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 wanna be ur sister, wanna be ur friend, till the end

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Le contexte du RP
Mise en situation
La situation
Une forêt. Les rayons du soleil qui percent les feuillages denses. Une vie grouillante au sol et le long des troncs d'arbre.
Deux âmes errantes. Une rencontre inattendue.


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ciel
J'ai environ 20 ans et je vis dans la forêt, Pays de Galle. Dans la vie, je suis sauvage et je m'en sors difficilement. Sinon, grâce à ma malchance, je suis seule et je le vis plutôt bien.

abandonnée à la naissance à cause de ses larmes de sang, celyn o'rudolf a vécu les 10 premières années de sa vie dans un orphelinat d'état. le jour de ses onze ans, ses ailes ont commencé à pousser, lui occasionnant une douleur sans égale ; une semaine plus tard, elle était affublée de deux ailes aux plumes blanches d'une envergure de deux mètres, qu'elle apprit rapidement à utiliser pour s'élever dans les airs. elle vit depuis dans les forêts qui croisent sa route. une des infirmières de l'orphelinat l'a aidé à survivre les premières années, désormais elle se débrouille seule et rôde parfois aux alentours des bourgs quand la chasse est infructueuse.


dasha sidorchuk :copyright:️ midwinters


elle connait la forêt sur le bout des doigts. elle peut s'y déplacer dans une nuit profonde comme dans le brouillard opaque du début de l'hiver. elle sait où dormir, où boire, où chasser, où cueillir. elle sait où croiser des inconnus, où observer des bébés faons, où s'arrêtent les arbres pour laisser des routes sinueuses dessiner des courbes à travers les vallées. elle connaît les odeurs de chaque saison, les textures des écorces qui indiquent une pluie à venir, la couleur des mousses asséchées quand le soleil brille fort.

la forêt est sa maison.

ciel survole la cime des conifères dans l'aube naissante. le ciel autour d'elle s'orne des couleurs chaudes de l'été, un ocre, un rose, un doré, un bleu, un turquoise qui dansent ensemble dans les rayons lumineux de l'astre du jour, qui pointe le nez à l'horizon. mais elle ne se délecte pas du spectacle, se contentant d'apprécier la chaleur naissante dans son dos. à l'arrière de son crâne, particulièrement, elle sent ses cheveux s'embraser, accumuler la température, qui traverse son cuir chevelu pour réveiller doucement son esprit embrumé par la nuit.

bientôt la clairière apparait dans son champ de vision et elle perd de l'altitude, ses ailes se déployant mollement. c'est un matin sans effort, un matin de glissades paresseuses sur les vents douçâtres de la saison chaude. ses mains caressent les feuillages sur son passage. l'atterrissage est malhabile, mal réveillé, pas contrôlé, mais seuls ses genoux protestent vaguement, son esprit est déjà passé à autre chose. l'herbe verte est moelleuse, encore humide de rosée. elle a envie de s'y vautrer, de s'y perdre, d'y disparaitre. que sa peau blanche devienne verte, que ses taches de rousseur deviennent vertes, que ses plumes deviennent vertes, que ses cheveux oranges deviennent verts. elle veut disparaitre dans le lit de la nature qui s'offre à elle.

la fatigue se répand dans ses membres et elle se laisse choir, d'abord à genoux puis face contre terre. elle goutte la fraicheur des résidus de rosée sur un brin d'herbe qui lui touche les lèvres. elle veut rester là, attendre que le soleil soit debout, qu'il la réchauffe toute entière et lui donne l'énergie de bouger, de partir à la recherche d'un fruit, d'un oiseau, d'une plante, d'un champignon ou de restes abandonnés par des campeurs des junkies des passants peu importe qui ils sont s'ils lui fournissent à manger.

mais il y a du mouvement. animale, ciel se redresse, l'instinct prenant le dessus. ses poings se ferment, l'un prenant appui au sol pour qu'elle se hisse. ses ailes déjà se gonflent, prêtes à l'envoyer en l'air, à la faire décoller à la moindre impulsion sur ses talons vifs. elle plisse les yeux et cherche la source de son alarme. elle connait la forêt sur le bout des doigts. elle connait l'emplacement de chaque arbre, la distance entre eux, les noeuds de leurs branches qui jouent ensemble. elle sait que ce corps, immobile désormais, n'est pas un arbre.


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Laine Rouge
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Limace

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Fovéa
Quinze

J'ai ?? ans et je vis à ??, ??. Dans la vie, je suis cobaye en fuite et je m'en sors pas terrible. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt étrangement.

avatar :copyright:️ LaineRouge
Elle est perdue, et elle serait incapable de retrouver son chemin dans l'obscurité même si elle en avait eu un. Rien dans l'environnement ne lui est familier. Elle n'a pas l'habitude du vent qui souffle entre les arbres, de l'humidité sous ses pieds nus, du frottement des feuilles contre sa chemise en coton, et elle a la sensation que tout est à la fois très sale, et très vivant. Les bruits sont encore pires. Elle ne sait pas à quels animaux appartiennent ces cris et ces appels, s'ils sont dangereux, s'ils peuvent la prendre pour proie. Mais c'est ce qu'elle a voulu, parce qu'elle préfère être la proie des voix inhumaines dans le noir que du ton posé des hommes en blouses blanches dans les couloirs au linoléum impeccable. C'est la seule pensée qui lui donne le courage de s'aventurer un peu plus profondément dans la forêt.

Elle a couru un long moment, ses poumons brûlent encore un peu et ses pieds sont couverts d'écorchures, mais elle n'a pas senti la poussée d'une poursuite contre son dos, à aucun moment. Juste le besoin vital de s'éloigner au maximum de son point de départ.
Mais maintenant, elle a l'impression qu'elle a parcouru des kilomètres, depuis des heures. Sa course est devenue un pas vif, mais maintenant, elle traîne ses jambes comme si elles pesaient autant que du plomb. Elle connaît les limites de son corps, et elle sait qu'elle devra bientôt s'arrêter. Mais elle ne veut pas.
Il fait noir, un noir d'encre. Le rayon de lune qui traverse la cime des arbres lui suffit, mais toutes les couleurs ont disparu. Et finalement, c'est peut-être pire de voir. Les arbres ont des silhouettes tordues qui lui font peur. Les fougères bruissent et elle sursaute au moindre mouvement. Elle essaye d'éviter les pierres et les branches qui se prendraient dans ses chevilles, mais peut-être qu'elle se fatiguerait moins si elle marchait simplement tout droit sans y prêter attention.

Elle pousse un cri quand un oiseau prend brusquement son envol à quelques centimètres d'elle, l'effrayant autant qu'elle l'a effrayé. Ils ne sont pas des prédateurs l'un pour l'autre, mais ils auraient pu s'entretuer d'une crise cardiaque. Elle commence à sangloter, parce que la pression n'a nulle part où aller. Simon lui a promis de la rejoindre vite si tout se passait bien, mais elle sait qu'il l'aurait déjà fait s'il avait pu. Elle est toute seule. Toute seule, et elle ne sait pas où aller. La forêt semble infinie et elle a l'impression d'être une toute petite créature qui n'a de destin que de se faire engloutir par une plus grande.

Elle manque de déchirer sa manche en passant entre deux arbres plus rapprochés que les autres, et, pour la première fois depuis son départ, elle s'arrête. Devant elle s'étend une clairière. Elle a peur de la traverser. Elle qui se sentait oppressée par le couvert des arbres, elle a maintenant peur de s'aventurer sous le ciel. La fatigue lui pique les yeux. Elle bat en retraite de quelques pas, mais ses jambes l'abandonnent et elle s'effondre. Elle a juste le temps de sentir l'humidité de la mousse s'infiltrer dans ses cheveux, ses paupières se ferment, et elle s'endort.

Les premiers rayons du soleil ne la réveillent pas. Par miracle, et aussi parce qu'elles ont été conçues pour être résistantes, ses lunettes teintées n'ont pas été éjectées ou brisées lorsqu'elle est tombée. Mais la luminosité ambiante augmente vite suffisamment pour qu'elle batte des cils. Pendant un moment affreux, elle ne se rappelle pas de ce qui s'est passé, ni d'où elle est, et sa première hypothèse est qu'elle est morte, et qu'on a déposé son cadavre à l'extérieur. Mais elle n'est pas morte, selon toute vraisemblance, et la mémoire lui revient. Elle se redresse en grimaçant lorsque tous les muscles de son corps protestent – la course, la forêt, dormir sur le sol inégal, il a des arguments percutants. Elle décide tout de même de tenter de se mettre sur ses pieds et, en s'aidant de ses bras, entame la douloureuse procédure. Quelques feuilles et pollens tombent de ses cheveux. Ils n'ont déjà pas une texture bien douce, et ils sont tout emmêlés après sa fuite, mais elle sait que si elle les coupe, ils repousseront exactement pareil, mèches colorées inclues, parce qu'on l'a déjà rasée pour vérifier.

Elle se fige en plein milieu de son geste, à moitié redressée. Ses yeux ont parcouru les environs derrière la protection de ses verres fumés, et ils sont tombés sur une forme qu'elle a tout de suite identifiée comme une silhouette humanoïde. Une présence. Il faut une seconde à ses neurones pour que l'information soit assimilée. C'est bien une personne. Les bras de Fovéa lâchent et elle retombe durement à même-le-sol. C'est une personne, avec des ailes. Elle ne prend pas le temps d'admirer les plumes blanches et les cheveux roux. Cette personne ressemble aux autres numéros. Est-ce qu'elle a été envoyée pour elle ?! Fovéa ne reste pas lui poser la question. Elle lui tourne le dos, et utilise toute la force de ses bras et de ses jambes pour se propulser dans la direction opposée. Elle a couru des kilomètres hier, elle n'a qu'à recommencer.
Bien sûr, son corps ne l'entend pas de cette oreille. Le résultat est plus que mitigé. Elle parcourt en effet un ou deux mètres à une vitesse record, mais elle se prend les pieds dans l'herbe – beaucoup plus complexe à naviguer que le linoléum et le carrelage – , et elle s'effondre lamentablement. Ses poumons brûlent de nouveau, alors qu'elle n'a même pas couru, son cœur bat la chamade contre ses côtes à tel point qu'elle se demande s'il peut les traverser.
Elle se roule en boule, et des larmes perlent de nouveau à ses yeux. Pardon, Simon. Tu dois avoir plein d'ennuis à cause de moi, et je n'arrive même pas à m'échapper comme tu voulais.

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ciel
J'ai environ 20 ans et je vis dans la forêt, Pays de Galle. Dans la vie, je suis sauvage et je m'en sors difficilement. Sinon, grâce à ma malchance, je suis seule et je le vis plutôt bien.

abandonnée à la naissance à cause de ses larmes de sang, celyn o'rudolf a vécu les 10 premières années de sa vie dans un orphelinat d'état. le jour de ses onze ans, ses ailes ont commencé à pousser, lui occasionnant une douleur sans égale ; une semaine plus tard, elle était affublée de deux ailes aux plumes blanches d'une envergure de deux mètres, qu'elle apprit rapidement à utiliser pour s'élever dans les airs. elle vit depuis dans les forêts qui croisent sa route. une des infirmières de l'orphelinat l'a aidé à survivre les premières années, désormais elle se débrouille seule et rôde parfois aux alentours des bourgs quand la chasse est infructueuse.


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ciel est immobile, véritable prédateur en tension, concentrée sur l'observation de sa proie. chaque muscle de son corps est prêt à l'effort, ses ailes frémissent, ses plumes brûlent du désir de monter en flèche au ciel pour redescendre en piqué inévitable sur l'intrus dans la forêt. mais d'abord, il faut évaluer la situation. d'abord, il faut comprendre si cet intrus pose un danger, s'il peut se défendre, s'il risque d'attaquer. elle est à demi redressée après sa presque chute endormie, ses paupières lourdes de sommeil tombent sur ses yeux acérés, fixes.

l'intrus s'élance dans la forêt et part en sens inverse, fuyant la clairière, fuyant ciel. l'écho d'une tristesse infantile résonne comme toujours dans sa cage thoracique, si faible qu'elle ne le remarque même plus, si habituel qu'il fait partie de son organisme. ciel ne bouge toujours pas. elle n'est pas d'humeur à se mettre en chasse aujourd'hui. elle voulait seulement manger, et passer une journée paisible dans les rayons de soleil de l'été. si l'intrus n'est pas une menace, elle s'en fiche. elle serre seulement les dents parce qu'on lui a ôté le plaisir d'une petite sieste matinale dans la rosée, dans les fleurs sauvages, dans l'hospitalité de la forêt en éveil.

mais l'intrus a à peine fait deux mètres qu'il s'écroule dans la mousse et l'herbe verte. ciel grimace. elle sait déjà qu'une telle chute dessinera la trace de cette visite malvenue dans le paysage de son foyer pour les dix prochains jours. les brins d'herbe seront applatis, la mousse perdra de son éclat vert, certaines fleurs seront brisées et ne repousseront qu'à l'été suivant, si champignons il y avait à cet endroit ils seront explosés en miettes inretrouvables... ciel hésite à se détourner désormais. si elle déteste fuir sur son territoire, elle n'a pas particulièrement envie de générer de confrontation si cela n'est pas nécessaire non plus. elle pourrait partir, s'envoler mollement et aller à quelques dizaines de mètres de là chercher le petit déjeuner tant convoité.

c'est le son qui s'échappe de l'intrus qui l'arrête. un son à la fois étranger et si familier. un son qu'elle entend très peu dans ses errances solitaires, peu quand elle se perd dans les petits groupes de passants qui ne fuient pas dès qu'elle apparait, flanquée d'ailes immenses et les joues rougies. un son qu'elle entend fréquemment en son fort intérieur, qui l'accompagne depuis toujours, la seule constante avec la douleur à la racine de ses ailes lorsqu'elle a trop forcé. ça l'arrête net. elle esquisse un pas vers l'intrus, fronce les sourcils. elle l'observe un peu plus précisément pour la première fois. ses cheveux ont presque la même teinte que les siens, mais ils sont parsemés de couleurs étranges. elle a déjà vu des humains avec des décorations dans les cheveux. l'intrus est vêtue d'un vêtement qui devait être blanc à l'origine, et qui désormais est recouvert de traces organiques, le vert des plantes, le brun de la terre, quelques traces de rouge que ciel suppose être du sang.

l'intrus ne sait pas se défendre.

c'est la première information que ciel collecte de cette observation. pourtant, elle a appris à se méfier et elle ne s'approche pas davantage pour autant. elle se contente de s'élever du sol, compensant la distance qu'elle franchit à l'horizontal par une distance verticale. elle observe la silhouette, recroquevillée sur elle-même. elle fait pareil en hiver, quand les températures se font hostiles et qu'elle n'a pas trouvé d'abri adéquat. elle se demande si l'intrus a froid, malgré le soleil levant qui perce les feuillages des arbres environnants. tandis qu'elle lévite, son ventre gargouille, lui signifiant qu'elle a toujours aussi faim et qu'elle ne fait que retarder sa mission initiale, mettre en échec son objectif premier. ciel soupire, réfléchit. elle finit par attraper une branche d'arbre, fine, si fine, et la romp de son tronc. et puis elle poke l'intrus avec. de sa hauteur, elle fait pouic pouic sur le flanc de l'intrus avec la branche.


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Laine Rouge
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Fovéa Quinze
J'ai xx ans et je vis à ville, Pays. Dans la vie, je suis études/métier et je m'en sors statut de vie (bien, moyen, pas bien). Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis statut matrimonial et je le vis plutôt bien/pas bien.

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Fovéa ne sent que l'humidité, qui continue de s'infiltrer dans ses cheveux, dans le coton de sa chemise et le jean de son pantalon, noirs tous les deux, une couleur discrète, une couleur morte, une couleur qu'on ne risque surtout pas de confondre avec les blouses blanches, propres, et repassées des scientifiques. Elle sent des textures, des formes contre sa joue et qui s'incrustent dans la chair de ses mains, mais elle ne parvient pas à les identifier, pour peu qu'elle sache seulement de quoi il s'agit. Sa connaissance du monde extérieur et de la nature est limitée. Pour l'instant, pour elle, toutes les plantes qui envoient des petites pousses vertes à l'assaut du ciel depuis le sol sont de l'herbe. Les arbres sont des arbres. Les fleurs ne se différencient qu'à leur couleur.

De toute façon, bientôt, les fleurs ne compteront plus. Elle ne pourra plus les voir, ni les sentir, et peut-être que ça sera plus reposant. Elle laisse sa tête au contact du sol, détend son cou, ferme les yeux, en entendant des pas léger approcher, un peu plus lentement que ce qu'elle avait anticipé. Elle se demande si ce sont les sanglots qu'elle sent, impuissante, soulever sa poitrine, qui ont fait hésiter la créature. Elle n'arrive pas à penser à une autre raison, mais si c'est le cas, elle se demande bien pourquoi. Il n'y a que Simon que ç'a jamais fait hésiter, et il n'est pas là.

Au fond, elle est presque impatiente. Elle a froid, elle a mal, et elle croit sentir des insectes lui grimper sur les jambes. Elle a voulu ne plus jamais revoir le Centre, et tant qu'on ne la ramène pas, si Simon n'est pas là, ça lui est égal. Ce n'est pas possible qu'on la ramène, non ? A cette pensée, sa gorge fait une nouvelle embardée. Non, non, elle a dû se contaminer avec plein de trucs dans la forêt, elle pourrait parler aux autres, il faut un exemple, elle n'aura plus jamais à voir autre chose que la mousse, ici, sous son nez, et ça lui convient.

Ca lui convient, mais il doit rester quelque chose d'alerte en elle, parce que quand après une attente qui semble interminable, elle sent un objet pointu s'enfoncer entre ses côtes, elle glapit et elle se redresse violemment. Sur les fesses, elle utilise ses bras et ses jambes pour se pousser en arrière de toutes ses forces, le souffle court et rauque. Rapidement, son dos bute contre le tronc d'un arbre, et elle sent le choc se réverbérer tant toute sa colonne vertébrale. Maintenant qu'elle est face à sa poursuivante, elle voit l'objet qu'elle a utilisé. C'est un bâton.

Pour la première fois, Fovéa se pose des questions. Les membres du Centre aiment l'efficacité. Et les gardes ont toujours des armes efficaces sur eux. Un bâton ne semble pas la meilleure option pour l'attraper ou l'achever. En plus, l'expression à la fois un peu perplexe et agacée sur le visage de la jeune fille en face d'elle lui rappelle celle des scientifiques quand ils observent une expérience qui ne marche pas, sauf que c'est la première fois qu'elle voit cette fille, qu'elle a fini le dernier round de tests hier, et que les relevés d'expérience ne se font jamais en tapotant les spécimens avec un bâton. L'idée la traverse soudain, pour la première fois, que c'est peut-être une personne normale, qui n'appartient pas au Centre. Elle écarquille les yeux. Elle ne se souvient pas de la dernière fois qu'elle en a vu, si on omet ceux qui viennent faire des visites et avec qui tous les scientifiques deviennent étonnamment obséquieux.
Le choc lui donne la force de parler. Du bout des doigts, elle touche ses lunettes, comme pour vérifier qu'elles sont bien là, ce qui est ridicule parce qu'elle le saurait pertinemment si elles ne l'étaient pas.

« … Tu... Tu es qui ? »

Sa voix est grave, et un peu rauque. Simon dit que c'est parce qu'elle ne l'utilise pas assez. Il dit aussi que c'est dommage, et qu'on dirait la voix de quelqu'un qui fume trop de cigarettes. Mais Fovéa se demande des fois s'il ne dit pas un peu n'importe quoi juste pour l'encourager à faire ce qu'il voudrait quand elle a trop peur, parce que d'autres spécimens ont des voix très douces et cristallines et pourtant ils n'ont pas plus l'occasion qu'elle de discuter.
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ciel
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abandonnée à la naissance à cause de ses larmes de sang, celyn o'rudolf a vécu les 10 premières années de sa vie dans un orphelinat d'état. le jour de ses onze ans, ses ailes ont commencé à pousser, lui occasionnant une douleur sans égale ; une semaine plus tard, elle était affublée de deux ailes aux plumes blanches d'une envergure de deux mètres, qu'elle apprit rapidement à utiliser pour s'élever dans les airs. elle vit depuis dans les forêts qui croisent sa route. une des infirmières de l'orphelinat l'a aidé à survivre les premières années, désormais elle se débrouille seule et rôde parfois aux alentours des bourgs quand la chasse est infructueuse.


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le mouvement est symmétrique, reflet parfait : un mouvement de recul en bas, un mouvement de recul en haut. Quand l'intrus se redresse d'un coup, ciel s'élève aussitôt de quelques coups d'ailes. Puis elle reprend son observation, de plus en plus perplexe. Cette rencontre ne ressemble à rien de ce qu'elle connait : il n'y a pas d'aggressivité, pas non plus cette peur panique qui s'empare de ceux qui ne comprennent rien à son don, ni même la nonchalance floue des drogués qu'elle croise souvent. L'intrus est un humain, elle le voit bien, mais il a le comportement d'un animal. Ciel penche la tête, se laissant elle aussi aller à ses instincts. Proie, prédateur.
Pourtant, quelques mots finissent par franchir les lèvres de l'intrus. Les mots, c'est un truc d'humains. Un truc que ciel utilise peu depuis ses onze ans, pouvant passer des semaines sans émettre le moindre son, des mois sans former de véritable parole articulée. Elle comprend malgré tout la question qui, semble-t-il, lui est adressé. Son visage se marque encore davantage de perplexité et elle perd quelques mètres d'altitude. Plutôt que de répondre – de toute façon, qu'aurait-elle pu répondre ? –, elle recommence l'opération précédente, celle qui a fait réagir l'intrus : avec le baton qu'elle tient toujours à la main, pouic, pouic. Elle essaie de dessiner les contours de l'intrus, comme si cela pouvait donner plus de sens à cette matinée.
Pouic, sur le visage. Pouic, sur le ventre. Pouic, sur les jambes. Pouic.



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Prénom
Nom

J'ai xx ans et je vis à ville, Pays. Dans la vie, je suis études/métier et je m'en sors statut de vie (bien, moyen, pas bien). Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis statut matrimonial et je le vis plutôt bien/pas bien.

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Fovéa tente de lever les yeux vers la créature qui a décollé, fascinée par l'énergie qui se dégage d'elle, fascinée par l'énigme qu'elle représente, elle et sa légèreté et sa liberté, mais le soleil levant se réfléchit dans ses verres et l'empêche de voir. Elle détourne et baisse le visage pour atténuer la lumière. Quand l'ange – ça ressemble à un ange, elle se souvient vaguement de ces être qu'on décrit dans certaines histoires, avec deux grandes ailes blanches, gentils et calmes – quand l'ange redescend de quelques mètres vers elle, par contre, elle lève à nouveau les yeux pour l'observer. Elle a le visage expressif, sur lequel se peint un mélange d'étonnement, de curiosité et un brin de méfiance.
Fovéa tressaille violemment quand le bâton lui pique à nouveau le buste. Elle pousse un léger cri de protestation quand il s'enfonce dans sa joue, et elle doit faire tous les efforts du monde pour ne pas bouger, ses mains se levant jusqu'au niveau de sa poitrine, comme attachées à des fils de marionnette. Mais elle a peur que l'ange lui crève un œil si elle panique. Ensuite, la créature, dont elle ne connaît toujours pas le nom ou le numéro, teste son arme sur son ventre et sa jambe. C'est au tour de Fovéa d'être perplexe. Pourquoi est-ce que l'ange ne la touche pas directement, si elle est curieuse ?
Péniblement, elle ramène ses jambes vers elle et tente de se redresser en s'aidant du tronc dans son dos. Son corps coopère de mauvaise grâce. Elle jette un nouveau coup d'oeil autour d'elle, et vers la clairière. Personne d'autre ne s'est matérialisé aux alentours pour l'instant. Elle relâche un souffle qu'elle n'avait pas réalisé qu'elle retenait.

« Tu... Où est-ce qu'on est ? », tente-t-elle de demander à la jeune fille en face d'elle.

Et comme celle-ci a l'air si intriguée, et qu'elle-même l'est un peu aussi, et qu'elle aussi, elle se sent pousser des ailes, comme si on lui avait donné des médicaments étranges lorsqu'elle avait quitté le Centre et dormi sous les arbres pour la première fois, Fovéa remonte la manche de sa simple chemise de coton noir jusqu'au coude, et tend doucement le bras vers l'ange, jusqu'à poser le bout du doigt sur son épaule.
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Ciel fronce les sourcils. C'est une proie, du moins ça semble en être une. Mais les proies, normalement, ça fuit, ça se défend, ça proteste, ça se bat pour survivre. L'intrus paraît se retenir au contraire de tout geste à l'encontre du bâton qui la pouic pourtant à répétition. Cela soulève les suspicions de l'enfant sauvage, elle qui n'a l'habitude que de réactions excessives face à ses particularités. Ça lui fait penser à cet homme qui alternait entre une violence inouie et le calme d'un agneau. Ça fait tout, sauf la rassurer. Si elle se retient, est-ce parce que cette personne a les moyens de la détruire en un geste ?

Pourtant, c'est plutôt de la peur qui règne sur son visage humain, si tant est que Ciel puisse deviner les émotions d'une personne, encore plus lorsqu'elle n'a pas accès aux yeux de ladite personne. Et cette fuite initiale, la chute, le tremblement dans la voix, rien n'indique de menace. Alors elle se laisse aller, Ciel, elle quitte encore plus les cieux et rejoint l'intrus sur terre. Elle l'observe se relever à grand peine et s'avance à son tour de quelques pas. Ses ailes, toujours déployées derrière elle, traînent sur l'herbe humide de l'aurore qui se dissipe autour d'elles.

Deux créatures qui s'observent dans la luminosité magique d'une clairière. Perplexes, curieuses, prudentes.

C'est l'intrus qui reprend la parole, qui brise le silence et le lien entre leurs regards. Ciel détourne les yeux. Elle n'aime pas les mots. La question la surprend, pourtant. Elle fronce les sourcils et énonce un simple mot, une évidence pour elle : "Forêt." Elle ajouterait bien "maison" mais ce serait admettre une faiblesse, dévoiler un attachement. Même si elle se laisse prendre au jeu de la découverte, elle ne baisse pas totalement sa garde.

C'est pour ça, ou peut-être est-ce l'instinct qui se réveille, qu'elle se refuse au contact que l'intrus tente d'initier. Elle a sentit les doigts frôler la peau de son épaule, et un frisson l'a parcourue. Elle s'y est soustrait, pivotant seulement sur ses talons. Elle n'a pas ajouté de distance entre elles, seulement conservé son espace vital. En écho, sourcils foncés, regard scannant encore et encore l'intrus, elle répète : "Tu es qui ?" Emphase sur le tu.


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Laine Rouge
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Limace

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Le rapprochement, le mot coassé dans une voix rauque et aussi hésitante que la sienne, le fait de se faire étudier sous toutes les coutures à l'aide d'un bâton, tout ça avait donné beaucoup trop de courage à Fovéa. Lorsque ses doigts touchèrent l'épaule de la jeune fille ailée, celle-ci se déroba, frissonnant comme si un courant électrique l'avait traversée. Fovéa, surprise, fit plusieurs pas en arrière, retirant sa main comme si on l'avait mordue. Le doute et la peur se peignirent sur son visage en couleurs aussi criardes que celles de ses cheveux.
Elle s'était attendue à ce que l'autre l'attaque, pour la punir d'avoir tenté de l'effleurer, mais elle n'en fit rien. Elle se fustigea intérieurement. Elle n'aurait pas dû se risquer à ça, elle était toujours trop naïve, trop confiante. Même lorsqu'on l'amenait dans une nouvelle pièce, au Centre, elle était toujours surprise quand il s'agissait immanquablement d'une salle d'examen. Pour l'instant, elle devait se souvenir qu'elle ne pouvait pas prévoir les réactions de la créature qu'elle venait de croiser, et être plus prudente. Si elle ne faisait pas partie du Centre, elle pouvait tout de même être dangereuse. Elle avait envie de lui faire confiance, terriblement, parce qu'elle se sentait seule et parce qu'elle était perdue, mais ça ne voulait pas dire qu'elle pouvait se laisser aller. Peut-être qu'il y avait encore des gardes à ses trousses.
Pourtant, son faux pas ne semblait pas encore lui avoir coûté la compagnie de sa nouvelle rencontre. Elle lui retourna même une question. Mais maintenant, Fovéa craignait à tout moment de l'effaroucher à nouveau, ou de la mettre en colère. Elle répondit du bout des lèvres.

« … Je m'appelle Fovéa... »


Les scientifiques lui avaient donné ce surnom, avant que des règles plus strictes ne soient établies concernant le traitement des spécimens. Simon avait continué à l'utiliser, pourtant. Elle se retint de donner son matricule à l'ange. Ca ne l'aurait probablement pas intéressée. Elle hésita aussi à lui retourner la question, mais finalement, elle n'osa pas. Elle se contenta de jeter un regard derrière elle, au cas où quelqu'un ou quelque chose approcherait. Elle avait l'impression d'entendre le bruit sourd de bottes contre le sol et de sentir un souffle sur sa nuque en permanence. Elle se doutait que ce n'était que son imagination, mais c'était très désagréable. Elle rajusta ses lunettes sur son nez pour se rassurer.
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ciel
J'ai environ 20 ans et je vis dans la forêt, Pays de Galle. Dans la vie, je suis sauvage et je m'en sors difficilement. Sinon, grâce à ma malchance, je suis seule et je le vis plutôt bien.

abandonnée à la naissance à cause de ses larmes de sang, celyn o'rudolf a vécu les 10 premières années de sa vie dans un orphelinat d'état. le jour de ses onze ans, ses ailes ont commencé à pousser, lui occasionnant une douleur sans égale ; une semaine plus tard, elle était affublée de deux ailes aux plumes blanches d'une envergure de deux mètres, qu'elle apprit rapidement à utiliser pour s'élever dans les airs. elle vit depuis dans les forêts qui croisent sa route. une des infirmières de l'orphelinat l'a aidé à survivre les premières années, désormais elle se débrouille seule et rôde parfois aux alentours des bourgs quand la chasse est infructueuse.


dasha sidorchuk :copyright:️ chrysalis


de cette rencontre, une chose restera certainement à ciel : un trait entre les sourcils, ride accentuée par son visage expressif d'une façon décalée, marque de perplexité, de frustration et d'inquiétude. l'intrus a reculé de quelques pas, à la façon d'un animal apeuré, mais n'a pas pris la fuite. elles semblent toutes les deux dans cette impasse, à hésiter, incapables de choisir l'attitude à adopter face à la situation inattendue. d'agacement, ciel secoue ses ailes, qui se redressent, les muscles dans son dos grondant d'impatience. le vent joue dans ses cheveux roux et dans ses plumes blanches, répand le sillon d'un frisson dans sa nuque. son regard reste posé sur l'intrus quand elle coasse une réponse, une information lachée à son tour.

ciel répète : "je m'appelle fovéa."

le son est étrange sur ses lèvres. son attention glisse quelques secondes à côté de l'intrus aux lunettes noires. elle se rappelle ces mots, s'appeler, ce verbe que les enfants utilisaient à tout va à l'orphelinat, cette phrase qu'elle a répété d'innombrables fois dans l'espoir qu'on lui réponde "je m'appelle maman" ou "je suis ton papa".

elle ouvre la bouche, hésitante. "je m'appelle..." elle marque une pause. elle se souvient des deux syllabes qui franchissaient ses lèvres à cet instant, le joli prénom que les dames de l'orphelinat lui avaient donné, qu'elle avait même appris à écrire au fil des années passées là-bas avant que l'ampleur de sa malédiction ne se révèle. mais ce son ne lui appartient plus. il appartient à un passé révolu, il lui fait mal juste au dessus de l'estomac, comme si elle avait mangé la viande d'une carcasse trop vieille. ça lui donne des hauts-le-coeur rien que d'y penser, alors elle murmure ce nouveau nom qu'elle a trouvé dans la forêt : "ciel."

elle avance d'un tout petit pas. elle ne veut plus faire peur à "fovéa", mais elle n'est toujours pas à l'aise avec la proximité. elle se place juste en face d'elle et penche la tête sur le côté. elle réfléchit fort, cherche des mots, des questions, comment on fait entre humains - ou humanoïdes.

"tu es... quoi?"

elle essaie un autre mot qui se rappelle à sa mémoire, écho vague, pas très sure qu'il soit approprié. mais il vaut mieux que le silence, et pouic-er l'inconnue avec un baton n'avait pas été très concluant en terme de données recueillies.

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