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 Last time I saw you, we had just split in two • Ambrosine

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Elyan
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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Les âmes sœurs. Il existe une légende bien ancienne, chuchotant qu'à l'origine, les êtres humains étaient constitués de quatre bras, quatre jambes et d'une seule tête à deux visages. Zeus, craignant leur pouvoir, les aurait coupés en deux, les condamnant à passer le reste de leur existence à rechercher leur moitié arrachée par un caprice divin. Perséphone, dans son amour infini, leur accorda cependant un don : les tatouages. Des tracés invisibles, ne se révélant qu'à la proximité de son âme sœur, qu'on le désire ou non, qu'on ressente le manque de sa moitié ou non. Mais après tout, il ne s’agit que d’une légende tentant de trouver une origine à un phénomène aujourd’hui bien connu. Juste une légende racontant comment l’être humain est devenu une créature triste et solitaire.

Certains cherchent inlassablement leur moitié perdue, y dédiant leur vie entière. Certains la croisent par hasard, dans une ruelle, un soir. Certains ne la trouvent jamais.

Certains la désirent du fond de leur âme. D’autres s’en fichent un peu, en fait.

Au final, il existe autant de réactions et d’attentes qu’il existe d’humain.

C’est un peu ça qui est beau, dans l’humanité.

Contexte provenant de Platon, et aussi de cette recherche.
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Elyan
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Elaine Harris
J'ai 22 ans et je vis à Portand, Oregon. Dans la vie, je suis étudiante en comptabilité et je travaille en tant que barista, aussi. Je m'en sors plutôt moins que plus, comme pas mal d’étudiants, mais ça va, je gère. Sinon, grâce à un travail acharné, je suis célibataire et je le vis parfaitement bien. Je n’ai pas besoin d’une âme-sœur.



Julia Adamenko © XXX
Elle fixa son interlocutrice d'un regard morne.

« Vous pouvez répéter ? ... S'il vous plaît. »

L'adolescente lui rendit son regard, la prenant visiblement pour une idiote. Elle répéta donc, articulant chaque syllabe comme si elle parlait à... Une idiote, donc.

« Latte vanille, genre, venti, chantilly, sept suppléments de caramel, trois de vanille,  onze de sirop de noisette.
- Ce sera tout ?
- NON. Du lait genre de soja, parce que, il y genre beaucoup trop de calories dans le lait normal. »

Ah oui. Effectivement. Elle était stupide - du lait de soja pour ne pas ingérer trop de calories. C'était évident - quoi de mieux pour réduire son apport en calories que d'utiliser du lait de soja à la place du lait de vache. Ça avait du sens.

«  Et trois doses de sucre ! »

Oui, effectivement, il manquait du sucre à ce cauchemar pour diabétique. Ce n'était pas comme si le contenu de son gobelet risquait de lui faire faire une overdose de sucre en l’état actuel. Absolument pas. La rousse baissa la tête vers sa caisse, fit passer la commande à la barista tandis qu'elle annonçait le montant à la cliente. L’adolescente paya sans lui porter plus d'attention que ça, préférant discuter avec ses amies du nombre in-croy-able de calories qu'on pouvait trouver dans du lait de vache. L’étudiante s’abstient de lever les yeux au ciel, préférant passer à la cliente suivante - une des amies en question - qui commanda un breuvage dans le même genre que le précédent. Autant dire, une montagne de trucs chimiques et sucrés. Elle-même n’osait déjà pas aller voir la composition des sirops utilisés, alors un mélange de ce genre...

Elle aurait tellement préféré être à mille lieux d’ici. De préférence dans son minuscule appartement douillet, sous un plaid, à réviser son prochain examen. Tout plutôt qu’être dans ce café identique à celui qu’on trouvait dans la rue de derrière, blindé de personnes lui sortant les commandes plus étranges. Elle avait toujours pensé que c’était un métier tranquille – elle s’était trompé. Les gens étaient des monstres nourris par du sucre à l’intraveineuse et rien ne pouvait les arrêter. C’était un bien drôle de monde…

Enfin. Une fois le groupe passé, elle leva la tête vers sa cliente suivante, osant espérer une commande un peu plus cohérente et moins fantasque.

« Bonjour, qu’est-ce que ce sera pour vous aujourd’hui ? »

C’est à peu près à ce moment-là qu’une sensation bizarre se produisit. Comme une main se refermant sur son cœur, le serrant doucement jusqu’à ce que ça en soit presque douloureux. Et son bras qui se mit à la brûler, d’une manière dérangeante. Machinalement, elle posa sa main sur l’endroit en question, serrant ses doigts jusqu’à ce que ceux-ci pâlissent sous la pression. Puis elle leva les yeux vers la cliente qui attendait et le monde se troubla.
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Ambrosine
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Polly Yeung
J'ai 23 ans et je vis à Gresham, Oregon. Dans la vie, je suis apprentie en pédiatrie et je m'en sors très bien grâce à mon travail acharné et au soutien sans faille de ma famille. Sinon, grâce à mes horaires improbables de travail, je suis célibataire depuis que je me suis lancée en médecine et je le vis plutôt mal, surtout lorsque je vois mes ainées chaque jour dans les bras de leurs âme-soeurs.

Joy © KawaiPacks
Que la médecine m’impose ironiquement des contraintes s’opposant à toute vie sociale que l’on pourrait considérer comme saine, cela n’était pas un secret. Pour autant, cela ne m’avait pas empêcher de maugréer lorsque Mel, ma patronne et directrice de l’hôpital pour enfant de Portland, m’avait fait venir en urgence à quatre heures du matin afin de lui prêter main forte lors d’une urgence pédiatrique. J’avais beau comprendre la gravité de la situation, il n’en restait pas moins que je ne comprenais pas la raison pour laquelle elle m’avait convoquée, moi, sachant pertinemment que du haut de mon statut d’étudiante apprentie, je n’étais pas autorisée à effectuer quelque diagnostic que ce soit – j’avais tout juste accès à l’armoire à pharmacie de l’établissement.

Cet appel, je n’en avais saisi le sens que lorsque je la vis s’occuper d’une petite fille souffrant d’un syndrome rare bien que bénin. Pour le bien de la patiente, elle n’avait évidemment pas attendu que je parcoure en voiture les quelques kilomètres qui me séparaient de la clinique, et avait commencé à traiter ses symptômes au cas par cas, entreprise pendant laquelle je la surpris lorsque je fis claquer la porte de son cabinet en adressant de brèves salutations cordiales aux parents qui attendaient devant celle-ci. Sans un bruit, je m’assis discrètement sur la chaise qu’elle avait fait installer près de son bureau. Du coin de l’œil, on pouvait remarquer un carnet encore vierge sur lequel elle avait déposé un stylo, dont je me saisissais sitôt le message déchiffré : elle souhaitait que je prenne en note le suivi de l’opération. C’est ainsi ce que je fis durant plusieurs heures, tant, que j’en oubliais bien vite de consulter l’horloge à titre personnel, ne l’inspectant qu’afin de respecter les délais indiqués par les médicaments que l’enfant avait à avaler à intervalles régulières.

- Polly ? Tu peux rentrer à la maison, c’est terminé, fut la première phrase que j’entendis alors que mes yeux se rouvraient lentement, désorientés.

- La petite… demandais-je sans vraiment pouvoir formuler correctement la question qui me brûlait les lèvres.

- Va beaucoup mieux. Elle a pu rentrer chez elle il y a une heure. Tu devrais en faire de même, me conseilla mon mentor avec un sourire.

Si l’envie n’en manquait pas, je fus dans l’obligation de secouer la tête à sa proposition.

- Inutile, les cours commencent dans une heure et demi, je n’aurais même pas le temps de déposer mes affaires sans me mettre en retard, lui appris-je d’un ton amusé, bien que découragée à l’idée de devoir tenir de nouveau un crayon dans une échéance aussi courte.

- Dans ce cas laisse moi te payer un café, m’avait-elle proposé. Cette fois-ci, loin de moi l’idée de refuser.

C’est ainsi que nous nous étions retrouvées dans un petit établissement de Portland dont Mel était cliente depuis des années. Si elle avait déjà eu l’occasion de m’apporter des boissons chaudes le matin provenant de la firme, jamais encore je n’avais eu l’occasion d’en passer la porte, et je pris le temps d’observer le décor avec curiosité avant de rejoindre la queue qui s’était formée derrière le comptoir. Décidée à me montrer digne du café qui m’était offert, je lui avais proposé de passer commande tandis qu’elle pourrait s’installer sur l’une des tables encore disponibles face à la fenêtre, et elle avait embrassé ma suggestion à coeur joie.

- Tout pour éviter la foule, qu’elle m’avait répondu avant de m’abandonner parmi cette même masse de gens agglutinés devant moi. Heureusement, j’eus à peine le temps de m’inquiéter quant à la rapidité du service – le temps semblait passer bien trop vite en compagnie de ma collègue, et je doutais que mon professeur d’anatomie daigne m’attendre ce matin si je venais à arriver en retard – que déjà mon tour vint de passer commande, alors que la cliente précédente repartait avec une boisson tellement sucrée que mon cerveau conditionné par la médecine en vint à s’inquiéter pour sa santé.

- Bonjour, qu’est-ce que ce sera pour vous aujourd’hui ? 

Au son de la voix de la serveuse, je détournais mon regard de la commande qui venait de me passer devant afin d’énoncer la mienne, bien plus classique que mes voisines de table.

- Un allongé, commençai-je à lister avant d’être interrompue par une douleur vive au niveau des côtes, sur laquelle je m’empressais d’appuyer tandis que je faisais machinalement défiler dans mon esprit les éventuelles causes de mon mal. C’est alors que mon regard croisa celui de la demoiselle qui me faisait face, à travers lequel je lisais le même sentiment qui me consumait. Ce fut la dernière chose que je fus en mesure de voir avant que le décor ne se mettre à s’obscurcir autour de moi, pour ne laisser place qu’à la forme pétrifiée de la serveuse.

- Polly, prononçai-je difficilement en me mordant nerveusement les lèvres. Cela s’était produit malgré moi, à tel point que j’avais eu l’impression qu’une étrangère prononçait ce nom à ma place – pourtant, c’était bien ma voix qui s’était exprimée en dépit de ma volonté. Je ne l’avais jamais souhaité. Pas de cette manière. Pas à cette personne. C’était tout bonnement impossible. Et pourtant, je n’avais pas besoin de soulever ma chemise pour savoir ce que je trouverais gravé sur ma peau à l’encre noire.
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Elyan
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C’était une sensation étrange – un monde flou, sauf Elle. Quand son regard croisa la sien, elle ne vit plus que ça – ces yeux noirs, si noirs dans lesquels elle manqua de se perdre un instant, obéissant instinctivement à l’injonction de ses désirs. Puis le charme fut rompu – sa collègue lui enfonça doucement son doigt dans les côtes en voyant qu’elle zonait depuis quelques secondes, la faisant revenir brutalement à la réalité. La rousse détourna lâchement les yeux, les posant ensuite sur son écran en serrant les dents, ignorant la douleur qui s’infiltrait depuis son avant-bras. C’était une douleur imprécise et diffuse, comme si elle déployait doucement ses tentacules depuis son épicentre. Elle ne s’attendait pas à ça. Elle ne voulait pas de ça. Mais elle l’ignora, tapant maladroitement la commande de la jeune femme, ses yeux rivés sur son écran, refusant intuitivement de regarder le visage de la jeune femme.

Elle tapa donc la commande – un allongé –, attrapa le gobelet et écrivit le nom de la jeune femme – Polly -, le posa et annonça qu’elle prenait sa pause. Elle secoua la tête, fermant un instant les yeux avant de les reposer sur son interlocutrice – et la piqûre se fit sentir à nouveau, toujours aussi insistante, toujours aussi douloureuse. Les lèvres de la rousse tremblèrent, son désarroi s’affichant un instant sur son visage avant qu’elle ne tourne les talons, s’enfuyant presque jusqu’à trouver les toilettes réservées aux employés. Alors seulement son masque se fissura, son sourire d’employé modèle tombant définitivement tandis qu’elle se ruait jusqu’au lavabo, jetant à peine un œil au tracé délicat qui s’étalait sur son avant-bras.

Nerveusement, presque hystériquement, elle martela le distributeur de savon, commençant à frotter son avant-bras sans jamais le regarder. Mais elle avait beau frotter, rien ne disparaissait – sa peau rougit rapidement, à la douleur déjà présente se superposa celle, bien physiquement, de sa peau malmenée par ses soins. Mais rien à faire – c’était inscrit dans son âme, gravé dans sa chair, une marque d’appartenance qu’elle n’avait jamais voulu, le symbole qu’elle était incomplète et que sa moitié errait quelque part en ce monde. Une moitié qu’elle n’avait jamais désirée, refusant de se sentir diminuée, refusant de se considérer comme n’étant pas une personne à part entière tant qu’elle n’avait pas trouvé cette personne, cette âme-sœur. C’était injuste et surréaliste et elle refusait. Elle refusait de La reconnaître comme une moitié d’elle, elle refuserait même d’admettre Son existence. C’était décidé.

La rousse finit par interrompre son inutile tentative, attrapant du papier pour essuyer sa peau maltraitée. Puis elle se dirigea vers l’armoire à pharmacie, attrapant de quoi se bander le bras et dissimuler le tatouage avant de rabattre la manche de son uniforme dessus. Elle chassa distraitement les quelques larmes qui lui avaient échappé sans qu’elle ne s’en rende compte, inspirant longuement avant de pousser la porte des toilettes, espérant de toutes ses forces que l’Autre serait partie et qu’elle n’aurait plus jamais à La recroiser. C’était le mieux qu’elle pouvait espérer, après tout. Elle refusait que quelque chose d’aussi trivial qu’un soit disant lien dicté par le destin ne se mette en travers de sa route. Elle n’avait pas besoin de ça pour être heureuse. Personne d’autre qu’elle n’avait le droit de forger son bonheur et son avenir.
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Ambrosine
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Polly Yeung
J'ai 23 ans et je vis à Gresham, Oregon. Dans la vie, je suis apprentie en pédiatrie et je m'en sors très bien grâce à mon travail acharné et au soutien sans faille de ma famille. Sinon, grâce à mes horaires improbables de travail, je suis célibataire depuis que je me suis lancée en médecine et je le vis plutôt mal, surtout lorsque je vois mes ainées chaque jour dans les bras de leurs âme-soeurs.

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La demoiselle face à moi fut la première à briser la tension qui s’était installée lorsque nos regards s’étaient croisé, et en cela, je ne pouvais que la remercier car j’en avais moi-même été incapable. Recouvrant mes esprits, je posais la main -  plus par réflexe me semblait-il que par véritable volonté d’en faire ainsi - sur la zone qui s’était déclarée et la sentis brûlante sous mes doigts glacés par l’effroi. C’est impossible, me répétais-je. Tout bonnement impossible.

Une fois de plus, la serveuse brisa ma transe lorsqu’elle déposa mon gobelet sur le bar à l’attention de ses collègues, me faisant sursauter de surprise. D’une voix lointaine et presque imperceptible, je l’entendis annoncer sa pause tandis que je me demandais ce que j’étais supposée faire face à cette nouvelle barmaid qui se chargeait de ma commande. Mon coeur téméraire ne demandait qu’à suivre celle qui avait causé la douleur que je n’arrivais pas à éteindre – mon cerveau à l’inverse me hurlait de saisir la tasse à café et de retourner auprès de ma collègue. Une discussion axée sur le travail ne pourrait que me distraire de cette étrange confrontation avec la réalité.

Ce fut l’option pour laquelle je me décidais finalement en voyant ma commande arriver. Dépitée, je me rendis compte que sur le coup de la stupéfaction, je n’avais demandé qu’une seule boisson sur les deux prévues. Malgré mon besoin vital de café ce matin-là, je me forçais à laisser celui-ci à ma patronne dont les yeux reflétèrent son inquiétude en me voyant revenir, le visage dix teintes plus pâle que ce dont elle avait l’habitude.

- Est-ce que tout va bien ? M’interrogea-t-elle.

Je hochais distraitement la tête, les doigts glissant lentement sous mon pull en laine pour finalement atteindre les empreintes comme marquées au fer blanc sur ma peau. Si au bout de quelques minutes je me laissais prendre par la discussion, ma main s’évertuait à frotter machinalement – à même griffer dans une certaine mesure – les traits noirs qui se développaient le long de mes côtes. Afin de donner le change, je ponctuais les affirmations de Mel par des exclamations enthousiastes ou parfois quelques questions dont je connaissais déjà les réponses. La présence de la marque se faisait de plus en plus démonstrative, s’attirant finalement mon entière attention.

- Tu as l’air d’être souffrante, tu veux que je jette un coup d’oeil avant de te raccompagner ? Me proposa-t-elle avec les meilleures intentions du monde. Je m’en voulus immédiatement de devoir recourir à un mensonge pareil en sa présence, mais je ne pouvais décemment pas lui confier ce que j’avais cru ressentir quelques minutes auparavant avant d’être certaine que cela s’était bien produit comme je me l’étais imaginée.

- Ce n’est rien de bien méchant, juste les allergies, avais-je balayé son commentaire d’un signe de la main. J’aurais presque aimé que cela soit si simple. J’aurais presque aimé avoir été induite en erreur par une douleur quelconque qui se résoudrait avec une prise de médicament – et Dieu sait que j’avais horreur d’en avaler depuis ma tendre enfance. Mais si cela avait été le cas, pourquoi avais-je été capable de détecter sa présence avant même qu’elle ne passe la porte de la salle réservée aux employées pour rejoindre ses collègues ? D’un coup d’œil que j’espérais discret, je vérifiais mon pressentiment pour la trouver exactement là où je l’avais sentie, retenant un hoquet d’effroi.

- Une araignée, me justifiai-je auprès de mon interlocutrice face à ma réaction exagérée. A ce rythme là, elle ne me laisserait pas retourner en cours et me forcerait à rentrer chez moi avec un arrêt. Quoi de pire que cela afin de faire les cents pas dans ma chambre à réfléchir à ce qu’il venait de se produire, et en quoi tout cela était terriblement toxique à la vie personnelle florissante que j’avais jusque là été autorisée à mener. Mon attention se porta de nouveau vers la serveuse qui reprenait du service. Quelque chose clochait. Après une inspection plus complète, je remarquais un bout de tissu blanc dépasser de son chemisier; familiarisée avec l’équipement médical comme je l’étais, je devinais que ce n’était qu’une légère bande de gaze. Je ne sus si je devais être rassurée à cette idée, ou m’en inquiéter : son bandage aurait tout à fait pu correspondre à la taille de la marque que je pouvais tracer du doigt sur mon corps tremblant. Je ne pouvais décemment pas rester immobile sans savoir de quoi il retournait. Profitant de la remarque de ma collègue concernant le manque de sucre dans son café, je me levais sous ses formules rassurantes.

- J’insiste, la coupais-je, déjà debout.

Ma détermination s’amenuisait à mesure que j’avançais vers la rousse. Mon cerveau, qui n’avait jamais jusque là jamais montré de symptôme de paralysie sociale, se mettait à évaluer mes chances de réussite selon le phrasé utilisé. Devais-je m’inquiéter de son état ? Proposer la solution au problème que je m’étais efforcée d’effacer de mon esprit ? Arrivée devant elle, je me trouvais bien bête, sans savoir que dire à cette jeune femme qui une fois de plus, me garda prisonnière dans une bulle close qui oblitérait tout ceux qui nous entourait. Ce ne fut qu’au pris d’un effort extrême que je détournais les yeux, toussant afin de récupérer une voix suffisamment claire pour m’exprimer.

- Pourrait-on avoir un autre sachet de sucre ?
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Julia Adamenko © XXX
Quand elle ressorti des toilettes du personnel, elle avait réussi à retrouver un semblant de calme et de sérénité. Après tout, il s'agissait évidemment d'une erreur d'interprétation de sa part - la douleur était simplement du à une cause tout à fait quelconque. Une allergie - c'était ça. Elle avait simplement fait une réaction allergique à quelque chose qui avait touché son bras, tout bêtement. Il n'y avait pas d'âme sœurs, pas de moitié qui se languissait de son absence. Juste une allergie. Rassérénée, elle poussa la porte et rejoint ses collègues, recommençant a prendre les commandes des clients. Et si son regard dérivait parfois dans la salle, c'était simplement parce que les odeurs des boissons l'incommodait et qu'elle essayait d'y échapper en tournant la tête. Pas de pincement au cœur, rien. Elle aurait presque pu commencer a y croire, à se persuader que ces quelques secondes n'avaient jamais existé, qu'elles étaient simplement le fruit de son imagination, que la fatigue et le stress de ses prochains examens avait simplement pris le pas sur sa rationalité habituelle.

Elle avait tant bien que mal réussit à reprendre le rythme des commandes, sans plus trouver aucun plaisir à se moquer silencieusement des commandes hallucinantes de la jeunesse américaine. Les "et si" la tourmentaient, détournant son attention de ce qui comptait réellement à l'instant actuel - à savoir, son travail. Elle venait de finir de noter une commande a base de mocha blanc et d'une vingtaine de pompes de sirop de noisette quand une voix l'interrompit, faisant se tendre des muscles dont elle ignorait l'existence. Quelque chose résonna au plus profond d'elle, vibrant au rythme de la voix de la femme face à elle. Les yeux de la rousse s'écarquillèrent pendant une fraction de secondes, lui donnant l'air d'une biche prête à passer sous une voiture, trop tétanisée par la terreur et la surprise pour s'enfuir.  Le moment s'éternise et une nouvelle fois sa collègue la sauva, enfonçant plus brutalement son doigt dans ses côtés, la sortant de la tétanie que le face a face imprévu avait provoqué chez elle.

La rousse sursauta, bredouillant quelques secondes à propos de sachets de sucre, ses yeux refusant de rencontrer ceux de la femme en face d'elle, ses mains s'agitant sur le comptoir pour trouver les sachets de sucre. C'était un maelstrom d'émotions qui l'agitaient, l'empêchant de distinguer sa gauche et sa droite, lui donnant chaud et froid en même temps, son cœur battant comme si elle venait de courir un marathon tandis que son esprit se vidait totalement. Elle parvint finalement à mettre la main sur les sachets de sucre, en attrapant une poignée qu'elle abandonna entre les mains de la femme, retirant sa main plus vite que si elle l'avait brûlée. En vain - ses doigts avaient  effleurés la paume de la main de l'inconnue et son corps se souviendrait probablement de cette sensation pour le reste de sa vie. Et les personnes les entourant se souviendraient sans doute du hoquet de stupeur qui avait secoué la rousse à ce contact, la faisant vaciller tandis qu'elle reculait brutalement, bousculant un collègue qui se renversa le mocha bourré de sucre dessus.

Le temps reprit alors son cours, insensible au bouleversement de sa vie - on commença à la réprimander pour son manque d'attention, devant les clients. Mais elle n'écoutait que d'une oreille, bredouillant des excuses avant de s'enfuir de nouveau vers la salle réservée au personnel, osant à peine espérer y arriver avant qu'on ne l'interrompre.

Elle avait des papillons au fond du ventre et une brutale envie de les vomir.

Sa collègue se tourna vers l'inconnue aux sachets de sucre, lui adressant un sourire tout à fait professionnel.

« Je suis vraiment désolée, j'ignore ce qui lui arrive. Elle n'est pas comme ça d'habitude, elle doit couver quelque chose, pardonnez lui. Vous voulez un dessert ? C'est offert par la maison. »
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Ambrosine
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Joy © KawaiPacks
Je devinais malheureusement bien trop tard que la décision que j’avais prise de m’approcher de la jeune serveuse avait été une erreur. Si une chose était certaine, c’était que la faire renvoyer n’avait jamais fait partie de mes plans ; et que l’évènement n’allait pas tarder à se produire si je continuais à l’effrayer ainsi. Une part de moi me murmura que cela serait sans doute mieux comme ça – comment diable pourrais-je présenter une femme à mes parents ? – tandis que l’autre, plus curieuse, se demandait si j’aurais pu être heureuse avec cette personne qui semblait désirer m’éviter à tout prix. N’étais-je pas assez jolie à ses yeux ? J’avais pourtant toujours prêté attention à mon apparence dans une certaine mesure : je prenais soin de mon corps et de ma peau, et m’habillais selon les standards féminins même si, malgré l’uniforme de travail que j’avais du enfiler ce matin, je m’étais contentée d’un jean et d’un pull somme toute assez classique. Peut-être n’étais-je globalement pas ce à quoi la demoiselle s’attendait, tout simplement, conclus-je. Peut-être que comme moi, elle était tombée sur une princesse, et non un prince charmant. A mes yeux, cela avait de quoi changer la donne. Et pourtant, malgré mon appréhension, je ne pouvais m’empêcher de désirer entrer en contact, ne serais-ce que quelques instants avec celle qui, dans d’autres circonstances, aurait pu partager ma vie.

A la place, je l’entendis murmurer à elle même, refusant de m’adresser la parole. La distance qu’elle s’efforçait visiblement de maintenir entre nous me porta un coup au cœur, à tel point que j’eus honte de croiser son regard de nouveau, avant qu’elle ne revienne avec les-dits sachets de sucre. A ce moment là, je m’étais décidée à la laisser tranquille si telle était sa volonté, mais c’était sans compter le fruit du hasard – ou plutôt du destin – qui nous envoya une piqûre de rappel lorsqu’elle les déposa dans ma main. Malgré ses efforts pour ne pas me toucher, nos mains s’effleurèrent l’espace d’un instant, et je sentis mon cœur bondir dans ma poitrine. Le doute n’était plus permis.

La jeune fille s’enfuyait déjà lorsque j’ouvris la bouche pour parler, renversant collègues et boissons sur son passage. Son comportement blessa une fois de plus ma fierté déjà heurtée: j’étais persuadée que mes yeux ne tarderaient pas à se remplir de larmes alors que je la voyais fuir au loin, dans la salle de repos des employés. Des excuses me furent offertes de la part de l’une de ses collègues décidée à rattraper sa bourde, mais ces mots étaient bien loin de ceux que j’aurais voulu entendre. Durant son monologue, mes yeux restaient rivés sur la personne derrière elle, qui s’éloignait de moi tandis que mon tatouage brûlait de plus belle sous mes vêtements.

- C’est très aimable à vous merci, répondis-je machinalement, sans même réfléchir aux paroles que je prononçais, pour les avoir offertes déjà plusieurs fois en de tels contexte. Cependant, ce n’était pas suffisant. Le fait que ma présumée âme-sœur décide de m’éviter était une chose, lui faire perdre son emploi pour de la curiosité déplacée en était une autre : je n’étais pas là pour lui faire du mal.

- Mais je vous prierais de ne pas trop en vouloir à la jeune femme qui m’a servie, je suis arrivée derrière elle, et j’ai eu tort de la surprendre ainsi. Tout est de ma faute, je ne voulais pas la brusquer, m’excusais-je sincèrement, en espérant que mes paroles arriveraient jusqu’aux oreilles de la personne concernée.

De fait, c’était là mon unique but. Avec ces phrases à double sens, j’espérais qu’elle comprendrait le message que je tentais de lui transmettre. Je ne tenterais plus quelque approche que ce soit – tout du moins aujourd’hui – si elle ne le désirait pas. Je la laisserais travailler tandis que j’accompagnerais ma patronne avec un second café, et pourquoi pas, le dessert offert par l’établissement. Nous discuterions ensemble le temps de terminer nos boissons, et nous partirions sans que je n’adresse quelque mot supplémentaire que ce soit à la rousse qui aurait tout le loisir de s’échapper sans que je ne la force à revenir vers moi. Elle aurait l’opportunité de le faire de son propre chef, uniquement si elle le souhaitait. Si j’aurais donné n’importe quoi pour la connaître un peu plus, j’étais bien loin du profil de harceleuse qu’elle pourrait me coller si j’avais le malheur d’insister. La balle était dans son camp à présent ; et dire que j’aurais voulu qu’elle me la renvoie était un euphémisme. J’avais beau redouter tout ce qu’elle représentait, elle restait ma moitié ; et je n’avais pas le cœur en moi de la rejeter.
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Elyan
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Elaine Harris
J'ai 22 ans et je vis à Portland, Oregon. Dans la vie, je suis étudiante en comptabilité et je travaille en tant que barista, aussi. Je m'en sors plutôt moins que plus, comme pas mal d’étudiants, mais ça va, je gère. Sinon, grâce à un travail acharné, je suis célibataire et je le vis parfaitement bien. Je n’ai pas besoin d’une âme-sœur.

@Ambrosine : Wow, désolée pour cette attente... J'espère que ça te conviendra >w<

Julia Adamenko © XXX
Elle s'était à nouveau réfugié dans les toilettes, mais celles du personnel cette fois. C'était ridicule.

Tremblante, pantelante, la rousse faisait face à son reflet, plus perdue que jamais, mettant difficilement des termes sur ces étranges sensations qui naissaient au fin fond d’elle, dans un recoin de son existence dont elle ignorait la présence jusqu’alors. C’était tellement douloureux – son esprit et son cœur, sa raison et son instinct, deux parts d’elle-même qui ne parvenaient désormais plus à cohabiter sereinement, déchirant tout ce en quoi elle avait jamais pu croire jusqu’à aujourd’hui. Accrochée au lavabo comme s’il s’agissait de sa bouée de secours, la rousse refusait de croiser son propre regard dans le miroir, craignant plus que tout ce qu’elle pourrait découvrir dans la surface réfléchissante. Pourquoi elle, pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi pas dans dix, vingt ans, pourquoi pas jamais ? Une âme sœur n’avait jamais fait partie de ses plans. L’idée même d’avoir une âme sœur lui semblait même parfaitement révulsante, lui ôtant à sa naissance le droit de choisir la personne vers qui ses sentiments se dirigeraient.

Et pourtant, maintenant qu’elle avait croisé cette fille, non, cette femme…

C’était plus fort qu’elle. C’était même douloureux – elle avait le cœur presque au bord des lèvres rien qu’à songer à cette paume que ses doigts avaient effleurés, ce regard charbonneux qui l’avait dévisagée, ce visage aux traits parfaits, l’amande délicate de ses yeux, la courbe que ses lèvres avaient eu l’ombre d’un instant… Des milliers de détails qu’elle n’avait jamais désiré, mais qu’elle ne parvenait pas à oublier, gravés qu’ils étaient dans sa mémoire. Etait-il possible de ressentir autant de choses envers une personne qu’elle n’avait jamais croisée avant ? Etait-il possible que cette inconnue ressente aussi violemment qu’elle ces sentiments qui ne leur appartenaient pas vraiment ? La rousse releva lentement les yeux, croisant le regard de son pâle reflet, n’y trouvant qu’une silhouette familière habitée de fantômes inconnus. C’était trop dur à accepter. Que sa vie pouvait désormais tourner autour d’une inconnue, autour d’une personne qu’elle ne voulait pas accepter.

Elle abandonna finalement le lavabo, ouvrant le robinet pour s’asperger le visage, évitant soigneusement de croiser son regard dans le miroir. Elle remit un peu d’ordre dans ses cheveux, ajusta le bandage autour de son bras puis retourna dans la salle, décidée à faire illusion. Avec de la chance, l’asiatique serait partie et elles ne se recroiseraient jamais. C’était son vœu sincère – même si une partie d’elle-même mourrait un peu à cette simple pensée. De la même manière qu’elle refusait qu’une âme sœur qu’elle n’avait pas choisie fasse irruption dans sa vie, elle se refusait à être l’âme sœur venant bouleverser une vie bien établie. Ce n’était pas juste – c’était peut-être normal, mais ça n’était pas juste pour autant. Le fait qu’il s’agisse d’une femme ne la troublait pas plus qu’autre chose – mais le fait qu’elle lui soit imposée par une quelconque intervention divine ou quoiqu’il s’agisse… Elle ne parvenait pas l’accepter.

Elaine prit une grande inspiration, poussant la porte de la salle du personnel et se glissant doucement à sa place, s’excusant à mi-voix à son manager pour son attitude, puis à ses collègues, recommençant ensuite à prendre les commandes sous le regard inquisiteur des clients ayant porté attention à la scène – fort peu, bien heureusement. L’autre femme n’était pas partie, elle le sentait – quelque chose, quoi qu’il s’agisse, tentait de lui faire détourner les yeux vers la gauche, cherchant inconsciemment cette silhouette qu’elle reconnaîtrait au premier coup d’œil. C’était inconscient, comme un réflexe inscrit dans sa chair depuis des décennies, comme si elle avait peur que la silhouette disparaisse, cette silhouette qu’elle redoutait autant qu’elle l’attendait ardemment. Le flot de clients fini par ralentir, et elle n’eut bientôt plus rien à faire. Et malgré elle, son regard glissa, une nouvelle fois, s’arrêtant finalement sur Sa silhouette – et son cœur s’arrêta un peu. C’était tout ce qu’elle avait jamais redouté et espéré à la fois. Elle se sentait maladroite, stupide – comme une adolescente expérimentant son premier amour… Sauf que c’était tellement plus profond, tellement autre chose qu’elle n’avait pas les moyens de réagir correctement.  

Elle ferma un instant les yeux, reculant finalement pour dénouer son tablier. Au moins, c’était la fin de sa journée, c’était déjà ça de pris. Maladroitement elle se prépara une boisson rapide, allant s’installer au fond de la salle, dans un coin où elle pourrait contempler sa misère sans qu’on la dérange… Et sans perdre de vue l’inconnue. Son inconnue. Son âme-sœur. Le terme avait une saveur particulière, envoyant de légère décharge dans ses tripes, dans un mélange étrange de joie extatique et de terreur sans nom. Elle n’était certainement pas la première à vivre cette rencontre comme cela… Pas vrai ?

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Last time I saw you, we had just split in two • Ambrosine
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