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LE TEMPS D'UN RP

encore un soir, encore une heure (winnie)

Orion
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Univers fétiche : Un peu de tout mais surtout la Sf et la fantasy
Préférence de jeu : Les deux
Tournesol
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Orion
Mar 5 Sep - 19:40
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Eric et Jodie ont vécu la majeure partie de leur vie ensemble, fusionnels, amoureux même après un quart de siècle. Mais Jodie est décédée d'un cancer. Alors, Eric ne parvient pas à faire le deuil, il n'y arrive pas.

Il fait donc appel à des médiums, des voyantes, peu importe, et... Finit par changer de dimension, va dans un monde parallèle, là où sa femme est toujours en vie.

Contexte provenant de la faiblesse de Winnie et moi-même
Orion
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Orion
Mar 5 Sep - 23:55

Eric Pears
J'ai 50 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis architecte et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à mon plus grand malheur, j'ai perdu l'amour de ma vie et je le vis très mal.

A venir
Avatar part gяingλlet
Il ouvrit les yeux, soudainement. Son cauchemar - souvent le même - l'avait libéré de son emprise. Encore la vision de l'amour de sa vie décharné, encore le film de l'enterrement. Il était habitué, depuis deux ans que sa femme est partie. Habitué, mais pas accoutumé. Il avait toujours autant le cœur en berne.

Partie, cet euphémisme. Cette façon d'atténuer les choses pour qu'elles semblent plus acceptables. Non, Jodie n'était pas partie, pas de façon acceptable. Elle s'était décomposée devant ses yeux, avait agonisé, jusqu'à enfin... lâcher son dernier souffle. Il avait vu l'horreur, qui s'était maintenant imprimée sur sa rétine.

Il resta dans son lit longtemps, silencieux, seul, dans le noir.

Autrefois, le réveil était bruyant. Un baiser, un bonjour, une promesse de belle journée. La lumière du soleil qui passait par les rideaux qu'elle ouvrait.

Maintenant, rien. Même les draps ne sentait plus l'odeur de Jodie. Et il n'avait jamais plus ouvert les rideaux.

Il regarda l'heure. Sept heures du matin. A quoi bon se lever ? Il attrapa son téléphone, appuya sur le raccourci d'appel. Ca sonna un certain nombre de minutes. Dring... Dring... Pour qu'enfin vienne le message du répondeur.

"Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Jodie Gallagher, vous pouvez me laisser un message après le bip sonore, je vous rappellerai au plus vite !"

Puis la messagerie automatique déclara que la boîte vocale du correspondant était pleine. Pas possible de laisser un message. Puis, clic. Raccroché. Eric s'en fichait. Il faisait comme si c'était possible. Et il parla.

"Hey, babe. Je viens de me lever, j'avais envie de te parler. Je... Je sais quoi faire maintenant. Je vais pouvoir te parler, je le sais. Cette fois-ci, c'est la bonne. S'il te plaît, si tu en as la force... La possibilité... Répond moi. Je t'aime."

Puis il étendit son bras sur le lit, son côté, téléphone en main. Il fallait qu'il se lève. Il avait de la route à faire, jusqu'à Braemar. Plus de trois heures. Il avait rendez-vous avec une nouvelle voyante, encore. Même s'il savait qu'il tomberait sur des charlatans, il essayait. Il y mettait tout son argent, trop d'argent. Sa fille lui avait fait promettre plusieurs fois de ne plus faire ça, mais il ne pouvait pas s'en empêcher, l'espoir, l'envie de juste un signe, ça le rendait fou.

Alors, il se leva. Il se doucha sommairement, pour enfiler des vêtements, totalement dissocié de ces gestes automatiques. Il se prépara un café, qu'il but sans vraiment le boire, sans goûter, sans sentir le chaud. Juste une routine.

Il ramassa ses clés, ferma la maison. Puis partit vers cette voyante qui serait, d'après internet, la meilleure. Il y allait sans y croire, mais toujours avec un espoir que ça finisse par fonctionner. Il avait arrêté de travailler, laissant sa boîte tourner avec un remplaçant - il vivait sur les dividendes et ses économies.

Arrivé à Breamar, devant la maison de la voyante, il prit un instant, main sur le guidon, pour prier. Il se répétait s'il te plaît Jodie, dit quelque chose, n'importe quoi... en boucle. Puis, il alla sonner à la porte de la voyante.

Elle ouvrit et eut un sourire accueillant.

"Monsieur Pears, bienvenue. Entrez."

Il entra dans la maison, sans un mot, saluant juste de la tête. C'était visiblement chez elle, une maison décorée avec goût. Elle l'emmena dans une pièce, qui ressemblait à un boudoir, puis l'invita à s'asseoir sur l'un des fauteuils.

"Avant toute chose, je souhaiterais vous présenter toutes mes condoléances, monsieur Pears. C'est une terrible perte.
_... Merci."
_Navrée de devoir parler d'argent, mais je me fais payer avant la séance, si vous voulez bien.
_Oh oui, bien sûr. Voici.


Il soupira tout en donnant la liasse de billets. Mille dollars australiens. Eric n'en pouvait plus des condoléances, ça ne faisait que planter un couteau dans la plaie encore suintante. Mais il resta de marbre. Il fallait qu'il tienne bon, qu'il vérifie si cette voyante était la bonne.

"Avez-vous emmené un objet important pour votre femme ?
_Ah, oui, bien sûr. Tenez."


Eric donna à la voyante le collier de Jodie, qui ne l'avait jamais quitté. Il le gardait dans sa poche, le touchant parfois comme on égrène un chapelet. C'était difficile de s'en séparer, même quelques instants, mais il n'avait pas le choix.

La voyante mit le collier dans le creux de sa main, pour fermer les yeux. Elle resta ainsi, silencieuse. L'ambiance changea, la pièce se remplissant d'une espèce d'aura, ce qui fit frissonner Eric. Il n'avait encore jamais ressenti ça... Etait-ce l'espoir, ou est-ce que cette pièce aux fenêtres ouvertes devenait plus sombre ?

Puis ça s'arrêta, soudainement, quand la voyante ouvrit les yeux. Elle avait pris un air contrit.

"Je suis désolée, Monsieur Pears... Je ne peux pas contacter votre femme. Elle est bien décédée, mais n'est plus ici bas. Probablement n'avait-elle pas de regret, rien qui ne la retienne sur Terre. Elle est partie vers l'ailleurs."

Eric accusa le coup. Aucune des voyantes vues jusque là ne lui avait dit ça. En même temps, ça ne servait pas leurs intérêts, un pigeon venant à la moindre occasion, régulièrement. Les charlatans jusque là avaient inventé des choses sur sa femme, faisant croire que ça venait d'elle. Mais il connaissait sa femme. Il avait repéré les mensonges.

Pour la première fois, on lui disait quelque chose de crédible sur sa femme. En effet, elle était partie sereine, acceptant son sort, pensant que sa famille allait tous s'en sortir, Julia, leur fille, et lui. Il lacha une larme. Si c'était vrai... Alors, c'était foutu. Quelle que soit la voyante, il ne pourra plus jamais parler à Jodie... A moins de la rejoindre.

"Cependant, il y a quelque chose que je peux faire pour vous."
_Quoi ?
_Vous savez... Il n'existe pas que notre monde dans l'univers. Il existe autant de copie de notre monde qu'il existe de décisions. Je peux vous montrer votre femme dans cette autre copie de notre monde, une autre dimension. C'est dangereux, vous allez devoir rester immobile mais... C'est possible.
"

Eric regarda la femme avec perplexité. On se croirait presque dans Doctor Who. Il réfléchit un instant. Ca semblait ahurissant mais quel autre choix avait-il ? Il voulait lui parler, la voir. Alors il accepta, comme il aurait été prêt à accepter n'importe quoi.

"Ok, allons-y."
_Très bien. Posez les mains sur les accoudoirs, restez immobile, et surtout... Ne parlez pas.
_Pas de problème. Allons-y."


Il posa ses mains sur l'accoudoir, attendant ce qui allait arriver. Cela ne tarda pas, il vit la voyante encore fermer les yeux, elle aussi les mains sur l'accoudoir, et la pièce bougeait. Ou plutôt, il n'y avait aucun mouvement qu'il sentait sur son fauteuil, l'air, les murs, tout cela semblait tourner.

Il ferma les yeux, pour ensuite les rouvrir quand il sentit le vent sur son visage.

Il n'était plus dans la maison de la voyante. Il était dans un parc, où une séance de shooting était en cours. Des mannequins marchaient, et une photographe... La photographe.

C'était Jodie.

Il resta immobile, choqué. Elle était là, donnant des instructions, bougeant entre les appareils, parlant à son équipe. Elle était là, vivante. Elle marchait, respirait.

Il voulut lever la main, mais sentit celle de la voyante sur la sienne. Elle lui chuchota :

"Si vous parlez ou bougez, les conséquences peuvent être désastreuses."

Il voulait demander en quoi, mais le parc commençait à vibrer. Comme une image de télévision qui avait des problèmes pour fonctionner. Il outrepassa les règles pour crier :

"Non ! Je ne l'ai pas assez vue, pitié, encore un peu !
_Mais taisez-vous !
_Non, je veux ma femme !"


Il se leva alors, et courut vers Jodie. Plus il courait, moins il approchait. Il avait l'impression plutôt de s'élancer dans une forêt molle, qui le ralentissait. Derrière lui, il entendait la voyante crier, mais il s'en fichait, il voulait... Jodie.

D'un coup, ce qu'il voyait semblait se briser en morceau. Il courait mais comme si il faisait du sur place. Il s'arrêta un instant, puis sentit comme un hameçon dans son ventre, qui le tira à toute vitesse vers...

Vers visiblement le centre de Sydney.

Eric se leva, surpris. Il ne comprit pas ce qu'il se passait, ce qu'il avait fait. Il tournait sur lui même, reconnaissant le centre ville de là où il vivait. Tout était pareil. Tout, sauf...

Cette affiche publicitaire. Avec Jodie dessus.

Il était dans la dimension où elle vivait.

Il tomba à genou, et pleura.

Winnie
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Winnie
Mer 6 Sep - 16:29




Jodie Gallagher
J'ai 49 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis photographe de mode ainsi qu'auteure à mes heures perdues et je m'en sors aisément puisque j'ai la chance de transformer en or tout ce que je touche. Sinon, grâce à mon manque d'investissement, je suis fiancée depuis des années à un homme désagréable et je le vis plutôt mal puisque l'ambiance à la maison est très désagréable.

encore un soir, encore une heure (winnie) 8b528b13818b9af85f7ae1fa54b1eb11534706e5
Il y a eu sa Jodie...
Passionnée de pâtisserie, Jodie était à la tête d'un modeste salon de thé, pour lequel elle investissait tout son temps. Elle n'oubliait pas son mari et sa fille pour autant! Elle gardait même toujours leur gâteau préféré pour le dessert du soir! Mais elle voulait que ses créations puissent ravir les papilles de centaines de clients et c'était ce but qui l'a levé très tôt aux aurores pour confectionner ses douceurs. Salés ou sucrés d'ailleurs. Jodie ne manquait pas de créativité. Dans leur intimité, Jodie était une femme épanouie, satisfaite du chemin qu'elle avait parcouru avec son concubin. Une fille de plus de vingt ans qui faisait leur fierté, ainsi qu'une petite vie tranquille dans une maison dont le crédit arrivait à son terme. Ils avaient un chien, également. Un malinois de quelques années, au très inattendu nom de Rex, que leur fille avait réclamé comme présent à de maintes fête de noël. En bref, la vie idéale, sans une ombre au tableau. Si ce n'est la maladie. Foudroyante. Un cancer qui rongeait petit à petit son organisme, réduisant de jour en jour son espérance de vie. Jodie ne voulait pas souffrir. Elle refusait de perdre ses cheveux, sa vigueur. Elle a donc contrainte ses proches à accepter l'inacceptable, leur promettant de faire de leurs derniers instants ensembles des souvenirs merveilleux. Avec l'argent de la vente de son fond de commerce, toute la famille est partie en road-trip autour du monde, visitant chaque lieu touristique qui croisait leur route. Puis vint l'épuisement, la douleur. Jodie s'éteignait à petit feu et le retour à la maison fut acté. Quelques jours plus tard, elle laissa une place vide dans la maison, dans leurs cœurs et la vie n'eut plus jamais la même saveur.

... et il y a cette Jodie.
Photographe de renom, il n'est pas rare que Jodie donne une interview sur son travail, sur ses livres. C'est que c'est une passionnée elle aussi! Mais mieux vaut éviter de la laisser plus de dix secondes devant un four, si vous ne tenez pas à ce que la cuisine flambe du sol au plafond. Au départ, ce n'était pas vraiment une ambition d'être photographe. Elle rêvait plutôt de devenir mannequin pour le compte d'une grosse agence australienne. Ce n'est qu'en rencontrant celui qui allait devenir son fiancé, photographe débutant à cet époque, que l'envie de passer derrière l'objectif est devenu une évidence. Et quel évidence! Très vite, ces clichés sont devenus des œuvres d'arts. Tous les magasines de mode se l'arrachaient. Au point même qu'elle publia elle-même des livres, où elle partageait ses expériences concernant les plus connus. La carrière idéale! Oui. A l'aube de ces cinquante ans, la photographe n'avait pas à rougir de son palmarès. Mais la femme était bien esseulée, en comparaison. Pas d'enfant. Un fiancé jaloux qui ne cesse de la rabaisser de sorte de l'humilier. La vie n'est pas tout rose pour cette version de Jodie, à la une des couvertures.
encore un soir, encore une heure (winnie) Bb2031bd919b44c172351fef2e7fd92365f959a1
*****
encore un soir, encore une heure (winnie) Ggh2
Deuxième shooting de la matinée. Le cadre est bien moins idyllique que ne fut le premier en ce qui concerne le matériel, ne serait-ce qu'à cause du vent, mais les photos promettent déjà d'être magnifiques. En témoignent d'ailleurs les premières prises de vue que je viens d'effectuer. Elles sont prometteuses. Et je ne dois cette qualité qu'à la luminosité du soleil à ce moment précis de la journée. L'astre tape pile poil sur la plage, se reflétant dans l'eau en arrière plan du cadre. Je suis confiante quant au résultat de cette séance, quand mon assistante, Déborah, me rejoint.

"_ Les premiers résultats sont bons? M'interroge-t-elle, sûrement curieuse de connaître la raison de mon sourire.
_ Excellent. Il ne faudrait pas que les mannequins traînent de trop par contre. Il y a un banc de nuage à l'horizon qui pourrait très vite changer la donne. Je lui montre sa localisation du doigt. Est-ce qu'ils sont prêts?
_ Presque. Un petit contretemps avec le bikini de l'une des modèles. J'acquiesce, peaufinant les derniers réglages de mon appareil fétiche.
_ Autre chose? Je l'interroge alors, constatant qu'elle n'ose pas m'interrompre.
_ Oui. Une nouvelle interview concernant ton dernier livre et la séance de dédicace à la librairie du centre-ville a été avancé d'une heure. Je fronce les sourcils.
_ Pourquoi si tôt?
_ L'interview, justement. Elle sera diffusée en direct à la télévision et ce sera au journal de midi.
_ D'accord. Je réponds machinalement. A la télévision?! Je percute ensuite, comme si le mot m'avait -à retardement- frappé de plein fouet.
_ Oui. Et en direct.
_ Je ne fais pas de télévision. J'insiste bien sur le mot "pas". Et encore moins du direct.
_ Je le sais bien mais ton éditeur pense que c'est une bonne chose pour les ventes du livre que tu passes à la télé. Et précisément à ce créneau horaire.
_ Appelle la chaîne et annule immédiatement cette interview."

Je refuse totalement de participer au journal du midi. Je ne suis pas une personnalité assez importante pour que l'on m'accorde une interview avec autant d'audience.

_ Je ne peux pas! Le contrat a déjà été signé!
_ Quoi? Je blêmis. Depuis quand? Tu le savais? Elle opine du chef, gênée de cette trahison.
_ Un mois. Steven a fait en sorte qu'elle soit programmée dans le sillage de la parution de ton dernier bouquin. Ton "chef-d’œuvre" a-t-il dit.
_ Et tu ne m'as rien dit. Je soupire, contrarié par cette prise d'initiative de sa part.
_ J'ai oublié!"

Je ne la crois pas. Elle note quasiment tout -et tout le temps- dans le carnet qu'elle presse contre sa poitrine. Il est donc impossible qu'elle ait pu passer à côté d'une chose aussi énorme. Non. Steven savait que je m'interposerais contre ce projet et il lui a ordonné de ne surtout pas m'en parler avant ce matin, comme si c'était une interview de dernière minute. Et cela aurait pu être le cas. Il n'est pas rare que ce genre d'imprévu se greffe à mon emploi du temps à la toute dernière minute. Mais en général ce sont pour des magasines ou des chroniques de mode à la radio. Rien qui ne sorte véritablement du domaine dans lequel j'exerce depuis... trente-deux ans. Déjà.

" _ Je sais que tu mens. Je reprends à la suite, avec bienveillance. Je sais que c'est Steven qui t'a ordonné de te taire sur le sujet. Elle admet d'un hochement de tête, confuse. Ce n'est pas grave. Mais je tiens à ce que tu te rappelles que je suis ta patronne et qu'il n'y a qu'à mes instructions que tu aies tenu d’obéir. Donc la prochaine fois, si prochaine fois il y a -ce que je n'espère pas-, tu m'en parles immédiatement. Nous sommes bien d'accord? Elle accepte, toujours d'un mouvement de tête. Bien. Rassemble les modèles avant que la séance ne soit gâché par un nouvel imprévu.

Beaucoup l'aurait licencié pour moins que ça. Ce qui n'est pas mon cas.


*****

Le stress monte. Il montait déjà de plus en plus à mesure que le temps suivait son cours ; mais ce n'était rien en comparaison à ce que je ressens maintenant! Je sens mes mains devenir totalement moites, mon cœur s'emballer dans ma cage thoracique et la découverte de cette immense affiche publicitaire où je suis en photo -en plein centre-ville qui plus est- n'arrange rien à mon cas.

"_ Nous sommes d'accord que cette affiche n'était pas là hier? J'interroge Deborah, assise à ma droite dans la limousine.
_ Non. Elle a été mise très tôt ce matin. Aux alentours de 6h je crois?
_ Ça aussi tu le savais?"

A en juger par sa réaction : oui. C'est étrange comme soudainement l'envie de la remercier définitivement fait doucement son petit bonhomme de chemin à mon esprit. Mais je vaux mieux que ça, non? Je vais tenter de m'en convaincre tandis que j’aperçois la foule faisant le pied de grue devant le QG de la chaine.

"_ Ils ne sont pas là pour moi?"

Ma tentative de réconfort est vaine. Un agent de sécurité ouvre la portière, donnant directement sur le trottoir, et le groupe d'inconnus s'agite dès que mon pied foule le bitume. Je déteste ça. Je ne déteste pas que l'on apprécie mon travail! Je déteste que l'on me traite en vedette, tout simplement. Je ne suis qu'une photographe qui manie les objectifs aussi bien qu'elle ne dirige son équipe de travail! Je souris de manière crispé aux individus qui hurlent mon prénom, me tendant même pour certains des photos de ma courte carrière de mannequin, quand mon assistante me tend un crayon.

Nooon. Tu plaisantes?

Je l'interroge du regard, espérant qu'elle se ravise. Mais non. Elle est très sérieuse. Je m'approche donc de mes "fans", afin de signer des autographes, quand je ne me plis carrément pas au jeu des selfies. Je suis reconnaissante de bénéficier d'autant d'amour, attention! Je ne ne suis pas ingrate! Je considère juste que je n'en mérite pas autant.


@Orion








Winnie l'ourson
♪ Tout petit, tout doux, tout rond et tout mignon. Entouré de tous ces compagnons. ♪



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Orion
Jeu 7 Sep - 13:30

Eric Pears
J'ai 50 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis architecte et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à mon plus grand malheur, j'ai perdu l'amour de ma vie et je le vis très mal.

A venir
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Depuis son arrivée dans ce monde parallèle, Eric avait beaucoup ramé. Il avait bien essayé d'utiliser ses papiers pour vivre, mais il avait appris que son alter égo d'ici était mort. A six ans. Autrement dit, il ne pouvait pas s'en servir comme il voulait. C'était risqué. Donc, il avait vécu un bon moment à la rue. Il se douchait dans les espaces communautaires dédiés aux personnes à la rue, s'habillait avec ce qu'on lui donnait. En bref, il n'était pas du tout dans son élément, lui qui vivait très confortablement autre fois.

Mais il savait que ça valait le coup. Sa femme était ici, vivante. Il regrettait néanmoins que sa fille, dans l'autre monde, le sache juste disparu. Il aurait voulu lui dire au revoir, prendre le temps de préparer son départ, lui donner la maison, l'argent qui restait. Cependant, il savait que l'héritage se fera au bout de cinq ans - date à laquelle on considérait qu'une personne disparue était morte. Et elle saura se débrouiller. C'était une femme forte, indépendante.

Sans preuve de son diplôme d'architecture australien, il n'était pas certain de pouvoir continuer à vivre de ça. Donc aux yeux de ceux qui l'entouraient en ce moment, il était un réfugié africain, d'origine Sienna léonnaise - ce qui n'était pas faux, juste il n'était pas né là bas. Il avait expliqué avoir étudié l'architecture là bas. Il avait obtenu un titre de séjour temporaire lié au travail. Pour plus de crédibilité il avait dit s'appeler Erik Musa - du nom de jeune fille de sa mère.

Pendant un mois, grâce à ces papiers, il bossa sur des chantiers. Il avait parlé à l'architecte de l'un d'entre eux, et cet homme lui proposa une chance : un stage de deux mois dans son cabinet comme assistant. A voir comment ça se passerait.

Il y était toujours actuellement. Pas payé, évidemment. Mais il faisait ses preuves, travaillait toute la journée. Il avait trouvé un boulot du soir - agent d'accueil concierge d'un immeuble dans le centre ville. Il pouvait y dormir, se réveillant uniquement quand quelqu'un voulait entrer sans avoir son badge. Généralement, il voyait des escortes venant voir les gens riches vivant dans l'immeuble. Même le grand hall respirait le luxe.

Ce jour-là, tout était comme toujours. Après sa douche dans le vestiaire mis à la disposition du concierge, il mit les habits règlementaires. Enfin, il s'installa à son comptoir, devant les boutons pour ouvrir la porte, la fermer, ou signaler un problème en ligne directe avec l'entreprise de surveillance et de protection.

Ce jour-là, il prit son téléphone et chercha à nouveau le nom de sa femme sur internet. Les forums de fans étaient très utiles pour avoir les dernières informations en date. Elle était en couple avec un homme, qu'il espérait être un homme bien - malgré sa jalousie, son envie.

Il entendit la sonnette, signifiant que quelqu'un était à la porte. Probablement un résident ayant oublié son badge. Il tourna la tête pour voir de qui il s'agissait et il se figea.

C'était elle. Jodie.

Il appuya sur le bouton pour ouvrir, tout en se levant. L'émotion le traversait avec force. Il ne l'avait pas vue, à part en image et vidéo, depuis son arrivée plusieurs mois plus tôt. Ses yeux scrutaient tout l'ensemble de Jodie. Son visage, ses cheveux, sa bouche. Tout lui avait tant manqué... Il aurait voulu la prendre dans ses bras, là, maintenant... Mais il ne pouvait pas. Il savait qu'on le prendrait pour un fou.

Alors il balbutia :

"B-bonsoir, madame Gallagher. Vous avez oublié votre badge ?"

Il se fustigea lui-même d'avoir dit son nom de famille, c'était la première fois qu'iels se rencontraient dans cette dimension. Il espéra qu'elle ne tique pas à cette bévue.



Winnie
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Winnie
Mar 12 Sep - 3:52




Jodie Gallagher
J'ai 49 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis photographe de mode ainsi qu'auteure à mes heures perdues et je m'en sors aisément puisque j'ai la chance de transformer en or tout ce que je touche. Sinon, grâce à mon manque d'investissement, je suis fiancée depuis des années à un homme désagréable et je le vis plutôt mal puisque l'ambiance à la maison est très désagréable.

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Il y a eu sa Jodie...
Passionnée de pâtisserie, Jodie était à la tête d'un modeste salon de thé, pour lequel elle investissait tout son temps. Elle n'oubliait pas son mari et sa fille pour autant! Elle gardait même toujours leur gâteau préféré pour le dessert du soir! Mais elle voulait que ses créations puissent ravir les papilles de centaines de clients et c'était ce but qui l'a levé très tôt aux aurores pour confectionner ses douceurs. Salés ou sucrés d'ailleurs. Jodie ne manquait pas de créativité. Dans leur intimité, Jodie était une femme épanouie, satisfaite du chemin qu'elle avait parcouru avec son concubin. Une fille de plus de vingt ans qui faisait leur fierté, ainsi qu'une petite vie tranquille dans une maison dont le crédit arrivait à son terme. Ils avaient un chien, également. Un malinois de quelques années, au très inattendu nom de Rex, que leur fille avait réclamé comme présent à de maintes fête de noël. En bref, la vie idéale, sans une ombre au tableau. Si ce n'est la maladie. Foudroyante. Un cancer qui rongeait petit à petit son organisme, réduisant de jour en jour son espérance de vie. Jodie ne voulait pas souffrir. Elle refusait de perdre ses cheveux, sa vigueur. Elle a donc contrainte ses proches à accepter l'inacceptable, leur promettant de faire de leurs derniers instants ensembles des souvenirs merveilleux. Avec l'argent de la vente de son fond de commerce, toute la famille est partie en road-trip autour du monde, visitant chaque lieu touristique qui croisait leur route. Puis vint l'épuisement, la douleur. Jodie s'éteignait à petit feu et le retour à la maison fut acté. Quelques jours plus tard, elle laissa une place vide dans la maison, dans leurs cœurs et la vie n'eut plus jamais la même saveur.

... et il y a cette Jodie.
Photographe de renom, il n'est pas rare que Jodie donne une interview sur son travail, sur ses livres. C'est que c'est une passionnée elle aussi! Mais mieux vaut éviter de la laisser plus de dix secondes devant un four, si vous ne tenez pas à ce que la cuisine flambe du sol au plafond. Au départ, ce n'était pas vraiment une ambition d'être photographe. Elle rêvait plutôt de devenir mannequin pour le compte d'une grosse agence australienne. Ce n'est qu'en rencontrant celui qui allait devenir son fiancé, photographe débutant à cet époque, que l'envie de passer derrière l'objectif est devenu une évidence. Et quel évidence! Très vite, ces clichés sont devenus des œuvres d'arts. Tous les magasines de mode se l'arrachaient. Au point même qu'elle publia elle-même des livres, où elle partageait ses expériences concernant les plus connus. La carrière idéale! Oui. A l'aube de ces cinquante ans, la photographe n'avait pas à rougir de son palmarès. Mais la femme était bien esseulée, en comparaison. Pas d'enfant. Un fiancé jaloux qui ne cesse de la rabaisser de sorte de l'humilier. La vie n'est pas tout rose pour cette version de Jodie, à la une des couvertures.
encore un soir, encore une heure (winnie) Bb2031bd919b44c172351fef2e7fd92365f959a1
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encore un soir, encore une heure (winnie) Ggh2
La télévision a portée ces fruits on dirait. Les ventes de mon livre ont augmentées de quelques pourcent. Le hic maintenant c'est que ce n'est pas vraiment comme Steven l'avait espéré. Le journal a fait de l'audience, là n'est pas le problème! C'est plus la thématique du livre qui n'a pas séduit l'ensemble de l'audimat. Et ce n'est pas grave! Je me suis déjà remise de ce demi-échec auquel je m'attendais! Mais ce n'est pas le cas de mon éditeur, qui n'arrête pas de me bombarder de sms, dans l'optique de me convaincre que nous devrions discuter autour d'un dîner d'une nouvelle frappe en terme de publicité. C'est inutile à mon sens. Mais son insistance vient bien vite à bout de ma déclination. J'accepte donc de le rencontrer ce soir, chez lui, où nous pourrons élaborer sa nouvelle stratégie. Et je m'y rends dès que mon dernier shooting photo est terminé, d'ailleurs. J'hèle un taxi, refusant la limousine qui m'attends pourtant sur le trottoir en face du Q.G du magasine qui m’emploie pour ce contrat, avant de lui indiquer l'adresse de Steven. C'est au cours du trajet que le chauffeur m'aborde.

"_ Vous êtes la photographe qui est passé au journal de 12h, n'est-ce pas?"

J'hésite à lui répondre. Je n'aime pas trop que l'on me reconnaisse, surtout depuis que j'ai entendu parlé des malades qui fanatisent sur les personnalités publiques. Mais le nier pourrait également le rendre fou? J'acquiesce donc sans un mot, dans l'espoir qu'il comprenne que je ne tienne pas à lui parler.

"_ Vous étiez magnifique dans votre robe ce jour-là. Dommage que vous ayez choisi la photo au mannequinat, vous étiez faite pour ce métier."

Je l'en remercie d'un sourire, toujours obstiné dans mon idée de ne pas lui parler. Que pourrais-je lui dire? Que ces remarques sont gentilles autant que malaisantes? Il n'apprécierait pas! Je préfère donc me murer dans mon silence, tandis que je jette un regard sur l'extérieur. A en juger par la rue où nous sommes, nous avons encore dix bonnes minutes ensemble. Je sens qu'elles vont être longues.

"_ Ma femme prétendait que vous faisiez la timide pour attirer la sympathie des téléspectateurs. Elle se trompait on dirait! Il rit à sa remarque, d'un rire fort. Ce que je peux détester mon idée d'avoir voulu prendre un taxi plus que la limousine. C'est vraiment dommage que vous ne vouliez pas me parler. J'aurai pu en apprendre davantage sur votre métier!"

Je doute que cela lui soit d'une grande utilité un jour. Je feins donc d'avoir un appel, tout en m'excusant, avant de parler à ce faux interlocuteur. Je raconte n'importe quoi. Les collections hivernales que je vais devoir photographier pour une marque au hasard ; les imprévus qui me sont tombés dessus sur mon dernier lieu de shooting ; tout y passe. Tout y compris le fait que je suis arrivé à destination, où je paye mon chauffeur, avant de quitter son véhicule. Ce n'est que lorsqu'il est partie que je remet mon téléphone dans ma poche, pour prendre la direction du hall de la résidence où loge Steven. Je tente plusieurs fois le code que mon éditeur m'a donné, sans succès. C'est une blague! Voilà que non seulement je suis obligé de sonner pour pouvoir entrer, mais qu'en plus je tombe sur un gardien qui m'interpelle par mon nom. Ce n'est vraiment pas ma soirée.

"_ Bonsoir.Je réponds poliment, un timide sourire aux lèvres. Je n'habite pas ici. Mais vous devez certainement être nouveau pour ne pas le savoir!"

Qu'il connaisse mon nom ne m'interpelle pas plus que ça. Tout le monde connait mon nom depuis cette interview télévisée de malheur. Ce qui me choque le plus sont les traits de son visage. C'est comme s'il était "ému" de me voir. Serait-il un fan? J'espère que non! Je déteste rencontrer des fans quand je suis seule. Je ne sais jamais quoi leur dire. D'autant qu'ils aiment poser des questions du domaine du privé. Je croise donc les doigts pour que ce ne soit pas le cas avec cet homme, tandis que je me dirige déjà vers l’ascenseur. Je veux juste aller dîner, s'il vous plaît.


@Orion








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encore un soir, encore une heure (winnie)
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