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 I want you to want me [Milo & Nikolaas]

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Milo Rossi
J'ai 26 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis riche et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, coincé dans l'hétérosexualité et je le vis plutôt mal.

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Xavier Serrano :copyright:️ .sparkle
Je ne sais pas si je dois y retourner. Je ne sais pas si je dois le revoir. Je suis un peu paumé, actuellement. Depuis mon arrivée à Amsterdam, il a été le seul auprès duquel j'ai été moi-même. Et j'ai été libéré après cette nuit passée ensemble. Je me sentais vraiment bien, jusqu'à ce que je me réveille de ma petite sieste. Elle m'a fait beaucoup de bien mais m'a aussi remis les pieds sur terre, dans ma vie, sur ce que je me devais d'être pour les autres. Sur ce que je devais montrer, sur ce que je n'étais pas. Mais même si ça me fait du bien d'être avec lui, je savais ce qu'il était et ce qu'il attendait de moi. Juste du fric. Je n'étais qu'un putain de pigeon parmi tant d'autres pour lui.

Oh, je ne m'attendais pas à ce qu'il cesse ses activités après la nuit qu'on a passé. Mais je pensais qu'il avait compris que j'allais revenir le lendemain... Et il n'était pas là. Il ne m'a même pas laissé de mot pour prévenir. J'ai attendu trois heures dans ce putain de hall en pensant qu'il allait revenir. Quel naïf je suis. Ce coup de foudre n'est qu'à sens unique et je sais que je vais en pâtir. Pourtant... Pourtant, mon coeur insiste pour y retourner. Mes entrailles me font souffrir à l'idée de ne pas y aller. Mon cerveau brûle de ne pas savoir quoi faire et je tourne en rond dans ce foutu parc alors que mon téléphone n'arrête pas de sonner.

Je soupire. Ce soir encore, j'avais un repas, avec la même famille. Hier, lors du déjeuner en famille, ma mère a lourdement insisté pour que j'apprenne à connaître cette fille, en me garantissant qu'elle était charmante et qu'elle allait beaucoup me plaire puisqu'on se ressemblait. Mon père, lui, a été beaucoup plus dur avec moi. La réputation avant tout. Un fils célibataire, quelle image que je donne à ma famille ! Bon sang, ils devraient plutôt être heureux que je le sois, au moins, toutes ces groupies continuent de venir à leur gala à la con.

Je me tâte encore. Dois-je vraiment y retourner ? Dois-je vraiment le laisser se servir de moi juste pour faire du bien à mon moral ? Je me sens coincé. Je n'en peux plus de cette vie, moi. Personne ne pense à mon bien être, seulement lui. Mais il le fait pour de mauvaises raisons... Mais ai-je réellement besoin de ces raisons pour apaiser mon coeur de cette infecte situation ?

Oh et puis merde. Je prends la direction des rues du quartier rouge de la ville. Tant pis. Tant pis si je ne suis qu'un portefeuille pour lui, tant pis s'il ne ressent pas la même chose, tant pis s'il aime être traité comme ça. J'ai trop besoin de le voir et de m'échapper de cette réalité sordide pour m'empêcher d'y retourner.

J'ai pris mon temps, je suis passé à la banque retirer de l'argent. Sur le chemin, on m'envoie un sms me rappelant que je dois être à l'heure pour prendre l'avion demain, pour rentrer à Rome. Je rentre demain. Je n'en ai pas envie. Alors que je marche jusqu'à la rue dans laquelle il s'expose, je réfléchis. Je réfléchis et c'est en le voyant que l'idée me vient.

Mon corps entier se réchauffe à sa vue. Il m'a vu, lui aussi, et son regard pétille. Son sourire me fait chaud au coeur mais je ne le lui rends pas. Malgré moi, mon regard est plus froid que je ne l'aurais désiré. De nouveau, je soupire et sors mon téléphone pour composer un numéro. Une main dans ma poche, l'autre tenant l'appareil, j'attends que mon correspondant réponde.

« Franz, c'est Milo. Finalement, je vais rester plus longtemps. Préviens mes parents. Je veux que tu me trouves un appartement pour trois jours. Assez grand, mais je ne veux pas que ça fasse trop riche. Un basique, avec un balcon, au dernier étage, si possible. Avec une belle vue. Tu as jusqu'à demain, dix-sept heures pour le trouver. »

Tandis que j'énonce mes souhaits dans ma langue natale, je jette un regard à la vitrine où il est dos à moi, bougeant son corps de manière lascive. Je laisse traîner mes yeux sur lui quelques instants pensivement, puis je reprends.

« Il faudra qu'on se voit, demain. J'ai un service à te demander. Dix-sept heures, j'attends l'adresse par SMS. »

Je raccroche sans attendre et je soupire une dernière fois en l'observant encore. Et finalement, j'entre dans le bâtiment et me rends à l'accueil pour demander Azur... Ou peu importe son nom. Lorsqu'il avance vers moi, je sors directement mon portefeuille. Sans un sourire... Je suis encore blessé. Je ne suis qu'un homme... Mais je suis un homme sensible et mon coup de coeur n'est pas réciproque, ça fait quand même un coup au moral. Et pourtant, alors que je sais bien que je vais souffrir, je m'accroche. Comme s'il était mon dernier espoir, ma bouée de sauvetage... Alors que je ne suis qu'une pompe à fric pour lui. Voilà pourquoi je garde mes distances ce soir, pourquoi je n'arrive pas à être aussi fébrile et chaleureux que la première fois. Est-ce que j'arriverais seulement à réchauffer mes pensées pour la soirée ?...
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Nikolaas Gransderg
J'ai 26 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ns. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


Lucky Blue Smith :copyright:️ Exordium

Je ne savais pas s'il allait venir. Je me sentais con là à l'attendre. Le temps passait et je ne le voyais pas arriver. J'ai rapidement expédié le premier client. Il voulait une pipe, je l'ai fini un peu plus vite que d'habitude. J'aimais prendre mon temps d'ordinaire, leur faire perdre la tête lentement, les faire crier à m'en supplier de les faire venir. Mais pas cette fois. Je ne voulais pas qu'il passe devant ma vitrine et qu'il ne me voit pas ce soir non plus. Je ne savais même pas s'il était venu la veille ou non. Etait il trop déçu de ne pas m'avoir trouvé? C'était possible. Et peut être même qu'il ne viendrait pas ce soir, trop vexé pour le faire. Mais peut être que je me faisais des films. Peut être qu'il n'était tout simplement pas venu. Il avait du retourner à sa petite vie parfaite après s'être laissé aller pour une nuit avec moi. Il avait eu ce qu'il voulait, à quoi bon revenir?

Pourtant je fini par le voir arriver. Il était là, devant ma vitrine. Je captais un bref instant son regard et lui adressais un sourire avant qu'il ne se retourne pour aller discuter au téléphone. Je ne captais rien derrière ma vitre. Je ne l'entendais pas parler, les bruits étant étouffés. J'attendais et finalement je le vis entrer et aller parler à Gus'. Il ne tardait pas à me faire signe de venir et je les rejoignais, le sourire aux lèvres.

- Salut beau brun. Je ne pensais plus te voir venir.

Je lui souriais, sincèrement ravi de le revoir mais rien... pas de réponse. Je prenais l'argent qu'il me tendait sans un mot. Le compte y était pour la nuit, cinq cent euros, de quoi se rapprocher un peu plus de nos vacances à Paris avec Agathe.

Je récupérais l'argent et lui fit signe de me suivre. Je montais à l'étage, partais retrouver ma petite chambre et le laissait entrer alors que je rangeais l'argent dans mon petit coffre. Les draps étaient d'un vert très clair ce soir. Je les aimais beaucoup ceux là, ils faisaient ressortir la couleur crème des murs.

Je me retournais vers lui, souriant toujours.

- Tu veux quoi alors ce soir?

Je me rapprochais lentement de lui, ne cessant de lui sourire. Je passais mes bras autour de sa taille pour venir me coller contre lui.

- Tu veux la même chose que la dernière fois? Ou tu as une autre idée en tête? Un fantasme inavoué? Tout me va moi tu sais...

Je me collais davantage contre lui pour lui faire sentir mon début d'érection. Je me penchais pour venir l'embrasser. Je voulais lui faire sentir mon envie mais j'avais le sentiment de me heurter à un mur. Je ne savais pas ce qui se passait. Il n'était pas comme ça la fois précédente, aussi froid et distant, emmuré dans son mutisme.

Je me reculais pour le regarder les sourcils froncés.

- Ca ne va pas?


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Je ne sais pas pourquoi je suis venu. Peut-être à cause du souvenir d'être moi-même pendant la nuit qu'on a passé ensemble. Peut-être que je me dis que je vais me détendre un peu plus tard, quand on commencera à se chauffer... Mais même de voir son corps, même en me souvenant du plaisir que j'ai pris à parcourir chaque courbe de son corps ne suffit pas à me laisser aller. J'étais bien trop obnubilé par ce qu'il pensait de moi... Et je sais parfaitement à quel point j'ai tort de m'en soucier. Mais c'est plus fort que moi. J'ai besoin qu'il ne me voit pas seulement comme un putain de gosse de riche. J'ai besoin de lui prouver que je ne suis pas qu'un compte en banque ambulant.

Il prend mon argent après m'avoir salué de manière souriante. Je le suis ensuite sans dire un mot, comme une machine. J'ai l'impression de le perturber avec mon mutisme mais je n'y peux rien. Je n'arrive pas à sortir un son de ma bouche, et pourtant, qu'est-ce que j'en ai envie. J'ai envie de lui raconter par quoi je passe, et ce dont j'ai besoin. Mais je sais parfaitement que je vais recevoir une tirade du genre "Je suis un prostitué, je ne peux pas accéder à ta demande puisque tu n'es qu'un client". Je sais qu'il veut que je ne reste qu'un client. Je le sais. Je le vois dans son regard, à la façon dont il a été perturbé par mes gestes la dernière fois... Il ne veut personne dans sa vie. Ou alors, il ne veut laisser entrer personne dans sa vie pour une raison précise...

Alors que j'étais dans la chambre, dans mes pensées, il m'en sort en me demandant avec un large sourire ce que je voulais. Je hausse les épaules d'un air indifférent. Ce que je veux, c'est que mon coup de coeur soit réciproque. Mais ça ne l'est pas et ça ne le sera jamais... Alors quitte à garder un peu de dignité, autant lui demander qu'il ne me regarde pas avec des euros dans les yeux. Mes mains viennent par automatisme se poser sur ses hanches tandis qu'il se colle à moi en m'avouant que tout lui allait. Bien sûr que tout lui va, il est là pour ça, après tout.

Il m'embrasse... Et j'aurais dû réagir. Mais rien ne me venait. J'étais bien trop préoccupé par ce qu'il pense de moi. Quand il le comprend, il se décale et me demande ce qui ne va pas. Je lâche un long soupir et m'assieds au bord du lit en croisant mes doigts entre eux.

« Non. Il y a quelque chose qui me perturbe à ton sujet. »

Je remonte mon regard sur lui, cette fois-ci, je ne suis pas dans mes pensées, je l'observe vraiment. Sans lui laisser le temps d'en placer une, je reprends.

« Écoute, je sais que je ne suis qu'un client. Ça, c'est imprimé et bien intégré. Mais... Je n'ai aucune envie de n'être qu'un portefeuille à tes yeux. Oui, je sais. Tu fais ce que je veux contre de l'argent, mais pour moi, c'est un échange entre deux personnes. Les clients sont des personnes. Peut-être que certaines ont été horribles avec toi mais ce n'est pas mon cas. Je suis un homme, tu es un homme... Aucun de nous deux n'est un objet. Tu comprends ce que je veux dire ? »

Je vois bien à son visage fermé qu'il n'aime pas beaucoup ce que je lui dis. Je soupire, un peu fatigué par mes explications. J'ai longtemps cherché mes mots pour avoir les bons, je me débrouille très bien dans cette langue mais j'avais tout de même du mal parfois, quand j'essaie d'exprimer une idée précise, et c'est ce qu'il vient de se passer.

« J'aimerais te proposer quelque chose. Tu ne vas pas aimer l'idée, ça c'est certain, mais il y a beaucoup trop d'argent en jeu pour que tu puisses refuser... Parce que tu n'as besoin que d'argent, pas vrai ? »

Je ne peux retenir un sourire amer à mes propres mots. C'est parfaitement l'image qu'il montrait de lui, il réussissait à le faire croire en tout cas. Mais je me demande s'il n'y a pas quelque chose plus profondément ancré dans son coeur. Une plaie encore ouverte qui ne demande qu'à être pansée...

« Et moi, je ne suis qu'un homme désespéré de ta compagnie... » soupirais-je entre mes dents, d'une manière presque inaudible.

Enfin, j'attends sa réponse en l'observant longuement. Peut-être va-t-il refuser directement, peut-être que ma stratégie de lui proposer ça juste après un speech sur les êtres que nous sommes est mauvaise. Je n'attends plus que lui, de toute façon.
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« Non. Il y a quelque chose qui me perturbe à ton sujet. »

Et qu'est ce qu'il avait pu avoir comme subite révélation? Il avait compris qu'il n'était pas mon seul client? Que si la veille je n'étais pas là c'était parce que j'étais avec un autre, occupé à lui donner du plaisir comme à lui. Avait il compris que si mon haleine avait toujours un goût de menthe c'était pour dissimuler le fait que je venais de sucer un autre? Est ce que c'était tout ça qui le perturbait? Me jouait-il la scène du mec qui s'était attaché à la pute? Si c'était le cas je devrais me débarrasser de lui. Ce genre de situation n'était bon ni pour lui ni pour moi.

« Écoute, je sais que je ne suis qu'un client. Ça, c'est imprimé et bien intégré. Mais... Je n'ai aucune envie de n'être qu'un portefeuille à tes yeux. Oui, je sais. Tu fais ce que je veux contre de l'argent, mais pour moi, c'est un échange entre deux personnes. Les clients sont des personnes. Peut-être que certaines ont été horribles avec toi mais ce n'est pas mon cas. Je suis un homme, tu es un homme... Aucun de nous deux n'est un objet. Tu comprends ce que je veux dire ? »

Mon visage se ferma en l'entendant. Je bouillonnais littéralement en l'entendant parler ainsi. Je crois que j'aurais encore préféré qu'il me fasse une crise de jalousie. Là il me prenait... je savais pas trop comment le dire. Un connard qui ne faisait ça que pour le fric, qui n'avait aucune considération pour rien ni personne, qu'on pouvait s'acheter pour faire n'importe quoi à condition d'y mettre le prix. La pire des trainées en gros... j'avais le sentiment d'être un moins que rien dans ces mots, un mec méprisable qu'il ne fallait pas fréquenter, à part pour le cul et à condition d'y mettre le prix.

« J'aimerais te proposer quelque chose. Tu ne vas pas aimer l'idée, ça c'est certain, mais il y a beaucoup trop d'argent en jeu pour que tu puisses refuser... Parce que tu n'as besoin que d'argent, pas vrai ? »

Bah bien sur, il venait gentiment de me faire comprendre que je ne voulais que ça. Puis même si je n'aimais pas l'idée j'allais sûrement accepter vu qu'il y mettait le prix. On pouvait m'acheter pour n'importe quoi de toute façon vu que je n'aimais que le fric.

Et ouais tout ça je le prenais mal, très mal. Et je ne savais même pas pourquoi j'étais aussi blessé qu'il pense ça de moi. Ce n'était pas le premier à me faire le coup et j'avais déjà viré tous les autres. Alors pourquoi pas avec lui?

« Et moi, je ne suis qu'un homme désespéré de ta compagnie... »

Je laissais échapper un petit rire désabusé en l'entendant. Non mais il se foutait de moi là? Le mec il venait de me dire que j'étais la pire des merdes possible pour ensuite ajouter cette belle et grande phrase grandiloquente sur son envie d'être avec moi. Je rêvais... c'était pas possible... mais c'était quoi ce mec?

- Désespéré de ma compagnie? De celle d'un connard qui ne pense qu'à ton fric quand il te voit? Tu te fous pas de ma gueule là?

J'avais presque crié la dernière phrase tellement j'étais énervé. J'étais une boule de nerf menaçant d'exploser. Je me mis à faire les cents pas dans la chambre, tentant de me calmer. Mais c'était plus fort que moi, j'explosais et je vidais ce que j'avais sur le coeur.

- Tu crois vraiment que si je ne faisais ça que pour le fric je t'aurais rendu ton blé quand tu m'as donné trop le premier jour? Si j'étais vraiment le connard que tu décris, j'aurais tout pris d'entrée. Mais je ne l'ai pas fait je te signale!! Je voulais mériter ce pourboire. Je veux mériter ce qu'on me donne et pas juste tout prendre.

Je reprenais ma marche quelques instants. Ma colère ne semblait pas vouloir se calmer. Alors je continuais...

- Aussi bizarre que ça puisse te sembler je ne fais pas ça que pour le fric. J'aime mon boulot. J'aime le plaisir que je procure à mes clients. J'aime l'idée qu'ils viennent me voir pour chercher ça. Alors je fais de mon mieux pour leur donner ce dont ils ont envie, pour qu'ils prennent leur pied. Ouais... je prends soin de mes clients, parce que ce ne sont pas que des portefeuille. Je les choisis soigneusement. Je ne baise pas tout le monde pour un peu de fric. Il m'arrive d'en refuser.

Et j'en ai même refusé ce soir. Pour lui. Parce que je désespérais de le voir revenir...

- Si j'ai baisé avec toi ce n'était pas que pour le fric. J'en avais envie aussi. Je n'aurais pas été une pute et toi mon client j'aurais quand même couché avec toi.

Je m'arrêtais pour passer ma main sur mon visage avec un soupir las. Je parlais dans le vide de toute façon. Il ne me verrait pas autrement que comme une pute, une pute dont il avait envie et qu'il avait les moyens de se payer.

- Vas y... dis moi ce que tu veux. T'as les moyens de m'acheter apparemment. Je dirais probablement oui. Enfin.... juste je ne fais pas dans la scatophilie et je refuse qu'on me blesse. Même moi j'ai des limites.


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J'espérais vraiment qu'il comprenne où je voulais en venir. Je ne voulais pas l'insulter ou quoi que ce soit, mais je pensais simplement qu'il avait compris que j'allais revenir le lendemain... Et il n'était pas là. J'avais été blessé par tout ça, et surtout, je me suis forcé à affronter la vérité qui ne cessait de pleuvoir sur moi : il n'avait pas le même coup de coeur que moi. Pour moi, il était un homme respectable pour qui j'avais craqué. Pour lui, je n'étais qu'un client... Seulement quelqu'un là pour lui donner de l'argent en échange de plaisirs charnels. Cette pensée me déplaisait et m'horrifiait alors je me suis fait des films, je me suis blessé comme un grand, tout seul. Et maintenant, je suis presque en train de le supplier d'avoir une relation normale avec moi. Normale... Sans pour autant oublier que je suis son client.

J'étais désespéré. Et certainement beaucoup trop égoïste pour comprendre qu'il n'attendait pas seulement de l'argent de ma part. En même temps, il ne montrait rien du tout de ses émotions ; comment le décrypter ? Finalement, je le vois réagir, il rit de moi et je fronce les sourcils. Suis-je ridicule à ce point-là ? De vouloir une relation banale avec lui ? Non. Il est blessé par autre chose. Je le comprends à la minute où il hausse le ton.

J'aimerais réagir. Mais je préfère ne pas le faire et voir ce qu'il dit, en espérant qu'il vide son sac une bonne fois pour toutes. Et c'est ce qu'il fait. Il m'explique toutes ces choses, tous ces détails que j'ai eu l'audace de ne pas voir, ou de ne pas vouloir voir tandis qu'il marche à travers la pièce. Mon coeur se serre et je commence à m'en vouloir. Lorsque je me rends compte de l'erreur que j'ai commise, je me lève et me rapproche doucement de lui, hésitant. J'ai trop peur qu'il me repousse.

« Tu as raison. Je suis désolé... Je n'aurais jamais dû penser ça de toi. C'était une erreur... Pardonne-moi. »

Je tends la main pour attraper la sienne une fois que je suis proche de lui. Je tente même un petit sourire désolé mais mon regard montre clairement le fait que j'ai honte de moi et ma douleur d'avoir lourdement fauté.

« Tu sais... Dans mon pays, je suis riche et connu. Toutes les filles me veulent mais moi, je n'en veux aucune, parce que je suis gay. Mais aussi parce qu'elles n'en veulent qu'à mon argent. Je ne peux pas te dire que ma réaction était un automatisme, mais je peux te dire que si j'ai eu si peur c'est parce que... »

Je m'arrête, laisse ma phrase en suspens. J'hésite. Il va réellement penser que je suis fou à lier.

« Enfin, je voulais simplement que toi aussi tu aies hâte de me retrouver. »

Finalement je soupire. Je ne suis qu'un lâche, mais ce n'est que la deuxième fois que je le vois. Je suis tombé sous son charme au premier regard mais ce serait de la folie pure et simple de lui avouer le coup de foudre que j'ai eu pour lui, en sachant qu'il n'en est certainement pas de même de son côté. Alors à la place de continuer sur cette voie, je tire légèrement sur son bras pour lui demander de s'asseoir à côté de moi. Quant à moi, je me rassieds en attendant et mon regard retrouve le sien.

« J'ai envie qu'on passe trois jours ensemble. Peu importe si tu veux que je te paye pour ça ou non. Et si tu veux que je te paye, je suis prêt à le faire. Pas parce que je pense que tu es intéressé par l'argent... Mais parce que tu passeras ces trois jours avec moi sans travailler et qu'il te faut un revenu pour palier à cette perte d'argent... »

J'étais sincère. Sûr de mes mots. Davantage que lorsque j'avais déballé mes craintes un petit peu plus tôt dans la soirée. J'avais vraiment envie de passer du temps avec lui et ça m'était égal de le payer ou pas. Tout ce que je veux, c'est lui.

« Et si tu as besoin que je te paye pour ces trois jours, je te donnerais vingt mille euros sans aucun souci. Mais sache que je ne m'attends pas à ce qu'on passe trois jours enfermés dans la chambre d'hôtel. Je voudrais... Me balader avec toi, aller au restaurant. Regarder un film, faire à manger, prendre un bain... »
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Il se prostitue depuis l'âge de 16ns. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


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Je lui demandais ce qu'il voulait mais je n'étais même pas certain d'accepter. Je voulais juste qu'il parte lui et son argent. Si c'était là l'opinion qu'il avait de moi je préférais l'éviter. Des clients j'en avais assez pour le moment. Encore un peu d'économie et je pourrais payer son voyage à Paris à Agathe sans avoir besoin de lui. Je ne savais pas ce qu'il voulait et je crois que je m'en foutais dans le fond. Ca me donnerait juste une excuse pour lui dire non et l'envoyer se faire foutre par n'importe quelle autre pute de la rue.

Il se leva et je le regardais s'approcher de moi en fronçant les sourcils. Je me tendais alors qu'il s'arrêtait tout près de moi.

« Tu as raison. Je suis désolé... Je n'aurais jamais dû penser ça de toi. C'était une erreur... Pardonne-moi. »

Je restais de marbre face à ses excuses. Bien sur qu'il avait eu raison de penser ça. Je n'étais qu'une pute, là uniquement pour baiser quand il me payait. Il avait réalisé ça et ça lui avait mal alors il m'avait craché au visage ces horreurs. Ce n'était pas le premier à le faire et ce ne serait certainement pas le dernier. Mais ça me faisait mal venant de lui et je devais oublier ça. Je devais l'oublier lui et arrêter de prendre la tête à son sujet.

Je me tendais un peu plus alors qu'il me prenait la main. Une part de moi se demandait ce qu'il allait faire, une autre appréciait ce geste tendre qu'on avait jamais eu pour moi et au milieu de ça, je restais tétanisé à le regarder faire.

« Tu sais... Dans mon pays, je suis riche et connu. Toutes les filles me veulent mais moi, je n'en veux aucune, parce que je suis gay. Mais aussi parce qu'elles n'en veulent qu'à mon argent. Je ne peux pas te dire que ma réaction était un automatisme, mais je peux te dire que si j'ai eu si peur c'est parce que... »

Parce que quoi? Je n'aimais pas la tournure que prenait cette discussion. Je savais très bien ce qui se trouvait après ce parce que. Il n'était pas le premier à commencer comme ça. La jalousie se devinait bien trop facilement dans sa crise de tout à l'heure, ce parce que en suspens, parce qu'il tenait à moi et tout le reste, parce qu'il ne supportait pas l'idée que moi aussi je n'en veuille qu'à son argent, parce qu'une seule nuit avec moi avait suffit à lui retourner la tête et qu'il s'imaginait des choses.

J'avais eu assez raison sur lui. Il était prisonnier d'une vie dont il ne voulait pas, obligé de flirter avec des filles dont il ne voulait pas parce qu'il était gay et que quand on est connu ça ne se faisait pas. Alors il était venu chercher un peu de liberté entre mes bras, goûter à cet interdit qui lui était refusé d'ordinaire. Et il s'était attaché... à tord.

« Enfin, je voulais simplement que toi aussi tu aies hâte de me retrouver. »

Et j'avais eu hâte moi aussi. Si seulement il était resté quelques instants de plus, si il m'avait dit qu'il reviendrait le lendemain j'aurais pu le prévenir. Mais je n'étais pas certain qu'il n'y aurait pas eu dispute quand même. Il aurait peut être insisté pour que je reste avec lui à la place. Il aurait été déçu que je fasse passer cet autre client avant lui. Ca n'aurait peut être rien changé dans le fond.

Je le suivis docilement sur le lit alors qu'il me tirait là bas. Je m'asseyais et continuais de le fixer durement. J'avais peur de ce qui allait suivre.

« J'ai envie qu'on passe trois jours ensemble. Peu importe si tu veux que je te paye pour ça ou non. Et si tu veux que je te paye, je suis prêt à le faire. Pas parce que je pense que tu es intéressé par l'argent... Mais parce que tu passeras ces trois jours avec moi sans travailler et qu'il te faut un revenu pour palier à cette perte d'argent... »

Je retirais rapidement ma main de la sienne. Ca allait beaucoup trop loin. Je ne pouvais pas faire ça. Je devais le faire partir et vite. Ce n'était pas sain ce qu'il me demandait. Parce que j'étais certain que ce n'était pas pour avoir juste une pute sous la main pendant trois jours qu'il faisait ça.

« Et si tu as besoin que je te paye pour ces trois jours, je te donnerais vingt mille euros sans aucun souci. Mais sache que je ne m'attends pas à ce qu'on passe trois jours enfermés dans la chambre d'hôtel. Je voudrais... Me balader avec toi, aller au restaurant. Regarder un film, faire à manger, prendre un bain... »

Vivre une relation de couple en gros. Tout ce que je ne pouvais pas faire, que je me refusais de faire. Ca ne pouvait pas être une vraie relation de couple, juste une pâle copie. Il allait me payer pour que je fasse semblant, pour qu'on se créé une fausse intimité à deux. Puis il partirait et je retournerais faire la pute. Et après il ferait quoi?

- Je peux pas... Ce n'est pas qu'une question d'argent. Ca... ça serait mal de faire ça...

Ce n'était pas bien ni pour lui ni pour moi. Et pourtant... j'avais envie d'accepter.


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Milo Rossi
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J’essayais de m’excuser sincèrement. Parce que je m’étais trompé, parce que j’avais fait une erreur. J’étais loin d’être jaloux… Car j’étais conscient de la relation que nous entretenions, lui et moi. J’étais son client et il me vendait ses services. Nous avions seulement une relation professionnelle. Et lorsqu’il m’a expliqué qu’il aimait son travail, comment pourrais-je être jaloux ? Peut-être qu’il pensait que je m’étais attaché à lui, que je m’étais fait des idées. Mais… C’était aussi faux que vrai. Pourtant, je n’avais fait que montrer à quel point il avait raison et il fallait que je me rattrape.

Je lui propose alors mon envie. J’espérais qu’il accepte… Mais rien que de l’énoncer, je voyais bien sa réaction. Il avait retiré ma main et son visage montrait clairement qu’il n’était pas d’accord. Alors j’insiste en lui donnant un prix concret et en lui citant tout ce que j’avais envie de faire avec lui. Quand il me dit qu’il ne peut pas parce que c’est mal, je fronce les sourcils. Je cherche ce qui serait mal mais… J’ai du mal à trouver. Je ne comprends pas bien son point de vue, mais je ne sais pas s’il est prêt à l’expliquer. A la place, je préfère le rassurer.

« Ça ne serait pas mal. Je ne vois pas où est le mal… »

Je soupire. J’essaie de réfléchir pour trouver des arguments qui le feraient changer d’avis. Il y en a plein qui me viennent en tête mais je ne sais pas s’il les acceptera. Peut-être que cette demande est de trop, peut-être qu’il se dit que je vais forcément m’attacher à lui. Et peut-être que ce sera le cas. Mais vu la famille que je dois supporter, j’ai bien appris à dissocier le professionnel du personnel. S’il veut que ça ne reste que professionnel, alors ça le restera.

« Je viens de te raconter le fait que je sois prisonnier d’une vie que je ne veux pas. C’est… C’est très dur pour moi d’être ainsi prisonnier. De ne jamais pouvoir faire ce que j’aime. Tu m’as dit aimer ton travail, mais moi, je n’aime rien de ma vie. Je ne cherche pas une relation fictive. Je ne cherche pas à avoir un amoureux pendant trois jours, je ne vais pas t’appeler par des surnoms stupides qu’on se donne quand on est avec quelqu’un. Je cherche seulement à me reposer un peu, avoir ta compagnie pour me soulager et ensuite retourner à la vraie vie. C’est ce que chaque client fait quand il vient ici, non ? »

J’essaie du mieux que je peux de lui expliquer mon point de vue. Je fais ce que je peux pour qu’il comprenne que ce dont j’ai envie, ce sont ces choses du quotidien que je ne peux pas avoir. Par exemple, je n’ai jamais fait la cuisine. Je n’ai pas à le faire, on le fait pour moi. Je ne sais pas ce qu’est le ménage. Passer l’aspirateur, ou faire le lit. On fait tout pour moi… Je voudrais seulement goûter à ces choses du quotidien.

« Eh bien, moi, ce n’est pas seulement avec du sexe que je m’évade. Je voudrais juste savoir ce que c’est de vivre normalement. Une vie normale, pas de titre de noblesse, pas de personnel, juste un appartement normal, un quotidien normal, ne dépendre de personne. »

Mon regard plongé dans le sien démontre toute ma sincérité. J’ai besoin de son contact, alors je laisse mes doigts glisser sur son bras nu, partant de son épaule jusqu’à son poignet dont je caresse l’intérieur avec tendresse. Un sourire se glisse sur mes lèvres, un sourire qui se veut rassurant.

« Et puis, comme ça, tu pourras te reposer, gagner de l’argent pour payer tes vacances et moi je pourrais apprendre à cuisiner. Et on pourrait passer du bon temps dans la chambre, ou dans la salle de bain… Ou dans la cuisine. »

Je lui adresse un petit clin d’œil coquin alors que mes doigts deviennent baladeurs et viennent taquiner sa hanche nue et chaude. Mon sourire rassurant se transforme en un sourire lascif et mon regard pétille. J’aimerais vraiment le convaincre, j’aimerais lui montrer qu’il va s’amuser, lui aussi. Qu’il ne va pas seulement subir mes lubies.

« Je pourrais te masser et on pourrait aller manger ton plat préféré. Ou alors tu pourrais aussi regarder la télé pendant que je te prépare des crêpes, parce que c’est absolument tout ce que je sais faire… Enfin, tu vois ? Tu pourrais te reposer aussi. Si tout est clair et qu'on sait que ce n'est que professionnel, chacun serait gagnant au change, non ? »
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J'ai 26 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ns. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


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« Ça ne serait pas mal. Je ne vois pas où est le mal… »

Ah ben non bien sur que non. Là maintenant il ne le voyait pas. Mais quand il aurait commencé à s'accrocher, quand il souffrirait de la situation et qu'il finirait par me demander de laisser tomber mon boulot pour aller filer le parfait amour avec lui, là peut être qu'il le verrait le mal. Ca m'était déjà arrivé, trop de fois pour mon propre bien, d'avoir des clients qui s'attachaient un peu trop. Certains même étaient parti beaucoup trop loin. Je ne voulais plus voir ça se reproduire. Je faisais le plus attention possible mais même comme ça je ne pouvais pas éviter toutes les situations. Alors oui c'était mal et je me refusais à faire cette connerie.

« Je viens de te raconter le fait que je sois prisonnier d’une vie que je ne veux pas. C’est… C’est très dur pour moi d’être ainsi prisonnier. De ne jamais pouvoir faire ce que j’aime. Tu m’as dit aimer ton travail, mais moi, je n’aime rien de ma vie. Je ne cherche pas une relation fictive. Je ne cherche pas à avoir un amoureux pendant trois jours, je ne vais pas t’appeler par des surnoms stupides qu’on se donne quand on est avec quelqu’un. Je cherche seulement à me reposer un peu, avoir ta compagnie pour me soulager et ensuite retourner à la vraie vie. C’est ce que chaque client fait quand il vient ici, non ? »

Et ces arguments avaient l'air parfaitement rationnel. Quel mal pouvait-il y avoir présenté comme ça? Ce n'était qu'un client, il le savait et moi aussi. Il voulait... encore un truc complètement inattendu, carrément taré même. J'en avais eu des demandes étranges mais là c'était vraiment bizarre. Pourquoi il faisait appel à moi? Si il voulait vraiment échapper à sa vie pendant trois jours il n'avait pas besoin de moi. Il pouvait très bien le faire tout seul dans son coin et continuer de venir me voir pour baiser.

« Eh bien, moi, ce n’est pas seulement avec du sexe que je m’évade. Je voudrais juste savoir ce que c’est de vivre normalement. Une vie normale, pas de titre de noblesse, pas de personnel, juste un appartement normal, un quotidien normal, ne dépendre de personne. »

Ouais... je ne comprenais pas. Ca il pouvait parfaitement le faire sans moi. Alors pourquoi insister comme ça pour que je partage son quotidien? Ce n'était pas utile et c'était même dérangeant pour moi. Je n'avais jamais partagé mon intimité avec personne. Je n'avais pas pris de coloc et encore moins de petit ami alors ces trois jours ça serait... bizarre oui définitivement je n'avais pas d'autre mot.

Je baissais les yeux sur mon bras alors qu'il se mettait à le caresser doucement. Et putain pourquoi fallait il qu'il me fasse du bien comme ça, qu'il me retourne complètement le cerveau avec ses caresses alors que j'avais décidé de lui dire non?

« Et puis, comme ça, tu pourras te reposer, gagner de l’argent pour payer tes vacances et moi je pourrais apprendre à cuisiner. Et on pourrait passer du bon temps dans la chambre, ou dans la salle de bain… Ou dans la cuisine. »

Je me mordais la lèvre alors que ses caresses descendaient plus bas sur mes hanches. C'était vrai que vingt mille euros... on allait pouvoir le faire notre voyage à Paris avec Agathe. Puis c'était quoi trois jours à le laisser se taper son délire d'homme au foyer normal. Il se rendrait vite compte que la vie normale c'était chiant et que ça devait certainement être mieux d'avoir du monde à son service que de tout se taper. Non mais les riches et leur délire... comment ça peut être une détente pour lui que de devoir bosser toute la journée? Il était vraiment grave.

« Je pourrais te masser et on pourrait aller manger ton plat préféré. Ou alors tu pourrais aussi regarder la télé pendant que je te prépare des crêpes, parce que c’est absolument tout ce que je sais faire… Enfin, tu vois ? Tu pourrais te reposer aussi. Si tout est clair et qu'on sait que ce n'est que professionnel, chacun serait gagnant au change, non ? »

Je fermais les yeux et soupirais. Oui à l'entendre il n'y avait aucun problème. Puis de toute façon si ça finissait mal ça serait son problème à lui, c'est lui qui en souffrirait. Moi je me serais juste fait pas mal d'argent en attendant sans trop d'efforts. Mais il fallait que je fasse encore quelque chose avant d'accepter.

- Ok... mais par contre il est hors de question que tu me fasses des massages. Je ne veux pas non plus entendre parler de calins ou autres conneries du genre. On est pas un couple, on le sera pas et on ne va pas jouer à l'être. Alors ne joue pas au petit ami parfait qui fait des massages et qui me dorlote. Je veux pas de ça.

Je n'étais pas une petite chose fragile, loin de là. Je m'étais toujours débrouillé tout seul et ce n'était pas prêt de changer. Alors je ne le supporterais pas longtemps si il faisait tout ça. Et puis... ça serait la porte ouverte à un attachement dont je ne voulais pas.

- J'ai mes règles aussi. Tu ne me demandes pas mon nom ni prénom, pas plus que mon adresse ou numéro de téléphone. Je ne veux pas non plus de question personnelles. Je n'y répondrais pas de toute façon. Tu m'apporteras l'argent en billets. J'ai mon mot à dire pendant ces trois jours. Si je ne veux pas coucher avec toi je ne le fais pas. Je ne suis pas une poupée gonflable que tu peux retourner quand tu veux.

Je réfléchissais un instant à d'autres conditions mais je n'en voyais pas pour le moment. Au travail c'était moi qui choisissait avec qui et quand je le faisais, c'était normal que je continue comme ça pendant trois jours. Comme il l'avait si bien dit, je n'étais pas un morceau de chair mais une personne à part entière, alors il devrait respecter ça.

- Voilà... c'est ça ou rien.



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Milo Rossi
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J'avais cherché toutes les excuses probables pour qu'il accepte. Peut-être que cela lui semblait comme une lubie de personne riche, je peux concevoir que vouloir vivre comme quelqu'un de normal alors qu'on a la chance d'être servi tout le temps peut paraître con. Mais être riche n'était pas juste se faire servir et vivre plus que correctement. Être riche, c'est aussi assumer une image dont on ne veut pas. C'est faire ce qu'on veut de toi et paraître heureux tout le temps. C'est sourire devant les photographes quand on a juste envie de hurler, c'est jouer les hypocrites à des soirées où on n'a aucune envie d'aller. C'est simuler des relations juste pour faire plaisir aux autres... Je n'irais pas jusqu'à dire que je n'ai pas de chance d'être né dans cette famille. Mais parfois, j'aimerais juste m'en échapper et c'est exactement ce que je veux faire. La solitude me parait seulement trop lourde pour que je le fasse seul. Et puis... J'ai flashé sur lui, c'est indéniable.

Alors, j'attends sa réponse. Il soupire et je ne fais que l'observer. Lorsqu'il me dit que c'est ok, je retiens mon sourire parce que je sens qu'il a d'autres choses à dire derrière. Et c'est vrai : il impose ses règles et je l'écoute en hochant la tête. Quand il me dit qu'il ne faut pas que je joue au petit ami, je souris sans me retenir. Il est mignon à vouloir garder ses distances. Mais j'accepte sans rechigner. Si ça peut me permettre de passer un peu de temps hors de ma vie, j'accepte avec plaisir.

Il continue et moi, je continue de hocher la tête jusqu'à entendre qu'il n'est pas une poupée gonflable. L'allusion me fait pouffer de rire, puis je me reprends. Je ne compte évidemment pas le prendre pour une poupée gonflable... C'est à croire qu'il ne me connaît pas. Et c'est vrai... Il ne connaît rien de moi. Enfin, il connaît mon respect envers lui.

« Excuse-moi, mais tu penses vraiment que je vais te forcer à coucher avec moi ? Je te rassure de suite, je n'ai pas l'intention de le faire. On le fera seulement si tu le veux, tout comme cette nuit. Je ne suis pas un violeur. »

En revanche, demander son nom, son adresse ou son numéro... Bon, ça ne me posait aucun problème. Et puis, je lui avais dit que c'était professionnel alors j'aurais dû m'y attendre. De toute façon j'ai un autre plan pour avoir ses coordonnées et savoir d'autres choses sur lui. Enfin, je dégage cette pensée de ma tête avec un sourire lorsqu'il me dit que c'est ça ou rien.

« Eh bien, ça me va. De toute façon, je ne comptais pas te forcer à faire quoi que ce soit. »

Parce que c'est une personne à part entière, comme je le lui ai dit tout à l'heure. Parce que je ne veux pas qu'il ait l'impression de travailler avec moi. Que ce soit pendant ces nuits ou pendant ces trois jours. D'ailleurs... Je finis par me rapprocher, passant mes mains contre ses hanches, gentiment, attendant tout de même son accord. Mais je finis quand même par craquer et déposer des baisers mouillés sur son épaule pour tracer un chemin jusqu'à son cou.

« En attendant... Ça te dirait pas qu'on arrête de parler pour se faire plaisir ? Si tu as envie... »

Je descends une main sur ma cuisse qui la caresse du bout des doigts en remontant vers son entrejambe. Finalement, il cède aussi sous l'envie et mes lèvres viennent attraper les siennes pour commencer ce qu'on avait à faire, et ce qu'on avait envie de faire. Je prends soin de lui comme j'aime le faire et je me délecte de toute ses réactions et de tout ce qu'il me fait en parallèle. Quand le petit matin vient, je regarde l'heure et constate qu'il est six heures trente alors qu'on venait de prendre notre pied pour la énième fois cette nuit... Je commence à me sentir un peu fatigué, c'est sûr. Alors je me relève pour attraper mes fringues. Je dépose une liasse de billets sur la table de chevet, comme à mon habitude.

« Je vais y aller. Je n'ai pas encore l'appartement mais on peut se retrouver quelque part si tu veux ? A 17h30 ? »

J'avais songé à prendre le numéro de l'établissement pour lui donner directement l'adresse mais je me suis dit qu'aussi tôt, ça n'était pas ouvert, et qu'en plus de ça, j'aimerais bien le voir habillé. C'est étrange dit comme ça... Mais j'apprécierais de voir ses goûts vestimentaires dans la vraie vie.
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Nikolaas Gransderg
J'ai 26 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ns. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


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« Excuse-moi, mais tu penses vraiment que je vais te forcer à coucher avec moi ? Je te rassure de suite, je n'ai pas l'intention de le faire. On le fera seulement si tu le veux, tout comme cette nuit. Je ne suis pas un violeur. »

En fait oui je le pensais. A partir du moment où mes clients payaient ils pouvaient plus ou moins faire tout ce qu'ils voulaient de moi. Mais en général j'avais Gus qui était pas loin et je pouvais toujours l'appeler à l'aide. Même si je ne le faisais quasiment jamais. Je me laissais faire, que j'ai envie non, parce que j'étais payé pour ça et qu'il fallait que je gagne de l'argent pour vivre.

« Eh bien, ça me va. De toute façon, je ne comptais pas te forcer à faire quoi que ce soit. »

J'étais plutôt soulagé de voir qu'il le prenait aussi bien. J'avais un peu mis toutes ces règles en espérant que ça le fasse fuir. J'avais envie qu'il les respecte bien sur, mais si en plus il avait pu laisser tomber cette idée de merde, ça aurait été parfait.

« En attendant... Ça te dirait pas qu'on arrête de parler pour se faire plaisir ? Si tu as envie... »

Je finis par me laisser aller sous ses caresses. Il était doué, beaucoup trop pour mon bien. Je me laissais vraiment aller et passais une nuit merveilleuse entre ses bras. Je me demandais si c'était toujours comme ça pour les gens. J'avais l'impression de découvrir une autre façon de coucher avec lui et ce n'était pas vraiment désagréable.

Je finis épuisé le lendemain matin. On ne s'était pas beaucoup arrêté de lui. Je restais allongé nu dans le lit, à le regarder alors qu'il se rhabillait. Je soupirais en le voyant laisser une autre liasse de billets. Avec tout ce qu'il était entrain de me donner c'était pas Paris qu'on allait faire mais le tour du monde. Il devait vraiment être riche, très très riche pour claquer aussi facilement autant de frics avec moi.

« Je vais y aller. Je n'ai pas encore l'appartement mais on peut se retrouver quelque part si tu veux ? A 17h30 ? »

Je hochais distraitement la tête en l'entendant parler.

- Y'a un café sympa à quelques minutes d'ici. On pourrait s'y retrouver.

Je lui expliquais rapidement comment trouver l'endroit. C'était assez loin de chez moi pour qu'il ne me retrouve pas facilement en partant de là. Ce n'était pas un endroit que je fréquentais souvent donc aucun risque que je sois reconnu par qui que ce soit là bas. Je préférais éviter les situations gênantes où je croiserais des personnes me parlant boulot devant lui, ou pire encore des clients réguliers.

Je le laissais partir avant de me lever du lit pour aller tout ranger. Je prévenais ensuite Gus' que je serais absent pendant quelques jours, au cas où des clients me réclameraient. Je ne me faisais pas trop de soucis. Je savais que les habitués finiraient par revenir et qu'ils ne m'en voudraient pas pour quelques jours d'absence. On était en semaine, ce n'était pas le moment où il y avait le plus de monde donc ça ira. Puis l'argent qui me donnait suffirait largement à compenser les trois jours sans bosser. Je ne gagnais même pas autant en un mois.

Je rentrais chez moi dormir et mettais mon réveil de bonne heure. Je ne pouvais pas trainer. Pourtant au réveil j'avais du mal. Je me douchais rapidement avant de m'habiller. je ne réfléchissais pas longtemps à ce que j'allais mettre. Je ne voulais pas lui plaire alors je ne voyais pour pourquoi je ferais des efforts. J'enfilais un de mes jeans avant de mettre un sweat à capuche. Je préparais rapidement mon sac, y fourrant quelques affaires avant de sortir. Je baissais ma capuche sur mon visage, passait mon sac à dos sur les épaules avant de partir vers le lieu de rendez vous. Il se dirait certainement que je ressemblais à rien mais tant pis. Je m'habillais toujours comme ça.

Je m'installais à la terrasse du café et me prenais un soda en l'attendant. Je dormais à moitié sur ma chaise. J'avais vraiment pas assez dormi aujourd'hui.



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