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 Le soleil ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre Isaac / Joséphine

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Manhattan Redlish
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
New York - Un jour en plein printemps. [à venir]

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Manhattan Redlish
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Isaac Samuel Jacobs
J'ai 42 ans ans et je vis à Manhattan, - New York. Dans la vie, je suis Chef de la chirurgie et je m'en sors Bien, mais uniquement en apparence. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et je le vis plutôt bien certains jours et moins bien pour d'autres.




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Le regard perdu dans son verre de scotch, il fit abstraction du bruit ambiant du bar dans lequel il se trouvait et où il avait pourtant ses habitudes et faisait tourner le liquide ambré dans ses doigts jusqu’à ce que la voix du barman ne l’interpelle « Rude journée ? ». Isaac leva les yeux vers son « ami » si l’on pouvait l’appeler ainsi et sourit. Il ne dirait rien. Il ne répondrait pas. Il n’en avait pas envie et avala, pour seule réponse, le reste de son verre avant de jeter un billet sur le comptoir. Il se retourna, observa son environnement pendant quelques minutes et se demanda s’il ne pouvait pas rester encore un peu. Des jeunes femmes dansaient au loin et semblaient s’amuser et en cet instant, il sourit devant l’innocence et la quiétude de ce groupe d’amies qui semblaient passer une bonne soirée en cette fin de semaine. Il hésita encore un instant, se demandant s’il ne pouvait pas se laisser tenter par le goût de la chaire, un goût qu’il oublierait au petit matin… Isaac n’était pas le genre d’homme qui souhaitait s’engager. Son parcours sentimental était fait de courtes aventures, bien souvent d’une nuit, mais jamais celle d’une vie.
Puis un fracas de verre l’extirpa de ses pensées et il tourna la tête vers un jeune homme totalement ivre qui se mit à rire devant son verre au sol et en commanda un nouveau, au grand désarroi du barman et des videurs qui savaient déjà, que la soirée ne serait pas tranquille. Ce soir, Isaac ne souhaitait pas cela. Il se saisit de sa veste de costume et quitta le bar après un dernier regard pour les jeunes femmes au loin. Peut-être un autre jour…

A peine eut-il humer l’odeur du printemps et des pots d’échappement que son téléphone sonna. Il souffla avant de s’en saisir sans même regarder le numéro qui venait de le joindre. La conversation fut brève et héla un taxi qui, pour une fois, s’arrêta à sa hauteur sans l’ignorer ouvertement. Isaac le salua brièvement et donna l’adresse à laquelle il devait se rendre. Tout en observant la ville défiler sous ses yeux, Isaac se répéta les paroles de son interlocuteur. La soirée allait être longue…

Ce fut d’un pas précipité qu’Isaac franchit les portes de l’hôpital où l’attendait un interne tout particulièrement agité et qui lui tendit la tablette contenant les constantes du patient qui venait d’être admis. « C’est le Gouverneur en personne Docteur Jacobs, son état est critique, sinon on n’aurait pas fait appel à vous à cette heure-ci. » Isaac ne prit même pas la peine de lever son regard sur l’interne et se saisit tout simplement de la tablette, parcourant avec une rapidité presque désarmante les constantes de son patient VIP. « Préparez-le pour le bloc opératoire. On l’opère ce soir ! ». L’interne s’arrêta un instant et dévisagea son supérieur « Vous allez opérer ? ».

En effet, Isaac était le chef de la chirurgie, il était l’image de marque de l’hôpital et passait plus de temps à faire des prouesses politiques et chercher des donateurs qu’à opérer. Son verre de scotch de cette nuit en était la preuve. Jamais, en ces jeunes années de chirurgien, il n’aurait osé boire après son service, juste au cas où, disait-il. Dorénavant, il était plus un administrateur qu’un véritable docteur, mais cela ne le déranger aucunement. On lui réservait des patients de marque, des hauts dirigeants, des sportifs de haut niveau… Et lorsqu’il n’était pas dans un hôpital, il enseignait la médecine à l’une des meilleures facultés de l’État. Il n’était pas à jeter ! Bon sang !

Isaac se retourna alors en direction de son interne, s’approcha dangereusement de ce dernier tout en le fixant droit dans les yeux « Je vais opérer, en effet. Cela vous pose-t-il problème Collins ? Et pendant que j’irai opérer le gouverneur de New York, vous irez faire les consultations post-op’ de vos résidents. Cela vous fera passer l’envie de mettre en doute ma capacité à opérer en plein milieu de la nuit, un des hommes politique les plus influents de notre État. Maintenant, dégagez ».

Le docteur Jacobs fit demi-tour et se dirigea jusqu’au bloc…

Debout sur le toit de l’hôpital, il profita du calme ambiant tout en observant le soleil se lever devant lui. Il ferma les yeux, revoyant les images de l’opération… Le sang partout, le bruit incessant de la machine, la panique du personnel de bloc… Isaac inspira profondément. Il avait sauvé in extremis son patient, mais sa survie n’était pas assurée et alors que les premiers rayons de soleil venaient lui caresser la peau, Isaac n’avait pas le cœur et encore moins l’envie de se diriger auprès de la famille du Gouverneur pour les accabler de son pronostic.


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Charly
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Joséphine
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J'ai 35 ans et je vis à Manhattan. Dans la vie, je suis psychologue et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Un peu folle, un peu illuminée et décalé. J'aime la vie, les rires et la joie. Côté coeur, c'est mon choix de vivre seule sans aucune attache. Les princes ça existent seulement au rayon biscuits.  


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L'hiver avait enfin laissé sa place et le printemps s'était imposé, amenant avec lui les fleurs colorées et leurs parfums, le chant des oiseaux et le sourire des gens. Enfin de la plus part des gens. La journée avait été ensoleillée, et par chance Jo' avait pu en profiter.
La jeune femme s'était permise une grâce matinée, et avait poussé le truc jusqu'à prendre son petit déjeuné au lit. N'ayant personne pour lui amener, elle se l'était préparée seule, et avait traîné ainsi jusqu'à midi. Elle avait finit par se décidé à aller courir un peu, histoire de garder la forme. Et puis il faisait si beau. Elle ne perdait jamais une occasion d'être au grand air. L'après midi avait été agréable. Le début de soirée également. Et pourtant elle était loin d'être finit.

La jeune femme était psychologue au service de pédiatrie de l’hôpital. Et cette semaine, c'était à son tour d'être de nuit. Douze longues heures de travail l'attendait. Bien entendu elle traînait des pieds pour s'y rendre, pourtant elle aimait son travail. C'était quelque chose de très important dans sa vie. Le plus important sans doute, vu qu'elle n'avait ni homme dans sa vie, ni enfant, encore moins animaux de compagnie. Jo n'était pourtant pas quelqu'un de solitaire. De caractère joyeux et amicale, elle parvenait à nouée contact assez facilement avec ses semblables.

A 35ans, la psy n'avait tout simplement pas trouver celui qui lui conviendrait. Préférant ne pas s'attacher lorsqu'elle rencontrait un homme, s'éloignant presque en courant s'il collait trop à ce qu'elle espérait. Les enfants, elle avait depuis longtemps fait une croix dessus. Sans doute parce qu'elle voyait trop de petit'd'homme malade à l’hôpital. Elle les considérait un peu tous comme les siens du coup.

Jo' était descendu du bus de bonne humeur, prête à passer cette nouvelle nuit au près de ses petits patients. La jeune femme avait enfilé sa blouse blanche sur laquelle elle avait ajouté des pièces de tissus de couleurs. Dans la poche à côté d'un stylo à plume de couleur verte, se trouvait Zouzou, un petit ours en peluche qu'elle utilisait pour détendre les plus petits de ses patients. Son devoir était d'être présente pour les enfants, mais également pour leurs familles. Les parents, les frères et sœurs… La plus part du temps c'était eux qui était le plus compliqué à gérer.

« -Jo' vous devriez vous rentre à la chambre orange... » Le ton et le regard de l'infirmière ne présageait rien de bon… La psy s'y était préparée déjà depuis quelques jours mais elle avait bien du mal à s'y résoudre. La petite June, âgée de 6 ans, leucémie phase terminale… « -elle a demandé à vous voir. » Un hochement de tête, avant de prendre une grande inspiration pour avoir le courage de passer la porte.

« -bonsoir ma belle... » C'est ainsi qu'elle s'était adressée à la petite fille si pâle dans ce lit. Jo' avait prit le temps de regarder les constantes, les notes sur le dossier de l'enfant. Puis elle avait demandé aux parents d'aller manger quelques choses. Histoire qu'ils puissent souffler, et qu'elle puisse parler à la petite en tête à tête.

Quelques heures plus tard, elle avait allumé une cigarette sur le toit de l’hôpital, chose qu'elle ne faisait pas très rarement. Mais ce soir, elle avait le coeur en vrac, l'âme en peine et une envie folle de crier un pourquoi ?! À dieu ou à qui que se soit là haut. June n'avait que 6 ans…  

Elle jeta un regard noir et embué de larme en direction de la porte qui venait de s'ouvrir. « -et merde... » pas moyen d'être tranquille quelques secondes ! De là où elle se trouvait, elle cru distinguer la stature imposante et presque hautaine de chef de l’hôpital. Jo préféra se faire petite et ne rien dire, tirant une dernière taffe sur sa cigarette, levant le regard vers le ciel cherchant une petite étoile…
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Manhattan Redlish
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J'ai 42 ans ans et je vis à Manhattan, - New York. Dans la vie, je suis Chef de la chirurgie et je m'en sors Bien, mais uniquement en apparence. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et je le vis plutôt bien certains jours et moins bien pour d'autres.




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L’odeur aseptisée, les murs immaculées de blanc, l’angoisse qui étreignait les patients et leurs familles lorsqu’ils franchissaient ces portes coulissantes… Tout cela, c’était son quotidien, jour après jour, semaine après semaine… Cet hôpital lui avait coûter pourtant son mariage, ses amis qui lui avaient tournés le dos car il n’était jamais présent… Mais cet endroit était son havre de paix, son antre. Ici, il était lui-même. Il faisait ce qu’il savait faire de mieux. Mais parfois, comme aujourd’hui, il se demandait pourquoi il avait choisi médecine. Pourquoi n’était-il pas devenu flic ou bien un simple professeur aux horaires fixes et à la vie calme ?! Parce que même si parfois le doute l’assenait de toute part, que ça le rendait malade de voir que Dieu rappelait à lui des êtres qui méritaient encore de vivre encore quelques années auprès de leurs proches, eh bien, il aimait son métier. Il aimait voir le sourire d’un époux à qui on disait que sa femme allait vivre, il aimait recoudre le bras d’un enfant qui était tombé d’un arbre pour venir en aide à un chaton coincé dans les branches, il aimait se rendre en nurserie pour y voir le visage de nouveau-nés, ces êtres innocents et qui seront bien vite, ampli de rêves plein la tête, d’espoir sur le futur. Alors oui, bien souvent, Isaac aimait son métier et ne le changerait pour rien au monde…

Le chef de la chirurgie inspira une nouvelle bouffée d’air frais qui avait des fragrances de cigarettes, à son grand étonnement. Il se retourna alors et parcouru du regard, l’imposant toit de l’hôpital sur lequel il se trouvait et sourit en voyant la jeune femme. Il baissa la tête un instant, observant le vide devant lui et rebroussa chemin pour se diriger vers sa collaboratrice « Espoir, déception : Deux ennemis qui s’entendent très bien ensemble » Il sourit faiblement et ajouta «Eugène Vivier ».
Isaac leva les yeux au ciel pour y contempler le lever du jour dans un silence presque pesant mais qu’il décida de briser « Je pensais être le seul qui venait se ressourcer sur le toit » avant d'ajouter «une mauvaise nuit ?»

Au vu du visage de sa collaboratrice dont il ignorait le nom et encore plus la fonction dans cet hôpital, elle semblait détester, elle aussi, son métier à l’heure actuelle. Puis le portable d’Isaac sonna, ce qui le fit pousser un long soupir d’exaspération. N’allait-il jamais rester tranquille une seconde ?! Il se saisit de ce dernier, jeta un coup d’œil au numéro et reconnu immédiatement celui de son interne. Il le glissa dans la poche intérieure de sa veste de costume et releva les yeux vers le ciel. « Oh… Je ne me suis pas présenté : Docteur Isaac Jacobs. Chef de la chirurgie. Et vous êtes ? »
Oh ! Isaac se doutait pertinemment qu’elle savait qui il était dans cet hôpital. Qui ne connaissait pas son nom en ce lieu ?! Il faisait souvent la une des revues médicales et avait été au classement des cent meilleurs médecins du pays dans le magazine GQ. Même les profanes de la profession connaissaient son nom, et cela sans pour autant savoir qui il était vraiment. Mais il ne souhaitait pas être désobligeant en avouant ouvertement qu’il ignorait qui elle était… Sa réputation de connard fini était déjà faite et en cet instant, après la soirée qu’il avait passé au bloc, après celle qu’elle semblait avoir passé, il n’avait pas envie d’être un hautain salopard de première comme certains pouvaient le décrire dans la salle de pause des infirmières.

Son téléphone sonna de nouveau et il maugréa contre celui qui osait le déranger. Il se saisit alors de son portable et se décida à répondre tout en s’éloignant légèrement de la jeune femme. La conversation fut brève et lorsqu’il raccrocha, il ajouta «Je suis désolé mais le devoir m’appelle… Bon courage » fit-il en s’avançant jusqu’à la porte, puis se retourna une nouvelle fois « Si jamais vous voulez parler, je prend mon café vers les coups de 9h ici-même » et il franchi le seuil de la porte.

Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait été gentil, mais il l’avait été… Peut-être en avait-il besoin lui aussi… Il se rendit jusqu’au chevet du Gouverneur qui était sous respirateur, et où sa femme ainsi que ses enfants et d’autres personnels de la politique attendaient patiemment le verdict. « Je vais demander à toutes les personnes qui ne sont pas de la famille, de sortir de la chambre.» Pas de merci, et encore moins de bonjour. Son attitude ne laissait aucune place à la discussion et les intrus laissèrent la famille seule avec le chirurgien «Je suis le Docteur Jacobs et je suis celui qui a opéré votre époux… »

La discussion sur le cas du patient fut longue et se termina dans les pleurs de l’épouse, serrant fortement ses deux enfants dans ses bras. Isaac regarda sa montre et se rendit au Starbucks en face de l’hôpital pour y prendre un grand café noir et se rendit de nouveau sur le toit…


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D'accord… C'était l'air frais de la nuit qui lui tournait la tête et l'obligeait à sa la jouer philosophe ? Où c'était sa façon normal d'aborder les gens ? Quoi qu'il en soit, Jo avait baisser les yeux sur ses pieds et passer sa main libre dans ses cheveux, cherchant ce qu'elle allait pouvoir dire. Chose qui n'était pas aisé puisqu'elle n'avait pas la moindre envie de parler. Enfin elle prit deux secondes pour étudier la petite citation que Jacobs venait de lui sortir. C'était pas faux. Et en même temps, elle n'aimait pas vraiment l'idée.

Jo préféra ne rien dire par rapport aux propos d'Eugène Vivier, et tira sur sa cigarette, avant d'expirer doucement la fumée acre. Si elle avait été de bonne humeur, elle aurait sans doute pousser un « surprise ! » joyeux pour souligner que oui, il n'était pas seul à apprécier le toit du bâtiment. « -on peut dire ça oui... » souffla la jeune femme sans pour autant bouger ou regarder Jacobs. Bon d'accord il faisait nuit, il ne voyait sans doute pas qu'elle avait les yeux rougit et la mine défaite. La jeune femme tira à nouveau sur sa cigarette, tentant ainsi de couper la conversation qui n'avait pas lieu d'être engagée. C'était pas la nuit, pas le moment… Là c'était son moment de solitude, celui qui lui permettait de digérer, de faire le point, d'évacuer…

Jo' eut un sourire en coin lorsqu'il se présenta, presque ironique. Comme si elle savait pas qui s'était… Qui ne connaissait pas Jacobs dans cet hopital ?! Jacobs le super chirurgien, mais aussi le super connard que peu de monde appréciait vraiment. De son côté, elle ne se permettait pas de le juger, puisqu'elle ne le connaissait que de vu, et grâce aux bruits de couloirs. Généralement, elle n'y accordait que très peu d'importance. Contrairement à d'autres qui vivaient uniquement pour les potins et les ragots, Jo était là pour son travail. Et malgré le fait qu'elle s'entendait très bien avec les équipes du service de pédiatrie, elle ne s'en était pas fait des amis pour autant. Il y avait le travail, et sa vie à côté.

Bref… Pas étonnant par contre que lui ne la connaisse pas. Enfin ça n'était pas ce soir qu'il apprendrait son nom puisque son téléphone sonna, et sauva pour ainsi dire Joséphine. Sauver par le gong ! Pour toute réponse elle fit un signe de la main, sa cigarette dessinant un petit trait de fumée.

A 9 heures, elle ne fut pas sur le toit. A cet heure là, elle montait dans le bus en baillant, fatiguée de cette longue nuit. Elle rentrait chez elle pour s'effondrer sur son lit, se cacher sous la couette. De toute façon Jacobs l'avait sans doute oublié comme elle l'avait zappé de son esprit, qui avait été occupé par des choses bien plus importantes. La nuit suivante serait différente… La chambre de June serait vide, les draps changés… Plus de dessins, plus de peluche… Un grand vide… Comme celui qu'allait laisser cette petite fille dans la vie de ses parents, dans leurs coeurs…

En tant que psy, Jo savait bien qu'elle ne devait pas trop s'attacher à ces patients, termes qu'elle n'aimait pas. Pourtant elle n'y parvenait pas. Il ne s'agissait que d'enfants… Elle préférait ensoleiller leurs moments passés à l’hôpital, surtout lorsqu'il s'agissait des derniers. Vers 20h30 la nuit suivante, Jo enfila sa blouse avant de partir faire le tour des chambres.
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Manhattan Redlish
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Isaac Samuel Jacobs
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Lorsqu’il arriva sur le toit aux alentours de 9 heures, après avoir annoncé à la famille de son patient, que ce dernier ne risquait pas de passer la nuit, il fut quelque peu déçu de voir que la jeune inconnue ne s’y trouvait pas. Peut-être avait-il envie de parler de sa nuit au bloc opératoire, une nuit où il avait failli perdre un nouveau patient…  Il inspira profondément, humant l’odeur de ce printemps encore frais et avala son café dans le calme le plus absolue. Isaac a toujours aimé cet endroit. Il lui rappelait celui sur lequel il se rendait en douce la nuit lorsqu’il était à l’orphelinat, s’endormant à la belle étoile en plein New York… Il en avait fait du chemin pour parvenir au statut qu’il occupait à ce jour.
Isaac regarda l’heure et une fois encore la porte du toit. Elle avait sûrement oublié ou peut-être ne souhaitait-elle tout simplement pas se retrouver une nouvelle fois seule avec lui ici-même. Les commérages allaient bon train sur sa personne dans l’hôpital, le décrivant de la pire manière qu’il soit et étonnement, cela collait relativement à la réalité des faits. Isaac n’était pas parvenu à son poste en étant empli de gentillesse à l’égard de tout le monde. Il était parvenu à ce poste parce qu’il avait toujours mis un point d’honneur à être le meilleur et pour cela, il fallait aussi, parfois… Bien souvent, être un connard fini !
Il termina son gobelet de café sur cette pensée, repassa devant la chambre de son patient qui était toujours entre la vie et la mort et rentra chez lui. Il avait besoin d’oublier cette nuit, de dormir. Il avala un somnifère, accompagné de la moitié d’une bouteille de scotch et tomba rapidement dans les bras de Morphée.

Isaac n’ouvrit les yeux que plusieurs heures après son « coma » et cela était dû uniquement à la sonnerie incessante de son portable. Il parvint enfin à décrocher et ce n’était nul autre que son interne en charge de surveiller le Gouverneur pour lui annoncer qu’il s’enfonçait… Isaac prit une douche en quatrième vitesse, enfila rapidement ce qui lui tombait sous la main, il avait toujours ce qu’il fallait à son bureau et héla le premier taxi qui passait par là. Mais en arrivant, son patient n’était plus de ce monde, l’équipe de réanimation était à bout de nerfs et de fatigue, l’interne venait de perdre son premier patient. Une journée comme une autre.

Isaac se passa une main lasse sur le visage tout en fixant le corps sans vie du politicien et sursauta en entendant son interne donner l’heure de la mort « Je vous laisse annoncer la mort aux proches Docteur Jacobs ?! ». Isaac acquiesça lentement et quitta la chambre avec lenteur pour se rendre auprès des proches. Ce fut des pleurs qui brisèrent le silence de la salle d’attente de l’hôpital. Il tourna des talons et se rendit en direction de son bureau, lorsqu’il décida finalement de se rendre en pédiatrie et plus précisément en nurserie. Ce fut à ce moment-là qu’il reconnu la silhouette et le visage de la jeune inconnue. Elle travaillait donc avec les enfants. Il s’avança vers elle « Je vous ai attendu ce matin » fit-il avant de regarder autour de lui « Vous travaillez donc ici… » Il regarda son badge et ajouta « Docteur Read. Enchanté. » Il sourit faiblement et rétorqua « Vous voulez venir avec moi ? Je vais voir les nouveaux nés… Mais ne dites rien, ma réputation pourrait en prendre un coup ». Il sourit en lui faisant un clin d’œil et poursuivit son chemin jusqu’à la nurserie. Il se plaça derrière l’une des vitres et observa chacun des bébés qui semblaient si paisible. C’était seulement à ce moment-là qu’il se disait que les miracles pouvaient se produire ici-même, dans cet hôpital.

Isaac n’avait pas d’enfant et la question ne s’était même pas posé lors de son mariage. Il n’avait été marié que deux ans, mais au vu du temps qu’ils avaient passé ensemble, c’était plus du six mois de mariage. Mais il regrettait de ne pas être devenu père, et d’autant plus lorsqu’il se trouvait face à ces petits-êtres. Une infirmière s’avança vers lui, perplexe de le voir ici « Un problème Docteur Jacobs ? » ce dernier patienta un moment avant de répondre « Non. Non, aucun problème. Je suis juste venu voir le bébé d’une de mes patientes qui s’inquiétaient de son bien-être. Vous pouvez retourner travailler ».



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Un sursaut, c'est ce qui saisit Jo lorsqu'elle s'était retournée pour se retrouver nez à nez avec le docteur Jacobs. Qu'est ce qu'il foutait là ? C'était pas son terrain de jeu ici, aucun raison qu'il se trouve dans le secteur. Pourtant c'était bel et bien lui. Et un peu de plus elle lui rentrait dedans. Soudainement elle se sentit mal à l'aise, surtout après ce qu'il venait de dire. Pas pour le fait qu'il semblait l'avoir attendu comme un con sur le toit, mais par rapport à sa seconde phrase. Il l'avait cherché ? Pisté ? Pourquoi ? Qu'est ce qui lui prenait ? Elle n'aimait pas vraiment ça, et se demanda depuis combien de temps il se trouvait dernière elle à l'observer.

Étrangement, elle bredouilla un « -désolé. » loin d'être des plus amical tout en le contournant le regard rivé sur le dossier qu'elle tenait. Jacobs venait la perturber dans son boulot, et elle détestait ça. Alors Jo prit le temps de remplir le dossier, avant qu'elle n'oublie les paroles exactes du petit Josh. Cauchemar, terreur nocturne. Hors de question qu'elle passe à côté de quelque chose parce que Jacobs avait envie de lui parler pour on ne sait quelle raison. Et voilà qu'il regardait son badge. Il était en manque d'ami ou de compagnie ? Jo réalisa qu'elle avait cessé d'écrire, laissant son stylo en suspens. Elle ne leva pas les yeux pour autant, reprenant pour finir de coucher sa phrase sur le papier.

Alors qu'il ouvrait à nouveau le bouche, elle leva son stylo pour lui faire comprendre qu'il devait attendre ou la fermer. « -j'arrive... » finit-elle par souffler, les sourcils froncés en lui faisant un signe de la main pour qu'il prenne le large et avance sans elle. Jo prit le temps de relire ce qu'elle avait noté en chatouillant son menton avec le plume de son stylo. Puis la jeune femme poussa un soupire, elle chercherait plus tard le meilleur moyen d'aider le petit garçon. Une pause pouvait après tout, être la bien venue. Alors elle déposa le dossier avec les autres, attacha ses cheveux avec son stylo, et se dirigea vers la nurserie.

« -soucieux de sa réputation… Et menteur par dessus le marché... » souffla Jo lorsque l'autre jeune femme se fut éloignée, calant son épaule contre le montant de la vitre, croisant les bras sous sa poitrine. Son regard lui s'était posé sur Jacobs. « -si une patiente avait un bébé ici, je serais au courant. » Un haussement de sourcil comme un échec et mat. Puis elle regarda vers les nouveaux-nés, avant d'ajouter : « -désolée que vous m'ayez attendu. Pour ma défense, je… Je vous ai totalement zappé. » Peut-être un peu trop sincère. Mais bon c'était la vérité. Bon elle avait ajouté un petit sourire en coin histoire d'adoucir le truc.
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Le docteur Jacobs n’était pas le genre d’homme qui était habitué à ce qu’on l’ignore ouvertement comme le faisait, en cet instant, la jeune femme. Oh ! Ce n’est pas présomptueux de sa part, ne vous méprenez pas. Il n’était pas habitué à ce qu’on l’ignore dans son travail. Son statut au sein de cet hôpital lui apportait une certaine notoriété dans le domaine médical et aucun collaborateur n’osait l’ignorer. Peut-être parce qu’ils craignaient pour leur poste… Allez savoir ! Mais cela le fit sourire malgré tout. Elle ne le craignait pas. Était-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Pour le moment, Isaac ne saurait y répondre. Elle lui fit même comprendre, au fur et à mesure de son monologue, qu’il devait poliment la fermer. Il fronça alors les sourcils, avec intérêt. Elle l’intriguait. Il réussit tout de même à poursuivre son… monologue, car oui, on pouvait appeler cela ainsi au vu du peu de réponse qu’elle lui donnait et il quitta la pièce. Elle arrivait, avait-elle dit. Peut-être qu’elle allait le rejoindre, peut-être que non. A voir.

Isaac arriva à la nurserie et la curiosité mal placée de l’infirmière l’agaça quelque peu. Il lui mentit ouvertement et la laissa partir avant de poser son regard sur les nouveaux nés. Puis la voix du docteur Read se fit entendre. Isaac se mit à rire de bon cœur en entendant l’observation de sa collaboratrice « L’un ne va pas sans l’autre ». En effet, il fallait parfois mentir pour préserver sa réputation et il en faisait les frais depuis ses débuts dans ce métier « A moins que cette patiente soit dans l’aile VIP de l’établissement » dit-il en haussant fièrement les sourcils et ajouta « Mais en effet, aucune patiente n’a de bébé ici ».

Isaac se rapprocha de la baie vitrée et sourit en voyant l’un des nouveaux nés gesticuler dans son berceau. Ce dernier risquait d’être un joyeux chenapan plus tard. Puis la voix de la jeune femme retentit une nouvelle fois et avec une sincérité à son encontre qu’il n’avait pas l’habitude. Isaac resta alors, un instant, interdit devant autant de sincérité et répondit, avec un sourire amusé sur les lèvres « Vous êtes la première à me dire ça » … Blague graveleuse… et reprit « En général, on ne m’oublie pas, d’autant plus lorsque je donne un rendez-vous, mais vous êtes tout excusée et je dois bien avouer que ce moment de solitude m’a fait du bien ». Enfin, Isaac passait le plus clair de son temps, seul.
« Celui-ci deviendra quater-back vu les jambes qu’il a ! Et elle, sera Secrétaire d'État... J’ai l’impression que tout est plus simple quand je viens ici… Je n’ai pas besoin d’être le chef de la chirurgie » Il se passa une main lasse dans la nuque avant de poursuivre « Enfin bref… Au fait, c’est quoi votre prénom chère docteur Read ?  Et quel est votre fonction dans cet hôpital ? » Il se retourna vers elle, bien décidé à avoir une réponse.

Puis son téléphone sonna de nouveau et il leva la tête au ciel tout en poussant un long soupir d’exaspération… Jamais on allait le laisser tranquille cinq minutes ?! Il se saisit de ce dernier et répondit, fronçant les sourcils au fur et à mesure de la conversation. Il raccrocha après un bref « J’arrive » et leva son regard brun en direction de la jeune femme « Une personne me demande à l’accueil. Accompagnez-moi, on poursuivra notre petite conversation et je ne veux pas de refus ». Il ouvrit la porte et la laissa passer en première après un signe de main en direction des nombreux bébés qui se moquaient bien de savoir qu’on était venu leur rendre visite.

En arrivant à l’accueil, l’infirmière fit un simple signe de main en direction de celui qui souhaitait le voir. Isaac tendit la main pour saluer l’individu, mais celui-ci l’ignora ouvertement « Docteur Isaac Jacobs ? C’est cela ? ». L’intéressé fronça les sourcils tout en acquiesçant d’un simple signe de tête « Le prénom de Virginia Banks vous dit quelque chose ? Une jolie brune aux yeux vert ? ». Isaac chercha un instant dans sa mémoire et lorsque le souvenir de cette femme en question lui revint à l’esprit, il reçu un violent coup de poing dans la mâchoire qui le fit tomber à terre et tout en saisissant la blouse immaculée de blanc du chirurgien, ajouta avec colère « Ne vous approchez plus jamais de ma femme, sinon je vous tue ! » Il ajouta à cela un coup de pied dans les côtes et quitta l’établissement avant que la sécurité n’intervienne.
Isaac se releva avec difficulté en entendant des murmures des infirmières « Il ne l’a pas volé cette fois-ci ! ». Il lança un regard noir aux intéressées qui s’éclipsèrent tel deux vipères devant leur prédateur. Le Chef se passa une main sur sa lèvre en sang et posa l’autre sur ses côtes endolories. Ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait passer une journée calme…




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Joséphine
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Un peu folle, un peu illuminée et décalé. J'aime la vie, les rires et la joie. Côté coeur, c'est mon choix de vivre seule sans aucune attache. Les princes ça existent seulement au rayon biscuits.  


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L'un ne va pas sans l'autre… ça c'était son point de vu à lui. Jo se contenta de sourire doucement en coin, tout en tournant la tête vers les bébés. « -croyez moi, une femme qui vient d'avoir un bébé et qui est admise en chirurgie… VIP ou non, je serais au courant. » Et oui, en sa qualité de psychologue, Jo' travaillait en pédiatrie, mais également pour le service de maternité. Certain accouchement pouvait être vécu comme un traumatisme. Bref… Elle voulait juste avoir le dernier mot en réalité.

La jeune femme n'avait pas l'habitude de passer par quatre chemin avec les hommes. Surtout ceux du style de Jacobs. Elle ne le connaissait pas, mais sa réputation personnelle et non pas professionnelle le précédait. La psy n'aimait pas juger les gens à l'avance, mais généralement lorsque des bruits de couloirs circulaient, et qu'ils étaient toujours du même genre, et bien c'était qu'ils étaient fondés sur quelque chose de malheureusement vrai. Et puis c'était peut-être purement féministe, mais Jo n'appréciait pas les hommes qui se prenait pour Dieu, ou ceux qui se croyait tout permis. C'est pour cela qu'elle prenait à l'instant un malin plaisir à parler si franchement, sans le moindre détour.

« -ça vous arrive souvent de vous faire une idée sur quelqu'un simplement par son physique ? » Là il parlait de bébés, et elle avait bien compris que c'était simplement pour parler. Ou pour s'évader peut-être au vu de la phrase qu'il avait ajouté ensuite… « -Peut-être que le petit préférera faire de la danse classique. » Jo esquissa un sourire pour faire comprendre à Jacobs qu'elle n'avait rien contre lui. Il semblait fatigué, et elle n'avait pas de raison de le repousser, il venait seulement discuter. Aussi étrange que cela soit.

Encore une fois il lui demanda son prénom et sa fonction. Comme si cela pouvait la définir entièrement. Enfin peut-être qu'il partirait en courant lorsqu'elle révélerait qu'elle était psychologue. Cela faisait cette effet assez souvent. Les gens n'aimaient pas être analyser. Ce qui était complètement con puisque Jo ne passait pas son temps à établir des profils et des diagnostiques. Mais le téléphone de Jacobs sonna à nouveau. Décidément ce truc était insupportable.

Jo haussa les sourcils tout en souriant lorsqu'il lui demanda de le suivre au rez de chaussé. C'est surtout le « je ne veux pas de refus » qui l'avait fait sourire. Il se prenait pour qui pour dire ça ? Enfin… La jeune femme regarda sa montre, elle pouvait prendre un temps de pause un peu plus long. Il allait bientôt être minuit, tous ces petits patients devaient dormir normalement. Il ne lui restait que de la paperasse à faire. Alors ça pouvait attendre un peu. Jacobs semblait las et fatigué… Il avait peut-être besoin de parler. Qui sait. Et suivant sa fonction, elle ne pouvait pas refuser.

Jo le devança et une fois à l’accueil, elle souffla : « -je vais chercher des cafés. » Puis sans attendre elle s'éloigna, laissant Jacobs aller voir la personne qui l'attendait. La brunette chercha de la monnaie dans ses poches, et plaça ensuite les pièces qu'il fallait dans la machine. Un prit un grand café peu sucré pour Jacobs, et un cappuccino pour elle. Des cris qui provenait d'une voix d'homme s'était fait entendre. Les deux gobelets en mains, Jo entendit seulement la dernière phrase de l'étranger. Les infirmières n'avaient pas tord.

Avec lenteur, Jo s'avança vers Jacobs qui était encore à terre, elle baissa le regard sur lui et dit : « -il avait l'air presque soulagé en repartant... » Non elle n'allait pas lui tendre la main pour l'aider à se relever, et elle n'allait pas non plus le plaindre. « -Relever vous, j'ai un petit creux, j'aimerais bien manger quelque chose avec ça. » Jo montra les gobelets qu'elle tenait en main, faisant comme si Jacobs n'était pas au sol, et qu'il ne venait pas de se faire taper dessus. Il en avait sans doute connu d'autre. Et en réalité le typa avait plutôt été sympa. « -moi j'aurai tapé dans vos parties... » ajouta la jeune femme en souriant malicieusement avant de prendre une gorgée de cappuccino.
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J'ai 42 ans ans et je vis à Manhattan, - New York. Dans la vie, je suis Chef de la chirurgie et je m'en sors Bien, mais uniquement en apparence. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et je le vis plutôt bien certains jours et moins bien pour d'autres.




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Isaac ne put s’empêcher de rester interdit face à l’obstination de la jeune femme, souriant simplement face à l’entêtement de sa collaboratrice. En effet, c’était une première pour le chef de la chirurgie. Peu avait osé, jusqu’à ce jour, lui tenir tête de la sorte et cette minorité avait, tout simplement, fini par se plier à sa volonté. Mais cette fois-ci, il ne rétorqua rien. Il n’en avait pas envie. Il n’en avait pas la force et d’une certaine façon, ça lui faisait du bien de voir une personne lui tenir tête sans plier ou baisser le regard en signe de soumission.
Alors, pour changer de sujet, il évoqua les bébés et leur présumable avenir et se mit à rire en entendant la remarque de la jeune femme. Dans d’autres circonstances, ce genre de remarque aurait pu être déplacé, mais Isaac était fatigué, il avait eu une journée éprouvante et ne souhaitait pas la contrer, et répondit simplement « Oui, assez, mais je me trompe assez rarement sur les gens » dit-il avant de rétorquer « Le principal, c’est qu’il fasse ce qu’il souhaite ».

Il fixa un instant le nouveau-né avant de regarder son interlocutrice, lui demandant de nouveau sa profession et son prénom, mais elle fut sauvée par le gong car son portable sonna. Et à partir de là, tout s’enchaîna avec une rapidité qui le déstabilisa quelque peu. Il se retrouva, en un rien de temps, à terre et la lèvre en sang, sans parler de ses côtes endolories. La journée continuait être pourris… Ça promettait…
Isaac se releva avec un peu de difficulté et lança un bref regard à la jeune femme avant d’observer son agresseur monter dans sa voiture. Il poussa un soupir et se releva, essuya une fois encore sa lèvre « Je n’ai plus trop faim, mais je vous accompagne volontiers » répliqua-t-il. Plus vite il s’éloignait des regards indiscrets du hall de l’hôpital, et mieux il se sentait. Il se saisit du gobelet de café tout en remerciant la jeune femme et grimaça au contact du breuvage encore chaud contre sa lèvre.
Isaac lança un long regard en coin à sa collaboratrice lorsqu’elle évoqua ses parties « Je suis ravie alors que vous n’ayez pas été mon agresseur » puis après un moment de silence, ajouta « Je n’ai pas couché avec sa femme… Elle était bien éméchée et m’a fait des avances alors que j’étais au bar… J’ai vu son alliance qu’après avoir commencé à flirter avec et j’ai tout arrêté. » Isaac ne savait pas pourquoi il se justifiait, mais il le faisait et d’une certaine façon, ça lui faisait du bien de pouvoir justifier ses actes au lieu qu’on l’accuse des pires des méfaits du simple fait que, quotidiennement, c’est un connard. En cet instant, il avait la possibilité de changer le regard que pouvait porter Read sur sa personne et il voulait saisir cette occasion « Et un taureau qui charge, ne voit que le drapeau que l’on agite devant lui. Au moins, il s’est vengé et il rentre avec une certaine quiétude, auprès de son épouse qui, malheureusement pour lui, est de mœurs légères ». Il avala une nouvelle gorgée de son café tout en regardant droit devant lui « Au fait, vous ne m’avez toujours pas dit quel était votre prénom ? » Rajouta-t-il avant de lancer un regard en coin à Read, un léger sourire sur les lèvres « Alberte ? Sydney ? Gertrude ? »

Isaac ouvrit la porte de la cafétaria à la jeune femme et la laissa passer devant, avant de se diriger vers le libre-service. Il la laissa choisir et fit signe à l’employée de mettre cela sur sa note avant de s’installer à une table éloignée. « Vous ne craignez pas que l’on vous voie en ma compagnie j’espère ? Ici, les ragots vont bon train et je ne souhaite pas que cela vous porte à préjudice ».




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Le soleil ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre Isaac / Joséphine
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