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 Recoller les morceaux de nos âmes ft Lafayette Love

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Dans un univers où les âmes-soeurs existent et se manifestent par un tatouage au premier contact avec l'être aimé, Aaren est une exception étrange. Il peut faire apparaitre des marques et les faire disparaitre à volonté. Rendu amer par l'impossibilité de trouver l'amour, qui est le chemin que tout humain recherche en ce monde, il s'amuse à manipuler les coeurs des gens pour prendre leurs argents. Cependant, il croisa la route de son exception mais ne s'en rendit compte que trop tard. Il revient sur le lieu de son crime pour peut-être y trouver la rédemption.

Contexte provenant de cette recherche


@Lafayette Love
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Aaren
Davis

J'ai 27 ans et je vis là où la police ne me cherche pas. Dans la vie, je suis arnacoeur professionnel et je m'en sors plutôt pas mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Informations supplémentaires ici.


Daniel Sharman©️ NOM CRÉATEUR


C"est terrifiant de voir à quel point le mensonge colle facilement à la peau. Je me rendais même plus compte de la limite entre les personnages que je créais pour séduire et le véritable moi; Sûrement parce que ça faisait trop longtemps que j'avais dépassé la limite. L'amertume était si ancré dans mon coeur, que j'avais vu trop tard la réalité de mes propres sentiments. J'aurai presque préféré pouvoir continuer ma petite vie de connard bien tranquille au lieu de cette horrible remise en question que je subissais.

Ça m'avait incroyablement fait chier quand je m'étais rendu compte que je ne pouvais pas faire apparaitre autre chose que sa marque à lui. Je pouvais continuer à la faire apparaitre sur d'autres mais ça ne faisait aucun sens que je n'arrivais pas à la modifier. La première fois, je n'avais pas vraiment fait attention, me disant que mon pouvoir était un peu feignant et que j'avais un peu trop apprécié de découvrir cet homme. Je pensais que ça n'allait être qu'un trouble passager, que mes pensées iraient l'effacer aussi facilement que j'ai effacé les dizaines d'autres avant lui. Mes souvenirs persistèrent. Pendant que j'embrassais mon autre victime sous le soleil de la Thaïlande, je me souvenais de la pression de ses lèvres. Quand je le faisais rire, c'était son rire que j'entendais. Puis j'ai séduis quelqu'un d'autre au détour d'une terrasse en Sicile et la marque est encore apparu. La sienne. La notre ? Cette pensée me figea, m'angoissa au plus profond de mon être. Ça ne pouvait pas être vrai. J'étais maudit. L'amour ne pouvait pas existait pour moi. Je vis à peine la personne devant moi, qui croyait que j'étais son âme soeur alors que c'était la marque de la mienne qu'elle avait sur elle. Je ne restai pas, effaçant la marque tout de suite.

Laissant mes pas me guider, je me retrouvais dans un parc, au milieu d'une douce nuit étoilée, sous le son des cigales d'Italie et je n'avais jamais été aussi perdu de toute ma vie. Je faisais apparaitre et disparaitre, apparaitre et disparaitre, encore et encore la marque sur ma main. J'avais beau penser à d'autres symboles, dessins, images, c'était toujours un cercle où se trouvait un arbre qui revenait. Peut-être était-ce juste un dysfonctionnement de mon étrange malédiction ? Je n'y croyais pas. Sous le choc, la paume moite, je passais mes doigts sur la marque, me demandant s'il l'avait encore gravé sur sa peau de l'autre côté de l'océan.

Le lendemain, j'embarquais dans le premier avion pour le Canada. Je n'avais jamais été aussi anxieux de ma vie. Je repensais au mois qu'on avait passé ensemble. Je me souvenais que j'avais été particulier heureux durant cet période. Je me souvenais qu'au bout de même pas deux jours, je n'avais jamais été aussi ouvertement moi. Je n'avais jamais eu besoin de me forcer pour le trouver intéressant. Il m'avait fait rire comme jamais, alors qu'on ne faisait que regarder des émissions sans importance à la télé. Je me souviens des moments inopportuns où mon coeur s'emballait à sa vue, quand nous nous baladions près du lac. Putain que j'avais été con pour ne rien voir ...  

Rendu dans sa petite ville, Sherbrooke, tout le peu de courage que j'avais disparu. Je savais que ça allait mal se passer. Peut-être qu'il n'avait pas la marque finalement. Peut-être que j'avais tout imaginé parce que je commençais à me sentir seul. Je secouais la tête, face à sa porte pour reprendre mes esprits. Je tapais trois coups et fit mon sourire le plus sincère possible quand il ouvrit la porte.

"Hey ! heu... "

Je me rendis compte un peu trop tard que je n'avais pas préparé mon discours. J'aurai dû, parce que face à lui, ma gorge s'assécha directement pour des raisons qui n'étaient pas que le stress. Putain que cet vision était dangereusement excitante. Faisant taire mes pensées mal placés, Je déglutis difficilement, passant nerveusement une main dans mes cheveux. Mon regard dévia sur sa main, mais je ne pu voir la marque cachée derrière un gant. Fuck, ça m'aidait vraiment pas.

"J'imagine que je suis pas vraiment le bienvenu, mais je pense que je te dois une ou deux explications..."

Je restais, gêné, devant la porte de chez lui, me disant qu'il allait surement me claquer la porte au nez. Ou qu'il allait me puncher la face et que j'allais mourir aujourd'hui. Ou qu'il n'était pas mon âme soeur et qu'en me révélant, j'allais juste finir en prison. Ou mille et un scénario qui finissait forcément mal, parce que l'optimisme je savais pas faire ça.

"Je sais que la situation un peu bizarre, mais je suis pas tout à fait comme tout le monde et le fait que je sois un connard aide pas trop non plus. Si tu veux me frapper, frappe. Je sais que je le mérite, mais laisse-moi te parler après, deal ?"

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Lafayette Love
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Abner Collins
J'ai 30 ans et je vis à Sherbrooke, Canada. Dans la vie, je suis artiste sculpteur et photographe, de retour à prendre des portraits de famille, et je m'en sortais bien jusqu'à ce qu'on me pique tout mon argent. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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Colby Lopez ©️ gg-squid
Une autre journée qui est passée, d'autres heures douloureusement vécues et d'autres soupirs retenus. Le plus dur, dans tout ça, c'est de n'avoir aucune douleur physique. Je préférerais. Je préférerais avoir mal quelque part pour pouvoir aller chez un médecin, me faire prescrire des médicaments et passer à autre chose. Mais à part décrire ça comme un cœur arraché laissant un trou béant dans ma poitrine, une belle métaphore de cœur brisé, je n'ai rien à déclarer à un médecin. Ça passera, avec le temps. Mais si le temps pouvait avancer plus vite, ça m'arrangerait.

Je me laisse mollement échoué dans le canapé après avoir déposé de nouvelles factures sur la table. Les derniers frais de l'enterrement de ma mère viennent d'arriver, et je préfère les ignorer pour le moment. Parce que j'ai beau avoir repris mon boulot au studio de photos de la ville et que j'y enchaîne les heures, ma paie n'est pas encore tombée et je n'ai plus les moyens financiers pour répondre à la demande. Je n'aurais pas hérité de la maison que je n'aurais même pas les moyens de garder un toit sur ma tête. Merci qui ? Mon cœur tire à nouveau à son souvenir et je grimace. Allez Abe, bordel. Ce con t'a piqué tout ton argent, celui gagné durement et laissé par ta mère avant qu'elle ne meurt, et t'arrive encore à être triste de son départ ? C'est détestable. Je ne sais pas vers qui porter ma haine, lui ou moi. Lui pour ce qu'il a fait, moi pour avoir cru bêtement en ce système d'âme-soeurs. Moi pour avoir cru au destin, à une force supérieure qui l'aurait mis sur mon chemin pour panser la peine d'un être cher.

Je n'ai pas le temps de m'inquiéter que je devrais sans doute me faire à manger que des coups sont frappés à ma porte. Comme à mon habitude ces derniers temps, je pousse un soupir. Sara m'a proposé d'aller voir le dernier film acclamé par la critique un peu plus tôt dans la journée, et je sais que lorsqu'elle a une idée ma collègue n'en démord pas. Si c'est elle... J'hésite à prétendre ne pas être là, mais la lumière du salon m'a déjà trahie et les remontrances pourraient être sévères. Alors c'est en traînant le pas que je vais jusqu'à l'entrée.

Ce n'est pas sur Sara que mon regard tombe lorsque j'ouvre la porte.

Je retiens mon souffle et cligne une première fois des yeux, comme pour m'assurer qu'il ne s'agit pas d'une hallucination. Mais non. Non. Aaren est là, en chaire et en os et... Il a le culot ? De revenir ? Après ce qu'il a fait ? De se ramener, avec son sourire presque indécent ? Je me demande ce qu'il me retient de lui en coller une et appeler les flics. Rien, en fait. Mais je n'arrive pas à bouger, à dire quoi que ce soit. Je ne suis capable que de le regarder fixement, le regard bien plus sombre que celui que je pouvais avoir dans nos instants de bonheur.

"J'imagine que je suis pas vraiment le bienvenu, mais je pense que je te dois une ou deux explications..." Yeah, no shit Sherlock. Un rire amer fini par m'échapper. "Tu penses ?" Parce que moi, j'en suis sûr. Mais est-ce que j'ai envie de l'écouter ? L'écouter, ce serait déjà lui pardonner à moitié. Et ça, je ne suis pas certain de vouloir le faire. Je n'ai pas envie de le voir autrement que la personne qu'il est vraiment, un lâche et un voleur. Âme-soeur ou pas âme-soeur, cet homme m'a brisé et je dois m'en rappeler. Et je ne qualifirai pas cette situation de "bizarre", non. Plutôt "malvenue" et "malheureuse" et peut-être même tous les mots qui commencent avec mal puisque c'est ainsi que ça s'est terminé, mal.

Je me laisse reposer légèrement sur le cadre de la porte. Bah ouais, Aaren, t'es un connard. Alors qu'est-ce que tu fais là ? Il n'y a plus rien à voler, tu as déjà tout pris.
"Si tu veux me frapper, frappe. Je sais que je le mérite, mais laisse-moi te parler après, deal ?" Je plisse légèrement les yeux, plutôt très tenté par l'idée. Je n'aurais aucun mal, vraiment. De nous deux, c'est moi qui est la carrure la plus développée. Mais le frapper serait me baisser à son niveau. Je ne sais pas si ça vaut la peine, pas tout de suite. Je laisse un silence s'installer, réfléchissant à ses paroles. La seule chose qu'il pourrait faire pour moi, la seule chose que je veux de lui, c'est ce qu'il m'a pris. Pas d'autres mensonges, pas d'autres belles paroles, pas me faire arnaquer de nouveau. Pourquoi est-ce qu'il est revenu, vraiment ? Est-ce que sa démarche est sincère, est-ce que je me fais encore avoir ? Je pousse un soupir. Encore. Avant de me pousser légèrement de l'entrée pour lui faire signe d'entrer. "Je garde l'idée pour plus tard. T'as cinq minutes." Je n'ai pas envie de passer plus de temps que nécessaire en sa compagnie. Dans cinq minutes, j'appelle les flics. Cette fois, au moins, je sais à quoi m'attendre en le laissant entrer chez moi.


Spoiler:
 


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J'ai 27 ans et je vis là où la police ne me cherche pas. Dans la vie, je suis arnacoeur professionnel et je m'en sors plutôt pas mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

A plusieurs identités, plusieurs passeports et plusieurs police à ses trousses.


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Mon coeur battait tellement fort que j'en devenais presque sourd. Le voir était déjà trop. Ça faisait longtemps que je vivais sans culpabilité et là, je n'arrivais pas à respirer sous l'étranglement de honte que je subissais. Le voir rendait tout trop réel. Je n'avais pas réfléchi. Mon coeur avait pensé à ma place, égoïste, en voulant le revoir. Je n'avais pas pensé à la réelle impact de mes actions sur lui. Je passais d'une personne à l'autre, sans jamais m'attacher, sans me soucier des choses brisées. Cette fois, c'était son coeur que j'avais fracturée. J'allais devoir recoller les morceaux. Tâche inhabituelle qui me remplissait d'angoisse car j'avais trop à perdre si je ne réussissais pas. Ma seule chance en amour. Ce bonheur enivrant, si grisant, si naturel que j'avais touché en sa compagnie. J'avais été stupide de ne pas l'avoir vu et de m'y être tenu. Je ne pouvais que m'en bouffer les doigts.  

J'avais presque fermé les yeux, m'étant très clairement attendu à ce qu'il me frappe. Pas que je le crois homme violent, mais plutôt qu'il avait toutes les raisons de me détester. A la place, il me laisse entrer. Un soupir s'est extirpé de ses lèvres rendant que plus réel tout le poids de la trahison que je lui ai asséné. J'écoute sa voix et mon corps s'enthousiasme sans que je contrôle rien. Chaque fibre semblait faite pour qu'il m'attire. C'était ce qui m'avait conduit à le séduire, c'est ce qui m'avait conduit à le briser car j'avais pris peur d'un amour non véritable. Je préférais rien que le fantôme d'une relation non destinée.

J'entrais dans la maison que j'ai partagé avec lui il n'y a pas si longtemps. Mes yeux restèrent nerveusement baissé en passant à côté de lui, avant de m'asseoir sur le canapé. Je me tenais les mains pour cacher mes tremblements, vulnérable. Une respiration plus tard, je viens lui expliquer la vérité:

"Okay... Alors tu sais que tout le monde a une âme-soeur n'est-ce pas ? Et qu'il suffit de se regarder pour que la marque apparaisse et on sait. Moi, je sais pas."

Je tendis ma main, remontant ma manche. Ma peau était entièrement vierge, juste mate de mes moments passées au soleil. Puis doucement, la marque, notre marqua apparait.

"Depuis toujours, je peux faire apparaitre la marque destinée aux âmes-soeurs. Je peux prendre la marque de n'importe qui ou même les créer, mais plus maintenant, plus depuis que je t'ai rencontré. Il n'y a que notre marque que je peux faire apparaitre."

Je redressai la tête en sa direction, détaillant son visage pour y voir sa réaction. Je passais nerveusement ma langue sur ma lèvre inférieure, anxieux, avant de continuer, déballant ma vie secrète.

"Avant toi, je pensais que je n'avais pas droit à mon âme-soeur... J'étais jaloux, terriblement envieux des couples que je voyais se former autour de moi alors que j'étais seul, que je ne saurai jamais qui est fait pour moi. Alors, je me suis vengeais, aussi puéril que ça peut paraitre, en me faisant passer pour une âme-soeur que je n'étais pas et je vis de ça."

Je jetais un coup d'oeil à l'horloge du salon, voyant qu'il me restait deux minutes avant qu'il ne me jette surement dehors ou qu'il finisse par m'étrangler, dégoûté par ma vie de mensonge. J'ajoutais, comme note supplémentaire de mon intégrité:

"Et je suis désolé de ce que je t'ai fait. Habituellement, je ne serais pas allé vers toi pour .. te séduire, parce que tu n'as pas le profil habituel. Je m'attaque à ceux qui ont de l'argent, parce que trouver l'amour et être riche, faut pas non plus tout avoir dans la vie. "


J'haussais une épaule, nonchalant sur mes motivations pseudo robin des bois en beaucoup plus égoïste. Je n'étais surement pas la personne qu'il pensait avoir comme partenaire de vie un jour. Il devait très probablement être déçu. Cette pensée me glaçait le sang. Je passais mes doigts sur ma marque comme cherchant du courage, avant t'ajouter en note final de mes cinq minutes de paroles. Je le regardais cette fois, me demandant si j'avais bien fait de tout déballer comme ça, mais il était celui que mon âme avait choisi et je ne voulais pas de regret, ou du moins pas de regret en plus.

"Mais je suis allé vers toi parce que tu es mon âme-soeur et que je ne pouvais m'empêcher de vouloir en apprendre plus sur toi, sur ta vie, tes passions. J'ai pris peur, j'ai déniais la vérité. C'était impossible... Pourtant, je suis là parce que je ne peux plus le renier. Je.. je t'aime."


Mes derniers mots sont murmurés, timide, fervent et palpitant d'espoir. Première fois dit avec une réelle sincérité. C'était une main tendue dans le noir où j'espérais que soit la chaleur de sa main qui vienne me chercher et non la froideur de mes nuits solitaires.

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Je ne sais pas si c'est une vision d'horreur ou un fantasme qui s'impose à moi lorsque j'ouvre la porte. Aaren. Je dois me faire violence pour ne pas refermer immédiatement la porte, ni le serrer dans mes bras. Aaren m'a trahit de toutes les manières possible. Je le déteste. Et pourtant. Pourtant je ne le frappe pas quand il me le propose, alors que j'aurais toutes les raisons pour le faire. Et je le laisse entrer et lui accorde un temps de parole. Limité, certes. Mais c'est déjà trop.

Je le laisse s'installer sur le canapé, mais fais bien attention à rester debout et suffisamment éloigné de lui. Comme s'il était le mal incarné, ce qu'il est plus ou moins. Je lève les yeux au ciel lorsqu'il me demande si je sais que tout le monde a une âme-soeur. Oui ? Tout le monde le sait ? Tout le monde ne parle que de ça, notre culture entière est basée sur cette quête ridicule et niaise et complètement folle de l'amour ? "Moi, je sais pas." Un rire amer m'échappe. "Comment ça tu sais pas ? On a la même." Et c'est bien parce qu'on a la même que j'ai cru en ces âneries d'âme-soeurs, que j'ai cru que je pouvais avoir confiance en lui et m'ouvrir entièrement, aimer sans crainte. Je lui ai tout donné, et ce con a tout pris et s'est tiré. Mais lorsqu'il tend sa main, sa peau est vierge et mes sourcils se froncent. Est-ce que ça aussi, je l'ai imaginé ? Non. Lentement, les couleurs apparaissent. Je ne comprends pas. "Okay, c'est trop bizarre." Tellement que j'en oublie un moment toute ma haine, en quête d'une explication logique et rationnelle à toute cette embrouille. Aaren m'apprend qu'il peut faire n'importe quelle marque selon sa convenance. Pouvait. Maintenant, il ne peut plus. Depuis qu'il m'a rencontré. J'oublie un peu de respirer, quelques secondes. Je n'ai pas besoin qu'il me confirme que nous sommes effectivement âmes-soeurs. Ni qu'il essaie de se justifier sous prétexte que ça ne fonctionne pas normalement, chez lui.

Je finis par aller m'asseoir en fasse de lui. Je ne sais toujours pas ce qu'il attend de moi. S'il croit que parce que nous sommes âmes-soeurs, tout va s'arranger d'un battement de cils... Non. "Alors, je me suis vengeais, aussi puéril que ça peut paraitre, en me faisant passer pour une âme-soeur que je n'étais pas et je vis de ça." Voilà. Aaren m'apprend que ce qu'il m'a fait, je ne suis pas la première personne à l'avoir subit. Et ce n'est pas parce qu'il revient que ça arrange les choses. Est-ce qu'il a pensé, à tout le mal qu'il a fait. Par jalousie, par envie des autres ? Cela n'excuse rien, jamais. Des gens sans âme-soeur, je suis sûr qu'il y en a plein. Des gens qui ne croient pas au système. Vraiment, s'il avait peur de vivre sa vie seul, il pouvait toujours trouver quelqu'un. Mais il a préféré faire souffrir d'autres personnes, et je ne suis pas certain que ça le rendait plus heureux lui.

Je n'ose rien dire, mais mon regard est brûlant. A l'intérieur, tout s'emballe et s'embrouille. Je ne sais plus quoi penser, je ne sais pas quoi dire, je ne sais comment agir. Comment est-ce que j'ai fait pour tomber amoureux d'une telle personne ? Sans doute parce qu'au fond, je ne le connaissais pas. Est-ce que je peux l'aimer, encore ? Je ne veux pas. Même s'il est désolé et s'excuse. C'est que ça ne change rien, ça ne refait pas le passé. Ses belles paroles ne peuvent rien y changer, je refuse."Pourtant, je suis là parce que je ne peux plus le renier. Je.. je t'aime." Il m'aime et ça me fait l'effet d'une bombe. Je me redresse brusquement, piqué au vif. J'imagine qu'il a terminé, alors c'est à mon tour. "T'as pas le droit de dire ça, Aaren, tu m'entends ?" Je prends une grande inspiration, mais toute la colère commence à remonter et je ne peux pas. Je ne peux pas être calme, je ne peux pas l'accueillir la bouche en coeur, encore moins après ce qu'il m'a révélé. "Tu m'as détruis, tu m'as tout pris. Tu étais le peu de lumière que j'avais trouvé après la mort de ma mère, tu m'as redonné tellement d'espoirs... Et t'es parti, mais t'es pas seulement parti, tu m'as tout pris. J'suis pas riche, mais même si je l'étais. Tu as pensé un seul moment aux conséquences de tes actions ? T'es quel genre de personne pour vouloir faire autant de mal aux autres ? Pourquoi j'demande ça, t'es un salaud, Aaren. C'est tout ce que t'es. Et je préfère vivre une vie seul et misérable qu'une vie à tes côtés." Et pourtant, ça me brûle à l'intérieur de dire ça. Parce que c'est pas vrai. J'aimerais que ce soit vrai, mais ça l'est pas. Mais je ne suis pas prêt à pardonner aussi facilement, tous ses tords. Ma mère m'a offert la meilleure éducation qu'il soit, m'a appris à être gentil et à aider mon prochain. Pas à arnaquer et à me laisser dominer par des mauvais sentiments. Et maintenant, son souvenir sera toujours tâché de cette sale histoire et ça fait une raison de plus dans la liste de pourquoi je le déteste. Pourquoi je le dois.

"T'as vraiment cru que t'allais pouvoir revenir et que tout allait redevenir comme avant ?" Je finis par souffler, vraiment mécontent. Je suis à deux doigts de lui demander de partir, mais pour une raison que j'ignore je ne le fais pas. Encore une fois, je lui laisse trop de pouvoir.


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La situation devait surement lui paraitre surréaliste. Moi, ici, lui expliquant mon étrange lien avec les marques d'âme-soeur. Pourtant, la marque je la fis s'afficher sur ma main. Notre marque, celle qui voulait à tout prix s'encrer sur mon épiderme et qui m'avait fait réaliser que j'étais passé à côté de celui qui m'était destiné. L'angoisse continue de m'étreindre le coeur, alors que je détaillais chaque trait de son visage. J'avais juste tellement envie de pouvoir le toucher et de me dire que tout ira bien, mais je n'en avais le droit. Il n'était que colère, colère justifié, alors je retenais mes pensées égoïstes qui ne rêvaient que d'aller vers lui. Je garde les lèvres serrées, après ma déclaration. Je prends son rejet de plein fouet, laissant mon coeur se faire heurter. Il n'avait aucune raison de vouloir me retourner mes sentiments. J'avais mal agi et j'en subissais enfin les conséquences. J'acceptais silencieusement toute sa colère, baissant légèrement la tête.

Il me questionnais sur mes choix, mes mauvaises actions, ce que j'étais, me mettant en pleine face le fait que je n'étais rien d'autre qu'un être horrible. Jusqu'alors je n'avais jamais interpréter ça de cette façon. Je n'étais pas désillusionné au point de penser que mes actes n'avaient pas d'impact, mais d'un autre côté, je m'attaquais qu'à des gens qui allait à un moment ou un autre trouver leurs âmes. J'avais même l'habitude, surement un peu malsaine, de regarder sur les réseaux sociaux la vie de mes anciens amants. Habituellement, ils trouvaient tous leur vrai âme soeur six mois plus tard, comme si j'étais l'activateur intermédiaire de leur rencontre. Cependant, je savais que ça n'allait pas être une justification suffisante pour l'apaiser, car ça n'excusait rien. Je gardais encore le silence, fixant la marque sur ma main ne sachant quoi faire pour me rattraper. C'était sûrement irrécupérable.

Si je n'avais vraiment aucune moral, je me jouerais de lui. Je trouverais de fausses excuses pour me montrer en victime et qu'il veuille bien de moi encore, mais je ne pouvais pas lui faire ça. La moindre des choses que je pouvais faire pour lui, c'était au moins d'être sincère. Même si j'allais le perdre, je pourrais plus me regarder en face si je lui mentais encore. J'avais déjà eu tellement de mal à faire semblant avec lui, pendant nos mois partagés. J'avais voulu garder un personnage, mais j'avais été moi-même auprès de lui, sans faire exprès, parce que c'était naturel. J'aurai dû le voir. J'aurai dû ne pas nier qu'il était mon âme-soeur et à cet instant, j'aurai pu être dans ses bras, au lieu de me retenir de pleurer. Je me brisais moi-même le coeur à force de mauvaises actions. Ma gorge se serrait, ayant la respiration difficile sous le poids de ses mots. Il ne voulait pas de moi. Cette simple pensée était terrible. Je voulais refuser, protester, supplier mais je savais que ça ne servait à rien. Je restais le souffle coupé, la culpabilité venant enfin prendre le dessus, à sa dernière question. Je laissais une pause, avant d'admettre ma propre naïveté:

"Oui... Très bêtement, oui, parce que tu me manquais..."

J'affiche un sourire triste et maladroit, sachant qu'il était trop tard. Je ne savais pas quoi faire. Les mots se bloquaient. J'étais comme apeuré de parler, ayant peur qu'au moindre propos qui ne lui plait pas, je finirais à la porte. Je m'inquiétais même pas qu'il dénonce mes agissements. S'il était pas là dans ma vie, je me rendais compte que le bonheur ne sera plus jamais là. J'aurai presque dit que j'aurai voulu ne pas l'avoir rencontré pour ne pas avoir ce type de regret, mais ce serait mentir. J'avais été bien trop heureux en étant à ses côtés et c'est l'idée de ne pu avoir la possibilité de le voir qui me détruisait. Je passais encore mes doigts sur notre marque, extirpant difficilement mes paroles:

"Je suis venu aussi pour te rendre ce que je t'ai pris. Je n'aurai jamais dû le faire en premier lieu, mais j'avais tellement peur de ce que je ressentais pour toi, que je me suis dit que c'était le meilleur moyen de rompre nos liens. J'ai tellement cru que je n'avais pas droit à mon âme-soeur, que j'ai nié que c'était toi. Enfin, peu importe maintenant, puisque j'ai réussi... Tu ne veux plus de moi..."


Je me mords la lèvre, retenant les tremblements dans ma voix, ne voulant pas montrer ma faiblesse parce que j'étais celui en tort. J'étais celui qui ne devait pas se plaindre, car j'étais le salaud de l'histoire. J'étais habitué à masquer mes émotions. J'avais été élevé comme ça, mais aujourd'hui, c'était difficile de retenir. Mes yeux me faisaient mal tellement je retenais l'eau de venir s'échouer sur mes joues. Je passais rapidement le revers de ma main sur mes yeux, pour me donner contenance, avant de fouiller dans mon sac et de glisser l'enveloppe contenant l'argent sur le canapé. Je n'osais le regarder directement en faisant ça. Je n'osais pas non plus le lui donner directement. Mes doigts tremblotaient et je reposais ma main sur mes cuisses pour les calmer, l'émotion négative prenant clairement le dessus.

"Je sais qu'il n'y a rien qui puisse vraiment racheter ce que j'ai fais. J'ai jamais réfléchi à l'impact de mes actions sur les autres, parce que j'étais totalement aveuglé par ma jalousie. J'étais même jaloux de toi, tu sais. J'en voulais d'avance à la personne qui t'était destiné, finalement j'avais raison de le détester, vu que c'est moi ..."

Je disais ça sur un ton particulièrement défaitiste. Je n'essayais pas de me trouver de qualité rédemptrice. Je ne pouvais pas être hypocrite à ce point. J'aurai pu lui dire que j'aimerai lui redonner l'espoir que je lui avais pris, mais je ne pouvais me montrer aussi présomptueux. Il avait été clair dans ses propos et je n'osais le regarder en face. Je ne supportais pas de voir son regard que j'imaginais accusateur, déçu et blessé. Alors je restais, prostré sur le canapé, attendant sa sentence.

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