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 The truth is never where we believe it Ft Niloë/Jully

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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Chicago, États-Unis. David, l'oncle de Nolan, est à l'hôpital suite à son infarctus. Nolan et Siloë s'y rendent pour venir en aide à Sally, qui se retrouve à gérer toute seule la situation.

Contexte provenant de cette recherche



Titanic was called the Ship of Dreams, and it was. It really was.

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Nolan Parker
J'ai 34 ans et je vis à Wellington, Nouvelle-Zélande. Dans la vie, je suis comptable en arrêt maladie ainsi que romancier amateur et je m'en sors moyenne ces derniers temps. Sinon, grâce à ma malchance, je suis officieusement l'amant d'une femme qui ne quitte toujours pas son petit-ami et je le vis plutôt mal puisque j'ai le sentiment d'être un jouet sexuel, parfois.

Le décalage horaire entre les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande est de 17 heures (exemple : chicago 16h ; Wellington 9h). Le voyage aller a duré 19h20, et c'est déroulé comme suit :
>15h55 - 16h35 (Wellington - Nelson).
> Escale de 35 minutes pour changer d'avion, à Nelson.
> 17h10 - 18h35 (Nelson -  Auckland).
> Escale de 1h34 pour changer d'avion, à Auckland.
> 20h10 - 17h15 (Auckland - Chicago)


jamie dornan ©️ SHIYA
Le voyage avait été long autant qu’éprouvant. Je n’étais pas mécontent de poser enfin les pieds sur le sol américain, et ce après de nombreuses escales et vols différents. Le voyage avait été plus rapide que je ne le pensais, du reste : nous avions mit bien moins d'une journée entière pour revenir sur les terres de  mon enfance, mon adolescence ; mais il n’empêchait de mon état physique, ma cécité, m’avait laissé un sentiment de langueur désagréable, entre deux séances de siestes. Je retrouvais d’ailleurs Siloë aux portes d’embarquement de l’aéroport de Chicago, où je remerciais l’hôtesse pour ces nombreuses attentions à mon encontre. Je n’avais pas pu compter sur mon accompagnatrice pour mes rares déplacements dans l’appareil. Celle-ci n’était jamais assise à côté de moi durant les trajets. Je m’étais donc naturellement rabattu sur mon unique option : le personnel volant, bien heureux de passer du temps seul. C’était anxiogène de me contrarier à son sujet, et il fallait voir notre plus longue escale pour comprendre ce ressentie. J’avais passé une heure trente quatre de gêne, entrecoupé de paroles banales. Non, véritablement, je me satisfaisais d’avoir été soulagé de sa présence, même si dit ainsi cela paraissait on-ne-peut-plus cruel. Qu’aurais-je puis lui dire durant nos dix-neuve heure et vingt minutes de voyage, d’ailleurs ? Que je voulais la quitter parce qu’elle ne choisissait toujours pas entre moi et James ? Non. Après sa générosité de m’accompagner, je concluais que nos places éloignées, en classe économique, nous avaient épargnés bien des instants douloureux. Sans compter qu’elle aurait pu aussi se raviser en cours de trajet, avant de reprendre un avion pour Wellington ? C’était inenvisageable. J’avais besoin d’elle, même si notre relation n’était pas au meilleur de sa forme.

_ Tu as passé un bon voyage ?

Je l’interrogeais courtoisement, enroulant mon bras autour du sien, afin de rejoindre au plus vite le tapis roulant où nos valises ne tarderaient pas arriver. Cela faisait un peu plus de quinze heures que l’on ne s’était pas parlés, soit le plus long vol du voyage, j’estimais que c’était sympathique de m’en assurer. Particulièrement avant que toute mon attention ne soit happée par ma famille, surtout. Ensuite, je savais que je n’aurais plus le temps, et je ne voulais pas que Siloë croie qu’elle n’était qu’un élément de mon décor sombre. Ce n’était pas le pas, du reste. Ce n’était juste pas la meilleure situation pour qu’elle demeure une réelle priorité, tout simplement. Une chose que je me retenais de lui spécifier, tant je l’imaginais capable de s’en formaliser tout autant que mon attitude passé.

_ Je vais appeler ma cousine. J’annonçais ensuite, me saisissant de mon portable dans la poche intérieure de ma veste. _ Je te laisse t’occuper des valises, en attendant.

Je me chargerais de transporter la mienne, comme à l’aéroport de Wellington. Je lui confiais uniquement la tâche de la repérer sur le tapis, avant de la déposer devant moi. Quand nous fûmes devant ce dernier, je demandais à Siri de désactiver le mode avion du téléphone, avant de contacter Sally. Elle me répondit relativement vite, hoquetant encore de grosses larmes que j’entendais au combiné.

_ Sally, qu’est-ce qui se passe ? Je l’interrogeais promptement, redoutant une mauvaise nouvelle quant à mon oncle. _ Comment va ton père ?

Elle me rassura sur son état, toujours stable. Je fronçais alors les sourcils d’incompréhension. Pourquoi était-elle si désemparer, dans ce cas ? N’étais-je pas arrivé assez vite pour lui éviter le burn-out ? Je le redoutais, bien que Siloë avait pourtant agit avec efficacité autant que rapidité. C’était presque un miracle qu’elle ait pu nous faire venir à Chicago le soir même de son appelle de détresse.

_ Alors qu’est-ce qui te met dans cet état, ma douce ? Qu’est ce qui se passe ?

Je ne pouvais rien pour elle, particulièrement si elle ne m’expliquait pas la gravité de la situation. Elle me racontait qu’elle était juste très fatigué, qu’elle avait sûrement besoin de dormir. Je comprenais toutà-fait. Je lui demandais donc de faire parvenir l’adresse de l’hôpital, ainsi que le numéro de la chambre, sur le téléphone de Siloë dont je lui donnais le numéro. Elle m’interrogea sur l’hypothèse que c’était ma nouvelle petite amie, et je ne répondis rien. Je me contentais de lui assurer que nous serions très rapidement auprès d’elle. Elle m’en remercia, avant que la communication se coupe.

_ La situation semble plus grave que ce matin à Wellington. J’annonçais à Siloë, dont je sentais toujours la chaleur autant que le parfum à proximité. _ Elle va t’envoyer toutes les informations par sms, j’espère que cela ne te dérange pas ? Je pense que cela sera plus simple pour toi de lire ton sms que moi.

Tout le monde n’avait pas besoin d’entendre une voix robotique lisant les cordonnées, me semblait-il. Je rangeais ensuite mon mobile dans ma poche, à ces mots, avant de me m’emparer de la poignée de ma valise que je portais jusqu’à l’air des taxis. Ce fut le chauffeur que Siloë héla, qui se chargea finalement de les mettre dans le coffre pour nous, pendant que nous prenions place sur le siège arrière de son véhicule.

_ Merci. Je soufflais à la jeune femme, en attendant qu’il se glisse derrière son volant. _ Sans toi mon voyage ne serait pas aussi simplifié.

Je reconnaissais, volontairement reconnaissant de tout le mal qu’elle se donnait pour que tout aille au plus vite. Elle n’avait aucun intérêt à soulager cette cousine qu’elle ne connaissait pas encore, et elle se pliait tout de même à cette tâche sans l’ombre d’un reproche.

_ Sally ne sait pas que je suis aveugle. Je lui annonçais, après qu’elle ait citée l’adresse de l’hôpital à notre chauffeur. _ J’ai coupé les ponts avec cette partie de ma famille dès que c’est arrivé, pour les préserver du choc.

Je préférais la mettre en garde quant aux questions qui viendraient, naturellement. Ma vue ne serait qu’un sujet entre autre, et je préférais me soustraire de préciser que Sally ignorait également que je n’étais plus en couple avec Candice. Siloë le découvrait bien assez tôt. Sur ces belles paroles, je profitais du trajet pour me reposer brièvement du jet-lag conséquent. Dix-sept heures de décalage horaire. C’était énorme en une seule fois. Nous ne bouderions pas notre prochaine nuit de sommeil, lorsqu’elle se ferait sentir comme nécessaire. En attendant, nous arrivions bien vite à destination, et munie de nos valises, après que j’ai payé le chauffeur de vrais dollars américain, nous rejoignions la chambre de mon oncle main dans la main. Inutile de toquer à la porte, d’ailleurs : le bruit des roulettes suffit à alerter Sally, toujours présente sur les lieux.

_ Nolan ! S’exclama-t-elle, faisant grincer une chaise pour venir se jeter dans mes bras. _ Je suis tellement contente de te voir enfin.

Je lâchais Siloë, de sorte de l’entourer d’un bras protecteur. Elle n’était plus la gamine que j’avais laissé derrière moi, à ce que je constatais. Elle était une vraie jeune femme, secouée de larmes.

_ Shhhhhhhht. Je lui soufflais à l’oreille, apaisant. _ Calme-toi. Je suis là maintenant. Et Siloë aussi.
_ Enchantée Siloë. Souffla-t-elle, toujours la bouche enfouie contre mon torse, avant de se détacher un peu de moi. _ Qu’est-ce qui t’es arrivé ? Tu t’es battu ?
_ Non. Je me suis fait agressé avant que tu m’appelles.
_ Par qui ?
_ Je ne sais pas, Sally. Je ne vois plus.

L’annonce tombait lourdement, comme un pavé dans une mare. Elle avait le mérite de lui faire retenir son souffle, un instant.

_ Et tu ne nous a rien dit ? S’offusqua-t-elle. _ Depuis quand tu es aveugle, dis-moi !
_ Des mois.

Elle soupira, profondément. Je sentais sa colère me fouettait le visage, mais elle se ravisa aussitôt d’elle-même.  

_ Ce n’est rien. Je ne veux pas te perdre toi également. Entrez.


@PRINCESS



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Pigeon



Siloë Reynolds
J'ai vingt huit ans et je vis à Wellington, Nouvelle Zélande. Dans la vie, je suis éditrice et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple depuis deux ans mais je ressens des sentiments pour mon colocataire et je le vis plutôt mal car je ne sais pas comment m'en sortir..


née à Wellington et a un frère plus âgé qu'elle ○ en couple depuis deux ans mais se fait battre par son petit ami ○ travaille comme secrétaire d'édition depuis quelques semaines ○ émotive, parfois fleur bleue, croit au grand amour ○ est très proche de son grand frère, la famille est ce qu'il y a de plus important pour elle ○ toujours été brillante dans sa scolarité ○ adore le café, les séries et la glace ○ est inscrite à une salle de sport ○ ne fume pas, ne mange pas de poisson ○ adore lire et les animaux.


avatar ©️ SHIYA


La situation était encore compliquée pour toi et pour Nolan. Tu avais pourtant accepté de partir avec lui à Chicago pour qu’il puisse retrouver sa cousine et son oncle qui était à l’hôpital. Malgré les différents entre vous et la relation qui était difficile, froide, tu n’avais pu te résoudre à refuser. Tu savais qu’il avait besoin d’une personne et il avait demandé que ce soit toi. Tu ne comprenais pas pourquoi il t’avait demandé mais peu importe. Tu t’étais occupé de tout pour le voyage. Nolan ne pouvait voir et de ce fait, il avait besoin des yeux d’une autre personne. C’était plus pratique et tu t’étais occupé de la réservation des vols, des papiers, des bagages et tout ce dont vous aviez besoin. Tu espérais ne rien oublier. Tu ne voulais pas l’inquiéter inutilement.

Le voyage avait duré de longues heures, d’autant plus que vous aviez fait plusieurs escales. Tu n’étais pas aux côtés de Nolan et tu t’inquiétais un peu. Tu te demandais comment il allait, autant pour l’histoire de l’agression que de son oncle. Tu te demandais aussi qui s’en était pris à lui et, bien sûr, tu te demandais comment allait se passer ce voyage avec lui. Tu avais besoin de lui parler. Tu ne savais pas si vous trouveriez un moment pour cela. Là, tu étais simplement fatiguée et tu avais besoin de te reposer. Tu avais essayé un peu dans l’avion mais rien à faire. Ce n’était pas le plus agréable. Tu avais hâte de sortir de ce dernier avion. Tu retrouvais finalement Nolan à l’extérieur. « Long mais.. ça va, et toi ? » Oui, dans le fond, le voyage s’était bien déroulé, comme les autres. Il n’y avait pas  eu de soucis et vous étiez toujours vivants.

« Oui.. très bien. » Tu lui disais alors que tu récupérais les valises. Tu laissais le jeune homme téléphoner à sa cousine alors que tu t’occupais de tout puis que vous sortiez à l’extérieur puisqu’il vous fallait un véhicule. Tu te tournais vers Nolan quand il te donnait des nouvelles de sa cousine. La jeune femme n’avait pas l’air d’aller très bien. « Mince, je suis désolée.. l’état de ton oncle s’est empiré ? » Tu lui demandais, espérant que ça irait. Peut être que c’était sa cousine qui allait mal et tu la comprenais. Avec une grande famille, cela devait être difficile. Tu te demandais si elle avait quelqu’un pour la soutenir, hormis Nolan. « Non, bien sûr que non tu as eu raison. Je m’en occupe. » Tu caressais doucement son bras pour le rassurer alors que tu laissais le chauffeur prendre vos valises et les ranger. « Tu n’as pas à le faire, c’est normal pour moi. » Tu étais comme cela, tu étais de celles à aider les autres sans compter, même s’ils ne le faisaient pas en retour. Non pas que Nolan ne l’aurait pas fait.

Tu venais de recevoir un message avec l’adresse de l’hôpital que tu fournissais au chauffeur. Tu ne t’attendais pas à ce que Nolan n’ait rien dit à sa famille mais tu respectais son choix quand même. Tu n’avais rien à dire à ce sujet. « Oh d’accord, elle va l’apprendre aujourd’hui dans ce cas. » Il ne pourrait pas lui cacher car sa cousine s’en rendrait forcément compte. Vous arriviez tous les deux à l’hôpital après quelques minutes de voiture. Tu avais ta valise dans ton autre main et vous retrouviez ensuite la cousine de Nolan. Tu les laissais tous les deux. « Enchantée également. » Tu lui disais avec un sourire, la laissant avec son cousin. Elle en avait besoin. Tu regardais Nolan qui venait de lui annoncer qu’il était aveugle, tu sentais bien que la jeune femme n’avait pas apprécié. Tu récupérais la valise pour entrer dans la chambre. Tu les plaçais de façon à ce que cela ne gêne personne. La chambre n’était pas si grande que cela donc il fallait éviter que quelqu’un d’autre ne finisse dans le lit. Tu regardais le père de la jeune femme dans son lit, il semblait dormir alors que non. « Allez y, installez vous. » Qu’elle vous indiquait mais tu préférais rester debout. « Ca va allez pour moi, asseyez vous vous deux. » Tu leur disais avec un sourire.

Sally se tournait vers son cousin. « Raconte moi alors, comment ça se fait que tu es aveugle. Pourquoi tu ne nous a rien dit ? » La jeune femme lui demandait alors. Tu comprenais qu’elle veuille savoir. Elle te regardait avec un sourire avant de demander à Nolan. « Je crois que j’ai loupé d’autres choses.. ça fait longtemps tous les deux ? » Tu rougissais aux mots de Sally. La situation était plus compliqué que prévue. Tu ne penses pas que c’était le moment pour cela. Tu décidais de changer de sujet. « Vous êtes ici depuis longtemps ? Vous avez besoin de quelque chose peut-être ? » Tu demandais à l’adresse de Sally. « Tu peux me tutoyer tu sais et, ça va aller, merci. » Tu hochais la tête à ses mots. « Nolan m’as dit que tu avais une grande famille, si je peux aider ou faire quelque chose pendant que tu n’es pas là. » Tu proposais ton aide encore une fois, tu étais venue ici pour cela, pour les soutenir et les aider.








a night under the stars
I'm scared and I'm brave, or somewhere between the two. I'm beautifully strong, and tragically confused. Yeah I'm that girl, that's just like you.
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Nolan Parker
J'ai 34 ans et je vis à Wellington, Nouvelle-Zélande. Dans la vie, je suis comptable en arrêt maladie ainsi que romancier amateur et je m'en sors moyenne ces derniers temps. Sinon, grâce à ma malchance, je suis officieusement l'amant d'une femme qui ne quitte toujours pas son petit-ami et je le vis plutôt mal puisque j'ai le sentiment d'être un jouet sexuel, parfois.

Le décalage horaire entre les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande est de 17 heures (exemple : chicago 16h ; Wellington 9h). Le voyage aller a duré 19h20, et c'est déroulé comme suit :
>15h55 - 16h35 (Wellington - Nelson).
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> 20h10 - 17h15 (Auckland - Chicago)


jamie dornan ©️ SHIYA
Elle avait fait bon voyage. C’était formidable. Cela l’était d’autant plus que c’était tout ce qui importait à mes yeux, sincèrement : qu’elle ait au moins eu du plaisir au cours du vol passé. Je lui souriais donc immédiatement, bien content de l’apprendre, tout en prenant la direction de nos valises. Le terme « plaisir » n’était sans doute pas le plus adapté à la situation, j’en convenais, mais la notion restait la même à mon esprit : s’acclimater favorablement à de longues heures de vol, piégé dans un appareil exigus.

_ Ça va également. Je lui assurais à sa question retour, démontrant encore là sa capacité magnifique à s’occuper de son prochain, aussi idiot puisse avoir été ce dernier. _ C’est surtout le personnel de vol qui a du vivre un véritable calvaire, avec ma charge supplémentaire.

Je l’informais, sur le ton de l’humour, essayant de dédramatiser l’ambiance avec ma pénible situation. Je savais que plus nous approcherions de notre arrivée à l’hôpital, plus elle serait pesante pour elle autant que pour moi. Je souhaitais donc lui offrir un peu de répit, avant que je ne le puisse plus. Je n’aimais pas plaisanter dans les instants graves, du reste. Je ne m’y autorisais donc uniquement à l’aéroport, même si rapidement je formulais le souhait d’appeler ma cousine pour connaître l’avancée de la situation. La dernière fois que j’avais eu un contact avec elle, c’était la journée de la veille aux alentours de la quinze heures. Je tenais à ce qu’elle sache que nos avions étaient réservés, que notre voyage était de ce fait bien confirmé, et qu’il ne lui restait plus qu’à patienter presque vingt heures. Ce qui était énorme à ces yeux, la rendant anxieuse quant au fait d’abuser de ma gentillesse ; mais je lui avais assuré que cela n’était absolument pas grave. Je m’étais proposé naturellement, instinctivement. Je ne regrettais donc absolument pas les dépenses engendrés pour se retour aux Etats-Unis, où encore le séjour que j’y ferais. Cela me ferait du bien d’être dans ma famille, paradoxalement. Je trépignais donc d’impatience de tous les retrouver, même si je dissimulais cette émotion à ma compagne de voyage. Je me concentrais plutôt sur Sally, qui pleurait au téléphone. Je craignais qu’il soit arrivé le pire durant mes nombreux vols, mais la jeune femme m’assurait que la situation de son père était toujours stable. Etait-elle déjà en proie à la dépression ? Je le craignais, particulièrement lorsqu’elle m’assurait que ces larmes n’étaient dues qu’à une certaine fatigue. C’était un mensonge, du reste : je le percevais à sa légère hésitation dans l’intonation de sa voix. Mais je décidais de ne pas la contrarier à ce propos, estimant que j’aurais bien d’autres occasions pour l’encourager à s’ouvrir à moi. Ensuite, je lui fournissais le numéro de téléphone de Siloë, pour qu’elle puisse lui faire parvenir les derniers détails importants du voyage. Je tenais que ce soit cette dernière qui reçoive l’adresse de l’hôpital, le numéro de la chambre. Ce qui était incontestablement plus simple, d’ailleurs. Une pensée que je lui partageais, et qu’elle accepta aussitôt comme judicieuse en caressant doucement mon bras. Une telle affection soudaine de sa part m’ébranla quelque peu, je dois l’avouer. Je me ressaisissais néanmoins bien vite pour lui fournir une avancée de la situation, dramatique à mon sens.

_ Non, heureusement. Je la rassurais, à son inquiétude nouvelle pour l’état de mon oncle. _ Il est toujours stable. C’est surtout pour Sally que je m’interroge. Je l’ai sentie encore plus déboussolée qu’hier matin. Je lui avouais assez naturellement, m’emparant de ma valise pour regagner en sa compagnie l’air des taxis. _ J’ai peur que quelque chose de grave lui soit arrivée entre temps.

Je ne connaissais plus la vie de ma cousine, depuis ces derniers longs mois. J’ignorais donc tout de son rythme de vie, ainsi que de ses relations.

_ Peut-être que tu pourrais essayer de lui demander si tout va bien, lorsque vous serez seules, entre femmes ? Je suggérais, sachant que les femmes étaient plus bavardes entre elles qu’avec nous autre les hommes. _ Enfin, si tu veux bien. Je ne te force à rien. Tu en fais déjà tant pour nous.

Je refusais de la contraindre à cette tâche. Elle faisait déjà preuve d’une grande dévotion à ma famille, que je savais que je ne lui en voudrais pas de ne pas se plier aux confidences que j’espérais obtenir par son intervention. Peut-être pourrait-elle également s’ouvrir à ma cousine, cela-dit ? Je le pensais. Je notais déjà quelques similitudes dans leur caractère mutuel, me laissant volontiers entrevoir une belle amitié entre elles. Mais chaque chose en son temps. L’heure était à regagner le taxi que Siloë avait hélé pour nous, et je m’y installais en sa compagnie, avant de la remercier sincèrement pour son efficacité. Elle m’affirma que cela n’était pas nécessaire que je le fasse, que c’était normal à ses yeux. Je m’abstenais de lui préciser que ce n’était pas si vrai, aux miens. Particulièrement après ce que je lui avais fait, deux jours auparavant. Je m’en abstenais d’autant plus que j’estimais le taxi comme n’étant pas l’endroit adéquat à une conversation sérieuse sur la question. Je comptais au contraire sur ce trajet pour me reposer quelque peu, bien que j’avais dormie dans l’avion. Je lui confiais plutôt mon secret quand à ma cécité, avant qu’elle ne soit étonnée de la stupeur de ma famille.

_ Oui.

Je soufflais à sa constatation qui suivit, quant à cette vérité qui lui exploserait au visage ce jour-même. Je n’en étais pas fier, d’ailleurs : je me maudissais d’avoir fait preuve d’un tel égoïsme dans un moment où ils auraient tous pu me soutenir. Mais j’étais ainsi fait : trop fier pour admettre mes faiblesses, mes ressentiments. Je préférais me taire, comme je le faisais avec Siloë, là où le plus avisé était d’affronter les réalités telles qu’elles puissent être. Le trajet se faisant dans le calme, nous arrivions à l’hôpital, où nous regagnions la chambre de mon oncle sans plus attendre. Nul besoin pour nous de frapper à la porte que ma cousine se jeta dans mes bras, avant de nous inviter à entrer dans la chambre.

_ Il est étendu dans le lit. Me décrivait Sally, prévenante, me conduisant à un siège. _ Il a des machines de brancher de partout. Enfin, comme tu dois t’en douter.

J’acquiesçais d’un sourire tendre, réconfortant. J’imaginais bien la situation, mais j’appréciais qu’elle prenne le soin d’être mes yeux dans le doute. Elle nous invitait à nous installer, d’ailleurs. Je l’en remerciais en m’asseyant, pour ne pas être plus longuement un poids en plus pour elle, tandis que Siloë déclinait l’invitation. Je la comprenais, du reste. Nous avions été assis pendant plus de quinze heures dans cet engin volant. C’était une bénédiction de pouvoir rester debout, à nouveau.

_ Raconte moi alors, comment ça se fait que tu es aveugle. Pourquoi tu ne nous as rien dit ?

Les reproches ne tardèrent pas à revenir, à ce que j’entendais. Je riais quelque peu à ces mots, plus par nervosité qu’amusement, avant de consentir à lui parler de ma situation.

_ Je ne sais pas. Les médecins de Wellington n’ont pas vraiment trouvés de réponse à ce problème. Je lui soufflais, baissant les yeux, honteux de ce que j’allais avouer, y compris à Siloë. _ Je n’ai pas fais tout les examens qu’ils attendaient de moi. J’ai même pour ainsi dire couper le contact avec eux, malgré les innombrables relances.

C’était une belle connerie, j’en convenais, mais je n’aimais pas vraiment l’idée qu’on analyse mes yeux dans tout les sens, ou même encore mon crâne pour déceler le cœur de mon problème.

_ Tu n’es pas Sérieux, Nolan ? S’offusqua-t-elle, le ton très grave. _ Tu n’as pas consciemment décidé de rester dans cet état, sans savoir si il y avait une possibilité que tu puisses guérir ?
_ Et si.

Elle soupira, fortement.

_ Les hommes sont décidément tous cons. Grogna-t-elle, en faisant les cents pas dans la chambre. Ah moins que cela n’était Siloë ? Je ne différenciais pas bien leurs démarches, sensiblement similaires. _ Ils en font qu’à leur tête et… Qu’importe.

Je fronçais les sourcils. Elle ne parlait pas que de moi, ou de mon oncle allongé. Elle parlait d’un autre homme, visiblement aussi obstiné que moi. Je comptais sauter sur l’occasion pour la faire parler, mais elle me coupa l’herbe sous le pied.

_ Cela ne me dit pas pourquoi tu ne nous à rien dit à nous, ta famille ?
_ Je ne voulais pas vous inquiéter.

Elle soupira à nouveau, toujours plus exaspérée. Il valait mieux pour elle que nous changions de sujet, sinon je craignais qu’elle n’explose de colère. Ce que je pouvais comprendre, dans son état actuel, bien que je n’y tenais pas. Je n’étais pas venu dans ce but.

_ Je crois que j’ai loupé d’autres choses. Ça fait longtemps tous les deux ?

Reprit-elle, venant spontanément à la même conclusion que moi.

_ Euh…

Je bredouillais, incapable de trouver une bonne réponse à cette interrogation. Que pouvais-je dire, d’ailleurs ? Que c’était compliqué ? Cela aurait soulevé tout un tas d’autres interrogations. Je remerciais donc mentalement l’instinct de Siloë, qui l’encouragea à dévier la conversation sur son utilité en ces lieux

_ Tu peux me tutoyer tu sais et, ça va aller, merci.

Lui répondit ma cousine, certainement plus intéressée par notre relation que l’éventualité d’avoir vraiment besoin de quelque chose.

_ Tu es certaine ? Car nous sommes là pour ça, tu sais.

J’insistais, sentant bien qu’elle tenait malgré tout sur ces nerfs, toujours plus fragilisés.

_ Oui, oui, j’ai tout ce dont j’ai besoin. Si ce n’est peut-être quelques heures de sommeil en retard, mais je suis insomniaque depuis hier.

Siloë saisissait cette confidence pour confier que je lui avais parler de sa famille nombreuse, et qu’elle pouvais l’aider où faire quelque chose pendant qu’elle était ici. Je trouvais que c’était une excellente initiative. Sally avait besoin de repos. Siloë également. Je savais ce qu’il leur fallait.

_ Que dirais-tu d’emmener Siloë à la maison ? Je suggérais à Sally, avenant. _ Tu pourrais la présenter à toute la famille pendant que je reste au chevet de tonton, avant de vous reposer toutes les deux, qu’en penses-tu ?
_ Euh…
_ Tu as besoin de dormir, Sally. Et je suis là pour ça, pour que tu puisses aussi te reposer. Je vous ferais appeler si il y a le moindre changement, tu peux me croire.

Je sentais bien que c’était ce qui la retenait d’accepter.

_ Tu me le jures ?
_ Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer.

Je lui rétorquais, avec taquinerie.

_ T’es bête. Me siffla-t-elle, le rire aux lèvres, avant de venir me serrer dans ses bras. _ Je vais bien m’occuper de ta chérie. Me murmura-t-elle comme un secret à l’oreille, tandis que je retenais un soupir. _ Tu viens Siloë ? Je vais te présenter les « p’tits monstres ». Tu verras, tu seras bien contente de repartir quand tu verras tout le boulot qu’ils représentent.

Sa voix se faisait plus lointaine dès qu’elles franchirent le seuil de la chambre. Je profitais de ma nouvelle solitude pour me saisir de la main de mon oncle, étendue sur le matelas.

_ Il faut que tu survives, tonton. Sans toi elle va définitivement craquée, et tu n’as pas le droit de l’abandonner aussi vite. Je lui murmurais, doucement, espérant qu’il puisse m’entendre. _ Bats-toi, je t’en prie. J’ai tellement besoin de toi, moi aussi.

Je m’effondrais en larmes à ces confidences. Je constatais que j’avais besoin de me reposer sur un homme plus fort que moi, et que j’espérais que ce serait encore lui, comme autrefois.


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Siloë Reynolds
J'ai vingt huit ans et je vis à Wellington, Nouvelle Zélande. Dans la vie, je suis éditrice et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple depuis deux ans mais je ressens des sentiments pour mon colocataire et je le vis plutôt mal car je ne sais pas comment m'en sortir..


née à Wellington et a un frère plus âgé qu'elle ○ en couple depuis deux ans mais se fait battre par son petit ami ○ travaille comme secrétaire d'édition depuis quelques semaines ○ émotive, parfois fleur bleue, croit au grand amour ○ est très proche de son grand frère, la famille est ce qu'il y a de plus important pour elle ○ toujours été brillante dans sa scolarité ○ adore le café, les séries et la glace ○ est inscrite à une salle de sport ○ ne fume pas, ne mange pas de poisson ○ adore lire et les animaux.


avatar ©️ SHIYA


Tu étais actuellement épuisée et, très franchement, tu rêvais de pouvoir t’allonger dans un lit et de dormir. Tu rêvais aussi d’un bon bain chaud mais tu supposes que tu devrais attendre pour cela. Ce n’était pas le moment pour et tu ne penses pas que tu aurais le loisir de le faire durant ce voyage. Tu ne venais pas en vacance mais bel et bien pour aider Nolan et sa famille. C’était pour cela qu’il t’avait proposé de venir. Tu eus un rire amusé à ses mots. Tu savais qu’il plaisantait et heureusement. « Tu n’en es pas un, je suis sûre. » En tout cas, à tes yeux, il ne l’avait jamais été, même s’il avait pu se considérer ainsi quelques fois. Tu lui avais d’ailleurs reprocher de se rabaisser à ce sujet, n’appréciant pas vraiment. Peut être que pour Candice il l’avait été, d’ailleurs, tu te demandais toujours pourquoi elle était revenue alors que tu ne penses pas qu’elle serait capable de faire ce que tu avais fait pour Nolan depuis que tu étais là. Sans aucune prétention bien sûr.

Tu chassais cette femme de ta tête, te concentrant finalement sur Sally et les inquiétudes de Nolan à son sujet. Tu fus tout de même rassurée du fait que son oncle aille bien, du moins que son état était stable. C’est que cela n’avait pas empiré dans ce cas. « Je suppose qu’elle ne t’as rien dit ? » Sinon, Nolan ne se poserait pas la question. « Je pense qu’elle a peur pour son père et puis, elle doit avoir beaucoup à gérer. » Tu ne la connaissais pas mais ça ne devait pas être simple. Gérer son père, sa fratrie.. tu n’osais pas demandé concernant la mère de la jeune femme mais il semblerait qu’elle ne soit pas présente alors tu t’abstenais. « Non ce serait avec plaisir de connaître davantage ta cousine tu sais. Je peux essayer d’en savoir plus mais.. les femmes aiment se confier des choses entre elles alors peut être qu’elle ne voudra pas que je t’en parle. Mais je te dirais s’il y a quelque chose de grave. » Oui, les hommes aimaient aussi se confier entre eux, c’était plus simple et ils n’aimaient pas forcément que les femmes soient au courant. C’était pareil pour les femmes avec les hommes. Cela te ferait plaisir de pouvoir écouter la jeune femme et de l’aider peut-être. Elle pourrait également t’aider enfin, rien ne dit que celle-ci t’apprécierait déjà. Enfin, puisqu’elle était de la même famille que Nolan, elle devait être adorable.

Vous étiez finalement arrivé à l’hôpital où tu avais donc pu rencontrer la jeune femme. Une fois dans la chambre, tu les laissais s’installer alors que tu écoutais l’histoire de Nolan sur ses yeux. Tu fronçais les sourcils car, tu n’étais pas au courant de cela. Si tu l’aurais été eh bien.. tu ne pouvais rien faire car c’était du passé mais, tu aurais pu pousser le jeune homme afin de savoir s’il y avait quelque chose à faire. Pas que son handicap te dérangeait, loin de là. Tu rejoignais en tout cas sa cousine dans ses pensées. « Ce n’est pas trop tard pour savoir s’il y a quelque chose à faire. » au contraire, mais tu ne savais pas si Nolan le souhaiterait. Il voulait d’abords que son oncle aille mieux. C’était son choix et tu n’eus pas le temps d’en discuter davantage que Sally parlait finalement de vous deux. Tu ne savais pas trop quoi dire, surtout ici alors tu abrégeais la conversation. Nolan proposait que tu rentres chez Sally te reposer un peu avec la jeune femme pendant qu’il restait là. « Je peux aussi rester là si vous voulez. » Mais Nolan souhaitait rester et tu comprenais son besoin d’être auprès de son oncle. « N’hésites pas à m’appeler. » Tu les laissais tous les deux se prendre dans les bras alors que tu n’osais pas trop t’approcher ni le toucher. Tu t’éloignais donc avec la jeune femme.

Tu récupérais les valises car tu supposes qu’elles seraient mieux à la maison que à l’hôpital de toute façon. « Tu sais, j’ai aussi un frère et il est assez.. épuisant parfois alors je connais ça. » Tu lui disais en rigolant et en pensant à Connor. C’est vrai qu’il t’épuisait même si c’est sûr que cela n’avait probablement rien à voir avec elle et sa famille. Tu suivais la jeune femme jusqu’à la voiture de celle-ci avant de déposer vos bagages dans le coffre et de t’installer sur ton siège. « Ils s’appellent comment ? Et ils ont quel âge ? » Tu demandais même si elle devait être plus jeune que toi, mais la plus vielle de sa famille quand même. Toi, tu étais la plus jeune de la famille, bien que vous n’étiez que deux de toute façon. « Je trouve ça super d’avoir une grande famille.  » Tu n’aurais pas été contre, même si tu étais déjà très heureuse d’avoir ton frère. La preuve, il avait été là après que tu te sois fâchée avec Nolan. Tu aurais été dans bien pire état si cela n’avait pas été le cas. « Vous avez l’air d’être proche avec Nolan en tout cas. Il ne m’as pas beaucoup parlé de sa famille enfin.. il m’as dit qu’il est plutôt solitaire depuis son handicap. » C’était pour cela sûrement qu’il ne t’avait pas beaucoup parlé de sa famille et ses proches. « Désolée.. je dois beaucoup parler. » Tu lui disais en rougissant et regardant le paysage à l’extérieur puisque tu n’avais jamais visité Chicago. Tu aurais aimé le faire dans d’autres circonstances mais ce n’était pas grave.







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Sally River-Johns
J'ai 22 ans ans et je vis à Chicago, Amérique. Dans la vie, je suis réceptionniste à temps plein dans l'hôtel du groupe Warren et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma dévotion totale pour ma famille, je suis célibataire depuis toujours et je le vis plutôt normalement, je pense.


Pense-bête (famille de Sally) David, son père (43 ans), ainsi que sa fratrie (dont elle a la charge) : Soren (20 ans); les jumelles Kelly et Kylie (17 ans) ; Adrian (15 ans) ; Loïs (14 ans) ; les faux-jumeaux Delillah et Donovan (11 ans) ; et le petit Louis, le cadet (8 ans).


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Je conduisais Siloë au véhicule de papa, stationné sur le parking de l’hôpital. J’étais enchantée de passer un peu de temps seul en compagnie de cette jeune femme charmante, encline à nous découvrir. Et cela me changeait considérablement de Candice qui, comme elle m’y avait habituée par le passé, n’avait toujours pas daigné quitter sa Nouvelle-Zélande natale pour accompagner Nolan. Quel monstre d’égoïsme, cette fille. Je songeais soudainement, particulièrement lorsque je me rappelais la cécité nouvelle de mon cousin. Je lui en voulais de nous l’avoir caché, du reste, mais je savais, paradoxalement que je ne ferais pas d’esclandre sur le sujet. Nolan avait fait son choix en son âme et conscience, au même titre que sa volonté de rester infirme, et je refusais de l’entendre claquer la porte comme Julian l’avait fait la journée précédente. Je ne tenais pas à provoquer une dispute, bien malgré moi. Je n’étais pas dotée de mauvaises intentions, du reste : j’étais juste bien incapable de m’exprimer convenablement, comme me l’avait si bien reproché mon patron. Je chassais immédiatement son souvenir, craignant de me remettre à pleurer pour lui, optant de me concentrer sur les paroles de Siloë, qui m’apprenait qu’elle avait un frère également, et qu’il était assez épuisant parfois.

_ Plus jeune que toi ?

Je m’enquerrais avec légèreté, n’imaginant pas qu’il puisse être en réalité l’aîné. Comment l’aurais-je pu, du reste ? Aucun détail ne laissait à penser qu’il était plus âgé que la jeune femme. Je supposais donc qu’elle comprenait ce qu’était la gestion de cadet, même si elle n’en n’avait qu’un. Nous arrivions ensuite à la voiture, où je l’aidais à ranger les bagages dans l’immense coffre. Je les calais avec des cartons de marchandises que papa n’avait pas eu le temps de décharger avant son infarctus, d’ailleurs. Ainsi, j’eu la certitude qu’ils ne glisserait pas durant le trajet, même si je ne comptais pas conduire vite en pleine heure de pointe. Elle m’interrogea ensuite sur les noms et âges de mes frères et sœurs, pendant que j’attachais ma ceinture de sécurité. Je riais d’avance en sachant qu’elle aurait bien besoin de prendre des notes pour tout retenir, tant ma fratrie était grande.

_ Prépare-toi, nous sommes partie pour une liste de huit personnes. Je l’informais, comme une mise en garde en amont de ma réponse. _ Il y a Soren qui a vingt ans ; les jumelles, Kelly et Kylie, qui ont dix-sept ans ; Adrian qui a quinze ans ; Loïs qui a quatorze ans ; Les faux-jumeaux, Delillah et Donovan, qui ont onze ans ; et le petit dernier, le petit Louis, qui a huit ans.

C’était pénible pour les gens de ne pas confondre, de ne pas oublier. Je ne comptais donc pas sérieusement sur elle pour tout avoir retenu d’un seul bloc.

_ Tu pourras toujours leur demander en cas d’oublie. Je lui précisais immédiatement, clin d’œil à l’appui, tandis que je glissais la clef dans le tableau de bord pour démarrer le moteur. _ Ils se feront un plaisir de te le rappeler.

Il y avait bien des mises en garder particulières, concernant certains d’entre eux, notamment Soren, mais j’estimais que j’avais le temps de lui indiquer en plus d’une demi-heure de trajet. Elle me formula son enthousiasme d’avoir une grande famille. Je riais quelque peu, dissimulant ainsi mon avis divergent. Ce n’était pas génial quand vous en aviez l’entière responsabilité. Vous passiez à côté de votre propre existence, faisant des choix souvent à l’encontre de vos propres désirs. Je pensais particulièrement à Julian, en me faisant cette réflexion. Je l’avais rejetée parce que je pensais qu’il serait une charge en trop dans ma vie, dans ma situation présente. Or, j’avais tout faux. J’avais la chance de connaître un homme qui me voyait au delà d’un fantasme sexuel, au delà d’un poste de réceptionniste, et je l’avais perdu pour toujours.

_ Ce n’est pas si génial, tu sais. Je me laissais aller à lui répondre, tentant de m’insérer dans la file des automobilistes quittant le parking. _ C’est énormément de responsabilités, surtout en tant qu’aînée n’ayant plus sa mère. Et cela va sans doute te paraître horrible ce que je vais te dire mais bien souvent, je regrette de ne pas être une fille unique.

Je soupirais tristement, consciente de ma monstruosité soudaine. J’aimais ma fratrie, du plus profond de mon cœur, mais je la tenais aussi pour responsable du désastre que j’avais provoqué avec Julian. Si je n’avais eu que mon chagrin à gérer, j’aurais acceptée l’aide de mon patron sans réfléchir, et je ne pleurerais pas son absence totale dans ma vie. Une constatation qui me brouilla les yeux de larmes, pendant que Siloë m’offrait la grâce de changer de sujet. Il était préférable de parler de Nolan, effectivement. Elle n’avait pas besoin de me soutenir dans mes propres bêtises, que j’assumais pleinement.

_ Oui. Avant qu’il ne me donne plus de ces nouvelles, on faisait souvent des sessions skype tout les deux. Je déclarais à son amie, qui me semblait être aussi proche de lui que moi-même. _ Il a été un grand soutien pour ma famille au divorce de mes parents. Ma force, c’était dans lui que je la puisais. Puis un jour, il a rencontré Candice, et cette connasse a tout fait pour l’éloigner de nous encore plus. Je pensais même que c’était elle qui lui avait interdit de me fréquenter. Ce que j’aurais préféré, du reste. _ Mais désolé, peut-être que c’est une amie à toi.

Je n’y songeais que soudainement. Rien n’assurait qu’elle n’était pas copines, toutes les deux. Ni qu’elle ne l’avait pas remplacée au pied levé pour accompagner Nolan. J’étais donc sincèrement confus si c’était le cas, ne souhaitant pas qu’elle me déteste pour ce détail.

_ Et non, t’inquiète pas. Ça me fait du bien d’entendre quelqu’un parler. Je la rassurais, tandis qu’elle s’excusait de faire preuve de bavardage intempestif. _ Je me sens tellement seule depuis que papa est dans le coma, depuis que… Je m’interrompais, bloquant le prénom de Julian, qui menaçait de franchir mes lèvres. _ Tu connais Nolan depuis longtemps ? Je l’interrogeais à la place, bien curieuse de découvrir ce qu’il se tramait réellement entre eux. _ Vous avez l’air à la fois proche et distant, c’est très étrange. Est-ce que tu es amoureuse de lui et que tu n’oses pas lui avouer ? Parce que si c’est le cas, il ne faut pas hésiter. Nolan a aussi l’air très amoureux de toi.

Je n’en savais rien, réellement. Je prêchais du faux pour obtenir des révélations. Ce n’était pas la meilleure attitude à adopter, je l’avoue, mais j’avais bien sentie dans la chambre un malaise. Je me fiais donc à cet instinct pour obtenir des réponses à ces questions qu’ils avaient rejetées précédemment, communément.


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Siloë Reynolds
J'ai vingt huit ans et je vis à Wellington, Nouvelle Zélande. Dans la vie, je suis éditrice et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple depuis deux ans mais je ressens des sentiments pour mon colocataire et je le vis plutôt mal car je ne sais pas comment m'en sortir..


née à Wellington et a un frère plus âgé qu'elle ○ en couple depuis deux ans mais se fait battre par son petit ami ○ travaille comme secrétaire d'édition depuis quelques semaines ○ émotive, parfois fleur bleue, croit au grand amour ○ est très proche de son grand frère, la famille est ce qu'il y a de plus important pour elle ○ toujours été brillante dans sa scolarité ○ adore le café, les séries et la glace ○ est inscrite à une salle de sport ○ ne fume pas, ne mange pas de poisson ○ adore lire et les animaux.


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Tu parlais avec Sally de sa famille, mais également de ton frère. Oui, tu avais un frère et non pas une grande famille mais, vu comment Connor se comportait avec toi quelques fois, tu trouvais que c’était bien mieux ainsi. Tu n’avais pas forcément envie d’avoir d’autres frères et sœurs sur le dos pour te protéger, bien que tu appréciais quand même que ton frère le fasse. Autant il pouvait se montrer agaçant, autant, tu l’aimais. « Non, on a quatre ans d’écart. J’ai vingt huit ans et il en a trente deux. Mais j’ai toujours été sa petite sœur alors, il a toujours eu tendance à être trop protecteur. » Et si ton frère ne l’était pas alors.. c’est que quelque chose ne tournait pas rond. Non, tu étais toujours passée en première, de quoi faire enrager certaines copines de ton frère auparavant. Tu écoutais donc la jeune femme te parler de sa famille. En effet, elle était longue et il serait difficile pour toi de tout retenir. Non pas que tu n’étais pas très douée avec les prénoms, au contraire. Seulement, quand il y avait trop de prénoms alors cela devenait plus dur. « En effet, c’est une grande famille que tu as là. Je pense que je leur demanderai oui, je ne suis pas certaine de retenir tout. Ou il faut faire comme à l’école, mettre des papiers. » Tu disais en rigolant et en espérant pouvoir faire rire la jeune femme puisque Nolan t’avait dit qu’il sentait qu’elle n’allait pas très bien. Il la connaissait mieux que toi.

Tu hochais la tête aux mots de la jeune femme. Tu voyais ce qu’elle voulait dire. Elle répondait en même temps à ta question concernant sa mère, que tu n’osais lui demander. Elle avait donc probablement pris le rôle de celle-ci en voulant être présente pour toute la famille et faire au mieux. Elle ne pouvait pas toujours faire au mieux malheureusement. « Oui bien sûr, mais je suis sûre que malgré tout ça, tu les aimes quand même. » Bien sûr car, sinon, elle ne se donnerait pas tant de mal que ça pour sa famille. « Tu as mon numéro maintenant alors.. si jamais un jour tu as envie de parler car tu as un coup de blues ou quoi, n’hésites pas. » Bien sûr, il y avait le décalage alors, tu ne pourrait peut être pas répondre aussi vite ou à la seconde mais tu ferais en sorte d’être là.

La discussion avait dévié sur Nolan et sur la relation qu’elle avait avec lui. Il est vrai que tu n’avais pas entendu parlé de la jeune femme avant que le jeune homme ne te demande de l’accompagner. Ce n’était pas parce qu’il ne l’aimait pas, tu avais pu le voir d’ailleurs. Non, cela venait plutôt de son handicap. « Je comprends.. Tu sais, maintenant qu’il t’as avoué pour son handicap, je pense qu’e vous pourrez reprendre contact comme avant. Sinon, je pourrais y veiller en tout cas. » Tu voyais bien que les deux s’aimaient, comme des cousins/cousines bien sûr. Ils avaient besoin de l’un et de l’autre, malgré les kilomètres. C’était important d’avoir une famille sur qui compter. Sally te parlait de Candice et tu fus rassurée quelque part qu’elle ne l’apprécie pas. Elle n’avait pas l’air du tout de la porter dans son cœur. « Non t’inquiètes pas, c’est tout le contraire qu’une amie et.. je l’ai rencontrée que récemment. » En revanche, tu étais sûre que Candice ne serait jamais une de tes amies. Et vice versa. Peut être que la jalousie parlait mais, tu n’avais rien à voir avec cette fille.

Tu espérais ne pas déranger la jeune femme, ce n’était pas ton but et tu te demandais même si tu parlais trop. Tu fronçais les sourcils quand tu eu l’impression qu’elle allait te dire quelque chose avant de se retenir. « Depuis que quoi ? » Tu reprenais ses mots, espérant que la jeune femme t’en dise davantage. Tu pourrais savoir ce qui la tracassait. Seulement, la conversation déviait sur toi et Nolan et tu rougissais. « En fait je vis en colocation avec lui et mon frère, qui est son meilleur ami. Je ne sais pas si tu le connais ou s’il t’en a parlé, il s’appelle Connor. Je vis avec eux depuis deux mois maintenant. » Le temps passait vite quand même, tu réalisais.

Les choses, ou plutôt la discussion devenait plus personnelle. Tu rougissais davantage, n’étant pas certaine des paroles de la jeune femme concernant les sentiments de Nolan. « Je.. C’est.. Enfin c’est compliqué disons entre nous, oui. » C’était probablement pour cela que Sally avait senti que vous étiez distants tous les deux. Tu étais un peu nerveuse car tu n’avais jamais parlé de tes sentiments à quelqu’un. « J’ai des sentiments pour lui mais on est pas vraiment ensemble enfin.. j’ai quelqu’un dans ma vie mais cette personne n’est plus bien pour moi. » Tu marquais une pause, prenant une inspiration. « Ce n’est plus la même personne il est devenu violent.. depuis quelques temps. » Tu sentais les larmes te monter alors que tu les retenais. Tu étais fatiguée également et cela ne devait pas t’aider. « Si on est distant c’est que.. nous nous sommes disputés le soir avant que tu n’appelles. Candice est revenu aussi, ce soir là et il est sorti avec elle. Il n’est pas rentré de la nuit. Il a dû passé la soirée avec elle enfin, on a pas trouvé de moment de parler depuis cette dispute. » Nolan s’était fait agressé puis il y avait eu l’appel de Sally, le voyage ici et vous ne vous étiez pas retrouvés seul, rien que tous les deux depuis ce moment. « Enfin je pense qu’il s’est remis avec elle, elle voulait une autre chance alors voilà.. C’est trop tard. » Trop tard car tu l’avais perdu.








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Sally River-Johns
J'ai 22 ans ans et je vis à Chicago, Amérique. Dans la vie, je suis réceptionniste à temps plein dans l'hôtel du groupe Warren et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma dévotion totale pour ma famille, je suis célibataire depuis toujours et je le vis plutôt normalement, je pense.


Pense-bête (famille de Sally) David, son père (43 ans), ainsi que sa fratrie (dont elle a la charge) : Soren (20 ans); les jumelles Kelly et Kylie (17 ans) ; Adrian (15 ans) ; Loïs (14 ans) ; les faux-jumeaux Delillah et Donovan (11 ans) ; et le petit Louis, le cadet (8 ans).


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Je m’étais trompée, effectivement : son frère était plus âgé qu’elle. Et c’était justement parce qu’il l’était, qu’il était trop protecteur à son encontre, au point même de lui semblait épuisant à l’occasion. Je le comprenais parfaitement : Soren lui-même lui donnerait raison, tant il me reprochait d’être constamment derrière son dos. Mais paradoxalement, je regrettais de ne pas bénéficier de telles attentions, moi également. Personne dans ma famille ne se souciait à ce point là de mes relations, de mon bien être. Personne n’était suffisamment observateur pour déceler que mes larmes ne coulaient pas qu’au sujet de notre père, toujours désespérément inconscient dans son lit d’hôpital. Je me surprenais donc à envier quelque peu Siloë, qui me semblait soudainement bien plus chanceuse que moi au sujet de la famille.

_ Cela doit être génial d’avoir quelqu’un qui se soucie autant de toi.

Je lui confiais naturellement, souriante, optant volontairement de lui rester charmante. Elle n’y était pour rien si j’étais l’ainée d’une famille nombreuse, après tout. Il ne m’aurait de ce fait servit à rien de lui faire payer mes petites frustrations, tandis que nous apprenions à faire connaissance. Elle me confirma qu’elle ne saurait pas retenir tous les prénoms de ma grande famille. Je ricanais quelque peu, amusée. Ce n’était pas grave. Et son idée des petits papiers comme à l’école n’était pas si bête qu’elle ne pouvait le paraître, au contraire.

_ Je pense que les plus jeunes n’y verraient aucun inconvénient. Je lui confiais, le rire aux lèvres. _ Les plus grands, par contre, je les soupçonne d’être capable d’écrire n’importe quoi pour t’induire volontairement en erreur.

C’était des taquins, les adolescents River-Johns. Moi-même je n’étais jamais contre une bonne blague de temps-à-autre. Cependant, en ces temps difficiles, je savais que je leur interdirais ce genre d’initiative. Siloë était là pour nous faciliter la vie, en compagnie de Nolan, et il était donc de notre devoir de lui faciliter également.

_ Je leur dirais d’éviter de te compliquer la tâche, cependant. Je l’informais à la suite, plus sérieusement. _ Je n’ai pas envie que ton séjour chez nous soit plus pénible qu’il ne puisse l’être déjà.

Elle arrivait dans une famille inconnue. Elle avait donc besoin d’être accueillie comme il se doit, de sorte de se sentir chez elle tout le long de son séjour. Le sujet dévia ensuite sur notre avis commun quant au fait d’avoir une famille nombreuse. Siloë trouvait génial d’avoir une telle fratrie. Moi pas. Je rêvais souvent d’être une fille unique, et je me sentais honteuse de lui admettre le monstre que je pouvais être en formulant un tel désir impossible. Mais pouvais-je taire mes souffrances plus longuement ? Je ne le croyais plus, non. J’étais arrivé à un stade de ma vie où je prenais conscience de ne plus en profiter, de me sacrifier pour ma famille, et je voulais que quelqu’un l’entende. Siloë m’affirma que cela ne changeait rien à l’amour que je leur portais. Et c’était vrai. Cette mauvaise passe n’influençait pas mes sentiments que je leur vouais depuis toujours. Je cherchais uniquement à retrouver le parfait équilibre pour ne plus me sentir constamment broyée par ma fratrie. La jeune femme me souligna ensuite que j’avais son numéro, à présent, et que je pouvais l’appeler si j’avais un coup de blues à l’avenir. Je me retenais de la serrer dans mes bras, émue par cette proposition, bien que la voiture ne bougeait pas beaucoup depuis notre départ du parking. Je me retenais parce que l’habitacle de celle-ci n’était pas l’endroit idéal, de prime abord, mais également parce que j’ignorais si mon geste serait bien apprécié.

_ Merci Siloë. Je lui soufflais, me permettant de lui offrir un sourire sincère en ponctuation de ces mots sincères. _ Je n’ai jamais eu de femme avec qui échangeait dans mes moments de doutes. Je suis contente de savoir que désormais j’en aurais une pour m’aider, à distance.

Il y aurait le décalage horaire à prendre en considération, c’est un fait. Mais cela n’était rien à côté de cette chance qu’elle m’offrait. Nous arrivions ensuite au sujet de Nolan, de ma relation avec lui. Je racontais à ma nouvelle amie que nous étions proches avant l’arrivée de Candice dans sa vie, que mon cousin était ma source de force mentale. Elle me certifia que le temps du contact rompu était résolu, maintenant que je connaissais sa véritable motivation à ne plus me contacter, et elle avait entièrement raison. Plus rien ne nous l’empêcherait, si ce n’était sa vue absente. Elle précisa même qu’elle y veillerait personnellement.

_ Tu es un ange, Siloë. Je lui confiais avec douceur, sincérité. _ Tu ne me connais que depuis dix minutes, et tu es déjà pleine de bonté envers moi, envers ma famille. C’est formidable que Nolan ait eu l’idée de t’amener avec lui.

Je le pensais vraiment, du plus profond de mon cœur. Cette jeune femme était mille fois plus merveilleuse que Candice ne l’était, et j’étais enchanté d’avoir sa compagnie bienveillante. Elles n’étaient pas amies toutes les deux, d’ailleurs. C’était parfait. Elles n’avaient rien en commun, de toute façon, le contrait aurait donc été étonnant. Quant à Nolan, j’étais convaincu qu’il serait bien plus heureux avec elle que celle qu’elle venait à peine de rencontrer.

_ Que Dieu t’épargne de la côtoyer plus, alors. Je lui confiais, avec humour. _ C’est une véritable garce. Elle a toujours la bouche remplie de venin et je suis sûre que Nolan ne doit pas être totalement heureux avec elle.

Les choses à ce propos n’étaient pas très claires, pour le moment. Elle n’était pas avec lui, il n’en avait pas parlé, mais cela ne sous-entendait pas foncièrement qu’ils étaient séparés. J’attendais donc d’en avoir la confirmation pour me permettre de me réjouir de cette pensée. Siloë remarqua ma phrase que j’avais avortée, quant à ma solitude. Je me mordais la lèvre d’hésitation, avant de me rappeler qu’elle s’était précédemment dévouée à m’écouter en cas de coup de « blues ».

_ Je… Je bafouillais tout d’un coup, assez mal-à-l’aise à l’idée de me confier ouvertement à cette femme pleine d’expérience. _ Je… J’ai eu ma première relation avec un homme récemment, mon patron. Et… Hier il est venu me voir à l’hôpital, pour me soutenir au sujet de mon père. Je lui confiais, omettant volontairement des détails que j’estimais superflus pour le moment. _ Je l’ai repoussé, mais pour de mauvaises raisons, et on s’est disputés assez violemment. Mon cœur se serrait douloureusement dans ma poitrine, tant je m’en voulais encore d’avoir aussi mal agit avec lui. _ Il a décidé de ne plus jamais me fréquenter, aussi bien professionnellement que personnellement, et j’en souffre terriblement. Je crois que je l’aime. C’est mal, non ? C’est mon patron ! Je n’ai pas le droit de ressentir ça pour lui.

Je m’étais fais la remarque dès son départ, dès que mon cœur s’était brisé en mille morceaux. Il avait déjà volé mon cœur, et je me trainais comme une âme en peine depuis qu’il m’avait exclu de sa vie. C’était de ma volonté, du reste. Je ne revenais pas là-dessus. Mais je ne pensais pas qu’il prendrait la décision de me chasser même de ces relations professionnelles. Je pensais qu’il s’en contenterait, tout comme moi. Oui, j’espérais pouvoir le garder partiellement, et j’avais tout perdu irrémédiablement. Ce qui ne manquait pas de me faire pleurer comme à chaque fois que je l’admettais. C’était pour ça aussi que je changeais de sujet, rapidement. Il ne servait à rien que je me lamente sur mes erreurs. Je préférais découvrir la relation entre mon cousin et cette femme, bien que j’étais très loin de deviner que j’allais mettre le pied dans une histoire aussi compliqué que dramatique. Siloë était amoureuse de mon cousin, mais elle restait en couple avec cet homme qui la frappait. C’était terrible. Il fallait qu’elle en informe Nolan, rapidement. Il fallait aussi qu’ils éclaircissent cette dispute qu’ils avaient eue, suite au retour de Candice après leur rupture. Ils ne pouvaient pas restés sur des non-dits. Je décidais donc de me stationner dès qu’une place libre s’offrait à moi, avant de couper le moteur pour me tourner vers elle.

_ Ne pleure pas, Siloë. Les choses vont s’arranger. Je lui soufflais convaincue, bouleversée par son histoire, ma main caressant doucement son bras le plus proche de moi. _ Déjà, pour connaître Nolan, je sais que si tu es ici aujourd’hui, c’est parce que tu es sûrement plus importante que cette peste de Candice. Il ne serait pas venu en ta compagnie si je me trompais, j’en suis persuadée. Maintenant, il faut que tu lui parles. Il faut que tu prennes le taureau par les cornes et que tu lui parles de tes sentiments, de la situation que tu traverses avec ton petit-ami. Il peut t’aider. Et je suis certaine qu’il n’est sorti avec cette Candice que pour te faire enrager, parce qu’il n’a sûrement pas apprécier que tu ne lui dises pas ouvertement ce qui est flagrant même pour moi. Vous vous aimez, c’est évident. Je l’ai sentie à la seconde où vous êtes arrivés. Je marquais une pause. _ Siloë, ne reproduit pas mes erreurs, s’il te plaît. J’ai évité Julian parce que j’avais peur, parce que je manquais de confiance quant à ses réactions à mon sujet, et je l’ai perdu pour toujours. Ne gâche pas cette opportunité que la vie te donne ici, à Chicago. Dès que tu as un moment en tête-à-tête avec lui, dis-lui tout.

Il le fallait. Il fallait qu’elle évite ma situation. Si elle se taisait, elle prenait non seulement le risque de mourir des coups de ce connard, mais également de passer à côté d’une vraie histoire d’amour. Nolan était un type bien, comme Julian. Il ne fallait pas qu’elle le laisse filer comme j’en avais commis la grossière erreur. Il fallait qu’elle lui avoue ses sentiments, ses craintes quant à son petit-ami, et tout s’arrangerait. Cela ne pouvait que s’arranger, n’est-ce pas ?


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Pigeon



Siloë Reynolds
J'ai vingt huit ans et je vis à Wellington, Nouvelle Zélande. Dans la vie, je suis éditrice et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple depuis deux ans mais je ressens des sentiments pour mon colocataire et je le vis plutôt mal car je ne sais pas comment m'en sortir..


née à Wellington et a un frère plus âgé qu'elle ○ en couple depuis deux ans mais se fait battre par son petit ami ○ travaille comme secrétaire d'édition depuis quelques semaines ○ émotive, parfois fleur bleue, croit au grand amour ○ est très proche de son grand frère, la famille est ce qu'il y a de plus important pour elle ○ toujours été brillante dans sa scolarité ○ adore le café, les séries et la glace ○ est inscrite à une salle de sport ○ ne fume pas, ne mange pas de poisson ○ adore lire et les animaux.


avatar ©️ SHIYA


Tu parlais de ton frère avec Sally. Connor. C’était un sacré cas tout de même ton frère. Oui, c’était super d’avoir quelqu’un qui se soucie de toi mais parfois, c’était lourd. Ton frère se mêlait parfois de tout. Lorsque tu étais plus jeune, il avait tendance à se mêler de tes relations lorsque cela ne lui plaisait pas. Lorsque cela ne lui correspondait pas. Tu t’étais déjà disputée avec lui à ce sujet et il le faisait moins, tu approchais de la trentaine en même temps et tes besoins envers ton frère étaient moins présent. Tu n’étais plus la petite fille. « Oui c’est vrai mais parfois il en fait trop enfin je l’aime comme ça. » Et ça ne changeait rien à l’amour que tu lui portais mais il était parfois chiant. Ceci dit, Connor devait se dire la même chose de toi par moment.


Tu essayais de noter et de retenir les noms des enfants de la famille de Sally mais tu devais avouer que c’était difficile pour toi. Tu ne les avais pas vu alors peut être qu’une fois que tu aurais vu leur tête et que tu aurais pu mettre un prénom sur chacune d’elles ce serait plus simple. « C’est vrai oui, chacun peux écrire n’importe quoi dessus mais ça devrait aller. » Tu lui disais avec un sourire. « Et non, ce n’est pas pénible ne t’en fais pas. Je suis contente de pouvoir aider. » Bien sûr que non cela n’était pas pénible, tu ne serais jamais venue ici sinon. Bon c’est vrai que tu aurais pu refuser puisque tu t’étais disputée avec Nolan mais tu n’étais pas ainsi. Tu étais toujours de celles à aider les autres. C’était pour cette raison également que tu avais proposé à Sally de te contacter si jamais elle avait un soucis ou un besoin un jour. Certes, vous étiez loin mais, tu avais parfois besoin d’une femme, d’une amie à qui parler. Chose que tu n’avais pas à Wellington. « Je comprends.. J’ai besoin de parler parfois et les garçons ce n’est pas pareil. » Tu lui disais avec un petite rire. Non, tu ne pouvais pas parler de certaines choses avec ton frère malheureusement.

Tu souriais aux compliments de la jeune femme à ton égard. Un ange ? Tu ne penses pas mais en tout cas si tu pouvais faire quoique ce soit pour les autres, tu étais là. « C’est gentil mais tu sais je le suis qu’envers les personnes qui le méritent. » Nolan et Sally le méritaient, ainsi que sa famille d’ailleurs. Il semblerait aussi que Sally ne porte pas Candice dans son cœur et tant mieux car toi non plus. Tu pouvais parler de cette femme avec quelqu’un au moins. « Je ne pense pas que ce sera le cas sauf si, elle vient voir Nolan mais on ne pourra jamais être amies. » Tu n’en avais pas envie et tu ne penses pas avoir fait bonne impression auprès de la jeune femme. Et puis zut, tu n’avais plus envie de parler de cette Candice.

Tu questionnais Sally afin de savoir ce qu’elle avait voulu te dire avant de se retenir. Tu voulais qu’elle sache que si elle voulait se confier alors, tu étais là. Tu ne la forçais en rien, bien entendu. Il semblerait que la jeune femme ait aussi une peine de cœur et envers son patron. Tu ne pouvais pas la juger car, tu étais amoureuse d’un homme violent, bien qu’il ne l’était pas avant. De plus, tu le trompais avec ton colocataire. « Je comprends.. pourquoi est-ce que vous vous êtes disputés ? » Tu lui demandais afin d’en savoir un peu plus. « Ce n’est pas mal tu sais. Oui, c’est ton patron mais on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Tu aurais pu le rencontrer par hasard dans un bar, un parc ou bien un autre endroit et tombée amoureuse de lui. Et tu aurais eu l’entretien ensuite mais ça aurait été trop tard. » Oui car elle aurait pu le rencontrer avant d’avoir cet entretien, sans savoir que c’était lui qui recherchait quelqu’un. Puis, elle n’était pas la première à avoir une relation avec un collègue. Ou son patron. « Tu devrais aller le voir tu sais, rien que pour vous expliquer déjà je pense. Tu devrais lui parler de ce que tu ressens et tes peurs, c’est mieux que de rester sur des non dits puis toute façon, tu devras le voir puisque tu travailles pour lui. » Elle ne pourrait malheureusement pas l’éviter très longtemps. Même si les deux ne se parleraient plus, ils devront malgré tout se côtoyer.

Tu vis Sally se garer, c’est vrai que c’était plus simple pour discuter, surtout que vous parliez de sujets sensibles. Tu relevais la tête vers elle, lui adressant un sourire rassurant. « Je ne sais pas si c’est pour cette raison tu sais.. Il avait besoin de quelqu’un pour l’aider et Candice elle ne sait pas faire avec son handicap. » Tu lui disais en soupirant. Elle ne s’était jamais occupée de lui étant aveugle et cela ne l’avait jamais intéressée d’ailleurs. Tu chassais tes larmes de ta main afin de t’en débarrasser. « J’espère que tu as raison pour Candice mais.. il m’as dit des choses blessantes. Je ne sais pas comment il va le prendre mais je crois que tu as raison oui, je dois lui dire. J’ai juste peur de sa réaction mais.. c’est ça ou je le perds. » Du moins, tu espérais qu’il ne soit pas trop tard. « Je vais lui dire, d’accord mais uniquement si tu me promets d’aller voir Julian aussi de ton côté. Je vais essayer d’arranger les choses avec ton cousin, mais toi avec ton patron. » Oui, si toi tu essayais d’arranger les choses alors, tu voulais qu’elle le fasse également de son côté. Il fallait que vos peines de cœurs soient soignées.






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Sally River-Johns
J'ai 22 ans ans et je vis à Chicago, Amérique. Dans la vie, je suis réceptionniste à temps plein dans l'hôtel du groupe Warren et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma dévotion totale pour ma famille, je suis célibataire depuis toujours et je le vis plutôt normalement, je pense.


Pense-bête (famille de Sally) David, son père (43 ans), ainsi que sa fratrie (dont elle a la charge) : Soren (20 ans); les jumelles Kelly et Kylie (17 ans) ; Adrian (15 ans) ; Loïs (14 ans) ; les faux-jumeaux Delillah et Donovan (11 ans) ; et le petit Louis, le cadet (8 ans).


Elizabeth Lail ©️ titekaori
Je comprenais son sentiment d’oppression, au sujet de son frère. Je le comprenais parce que c’était le reproche que me faisaient souvent les aînés de ma fratrie, également. Ils trouvaient que j’étais trop souvent sur leur dos, à m’inquiéter pour eux. Et je constatais malgré moi que le cœur de mon problème se situait peut-être là, actuellement. Je me souciais tellement de leurs faits et gestes au quotidien, que j’en oubliais fréquemment de me soucier de moi, de temps à autre. Et je me rappelais soudainement cette phrase que m’avait dit Julian, au restaurant : ce n’est pas à vous de prendre son rôle sans penser à vous. Elle avait eu le don de me sortir de mes gonds parce qu’il formulait une réalité que je refusais d’admettre : je n’étais pas leur mère. Je n’avais donc ni à les materner, ni à sacrifier ma vie au détriment des leurs. Ce n’était pas moi qui les avais mit au monde. Ce n’était donc pas à moi d’attendre qu’ils soient tous heureux, ni mêmes mariés, pour enfin retrouver une jouissance complète de ma liberté. Je devais vivre dès à présent, même si j’avais gâché ma plus belle opportunité de le faire en charmante compagnie. Quelle idiote j’avais été, d’ailleurs. Des hommes comme Julian on en rencontrait un parmi des centaines, un parmi des milliers. La perle rare au milieu de la marée des salauds, et je l’avais perdu en le faisant passé pour l’un d’entre eux. Et il avait raison, du reste : si j’avais été en mesure de lui accorder ma confiance, de lui en toucher un mot, aujourd’hui la situation ne serait pas aussi désespérée qu’elle ne l’était. Nous aurions peut-être trouvé un terrain d’entente, une option acceptable. Je ne le saurais jamais, je crains. Je ne le saurais jamais d’autant plus que mon unique moyen d’entrer en contact avec mon patron, était de m’adresser à Karen, en guise d’intermédiaire. Or, je ne pouvais pas la mettre sous la confidence de la situation. Je ne pouvais pas lui avouer que j’avais couché avec lui, et que je mourrais qu’il m’ignore par rancœur de m’être servit de lui. Car oui, je le reconnaissais volontiers à présent : coucher avec lui pour l’ignorer faisait de moi une belle garce, incontestablement. Je m’étais comportée comme la pire des connasses pour de mauvaises raisons, et j’acceptais qu’il puisse me haïr totalement de lui avoir fait subir cela. Je sortais de mes sombres pensées aux paroles suivantes de ma nouvelle amie, Siloë. Elle m’expliquait que son idée des petits papiers n’était pas infaillible, comme je lui avais soulignée l’instant d’avant. C’était vrai : mes jeunes frères et sœurs étaient bien capable de la taquiner en s’inventant de nouveaux prénoms. Mais je lui confirmais que je leur interdirais de faire ça, pour que son séjour soit moins pénible. Et même si elle m’assurait du contraire, cela ne changerait rien à ma volonté de rendre leur séjour parfait. Nolan et elle méritaient d’être traités comme des princes, pour le joli service qu’ils nous rendaient en étant présent pour nous. Ils méritaient même encore mieux que cela, quand j’apprenais qu’elle était autant prête à encourager Nolan à reprendre définitivement le contact avec moi, qu’à m’écouter au téléphone si le besoin de lui parler se faisait ressentir à l’avenir. C’était très gentil de sa part. Je la remerciais sincèrement, lui confiant le bonheur que je ressentais de connaître enfin une femme envers qui trouver du réconfort. Elle avait raison, d’ailleurs : les hommes ce n’était pas pareil. J’étais donc contente que ce sentiment de bonheur soit partagé, et que cette amitié que je pressentais prenait déjà forme. Elle m’informa à mon compliment sur sa personne, qu’elle était un ange, qu’elle ne faisait ça qu’avec les gens qui le méritaient. C’était bien normal, tout le monde sur cette planète ne méritait pas autant d’attention de sa part. J’étais donc flattée d’apprendre que ma famille, moi-même, ainsi que Nolan, nous faisions parties des rares chanceux. Ce qui n’était pas le cas de Candice, une vraie connasse que je ne portais pas dans mon cœur, et que Siloë ne connaissait pas vraiment. Je lui souhaitais que leur relation reste au stade de simple connaissance, même si elle venait voir Nolan à leur appartement. Elle serait épargnée de sa présence désagréable, et de sa bouche pleine de mensonges autant que de médisances. Cette fille, elle prêchait le faux pour attirer la sympathie des gens, mais elle n’était votre amie que lorsque ces intérêts étaient en jeu. Si elle se sentait seule, elle consentait à vous fréquenter, à passer du temps en votre compagnie. Mais si elle se trouvait mieux ailleurs, vous étiez irrémédiablement oublié. Je la détestais, malgré toute la bonté que je portais à l’être humain de façon globale, et je lui souhaitais de tout cœur de ne plus jamais avoir de contact avec moi, tant je savais que je pourrais me montrer encore plus désagréable qu’envers Julian, sans me contenir de lui administrer une gifle bien sentie. Enfin, là n’était pas le sujet qui nous préoccupait le plus, et Siloë me démontra bien l’envergure de sa capacité d’écoute au sujet de Julian. Elle me demanda, d’ailleurs, le pourquoi de notre dispute à l’hôpital.

_ Mon comportement. Je lui avouais spontanément, parfaitement honteuse de l’admettre à haute voix avec plusieurs heures de retard. _ Je l’ai évitée durant des jours, suite à notre nuit ensemble, et il est venu à l’hôpital pour avoir une explication. Ce dont il avait parfaitement le droit, j’en ai conscience, mais au lieu de lui parler calmement sur mes motivations à le faire, comme une véritable adulte, je me suis emportée, et un mot en entraînant un autre, je l’ai accusé d’avoir abusé de ma situation alors que je n’en pensais pas un traitre mot.

Je lui avais souligné, du reste. Mais il n’empêchait que la violence des mots avait du faire leur effet catastrophique, et que je vivais avec mes remords. Siloë m’affirma que mes sentiments pour Julian n’étaient pas quelque chose de mal. Au contraire, elle me confiait que l’on ne choisissait pas de qui l’on tombait amoureux, que j’aurais pu le rencontrer par hasard n’importe où, et tout aussi lui vouer les sentiments que je lui portais. Elle avait raison, c’était vrai : j’aurais pu avoir mon entretien par la suite, sans savoir que nous travaillerions ensemble. Je n’aurais donc pu faire marche arrière non plus. Elle me conseilla ensuite d’aller le voir, pour que l’on s’explique. J’hochais imperceptiblement de la tête, en guise de refus. Ce n’était pas que j’étais contre l’idée de lui ouvrir mon cœur, car je m’en sentais parfaitement capable, même pour me retrouver avec une porte claquée au visage. C’était plutôt que je ne voyais pas très bien comment je pourrais arranger la situation, alors que nous souffrions d’un sérieux problème de communication lui et moi. Depuis que l’on se connaissait, tout était matière à dispute. Je craignais que l’on vive à nouveau une tornade de colère, avant de provoquer des conséquences encore plus irrémédiables. Pouvions-nous faire pire ? Là était bien la question que je me posais, cela dit. Il ne me parlait déjà plus du tout. Il ne pouvait pas aller au delà de cette décision, si ce n’était se résoudre à me licencier, n’est-ce pas ?

_ Je ne crois pas que je le reverrais, Siloë. Je lui avouais, tristement. _ Il a déclaré que je devais passé par ma collègue Karen, au sujet du travail, et il lui a transmis mes congés ainsi que ma responsabilité. Je l’ai perdu pour toujours.

C’était ainsi. C’était fini. Je préférais donc clore le débat, avant de ne trop pleurer pour conduire convenablement, en m’intéressant à la relation entre Nolan et ma nouvelle amie. Or, c’était encore pire que moi. Elle était en couple avec un homme violent, et elle craignait d’avoir perdu mon cousin depuis le retour de Candice dans sa vie. C’était terrifiant.

_ Je connais Candice. Je lui soufflais, la voiture stationnée sur le bas côté de la route, une main caressant tendrement son bras. _ Crois-moi, pour le récupérer, elle aurait été capable de bien des efforts, y compris l’accompagner dans son voyage à Chicago.

C’était évident, d’ailleurs : les manipulateurs se faisaient passés pour des êtres merveilleux, toujours là pour nous. S’il s’était remit avec elle, elle aurait fait cet effort uniquement pour le convaincre qu’elle avait changé, où qu’il avait fait le bon choix.

_ Non, tu n’es pas là comme une « roue de secours ». Tu es là parce que tu es spéciale.

J’avais appris ça avec Julian, la veille : un homme ne s’encombre pas de la présence d’une femme auquel il ne tient pas, dont il se fiche.

_ Raison de plus pour que vous discutiez sérieusement dès que vous aurez un moment de tranquillité. Je poursuivais confiante, quant à leur dispute qui l’avait blessée. _ Tu sais, sur le moment on dit des choses que l’on ne pense pas, sous la colère. Je suis donc convaincue qu’il s’en mord les doigts et qu’il croit lui-même t’avoir perdu à cause de son attitude. Nous étions de la même famille. Nous devions donc avoir également des similarités dans le comportement. _ Et oui, tu dois lui parler, mais surtout lui faire confiance. C’est ce que Julian m’a reproché, de ne pas avoir confiance en lui, et il avait raison. Alors ne fait pas cette bêtise. Ouvre-toi à lui comme tu l’as fais avec moi, et tout se passera bien.

J’avais besoin d’y croire pour elle. J’en avais besoin parce qu’elle me semblait être ma rédemption. Je tenais donc à ce que les choses s’améliorent entre eux, à défaut de s’améliorer pour moi. Elle me demanda tout d’un coup de lui promettre d’en faire de même avec Julian, en échange de sa propre conversation avec Nolan. Je ne me voyais pas tout gâcher entre eux en le refusant, égoïstement.

_ D’accord. Je te promets que je vais aller le voir pour lui parler, Siloë. Mais n’attends pas que j’aie le temps de le faire. Fais-le dès que toi tu en as l’occasion.

Si elle m’attendait, elle prenait le risque que la situation s’aggrave. Je la serrais donc dans mes bras, réconfortante, avant de reprendre la direction de la maison. Là-bas, nous n’eûmes plus le temps de discuter de ces sujets, ni d’autre chose, trop occupées par ma fratrie qui l’accueillait avec joie. Mais d’un clin d’œil complice, quand je la quittais à nouveau après avoir déposé mon cousin chez nous, je savais qu’elle tiendrait sa parole.


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