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 new-york. le bronx. blake&micah. 2004 [J!han]

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j!han
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Blake Smith
J'ai 16 ans et je vis à dans les rues du Bronx, à New-York, USA. Dans la vie, je suis un voleur professionnel qui passe son temps à détrousser les touristes aux pieds des monuments et je m'en sors des jours avec et des jours sans. Sinon, grâce à ma vie merdique, je suis une ancienne putain d'un bordel du Bronx et je le vis plutôt très mal.

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Stephen James ©️ CAPTAIN DE MON COEUR
Blake s’éveilla en sursautant, une pression sur le bras, une voix hurlée dans ses oreilles, il avait l’impression que son corps était douloureux et que sa tête allait exploser. Il avait mal, il sentait les effets de la drogue qui n’agissait plus sur son système pour lui permettre de ne pas ressentir la douleur. Et il sentait qu’il avait du mal à ouvrir les yeux. Il se secoua pourtant, parce que la pression sur son bras se fit plus forte et il redressa la tête, croisant deux prunelles d’un bleu incroyable. Il cligna des paupières en cherchant à savoir où il était, ce qu’il foutait dans un lit avec Micah et surtout, pourquoi il n’arrivait pas à ramener son bras gauche vers lui. Il fronça les sourcils en baissant les yeux et il vit immédiatement la paire de menottes à son poignet et son cœur fit une embardée. Il redressa immédiatement le dos et prit conscience de son environnement et surtout, de la présence plus qu’incroyable de Micah à côté de lui. Ainsi que de l’absence de vêtements sur lui. Il baissa les yeux sur son boxer et il serra la mâchoire. Il détestait se déshabiller et quelqu’un lui avait retiré ses fringues pendant qu’il dormait. Il baisait toujours habillé, il n’aimait pas sentir quelqu’un lui enlever ses habits, il n’aimait pas sentir le regard de quelqu’un sur lui, comme celui de Micah sur son bras. Il détourna la tête exactement au même moment, mal à l’aise. Il était rarement intimidé par une situation mais cette fois, il détestait la sensation que ce regard venait de lui procurer. Parce qu’il constata bien vite que ce que Micah regardait, c’était la marque de la seringue sur son bras. Blake se maudit, le plus âgé devait le détester de l’avoir laissé et encore, il avait l’impression qu’il n’avait pas remarqué tout ce qui avait changé sur lui. Le regard de Blake se laissa porter sur le bras gauche du garçon et il ne put supporter la vue de ce tatouage infâme. Le futur chef des Manthas serait sûrement furieux en le voyant et pourtant, il ne l’était pas encore. Il préféra reporter son attention à la paire de menottes qui les liait. « Putain, c’est des vraies ! » Ça, même un imbécile aurait pu le constater mais il n’en revenait pas. Les Manthas avaient attaché Blake et Micah ensemble. Sûrement parce que le plus jeune avait porté un peu trop d’intérêt au bien-être de l’autre pendant la soirée. Il aurait dû fermer sa tronche. Les Manthas allaient le cataloguer comme lèche pompe et Micah comme drogué. Il avait gagné sa soirée. Il essaya de tirer sur le lien qui les unissait et qui les mettait dans une sacrée galère et il essaya d’en extraire son poignet plus fin que celui de Micah. Mais il rêvait et il était en train de s’arracher la peau à tirer comme un forcené. Il ne parviendrait pas à se libérer comme ça. Il avait mal à la tête, il avait l’impression que quelqu’un lui martelait les tempes au marteau piqueur, il avait envie de se rallonger pour dormir encore pendant des heures mais un détail attira son attention au dehors. « Il fait jour ! » Décidément, captain obvious avait pris possession de son corps. Il secoua la tête pour clarifier sa pensée. « Avec un peu de chance, ils sont tous bien trop mal pour s’être levés, faut qu’on bouge, il doit bien y avoir une caisse à outils dans le garage, il faut qu’on trouve une pince, quelque chose ! » Là où les Manthas avaient été ingénieux et créatifs c’était dans le choix des mains qu’ils avaient lié. Ils avaient privé Blake comme Micah de leur main naturelle. Ils allaient devoir s’en sortir avec leur opposée. Il allait se lever, même s’il n’était pas sûr de pouvoir le faire sans être pris d’un vertige, mais il constata qu’ils allaient devoir se coordonner même pour ça. Il releva les yeux vers Micah dont il évitait le regard depuis le début. Ce réveil en fanfare lui avait permis d’oublier un instant le mal qu’il pouvait ressentir et la nausée qui lui encombrait la bouche. Il ferma les yeux un quart de secondes pour remettre ses idées en ordre et quand il les rouvrit, il tomba sur la partie du crâne que les Manthas s’étaient amusés à raser. Il baissa les yeux vers le bras du plus âgé et se mordit la lèvre pour voir son tatouage et il accentua la pression de ses dents, comme s’il cherchait à se mordre jusqu’au sang. « Tu avais raison pour l’initiation, je sais pas comme tu t’es retrouvé là mais j’veux que tu saches que je n’ai pas participé et que j’aurais aimé pouvoir intervenir. » Il se mordit la langue pour s’empêcher d’aller plus loin. Il n’était pas sûr de pouvoir lui confier ce qui s’était réellement passé hier soir parce qu’il n’était pas sûr de l’état d’esprit de Micah. Et il craignait sa réaction quand il découvrirait le tatouage. Ce qu’il ne manquerait pas de faire une fois qu’il aura repris ses esprits et qu’il ressentira les premières douleurs liées aux gravures sur la peau.





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Micah
M. Summers

J'ai 19 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis contraint à peser de la cocaïne à longueur de journée et je m'en sors mieux lorsque je pose mon masque. Sinon, grâce à ma malchance, je suis le fils du chef d'un gang et je le vis plutôt mal.

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Chris Evans ©️ Moi.
Tu ne sais plus si tu es rassuré de voir les yeux de Blake ouverts maintenant que tu y penses plus en détail. Peut-être aurais-tu préféré le trainer au sol jusqu’à l’outil qui vous permettra de couper les liens qui briment votre liberté de mouvements. Mais c’est trop tard. Ses paupières clignent, ses yeux s’habituent à la lumière et il se dresse vivement, aussi surpris que toi par la situation. Tu comprends alors que lui non plus n’était pas conscient lorsqu’il a été transporté jusque dans cette chambre inhabitée. Ton attention est trop portée à cette paire de menottes dérangeante, tu ne remarques pas la légère sensation de brûlure à ton bras. Blake exprime à voix haute ce que tu pensais tout bas. Oui, ces engins sont ceux que la police utilise. Ce n’est pas surprenant de trouver ce genre d’objet dans gang. Le nouveau semble bien plus surpris que toi. Tu as l’impression qu’il comprend seulement ce matin que les manthas sont une véritable de bande de crétins. Tu es encore heureux qu’ils ne t’aient pas fait plus de mal. À moins que tu aies oublié une partie importante de la soirée. Tu secoues la tête de droite à gauche en soupirant, la gorge serrée et la mâchoire tendue. Tu évites encore et toujours le regard de Blake sans pour autant t’empêcher de lire les marques sur son corps, à la recherche d’une histoire à décoder. Les tatouages, au premier coup d’œil, ne semblent pas en raconter. Alors tu détournes les yeux vers la fenêtre quand le plus jeune use encore de sa finesse d’esprit pour affirmer qu’il fait jour. Oui, le soleil brille, le ciel est bleu, les arbres verts. « Avec un peu de chance, ils sont tous bien trop mal pour s’être levés, faut qu’on bouge, il doit bien y avoir une caisse à outils dans le garage, il faut qu’on trouve une pince, quelque chose ! »  Tu hoches la tête machinalement pour éviter d’être trop expressif. Tu veux lui faire savoir que tu n’as aucun intérêt à papoter avec lui ce matin. Ou cet après-midi. Tu n’as aucune idée de l’heure qu’il est. Les aiguilles pourraient très bien pointer midi. Le garçon s’agite pour sortir du lit, il fait un geste un peu trop brusque et tu tends le bras pour éviter de te faire disloquer l’épaule. Il se retourne vers toi en comprenant qu’il aura besoin de ton aide pour sortir de cette chambre. Tu baisses la tête, le cœur encore trop fragile pour faire le moindre mouvement. Jamais tu ne l’admettras mais la peur te cloue dans le lit. Tu es au quartier général alors que tu devrais être chez toi, dans ta chambre, loin de toutes les conneries. Nombreux sont les manthas qui pioncent ici et tu es certain d’en croiser plusieurs avant de sortir d’ici. T’es en sous-vêtements. Tu ne peux pas te permettre de t’afficher dans cet état. Tu es le fils du chef, après tout. Tu sens les yeux baladeurs de Blake sur toi, tu te crispes sans t’en rendre compte et lorsqu’il prend à nouveau la parole, tu souffles tout ton air par tes narines. Tes gencives te font souffrir, loin de toi l’envie d’ouvrir la bouche. Tu tournes ta langue dans ta bouche, réfléchissant aux meilleurs mots à employer.

- Encore heureux qu’ils ne t’aient pas tatoué un truc dans le front.

Tu gémis discrètement en posant ta main contre tes lèvres pour apaiser la douleur. Puis, tu regardes enfin Blake de tes yeux de pierre, inconscient que tu lui offres un regard complètement différent. Un regard noir, blanc, de feu, de glace. Le mélange de toutes ces émotions que tu tentes de contenir derrière le masque que ton père a collé à ton visage en préparant ce faux rendez-vous. Tu fais signe au garçon de se bouger le cul. Vous devez sortir d’ici même si tu crains d’affronter la réalité. Tu le laisses pivoter vers la droite et tu le contournes pour descendre du lit du même côté que lui. Enfin debout, tes jambes te supportent de justesse. Tu souffles difficilement l’air qui obstrue ta gorge et un haut le cœur te bouscule. Tu secoues la tête négativement avant de chercher le matelas derrière toi, à tâtons. Tu retournes y poser tes fesses, le teint pâle. Entre deux nausées, tu réussis à marmonner :

- J’espère que t’as le cœur solide.

Tu te concentres pour t’empêcher de gerber. Tu ne voudrais pas te rabaisser encore plus. Pas devant un mantha même s’il essaye de te faire croire qu’il est différent. Tu poses tes deux coudes sur tes genoux, ignorant presque la paire de menottes qui force Blake à suivre tes mouvements. Et c’est là que tu le vois. Grossièrement inscrit sur ton avant-bras. Little Turd. La rougeur autour des lettres te fait comprendre que ce n’est pas un crayon feutre qui a fait ça. C’est bel et bien une aiguille. Le choc te fait perdre ta concentration. Et, quelques secondes plus tard, le plancher et les pieds de Blake accueillent ton dîner d’hier.        
   
 
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Blake Smith
J'ai 16 ans et je vis à dans les rues du Bronx, à New-York, USA. Dans la vie, je suis un voleur professionnel qui passe son temps à détrousser les touristes aux pieds des monuments et je m'en sors des jours avec et des jours sans. Sinon, grâce à ma vie merdique, je suis une ancienne putain d'un bordel du Bronx et je le vis plutôt très mal.

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Stephen James ©️ CAPTAIN DE MON COEUR
Blake n’était pas complètement idiot. Il avait remarqué que Micah avait radicalement changé d’attitude par rapport à la dernière fois qu’ils s’étaient croisés. Il était froid, distant et peu enclin à faire la conversation à priori. Il l’observa peut-être plus longtemps que nécessaire, cherchant à savoir ce qu’il pensait de tout ça. Il semblait au moins aussi déboussolé que lui, il avait l’air de vouloir prétendre être au-dessus de la situation mais il ignorait si c’était réellement le cas. Blake mettait tous ses changements sur le compte de la soirée, des effets de la drogue, de ce qu’il avait subi. Il n’en n’était pas encore arrivé à la conclusion que Micah lui en voulait personnellement pour toute la soirée, pour ce qu’il avait fait. Pourtant, tous les signes semblaient indiquer qu’il n’avait plus la même bienveillance à son égard, comme s’il se fichait de ce qui lui était arrivé. « - Encore heureux qu’ils ne t’aient pas tatoué un truc dans le front. » Le jeune garçon pâlit en se passant machinalement la main droite sur le visage pour vérifier ses dires. Il paniqua d’ailleurs un peu plus et parcourut son propre corps des yeux, de peur que les manthas aient décidé de le tatouer après qu’il soit tombé dans le coma. Il ne ressentait pas les douleurs liées aux aiguilles mais il n’était pas à l’abri de les réveiller en les voyant. Le soulagement déferla en lui en constatant qu’il n’avait pas de nouvelles marques sur le corps, ce qui n’était pas le cas du plus âgé qui semblait n’avoir rien remarqué pour l’instant. Et ce n’était pas Blake, dans toute sa lâcheté, qui allait lui faire remarquer qu’il avait de nouvelles marques sur le corps. Ou que s’il sentait un peu trop d’air sur le côté gauche de sa tête, c’était parce qu’il avait beaucoup moins de cheveux qu’à droite. Il détourna les yeux, mal à l’aise tout à coup. Ils allaient devoir sortir de cette chambre, laisser tomber leur honneur et marcher sur leur fierté le temps de tomber sur un outil capable de les séparer. Il sentait Micah au bord de la nausée et en croisant son regard, il se retrouva face à deux yeux d’acier, implacables. Il ne supporta pas bien longtemps le contact visuel. En quelques minutes acrobatiques, ils réussirent néanmoins à se retrouver du même côté du matelas et ils se relevèrent. La nausée sembla les frapper au même instant mais Micah fut le premier à se rassoir, obligeant Blake à se courber vers l’avant. Il en profita pour poser une main sur son genou et laisser passer le haut le cœur qui l’avait saisi. Il sentait son cœur battre à une vitesse hallucinante contre ses tempes, il avait l’impression que son crâne allait se disloquer. Les mots de Micah lui parvenaient sans qu’il n’arrive à bien les comprendre. Non, son cœur s’était décroché et faisait bien ce qui lui chantait. Il était trop occupé à refouler ses propres émotions, il ne vit pas que Micah avait repéré le tatouage, il ne vit rien arriver. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, il sentit plus qu’il ne vit le contenu de l’estomac de Micah se répandre sur ses pieds et il recula si précipitamment pour éviter de recevoir la suite qu’il glissa en arrière, manquant de se fracturer le bras mais aussi en entraînant Micah à faire un vol plané à son tour. Il resta hébété quelques secondes. Il lutta fortement contre la nausée qui l’envahissait en respirant aussi fort qu’il le pouvait. Il obligea son estomac à rester tranquille. Il savait refouler l’envie de vomir, il l’avait pratiqué de très nombreuses fois quand il n’était pas encore habitué à recevoir le goût du sperme contre sa langue. Et une pute qui vomit après une fellation était moins bien payée. Pourtant, l’odeur qui lui agressait les narines lui donnait envie de cesser sa lutte contre son self-control. Il se recula davantage. Il avait l’impression que l’odeur s’imprégnait sur lui. « Putain, tu pourras me remercier de pas t’avoir dégueulé sur le dos ! » Ils se levèrent dans un équilibre assez précaire et Blake se dirigea immédiatement vers la salle de bain, sans prendre conscience qu’il entraînait Micah avec lui. Il n’avait certainement pas besoin d’expliquer ce qu’il avait l’intention de faire. Il s’assit sur le rebord de la baignoire et ouvrit le jet d’une seule main pour pouvoir se rincer les pieds le plus rapidement possible. Sa main tremblait légèrement mais il savait ce qui avait agressé le regard du plus âgé et il lui jeta un œil en se contorsionnant pour sortir. Il resta à l’observer une minute. « Tu pourras le recouvrir, t’as assez de fric pour ça, je connais quelqu’un qui fait du bon boulot. » Il observa ses propres dessins un instant avant de relever ses prunelles vers le fils de son chef. Il était assez idiot pour croire qu’il pouvait encore bavarder avec Micah comme si la veille n’avait jamais eu lieu. Pourtant, le garçon n’avait pas réellement accepté ses paroles, son semblant d’excuses pour les évènements de la veille. Il restait froid et peu loquace. Il ne l’avait pas vu ainsi la première fois et il avait du mal à s’en accommoder. Blake était pour sa part toujours trop bavard. « Au moins, ils ne te l'ont pas tatoué sur le front ! » Se servir de la vanne de son acolyte pour la retourner contre lui était une tentative minable de briser la glace et d’alléger l’atmosphère devenue pesante. Pourtant, il avait conscience qu’il avait également peut-être dit quelque chose qui ne fallait pas.




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Chris Evans ©️ Moi.
Tellement concentré à ne pas perdre la face devant Blake, tu oublies de vérifier ton propre corps pour toute trace de tatouage. Tu ne penses pas une seconde que t’aies pu être victime des conneries de l’initiation. Pourtant, c’est bien ton bras qui présente les mots little turd et ta tête qui a été victime d’un rasoir. Tu ne remarques pas encore, la tête trop étourdie, la nausée coincée dans le fond de ta gorge. Tu sens que ton estomac est fragile et chaque mouvement que tu fais te fait voir la voie lactée. Tu ne sais pas si tu arriveras à garder les quelques miettes de dignité qu’il te reste. Ton image s’est fait détruire hier soir. Si, avant, tu n’étais que la proie qui fuyait sans chercher les ennuis et sans jamais se faire rattraper, maintenant les manthas savent que t’as pas la force de te défendre. Tu ne l’as jamais eue. Tu n’as pas la force de te protéger toi, ni ta mère, ni les autres. Tu n’es qu’une palourde qui referme sa coquille à la moindre turbulence dans l’eau. Et qu’est-ce que tu as envie de te cacher sous le sable, en ce moment. Mais t’es coincé, littéralement. Cette paire de menottes n’est pas prête à te laisser partir. Il lui faut encore un peu de temps pour rire de votre situation ridicule. Lorsque ton regard de fer croise celui de Blake, il se retourne, étonnement. C’est la première fois qu’on évite de trop contempler tes pupilles. Tu dégluties en prenant conscience de ce que cela signifie. Tu sais toutefois que tu n’as franchis que la première étape. Damian ne se gênera pas pour se moquer de ta gueule jusqu’à ce que tu sois le vrai chef. Et tu ne pourras rien y faire car cet homme rapporte beaucoup au gang. Ton père lui fait confiance : il apprécie son travail et sa détermination qui écrasent ses nombreux défauts. Tu ne remarques pas que ta manœuvre ébranle le garçon attaché à toi. Il semble tout autant nauséeux que toi mais tu ne peux pas lui accorder ta vigilance tant que ton estomac ne se sera pas calmé. Malheureusement, tu ne peux pas retenir ton haut le cœur en découvrant finalement les lettres encrées sous ta peau. La honte te bouleverse; tu sais que Blake a reçu ton dîné sur les pieds. Alors tu préfères garder la tête penchée vers l’avant mais le garçon perd l’équilibre et t’emporte dans sa maladresse. Tu gémis en rencontrant le plancher qui semblait plus mou avant que tu n’écrases tes os lourds dessus. Tu évites de justesse la flaque que ton estomac a peint sur le sol et tu redresses rapidement la tête en entendant la respiration bruyante de Blake. Tu observes ses pupilles une à une, comprenant qu’il se retient de gerber à son tour. Tu es surpris de voir qu’il arrive mieux dresser son ventre que toi. Normalement, tu te serais relevé rapidement pour éviter de trop trainer dans cette position inconfortable mais le lien qui t’unie au tatoué t’en empêche. « Putain, tu pourras me remercier de pas t’avoir dégueulé sur le dos ! » Tu te crispes, tu serres les dents puis tu te rends finalement compte que ta nausée s’est évaporée. Tu n’as pas réellement l’intention de le remercier pour ça. C’est tout de même sa faute si vous êtes dans ce sale état ce matin. Il a pris la dose. Le plus jeune se redresse, tu l’imites en jetant un dernier coup d’œil à ton dégât. Tu grimaces et tu suis les pas de Blake sans rien dire. Il te mène jusqu’à la salle de bain que tu découvres pour la première fois. Ce n’est que lorsque Blake s’occupe à laver ses pieds que tu te permets de reposer tes yeux sur les deux mots tatoués sur ton avant-bras. Ta respiration se fait plus creuse ; tu essayes de contenir la peine, la colère, la surprise… Tout ce que tu dois cacher derrière ton masque. Tu cherches la solution, tu ne la trouves pas. Non. Tu ne peux pas te résigner à cacher cette horreur avec un bandage pour le reste de ta vie. Blake te sort de tes réflexions et tu fronces les sourcils à sa proposition. Tu secoues machinalement la tête de droite à gauche, les yeux inquiets. Il a raison, tu as bien assez d’argent pour te payer une œuvre d’art entière mais tu n’as jamais voulu imprimer ta peau de ce gang. Tous les manthas sont tatoués, sans exception. Même ton père se trimbale avec un motif tribal sur la nuque. Tu soupires en frottant tes yeux avec tes doigts disponibles. Le commentaire déplacé de ton partenaire de menottes te hisse le poil dans le dos. Aussitôt, tu pivotes la tête vers le miroir derrière le comptoir. Le soulagement t’enveloppe lorsque tu découvres ton visage complètement intact. Toutefois, tu plisses le regard en remarquant une courbe étrange dans tes cheveux. Tu passes ta main sur le côté de ton crâne et tu écarquilles les yeux en t’approchant du miroir, tirant Blake avec toi, insensible à la douleur qu’il pourrait éprouver. Tu examines le trou dans tes cheveux, muet et surpris. Tu lâches un juron discret en constatant l’ampleur des dégâts puis tu t’exclames, en te redressant et en tirant Blake vers la sortie de la salle de bain :

- J’en ai marre. J’me tire.

Tu dévales les escaliers en négligeant complètement celui qui doit te suivre contre son gré. Tu oublies que ses pieds sont mouillés et qu’ils doivent probablement glisser sur le sol ciré. Mais, toi, tout ce que tu veux, c’est rompre ce lien entre toi et Blake. Entre toi et le mantha.     
   
 
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En se retournant, Blake vit que Micah s’était tourné vers le miroir et observait sa tête. Il venait de remarquer l’absence de cheveux sur le côté de son crâne et Blake se mordit légèrement la lèvre en attrapant une serviette dans l’intention de s’essuyer les pieds. Il ne pouvait pas imaginer l’état d’esprit dans lequel Micah se trouvait. Il devait bouillonner de rage, il n’en doutait pas. Le jeune tatoué savait que le fils du patron avait aussi assez d’argent pour faire enlever cette horreur, même si les techniques pour se faire retirer un tatouage n’étaient pas encore complètement au point, elles n’étaient pas répandues, plus coûteuses, plus douloureuses et pas totalement et à 100% efficaces. Il savait qu’en recouvrant les mots par des motifs qu’il avait choisi, ce serait le meilleur moyen d’oublier toute cette histoire. Il observa une seconde ses propres cicatrices sous l’encre qu’il avait posé là et il refoula une nouvelle nausée qui l’envahissait. Elles n’avaient pas un an quand il avait décidé de les recouvrir et le tatoueur qu’il était allé voir avait failli refuser de le faire. Mais Blake était d’une détermination à toute épreuve du haut de ses seize ans, il avait su se montrer convaincu. Il faudrait bien sûr que Micah attende en revanche que le sien soit cicatrisé avant d’envisager de le recouvrir. Il allait donc devoir supporter ces mots infâmes pendant au moins une semaine. Il allait s’essuyer les pieds quand il sentit une pression sur son bras qui l’obligea à pivoter puis à se relever. Micah ne faisait même plus attention à lui. «  - J’en ai marre. J’me tire. » Blake fut bien contraint de suivre le mouvement puisque la détermination du plus âgé semblait inébranlable et même s’il ne savait pas se défendre, il avait une carrure bien plus imposante que celle de Blake qui n’était pas encore assez musclé pour lui faire face. Il avait encore son corps d’adolescent de seize ans et si ses jambes pouvaient stopper la progression de Micah, ses pieds glissants l’empêchaient de s’accrocher au parquet. Et il manqua de se casser la figure à plusieurs reprises, le temps pour lui de s’adapter au rythme de celui qui serait un jour son patron. Ils dévalèrent les escaliers pour bien vite se retrouver au rez-de-chaussée, où l’endroit était bien plus calme que la veille. Blake se laissa entraîner par le fils de son patron sans trop savoir où il comptait aller. Et quelque chose lui disait qu’il ne le savait pas lui-même, Micah lui avait confié qu’il ne venait jamais au QG. Il vit le jeune garçon se diriger vers une porte et il eut à peine le temps de comprendre où elle menait. « Attends, non, ça risque de… » Mais il ne put finir sa phrase, Micah ne l’écoutait même plus, tant il était occupé à chercher de quoi se libérer. Il ouvrit la porte et les deux jeunes adolescents se retrouvèrent dans la cuisine, où une demi-dizaine de Manthas prenait déjà leur petit-déjeuner. Ils s’interrompirent en voyant Blake et Micah sur le seuil de la porte et en les observant, ils ne purent s’empêcher de rire à gorge déployée. Certains semblaient plus en forme que d’autres, il y avait ceux qui n’avaient pas participé à l’initiation de la veille et ceux qui n’avaient pas autant abusé des substances que les deux initiés. Blake déglutit en voulant reculer mais intercepta le regard de Joshua et se mit à le supplier des yeux. Le Mantha comprit immédiatement et se détacha du reste du groupe pour les inciter à sortir de la cuisine. Il referma la porte derrière lui et adressa un sourire contrit à Blake. « Désolée, Damian et les autres ont planqué tous les outils, vous n’allez rien trouver en allant au garage et ils nous ont interdit de vous aider ! Il y a un garage à quelques rues d’ici ! Ils vous aideront peut-être ! » Joshua posa sa main sur l’épaule de Blake qui se dégagea aussitôt, vexé. Il secoua légèrement la tête mais son ami ne s’en formalisa pas. Une fois qu’ils furent à nouveau seuls, Blake se tourna vers Micah. « Faut qu’on trouve des pantalons et qu’on aille voir si quelqu’un en dehors de cette foutue maison est capable de nous aider ! » Il observa les traits de Micah un instant, pas certain que le futur chef des Manthas apprécie cette nouvelle donnée.




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Ce poids derrière toi, tu essayes de l’ignorer. Tu entends les pas malhabiles de la personne accrochée à ton poignet mais, la seule chose qui t’importe en ce moment, c’est de retourner chez toi. De retrouver ce sentiment de sécurité que seule ta maison t’offre. Ton lit, ta chambre, ta quiétude, ta vie. Aucun mantha écervelé qui t’empêche de prendre le contrôle de ta propre vie. Même si ton père ne sera jamais bien loin de toi. Tes pas pressés te guident là où tu penses trouver le matériel nécessaire pour briser cette paire de menottes qui t’empêche de retrouver ton calme. Jamais tu ne ramènerais Blake chez toi. Il t’a trahi, t’a laissé tomber alors qu’il est le seul à comprendre quel genre d’homme se cache derrière tes yeux bleus qui font office de barrière. Ce matin, tes émotions se disputent au fond de ta tête, tu n’arrives pas à les contrôler. Tu sens que tu pourrais imploser à n’importe quel moment. Pourtant, tu te diriges vers le garage en sachant pertinemment que tu augmentes tes chances de croiser la meute de loups qui s’est moqué de toi hier. Les mots ne Blake ne parviennent pas à tes oreilles, tu ouvres la porte de la cuisine d’un mouvement déterminé et tu te plantes immédiatement en constatant la présence de plusieurs manthas qui ne se gênent pas pour éclater de rire devant la scène que le nouveau et toi leur offrez. Tu revis la scène d’hier soir, juste avant qu’on te force à ingérer de la drogue. Tu avales ta salive de travers sans pour autant remuer un seul muscle. Tu dois traverser cette pièce. Tu es le fils du chef. Même si tu es presque nu et qu’une partie de ta chevelure a été rasée, tu te dois d’être autoritaire, de te faire respecter. Pourtant, aucun mot ne sort de ta gorge serrée. Même si tu es accompagné par le jeune qui a été initié la vieille, tu te sens seul devant tous ces yeux moqueurs. Bientôt, Joshua se lève sans que tu ne saches pourquoi et il invite toi et ton partenaire à sortir de la cuisine. Tu hoches la tête et tu lui obéis, contraint à comprendre que tu es meilleur pour suivre les ordres. Une fois à l’extérieur, tu te retrouves seul avec Blake et son ami. Même s’il parle à vous deux, tu as l’impression que Joshua ne s’adresse qu’au tatoué. Tu détournes les yeux en te pinçant les lèvres. Tu écoutes ses instructions sans réagir et quand il vous laisse à nouveau seul, la voix de Blake s’élève à son tour. Tu poses tes yeux dans les siens, l’air impassible, puis tes traits se crispent dangereusement. Tu tires le poignet de Blake vers toi sans aucune délicatesse et tu te diriges vers le bureau de ton père. Toi seul connait la combinaison pour y entrer. Et c’est bien normal.

- Je n’ai pas d’ordre à recevoir de personne.

Tu n’as pas l’intention de sortir dehors dans cet état. Vêtu de pantalons ou pas, tu restes ridicule. Tu ne veux pas subir une énième humiliation. Devant la porte du bureau, tu fixes Blake pour lui faire comprendre qu’il doit détourner les yeux et, lorsqu’il le fait, tu composes le code sur le cadran. Un code composé de six chiffres que, en temps normal, tu aurais préféré avoir oublié. La porte se débarre, tu l’ouvres et tu pénètres dans la pièce calme. Ton père n’arrive pas avant neuf heures. Tu jettes un coup d’œil sur l’horloge accrochée au mur. Huit heures quarante. Tu as encore bien assez de temps pour chercher un moyen de briser ces menottes. Tu tires Blake vers toi en ignorant complètement la souffrance que tu dois affliger à son poignet en le traitant de la sorte.

- Ne touche à rien. Même moi je n’ai habituellement pas le droit d’être là.

Sans lui offrir un seul regard, tu te mets à fouiller sur le bureau, dans les tiroirs. Tu trouves un trombone, tu le prends et tu l’analyses avant de le montrer à Blake pour avoir son avis. Vous concluez tous les deux que ce n’est pas ce petit objet qui va venir à bout de vraies menottes solides. Tu soupires en continuant tes recherches et, enfin, tu poses les doigts sur une arme à feu. Un simple Magnum à sept cartouches. Tu t’en empares et tu le tends à Blake sans prendre le temps de lui expliquer que c’est ce que tu cherchais depuis le début. Tu veux qu’il tire sur la chaîne entre les deux anneaux de métal. Mais, pour ça, vous devez vous installer au sol pour éviter que la balle ne détruise l’entièreté du bureau. Ce que tu ne sais pas, c’est que ton père avait l’intention d’arriver un peu plus tôt aujourd’hui pour s’assurer que son fils n’avait pas pris trop cher la vieille. Il veut t’endurcir mais il ne veut pas te perdre.    
       
 
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Blake Smith
J'ai 16 ans et je vis à dans les rues du Bronx, à New-York, USA. Dans la vie, je suis un voleur professionnel qui passe son temps à détrousser les touristes aux pieds des monuments et je m'en sors des jours avec et des jours sans. Sinon, grâce à ma vie merdique, je suis une ancienne putain d'un bordel du Bronx et je le vis plutôt très mal.

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Stephen James ©️ CAPTAIN DE MON COEUR
Le bras gauche de Blake commençait à souffrir du mauvais traitement que Micah était en train de lui infliger. Il avait l'impression que le but premier du plus âgé était de lui disloquer les os pour pouvoir mieux le traîner derrière lui. Visiblement, le fils du patron avait une autre idée derrière la tête que celle proposée par Joshua et Blake devait bien reconnaître qu'il n'était pas mécontent. Il sentait une détermination naître chez Micah, un caractère auquel il n'aurait pas pensé faire face. Il l'observa un quart de secondes avant de se laisser à nouveau traîner comme s'il n'était qu'un chien en laisse récalcitrant à sortir faire ses besoins. Mais si cela pouvait lui permettre de se libérer de ses foutues menottes, il n'allait pas l'ouvrir pour rien. Sauf qu'il comprit bien vite où ils se dirigeaient et une fois devant la porte sécurisée, son cœur fit une embardée dans sa poitrine. Il fronça les sourcils en croisant le regard de Micah et comprit bien vite qu'il devait détourner la tête. Il s'exécuta rapidement, tendu. Il commençait à avoir froid dans cette grande maison, les pieds nus et mouillés, le torse à l'air, l'esprit encore douloureux et avec la fatigue qu'il ressentait. Il trépignait sur place, sautillant d'un pied à l'autre sans pouvoir s'en empêcher. Il n'était pas patient, il avait besoin de bouger et être coincé à quelqu'un qui semblait devenir aussi froid que la glace le mettait mal à l'aise. Disparue la conversation surréaliste de la semaine passée avec le jeune garçon. Il avait oublié la saveur des bonbons qu'il lui avait donné, il ne se rappelait plus de cette sensation agréable qu'il avait ressenti en échangeant quelques mots avec un autre être humain qui ne ressemblait pas à un parfait criminel. Il était maintenant habitué à la froideur, à la cruauté du gang et il commençait à s'en préserver en suivant le mouvement. Parce qu'il n'y avait pas d'autre moyen de survivre. Blake avait aussi tendance à faire des farces, à se moquer, à se trouver du côté de celui qui fait plutôt que de celui qui subit. La veille était une exception pour son initiation, il savait qu'il allait riposter et faire payer au centuple ce que Damian lui avait fait la veille, à lui et à Micah. Il entendit un clic et il tourna la tête pour voir Micah s'engouffrer dans le bureau et le tirer à sa suite. Il serra les dents pour empêcher un commentaire vulgaire lui sortir des lèvres. Il commençait à être agacé de l'attitude du fils prodige. Il inspira en le suivant dans le bureau et il leva les yeux au ciel à son commentaire. Comme s'il n'avait pas déjà compris qu'ils n'avaient absolument rien à faire ici tous les deux. Il secoua vivement la tête en voyant l'épingle que lui présentait Micah. Il savait qu'il était doué pour se débrouiller dans certaines situations mais il ne fallait pas exagérer. En revanche, il recula légèrement en voyant l'arme. " Tu as l'intention de me tuer et de me couper la main? " Il était nerveux, sans savoir pourquoi mais quand Micah lui tendit l'arme, il resta un instant interdit avant de la prendre. Micah s'éloigna de Blake pour contourner le bureau. " Attends, qu'Est-ce qui te fait dire que je sais me servir de ça, si je me loupe, un de nous deux va définitivement perdre la faculté de se branler! " Il eut un rictus, une sorte de rire nerveux s'échappa de sa gorge avant d'être étouffé par un bruit à la porte. Il tourna la tête violemment et son cœur s'accéléra considérablement en entendant le déclic du verrou et, comme un enfant qui a l'habitude de se planquer, il se dépêcha de chercher un endroit où se mettre à l'abris. Et quand la porte s'ouvrit, faute de trouver une planque convenable, il fit un pas légèrement sur le côté, bêtement. Il ne sut pas vraiment ce qui venait de l'y pousser mais il venait, instinctivement, de se mettre légèrement devant Micah, comme si cela allait le protéger de quoi que ce soit. Comme si ce n'était pas son propre père qui allait franchir la porte. Pourquoi Est-ce qu'il prenait des décisions aussi insensées que particulièrement stupide depuis qu'il avait rencontré le plus âgé? Il avait déjà décidé que se planter une seringue de cocaïne était une brillante idée et voilà qu'il agissait de nouveau aussi stupidement. Mais il ne s'en rendit même pas compte en réalité. Il vit simplement la silhouette de son tout nouveau patron dans l'encadrement de la porte et il eut l'impression d'être à nouveau un enfant pris en faute, comme lorsque son père le prenait en train de voler des passants. Si Walter ne semblait pas étonné de trouver son fils dans son bureau, un éclair de surprise traversa son regard en découvrant Blake et les menottes qui reliaient les deux garçons. Il reporta bien vite son attention sur son fils et avisa assez rapidement sa nouvelle coupe de cheveux puis sur son bras et il fronça légèrement les sourcils. Blake savait que Walter serait furieux du traitement qu'on avait osé infliger à son fils. Il espérait simplement qu'être attaché à Micah allait le sauver de sa colère. Pourtant, le regard de Walter n'exprimait rien, Blake n'arrivait pas à déchiffrer son expression. Il ne parvenait pas à savoir ce qu'il pensait. " Les garçons. Pas trop de casse ? " Le jeune tatoué se déplaça d'un pied sur l'autre en hochant la tête en tentant d'avoir l'air fort et digne mais difficile de l'être, simplement vêtu d'un caleçon. Walter avisa rapidement l'arme encore  présente dans la main de Blake et secoua la tête. " Pose ça avant de te blesser, chaque chose en son temps. " Blake se débarrassa de l'arme sur le bureau sans se faire prier. Chaque chose en son temps. Donc Walter avait bien l'intention de lui confier une arme. Le tatoué voulut passer une main dans ses cheveux mais se retrouva bloqué par le bras lourd de Micah. Il vit alors son patron fouiller dans sa poche et s'approcher des deux jeunes hommes en sortant une petite clé entre ses doigts. Blake en resta bouche bée. " Les initiations sont toujours compliquées mais je n'imaginais pas qu'ils pourraient vous enchaîner, vous n'avez pas trop souffert ? " Il semblait leur parler à tous les deux mais ses yeux étaient fixés sur Blake et cette attention mit le jeune homme particulièrement mal à l'aise. Il n'avait pas l'habitude qu'on s'intéresse à ce qu'il ressentait. Il secoua légèrement la tête à nouveau. " Non, mais votre fils n'aurait pas dû être traité comme ça. " C'était plus fort que lui, il ne pouvait pas se taire et ne pas mettre l'accent sur ce qui s'était passé, inconscient qu'il aggravait peut-être la situation de Micah en l'ouvrant. Il avait instinctivement placé son dos devant le tatouage du plus âgé pour tenter de dissimuler l'étendue des dégâts au père de Micah.




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Micah
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J'ai 19 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis contraint à peser de la cocaïne à longueur de journée et je m'en sors mieux lorsque je pose mon masque. Sinon, grâce à ma malchance, je suis le fils du chef d'un gang et je le vis plutôt mal.

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Chris Evans ©️ Moi.
Tes préoccupations sont bien au-delà du confort de celui attaché à ton poignet. Tes nerfs sont à vif, tu as l’impression d’être enfermé dans un labyrinthe gorgé de bêtes sauvages qui pourraient te sauter sur le dos à n’importe quel moment. Alors, tu réagis en conséquent. Tu veux rapidement trouver un moyen de te débarrasser de ces menottes et loin de toi l’envie de sortir à l’extérieur dans cet état. Déjà beaucoup trop de personnes ont été témoins de ta situation ridicule. Alors, ton idée première est de trouver l’arme de ton père dans son bureau. Il te l’a déjà mise en main et, quand il t’a demandé de tirer sur une bouteille en vitre, t’as pas voulu. Tu n’as jamais ressenti le besoin de sentir la puissance d’un coup de feu entre tes doigts. Tu as bien vu, au regard de ton père, que tu venais de le décevoir une énième fois. Mais qu’est-ce qu’il pouvait faire ? Tu es né comme ça, il ne peut pas te blâmer. Alors, avec les années, tu as commencé à sentir cette pression contre ton dos. Tout ce que tu fais, ton père n’y porte pas beaucoup d’attention. Quand tu fais un chili, il te remercie pour le spaghetti. Lorsque tu termines les sachets de cocaïne plus rapidement que prévu, il en profite pour te donner plus de tâches en valorisant l’importance de fournir. Depuis tes dix-huit ans, c’est comme ça. Il a vu que tu n’allais pas changer en te faisant caresser dans le sens du poil. Mais, aujourd’hui, tu ne te doutes pas une seconde qu’il est derrière l’initiation de Blake. Tu ne doutes pas qu’en fait, il voulait t’initier, toi aussi. Alors, en cherchant le Magnum dans les tiroirs, tu ne penses pas que ton père possède la clef des menottes. Tu es certain qu’un des manthas la cache dans ses poches. Probablement Damian, d’ailleurs. C’est toujours lui qui a les meilleures idées pour faire souffrir ses victimes sans faire couler leur sang. La main sur l’arme froide, tu la tends à Blake en espérant qu’il comprenne ce que tu veux qu’il fasse mais sa question te fait douter de ton idée. Tu souffles tout ton air par tes narines, tu pointes du menton les menottes et tu marmonnes :

- Si je voulais te couper la main, j’utiliserais un couteau. Tire sur la chaine.


La nervosité de Blake a l’odeur d’une erreur. Tu ne devrais probablement pas confier la tâche la plus délicate à un garçon dans lequel coule encore la cocaïne. " Attends, qu'est-ce qui te fait dire que je sais me servir de ça, si je me loupe, un de nous deux va définitivement perdre la faculté de se branler! " Tu plisses le regard puis tu poses enfin tes yeux dans les siens. Tu repenses à la soirée d’hier, à cette seringue qu’il s’est planté dans la veine. Tu frissonnes à l’idée de cette mince aiguille transperçant sa peau.

- Je n’en sais rien mais, hier, t’as prouvé à tout le monde que tu savais faire bien des trucs.

La déception te monte à la gorge et tu reposes ton attention sur l’arme à feu. Tu n’as pas le temps de l’inciter à tirer que ton oreille perçoit le cliquetis des doigts de ton père sur le clavier, de l’autre côté de la porte. Ton cœur trébuche dans tes artères, tu dresses immédiatement ton dos comme un soldat se sachant fautif. Blake s’agite, il est tout le contraire de toi. Il tente de se cacher mais il a oublié in détail important : son bras est lié au tien. Alors, sa cachette, il ne la trouve pas. Lorsque tu découvres le visage de Walter, tu ne dis pas un mot. Blake se ressaisit enfin. Vous ressemblez à deux sardines entassées dans leur boite de conserve, nues. Ton père vous interroge tous les deux, tu secoues fermement la tête en reposant tes yeux dans les siens. Il adresse ensuite à la parole à Blake, tu serres les dents. Tu observes le nouveau du coin de l’œil lorsqu’il repose le flingue et tu baisses les yeux, sachant très bien que ton père a compris que tu avais refilé la tâche au mantha. La suite, tu ne t’y attendais pas. Tes membres se détendent complètement lorsque tu vois la clef entre les doigts de ton père et ta gorge se serre. Tu préfères fermer les paupières pour ne pas laisser Walter remarquer tes yeux trempés. Il savait très bien que c’était ton anniversaire. Il ne t’a pas demandé de venir un samedi soir pour rien. " Les initiations sont toujours compliquées mais je n'imaginais pas qu'ils pourraient vous enchaîner, vous n'avez pas trop souffert ? " Tu te forces à secouer la tête de droite à gauche, ne sachant pas que, de toute façon, Walter ne te regarde pas. Tu sens que ton bras est plus léger, Blake s’est fait retirer sa menotte. Tu passes en deuxième. Étrangement, le jeune se place devant toi, comportement que tu ne comprends pas tout de suite. Tu n’as pas besoin de lui pour affronter le chef. Lorsque ton père s’attarde enfin à ta menotte, tu serres le poing en tentant de reprendre sur toi mais les paroles de Blake te font perdre ta concentration. Tu te sens humilié, ridiculisé par sa soudaine pitié envers toi. Tu n’attends pas une seconde lorsque tu es enfin libéré de l’anneau en métal. Tu rouvres tes yeux humides, tu les plonges dans ceux de Blake et, la rage, tu ne la contiens pas. Tu lances ton poing dans ses lèvres sous le regard satisfait de Walter et tu craches, d’une voix cassée et inhabituelle :

- Je n’ai pas besoin de ton aide, va te faire foutre putain de drogué !


Tu remarques le sang qui coule le long de son menton, tes yeux s’écarquillent et tes membres se détendent. Tu contournes ton père sans lui accorder un regard, sachant très bien qu’il attendait ce moment depuis quatre ans. Il attrape ton bras, serre ton poignet pour te faire comprendre qu’il n’en a pas fini avec toi. Il plisse le regard en lisant les mots tatoués sur ta peau et il redresse ses yeux froids dans les tiens. Il murmure, pour que juste toi entende :

- Couvre ça. Et rase-toi la tête. Tu es ridicule.

Puis, comme si le soleil venait chasser les nuages, sa voix redevient neutre, presque douce.

- Prenez congé tous les deux, aujourd’hui. Blake, tu sais où trouver la trousse de premiers soins si tu as besoin de quelque chose. Essaye de ne pas saigner sur mon bureau. Ça serait dommage de tacher le bois.  

Il te relâche le bras et se découvre de sa veste de cuir pour te la tendre. Tu t’en saisi rapidement, tu l’enroule à tes hanches pour cacher tes boxers et tu prends le chemin de la sortie sans accorder un regard à ces deux personnes que tu détestes. De son côté, Walter fait signe à Blake de sortir à son tour de son bureau puis il lui fait un clin d’œil.

- Tu es bien le premier qui entre dans mon bureau à cet âge. J’imagine que les garçons ont caché tes vêtements. Si tu veux, on t’en achètera des nouveaux. J’ai bien vu que tu n’avais pas beaucoup de bagages en arrivant ici.

Il attend que Blake passe à côté de lui pour lui taper dans le dos et serrer son épaule en signe de complicité.

- Ne t’en fais pas pour Micah. Ça doit être la crise de la vingtaine.      
   
       
 
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J'ai 16 ans et je vis à dans les rues du Bronx, à New-York, USA. Dans la vie, je suis un voleur professionnel qui passe son temps à détrousser les touristes aux pieds des monuments et je m'en sors des jours avec et des jours sans. Sinon, grâce à ma vie merdique, je suis une ancienne putain d'un bordel du Bronx et je le vis plutôt très mal.

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Stephen James ©️ CAPTAIN DE MON COEUR
Blake était peut-être naïf mais il avait encore du mal à voir et à comprendre qu’une partie de la colère de Micah était dirigée contre lui. Mais comment aurait-il pu le deviner puisque le jeune homme ne disait rien ? Il se contentait de le traîner derrière lui comme un vieux sac de farine ou comme un boulet attaché à sa cheville. Il ne parlait pas, il se contentait de lui faire comprendre ce qu’il voulait par des gestes et cette attitude était en train d’irriter fortement Blake. Il n’avait rien fait, il n’y était pour rien si les Manthas avaient décidé de l’initier. C’était lui qui était censé être la victime de la veille, c’était lui qui aurait dû en prendre plein la tête, qui aurait dû finir avec un tatouage et la moitié de la tête complètement rasée. Il ne doutait pas que si les Manthas avaient trouvé une tondeuse et un appareil pour tatouer, c’était bien qu’ils avaient eu l’intention de s’en servir. Et Micah avait fait les frais de mauvais concours de circonstances. Le jeune tatoué était loin de se douter qu’il avait en réalité fait les frais d’un affreux complot. Il était dans l’incertitude la plus totale, surtout par rapport à l’arme qu’on lui tendait. Il croisa le regard de Micah qui semblait plus dur et plus froid que jamais. « - Je n’en sais rien mais, hier, t’as prouvé à tout le monde que tu savais faire bien des trucs. » Il écarquilla les yeux et ouvrit la bouche. Micah n’avait pas vu ce qu’il avait fait, il pensait qu’il s’était enfoncé cette seringue de son plein gré. Il l’avait aperçu si brièvement qu’il avait même dû croire qu’il s’était drogué avant qu’il ne vienne. Il ne savait pas ce qu’il avait fait pour lui. Il avait eu une réaction si naturelle, si stupide qu’il ne s’était pas imaginé faire autre chose sur l’instant. Il allait lui dire, balancer la vérité même si elle ne plaisait pas parce qu’il ne savait pas faire autre chose. Mais on les interrompit et voir le père du jeune homme débarquer dans ce bureau le déstabilisa, surtout qu’il était en caleçon et qu’il était attaché à son fils. Il savait qu’il serait furieux, du moins, il le pensait. Il ne regarda pas Micah, ce fut pour cette raison qu’il ne comprit pas vraiment la suite. Il était concentré sur Walter, sur sa main qui venait d’être libéré et sur son besoin de protéger Micah des yeux scrutateurs de son père. Il ne s’imaginait pas qu’il pourrait mal faire en réalité, il était bien au-delà de tout cela. Il ne pensait pas qu’à lui, il n’en n’était pas capable. Il était bien trop naïf encore pour son âge. Alors il s’interposa, naturellement, il fit entendre sa voix et croisa ce regard dur qui lui rappelait celui de son propre père quand il faisait une bêtise. Mais il ne céda pas, il ne flancha pas, il lui dit ce qu’il avait sur le cœur, ce qu’il pensait de la façon dont les autres avaient traité Micah. Il détourna les yeux en voyant Walter libérer finalement son fils et son cœur se serra en observant son regard humide. Il allait à nouveau parler, toujours trop en dire. Il était incapable de la fermer. Mais il n’en n’eut pas le temps, le poing de Micah l’atteignit en plein visage et il recula, déstabilisé par le coup. Il ne s’y attendait pas, il n’aurait pas pu s’y préparer. « - Je n’ai pas besoin de ton aide, va te faire foutre putain de drogué ! » Ces mots lui firent bien plus mal que s’il l’avait frappé à nouveau et il ne remarqua même pas le regard de Walter, il resta figé, incapable de bouger, les poings serrés, la gorge nouée. Il détourna les yeux en essuyant le sang sur sa lèvre, si bien qu’il ne vit pas la réaction de Micah. Il ne voulait plus croiser son regard dur et empli d’un jugement sévère. Il se croyait parfait le fils à papa ? La colère grimpa en lui comme un torrent mal contenu. Il détestait ça, il ne supportait pas l’idée même que Micah le juge. Il n’était pas parfait, c’était vrai, il avait des travers, des défauts, sa folie mais qui pouvait se vanter de ne pas en avoir ? Lui ? Avec son regard hautain de gosse de riche ? De fils à papa ? Il resserra les dents et essaya de contenir sa rage tandis qu’il détournait les yeux de l’échange père-fils, ne cherchant pas à en comprendre davantage. « - Prenez congé tous les deux, aujourd’hui. Blake, tu sais où trouver la trousse de premiers soins si tu as besoin de quelque chose. Essaye de ne pas saigner sur mon bureau. Ça serait dommage de tacher le bois. » Le jeune tatoué hocha la tête vaguement avant d’essuyer à nouveau le sang de sa plaie avec le revers de sa main. Il avala sa salive difficilement avant de regarder Micah sortir de la pièce sans vraiment y prêter attention. Il ne voulait plus y prêter attention. « - Tu es bien le premier qui entre dans mon bureau à cet âge. J’imagine que les garçons ont caché tes vêtements. Si tu veux, on t’en achètera des nouveaux. J’ai bien vu que tu n’avais pas beaucoup de bagages en arrivant ici. » Blake reporta son attention sur Walter et hocha la tête. « Merci. » C’était bien tout ce qu’il pouvait dire face à tant de sollicitude. Il était déconcerté mais bien heureux que cette histoire ne se termine pas trop mal. Il ne sortirait pas de là avec une veste autour de ses hanches mais après une seule semaine avec les Manthas, il avait appris à mettre sa pudeur au placard. De toute manière, il n’en n’avait jamais réellement eu. Il allait partir quand il sentit l’accolade de Walter et il entendit ses derniers mots. « - Ne t’en fais pas pour Micah. Ça doit être la crise de la vingtaine. » Le dos de Blake se tendit, ses muscles se nouèrent et un rire sarcastique franchit ses lèvres. « Je m’en fais pas pour Micah, c’est un grand garçon. » Il en avait fini de s’inquiéter pour un gamin ingrat et pourri gâté. Il en avait fini avec Micah. Il ne se retourna pas avant de franchir la porte du bureau, si bien qu’il ne vit pas l’air satisfait et le sourire de Walter. Blake pensait être débarrassé du fils de son patron, il était bien loin du compte.




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