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 Les ailes des anges sont rouges sang - [Seolanne]

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Calville
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INSCRIPTION : 30/06/2018
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CRÉDITS : Funnyanimals2017

UNIVERS FÉTICHE : Historique, Science Fiction, Reel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Informations supplémentaires ici.


Joel Kinnaman @calville
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L’ambiance du véhicule s’était muée en une ère glaciaire agrémentée d’une guerre froide entre la conductrice et son passager. Ils allaient trop loin, beaucoup trop dans cette incompréhension de leur duo atypique. Elle la Flic pragmatique au caractère forgé dans les flammes de glace refoulant son passé, et lui Fou aux visions horrifiques qui parlait sans les filtres nécessaires à une bonne entente. Il n’y avait aucune chance que cela fonctionne si l’un ou l’autre campait sur ses positions. Malheureusement les deux étaient bien décidés à ne céder aucune once de terrain à l’autre. Lui ignorait  comment se comporter après dix ans d’isolement quasi complet. Il avait été très peu sociabilisé, même durant son enfance où sa vie n’était qu’aller-retour aux divers hôpitaux du pays. Elle, elle avait surement dû se battre pour se faire accepter comme flic et de subir la pression de sa sœur malade. Il s’en voulait d’avoir été si brutal avec elle. Rongeant le peu d’ongle qu’il avait dans un geste nerveux. La décision de David s’accentuait à mesure des kilomètres avalés. Après qu’ils ne soient assurés que Vivian allait mieux, il repartirait à l’hôpital. Il n’avait rien à faire dehors. Il n’y avait plus rien pour lui dans cette étrange atmosphère où il se sentait si diffèrent. Au moins au milieu des malades et autres fous, il n’était pas le plus étrange des patients.

Le froid le saisissait, faisant trembler ses mains contre ses dents espérant grignoter encore un peu de peau, pourtant il voyait quelques touristes ou habitants à quasi bras nus. Ses mains tremblaient, son corps grelottait. Il suait de froid.  L’évidence tendait à le frapper. Il entrait dans un état de manque. Cette sensation déjà connu quand il avait tenté de faire fuir ses visions et les monstres de sa vie dans des drogues toujours plus dures. Marshall avait raison, il l’avait prévenu ; on ne peut pas supprimer l’addiction à dix ans d’anxiolytique et autres médicaments bloquant le siège des émotions, en une seule soirée ou même en une semaine. Peut-être aussi la peur qu’il éprouvait de perdre Vivian accélérait cet état instable. Il n’en savait rien ! Pourquoi le Doc ne l’avait pas suivi. Pourquoi lui avait suivi Victoria ? Il voulait voir Marshall, il voulait retourner dans son cocon, bordel, qu’est-ce qu’il foutait ici avec cette femme. Ses bras s’enroulant autour de lui, il tentait de conserver un minima du peu de chaleur que son corps dégageait.

Les remarques de Victoria ne trouvèrent aucune réponse de sa part. Percuté par ses mots, blessé par l’image qui ressortait de lui à travers ses mots et ses menaces à peine voiléee, blessé simplement à fleur de peau dans les extrêmes les plus sensibles. Edimbourg.  Souvenirs qu'il avait voulu effacer de son esprit, les bribes lui revenaient assurément à chaque fois qu'il pouvait croiser un regard au bleu profond. Ses mains encore serrées contre ce cou à la peau terriblement brûlante qui le dégoûtait. - Vous ne savez rien Desanges. Creusez ce que vous voulez, vous n'etes pas assez intelligente pour comprendre.

Vexé une nouvelle fois comme un paon hors de sa basse cours, et las.Tellement las à devoir se battre pour faire comprendre des mots simples. Vivian en danger il fallait y aller. Point barre. Sa souer en danger et elle lui volait dans les plumes. Stupide femme ! Il ne lui demandait rien de plus ou peut-être un peu trop pour son cerveau de flic de cinquième catégorie. Le comprendre ? L’écouter ? Le croire ? Con de David, elle sera comme tous les autres. Un éclair de croyance qui s’effacera aussi rapidement qu’une vague mourante sur le sable fin. Lançant simplement un –Je n’ai pas besoin de votre fric mais je repartirais avec plaisir . Bien sûr qu’il prendrait ce taxi avec plaisir, meme à pied si cela pouvait l’éloigner d'elle. Les deux tombaient au moins d’accord sur un point : Il devait et pouvait partir !  Amen.

Prières silencieuses à une arrivée rapide à la clinique, qu’il n’ait plus à supporter tout cela. Dix minutes de silence sans que le bruit dans le véhicule n’excède celui du souffle. Les mouches volaient bas à Londres. Légères vagues d’améliorations la clinique en vue. L’endroit semblait si paisible, arboré. S’il n’avait pas s’agit d’un hôpital il aurait pu aimer y venir. Et reconnaissait certains endroits où parfois Vivian l’emmenait. Son cocon à elle était donc ici.  Se souvenait-elle seulement de ce qu’il y avait au-delà des murs de son esprit cloisonné? Le parallèle de leur vie le frappa quand Victoria stoppa le véhicule a grands coups de freins. Avant de lui demander de le suivre. Pas un ordre aboyé pour une fois, juste une demande, à laquelle il accéda en sortant de véhicule pour rejoindre une femme au visage fermé au haut des escaliers

Pour la première fois sans doute depuis leur rencontre il sentait en Victoria une fêlure la rendant humaine à ses yeux. Il fut étonné de sentir le tissu de sa manche se froisser doucement par une main qui entourait son bras. Besoin inavouable d’avoir un appui extérieur, d’une simple présence à ses côtés, venant presque contre lui à mesure que le docteur parlait de Vivian. Il observa un long moment Victoria qui tendait à garder son rôle de flic alors qu’elle n’était qu’une sœur morte d'inquiètude, écoutant les explications sur le déroulé des évènements. David lui aussi fut frappé par cette histoire. Quelqu’un aurait voulu s’en prendre à Vivian ? Mais dans quel intérêt ? D’un geste il suivit les deux femmes restant l’appui de Victoria sans chercher à se defaire de cette étreinte douloureuse pour son bras à grand coup d’ongles à travers son manteau.

La porte était là, entrouverte. C’est la fébrilité qui sembla les statufier tous les deux. Lui, par la peur de rencontrer physiquement une femme qu’il connaissait par des visions. Elle, surement par tristesse de voir sa sœur encore dans un état encore aggravé. Une seule chose lui permettait d’y voir clair à l’heure actuelle. Le temps de sa rencontre avec Vivian n’était pas encore venu, il le sentait au plus profond de lui-même. Ses mains aux tremblements qui ne trouvaient pas de repos, se calaient sous les longues manches de son pull. Il fit face à Victoria les posant sur ses joues protégées par le tissu entre eux. Sa voix était calme, murmurée pour elle. Restant l’appui qu’il devait être au regard franc qui appelait à reprendre courage.

-Victoria regardez-moi, regardez-moi. Quand il réussit à avoir véritablement son attention yeux portés dans les siens. Ses doigts caressant ses joues à travers le tissu. - Allez voir Vivian. Parlez lui, rassurez là. Avec ces drogues, son esprit doit être perdu, embrouillé. Votre voix est un guide pour elle. Elle vous écoute, elle vous entend, surtout n’en doutez jamais. Si elle est toujours parmi nous, c'est grâce à vous. Elle a besoin de votre présence autant que vous de la sienne. Je sais que vous êtes fatiguée, mais soyez encore courageuse une heure, ensuite vous pourrez vous laissez aller et je serais là pour vous. Parlez-lui et … écoutez sa réponse. Pas avec vos oreilles mais avec ceci. *Il tapota doucement de l’index au niveau de son cœur. - Elle est votre jumelle, une part de chacune de vous vit en l'autre. Je suis persuadé que vous l’entendrez. * Du coin de l’œil un mouvement à la porte sans qu’il ne relève son regard de celui de Victoria, élargissant un sourire tendre, compréhensif* - Il n'est pas l'heure encore pour moi de la voir. Dites-lui juste, ... dites lui que je vais la trouver, qu’elle ne perde pas espoir. Je vais la ramener. Chut... Doigt au tissu velouté sur ses lèvres : Elle comprendra mes paroles. Vous ? Ça sera pour plus tard. * sourire qui s’élargit il n’y avait plus l’ombre d’une étincelle d’animosité dans ses mots* - Vous aurez les réponses à vos questions quand vous le souhaiterez, pour l’instant votre présence à ses côtés est indispensable. Allez y maintenant, je ne serais pas loin si vous avez besoin.  

Un dernier regard franc avec la jeune femme, une caresse du revers de la main sans qu’il n’y ait aucune protection, à peine quelques instants fugaces mais lui permettant ce contact qu’il interdisait et s’interdisait. Un frisson. Cerveau qui vrille l’espace d’un instant à l’étouffement ressenti , aucune douleur mais juste cette sensation désagréable que comblait la douceur de sa peau contre sa main. avant que David ne se retourne et ne sorte de la clinique laissant Victoria assurer son rôle de sœur. Prenant le paquet de clopes resté dans la voiture de l’inspectrice, le téléphone de celle-ci et partit s’asseoir sur l’un des bancs qui bordaient le parc boisé. Le cadre ici semblait tellement loin de la vague austérité de son propre lieu de repos. Sl le froid ne le poursuivait pas de ses éclats glacés à chaque mouvement, il aurait pu vivre agréablement cette sortie.

Il resta de longues minutes, seul, à fumer en essayant de calmer ses tremblements. Il lui faudrait sans doute plus qu’une simple cigarette pour le calmer mais le début était bon. Il appréciait le silence apaisant qui l’entourait. Il se décida à prendre le téléphone et composer un numéro trop connu

Allo ? Voix féminine – allo ? * silence qui dure presque une minute sans que le jeune homme n’arrive à articuler le moindre mot*- David est-ce que c’est toi ? * silence* - David... parle-moi s’il te plait  je sais que c’est toi *la touche « raccrocher » est sélectionnée. Espèce d’idiot. Trois ans à ne pas venir le voir, il n’en fallait pas plus comme long discours sur son caractère indispensable à sa famille. Un rappel qui lui parvient dans les dix secondes auquel il n’accorde aucune importance. Cela n’en a plus.  Quelques pas dans les gravillons à cotés de lui . Combien de temps avait-il rêvassé pour que l’instant soit passé si vite.

- Je suis désolé d'avoir été un sale con. J'ai un peu de mal à me faire à tout ça. *Tout ça englobait cette relative liberté physique autant que le fait de voir son esprit  redevenir machine de raisons et de réflexions. Tirant longuement sur la cigarette avant de souffler la fumée de ses poumons* - Vous êtes un bon flic et une belle personne. Merci de m'avoir défendu face à vos collègues. Vous êtes la seule ces trois dernières années à avoir fait un tel geste pour moi. Je ne suis pas sur de le mériter. – Je vous ai volé vos clopes et ... lui tendant à nouveau - votre téléphone. Petit sourire gêné avant de lui montrer ses mains dont les tremblements ne semblaient pas vouloir s’atténuer - Ca m'aurait vraiment plu de dîner avec vous, mais je pense qu'il faut que je vois Marshall, sauf si vous avez un remède miracle contre le manque d'anxiolytique en intraveineuse depuis dix ans.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Victoria Desanges
J'ai 37ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bie. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis divorcée et je le vis plutôt sans m'en préoccuper.
Elle  est née d'un père français et d'une mère anglaise, Victoria a une soeur jumelle, Vivian. Les deux soeurs ont sur le bras depuis leur quinze ans un tatouage qui se répond et forme une paire d'aile stylisée.
Elle est inspecteur depuis presque huit ans au sein d'une des Major Investigation Team de la Police de Londres, unités chargées principalement d'enquêter sur les divers meurtres au sein de la Capitale et dans ses alentours. Son partenaire habituel est en repos forcé depuis plusieurs mois et elle poursuit seule l'enquête sur la série des assassinats ésotériques qui ne cesse de terroriser Londres depuis plus d'un an.

katee Sackhoff:copyright:️ NOM CRÉATEUR

Les paroles qui s’échangent sont dénuées de toutes clémences ou d’empathie. Une hargne née de leurs incompréhensions et de leurs tempéraments qui se libèrent peu à peu. Parfois, Victoria a vraiment l’impression qu’il fait exprès de faire les remarques les plus mesquines pour tenter d’avoir les réactions les plus extrêmes de sa part. Si il cherche réellement à la mettre en colère, c’est un calcul dangereux de sa part. Un soupire agacé. Ras le bol de chercher à décrypter ce qui peut bien se passer sous ce crâne en bois. Son inquiétude pour sa sœur ne lui permet pas de réfléchir aussi sereinement qu’elle le souhaiterait. Si David avait pu au moins l’aiguiller sur ce qui le rend si certain que Vivian est en danger. Grimace. Dans la précipitation, elle n’a pas cherché à avoir de précision. Maintenant, cela semble futile. Comme jeter un verre d’eau sur un feu de forêt. Et il risque que de se vexer, encore, si elle lui donne l’impression de remettre en doute ses affirmations.


Une limite invisible est franchie quand elle le menace très clairement de briser sa déontologie professionnelle en retournant son propre passé de fond en comble, simplement pour lui faire ravaler son attitude. Merde. Ce n’est pas elle. Si la jeune flic pensait une seule seconde que cela pouvait être pertinent pour la suite de l’enquête, elle n’aurait aucun remord. Mais là ? pour des raisons purement revanchardes ? La fumée de sa cigarette a un sale goût soudainement et cela n’a aucun rapport avec le tabac. Grincements de dents parfaitement audible dans le silence de sa réplique. Oui, elle avait bien saisi qu’il pensait son intelligence limitée. Entre ca et son « puzzle meurtrier dont elle ne saisit pas les contours », autant dire que son bref moment de regret est vite envolé. Il ne veux pas de son fric. Parce qu’il croit quoi ? Qu’un taxi va le ramener au centre-ville pour ses beaux-yeux ou il préfère demander à Mère-Poule de payer la course pour lui ? Elle secoue vaguement la tête, soufflant la fumée de cigarette par les narines. Avant qu’elle ne lui jette un regard du coin de l’œil. Okay. C’est elle la conne au final. Non qu’elle le lui dira à haute voix. Faudrait peut être pas trop rêver non plus. Mais… mais les éléments disparates de son langage corporel, sa volonté de retourner à l’hopital, ses ongles qui se rongent, son corps qui se roulent en boule sur lui-même, son passif médicamenteux. Autant de signes qu’elle reconnait tardivement pour avoir coffré un nombre certain de Junkie avant de passer en division criminelle.  Il est en crash. Pas étonnant qu’il se montre désagréable. Elle n’a rien pour le soulager, rien qui puisse l’aider. Et surtout, elle ignore totalement ce que prescrirait Marshall pour éviter de précipiter une descente encore plus acide. Hochement de tête. Mais intérieurement, Victoria sait déjà qu’elle ne le laisserait jamais repartir seul dans cet état. Pas alors qu’il est bien plus vulnérable qu’il en le parait. Après leurs échanges au vitriol, elle ignore comment tendre la main vers lui. Et cela devient caduc parce qu’ils arrivent enfin.


Leur conflit disparait totalement du premier plan de ses pensées et de ses émotions. Quand ils sortent du véhicule, c’est une véritable demande de sa part et non une exigence. Ne pas affronter ce qui l’attend, encore une fois seule. Parfois, Victoria en veux à ses parents de leur lâcheté à l’égard de Vivian. Sans pourtant couper les ponts. Ils font ce qu’ils peuvent. Viennent parfois lui rendre visite. Essaient de surmonter leur peine et réticence. Pas autant qu’elle le souhaiterait. Pas suffisamment pour qu’elle cherche leur soutien lors de tels épisodes. Ils se reposent sur leur fille pour supporter et faire face. Et depuis près de quinze ans, c’est ce qu’elle fait. Aujourd’hui, c’est presque au-dessus de ses forces et c’est la présence de David qui lui permet d’écouter Sonia. De poser les bonnes questions. Et de ne pas exploser devant cette impression de négligence et d’impuissance. De leur part. De la sienne. Impuissance familière dès qu’il s’agit de Vivian et qui la brise peu à peu. Plus tard, la jeune femme réfléchira aux implications d’une main humaine dans cette menace sur sa vie. L’urgence est de voir sa sœur. De s’assurer qu’elle va mieux.

Pourtant, chaque pas qui la rapproche de cette chambre qu’elle connait mieux que son propre appartement est de plus en plus difficile. Victoria se raidie de plus en plus. Jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus avancer. Et les tremblements de David sont de plus en prononcés, trahissant le besoin de substance qui le torture. Malgré cela il prend le temps. Le temps de lui faire face sans paraitre lui tenir rigueur de leur affrontement précédent. Ses mains protégées par son pull s’abiment sur ses joues, la faisant presque sursauter, sans qu’elle ne se dégage pour autant. Lui permettant de l’apprivoiser de ces caresses diffuses. Il est presque trop proche et son regard fuit sur le sol. Jusqu’à sa demande au murmure presque tendre. Victoria relève la tête croisant les prunelles azurées. Si il y a peu, il la fusillait du regard, maintenant, ses iris sont teinté de douceur matiné d’une pointe de fermeté. Pouces rassurant au travers de son pull. Pour la première fois depuis longtemps, la jeune femme se laisse bercer, guider. Sa voix devient un chemin plus lumineux. Et surtout, moins solitaire. Comment peut il savoir qu’il apaise certaines de ses craintes les plus ancrées. De ses terreurs les plus glacées. -Je ne sais pas. Je ne sais pas comment l’aider, David. Je la sens parfois proche de moi, mais c’est toujours si…. Furtif. Des moments si difficiles à saisir et faire perdurer. Je la perds. Cela fait des années que nous sommes perdues et que nous sommes si loin l’une de l’autre. -Sa voix se casse et se fèle perceptiblement. Ajoutant d’un ton plus bas. - Je suis fatiguée. -Echo de ses propres paroles qui sonnent trop juste. Elle réalise l’égoïsme de sa position. Ce n’est pas elle qui est alitée et retenue dans une brume sans fin. Ridicule. Elle est juste ridicule. Victoria allait lui proposer de l’accompagner tant il semble entretenir un lien particulier et qu’elle ne comprend pas mais il la devance. Un bref hochement de tête à son message qu’elle murmurera à sa sœur. Déjà sa bouche s’arrondie pour lui faire part de son manque de compréhension. Index délicat qui barre ses lèvres. Il dévoile une sensibilité et une finesse qui sont presque trop intenses. Manquant de la faire chavirer. Sa gorge se bloque à nouveau sous une vague d’émotions si mélées qu’elle ne parvient pas à en faire le tri. -Je… Merci. -Il y a bien plus à lui dire. Ce n’est pas le bon moment. Pas encore. -Je te rejoins tout à l’heure. -Frisson qui danse sur sa joue là où la pulpe de ses doigts s’égarent, peau à peau inattendue. Bien sur qu’elle va retrouver Vivian. Comment pourrait il en être autrement.


C’est une Victoria un peu plus assurée qui retrouve sa sœur, s’asseyant sur le rebord de son lit. Elle prend une de ses mains entre les siennes. Observant ses traits un peu plus pâles que les siens. Elle lui dira mille et une choses, se taisant parfois. Retrouvant peu à peu une sérénité perdue. Et si Vivian reste d’une immobilité sarcophage, si elle n’esquisse pas un geste, il regne dans la chambre baignée de soleil une atmosphère plus légère. Emplie de murmures silencieux qui recentre la blonde. La certitude retrouvée que sa sœur n’est pas qu’une coquille vide. Comme promis, elle offre le message de David à l’endormie. Bruissement du vent qui est presque une réponse. Comme une promesse à venir. Elle ressort. Le cœur plus léger. Plus déstabilisée aussi. Encore écorchée vive et ne sachant pas comment retrouver son armure d’indifférence et de cynisme. Sans demander quoique ce soit aux infirmières, elle se dirige vers l’extérieur de la clinique. S’enfonçant quelques minutes dans les allées bordées d’arbres jusqu’à trouver David au cœur d’un ensemble forestier un peu moins polissé, plus sauvage. Comme si les jardiniers avaient oubliés ce bout de chemin.

Des excuses d’entrée de jeu et elle s’avance vers lui, comblant peu à peu la distance qui les sépare, tant physique que mentale. -Non. Je n’ai pas pris en compte les difficultés de votre position et j’ai préféré agir sans finesse plutôt que d’essayer de vous écouter et de vous comprendre. Quand à vous avoir défendu, mes collègues devraient avoir honte de la manière dont ils se sont comportés-Un petit rire encore tordu, encore difficile quand il mentionne ses clopes et son portable. Elle refuse de reprendre son paquet -Gardez les cigarettes, par contre, mon téléphone, je vais en avoir besoin -Non. Elle ne le passera pas par l’inquisition pour savoir qui il voulait joindre. Il lui en parlera si il en ressent l’envie. Et cette fois, c’est elle qui tire sur les manches de sa chemise pour se couvrir au moins les paumes. Refermant les mains sur les siennes. Essayant de ne pas le froler avec le bout de ses doigts à nu. -Pas de remède miracles, mais il se trouve qu’on est dans une clinique, et eux, ils doivent avoir de quoi vous stabiliser si vous le souhaitez. Mais si vous préfèrez retrouver Marshall, je te raccompagne. Il doit de toute  manière être furieux de la manière dont je vous ai plus ou moins enlevé. Et cela n’empeche en rien de remettre notre diner à une date ultérieure.

Et cette fois, elle se rapproche encore, à le frôler. Il est grand. Et malgré le manque qui le torture vraiment, il lui apparait plus solide, plus ancré dans le présent que lors de leurs altercations. Victoria bascule légèrement la nuque en arrière pour plonger son regard dans le sien. Refermant plus étroitement l’étreinte de ses mains. Ses prunelles sont liquides, troublées. A nouveau, la jeune femme est submergée par la brusquerie de ses émotions habituellement sous contrôle. Sa voix est plus rauque. Entre larmes devinées et cette alchimie qui se tisse entre eux, malgré eux. Impossible de ne pas le ressentir -Merci de m’avoir prévenu pour Vivian. Je ne sais pas comment tu as su, je ne sais pas ce que tu as percu… Mais sans toi ? Sans ton intervention et ta volonté de me bousculer jusqu’à ce que je t’écoute. David, sans toi, les médecins seraient arrivés trop tard. Tu as sauvé la vie de ma soeur et ma dette est si immense qu'elle ne sera équilibrée.

Il n’y a aucune préméditation dans le mouvement de son corps. Oubliant totalement les restrictions corporelles qui rythment leurs interactions depuis la première seconde. Elle ne réfléchit pas quand ses lèvres viennent à la rencontre des siennes. Sa bouche goute la sienne délicatement, dans un baiser tendre, fugace. Né du soulagement à savoir sa sœur sauve, de la libération des tensions colériques entre eux, de l’attirance qu’elle découvre pour cet homme étrange, complexe et qu’elle comprend si peu. Déjà Victoria recule, craignant de l’avoir blessé de son impulsion sensuelle. Sans regretter son geste pour autant. -Qu’est ce que tu préfères ? Je te raccompagne ou… -Non. Elle ne nie pas son baiser ni sa portée. Mais refuse d’en faire un moment de gêne. Ses barrières qui s’érigent à nouveau, en douceur. Protégeant autant qu’elles isolent. Et il y a encore tellement à faire. Pourtant, son regard danse sur lui, ne s’éloigne pas. Le voyant peut être pour la première fois. C’est seulement maintenant que Victoria se souvient que ses mains emprisonnent encore les siennes. S’apprêtant à les ouvrir et leur rendre leur liberté.


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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Il ne pensait pas voir cela un jour chez une femme comme Victoria qui semblait insensible à tout évènement extérieur. Sa brutalité naturelle faisait place à des sentiments bien plus profonds et inscrits au fer rouge dans sa chair. Elle n’était pas un monstre de glace contrairement à l’image qu’elle donnait d’elle, surtout envers lui, suite à ses paroles qui ne faisaient que le faire se replier sur lui-même. Non. Elle était humaine avec blessures et fêlures qu’elle masquait au mieux, comme lui se cachait de ce qui l’effrayait dans les drogues médicamenteuses toujours plus fortes. Touchante. Sans doute la première fois qu’il la voyait avec ces yeux là. Un regard sur elle qui n’avait plus rien de vindicatif. C’était le contraire qui se produisait en voyant dans son regard d’acier que ses mots la touchaient et qu’il voyait juste. Accroché à son regard, ses pouces ne cessaient  de caresser lentement des joues si douces, sensation qui semblait traverser le tissu de son pull. Il espérait pouvoir faire disparaitre ses tourments, si seulement cela était aussi facile. Sondant en elle, il y voyait bien plus que de l’inquiétude, de la lassitude. Non il y voyait elle. Un cœur qui s’épanchait doucement sur cette blonde. Non. Impossible. Il ne pouvait pas se permettre ce genre de pensée.  – Victoria. Croyez-moi sur paroles, votre sœur vit encore grâce à vous. Vous êtes bien plus proche d’elle que vous ne pouvez l’imaginer. Ne perdez pas espoir * les questions viendraient assez vite il n’était pas sans le savoir. Mais plus tard. L’heure n’y était pas encore. La laissant prendre les dernières onces de courage pour entrer dans la chambre de Vivian, il se contenta d’un sourire à ses remerciements et s’éloigna abandonnant avec un certain regret le contact visuel qui l’avait maintenu à Victoria. Il n’y avait rien à dire pour l’instant*  

Le monde avait changé. Si radicalement. Autour de lui. En lui. L’apaisement qui contrastait avec les tremblements d’un corps en manque qu’il n’arrivait plus à contrôler. L’engourdissement le prenait, la sueur peignait son front de gouttes froides, un poids sur la poitrine percuté par les bruits qui l’entouraient. Il était agressé de partout, de tout, et pourtant il ne bougeait pas de l’endroit choisi pour fumer.  Son esprit, lui, avait réussi à se mettre sur pause. Avoir pu aider Vivian était le geste essentiel pour ne pas perdre – véritablement - la tête. Il avait été capable de l’aider, contrairement aux pauvres gens qu’il avait vu mourir. Plus jamais il n’accepterait que cela se produise, quoiqu’il doive faire pour cela. Même si il n’avait rien à voir avec ce meurtrier, il était son complice involontaire en restant dans son rôle de simple observateur. Ce temps-là trouvait une fin par cette après-midi qui devenait plus radieuse. L’endorphine de leur réussite le grisait. Il se sentait étrangement bien. Et si finalement il n’y avait aucune fatalité. Et si il pouvait stopper ce massacre qui tenait Londres en haleine depuis des mois. Lui et Victoria. Elle et lui. Ce qui semblait impossible encore une heure plus tôt devenait la meilleure option alors qu’ils échangeaient des excuses masquées ou pas. Lui faisant face, sans haine ni violence.

-Oui c’est certain que coté finesse vous auriez à repasser. Moi aussi je vous le concède. * un sourire contrit s’étire envers elle. Sincère. Il avait abandonné la chape de plomb qu’il faisait courir sur leur relation* - Nous nous sommes dit des choses vraiment cruelles et je le regrette sincèrement. Je n’étais pas extrêmement avenant avant tout ça, j’avais un caractère horrible et je crois que rien ne s’est arrangé avec le temps. Quant à vos collègues, ils sont comme toutes personnes au monde, ce qu’ils ne comprennent pas ils le ridiculisent ou l’attaquent. Je ne leur en veux pas. Vous savez * Haussement d’épaules*  - J’ai entendu pire que ça. Bien pire. De personnes que j’aimais. Alors vos collègues me passent au-dessus de la tête.* Savait-elle seulement combien parler lui faisait du bien. Il ne discourait pas de longues heures, mais il s’exprimait sur ce qu’il ressentait, ou avait ressenti. Peut-être que cela les aiderait tous les deux à mieux se comprendre sans se voler dans les plumes à la moindre parole échangée. Il fallait qu’ils se comprennent. Ils le devaient. Elément vital pour l’avenir de leur partenariat aux contours encore flous. *

Un partenariat qui prenait un tour inattendu pour lui. Découvrir une jeune femme de cette façon n’était pas une chose habituelle. Il se découvrait un plaisir à sombrer dans son regard, à se perdre dans cette proximité aux accents de braises. Elle était un feu ardent dans les épisodes sombres de sa vie. Il semblait y avoir une réciproque dans cet échange ; Troublée, elle le semblait. Epuisée surement aussi. Passant du vouvoiement au tutoiement dans les mêmes phrases, s’approchant de lui avec la même proximité que ce qui les avait liés un peu plus tôt à l’hôpital. Mais une chose qu’elle semblait avoir acquise durant ce laps de temps avec sa sœur c’était qu’il n’était pas son ennemi. Tout au contraire. Sa main retirant presque avec tendresse une mèche blonde qui scindait son front sans toucher ce dernier

-Tu te trompes Victoria, c’est moi qui ai une dette envers Vivian.  Bien plus que je ne saurais payer. Elle m’a ramené des enfers et… * sourire en secouant la tete devant son air interrogatif. Dis comme ca il aurait eu  la même réaction. * - c’est une longue histoire. Mais sache que tu ne me dois rien. C’est moi qui vais payer ma dette en la ramenant parmi nous. Ta sœur n’est pas malade elle est juste… perdue dans les méandres de son esprit. Quelque chose la bloque et je ne sais pas encore de quoi il retourne, mais crois-moi, nous la sortirons de là Victoria. Ses mains serraient les siennes sans même qu’il s’en rendre compte le tissu de sa chemise s’effaçant à mesure que leurs peaux se découvraient.

Il ne s’attendait pas à ce qui suivit. Un baiser. Ce baiser qui avait un gout étonnant de fraicheur, de pureté, de tendresse. Il y avait bien des années qu’il n’avait pu ressentir la douceur de lèvres contre les siennes. Des années qu’on ne l’avait pas considéré simplement comme un homme. L’espace fugace d’un instant il ferme les yeux et goute ses lèvres sans peur de sombrer. L’espace fugace d’un instant, il vit. Il revit. Le temps s’arrêterait à cet instant précis qu’il ne chercherait à le relancer. Mais déjà elle s’éloigne sans perdre le contact visuel avec lui. Étonnés tous les deux, mais ne regrettant ni l’un ni l’autre ce qui venait de se passer, et encore moins par des silences d’ado après un premier baiser. Ils avaient passé l’âge


-Non. * la tête se secoue lentement en même temps que son objection, ses mains serrant avec un peu plus de force les paumes protégées de la jeune femme. Jeu d’équilibriste dont il avait l’habitude avec Holly. Elle n’avait jamais eu peur de lui, jamais eu peur de le toucher, au contraire elle le forçait chaque jour , ignorant ses pleurs et ses objections et chacun se trouvait des subterfuges pour réussir à faire de lui un gamin « normal ». Cela avait fonctionné durant plusieurs années elle était la seule à pouvoir le toucher sans qu’il ne s’effondre en spasme, sans qu’elle ne soit elle-même emportée dans un monde qui n’était pas fait pour elle.  Lointain passé. Révolu.
Dans le parc de la clinique quelque chose avait basculé entre lui et l’inspecteur. Imperceptibles sentiments. Fugaces sentiments qui s’envolaient doucement sans véritablement s’éloigne
r- Je ne veux pas rentrer. Si j’y retourne maintenant, je sais que je ne ressortirais plus. Le directeur me veut absolument à Broadmoor, et je crois que je lui ai donné toutes les cartes pour m’interner d’office là-bas. Je dois faire  quelque chose pour ces gens que j’ai vu mourir, mais j’ai besoin de toi Victoria. Je ne suis pas flic, je ne sais pas ce qui est important ou pas dans ce que je vois, ou meme si cela est vrai. Je ne sais plus à qui ou à quoi faire confiance. Est-ce que je peux avoir confiance en toi? * la question n'était pas anodine pour lui. Il était tel un enfant perdu dans un monde etranger. Il ne savait pas à qui faire confiance, à qui pouvoir parler, à qui pouvoir confier le peu d'équilibre qui lui restait* -Laisses-moi profiter de cette belle journée, s’il te plait. Ensuite tu pourras me demander ce que tu veux. Tu as ma promesse.

Promesse qu’il tiendrait. Mais son regard était attiré par autre chose. La main plus fine de l’inspecteur qui avait failli quitter la sienne. Il l’avait retenu par un réflexe dont il ne connaissait pas encore l’origine.  Ce n’était plus le tissu qu’il touchait mais bien sa peau. Ses doigts s’entrelaçant aux siens. – Je n’ai pas mal. * Il s’étonnait lui-même de cette sensation etrange qui parcourait ses doigts, sa main et qui remontait le long de son bras. Son regard semblait suivre le parcours de ces frissons encore inconnus. Intenses sans être brutaux *- Personne n’a jamais...*Non personne n’avait pu le toucher de cette façon quand il était dans une période de « visions » ou de rêves. Encore moins dans un état de manque qui faisait trembler sa carcasse comme un drap prit dans une tempête.  Son crâne sembla soudain exploser lui faisant quitter la douceur de ses mains pour se poser sur les épaules de la jeune femme. Il s’accrochait à elle comme si sa vie en dépendait. C’était au tour de la jeune femme de devenir un pilier pour lui alors qu’il sentit un liquide chaud glisser sur ses lèvres et tomber en goutte entre eux durant quelques instants, avant qu’il ne retrouve assez d’équilibre pour s’essuyer le nez qui saignait * - j’ai peut-être un peu mal quand même. Je ne suis pas contre ton idée finalement. Il perdait pied. S’enfonçant dans ce qui l’entourait et le brutalisait. Appuyé contre elle, il marchait sans plus rien voir du paysage, concentré sur chaque pas qui le menait vers la clinique.


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Victoria Desanges
J'ai 37ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bie. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis divorcée et je le vis plutôt sans m'en préoccuper.
Elle  est née d'un père français et d'une mère anglaise, Victoria a une soeur jumelle, Vivian. Les deux soeurs ont sur le bras depuis leur quinze ans un tatouage qui se répond et forme une paire d'aile stylisée.
Elle est inspecteur depuis presque huit ans au sein d'une des Major Investigation Team de la Police de Londres, unités chargées principalement d'enquêter sur les divers meurtres au sein de la Capitale et dans ses alentours. Son partenaire habituel est en repos forcé depuis plusieurs mois et elle poursuit seule l'enquête sur la série des assassinats ésotériques qui ne cesse de terroriser Londres depuis plus d'un an.

katee Sackhoff:copyright:️ NOM CRÉATEUR




https://www.youtube.com/watch?v=o42SqEY87lo


Rarement, jamais avec d’autres témoins que les yeux trop bleus et trop lointain de sa jumelle, Victoria accepte que l’armure d’indifférence et  de contrôle se fendille. Que sa carapace abrupte et glaciale ne s’entrouvre pour que les failles qui la rongent depuis l’adolescence filtrent au grand jour. Pourtant, durant ces quelques minutes avec David, devant la porte de Vivian, elle ne parvient plus à maintenir un contrôle aussi parfait qu’elle en l’habitude. Il sait. Sans qu’elle ait besoin de parler vraiment, la fatigue qui pèse. La peur aussi, toujours présente, qu’une crise n’emporte définitivement sa sœur loin d’elle. Savoir qu’une main meurtrière aurait voulu achever cette séparation, elle n’a pas encore eu le temps d’analyser vraiment ce que cela signifie. Les paumes du jeune homme, qui ne la touchent pas vraiment malgré leur chaleur qui rayonnent lui redonnent le courage qui lui faisait défaut. Elle découvre une beauté chez lui qui s’exprime au-delà de son seul physique. S’accrochant à ses paroles rassurantes, ignorant d’où il tire une telle certitude. Elle hoche la tête. La gorge nouée, impossible de lui répondre maintenant. L’espoir lui est encore inaccessible. Pas tant qu’elle n’aura pas senti le pouls régulier de son double endormi résonner contre le sien. Quelques remerciements pourtant, alors qu’elle se détourne et s ’éloigne pour franchir seule le seuil de la chambre.

Elle le retrouve quelqu’une heure plus tard, ou bien est-ce deux ? Le temps n’a plus vraiment de sens quand elle est à la clinique. Laissant les impératifs de sa vie se cristalliser à l’extérieur. Ils reviennent bien assez tôt se percher dans un coin de son esprit. La jeune femme ne réfléchit pas en allant retrouver David. C’est une évidence. Elle a besoin de lui présenter des excuses pour son comportement acide. Tout comme celui de comprendre le lien aussi réel qu’intangible qui s’est tissé entre Vivian et lui. Mais un regard suffit pour se rendre compte qu’il n’est pas en état de grands discours bien qu’il tente de le maitriser. Le soleil joue sur les planes de son visage, adoucissant les ombres qui le hantait dans sa prison volontaire. Même la cicatrice encore fraiche qui barre son nez brisé parait moins sauvage. Un demi sourire quand il évoque leurs caractères en échardes. Il balaie facilement les remarques assassines de ses collègues et leurs prises de bec. -Il va nous falloir encore un peu de temps pour vraiment nous comprendre je pense. Mais je vais faire un effort pour vous écouter et surtout vous entendre vraiment.

Car malgré tout, malgré la sécheresse qui a précédé leur arrivée à la clinique, son instinct ne lui laisse pas de repos. La solution de bien des questionnements se trouve enfermée dans les méandres de cet homme dont la manière de réfléchir lui échappe totalement. Néanmoins, elle n’aura pas un mot pour l’enquête. Secondaire, malgré tout au bien être de sa sœur. Et plus encore, devant sa volonté à lui. Elle refuse de le considérer comme inapte à prendre ses propres décisions. Un pas vers lui, ses mains protégées par son vêtement qui s’arriment à l’une des siennes. Elle refuse d’ignorer d’avantage son état de manque et les douleurs qui le ravagent si visiblement. Pourtant, Victoria ne lui laisse pas vraiment le temps de lui répondre avant que ses pensées encore un peu disparates ne s’égarent sur un autre sujet. Elle devrait probablement le libérer d’une trop grande proximité, elle s’est rapprochée encore de lui. Contradictions physiques autant que verbales. Des remerciements un peu confus qui fusent, loin de sa maitrise de leurs échanges précédents. Victoria a tourné le visage vers lui, inclinant légèrement la nuque vers lui. Liberté dont il profite pour chasser quelques brins d’or sur de son visage. Liberté qu’elle lui permet là où elle l’aurait brutalement cadré quelques heures plus tôt. -Une dette envers elle ? -Et ce qui suit n’aide pas à dissiper sa confusion, voir sa pointe d’incrédulité. Limpide dans le lac de ses prunelles et qu’il saisit parfaitement -Tu parles de manière littérale ou…. -Oui. De ce qu’il a expliqué, de son explication sur les… plans d’existences, il n’use pas de métaphore. Une brève négation de la tête. Ce n’est pas encore le moment pour l’interroger pleinement sur ce sujet-là. -Tu m’expliquera plus tard. -Pas vraiment une question, une évidence. Leurs mains se resserrent plus étroitement sous la douceur qui nimbe les traits de David. -On en rediscutera, d’accord ? Quand ce sera plus clair pour moi. -Elle n’est pas encore prête à croire qu’il puisse vraiment agir là où la science est impuissante. S’autoriser à accueillir un possible peut être, c’est s’ouvrir à la morsure arsenic d’une nouvelle désillusion. Malgré cela, ce qui se dégage de lui à cet instant broie les réticences naturelles de Victoria, les retenues qu’elle ressent à la perspective d’une intimité avec quelqu’un d’autre. Eléments non négligeable dans son divorce.

Elle annihile le reste de distance entre eux, sa bouche cueillant sa jumelle. Le regard de David au moment où ses lèvres joignent les siennes, Victoria n’est pas certaine de pouvoir l’oublier un jour quelque soit le chemin qu’ils emprunteront plus tard. Il y a une tendresse dont elle devine seulement à deviner la présence, la profondeur et la surprise de ce baiser inattendu qui s’y mêle, rosée délicate qui vient rehausser la saveur de sa bouche contre la sienne. Un instant de plaisir partagé qui s’évapore pour n’en laisser que les effluves satinés. Un demi sourire, son pouce qui effleure sa lèvre inférieure, presque un point d’interrogation à sa propre impulsion et la blonde s’écarte  légèrement de lui. Permettant au monde, à leur monde, de reprendre sa rotation suspendue.

Un non décisif. Un non… Le temps qu’elle se demande ce qu’il refuse de manière si ferme, il lui a déjà répondu. Soulagement sincère qui la gagne lorsqu’il exprime très clairement son souhait de ne pas revenir ni à l’hôpital ni ensuite accéder au directeur de l’hôpital qui souhaite qu’il rejoigne l’établissement haute sécurité. Un bref murmure dépité, rapidement assorti d’un sourire avec une pointe de malice. -Marshall va me tuer quand je vais le joindre pour le prévenir que tu ne rentres pas dans son giron. -Rapidement, pourtant, elle retrouve son sérieux. -On va demander dans un premier temps aux médecins ce qu’ils peuvent pour toi et ce qu’ils peuvent te donner pour t’aider à te stabiliser. -Avant que leur conversation ne prenne un tour plus grave et que le docteur, dont elle se doute de la furie, ne passe au second plan de ses pensées. Une question que Victoria devine crucial pour lui. Une brève inspiration quand leurs regards se crochent avec une intensité encore différente du baiser qu’ils viennent de partager. Une brève inspiration. Et pour l’une des premières fois avec lui, choisie la voix de la sincérité totale. -Je ne sais pas, David. Je suis policière avant tout. Je ne peux pas te promettre que mes actions ou mes choix feront toujours sens pour toi, ni que j’ai toujours la possibilité de m’en expliquer selon les circonstances.  Ou que ce sera forcément en accord avec ce que tu voudrais toi. Mais tu peux me faire confiance pour te considérer en adulte responsable de sa volonté… -Retour d’une taquinerie nouvelle aux griffes un peu acérée qui s’annonce par un mince sourire- sauf quand tu te conduis en ado, bien sûr.  Demain, oui. Je crois que j’ai besoin aussi d’une journée off loin de ces horreurs. Demain sera bien assez tôt.

Et il ne devrait pas y avoir d’autres meurtres, pas avant au moins quinze jours, si le tueur s’en tient à son rythme des précédents mois. Quelques heures. Loin de cet univers sordide. Peut être pas dans un restaurant gastronomique, sauf si David se sent mieux. Quoique là… juste une bière bien fraiche et un take out sur son balcon, ce serait tout aussi parfait. Elle en a oublié, pour quelques brefs instants, ses mains gantées du tissu de sa chemise et elles ne reviennent à sa mémoire que lorsqu’il les retient des siennes. Ce léger mouvement du poignet fait glisser le vêtement à sa place habituelles sans qu’ils n’en prennent conscience de prime abord, Victoria ignore depuis combien de temps ils sont ainsi en peau à peau tant la sensation lui apparait naturelle. Leurs doigts se tressent plus étroitement encore quand elle comprend la portée de ce qu’il ressent. Ou plutôt ne ressent pas. Délicatement, elle embrasse leurs phalange jointes. -Peut-être parce qu’en ce moment je suis sereine- ce qui est presque un miracle en soit – Je ne sais pas ce qui t’affecte quand tu es touché- Encore quelque chose dont ils devront parler en profondeur. Plus tard. Après que son corps ne signifie qu’il est à bout de résistance. Il tangue presque alors qu’un nouveau saignement de nez le saisit. Fermement, un bras croche sa taille et son épaule passe sous la sienne pour qu’il puisse se reposer sur elle. Il est à bout de force et elle en a conscience. Heureusement, ils ne sont pas loin. Elle soutient une partie de son poids sans que leur marche n’en soit trop affectée, l’entrainement de Victoria jouant pleinement en leur faveur.  Heureusement, David n’avait pas choisi de s’isoler à l’autre bout du parc pendant qu’elle était avec Vivian. En quelques longues minutes, ils arrivent aux marches qui mènent à la porte principale. Obstacle un peu plus délicat avec un homme qui sombre de plus en plus. Elle ignore comment il faut pour être encore conscient. Heureusement, deux infirmiers en pause cigarette écrasent précipitamment leurs mégots en les voyants arriver et le transporte rapidement à l’intérieur avant de le faire assoir, non sans respecter le seul ordre qu’elle donne, leur imposant de ne pas le toucher directement. Craignant que cela ne le plonge dans une nouvelle crise qui pourrait s’avérer dévastatrice pour son organisme - Qu’est ce qui lui arrive ? ! -Le ton est autoritaire et elle reconnait le timbre de l’un des médecins de garde. Pas celui qui s’occupe ordinairement de Vivian. Il la toise sans vraiment la reconnaitre, ses yeux noisette se désintéressant d’elle pour se porter vers David, à moitié affalé sur la chaise, luttant pour se maintenir droit. -Il est en crise de retrait. Il est sous traitements neuroleptiques lourds et cela fait plusieurs heures qu’il n’a rien pris. -Cette remarque lui vaux une nouvelle œillade assassine alors qu’il se rapproche du grand blond (avec deux chaussures noires) pour essayer d’obtenir des réponses plus complètes. – Et vous n’avez pas plus d’information, Madame ? Qui vous a donné la permission de cesser les prises ? qui est son médecin traitant ?

Non. Bordel. Elle a assez à faire avec Marshall. Son téléphone est dans sa main avant que l’idée consciente ne se soit formée. Lui, il saura exactement ce dont son patient à besoin. -Occupez vous de lui, je vous donne les réponses dans cinq secondes. – Un appel en absence, un message vocal d’un numéro qu’elle ne connait pas, elle n’a pas le temps de les écouter pour l’instant. Composant le portable d’un délicieux Richard Marshall. Elle n’a pas le temps d’en placer une lorsque l’appel est décroché. Obligée d’écarter le combiné de son oreille pour sauver quelques décibels. –
DESANGES ! Vous êtes complétement inconsciente ! Où est David ! Vous me le ramenez sur le champ ! C’est dangereux pour lui ! Je vais porter plainte! Ca tombe bien, je suis encore au commissariat ! Vous êtes finie ! Plus jamais je ne vous…
Tenant l’appareil à bout de bras, sans même avoir pu articuler un mot, elle tapote sur l’épaule du médecin qui est penché sur David. Lui tendant son portable dans la main. L’homme le prend, plus sous le coup du reflexe que d’une volonté propre. Un regard dur dont elle le harponne, essayant de ne pas trop s’attarder sur sa calvitie avancée-Vous êtes en relation avec son psychiatre, débrouillez-vous entre vous, il a toutes les informations qui vous seront utiles. Et aidez le !

Elle s’assoie aux cotés de David après un court passage à la machine automatique qui orne tous les halls de tous les hôpitaux, partout dans le monde. Elle lui tend une tasse de thé brulante, refermant ses doigts dessus. Même s’il ne la boit pas, la chaleur du liquide devrait l’aider. Après une pointe d’hésitation, elle ajoute en se tournant vers lui. Sans être tout à fait certaine qu’il soit pleinement conscient ou capable de comprendre ses paroles. -si tu veux pour les prochaines semaines, le temps que tu te sentes prêt à être en autonomie totale, j’ai une chambre d’ami qui prend la poussière depuis plusieurs années. Si tu préfères que je te dépose dans un hôtel de ton choix, c’est faisable. Je t’avoue que je préférerais que tu ne sois pas complètement seul, au moins au début. J’ai besoin d’être certaine que tu ne risques pas une mise en danger. Ni ne la tienne ni celle d’une tierce personne. Je ne t’y obligerais pas cependant.

Malgré cela, elle sait que s’il préfère être complètement seul les jours prochains, elle devra assigner un agent à sa surveillance. C’est tout simplement trop dangereux. Et Victoria n’a pas encore assez confiance en son comportement pour prendre un tel pari.


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Richard Marshal
J'ai 58 ans et je vis à Londres, Angleterre, Je suis psychiatre en chef du Bethlem Royal Hospital. je suis marié depuis 35 ans à Madeline, j'ai deux enfants et 5 petits enfants.
Je suis spécialisé dans les troubles dissociatifs et schizophrénie avec leurs symptômes divers. J'ai publié une revue sur ce sujet. Depuis 10 ans j'ai comme patient David Kemp. Un cas difficile.





RICHARD SCHIFF:copyright:️ Calville
Marshall n’aimait pas cette situation. Mais alors pas dutout. Voir cette femme prendre un tel ascendant sur son patient avait de quoile faire bondir.

David était malade. Pas du tout conscient qu’elle pouvait se servir de lui pour son enquête et qui sait pour en faire un meurtrier tout désigné. Ce serait si facile pour les flics qui piétinaient dans leur enquête, surtout avec les détails qu’il venait de leur servir aux petits oignons ; Rien dans son discours n’avait été dénoncé par les flics, pas même quand il avait parlé enfers et damnations. David venait de se tirer une balle dans le pied lui meme à vouloir être "normal". Pour des gens comme lui ce mot n’existait pas vraiment. Pour Marshall, en tant que médecin rationnel - il se devait de l’être avec tout ce qu'il entendait de ses patients, la situation ne pouvait être pire. Et pourtant entendre parler David avait eu le don d'aiguiser son appétit . Toutes ses réponses etaient là, servis sur un plateau mais neanmoins, il n'avait pas apprécié ni l'enlèvement de son patient, ni son titre de Mère Poule qui avait tiré quelques railleries de la part des autres policiers présents, ni son propre enlèvement ferme dans le bureau du surintendant . Il n'avait pas osé refuser. Il ne pouvait pas refuser . Mais il était bien certain qu'il restait là pour David et non pour ces flics. 


- Comprendre David surintendant ? Vous en perdriez votre latin . J'ai plus de 30 ans de psychiatrie et je suis toujours étonné par tout ce que j'entends de mes patients. Ce que vous avez entendu là de lui, je l'attends depuis dix ans et son arrivée chez nous. Il a toujours été muet sur ses experiences * croisant les bras en s’asseyant peu à l'aise devant Winman * et je suis inquiet si sa psychose est aussi profondément ancrée entre sa réalité et la notre
- Vous ne croyez donc pas à ce qu'il a dit ?
- Surintendant. Voyons. Il a dit qu'il voyait les enfers. Des démons. Je peux croire qu'il a des connaissances dans cette langue inscrites sur les corps, on apprend tous des langues étrangères pourquoi pas celle-ci; mais le reste est juste pour moi l'expression de sa maladie et de ses tourments.
 - Et ses détails sur les meurtres? a t-il pu participer à ... ? 
- Non Jamais *l'interruption de Marshall était la plus ferme et déterminée possible en se plongeant regards dans le sien* . Je l'ai dis à votre inspectrice. David était à l’hôpital chaque jour et nuit où ont été commis les meurtres il n'est pas sorti de l'établissement depuis plus de trois ans. Et justement votre inspectrice sait que ca peut être ...
- comment peut-il connaitre les détails? Autant de détails ? La voix de Winman s’était nettement haussée surpassant de loin celle de Marshall et le coupant dans son elan lyrique contre l'inspectrice qui avait, pour l'instant, d'autres problèmes. Winman espérait se tromper et encore plus que ce type étrange parti avec elle n’était qu'un affabulateur qui voulait faire parler de lui. Il paierait cher ses mensonges sur l'état de santé de Vivian.
 - Je ne sais pas ... Vraiment pas. Il a pu lire des articles ou voir à la télévision des reportages sur les meurtres , sur VOTRE enquête, vous savez aussi bien que moi que depuis des mois les journaux en font leur chou gras. 
- Pas sur ces détails là. 

Le silence se fait entre les deux. Le médecin ne savait plus quoi dire pour éviter à David de se retrouver suspect et Winman tapait des doigts sur son bureau dans l'attente d'un appel de son inspectrice.


Le temps passait. Pendant près de deux heures, le silence troublé par quelques moustiques volant dans le bureau et quelques bruits de cafés bus. Et enfin un appel sur le portable du psychiatre.Un numéro connu. Un état de stress trop prononcé quand il décroche sans laisser le temps à son interlocutrice de placer un mot. Non. Il a peur, Peur pour son patient, peur de ce qu'ils pourrait faire, peur de ce qu'il a fait surement . Alors il hurle tout ce qu'il peut hurler avant que la voix d'un homme au bout du fil ne le fasse se taire. Son visage se décomposait à mesure qu'il l'écoutait. Reprenant place sur son siège, il parla de longues minutes avec le médecin de la clinique lui indiquant les dosages précis des divers éléments nécessaires à calmer son patient et le stabiliser. Mise en garde sur la suite. Mise en garde sur les phobies d'un David qui n'aurait jamais dû sortir. Le directeur allait le tuer quand il allait apprendre ça. Il s'en voulait déjà bien assez après l’épisode Miguel. La situation ne s’arrangeait pas. 

Marshall avait perdu sa verve et c’était l’inquiétude réelle qui marquait son visage. Un état de manque,  une sortie au bout de trois ans de quasi isolement. David etait une bombe à retardement. Le Surintendant profita de ces instants flottants pour prendre l'appareil et demander à parler à nouveau avec l'inspectrice

- Desanges ? Et votre sœur tout va bien ? Kemp n'a pas été une menace pour vous? 

Ce fut lui, qui à son tour demeura silencieux à l'écoute de la jeune femme sur les événements des deux dernières heures sauf par quelques "Hum"  distillés à chaque phrase. Il finit par hocher la tete à sa dernière phrase : - D'accord Desanges vous gardez un œil sur lui ce soir si vous pensez pouvoir le gérer. On se voit demain première heure et ne prenez pas de risque. je vous envoie deux policiers pour surveiller Vivian, ils seront là dans 20 minutesSans attendre que Marshall ne réagisse il avait fermé le portable et le rendait à son propriétaire. - David Kemp ne rentrera pas ce soir à l’hôpital. C'est son choix. Vous pourrez le voir demain 9h.  Je vous signe une décharge. L'inspecteur Willis va vous ramener. Bonne nuit Docteur. Winman n’était pas le genre d'homme à tergiverser des heures sur une situation et il avait suffisamment confiance en Victoria pour la laisser gérer un homme comme David. Il hurla ses ordres. Deux flics étaient déjà partis avant qu'il ait fini sa phrase, c'etait ainsi qu'il voyait les choses. Quand au docteur... Il fut gentiment reconduit à la porte du bureau - Surintendant, si il lui arrive quelque chose ou si il blesse quelqu'un vous en serez personnellement responsable, vous prenez ce risque? - Oui. * La porte s'est refermée sur cette affirmation laissant Marshall dans le couloir, auprès d'un policier qui espérait juste pouvoir rentrer chez lui après avoir accompagner ce psy. Il était inutile de vouloir discuter. Et avec la dose prescrite, David trouverait un peu de repos cette nuit. Marshall s'enfonça dans les couloirs et les escaliers pour retourner à l'hopital, il aurait surement une longue soirée à expliquer le départ de David avec l'inspectrice qui etait non grata à l’hôpital. Il fallait trouver une histoire solide pour que le directeur ne le fasse pas rechercher partout. Quand à Winman, il se gratta la moustache fournie avant de sortir un verre et une bouteille de whisky, il en avait bien besoin après ce qu'il avait entendu.*


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Calville
Calville
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UNIVERS FÉTICHE : Historique, Science Fiction, Reel
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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Informations supplémentaires ici.


Joel Kinnaman @calville
Gif @epicpanda
Il y avait tellement de choses à dire dans cet échange qui se déroulait aussi naturellement que le fil d'une eau pure qui s’écoulait dans son lit. Victoria et lui n’étaient plus chien et chat . Elle semblait seulement maintenant prendre conscience de tout ce dont il avait parlé depuis leur rencontre. La scène dans la chambre matelassée était floue pour lui, trop pour qu'il essaie de se souvenir de ce qu'il avait dit. Mais ses interventions plus récente, jusqu’à ce moment précis où il se plongeait dans son regard bleu, finissaient par faire leur chemin dans l'esprit trop cartésien de la jolie blonde. Elle voulait enfin le comprendre, au moins essayer. Et c’était une avancée bien plus grande qu'il n'aurait pu en rêver quelques heures plus tot. Il ne lui demandait rien de plus. Bien sur ca ne serait pas facile autant pour l'un de s'exprimer avec des idées cohérentes que pour l'autre de laisser de coté tout ce qu'elle pensait savoir. Mais ils étaient au moins ensemble pour avancer et ils feraient cet effort en binome . - Parfois je ne sais pas moi même ce que je dis. Les images viennent et ... les mots essaient de suivre, mais ils ne veulent rien dire en soit, c'est tellement confus. Alors si vous trouvez le mode d'emploi je suis preneur.

* Son visage n’émettait plus d'agressivité bien au contraire, il était détendu malgré ses tressaillements fébriles et déjà il mettait à l'épreuve Victoria en lui parlant de but en blanc de ses expériences avec sa sœur, du moins esquisse de ce qu'ils avaient vécu. Enfers, le mot était lâché. Au regard de sa jumelle qui l'entourait de son aura physique autant que de son beau regard azuré,  le chemin serait bien plus long qu'il ne le pensait... très très long. Il se contenta d'un simple signe de la tête à sa demande, ils auront bien assez de temps pour parler de tout cela, et il faudrait surement quelques jours pour se comprendre la dessus. Ce qui comptait là c'etait que Vivian aille bien. Cet etat les rassurait tous les deux, les rapprochaient dans la meme peur qu'ils avaient éprouvé. tant et si bien, qu'ils se retrouvaient bien plus proche qu'ils ne l'auraient dû. Ses mains qui se touchent, des corps qui se frôlent, des regards qui s'accrochent. Meme les mots deviennent intimistes.

Le baiser qu'ils s'échangent est un souffle de volupté sur sa vie détruite. Pierre fondatrice d'un - je ne sais quoi - qui réchauffe un cœur endormi et éteint. Ce n'est pas un coup de foudre. Pas un amour immodéré. Juste... un baiser evident et doux. Un baiser dont ils avaient besoin tous les deux. Protecteur et emplis de vie. Rien de plus. Rien de moins. La douceur de Victoria s'y exprime plus clairement que mille mots. Elle est un roc au cœur d'argile, et qui s'éraille alors que le temps égrainent doutes et douleurs dans son entourage. Il ne sait pas si demain existera. Il ne sait si elle sera là. Mais si il peut aujourd'hui consolider celle qu'elle est devenue par ses propres certitudes il n'aura aucune hésitation. Le baiser s’échappe laissant une aura tendre autour d'eux, bulle de bonheur qui flotte dans ce parfum qu'elle porte. Discret mais qui à l'instant où les sens sont en eveil, se fait intense. 

La vie reprend ses droits, et c'est avec calme qui lui annonce son envie de ne pas retourner à l’hôpital. Inutile là bas, que pouvait lui importer ce qu'il allait subir hors de ses murs. Il n'était vraiment pas pret à revenir dans la vie active, mais alors absolument pas, il le savait. Mais que faire d'autre quand à chaque regard qu'il posait sur le monde, il n'y voyait qu'horreur et mort? Non. Il perdrait surement la raison à force de se plonger sans filtre dans la bauge du monde, mais ce n’était pas important là tout de suite. Ce qui l'etait était d'éviter d'autres morts. Oui. Il se tiendrait à cela. L'évocation de Marshall l'amusa au plus haut point chassant ses réticences aux accents apeurés qui ne faisaient que s’accentuer avec l'etat dans lequel il se trouvait . 

- Marshall n'est pas un homme mauvais. Tu dois avoir confiance en lui. Je pense qu'il veut vraiment nous aider, il est juste .... * les mots de Victoria au commissariat lui revinrent en tete. Et c'est un visage souriant, moqueur comme pas possible qu'il afficha en finissant sa phrase, son ton suivant le même chemin détendu* - Mère Poule .. 

A croire que ce baiser a bouleversé un état naturel où il se refusait à chaque contact humain. Ses lèvres contre les siennes font encore frétiller sa peau, mais ce sont ses mains entrelacées qui retiennent son attention. Aucune douleur ne s'échappe de ce contact. Pas sur l'instant du moins; Il ne voit rien e plus que le soleil qui les frappe doucement de ses rayons. Non. Rien du tout, sauf ce frisson qui le parcoure et devient un fil conducteur pour connaitre son etat. Victoria émet une hypothèse qu'il aimerait tant croire. Et si c'etait aussi simple que d'avoir une personne calme devant soi. La solution aux supplices qu'il vit depuis son enfance? Non. Trop simple. Mais à etudier.

- Ce que je ressent ? Le mal, les douleurs les plus profondes, la tristesse intense, comme un poignard qui enchaîne le coup à chaque pore de ma peau. Je vois les douleurs, les blessures et .. Il y a rarement du bon dans ce qui m'arrive quand on me touche * comme tout ce qui l'entourait. Pourtant dans tout ce marasme la sincérité de Victoria le prit par surprise. Il aurait peut-être voulu entendre qu'il pouvait avoir une confiance démesurée en elle, la vérité etait plus abrupte, mais vitale surement entre eux. Il hocha presque imperceptiblement la tete il comprenait. Elle ne lui devait rien et avait au moins le merite de ne pas lui mentir. - Je comprends. Je ne te promets pas non plus de faire tout ce que tu veux. Je ne suis pas un caniche. Voilà qu'il redevenait méchamment ironique. Tout n'était pas perdu. Son ton s'adoucit sur la suite.

- Il faudra retourner à l’hôpital demain , Je dois récupérer des choses, je crois qu’elles sont importantes pour toi et ton enquête. Il se souvenait des dessins aux traits horrifiques. Précis et meurtriers autant que l’acte qui y était gravé au crayon de bois. Le reste, il tentait de ne plus y penser, d’effacer de son esprit chaque détail qu’il avait pu apercevoir, d’oublier les sensations d’impuissances et d’horreurs , d’oublier les regards des victimes dirigés vers lui  et surtout l’écœurante sensation de plaisir malsain de l’auteur de ces meurtres . Il lui restait aussi dans sa chambre d’hôpital le peu d'affaire avec lesquelles il était arrivé.  Deux, trois vêtements, ses papiers.  Peut-être aussi un peu d'argent. Il avait un compte en banque bien remplis depuis la vente de son appartement et de son cabinet d'architecte dix ans plus tôt, argent qui avait du faire des petits depuis le temps, le reste de ses affaires normalement conservée dans un box loué. Mais pour l'instant, il était encore plus fauché qu'un sdf pauvre. Cela lui importait peu en fin de compte à ce moment précis.

Il avait du mal, beaucoup de mal à se concentrer sur elle, sur ce qu'il disait et encore moins ce qu'elle lui répondait. Le monde extérieur était un agresseur puissant, tournant, tournoyant autour de lui. mais il n'avait aucune comparaison avec son propre corps qui valsait, tanguait et sans l'appuis sur la jeune inspectrice, nul doute qu'il serait tombé à terre subissant une crise de manque seul comme cela lui etait parfois arrivé. Sans le moindre mot à ce sujet, il ne pouvait qu’être reconnaissant auprès de Victoria d’être auprès de lui pour ces instants qui ne seraient pas glorieux. Il ne connaissait que trop bien cette douloureuse sensation d’être hors de son corps, hors de tout contrôle. Il avait voulu montrer un coté stable, il ne faisait que s'enfoncer dans ses propres tourments corporels. des hommes devant eux qui s'avancent à leur arrivée . Un murmure dernier soubresaut de conscience
- Victoria si je tente de faire du mal à quelqu'un, n’hésites pas un instant. Ca ne sera pas moi de toute façon

Qu'allait-elle donc penser de lui maintenant. Junkie de plus auquel on ne peut faire confiance; Sa dernière pensée logique s'évanouie avant que ... 


L’œil clignait légèrement sous la lumière d'une lampe au dessus de lui. Longues respirations qui devenaient de plus en plus profondes au temps qui passait et qu'il se réveillait. Il ne bougeait pas pour autant. Cerné par un monde de coton qui le tenait en étau presque délicat dans ses filets. Il était bien, calme, allongé sur le ventre dans ce qui semblait être un canapé. Il avait chaud avec un plaid sur le corps dont il sentait la chaleur l'envelopper. . Non Vraiment. Il était bien. L’œil ouvert tentait cependant de savoir où il se trouvait. Car non il ne connaissait pas ce lieux malgré une étude longue silencieuse de celui ci.  Est-ce qu'il rêvait encore ou étais-ce une réalité bien ancrée? La question de posait maintenant qu'il était entre deux états. Pas encore entièrement sorti de l’influence du traitement dont il était bénéficiaire depuis aussi longtemps, mais plus tout à fait sous son influence directe, retrouvant une clarté d'esprit qu'il n'avait pas eu depuis très longtemps. Il réfléchissait. pensait, percutait aussi sur ce qu'il était devenu. Et le résultat n’était pas brillant. Il verrait cela plus tard. Non là, il espérait juste rester là à contempler un mur aux tons sobres. Il aimait bien ce mur dépouillé. Gris cendré peut-etre. Cela le changeait du blanc ou bleu de l’hôpital et lui rappelait le charme d'un appartement stylé Londonien pur comme il les aimait par son travail. 

Pourtant, il sentait qu'il devait se lever, au moins un peu. Il fallait qu'il se réveille entièrement en premier lieu pour savoir où il se trouvait. La volonté avait mis du temps à lui arriver mais quand ce fut le cas il se redressa se levant par la suite en gardant le plaid sur ses épaules, attiré par la fumée de cigarette qui provenait du balcon. Ce fut presque sans surprise qu'il retrouva Victoria. tout lui revenait en memoire Tout lui revient fragmenté . le retour à la clinique, ce médecin qu'il ne connaissait pas, son acceptation à une proposition qu'il ne comprenait pas encore ... et le baiser. Ce baiser détonnant. Doux. Il aurait pu croire être dans un reve avec Vivian mais même si les jumelles étaient un reflet pur, il y avait dans le regard de celle qui le regardait plus de dureté par la vie vécue que sa jumelle qui était encore une ado dans sa façon de voir la vie* - Victoria. Je suis où exactement ?

Sa voix avait perdu les tremblements, tout comme son corps. Il redevenait plus stable, meme si pour l'instant l'effet de coton n'arrivait pas à s’évanouir de lui. Prenant une cigarette sur le paquet posé sur la table, il l'alluma et s’assit à ses cotés en observant Londres sur ce petit balcon qui surplombait un peu la ville qui s'endormait ou se réveillait. - Merci de ne pas m'avoir ramené la bas. C'etait le moindre qu'il pouvait lui dire. Enfin il posa la question qui brûlait ses lèvres : - Je n'ai fais de mal à personne ?


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Victoria Desanges
J'ai 37ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bie. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis divorcée et je le vis plutôt sans m'en préoccuper.
Elle  est née d'un père français et d'une mère anglaise, Victoria a une sœur jumelle, Vivian. Les deux sœurs ont sur le bras depuis leur quinze ans un tatouage qui se répond et forme une paire d'aile stylisée.
Elle est inspecteur depuis presque huit ans au sein d'une des Major Investigation Team de la Police de Londres, unités chargées principalement d'enquêter sur les divers meurtres au sein de la Capitale et dans ses alentours. Son partenaire habituel est en repos forcé depuis plusieurs mois et elle poursuit seule l'enquête sur la série des assassinats ésotériques qui ne cesse de terroriser Londres depuis plus d'un an.

katee Sackhoff:copyright:️ NOM CRÉATEUR

Winman, sous des dehors placides et plein de bonhomie, tient son département d’une poigne de fer depuis plus de quinze ans. Cette enquête, il le sent, sera le point culminant de sa carrière. Pourtant, son but premier n’est pas les lauriers que lui décerneront le premier ministre et la presse. Le plus urgent est de sortir des rues de SA ville l’animal qui fait régner un climat de peur malsaine. Il a confié la tête de l’enquête à son inspectrice la plus prometteuse. Et surtout, celle qui ne lâche rien. Secondée par une équipe solide et habituée à sa matière de travailler aussi implacable qu’épuisante. Suivre le rythme de Victoria Desanges est rarement une partie de plaisir. Il n’a jamais eu à se plaindre formellement de la blonde, malgré des discussions parfois houleuses sur les prises d’initiative et sa tendance à suivre seule les fils de ses déductions sans attendre des autorisations officielle. Ca.. et surtout son incapacité à travailler avec un partenaire plus de quelques mois avant que l’autre ne trouve rapidement un policier plus souple. Il n’y en a eu qu’un avec qui elle a travaillé pendant quelques années avec une synergie très efficace. Les moustaches de morse de Winman frémissent à ce souvenir. Le flic irlando-anglais s’est révélé très vite ingérable et il n’y avait que Victoria qui arrivait à le maintenir dans les clous de la légalité lors de leurs opérations. Il n’avait pas été fâché lorsqu’un collègue d’une autre division l’avait débauché pour des missions d’un autre genre. Le surintendant avait même été jusqu’à écrire pour Flaherty une lettre de recommandation dithyrambique qui n’avait abusé personne.

Aussi sa nouvelle association avec David Kemp, si loin de son esprit rigoureux et analytique le laisse aussi bien perplexe qu’un peu soucieux. Il ne sait exactement de quel bois il est fait et il n’aime pas cela. Raison pour laquelle il a tenu à garder le psychiatre furieux de l’enlèvement de son protégé à portée de voix. Il a décidé de permettre à Victoria de poursuivre dans cette voie, mais il n’hésitera pas à la retirer de l’investigation si il sent qu’elle perd pied. Il sait déjà que si ce David la fait plonger, il regrettera amèrement d’avoir détruit l’avenir brillant auquel elle était promise. Pourtant, il décide de lui faire confiance. Suffisamment pour la laisser s’en aller avec lui éclaircir les menaces qui pèsent sur sa sœur et dont rien ne prouve la réalité. Mais la blonde est une cible publique. Les journaux la connaissent comme le fer de lance contre l’Ecclésiaste et Vivian est fragile. Confiance oui. Aveugle non. Aussi il prend le temps d’échanger avec ce Marshall. De préciser ce qu’ils ont entendus dans la salle de conférence. Il  a approuvé ce choix et ne le désavoue pas. Pour le moment, il y a un faisceau de circonstances troublantes autour de Kemp mais pas de vraies suspicions. Il écoute les réponses. La sincérité du géant blond dans ce qu’il perçoit de son monde « parallèle » est évidente, mais ne forme pas forcement une réalité. Un fin sourire qui ourle son visage de grand père bienveillant. Le médecin ne peut cacher la pointe de jalousie qu’il éprouve à voir son patient s’ouvrir avec un autre que lui.

L’échange entre eux est riche. Marqué par l’attitude très protectrice du médecin envers sa charge. Il ne trahira pas combien il trouve adéquat le « mère poule » lancé juste avant le départ de sa protégée. Marshall prend les devants pour tenter de dissiper les questions qui lui paraissent soupçonneuses. S’engouffrant dans le plus piège le plus grossier. David a connaissance d’informations qui ont été soigneusement tenues secrètes. Winman absorbe. Enregistre. Le ton et les silences. L’esprit cartésien de Marshal n’est pas happé par les chemins tortueux de celui de sa charge. En cela, il ressemble à celui de la policière. Rarement il a vu une pensée aussi pragmatique, dénuée de patience pour les intuitions soudaines. L’appel de Victoria brise la fragile entente et le silence qui a suivit les derniers échanges. C’est un moyen pour le premier de libérer un peu de la frustration qui couve, ainsi que de son inquiétude, beaucoup. Le surintendant récupère le téléphone après les premiers échanges plus professionnels.

Comprendre David n’est pas le domaine d’excellence de Victoria. Ils parviennent juste à avoir des rapports moins abrupts et si entre eux se dessine une atmosphère plus paisible, presque tendre, ils sont loin d’une harmonie instinctive. La manière dont il décrit lui-même les sensations qui viennent à lui sont loin d’avoir le sceau d’une clarté évidente. Elle ne s’y attendait d’ailleurs pas . Une pointe d’amusement teintée de douceur qui l’étonne elle-même lorsqu’elle lui répond : -Ce sera à toi de me servir de guide dans ce domaine, j’en ai bien peur. Peut être que d’en parler librement permettra de mieux saisir les symboliques cachées ? Marshall arrive à saisir ce que vous lui expliquez ? -Elle détourne, elle le sait, la conversation de sa sœur. Pas encore prête à s’engouffrer sur cette sente obscure, il lui faut du temps pour appréhender les éléments qu’il apporte et qui sont si éloignés de ses repères cardinaux. Pour autant, elle n’oublie pas que David vient de lui sauver la vie. Il aura beau lui assurer ne rien voir d’extraordinaire dans son propre comportement, elle ne lui accordera pas ce point-là.

Le pinceau de ses lèvres sur les siennes, la touche délicate de leur baiser signe leur rapprochement sans qu’il ne bouleverse pour autant le monde autour d’eux. Lorsqu’il exprime simplement son désir de ne pas rejoindre les murs blêmes de l’hôpital, elle n’essaie pas de nier la satisfaction qu’elle éprouve. Il a besoin de Vivre à nouveau. De rejoindre le monde vivant, malgré les risques que cela peut comporter. Elle sera là pour lui servir paravent et de garde-corps. Tout comme de ceux qui graviteront dans son orbite. Pourtant, elle se doute qu’elle ne pourra assumer ce rôle à long terme. Elle espère sincèrement que David retrouvera l’envie d’Etre. Sans couverture psychique qui l’étoufferait à nouveau. Il s’est coupé pendant dix ans de sa famille, de sa profession. Qu’est ce qu’il désire vraiment ? Est-ce qu’il le sait lui-même ? Au moins pour temps, il pourra trouver refuge chez elle, son appartement est assez grand et elle y passe si peu de temps qu’avoir un colocataire n’est pas un problème. -Il veux t’aider, oui. -Elle n’en dira pas d’avantage sur le psychiatre. Ce n’est pas un « Nous » encore peu habituel dans ses lèvres qui convoque l’intérêt de celui-ci, mais uniquement David. Elle veux croire qu’il a de l’intérêt pour son bien être en plus du puzzle professionnel qu’il offre. Lui faire confiance. Sourire de requin qui n’est pas encore en chasse. Certainement pas une seconde non. Mais pour le visage taquin qu’il affiche à cet instant, lui faisant perdre le masque de rigidité sérieuse qui semble le quitter si rarement, elle serait prête à supporter – un peu- la présence du psy.

Ils prennent conscience Leurs mains jointes, et elle, de la fraîcheur de ses doigts autour des siens. Délicatement, son pouce effleure le dos de ses phalanges. Il ne cherche pas à se délier et elle ne le fera. Pas si vite. Pas quand il semble retrouver une part essentielle de son humanité torturée. Une tentative d’explication de sa part, un peu naïve, elle en a conscience. Cela ne saurait être si simple. Sinon il supporterait le contact des infirmiers qui l’entourent depuis des années. Sans compter celui de Marshal. Hors, elle a bien noté la présence des gants, sans compter les avertissements lors de leur première rencontre. Une question claire qui lui vient aux lèvres. Et sa réponse la glace. Son premier réflexe est d’arracher sa main des siennes pour éviter qu’il ne soit submergé par une vague d’émotions de sa part. En une fraction de seconde, elle exerce un contrôle sévère sur tout ce qu’elle peut ressentir. Personne privée, elle déteste aussi l’idée qu’il puisse percevoir autant des émotions qu’elle ne partage que très rarement avec le monde extérieur. Et il n’a pas besoin du fardeau des sienne en plus de tout le reste.  Malgré cela, elle dompte son instinct primal. Ses doigts l’étreignent un peu plus étroitement. Refusant de provoquer chez lui la moindre sensation de rejet. -Je ne serais jamais capable d’absorber un tel déferlement. Si il s’accompagne de sensations physiques, je comprends mieux pourquoi tu abhorres et souffre de  la majorité des contacts physiques -Ce qui n’explique pas pourquoi elle fait figure d’exception. Un sourire plus franc revient sur ses lèvres à sa réponse sans dissimulation sur leur collaboration future et la confiance qu’ils peuvent s’accorder l’un à l’autre. Un léger clin d’œil alors qu’elle l’entraîne vers la clinique avant qu’il ne s’évanouisse dans ses bras. -Je n’en attendais pas moins de toi. Le contraire m’aurait vraiment déçue ! Et pour demain, je te déposerais et je t'attendrais, ou si tu préfères, je pourrais demander à un collègue. -Pas certaine que le directeur de l’établissement la laisse reposer le pied dans l’hôpital sans faire un scandale, sans pour autant le laisser entièrement seul, si jamais les autorités médicales se mettaient bille en tête de lui refuser de circuler librement. -Je pense qu’il faudra aussi que l’on retourne au commissariat. Le Surintendant voudra une vision plus précise de la suite de l’enquête. Et le légiste a appelé déjà deux fois. Je dois y aller pour 11h. Tu peux m’accompagner si tu le souhaites.

Demain. Tout cela devra attendre demain tant l’état du jeune homme demande des soins immédiats. Le manque qui le brutalise devient de plus en plus agressif et elle peut sentir les tremblements qu’il tente de maîtriser avec de moins en moins de succès. Le reste peut attendre.  Un murmure qui rejoint à peine son oreille tant il est faible. Ce besoin de faire passer les autres avant son propre bien être la touche en plein cœur. Victoria agit de la seule manière possible. Et contact le seul qui soit à même de donner des informations médicales précises qui aideront David a faire face à la violence du manque et des stimuli auquel il n’était plus sujet depuis des années. elle a quitté le chevet de David lorsque son portable lui est tendu par le second praticien de la clinique. Elle ne se met pas en travers lorsque les infirmiers qui l’ont aidé dans un premier temps à rentrer dans le bâtiment le prennent à nouveau en charge pour l’installer sur un lit à roulette. Elle n’est d’aucune utilité pour les soins qu’il va recevoir aussi n’a pas t’elle pas l’intention de bourdonner aux oreilles des soignants comme une abeille ivre de miel. Le médecin les précède à grands pas, donnant des déjà des ordres précis à une équipe d’infirmiers. Si elle le suit quelques instants du regard, la voix de Winman à son oreille la ramène à l’instant présent. Et cette fois, elle rompt le protocole habituel qui existe entre eux.

-Gareth -Sa voix vacille un peu. Fermant les yeux alors que ses phalanges blanchissent sur le dossier en plastique de l’une de chaises. – Sans l’intervention de Kemp, Vivian serait morte dans son sommeil. Quelqu’un a essayé de l’assassiner. J’aurais les bandes vidéo à dispositions. Non. Aucune menace.   Je vais envoyer les fichiers vidéos à l’équipe informatique le plus rapidement possible. Ils pourront commencer les diverses analyses au plus vite. David Kemp ne retourne pas à l’hôpital ce soir, je préfère qu'il reste avec moi. -Et cette fois, il n’y a trace pour aucun doute. Ce n’est pas vraiment un choix qu’elle laisse. Pas sur ce sujet. Un sourire sans joie. La matinée du lendemain promet d’être chargée. Mais lorsque son boss dit à la première heure, il n’y a pas d’autre réponse que -Oui, Monsieur. 8h au commissariat. -Vague de soulagement intense quand il confirme l’arrivée de deux agents qui veilleront sur Vivian pour qu’elle puisse se reposer en toute sécurité. Jamais elle n’aurait pu quitter la clinique autrement. - Merci Gareth. A demain.

Elle coupe la communication. Prend cinq minutes pour boire un mauvais café et fumer une cigarette à l’extérieur. Le temps d’une respiration plus calme. Avant de se rendre une nouvelle fois dans les bureaux interdits au public qui regroupent le cœur de la sécurité de l’établissement. Le responsable écoute sa demande. Jauge son sérieux et l’accord de la directrice finit par lever toutes réticences. Il sent que la blonde serait revenu le soir même avec un mandat et aurait compliqué sa vie d’autant. Sur ses instructions, il envoie les enregistrements des 72h dernières heures ainsi que les copies du registre des visiteurs et des patients qui ont été admis durant ce laps de temps.  Elle retourne voir Vivian, restant à son chevet de longues minutes encore. Essayant de chasser les inquiétudes qui l’envahissent chaque fois qu’elle songe à ce qui aurait pu se produire. Victoria a déjà fait le choix de ne pas prévenir ses parents. Refusant de le faire porter ces peurs là.  Elle ressort. Avant de faire les cent pas dans le couloir. Elle accueille les deux policiers en civils qui se postent devant la porte close de sa sœur. Un sourire un peu pâle quand ils lui assurent qu’ils ne relâcheront pas leur vigilance. Sa paume sur l’épaule de l’un deux. Non. Elle ne doute pas un instant. Personne ne touche impunément à la famille de l’un deux sans subir les foudres de toute la Force policière. Il y a, au-delà des caractères personnels, une unité sans faille dans ce genre de cas. Tout comme lorsqu’un de leur frère d’arme se fait tuer dans l’exercice de ses fonctions. Ou même en dehors. Ne pas les agonir de recommandations achève sa patience et elle finit par s’éloigner à grands pas, non sans s’assurer que les deux disposent des numéros de ses téléphones privés et professionnels.  Victoria doit se faire violence, évitant tout autant d’aller questionner pour la cinquantième fois les infirmières sur l’état de David. Quand le médecin ressort, c’est sévèrement qu’il conseille de laisser l’architecte en observation, au moins une nuit. Devant son refus qui ne souffre de contradiction, il finit par lui remettre une ordonnance.  Elle se rend aussitôt dans la pharmacie attenante pour l’enregistrer et récupérer les différentes prescriptions. Juste à temps pour qu’un infirmier la rejoigne, David s’appuyant lourdement sur lui. Il n’est pas conscient. Pas vraiment. Sans pourtant dormir ou être évanoui. Un état cotonneux entre deux.

L’homme l’aide à installer le blond dans sa voiture, bouclant sa ceinture dans le même mouvement. Même ainsi, il paraît plus apaisé que ces dernières heures. Il a cessé de trembler et la teinte de sa peau est moins maladive. De son saignement de nez, plus une trace. Le trajet jusqu’à son appartement est court. Raison primaire pour laquelle elle a choisit cet immeuble là. Un peu de rock en fond, avec un volume peu élevé pour éviter de déranger David pendant qu’elle conduit, de manière beaucoup plus calme que lors de leur précédent trajet. Son corps semble comprendre les reflexes que l’on attend de lui et en le soutenant sans trop de difficulté, ils remontent chez elle. Malgré tout, Victoria évite de poser ses mains sur sa peau nue. Craignant que le répit dont il a bénéficié dans les jardins n’aient été qu’éphémère. Se souvenant parfaitement de sa réaction lorsqu’elle l’avait à peine effleuré la première fois.  Un voisin lui jette un regard plus que curieux en les croisant mais éviter de donner voix aux interrogations qui peuplent ses prunelles et elle se contente de le saluer d’un court de signe de tête avant de refermer la porte sur eux.

Il est évident que David n’est pas encore totalement sorti de sa transe, aussi le conduit elle sur le sofa. Son plaid préféré repose sur l’un des accoudoirs. Elle en adore le rouge vif, le moelleux et la chaleur qu’il dégage. Touche de couleur qui contraste avec les teintes plus neutre qui l’entoure. Elle glisse sous la tête du jeune homme le premier coussin qui lui tombe sous la main avant de le recouvrir du plaid. Alors seulement, elle pose son sac à main en vrac près de la porte, n’en sortant que ses portables. Elle se débarrasse de sa veste et de ses chaussures, puis de ses chaussettes, préférant de loin rester pied nus. Du coin de l’œil, elle contemple la silhouette assoupie. Sans regretter sa présence, elle espère ne pas s’être trompée en lui proposant un asile chez elle. Elle allume sa chaîne hi-fi et glisse le premier disque qui lui tombe sous la main. Les notes mélancoliques d’un jazz dont elle ne parvient pas à se souvenir du titre s’élève dans la pièce. Parfait. Hésitante, elle revient vers lui. Il paraît si serein. Plus que lorsque elle l’a vu dormir à l’hôpital.  Son visage est détendu, débarrassé des lignes de stress qui semblent gravées quand il est éveillé. En paix avec lui-même. Sur un soupire, elle s’éloigne à nouveau, récupérant une bière dans le frigo. Observant au passage le contenu d’un regard critique. Il va absolument falloir qu’elle trouve le temps de faire les courses, ce qui achève de pourrir dans le bac et sur les étages doit avoir le stade radioactif. Ce serait presque criminel de jeter autant de mini écosystème qui se sont développés… sur…. Sur… ouais. Ca devait être une courgette et une aubergine dans un état antérieur. Vie spontanée. Un regard sur une bouteille de vin rouge qui traîne sur le comptoir. Flemme de chercher un tire-bouchon. Tandis que son décapsuleur a le bon goût d’être magnétique. Lui. Elle monte un tout peu le son pour que la musique parvienne à son balcon et c’est quatre bouteilles de bière qu’elle prend avec elle sur le balcon. Une première blanche, micro brasserie de camden town qu’elle adore. Buvant la moitié en deux gorgées. Une cigarette alors qu’elle s’assoit sur une chaise, les pieds en équilibre sur la rambarde. Se souvenant seulement maintenant de son appel absence.

-MERDE ! -Le juron lui échappe. Elle se tourne vers la porte-fenêtre ouverte mais aucun signe dans le salon. Elle ne paraît pas l’avoir dérangé. Okay. Elle boit la fin de sa bière en écoutant une seconde fois le message. Mais PUTAIN. Pourquoi il faut que ca tombe sur elle ?! Elle est la moins bien placée pour s’immiscer dans ses histoires de famille. Elle ne VEUX pas devoir gérer ca en plus de tout le reste. Sauf qu’elle ne peut pas non plus ignorer la détresse perceptible dans la voix de cette Holly. Marshal avait précisé que cela faisait au moins six ans que les ponts étaient coupés entre le frère et la sœur. Et c’est David qui l’a joint la première, si elle en croit l’historique de ses appels.  Le cd change, choisissant un autre de ceux qui sont déjà dedans, lui rappelant vaguement qu’elle a mis le réglage en aléatoire. La voix de crooner de Chris Isaak sur « We Lost Our Way ». Pas vraiment une réponse à son problème présent. Sur un long soupire, elle finit par envoyer un sms sur le numéro affiché de l’appel en absence. Après une courte pause, elle finit par enregistrer le numéro dans ses contacts. Seconde cigarette, seconde bière. Elle commençait à se détendre quand un vague mouvement lui fait tourner. Un léger sourire alors qu’elle contemple la silhouette de David, enveloppé dans le plaid façon cape royale. Un peu moqueuse quand elle le salue. -Le rouge te va bien au teint. Tu es chez moi. Tu n’étais pas tout à fait toi le temps de venir. Comment tu te sens ?

D’un geste du poignet, elle l’enjoint à se servir. Que ce soit d’une bière ou d’une cigarette. Son visage s’adoucie à sa question alors que Victoria l’examine à nouveau. Debout et éveillé il est évident qu’il va mieux. Son regard a des éclats plus clairs, plus affûté malgré la désorientation de de ne pas exactement savoir comment ce sont déroulés les dernières heures. Il prend une clope et elle le laisse profiter de quelques taffs avant de lui répondre, son propre regard azur qui danse de malice non contenue. -Pas besoin de me remercier pour ca, et je te garantie pas que dans quarante huit heures tu ne me supplie pas de te conduire à l’hôpital tellement tu va me trouver insupportable à vivre ! -Son sérieux est tout retrouvé alors qu’elle débarrasse la chaise en face d’elle d’un pot de fleur occis depuis des semaines et qu’elle avait oublié. L’invitant à s’asseoir s’il le souhaite. Le crépuscule commence à peine à s’inviter dans des couleurs plus profondes. Deuxième raison pour le choix de l’appartement. Il est situé suffisamment haut qu’il offre une vue parfaite sur les toits londoniens et un peu plus loin, le ruban langoureux de la Tamise. « Baby Baby I don’t believe I am ever going to let you go » continue de chanter Chris Isaak. -David. Une pause après son prénom- Si tu avais blessé qui que ce soit, tu le saurais déjà. Je ne t’aurais pas laissé faire, je te l’ai promis. Tu étais juste absent, je pense que ton esprit se réajustait aux nouvelles drogues. Ou leurs absences -Elle écrase le mégot de sa cigarette dans un cendrier déjà bien plein. Il fait encore doux, et même sans veste, elle n’a pas froid, les manches longues de son haut la couvrant suffisamment pour la nuit tombante. -Tu préfères prendre une douche d’abord ou commander quelque chose à manger ? Je n’ai plus envie de sortir ce soir. Si cela ne te dérange pas, on fera cette sortie dans un grand restaurant plus tard ? Là, je t’avoue que j’ai juste besoin d’un peu de calme. Il y a beaucoup de restau sympa qui livrent dans le quartier et à coté, donc il y a pas mal de choix selon ce que tu préfères. Tu dois en avoir un peu marre de la nourriture aseptisée de ces dernières années. – Elle parle trop, elle en a bien conscience. Ne sachant pas tout à fait quelle est l’attitude la plus juste à adopter maintenant qu’ils sont sortis du cadre strictement professionnel. Cadre dans lequel la jeune femme est beaucoup plus à l’aise.  Sans compter qu'elle n'a pas vécu avec un homme depuis plusieurs années et que ses rares aventures n'ont jamais mis les pieds dans son appartement. La présence de David sera difficile à occulter. Si jusque là, ses prunelles avaient trouvés les siennes, elle s’en détourne. Alors qu’elle ajoute d’une voix bien trop nonchalante. -Ha… j’ai failli oublier. Il faudrait que tu rappelles ta sœur. Elle m’a laissé un message pour toi un peu plus tôt.


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