incapable de lui jeter le moindre sort. Il en oublia pendant de longues secondes ce pourquoi il était venu et il jeta un œil à la tombe de sa fille. Une très mauvaise idée puisqu'il fut à nouveau assailli par sa douleur et il ne pouvait se permettre de déborder, pas en présence d'Eden. Plus jamais en sa présence. « La seule chose qu'elle attendait de moi était que je la protège. Elle est morte, elle n'attend plus rien. » Il était froid, sans la moindre émotion. Il s'agissait là de son plus gros mensonge, de sa plus grande tentative d'indifférence parce qu'il avait l'impression qu'en une seconde, il pouvait sombrer. Un détail finit tout de même par remonter jusqu'à son cerveau, parce qu'il avait toujours été doué pour faire des liens, pour dénouer des énigmes, il n'avait pas été un serdaigle pour rien. Il se crispa à nouveau et tourna les yeux vers celle qu'il avait aimé. « Tu les as rejoins. » Ce n'était pas une question, c'était la logique de sa présence ici. Il était méthodique et réfléchi, il avait fait le parallèle en quelques secondes, parce qu'il n'y avait que cette explication. « Il n'y a que l'Ordre pour savoir où elle est pour savoir qu'elle est morte. Tu les as rejoins. » C'était presque un reproche dans sa voix, toute la rage, la haine et la rancœur qu'il éprouvait. Il se détourna de la tombe de son enfant sans plus pouvoir affronter la vérité en face et plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme. Il était calme, imperturbable et c'était bien ainsi qu'il avait toujours été le plus dangereux. « Ils l'ont tué et tu as rallié leur cause. » Non, elle ne pouvait pas avoir fait ça, elle n'avait pas fait ça. Tout à coup, il eut l'impression que sa vision se troublait et sa baguette trembla entre ses doigts. Il luttait contre le voile rouge qui se déposait de plus en plus fréquemment sur ses yeux, il luttait pour respecter ce qu'il venait de lui dire. Il ne l'attaquerait pas. Il avait besoin qu'elle lui infirme ce qu'il venait de dire. Qu'elle nie, qu'elle mente, il s'en fichait mais elle ne pouvait pas admettre qu'elle était ralliée à la cause de l'Ordre quand elle savait ce qui s'était passé. Il avait massacré jusqu'au dernier membre de l'Ordre présent ce jour-là et le récit de leurs morts avait dû faire le tour du QG, les tortures qu'il avait infligé à ses victimes, pour s'assurer qu'elle regrette leur geste jusque dans les entrailles de l'enfer. Il avait acquis sa réputation de ce point de départ. Cela lui avait pris des mois mais il avait vengé son enfant et il continuerait de le faire, aveuglément, refusant de voir que tout n'avait été qu'un regrettable accident. Mais la réalité le rattrapait. L'Ordre continuait de recruter et la femme qu'il avait serré dans ses bras, qu'il avait aimé, l'avait trahi et pactisait à présent avec l'ennemi. Il savait pourquoi cela lui serrait tellement le cœur mais il refusait simplement de l'admettre.   




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J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. +  Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.  


Crystal Reed © Killer from a gang
J’avais du mal à croire, après tant de mois sans nouvelle, que Daley se trouvait devant moi. Pourtant, je réalisais pleinement que la partie sombre de son âme était bien plus présente que lorsqu’il s’était volatilisé. Ses traits, toujours aussi beau, étaient creusés, durs comme si ils avaient perdus la capacité à s’adoucir. Mes yeux plantés dans les siens, je cherchais presque à apercevoir l’homme qu’il avait été trois ans plus tôt jusqu’à son départ, mais il ne semblait pas y avoir de traces de son existence. Cette constatation me serra le cœur. Au fur et à mesure de mes paroles, je le voyais se redresser, prenant mes mot comme des attaques. Mes phalanges se resserrèrent alors autour de ma baguette, ne sachant pas si j’allais être victime de sa colère sourde.  Je me rendais compte que je marchais à présent sur des œufs, que chaque parole devaient être calculées pour ne pas faire exploser la bombe à retardement qui se trouvait devant moi.  Son regard changea, se faisant plus pénétrant comme si il essayait de me sonder. A une époque, ce regard là m’aurait fait trembler, m’aurait mise mal à l’aise. Pourtant, je me contentais de le fixer, m’interrogeant sur le but de cette inquisition. Je ne savais pas ce qu’il cherchait dans mes prunelles.   « Tu n'as rien à craindre, je ne t'attaquerais pas là où ma fille repose. », déclara t-il en baissant sa baguette. Je fronçais alors les sourcils, tentant de trouver la partie raisonnable de mon esprit pour lui répondre. Pourtant, cette dernière semblait être aux abonnés absents, ce qui causerait sans doute ma perte aujourd’hui. « Parce que tu m’attaquerais si nous n’étions pas ici ?  », l’interrogeais-je, un peu amère en baissant lentement ma baguette, prête à la brandir de nouveau si besoin. Après toutes ces années, je lui avais prouvé ma loyauté, mon amour. Il détenait le secret le plus lourd de mon existence, je l’avais déposé entre ses mains et cette tournure de phrase semblait remettre en question tout ce que nous avions vécu. Je le vis tourner le regard vers la pierre de sa fille, son masque d’impassible resta en place, mais je savais qu’il n’en était rien. Sa fille avait été la partie la plus sensible de sa vie, son tout. Il était impossible qu’il n’éprouve rien devant cet épitaphe, la douleur suintant de tous les pores de sa peau. «La seule chose qu'elle attendait de moi était que je la protège. Elle est morte, elle n'attend plus rien ». Cette froideur émanant de sa personne, alors qu’il parlait de sa vie me faisait bondir. J’avais envie de le secouer, comme pour le réveiller. Je ne voulais pas forcément voir sa douleur puisque cette dernière me serrerait le cœur, mais je voulais simplement qu’il arrête d’agir comme si je ne connaissais pas. Je secouais la tête sans répondre en m’avançant pour me diriger vers la tombe de Liadan. Mon bras frôla celui de Daley, mais je ne laissais rien voir de mon trouble, m’accrochant à ma colère. Je m’accroupis puis je m’attelais à faire disparaître les fleurs fanées pour les remplacer par de petites fleurs des champs de toutes les couleurs. Une touche de couleur pour transpercer l’hiver sombre et froid. « Tu les as rejoins. ». La tension s’empara de mes omoplates, je savais de qui il parlait. Je me relevais lentement pour lui faire, de nouveau, face. « Il n'y a que l'Ordre pour savoir où elle est pour savoir qu'elle est morte. Tu les as rejoins. », continua t-il, cette fois les reproches suintant dans sa voix. Je tentais de contrôler la colère qui commencer à bouillir dans mes veines. Comment osait-il me reprocher quelque chose comme cela ? Certes il avait perdu sa fille à cause d’un sortilège perdu de la part de l’Ordre, mais je n’en étais pas la cause. Tout l’Ordre n’était pas coupable de la mort de Liadan.  « Tu veux dire seul l’Ordre est au courant de la mort et de son emplacement puisque tu n’as pas eu le cran de me le dire ? », répliquais-je avec sarcasme  en changeant pertinemment de sujet. Je savais bien que si je tentais de lui mentir, il décélérais mon mensonge, si je ne disais rien, il l’interpréterais comme une réponse positive. Dans tous les cas, j’étais perdante, alors autant que je vide mon sac. « Ils l'ont tué et tu as rallié leur cause.  ». Malgré ses prunelles dans les miennes, je voyais du coin de l’œil, sa baguette commencer à trembler. Par réflexe, mes doigts se crispérent sur ma baguette. Il avait le même air lorsqu’il avait failli tuer un gryffondor dans les cachots de Poudlard pour lui avoir manqué de respect. Il était dangereux et je me jetais dans la gueule du loup. Que voulait-il que je lui dises ? Que j’étais resté une lâche, que je regardais défiler les blessés à Sainte Mangouste mais que cela ne me faisait rien ? Ou quoi que j’avais rejoint les mangemorts ? Il m’avait rendu plus forte, moins peureuse, il avait bien dû pressentir que je n’allais pas rester neutre toute ma vie. Ou alors, son esprit m’avait tout simplement rayé de la carte. « Et toi, combien de personne as-tu tué avec un sortilège perdu, qui ne leur était pas destiné ? », demandais-je, toujours en évitant soigneusement de répondre à sa question. Je me rappelais parfaitement Du nombre de fois où, alors que nous vivions un amour interdit dans l’enceinte de Poudlard, il m’avait dit qu’un jour nous serions dans des camps opposés, que ce serait dangereux pour moi comme pour lui, causant notre perte. Il semblait que ce jour soit arrivé. « Combien de personnes du camp opposé ayant une famille as-tu tuer ? Les blessés, les torturés provenant d’une  attaque de mangemort, je les vois tous les jours à Sainte Mangouste. Ne me dis pas que c’est différent. », ajoutais-je. Pourquoi tentais-je de raisonner avec lui ? Pourquoi étais-je entrain de vouloir le ramener à la réalité comme je l’avais souvent fait à Poudlard ? Mes sentiments et mon envie de croire que l’homme dont j’étais tombée amoureuse était toujours là, allaient me coûter la vie.  
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J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis brisé et je le vis plutôt mal.



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joseph morgan © FASSYLOVER
« Parce que tu m’attaquerais si nous n’étions pas ici ?  » Elle venait de baisser sa baguette et l'envie de sourire lui revint, comme s'il n'y avait qu'elle pour déclencher ce genre de réaction de sa part. Mais il n'avait pas envie de sourire de bonheur mais de sarcasme, parce que la pertinence d'Eden ne le surprenait pas. Elle avait toujours trouvé les mots, elle avait toujours su lui répondre comme il fallait, lui tenir tête. Si les premières fois en sa compagnie avaient été chaotiques, il avait su révéler la lionne qui dormait sous le blaireau de son blason sage. Il l'avait endurci, pas qu'il en soit particulièrement fier aujourd'hui mais elle avait trouvé la force de lui tenir tête, à chaque fois qu'il dérapait. Il l'effrayait, parfois, et pourtant, elle était toujours là à le regarder dans les yeux comme si le simple fait de les détourner montrerait toutes ses faiblesses. Et c'était là une autre chose qu'il lui avait appris, à ne jamais détourner le regard. Et si cela lui avait causé bien des soucis, aujourd'hui, il était bien trop éloigné de ce qu'il avait été pour en être contrarié. Il ne réagissait pas, il n'en avait plus la force ni l'envie. Il avait tenu son cœur éloigné de la jeune femme durant tous ses mois pour une raison et il continuerait de le faire. Elle n'avait plus sa place dans sa vie de dépravé, de tueur. Elle était bien trop innocente pour ça, malgré l'ardeur qu'elle mettait pour se draper de sa colère contre lui. Oui, elle devait lui en vouloir, bien sûr qu'elle lui en voulait mais l'eau avait coulé et peut-être avait-elle oublié tout ce qu'elle avait ressenti. Peut-être avait-elle trouvé un gentil sorcier pour vivre un amour passionné ? La simple idée lui déplaisait mais il n'avait pas le droit d'éprouver quoi que ce soit. Eden n'était plus à lui. « Peut-être. Les nés-moldus sont traqués à travers tout le pays. » Et il savait ce que cela signifiait et bien sûr, il cherchait la colère d'Eden, peut-être même sa peur. Cela lui ferait du bien, sans qu'il ne s'explique pourquoi. Il détenait son secret le plus lourd et pourtant, après tous ces mois, personne n'était venu l'inquiéter, il avait tenu sa langue, s'employant à l'oublier et à garder son secret avec lui. Mais elle était là à présent et il dirigeait une troupe de mangemorts chargée de trouver les récalcitrants se baladant encore dans le monde des sorciers. Et elle avait toujours sa baguette. Il ignorait si sa menace était sincère, lui-même était alors incapable de dire s'il était possible qu'il la dénonce maintenant qu'il était revenu. Il était capable de tout, le simple fait de ne pas être sûr le lui confirmait. C'est pourquoi son regard était si dur et pénétrant, il cherchait quelque chose même s'il ignorait quoi pour l'instant. Il la vit s'avancer vers lui mais il ne fit pas le moindre mouvement et la regarda passer près de lui, son bras frôlant le sien. Il avait craint un instant qu'un contact physique lui fasse regretter tout ce qu'il avait pu faire mais il ne ressentit rien, à son grand soulagement. Elle n'était plus rien pour lui, le fait qu'il soit obligé de le répéter en permanence semblait déjà prouver l'inverse. Il tentait avec une telle force de garder le contrôle de son corps qu'il en était plus crispé que d'habitude. Il ne la lâcha pas du regard en la voyant s'accroupir devant la tombe de sa fille pour faire disparaître les fleurs fanées et pour les remplacer par des fraîches. Un frisson lui parcourut l'échine à cette vision, son regard se troubla une seconde, sa gorge se serra et il s'évertua à remettre toutes ses démonstrations derrière son masque de froideur avant qu'elle ne se retourne sous le poids de ses reproches. « Tu veux dire seul l’Ordre est au courant de la mort et de son emplacement puisque tu n’as pas eu le cran de me le dire ? » Elle était énervée, en colère et comment pouvait-il le lui reprocher ? Il était dans cette planque au moment de l'attaque, il devait négocier avec son père le retour de sa fille chez lui quand l'Ordre avait attaqué. Il était prévu qu'il rejoigne Eden après la réunion dans son appartement, il avait prévu de lui demander d'emménager avec sa fille et lui. Il savait qu'elle l'attendait, impatiente de savoir s'il avait réussi à convaincre son paternel. Et pourtant, quand les mangemorts l'avaient forcé à transplaner après la mort de sa fille, il n'était jamais retourné la voir. Il n'avait jamais remis les pieds à Londres. Il avait tout quitté, abandonné toutes ses affaires pour embrasser sa condition sans plus aucune pression sur les épaules. Sa fille partie, son père mort également, il n'avait plus la moindre contrainte et pourtant, il avait continué ce qu'il avait commencé, pris d'une frénésie meurtrière. Et il avait passé la plupart de son temps à essayer de ne plus penser à Eden et la façon dont il était parti. Il n'en éprouvait pas le moindre regret, du moins n'en montrait-il aucun. Il haussa simplement les épaules, détaché au possible. « Que voulais-tu que je te dise ? Toi et moi, nous savons parfaitement ce que j'allais faire, tu aurais tenté de m'en empêcher et cette fois, ce n'était pas acceptable pour moi. La peine, la pitié, autant de choses que je ne voulais pas voir dans tes yeux. » Il était calculé, il disait les choses sans émotion et pourtant, il disait tout avec une vérité qui pouvait déconcerter. Avant, il était incapable de dire ce qu'il ressentait, ce qu'il éprouvait. Aujourd'hui, il y parvenait mais avec un tel détachement qu'il était difficile d'y croire. Pourtant, il n'avait jamais été aussi sincère, aussi vrai et aussi cruel à la fois. Il était prêt à tout dire, même ce qui lui déplairait le plus. Il en avait besoin à vrai dire. Mais elle n'avait pas répondu à sa question et il savait qu'elle ne le ferait pas, elle venait de l'avouer sans le faire, cela lui suffisait. Cela lui suffisait à nourrir la colère sourde qui bouillait en lui. Il ne la quittait pas du regard mais il savait que son corps était trop démonstratif et pourtant, elle ne s'enfuyait pas, elle restait, elle l'affrontait comme elle l'avait toujours fait. Mais était-ce vraiment le moment d'être courageuse ? « Et toi, combien de personne as-tu tué avec un sortilège perdu, qui ne leur était pas destiné ? » La réponse était simple et ne souffrait d'une hésitation. « Aucune. Mes coups sont toujours calculés. » Il avait tué un nombre incalculable de personne et jamais encore il n'avait tué sans le vouloir, même si cela n’ôtait pas l'atrocité de ses actes, il en avait bien conscience. Mais ce n'était pas la vraie question et il savait où elle voulait vraiment en venir. « Combien de personnes du camp opposé ayant une famille as-tu tuer ? Les blessés, les torturés provenant d’une  attaque de mangemort, je les vois tous les jours à Sainte Mangouste. Ne me dis pas que c’est différent. » Là était la vraie question et il s'avança d'un pas, la surplombant de sa hauteur mais pas pour l'intimider, il en avait fini avec ça depuis longtemps. Non, il cherchait surtout à créer un contact entre eux, inexplicablement. « La différence, Eden, c'est que je n'ai jamais vu un proche d'une victime venir rejoindre nos rangs en nous félicitant de nos actions. Je n'ai jamais, jamais, tué d'enfant. Mais tu as raison, je n'ai jamais prétendu valoir mieux que l'Ordre mais ils ont tué ma fille, est-ce que tu crois réellement que je vais leur pardonner ? » Il recula, plus rapidement qu'il ne l'aurait voulu, jeta un œil à la tombe de sa fille avant de se détourner. « Ce sort m'était destiné. Elle s'est jeté sur moi. » Il était tellement humiliant pour lui d'admettre qu'il avait pu laisser faire une chose pareille. Il se crispa à nouveau tout entier pour se retourner, vif. « Elle voulait me prévenir parce qu'elle ne savait pas ce qui se passait, parce qu'elle ignorait ce qu'était un sortilège mortel, parce que l'Ordre a jugé bon de m'attaquer avec ma fille dans la même pièce ! Parce qu'à partir de l'instant où ils ont vu une innocente, ils auraient dû se replier ! Mais ils étaient bien trop contents de porter un coup comme celui-là ! » Sa voix s'emplissait de colère, de haine, son ton montait mais tremblait en même temps. Il détestait ce qui s'était passé, il détestait ce qui était arrivé durant cette soirée néfaste. « Va-t-en, ne reviens pas sur la tombe de ma fille quand tu cours rejoindre ses bourreaux quelques heures plus tard. Ne te permets plus de déposer des fleurs en sa mémoire quand tu la piétine par tes actions. Va-t-en Eden, tu n'as pas le droit d'être ici. » Non, elle n'avait pas le droit, elle n'avait aucun droit sur sa fille, elle la connaissait à peine et elle trahissait sa mémoire. Il ne pouvait pas le supporter. D'un coup de baguette rapide, les fleurs fraîchement déposées contre la pierre tombale s'embrasaient de sa colère. Son voile ne disparaissait pas, il était capable du pire, elle devait s'en rendre compte.  




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Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. + Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.


Crystal Reed © Killer from a gang
J’avais fini par baisser ma baguette puisqu’il avait baissé la sienne. Pourtant, une part de mon esprit continuait à se demander si cela était bien une bonne idée. « Peut-être. Les nés-moldus sont traqués à travers tout le pays ». L’air se bloqua dans ma poitrine et je plissais les yeux. Qu’insinuait-il exactement ? Qu’il trahirait ma confiance en me dénonçant ? Un coup au cœur, je n’arrivais pas à me résoudre à penser que l’homme en face de moi était à présent mon ennemi. Mon envie de voir de la bonté en chacun était décidément le pire de mes défauts. « C’est une menace ? », demandais-je d’un ton inquisiteur. Je n’avais pas peur pour moi. Si il me dénonçait, j’avais assez d’alternative pour pouvoir m'en sortir. J’avais plutôt peur pour ma famille adoptive. Bien qu’ils ne m’avaient jamais fait étalage d’une quelconque affection, ils m’avaient protégés pendant toutes ces années, ils m’avaient permis de finir mes années à Poudlard puis d’intégrer la formation de médicomage. Même si ces derniers avaient fui pour la France depuis quelques mois, je me doutais bien que ce n’était pas les frontières qui allaient empêcher les mangemorts de venir les éliminer. Je me mordais la langue pour ne pas ajouter qu’il ne me faisait pas peur. Je ne voulais pas attiser sa curiosité, ni même le pousser à réellement me dénoncer aux siens. Je préférais m’atteler à ce que j’étais venue faire ici. A savoir, rafraîchir les fleurs de la tombe de sa fille. La colère semblait prendre sa place dans mon esprit, comme si j’étais en droit de l’ensevelir sous les reproches contenu pendant tout ce temps. Peut être en avais-je besoin pour pouvoir tourner la page, accepter qu’il ne ferait sans doute plus partie de ma vie, accepter que c’était sans doute ma seule et unique chance de pouvoir lui parler dans un endroit « neutre ». « Que voulais-tu que je te dise ? Toi et moi, nous savons parfaitement ce que j'allais faire, tu aurais tenté de m'en empêcher et cette fois, ce n'était pas acceptable pour moi. La peine, la pitié, autant de choses que je ne voulais pas voir dans tes yeux ». La vérité cruelle à l’état pur. Je secouais la tête en me relevant, me mordant la lèvre pour empêcher les larmes de couler. J’avais attendu, des heures, des jours pour avoir de ses nouvelles. Puis, la peur s’était emparer de mes entrailles, peut être que son père l’avait gravement blessé, peut être tuer ? Et Liadan dans cette histoire, allait-elle bien ? Toutes ces questions sans réponse. Je n’avais aucun moyen de le contacter sans me faire repérer et risquer ma vie. Puis, une partie de moi s’était faite une raison, j’avais continuer ma formation à Sainte Mangouste, me concentrant sur mes cours et mes gardes à l’hôpital. La partie sentimentale de mon être espérait, chaque jour, voir Daley apparaître sur un brancard. Mais rien. Un silence de mort qui me glaçait les os chaque jour. Je me mordis la lèvre avec tant de force que je sentis le sang se déposer sur ma langue. « Je peux accepter que tu n’avais pas la force de m’affronter, que tu ne voulais pas que je te retienne mais cela t’aurait tuer de m’informer ? Un mot, une note, peu importe ! Mon esprit a imaginé mille et un scénario. J’ai cru que tu étais mort, j’ai cru que tu avais été torturé. Bien entendu, pas un ne décrit l’horreur de ce qu’il s’est réellement passé, mais tu m’as laissé là, sans un mot. Je t’ai attendu, je vous ai attendu. Pendant des mois. », déballais-je, d’une voix tremblante en plantant mes yeux dans les siens, tentant d’y insuffler toute la colère dont j’étais capable. Je me détestais de ne pas pouvoir contrôler les tremblements dans ma voix. Je ne voulais pas qu’il me voit ainsi, plus maintenant. Il n’avait plus le droit de voir qu’il continuait à influencer ma vie. Même lorsqu’il continuait de me sonder avec ses yeux perçants, attendant ma réponse à sa question : avais-je réellement rejoint l’Ordre ? Réponse que je refusais de donner en contournant les faits comme je le pouvais. Mais je n’étais pas idiote, je savais bien qu’il saurait lire entre les lignes. « Aucune. Mes coups sont toujours calculés. », me répondit-il et je ne m’offusquais même pas. Il m’avait mis de nombreuses fois sur le fait accompli, me faisant comprendre que lors de ses missions de mangemorts, il n’était pas là bas pour se tourner les pouces. J’avais dépassé depuis longtemps le sentiment d’horreur que ces paroles pouvait provoquer. Je m’aventurais sur une pente glissante, je le savais bien, encore plus lorsqu’il s’approcha pour me dominer de sa hauteur. Je résistais à l’envie de reculer, il était prés, beaucoup trop prés de moi. Cependant, je restais droite, immobile, toujours mes yeux dans les siens sans ciller, je ne pouvais supporter ses reproches sur le fait que j’ai rejoint la résistance. « La différence, Eden, c'est que je n'ai jamais vu un proche d'une victime venir rejoindre nos rangs en nous félicitant de nos actions. Je n'ai jamais, jamais, tué d'enfant. Mais tu as raison, je n'ai jamais prétendu valoir mieux que l'Ordre mais ils ont tué ma fille, est-ce que tu crois réellement que je vais leur pardonner ? ». Le fait qu’il pense que j’avais rejoint les rangs de l’Ordre en les félicitant pour cet acte, qu’il pense que je veuille qu’il les pardonne, me mettait hors de moi. J’aurais voulu le gifler, mais je savais que c’était un geste qui ne resterait pas sans conséquences. Je lui avais un jour jurer que jamais plus je ne le giflerais, je me devais de tenir ma promesse et je pouvais toujours lui faire regretter ses paroles avec des mots. Mes doigts se crispèrent, formant des poings. « Tu m’as enlever le droit d’être un proche, Daley. Je suis entrée dans l’Ordre parce que je ne supportais plus de voir les blessés défiler sans rien faire. Pas pour les féliciter. JE NE SAVAIS PAS ! Je suis entrée dans l’Ordre et, ILS m’ont appris que Liadan était morte, qu’un sortilège qui ne lui était pas destiné te l’avait arracher ! Et le fait que tu penses que je veuille que tu les pardonnes, me donne envie de vomir. », m’écriais-je, les larmes aux yeux. Je savais qu’il me reprocherait ensuite de ne pas avoir quitter les rangs après avoir appris cette funeste nouvelle. Mais peu importait maintenant, il était trop tard. La proximité de nos corps fut éphémère et il continua de parler vidant son sac à son tour. Il se tourna vers la tombe de sa fille et je le suivis du regard, le cœur lourd. « Ce sort m'était destiné. Elle s'est jeté sur moi. Elle voulait me prévenir parce qu'elle ne savait pas ce qui se passait, parce qu'elle ignorait ce qu'était un sortilège mortel, parce que l'Ordre a jugé bon de m'attaquer avec ma fille dans la même pièce ! Parce qu'à partir de l'instant où ils ont vu une innocente, ils auraient dû se replier ! Mais ils étaient bien trop content de porter un coup comme celui-là ». Cette histoire me glaçait le sang, bien sûr qu’il voulait venger la mort de sa fille par tous les moyens. Je n’avais pas d’enfants, je ne pouvais pas réellement comprendre, mais Daley avait déjà ôté la vie de toutes les personnes présentes ce soir-là. Cette histoire là avait, elle aussi, fait le tour du QG, terrifiant les nouveaux venus à la simple prononciation du nom Daley O’Donnell. Je savais qu’il n’en avait pas fini avec son discours, je le sentais à la façon dont sa colère se déversait dans sa voix. Mes doigts se cramponnèrent, une fois de plus, à ma baguette. « Va-t-en, ne reviens pas sur la tombe de ma fille quand tu cours rejoindre ses bourreaux quelques heures plus tard. Ne te permets plus de déposer des fleurs en sa mémoire quand tu la piétine par tes actions. Va-t-en Eden, tu n'as pas le droit d'être ici.», continua t-il en mettant le feu aux fleurs que je venais tout juste de faire apparaître. J’aurais dû partir sans un mot, j’aurais dû baisser les yeux et disparaître, pourtant la fureur se déversa à présent dans mes veines, aussi dévastatrice que la sienne. D’un coup de baguette, j’arrêtais le feu. Premier signe de rébellion. Je m’avançais ensuite, le fixant et en prenant conscience que j’avais en face de moi la part de sa personnalité la plus dangereuse. Deuxième signe. « Tu peux me repousser autant que tu le veux, tu peux m’interdire de venir ici, je respecterais ton choix. Mais ne me dit pas que je la piétine avec mes actions. J’étais prête à l’accueillir, à l’élever avec toi. Même si je ne la connaissais que depuis quelques mois, je l’ai toujours traité avec respect et amour, tu le sais. Quand j’ai appris sa mort, je l’ai pris très à cœur comme si on m’avait attaqué personnellement. C’est ce qui m’a motivé à rester dans leur rang parce que je veux que cette guerre s’arrête, parce que je veux garder le pouvoir de me défendre d’une baguette et que je ne plus voir la peur dans les yeux des sorciers. Mais aussi pour toutes les petites filles qui ont perdu leurs parents et pour tout les parents qui ont perdu leurs enfants. », dis-je aussi rapidement que possible, avant qu’il ne puisse me faire taire en m’attaquant. Je ne tardais pas reprendre la parole, en même temps que mon souffle.. « Je ne pourrais jamais ressentir la douleur que tu ressens, mais tu as éliminés tous les coupables de cette horreur. Tu sembles mettre les membres de l’Ordre dans le même panier, alors qu’il y a des personnes comme moi dans ces rangs, qui jamais ne s’attaqueront à quelqu’un avec un innocent dans la pièce. Tu penses que la résistance ne sont que des tueurs ? Je suis désolé de te dire que ce que pour quoi tu te bats est le reflet de tout ce que tu as essayé d’éviter pendant toutes ces années. Tu te bats pour que le peuple sorcier vive dans la peur et pour que les né-moldus soient traités comme des esclaves. Tu peux me menacer, me torturer, me tuer, mais je ne regrette pas mon choix de rejoindre l’Ordre. », finis-je à bout de souffle, mes prunelles toujours dans les siennes. Dernier signe de rébellion et peut être bien le dernier.




TIMELESS LOVE
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Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis brisé et je le vis plutôt mal.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts
joseph morgan © FASSYLOVER
C'était la réaction qu'il voulait et pourtant, la voir plisser les yeux et bloquer légèrement sur sa remarque ne lui faisait pas autant plaisir qu'il ne l'avait cru. Il avait l'impression d'être tout simplement dépourvu de toute réaction humaine. Il ne tiqua même pas, il n'eut ni pitié ni éclair de sadisme en la voyant réagir et cela ne l'effrayait même pas. « C’est une menace ? » Il n'avait pas envie d'avoir cette discussion, et c'était pas parce qu'il ne voulait pas l'affrontait mais parce que tout cela l'ennuyait. Il ne savait pas lui-même de quoi il était capable, comment lui répondre ? Il la regardait réagir, pas aussi transparente qu'elle le voudrait certainement et bien moins que lui bien sûr mais pouvait-il le lui reprocher ? Elle avait toujours été démonstrative, elle avait un grand cœur, une âme pure, elle était quelqu'un de bien et il détruisait cela à mesure qu'elle le fréquentait. Il n'était pas quelqu'un pour elle, il l'avait compris en restant si loin d'elle. Il avait accepté la distance, les silences qu'il s'était imposé. Il avait accepté de ne plus la voir parce qu'il n'en était plus capable et pourtant, il avait parfois eu envie de faire demi-tour, de retourner la voir, s'assurer qu'elle allait bien, qu'elle était encore en sécurité. Au début, les premiers mois, il s'était fait violence pour l'oublier et pourtant, à chaque victime supplémentaire, l'exercice devenait de plus en plus facile. Il avait fini par l'enterrer, l'enfouir au plus profond de lui et son amour pour elle s'était retrouvé enseveli sous une tonne de déchets, sous la masse de ses victimes. Il avait tout nié, tout envoyé balader mais elle était là, devant lui et il ne pouvait permettre à tout ce qu'il ressentait de refaire surface, il se l'interdisait et cet effort lui demandait toute sa concentration. Il finit par hausser les épaules, avec une négligence parfaitement contrôlée. « C'est simplement une remarque. » Et c'était faux, il avait voulu qu'elle se sente menacée et il le lui montrait bien, surtout en faisant preuve d'autant d'indifférence pour le sujet. Comme si sa vie ou celle de sa famille ne dépendait pas justement de ce qu'il répondrait. Il avait sa vie entre ses mains et celle de ses parents, il le savait, il en avait une conscience parfaite et son but était de rappeler à Eden à quel point toute son existence ne tenait qu'à un fil. Ce qui n'empêcha pas la jeune femme de lui passer à côté, de lui tourner le dos, de fleurir la tombe de sa fille et de se retourner, furieuse mais aussi et sûrement blessée. Il le faisait exprès. « Je peux accepter que tu n’avais pas la force de m’affronter, que tu ne voulais pas que je te retienne mais cela t’aurait tuer de m’informer ? Un mot, une note, peu importe ! Mon esprit a imaginé mille et un scénario. J’ai cru que tu étais mort, j’ai cru que tu avais été torturé. Bien entendu, pas un ne décrit l’horreur de ce qu’il s’est réellement passé, mais tu m’as laissé là, sans un mot. Je t’ai attendu, je vous ai attendu. Pendant des mois. » Il ne broncha pas devant la vérité de ses propos et il ne répondit pas. Il se fichait d'avoir l'air impoli, il se fichait bien de ce qu'elle pensait, tout cela ne le concernait plus. Il entendait sa voix trembler sous le souvenir de ce que ces mois avaient dû être sans la moindre nouvelle. Le fait qu'elle le pense mort ne lui avait même pas effleuré l'esprit à vrai dire, il ne s'était pas imaginé ce scénario. Il pensait qu'elle serait trop en colère pour avoir peur pour lui. Il était idiot, il le savait mais il n'était pas rationnel et ça, il ne l'avouerait jamais. Il savait qu'elle n'était pas impassible, la colère bouillait en elle, il pouvait la sentir, comme s'il lui suffisait de tendre la main pour qu'elle le brûle. Ses yeux lançaient des éclairs et toutes ces démonstrations coulaient sur lui sans la moindre réaction. Il n'était pas sensible à ses reproches et visiblement des reproches, elle en avait encore sous le coude, elle allait déverser son sac de haine sur lui et qui pouvait bien le lui reprocher ? Seulement, il n'était pas un punching-ball. « Tu m’as enlever le droit d’être un proche, Daley. Je suis entrée dans l’Ordre parce que je ne supportais plus de voir les blessés défiler sans rien faire. Pas pour les féliciter. JE NE SAVAIS PAS ! Je suis entrée dans l’Ordre et, ILS m’ont appris que Liadan était morte, qu’un sortilège qui ne lui était pas destiné te l’avait arracher ! Et le fait que tu penses que je veuille que tu les pardonnes, me donne envie de vomir. »  La violence de ses propos eut enfin un premier effet sur lui et il cligna des yeux. Pas parce quelle se rebellait, pas parce qu'elle lui criait la vérité et qu'il commençait à l'accepter mais parce que sa haine commençait à se déverser en lui tel un torrent trop puissant à arrêter. Elle lui reprochait tout et un frisson le parcourut, un frisson qu'il connaissait que trop bien. Un frisson dangereux, dévastateur. La haine lui enserra la gorge et se déploya quand elle leva sa baguette pour éteindre son feu. Il observa les flammes s'éteindre et entendit ses paroles comme un murmure, comme si ne pouvait plus l'atteindre, comme si ses mots étaient vides de sens. Il ne les écoutait pas, il refusait de les entendre. Elle lui reprochait la guerre ? La peur des sorciers ? Elle lui reprochait de réduire les nés-moldus en esclavage ? Quelle idiote ! La colère lui assombrit le regard, il détourna les yeux des restes de son enfant et dans un geste furieux, il lui attrapa la poignet qui venait de servir à éteindre les flammes qu'il avait fait apparaître. Rapidement, son autre main vint lui enserrer la gorge et il la força à reculer de quelques centimètres, pour la plaquer contre le grillage qui fermait le cimetière. Sa colère sourde et la rapidité ainsi que sa soudaineté avaient joué en sa faveur. Le fait qu'elle s'attende plus à une attaque sorcière que moldu l'avait aidé. Il en avait lâché sa baguette, oubliant un instant qu'il était un mangemort craint qui aurait pu lui envoyer un sort bien plus rapidement. Il lui tordit le poignet pour qu'elle lâche la sienne et il s'approcha, le corps tremblant de rage incontrôlée. S'il exerçait une pression douloureuse sur son poignet volontairement, il était plus contrôlé avec son cou, il ne serrait pas assez pour qu'elle suffoque mais suffisamment pour laisser sûrement la marque de ses doigts. Pour qu'elle se souvienne. « Tu crois que tu peux me faire regretter mes actions par tes mots et ta bienveillance ? C'est fini Eden, tu n'as plus ce pouvoir sur moi, tu n'as plus la faculté de me rendre meilleur comme tu le voulais, tu n'as donc rien compris, MA FILLE EST MORTE ! » Comme si elle n'était pas au courant, mais ce n'était pas là qu'il voulait en venir. « Tu sais moi, ce qui me donne envie de vomir ? Les petites sorcières utopistes qui croient pouvoir changer la face de ce monde simplement parce qu'elles l'ont décidé ! Les membres de l'Ordre qui pensent que parce qu'ils œuvrent contre le mal, toutes leurs actions sont justifiées ! Tu crois que c'était la première fois que j'assistais à une telle exécution ? La différence qu'il peut y avoir avec les mangemorts c'est qu'ils ne font pas semblant d'être ce qu'ils ne sont pas en réalité ! La guerre te rebute ? Alors tiens toi éloigné d'elle et retrouve ta petite vie tranquille ! » Il n'avait pas fini, il n'avait pas fini tout ce qu'il avait à lui dire. Il s'approcha davantage, son souffle se mêlant au sien. « Mais tu ne comprends rien, bien sûr que j'ai vengé ma fille, un idiot n'aurait pas compris que je laisse cette action impayée.  Mais pourquoi je continue ? C'est ça que tu veux savoir ? Tu veux savoir pourquoi je mets tous les membres de l'Ordre dans le même panier ? La vérité c'est que je me fiche complètement d'eux, je me fiche pas mal de savoir s'ils sont innocents ou non, tu ne vois donc pas que tout ce qui m'intéresse, c'est de tuer ? Et j'ai trouvé les coupables parfaits pour ça ! » Il savait qu'il dévoilait ce qu'il y avait de pire en lui, il ne le voulait pas et pourtant, c'était ce qu'il faisait, il avouait après toutes ses années que tuer lui procurait un certain plaisir, une envie inavouable dictée uniquement par sa douleur. « Je me fiche que tu les aies rejoins, ce que je ne veux pas, c'est te voir près de ma fille ! » Et ça, il ne pouvait pas expliquer à quel point ça lui faisait mal, parce que cette vision lui brouillait les sens, lui rappelait que trop bien ce qu'il avait perdu cette nuit-là, son enfant bien sûr mais aussi la perspective d'être heureux enfin avec la femme qu'il aimait, elle qui avait enfin accepté qui il était et la petite sans même se poser de question. Pour lui, par amour pour lui. Toute cette démonstration lui donnait le tournis et un instant, il desserra ses deux emprises sur elle, comme s'il voulait qu'elle le comprenne, qu'elle voit la rage et la douleur dans son regard sans pour autant le vouloir. Un mélange soudain, explosif, il ne savait plus où il était, ce qu'il faisait. Il était loin, loin d'ici. Il ne supportait plus ses reproches, sa vision devant lui, c'était pour ça qu'il était parti, sans un mot, comme elle lui avait si bien fait remarquer. Et c'est par cela qu'il décida de terminer, parce qu'il ne lui avait pas répondu mais il y était prêt. Il savait ce qu'il avait à lui dire. Ce qu'elle ne voudrait certainement pas entendre, il s'en fichait. « Tu voulais un jolie lettre ? Tu voulais que je mette des mots sur ce qui m'était arrivé ? Mais tu as parfaitement raison de t'être lancé dans les pires scénarios ! Mon cœur est mort, il s'est éteint en même temps que le sien et la petite place que tu y occupais n'était en rien suffisante pour que je regarde en arrière. Tu crois que je pouvais encore réfléchir, être rationnel, tu crois que je peux encore l'être aujourd'hui? Tu es donc aveugle à ce point ? Je suis mort en même temps que ma fille Eden ! » Et c'était là tout ce qui donnait un sens à ses actions. Il se sentait littéralement mort à l'intérieur, comme si tout s'était éteint en lui, tout sentiment. Ne lui restait alors plus que la colère et la haine, c'était tout ce qu'il avait gardé en lui, ce qu'on lui avait permis de conserver pour faire de lui une machine à tuer. Il hurlait la vérité aussi douloureuse était-elle à accepter. Il n'avait plus donné de nouvelles, il n'avait plus agi de manière rationnelle pour toutes ses raisons. Dans un geste furieux, il relâcha son emprise sur elle, brutalement. Il recula, ramassa sa baguette et la rangea dans sa cape. Il se fichait qu'elle prenne la sienne pour l'attaquer, elle pouvait le faire, plus rien ne l'atteignait. Il remit son masque aussi rapidement qu'il s'en était défait et se détourna d'elle, pour ce qu'il espérait être la dernière fois. « Ne reviens jamais. » Il partait du principe qu'elle allait enfin partir comme il le lui avait demandé et il ignorait s'il espérait qu'elle le fasse ou non. Il retourna auprès de la tombe et la regarda avec un masque indéchiffrable. Son corps tremblait, les poings serrés, il ferma les yeux pour apprécier la brise qui lui soufflait sur le visage. Il avait perdu le contrôle de son beau masque et il le regrettait amèrement. Mais il n'était plus celui que la jeune ancienne poufsouffle avait aimé. Il fallait qu'elle se fasse une raison.  




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mudblood squad
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Limace



Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. + Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.


Crystal Reed © Killer from a gang
« C'est simplement une remarque. ». N’avait-il que cela à me répondre ? Après tout ce que nous avions vécu, j’estimais avoir au moins le droit à une explication quant à cette « observation ». J’eus un rire bref, dénué d’humour, mais dégoulinant d’agacement ; Il savait qu’il n’y avait pas que mon avenir dans la balance, il savait que je lui avais fait confiance en lui confiant ce secret. Mais apparement, les souvenirs partagés ne signifiait plus rien pour lui. Je ne répondais rien, silencieuse, un regard furibond plaqué sur mon visage. Que pouvais-je dire de plus ? Que dire qui ne me menacerait pas ma vie ou celle de ma famille ? J’étais courageuse, parfois suicidaire, mais pas cette fois, il y avait bien trop de choses en jeu. Alors pendant que je m’affairais sur la tombe de la petite fille, regardant l’épitaphe en espérant qu’elle me donnerait assez de courage pour affronter son paternel toujours derrière moi, je vidais mon sac, lançant tous les reproches contenus pendant des mois. J’avais toujours su que si j’avais un jour l’occasion de croiser le chemin de Daley, l’événement se révélerait désagréable au plus haut point. Mais là, « désagréable » ne couvrait même pas le nombre de sentiments qui secouaient mon être au fur et à mesure de ses paroles, ou de ses silences. Quand bien même, je savais qu’il sentait ma colère, mais il ne répondait pas. Il ne se donnait même pas la peine de réagir. Comme il l’avait si souvent fait lorsque j’essayais de lui extirper des informations, des sentiments, des réactions, des vérités que je méritais. Lorsque nous étions encore amoureux. Cependant, il semblait que cet amour ait été réduit en cendres, comme les fleurs brûlant maintenant sous mes yeux. Je savais qu’il n’était qu’une question de temps avant que Daley ne s’en prenne physiquement à moi. Cela ne m’empêcha pas d’être surprise lorsque sa main s’empara de mon poignet et que l’autre se saisissait de mon cou. Une sensation bien trop familière, mais je savais que cette fois, il n’allait pas se confondre en excuses, il n’allait pas regretter son geste. La pression mes os me fit lâcher ma baguette, celle sur mon cou fit monter les larmes. Pas seulement de tristesse, mais aussi de rage et d’impuissance. Je voulais qu’il cesse de croire que ces gestes me faisaient peur. Je voulais qu'il arrête de penser que j’étais trop faible pour me défendre. Mes mâchoires se contractèrent et une de mes mains se saisit de son poignet, celui qui enserrait mon cou dans une poigne de fer. Je plantais alors mes ongles dans sa chair, une volonté de le voir à son tour saigner. Comme mon cœur était entrain de saigner à cet instant précis. Je restais silencieuse alors qu’il me hurlait sa douleur face à la mort de sa fille. J’aurais pu tout lui pardonner si tout ne se résumait qu’au fait qu’il avait perdu sa fille. Mais cela ne s’arrêtait pas là, il y avait tellement plus dans cette histoire. «Tu sais moi, ce qui me donne envie de vomir ? Les petites sorcières utopistes qui croient pouvoir changer la face de ce monde simplement parce qu'elles l'ont décidé ! Les membres de l'Ordre qui pensent que parce qu'ils œuvrent contre le mal, toutes leurs actions sont justifiées ! Tu crois que c'était la première fois que j'assistais à une telle exécution ? La différence qu'il peut y avoir avec les mangemorts c'est qu'ils ne font pas semblant d'être ce qu'ils ne sont pas en réalité ! La guerre te rebute ? Alors tiens toi éloigné d'elle et retrouve ta petite vie tranquille ! ». Son petit discours me fit sortir de mes gonds, ma prise sur son poignet se raffermit alors. Un tisonnier chauffé à blanc dans mes entrailles alors que je réalisais qu’il ne me connaissait plus vraiment. « Alors dans ce cas, si je te donne tant envie de vomir, tu n’auras pas de mal à m’ôter la vie si nos chemins se croisent à nouveau, ou même maintenant. La guerre me rebute comme tout un chacun, ma vie n’a jamais été tranquille, alors je me battrais pour être libre de marcher dans les rues du monde, une baguette à la main. Jusqu’à mon dernier souffle. », crachais-je d’une voix étouffée. Je me félicitais d’avoir su parler sans craquer, sans me mettre à pleurer. Il ne tarda pas à reprendre sa tirade, apparemment il avait lui aussi un torrent de fureur à déverser sur ma personne, mais je m’en fichais. Il pensait sans doute me faire peur, me convaincre qu’il n’avait plus d’âme et qu’il ne vivait plus que pour causer le chaos, la souffrance autour de lui. Il avait beau me hurler dessus un nombre incalculable d’arguments pour me démontrer qu’il n’était qu’un tueur, aucune partie de mon être ne le croirait. Des paroles dans mes souvenirs, aussi fraîches que si il les avaient prononcés hier, ses actes à Poudlard, se répétaient en boucle. Alors dans un moment de folie sans doute, un sourire s’épanouit sur mes lèvres. Un sourire fin, certes, mais un sourire. Un peu le reflet de celui qu’il m’avait adressé alors que je disais terminer notre relation. Je savais qu’il n’apprécierait pas, mais il était hors de questions qu’il croit que je le laissais s’échapper avec ce mensonge. Cependant, je ne tardais pas à retrouver un visage grave. « Je me fiche que tu les aies rejoins, ce que je ne veux pas, c'est te voir près de ma fille ! », lâcha t-il, et je hochais la tête tant bien que mal. « Bien, mais laisse-moi lui dire au revoir. », répondis-je. La main sur mon cou et l’autre sur mon poignet commençaient à imprimer une douleur cuisante sur ma peau, mais il ne tarda pas à desserrer son emprise, à mon plus grand soulagement. Je savais que le calme ne s’était pas installer dans son cœur, son visage étant la preuve de sa colère et de sa douleur. Comme si il était incapable de sortir de cette spirale infernale. « Tu voulais un jolie lettre ? Tu voulais que je mette des mots sur ce qui m'était arrivé ? Mais tu as parfaitement raison de t'être lancé dans les pires scénarios ! Mon cœur est mort, il s'est éteint en même temps que le sien et la petite place que tu y occupais n'était en rien suffisante pour que je regarde en arrière. Tu crois que je pouvais encore réfléchir, être rationnel, tu crois que je peux encore l'être aujourd'hui? Tu es donc aveugle à ce point ? Je suis mort en même temps que ma fille Eden ! ». Mes lèvres se serrèrent, ne laissant qu’une ligne mince dans son sillage. Après de telles paroles, il était impossible que mon cœur – déjà brisé – ne soient réparé. Il était vrai que j’avais toujours été là pour le forcer à s’exprimer même c’était une opération où je laissais souvent des plumes. Pourtant, je ne l’avais jamais regretté. Je savais aussi que j’avais une place bien moins importante que sa fille dans son cœur, j’en étais consciente. Pourtant, entendre que je n’avais pas été suffisante, c’était mettre de l’acide dans mes veines. Et quand bien même ces paroles dissolvaient presque ma détermination à lui faire comprendre que je n’étais pas son ennemie, aucune larme ne vint. Peut être parce que je n’avais plus de larmes à verser. D’un geste brusque, il se recula, me libérant de sa poigne de fer. Je restais un instant acculée contre le grillage qui bordait le cimetière. « Je me fichais bien d’une jolie lettre. Je savais que Liadan était ta vie, mais elle faisait aussi partie de la mienne que tu le veuilles ou non. Alors que tu me dises que tu n’en aucun cas capable d’être rationnel, réfléchi, parce qu’elle n’est plus là, je peux le concevoir. Mais tu es assez rationnel pour voir que tu as choisi de massacrer des gens plutôt que d’affronter ta douleur. Ne me parles pas comme si je ne sais ce que c’est de perdre un être cher. Ne te moques pas de mes sentiments et du sang d’encre que je me suis fait en attendant de tes nouvelles parce que je n’ai pas seulement perdu Liadan cette nuit là. », chuchotais-je, incapable de parler plus fort. Peut être parce que je voulais masquer mon chagrin. Alors, le teint de cendre, je ramassais à mon tour ma baguette, sans la ranger. « Ne reviens jamais. », il faisait de nouveau face à la tombe de sa fille. Je me contentais de l’observer un instant. Je savais qu’il m’avait dit de partir. Mais mes pieds comme mon cerveau refusaient de me laisser partir, alors que mon cœur en miettes n’attendait que cela. « Liadan a tenter de te protéger parce qu’elle t’aimait autant que tu l’aimais. Et jamais tu ne me feras croire que de là où elle est, elle est fière de ce que tu es devenu. », commençais-je, la gorge serrée. « La lumière qu’elle était à disparu, mais tu as laissé l’ombre te déchirer les entrailles. Tu t’es éloigné parce que tu ne voulais pas affronter ta douleur, ton deuil, que tu ne voulais pas affronter mon regard. Je suis désolée que tu ai cru que mon amour pour toi n’était pas suffisant pour te guider dans cette épreuve.. », finis-je en m’approchant lentement à ses côtés. Je glissais alors ma main dans le col de ma cape, enlevant le collier qui était autour de mon cou, ce dernier m’avait suivi pendant des mois. Je l’avais trouvé sur la pierre tombale de Liadan, peut être laissé là par les membres de l’Ordre qui l’avait enterrée. Ce collier avait sans doute été arraché pendant l’attaque et je l’avais reconnu au premier coup d’œil. C’était celui de Daley, celui qui l’avait poussé à m’avouer qu’il était père. Je soufflais longuement, m’approchant doucement avant de glisser ce dernier dans la paume de sa main. « Je crois que cela t’appartient. », dis-je simplement, avant de reculer de quelques pas.




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j!han
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Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis brisé et je le vis plutôt mal.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts
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Il avait l'impression ferme de perdre la tête, de perdre pied. D'une totale et parfaite indifférence, il était passé à la rage à l'état brut et il s'en voulait pour ça, il se détestait pour être aussi démonstratif et il lui en voulait de l'y forcer. Mais il n'arrivait plus à s'en empêcher et à travers le voile de fureur qui lui broyait les sens, il sentait la main d'Eden qui lui enserrait le poignet. Il sentait ses ongles s'enfonçaient dans sa chair mais il ne ressentait pas la moindre douleur, parce que la douleur physique n'arrivait tout simplement plus à l'atteindre. Au contraire, cela lui faisait presque du bien cela l'ancrait à la réalité du moment et le seul instant où il crut pouvoir devenir encore plus violent, c'est quand il la vit sourire. Comme il aurait aimé pouvoir la faire taire définitivement et comme il en était incapable. Il en souffrait plus que nécessaire. « Alors dans ce cas, si je te donne tant envie de vomir, tu n’auras pas de mal à m’ôter la vie si nos chemins se croisent à nouveau, ou même maintenant. La guerre me rebute comme tout un chacun, ma vie n’a jamais été tranquille, alors je me battrais pour être libre de marcher dans les rues du monde, une baguette à la main. Jusqu’à mon dernier souffle. » Il s'en doutait bien, il la reconnaissait bien là évidemment qu'elle se battrait, il ne lui avait pas appris à renforcer son caractère et ses capacités pour qu'elle reste sans rien faire. Ce qui l'énervait davantage, c'était bien que cela le forcerait un jour à lui faire face pendant cette guerre qu'ils menaient tous les deux dans des camps opposés. Mais serait-il seulement capable d'avouer une telle chose ? Il la regarda dans les yeux, cherchant à la sonder à nouveau sans rien y voir de ce qu'il voulait vraiment. « Je ne me battrais pas contre toi. Si tu me connaissais, tu ne te poserais même pas la question ! » Encore la réalité, brûlante et réelle, brute et sans artifice. Il ne voyait pas l'intérêt de ne pas être sincère à ce niveau-là de leur vie à tous les deux. Il ne voyait aucun intérêt à lui mentir davantage. Il ne la tuerait pas, elle devrait le savoir. Quand bien même il pouvait se montrer violent, quand bien même il pouvait perdre le contrôle aussi souvent qu'il perdait la tête, il serait incapable de se battre en duel pour la tuer. Elle le savait sûrement, ou peut-être l'avait-elle oublié, il ne lui avait donné aucune raison de lui faire confiance il en était conscient mais ça au moins, elle en serait assurée. « Bien, mais laisse-moi lui dire au revoir. » Il fronça les sourcils, il n'était pas sûr de comprendre, son esprit refusait de voir ce qui semblait évident. Eden avait aimé sa fille, pas autant que lui mais d'une façon différente, elle l'avait aimé autant qu'elle l'avait accepté quand il lui en avait parlé. Il avait du mal à voir son acharnement, encore moins à le comprendre. Il baissa les yeux vers la main qui le tenait fermement, pour lui prouver qu'elle n'était pas faible face à lui et il desserra encore un peu plus sa prise. Il redressa la tête vers elle, la colère légèrement retombée. « Pourquoi ? » Elle lui avait expliqué mille fois mais il n'avait pas voulu l'entendre. Elle l'avait perdu elle aussi et elle en était attristée. Il n'arrivait simplement pas à l'admettre et déverser le reste de sa rancœur et de sa haine était bien plus facile, tellement plus facile. Il se détourna alors, parce qu'il n'arrivait plus à raisonner en étant aussi proche d'elle. Les traits violacés de sa violence sur la peau de la jeune femme ne lui faisaient pas aussi plaisir qu'il l'avait voulu et maintenant qu'il avait finalement dit tout ce qu'il avait à dire, il espérait qu'elle s'en irait sans faire d'histoire et qu'il la laisserait face à son deuil. « Je me fichais bien d’une jolie lettre. Je savais que Liadan était ta vie, mais elle faisait aussi partie de la mienne que tu le veuilles ou non. Alors que tu me dises que tu n’en aucun cas capable d’être rationnel, réfléchi, parce qu’elle n’est plus là, je peux le concevoir. Mais tu es assez rationnel pour voir que tu as choisi de massacrer des gens plutôt que d’affronter ta douleur. Ne me parles pas comme si je ne sais ce que c’est de perdre un être cher. Ne te moques pas de mes sentiments et du sang d’encre que je me suis fait en attendant de tes nouvelles parce que je n’ai pas seulement perdu Liadan cette nuit là. » Il se raidit légèrement en entendant le ton bas de sa voix. Elle n'était plus aussi en colère, ou du moins le montrait-elle moins. Il préférait la colère, elle était bien préférable à tout autre sentiment dévastateur auquel il ne pouvait pas faire face. Il ne voulait pas de sa compassion, elle était bien trop dure à gérer. Il détestait ce pouvoir qu'elle pouvait encore avoir sur lui et se refusait à l'admettre. Il serra les poings, il la vit ramasser sa baguette du coin de l'oeil sans la ranger. Pourtant lui avait rangé la sienne et si elle voulait l'attaquer, il ne ferait alors rien pour l'en empêcher. Au contraire, il était presque tenté de l'encourager. Il ne trouva rien de bien rationnel à répondre, préférant la voir partir au plus vite, ce qu'elle ne semblait pas prête à faire. « Liadan a tenter de te protéger parce qu’elle t’aimait autant que tu l’aimais. Et jamais tu ne me feras croire que de là où elle est, elle est fière de ce que tu es devenu. » Elle ne s'en irait pas, il le sentait et sa gorge se serra à nouveau. Il était content de ne pas lui faire face parce qu'il ferma les yeux quelques secondes. « Tais toi... » Mais elle n'avait pas terminé. « La lumière qu’elle était à disparu, mais tu as laissé l’ombre te déchirer les entrailles. Tu t’es éloigné parce que tu ne voulais pas affronter ta douleur, ton deuil, que tu ne voulais pas affronter mon regard. Je suis désolée que tu ai cru que mon amour pour toi n’était pas suffisant pour te guider dans cette épreuve.. » La douleur de sa poitrine se resserra, il avait l'impression qu'il était sur le point d'étouffer, de suffoquer. Il la sentit s'approcher et rouvrit immédiatement les yeux, baissant le regard vers sa silhouette qui détachait quelque chose de son cou et son cœur tressaillit davantage, au bord de l'implosion. « Je crois que cela t’appartient. » Il sentit qu'elle venait de lui glisser quelque chose dans la paume de sa main et il fut incapable de regarder cet objet parce qu'il savait ce que c'était. Il déglutit pour ouvrir son poing et observer alors ce pendentif si familier à ses yeux. Il fut pris d'un vertige et recula de quelques pas, le poing à nouveau serré, furieusement. Il crispa les mâchoires, incapable alors de prononcer le moindre mot, incapable d'exprimer la moindre colère à présent. Elle avait touché le point le plus sensible, elle l'avait touché au cœur et il avait l'impression d'être dans un brouillard sans fin et sans éclairci. Il mit de longues secondes avant d'y voir légèrement plus clair. Sa colère évanouie, il ne lui restait pas grand chose auquel il pouvait s'accrocher. « Arrête, s'il te plaît, arrête. » Il n'avait jamais, ô grand jamais, supplié qui que ce soit et encore moins elle mais là tout de suite, il était incapable de réagir autrement, il fallait qu'elle se taise, qu'elle arrête. « Tu peux me détester Eden, tu peux continuer de m'accabler, de me traiter de lâche, tu peux être furieuse de la façon dont je t'ai traité, tu peux me haïr comme j'ai toujours voulu que tu le fasse pour te protéger mais si tu as encore un semblant d'affection pour celui que j'ai été autrefois, ne me parle plus d'elle et de la honte qu'elle aurait à me voir ainsi. » Il finit par tourner les yeux vers elle. Il n'exprimait pas toute la tristesse qu'il ressentait, il était presque toujours aussi impassible à la différence que son regard n'était plus aussi dur parce qu'il se sentait vide en réalité. Il n'avait plus à faire semblant d'être froid avec elle parce qu'il ne ressentait plus rien, comme si elle venait de l'anesthésier pour de bon. Il parlait comme un robot l'aurait fait, il parlait comme si plus rien ne l'atteignait, comme s'il était parti ailleurs. « Je suis devenu un autre, je ne peux rien y changer, je suis incapable d'en ressortir, rien ne pourra me sauver alors je te demande de partir, de faire comme si j'étais réellement mort parce que c'est ainsi que tu dois me voir. Je suis mort Eden, rien de ce que tu diras n'y changera quoi que ce soit. Je te déçois, je te mets en colère, je te dégoûte sûrement mais c'est ce que je suis devenu et il m'est impossible de faire machine arrière. » Il finit par serrer davantage le collier qu'elle lui avait remis pour le serrer contre son cœur avant de le lui tendre, le laissant pendre au bout de ses doigts. « Tu peux le garder, je n'en ai plus besoin. » Il lui donnait l'objet le plus précieux qu'il avait eu parce qu'il n'arrivait pas à le conserver, il ne le pourrait plus, il le savait. Il restait le dos parfaitement droit et la main tendue vers elle pour qu'elle accepte son présent. Il ignorait pourquoi il le faisait mais il y était déterminé, il ne pourrait plus regarder cet objet sans tressaillir, sans ressentir un sentiment profond qu'il ne pouvait pas affronter. « Je ne pourrais pas t'empêcher de revenir ici je suppose puisque je n'y reviendrais pas moi-même. » Il s'en irait pour ne jamais revenir. Sa fille n'était pas ici, seul son corps y reposait et son idée était très mauvaise dès le départ, il n'aurait jamais dû venir dans un premier temps.
 




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