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LE TEMPS D'UN RP

Tempête brûlante sur Gorgoroth | Arthécate

Ally
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Ally
Mar 25 Juil - 13:36
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

Dans le monde d’Erenor, parmi les autres peuples, vivent les quatre grandes nations Elfiques : les Mondains, les Ombres, les Sylvestres et les Réprouvés, chaque nation se départageant l’immense territoire lové entre les océans infinis.

Race dominant toutes les autres, y compris les Humains mortels et vains, sa particularité est que chaque Elfe hérite à la naissance du pouvoir propre à son clan, lié à un élément.

Les fourbes Mondains maîtrisent le vent, les sages Ombres maîtrisent la terre et la roche, les doux Sylvestres maîtrisent l’eau et les fiers Réprouvés dominent le feu.

C’est sur le territoire de ces derniers que se déroule la présente histoire, celle d’une Réprouvée, Morwenn, fille et héritière d’Aegnor, souverain des Guerriers noirs, et d’Owen, un guerrier humain, fils de personne, désormais esclave de la plus martiale des nations elfiques.

Contexte provenant d’un forum aujourd’hui fermé et qui était notre bébé commun <3
Ally
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Ally
Mar 25 Juil - 13:46

Owen
Atréis

J'ai 27 ans et je vis au cœur de la nation du feu, dans sa capitale,Gorgoroth. Dans la vie, je suis guerrier mais désormais esclave et je m'en sors tant bien que mal. Sinon, à cause de ma malchance, je suis célibataire, j’ai perdu celle que j’aimais et je le vis plutôt mal.

Gorgoroth
Premier mois d’hiver – Jour inconnu
Crépuscule


Le soleil ne parvient jamais à percer cette épaisse couche de nuages ocre et noir, permanente, constante dans son horrible mouvement giratoire tout autour de la Tour sombre. C’est un peu comme si l’astre avait volontairement renoncé, vaincu par la violence et la suffisance du peuple qui vit là, en presque autarcie, adorateurs du Feu et guerriers sanguinaires. Comment lutter, après tout, quand ces Elfes à la peau sombre et au regard de sang sont leur propre soleil, dispensant le feu comme d’autres dispensent l’eau, le souffle ou les mouvements du sol ? Alors, dans cette combustion perpétuelle, cette atmosphère lourde de chaleur sèche et de fragrances âcre, les nuages voilent le soleil constamment, produits par les activités des Réprouvés, dissimulant le seul élément qui pourrait, peut-être, rendre l’espoir à celui qui présentement abat une masse sur l’énorme pierre obsidienne qui se tient devant lui.

L’espoir.

La lumière.

Les rues vivantes et douces d’Elvendale.

Le sourire d’une pâle jeune fille aux immenses yeux d’or et aux cheveux d’automne, nimbée d’une vaporeuse tunique blanche, portant entre ses bras un bouquet de lys roses…

Les mots susurrés à son oreille, des mots d’amour, ivres de tendresse et de joie.

La masse s’abat durement sur le roc, le brisant en tous petits éclats sous le regard rouge d’un Elfe au sourire narquois, alors que le grondement d’un orage se fait entendre au loin, balayant en un douloureux instant les souvenirs heureux d’un esclave au corps massif et au regard perçant obstinément fixé sur sa cible.

Owen travaille dur, il travaille fort en cette carrière, parce qu’il sait que seuls les forts ont une chance en ces lieux. Il n’y aucune place pour les faibles, hommes ou femmes esclaves. Les premiers effectuent les travaux pénibles, servent parfois de cibles d’entrainement, de gibier quand ils ne sont plus utiles. Quant aux femmes…Un frisson secoue vaguement ses épaules à peine couvertes d’un haillon gris. Il les entend parfois, à l’autre bout de la cité noire. Il entend leurs hurlements et leurs cris, les pleurs et les sanglots dans les baraquements délabrés. Il les entend et cela ne fait que renforcer, au fil des jours, au fil des heures, sa détermination. Il finira par s’enfuir de cet endroit maudit, il se l’est promis. C’est une promesse qu’il martèle de toute sa force, à chaque coup de masse, comme si chaque impact était un coup adressé à Ardamir, le roi des Mondains qui l’a vendu, et à Aegnor, le souverain des Réprouvés. Le maître des Lieux.

Le garde lève un instant le visage vers les cieux, avant de grogner sourdement. L’orage s’annonce intense. Le son d’un cor se fait alors entendre, signalant la fin de la journée de labeur, et pourtant Owen continue de frapper. Encore et encore. Il sait aussi que c’est le garde qui décide de la fin de la journée, le cor n’étant là que pour signaler les événements, comme une attaque, une exécution ou un orage particulièrement violent comme cela semble le cas en ce début de soirée.

Alors qu’il levait la masse à deux mains pour l’abattre une nouvelle fois, un coup l’atteint au flanc droit, le faisant vaciller, emporté par le poids de l’outil. Il tombe alors de tout son long sur le sol noir, soulevant de la poussière âcre par son souffle rapide et saccadé.

-On rentre. Debout, esclave, grogne le garde qui replace sa tunique de cuir correctement.

Owen, lui, se redresse, ses incroyables yeux bleus contrastant avec la suie et la crasse qui recouvre son visage. Il n’a pas un soupir, pas un geste, pas un mot. Habitué aux mauvais traitements, le jeune homme se relève et s’empare de son outil pour rejoindre les autres esclaves, alignés en file indienne. Devant lui, un homme d’une quarantaine d’année, la nuque en sang. Owen regarde ailleurs. Le gardien a probablement du abattre sa badine à nœuds de cuir sur lui...Derrière, un jeune garçon qui vient d’arriver, les genoux tremblant de l’effort fourni par la journée de travail, les mains en sang à cause du manche de la masse, délibérément trop lisse pour être confortable.  Un reniflement lui parvient.

-Ravale ça, petit. Ils te feront bien pire si tu le leur montres, souffle courageusement Owen tout en cherchant du regard la position des gardiens. Ils sont tous rassemblés là-bas à l’entrée, occupés à discuter avec une nouvelle venue dont il ne distingue pas les traits. Il ne reste que celui qui replace les fers à leurs pieds…Il est à cinq ou six esclaves devant lui alors l’ancien guerrier se retourne brièvement, hochant la tête pour encourager le nouveau qui secoue frénétiquement la sienne en signe d’acquiescement.

L’espoir.

La seule arme des Hommes quand on leur a tout ôté.

La plus redoutable d’entre toutes, capables de soulever des montagnes et de défier en silence les Réprouvés.
Arthécate
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Arthécate
Mar 25 Juil - 18:43

Morwen Garmorok
Je suis une elfe appartenant au peuple des Réprouvés. J'ai sans doute plus de 300 ans. Le temps n'a finalement d'importance que pour les humains pour qui il est compté.

Je vis à Gorgoroth, capitale de la notion du feu , royaume de mon père. Dans la vie, je suis une guerrière et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à mon père , je suis fiancée à Ilvir et je le vis plutôt mal.

Informations supplémentaires ici.


Concentre-toi,Morwen, contrôle ta flamme… Celle du dragon qui vit en toi et qui ne fait qu'attendre le bon moment pour te dévorer. Souffle… Ne la laisse pas faire. Bas-toi ! Encore ! Toujours !

Ces mots résonnaient encore et encore dans ma tête tandis que je peinais à contrôler mes nerfs. Il me plait de dire que je suis fille de haine, même s'il serait plus juste d'affirmer que je suis en réalité celle de la haine et de la colère toutes deux matérialisées en la personne de mon père. Aegor se targuait sans cesse d'être le premier de notre espèce. Le premier démon, le premier Réprouvé. Qu'elle soit vraie ou fausse cette légende berce nos enfants et nourrit leur foutue fierté… Celle d'appartenir à ce peuple maudit.

J'ai grandi dans le mépris et la colère des autres, celles des inconnus, celles des miens et plus particulièrement celles de mon père qui m'a toujours traitée en moins que rien.

L'amour, la tendresse que l'on alloue habituellement aux parents n'existent pas chez nous. Nous ne sommes rien, tout en représentant l'avenir du clan. Un clan qui se veut dur, inflexible voire cruel. C'est comme ça qu'il m'a voulue, ce fut probablement aussi le cas de ma mère même si je ne garde aucun souvenir de cette femelle. Quand bien même m'eut-elle aimée, je ne me souviens que des coups et les humiliations que mon cher père m'a fait subir. Il continue d'ailleurs, chaque fois que je ne me montre pas à son image…

C'était d'ailleurs ce qu'il faisait à ce moment même.

– Lève-toi, idiote ! Gronda-t-il avant de m'offrir un énième coup de pied, en plein dans mes côtes.

Je le dévisageais de mon regard brûlant, plein de haine pour sa maudite et royale personne. Je crachais mon sang… Un sang noir et épais, comme celui de tous les porteurs de flammes.

Tu te ramollis, rétorquais-je en me redressant, mâchoires et poings serrés pour ne rien laisser paraître de ma douleur.

– Qu'as-tu dis, misérable vipère, persifla-t-il tel un serpent.

Je souris face à l'ironie de la situation.

Tel père, telle fille… N'est-ce pas ? rétorquais-je, toujours plus défiante à son égard. Si seulement il pouvait me tuer plutôt de mettre fin à ses corrections. Je disais : tu te ramollis. Autrefois, tu cessais de me frapper lorsque je perdais connaissance…

Sauf que, autrefois, je n'étais pas aussi forte qu'aujourd'hui et il le savait. Ma flamme avait grandi, elle s'était intensifiée. Il le savait, tout le monde le savait.

– Il suffit, souffla-t-il, avant de me tourner le dos.

Je l'avais vaincu, simplement parce qu'il était évident que je ne le craignais plus depuis des lustres. Il me battait ainsi depuis des siècles. Depuis que le feu de ma mère l'avait entièrement consumé sous mes yeux. Aegor me tenait pour responsable de cette tragédie et me le faisait payer, chaque jour depuis cet événement. Mais, je n'étais en rien responsable de la faiblesse de ma mère.

Et que me vaut cette correction, au juste ? demandais-je en frottant ma cuisse pour retirer la poussière qui la recouvrait, toujours avec un air défiant.

– Tu t'es battue avec Jeggar et Vlonmyn, pourquoi ?
Et donc tu m'as battu sans connaître la raison de notre petite dispute ? Pfff.
– MORWEN ! gronda-t-il.
C'est mon nom… pouffais-je en croisant les bras.
– Quand cesseras-tu de me manquer de respect ?! Je suis ton père ! Je suis ton roi !
Certes, certes. C'est ce que tu es, majesté.
– Réponds à ma question !
À quoi bon ? J'ai déjà été punie pour cette dispute.
– Morwen…

Sa flamme se manifesta alors, sortant par ses pores pour venir lécher le cuir de son manteau qui ne se consuma pas. Dommage… J'aurais tout donné pour sentir l'odeur de sa chair carbonisée.

Le cor résonna à ce moment-là… Et je souris parce que je savais pertinemment qu'il ne pouvait plus rien me demander à présent. Ce signal mettait un terme définitif à cette conversation et je jubilais… Aegor détestait perdre.

Si vous voulez bien m'excuser, père. Le devoir m'appelle, sifflais-je en le saluant humblement avant de quitter la grande salle pour rejoindre mon poste.

Dehors, le vent soufflait, faisant virevolter les cheveux qui avaient dû se détacher durant ma punition. Tout en avançant, je les rassemblais en une nouvelle queue-de-cheval.

Que se passe-t-il ? demandais-je au responsable de la garde.
– Des bêtes ont été aperçues près des barricades se trouvant au niveau de la carrière. La pluie ne va plus tarder…

La pluie, notre plus grande préoccupation ici alors que le feu représentait notre seul rempart contre les créatures venant de la nuée noire. Si les braseros de la cité s'éteignaient, il nous serait difficile de défendre la ville… Alors, je m'élançais, quelques hommes derrière moi. Je n'avais rien à dire de plus, tout le monde savait ce qu'il y avait à faire… Empêcher ces saletés de pénétrer dans Gorgoroth.









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Ally
Sam 29 Juil - 17:30

Owen
Atréis

J'ai 27 ans et je vis au cœur de la nation du feu, dans sa capitale,Gorgoroth. Dans la vie, je suis guerrier mais désormais esclave et je m'en sors tant bien que mal. Sinon, à cause de ma malchance, je suis célibataire, j’ai perdu celle que j’aimais et je le vis plutôt mal.


Depuis sa place dans la file indienne composée d’esclaves harassés de fatigue, Owen observe. C’est tout ce qu’il peut faire pour l’instant, piégé entre deux comparses malmenés et blessés. La paire d’orbes au bleu intense se fixe sur la nouvelle venue, qu’il ne connait guère. Les femelles Elfes sont identiques à leurs mâles, à ses yeux : violentes, sadiques, monstrueuses. Et celle-ci ne fait sans doute pas exception à la règle. De là où il se trouve, tout ce qu’il voit est limité à une tenue sombre, des cheveux de neige et un déplacement vers les enceintes extérieures, un déplacement rapide accompagné d’une majorité de gardiens. Bientôt, il ne reste plus que le geôlier occupé à ferrer les prisonniers et ces derniers qui attendent en silence qu’on veuille bien les ramener dans l’enceinte des baraquements, comme du bétail.

Dans le silence qui nimbe les prisonniers, un brouhaha lui parvient pourtant, celui d’ordres beuglés depuis les remparts. Un mouvement de la tête, l’oreille comme le corps se tendent en une fraction de seconde, comme autrefois, lorsqu’il défendait la cité. Attentif, il suit les déplacements rapides là-haut.

Il se passe quelque chose, il y a une menace là dehors, il le sent, il le sait, il l’entend à la tension dans les voix, celle qui précède les combats. Un ennemi qui lui est pour l’instant inconnu approche. Les Réprouvés sont de redoutables guerriers, ils font preuve d’une confiance en eux exaspérante sur tous les terrains et cette inquiétude perceptible sous la tension qui plane soudain sur l’endroit n’augure rien de bon. Surtout pour eux, les esclaves.

Les pensées confuses d’Owen trouvent un écho en la personne du premier gardien qui revient auprès des prisonniers, de son pas souple et rapide. L’œil rouge, indifférent, balaye la file indienne, comme s’il devait faire un choix rapide et soudain son index effilé désigne le gamin juste derrière Owen.

-Toi. Sors du rang.

Silence. Aucun mouvement. Le gamin désigné est terrifié, il regarde le sol, les genoux tremblant, sans pour autant bouger un pied. Une main immense, griffue, s’abat sur sa nuque pour l’obliger à bouger. Sans dire un mot de plus, trainant le gamin par la peau du cou, le gardien s’éloigne en direction de la sortie.

-On a besoin d’un appât, t’es tout petit et tout chétif.

Une longue plainte désespérée s’élève de la gorge du gamin tandis qu’il plaide pour sa vie. Une agitation fébrile secoue la file indienne, un mouvement rapide sur la droite, Owen…

-Lâche le !

Le coup asséné est violent, en plein sur la tempe. Un caillou ramassé au sol fermement maintenu dans sa main sale a fait tout le travail. Le gardien est au sol, étourdi, tandis que le gamin, encore sous le choc, s’enfuit vers la sortie, éperdu, courant vers son destin au lieu de se planquer. Un brouhaha s’élève depuis la file indienne d’esclaves, acclamant Owen qui se tient debout face à l’Elfe au sol, évanoui, le gros caillou toujours dans sa main.

Il lui faut quelques instants, deux ou trois secondes pour réaliser ce qu’il vient de faire, et déjà le gardien qui s’occupait de ferrer tous les esclaves est submergé par les esclaves qui veulent tous se libérer d’une manière ou d’une autre. Les coups pleuvent, les cris retentissent, l’insurrection gagne même les plus peureux qui se joignent avec hargne dans la réplique sanglante de jours et de jours de mauvais traitement. L’un des esclaves parvient à s’emparer de la clé de l’Elfe mort sous les coups, ils s’égayent l’un après l’autre dans toutes les directions, après des jours d’oppression. Owen lâche le caillou et revient près de la dépouille de l’Elfe pour s’emparer de son épée. Ceux qui ne sont pas partis le regardent, les yeux ronds, pâles, certains couverts de sang, hébétés.

-Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?, demande l’un d’entre eux, à voix basse.

Owen lève les yeux vers lui et répond simplement :

-Courrez. Vite. Loin de cet enfer.

Pourtant, il prend la sortie qui mène vers les combats, vers les autres Réprouvés.

-Héé ! Tu viens pas avec nous ?
-Le petit…Je peux pas le laisser là.
-Mais il est déjà mort si ça se trouve ! Laisse le ! Fais pas l’con !

Owen ne répond rien. L’épée à la main, il sort alors de la carrière pour aller prudemment se cacher dans une tranchée, guettant l’extérieur. Il ne voit pas les Elfes, il ne voit pas le gamin, il ne voit…que le Néant. Et dans ce Néant une ombre mouvante, glissant dans les Ténèbres comme une feuille morte sur un lac gelé et s’approchant dangereusement de la cité noire. La température d’ordinaire si élevée vient de baisser de quelques degrés, une humidité souille son épaule droite, puis sa joue…La pluie. Une pluie bienfaisante qui l’apaise un instant, entrainant dans ses sillons la suie noire qui couvrait son visage.

La créature qui approche est gigantesque. Il n’en a jamais vu de semblables, comme si elle était constituée de tous les cauchemars de ce monde, une chimère de mort, assemblage improbable de bois, de chair et de sang, grondant sous un masque d’os et trainant un gigantesque fléau de métal aux pointes rouillées creusant de douloureux sillons dans la terre boueuse.

-Par les Dieux…Qu’est-ce que c’est que ça ?, murmure-t-il alors que la créature arrête soudain sa progression, en pointant lentement son visage en direction d’une autre tranchée là-bas. D’où il se trouve, il perçoit la tignasse blond sale du gamin. -Merde.
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Dim 30 Juil - 11:40

Morwen Garmorok
Je suis une elfe appartenant au peuple des Réprouvés. J'ai sans doute plus de 300 ans. Le temps n'a finalement d'importance que pour les humains pour qui il est compté.

Je vis à Gorgoroth, capitale de la notion du feu , royaume de mon père. Dans la vie, je suis une guerrière et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à mon père , je suis fiancée à Ilvir et je le vis plutôt mal.

Informations supplémentaires ici.


La lourdeur de Gorgoroth s'était chargée d'électricité… Le ciel grondait sur le même ton que mes frères et sœurs ... L'on dit que la langue commune aux elfes est chuchotée, murmurée. Elle est empreinte de douceur, comme si le miel était bon à être écouté… Néanmoins, ce n'est nullement le cas chez les réprouvés. Notre langue n'est que persiflages et grognements, car, chez nous, tout n'est que colère et agressivité…

J'ai beau avoir grandi là-dedans, au milieu de ces gens qui sont pourtant mes semblables. J'ai beau être tout comme eux, finalement… Colérique, violente, ardente… Et, pourtant, je ne les supportais plus.

Lorsque j'arrivais près des carrières, mon regard se posa brièvement sur les esclaves… Des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants… Certes, nous avions besoin d'ouvriers pour construire et réparer cette ville dont nous nous étions emparé, par opportunité. Gorgoroth avait été abandonnée par les humains du nord, chassés par la nuée noire et les abominations qui l'accompagnent… Les Hommes l'avaient déserté, nous étions un peuple nomade fatigué… Autant vous dire que nous étions bien trouvés, elle et nous. C'est sans doute pour cela que nous sommes tant attachés à ses pierres noircies par les fumées.

Néanmoins, notre peuple ayant toujours été nomades… Des âmes errantes, constamment obligées de nous déplacer, nous n'avons jamais appris à construire autre chose que des tentes. Les Hommes en savent tellement plus que nous sur le sujet. Je les ai toujours admirés pour leur grande capacité d'adaptation. Leur vie est courte et, pourtant, ils sont tellement plus avantagés que nous.

Mes semblables les détestent… Moi aussi, quelque part… Néanmoins, il m'est toujours aussi insupportable de les voir être ainsi maltraités par les miens. Malgré ma position, je ne peux rien faire pour eux, enfin… Pas dans ce genre de situation, pas ouvertement. Je me contentais alors d'observer en serrant les dents avant de reprendre ma route… Un gamin avait été désigné pour jouer l'appât… Pourquoi ? Nous n'avions certainement pas besoin de ça. J'entendais des cris derrière moi, des plaintes, des grognements… Et je souris en songeant que cela n'avait strictement rien d'animal. L'un des esclaves avait dû se rebeller… Enfin.

Je poursuivis mon chemin jusqu'aux petites barricades érigées autour des carrières. Elles avaient été construites en bois, à la hâte, et n'assuraient aucune protection. Nous nous séparâmes, mes frères et moi afin de couvrir une plus grande zone… Je pouvais percevoir des bruissements étranges, là, juste devant moi… Un pan de la misérable barricade gisait sur le sol… De la boue recouvrait les planches humides. De la boue et du sang… L'odeur était tout bonnement insupportable. J'avançais. Le bruissement s'intensifiait et je pouvais alors entendre des râles.. Un humain… Le gamin sacrifié, peut-être… Je progressais, lentement, discrètement…

Je laissais ma flamme glisser jusqu'à mes paumes. En sentant sa chaleur dans mes mains, je ne pu m'empêcher de lâcher un soupir de bien-être… J'arrivais enfin au niveau des sillons creusés à la va-vite. Des tranchées, ils appellent ça… Je plissais les yeux et découvris l'origine de tout ce tapage : l'horreur. Il pleuvait à présent. L'eau ruisselant sur la créature rendait son odeur encore plus insoutenable. Elle me tournait le dos, concentrée sur ce qui se trouvait devant elle : le jeune humain. Je pouvais sentir le parfum de son sang, il était blessé. Il me fallait intervenir, vite.

Premièrement, faire diversion et l'éloigner des carrières.

Je lançais une première boule de feu, simplement pour interrompre sa progression.

Allez, bouge de là ! grondais-je tandis que son regard sombre se posait sur moi. Viens donc par ici…

Le monstre sembla hésiter un instant, il s'immobilisa. Je grognais une nouvelle fois en m'évertuant de contrôler la flamme qui me léchait le dos. Mon feu était empreint de colère… Il ne fallait donc pas que je me laisse aller, sans quoi…

Alors quoi ? Ne suis-je donc pas assez appétissante pour toi ? Viens par là!

Un rayon de Lune perça brièvement les nuages… Juste un instant. Une lueur discrète se reflétant sur une surface métallique. Une épée, peut-être… Je n'étais pas seule… Mais ce qui se trouvait là, ne pouvait être l'un des miens.

Très bien, comme tu voudras, persiflais-je tout en laissant parler ma flamme. Elle courut alors, partout sur ma peau. Je pouvais aisément sentir sa chaleur familière, rassurante.

Les sombres créatures craignaient le feu, la lumière, me voir ainsi enflammée la poussa à reculer… J'avançais dans sa direction tout en me saisissant de mes dagues…

Sors-le de là, dis-je à l'humain armé. Dépêche-toi! Mes frères ne vont pas tarder à rappliquer.

Le monstre grogna bruyamment tout en relevant ses mains recouvertes de griffes… Je me je jetais sur lui, lames enflammées en avant.



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Lun 7 Aoû - 20:01

Owen
Atréis

J'ai 27 ans et je vis au cœur de la nation du feu, dans sa capitale,Gorgoroth. Dans la vie, je suis guerrier mais désormais esclave et je m'en sors tant bien que mal. Sinon, à cause de ma malchance, je suis célibataire, j’ai perdu celle que j’aimais et je le vis plutôt mal.


L’épouvantable odeur des lieux…Une fragrance lourde d’humidité teintée de suie et de putréfaction, un parfum qui enserre la gorge aussi sûrement que les gants d’acier des gardiens…La Chose, cette Chose qui se tient là, non loin du gamin, semble provenir de la pire fosse à déjections de l’histoire. Un haut-le-cœur bien humain l’extirpe de sa contemplation et ramène Owen à la raison, à l’impérieuse raison qui devrait le pousser à agir vite : sortir de sa tranchée, pourfendre l’Horreur, s’emparer du gamin et s’enfuir, droit devant, sans plus se retourner sur ces lieux maudits, honnis de tous sauf de ceux qui y résident.

Oui c’est ce que la raison lui dit de faire et pourtant l’instinct, lui, le pousse à la prudence.

Il ignore tout de cette créature de cauchemar mais elle est gigantesque, elle est armée et semble déterminée à atteindre sa cible, peu importe le sol glissant, la pluie qui ruisselle sur la terre noire et tout ce qui pourrait se dresser sur son chemin. En l’esprit d’Owen, les choses sont très simples : son honneur de chevalier lui interdit de fuir face au danger en laissant un plus faible que lui sur le bas côté, comme l’ont fait les autres esclaves probablement déjà dispersés un peu partout dans la plaine désertique. D’un autre côté, il sait aussi que si les Réprouvés parviennent à lui mettre la main dessus, il finira dans les geôles du château sombre, entre les mains d’Aegnor.

L’instinct et l’honneur mènent une lutte acharnée en cet esprit troublé jusqu’à ce qu’une silhouette ne viennent perturber le combat mental. L’Elfe de tout à l’heure se tient là, juste derrière la créature.
Le regard acier de l’humain est un instant captivé par ce qu’il voit : une guerrière. Il sait les reconnaître quand il en voit, lui qui a passé la majeure partie à se battre et il lui est impossible de se tromper. La posture souple, l’appui sur les pieds, le regard par-dessous intensément fixé sur la créature, les muscles tendus sous les habits, parfaitement perceptibles sous le tissu qui la couvre…Probablement un lieutenant de la Garde Noire, elle porte l’écu du château sur l’épaule, note-t-il alors qu’il l’observe depuis sa tranchée, à moitié caché par un roc.

L’inconnue lance une boule de feu, un sort mineur qu’il a déjà vu utiliser un peu partout à Gorgoroth. Cela a le mérite d’interrompre la progression du monstre et de laisser un répit au gamin qui peine à reprendre son souffle. Coincé entre un roc et une souche d’arbre totalement pourrie, blessé à la tête, il respire vite, il cherche une sortie, désespérément, le temps que le cauchemar se tourne pour faire face à sa rivale. Le fléau suit le mouvement, dans un bruit horrible de terre mouillée et de métal heurtant des rochers puis s’arrête. Le monstre semble jauger son adversaire de sous son masque. Owen, lui, vient de voir les longs doigts griffus se crisper sur l’arme.

Elle va réellement s’en prendre à lui ? Ce serait une aubaine absolue.

Puis tout s’enchaîne rapidement. Elle parle à la créature qui ne répond rien, si ce n’est un borborygme incompréhensible. Son Feu embrase toute la surface de son corps, elle s’adresse alors à lui pour lui dire de se dépêcher.

Comment a-t-elle pu le voir, alors qu’il se trouve dans la tranchée ? Et pourquoi lui dire d’aller sauver son camarade ? Est-ce une ruse pour mieux l’abattre par la suite ? Il ne le sait pas, mais il s’en fiche pour l’intant. D’un bond agile et félin, il surgit de la tranchée, arme à la main et se rue vers le blessé, fendant la souche pourrie jusqu’au sol afin de dégager le gamin qui s’effondre en pleurant, tandis que la femelle Elfe est en train d’abattre ses premiers coups sur la monstrueuse chimère.

-Petit, tu peux marcher ?
-Je sais pas…J’ai mal à la jambe…J’ai mal partout, souffle-t-il en s’accrochant à Owen comme le ferait un noyé à une planche de bois salutaire.
-Passe tes bras autour de mon cou, dépêche-toi, siffle le guerrier qui tient encore son épée d’une main.

Le jeune blessé obtempère en reniflant et c’est en le soulevant que le guerrier se rend compte de la gravité de la situation. Le gamin a hurlé. Probablement un os cassé que le déplacement soudain a malmené. Son hurlement a fait tourner la tête à la créature qui semble désormais vouloir en découdre avec les Mortels. A choisir entre les flammes qu’il abhorre, qu’il a du mal à repousser, et les humains qu’il adore pour leur chair tendre et douce, la décision est prise. Le fléau s’abat aux pieds d’Owen qui lâche le blessé, hurlant à nouveau, à moitié enseveli par la boue du sol.

La réaction de l’humain est immédiate. Alors qu’un nouveau coup de fléau menace directement ses jambes, il saute souplement, se réceptionne sur le sol humide et taillade ce qui semble être un bras composé de branches mortes et de chair, d’un mouvement assuré, maîtrisé, de la longue lame elfique. Un rugissement effrayant s’élève alors que le fléau s’abat désormais près de la femelle Elfe. La puissance du monstre semble décuplée par la douleur.

Owen lance un regard direct à Morwen puis reprend sa charge, les deux mains fermement enserrées sur le fuseau de l’épée. Pas question de mourir ici. Pas question de retourner en la cité sombre. Alors pour ça il faut qu’il abatte le monstre puis qu’il abatte Morwen en laquelle il n’a absolument aucune confiance.

Plus loin, depuis l’arrière des remparts, la défense s’organise, des ordres sont hurlés en langue elfique, des renforts arrivent et ils ne tarderont pas à rejoindre les deux combattants sur le champ de bataille.

Il faut faire vite.
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Lun 7 Aoû - 21:54

Morwen Garmorok
Je suis une elfe appartenant au peuple des Réprouvés. J'ai sans doute plus de 300 ans. Le temps n'a finalement d'importance que pour les humains pour qui il est compté.

Je vis à Gorgoroth, capitale de la notion du feu , royaume de mon père. Dans la vie, je suis une guerrière et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à mon père , je suis fiancée à Ilvir et je le vis plutôt mal.

Informations supplémentaires ici.


Si je devais craindre une chose en cet instant… Plus que l'humain armé, plus que la créature cauchemardesque devant moi… Ce ne pouvait être que la pluie. Cette dernière venait justement de s'intensifier, ruisselant sur ma peau, mes bras… La chaleur de ma flamme sembla faiblir un instant avant que je ne parvienne à la raviver. Néanmoins, afin de continuer à brûler, ma flamme se devait de piocher dans ma propre énergie. En somme, si je voulais vaincre cette saleté, il me fallait agir vite et intelligemment.

Mais voilà, tuer le monstre n'était pas le seul enjeux ici… Les deux humains risquaient gros et je n'étais pas certaine que le sort funeste que leur réservait la créature fut réellement le plus à craindre… L'on pouvait les entendre au loin, mes frères… ces gens qui constituaient mon clan… Un clan dans lequel je ne me retrouvais point. Ils arrivaient…

Je devais faire vite, au moins pour éloigner le monstre… Mais l'humain armé en avait visiblement décidé autrement. Tandis que le monstre se précipitait sur l'homme qui venait de lui infliger une première blessure, je me jetais sur lui et plantais mes dagues dans son dos… La créature hurla lorsque les flammes se répandirent le long des lames pour courir sur lui … En lui… Trop confiante sans doute, je ne vis pas la branche dégoûtante ramper dans ma direction… En revanche, lorsqu'elle pénétra dans ma cuisse, là, je me mis à gronder de douleur… Qui aurait cru que cette chose pouvait brûler plus intensément que le feu ?

Et, sur le coup de la douleur, je m'embrasais si intensément que je pouvais sentir ma flamme ronger mes chairs… Je coupais la maudite branche avant d'asséner plusieurs coups de lames à la créature. Le monde autour de moi venait de disparaître, je ne pouvais plus rien percevoir en dehors de cette douleur vive et cuisante…

"Si tu ne prends pas garde, Morwen, ton feu te dévorera toute entière et il ne restera plus rien de toi."

Qui m'avait dit cela ? Impossible de m'en souvenir… Était-ce ce qui m'arrivait en cet instant ? Allais-je mourir ainsi ?

Et alors ? Pourquoi devrais-je m'en soucier ? Qu'avais-je réellement à perdre finalement ?

Rien…Rien du tout.

Je ne saurais dire ce qui s'était passé ensuite… Je sais juste que je ne suis pas morte ce jour-là. Quelques instants plus tard, je me trouvais allongée dans la boue, des gouttes de pluie ruisselant sur mon visage… Et cette douleur infâme dans ma cuisse… Cette douleur qui ne me quitterait jamais plus.

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Mer 9 Aoû - 17:57

Owen
Atréis

J'ai 27 ans et je vis au cœur de la nation du feu, dans sa capitale,Gorgoroth. Dans la vie, je suis guerrier mais désormais esclave et je m'en sors tant bien que mal. Sinon, à cause de ma malchance, je suis célibataire, j’ai perdu celle que j’aimais et je le vis plutôt mal.












La femelle est blessée.

C’est la pensée brute, la pensée primale d’Owen qui perçoit la souffrance sous le grondement qu’il entend. Et tout aussi prosaïquement, il se dit, l’espace d’une milli seconde, que les femelles grondent comme leurs mâles, parce que c’est la première fois qu’il entend une Réprouvée manifester une douleur. Même sur ce point là, elles n’ont rien à envier à leurs partenaires.

La pensée disparaît alors que la créature hurle sa souffrance, un long cri guttural qui se répercute sur les troncs noircis, sur les rocs qui émergent péniblement ici et là, et probablement jusqu’à la cité noire. L’Elfe l’a sans aucun doute blessé bien plus qu’il n’y parait. Le choc mou d’un corps qui tombe sur le sol humide lui parvient alors. Est-elle morte ? Pas le temps de vérifier pour l’instant. La créature de cauchemar semble hésiter, un instant, avant de se tourner vers Owen.

Puis il n’y a plus rien.

Le silence seulement troublé par le doux clapotement d’une pluie fine sur le bois des barricades et par le son d’un tête qui roule. Le corps de la créature tient encore un instant debout, comme figé par une stupeur idiote, avant de s’écrouler sur lui-même en un effondrement de chair et de bois face à Owen, Owen couvert de sang noir, épais et visqueux. La main fermement agrippée à l’épée, il regarde un bref instant la dépouille du monstre avant de tourner la tête vers la femelle Elfe, allongée un peu plus loin. Il se dirige vers elle, à pas lents.

-Vas-y, bute-la aussi ! crie le gamin depuis sa tranchée avant de grimacer de douleur tout en tenant sa jambe blessée.

L’injonction ne lui parvient qu’étouffée. Le regard d’Owen est à présent braqué sur l’Elfe au sol.
La tentation est grande, celle qui prend aux tripes, celle qui fait trembler la raison et la bonté, celle qui hurle à présent en son esprit.

Qu’est-elle à ses yeux ? Rien du tout. Elle est blessée, elle est au sol et lui debout, il pourrait sans la moindre difficulté enfoncer la lame qu’il tient au beau milieu de sa gorge, là, dans le creux tendre entre les clavicules. Il pourrait venger celle qu’il a aimé. Il pourrait se venger, prendre le paiement pour des mois de souffrance, pour les humiliations et la douleur quotidienne. Il pourrait faire tout cela, pour apaiser ce hurlement qui résonne en son esprit et pourtant il n’en fait rien.

Au lieu de cela il pose un genou au sol et observe l’Elfe, d’un air curieux. Une curiosité qui prendra la forme de deux questions formulées d’une profonde voix grave :

-Pourquoi tu m’as laissé sauver ce gamin ? Qui es-tu ?

Pourquoi a-t-elle épargné un esclave ? Cela n’a pas de sens pour lui. N’importe quel autre Elfe noir l’aurait probablement abattu sur le champs. Alors pourquoi ? Ce sont des monstres, des brutes, ils n’ont aucun respect pour tout ce qui n’est pas de leur clan, ils ont fait de l’esclavage leur gagne pain en plus de la guerre, alors…oui, pourquoi ?

-HEY ! NON ! ARGHHHH !

Le bruit d’agonie du gamin lui parvient, une fraction de seconde avant de ressentir une violente douleur sur le crâne et de s’effondrer, évanoui.

Il ne réagit plus, il est totalement inconscient, allongé aux côtés de l’Elfe, l’arme encore à la main.
Juste derrière lui, le regard rouge d’un Elfe noir est à présent braqué sur Morwen.

Drapé dans un compliqué ensemble de cuir et de tissus sombres, les longs cheveux de neige tressés près du crâne et trempés par la pluie fine, Ilvir ne dit rien, comme s’il était dégouté par ce qu’il voyait. Sa fiancée. L’esclave. La blessure à la cuisse.

-Est-ce lui ? demande-t-il alors en s’adressant à un gardien qui approche en claudiquant, les poings serrés, sans aucun mot pour Morwen
-Oui, répond l’Elfe blessé en observant Owen inconscient.  
-Emmenez ça au château, dit-il alors en repoussant du bout de sa botte le corps d’Owen qui est trainé par les pieds dans la boue du chemin jusqu’à la forteresse de Gorgoroth.

Il semble réfléchir un instant puis fait un signe au gardien dénonciateur.

-Cet esclave était sous ta surveillance, dit-il simplement avant d’extirper un poignard de sa ceinture et de l’enfoncer sous les côtes du Réprouvés qui tombe au sol, les yeux révulsés. La main toujours sur la la poignée de sa lame dégoulinant de sang, il l’essuie simplement sur son avant-bras et la range dans son fourreau avant de tourner les talons.

-Morwen. Debout. Ton père te demande.
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Mer 9 Aoû - 19:09

Morwen Garmorok
Je suis une elfe appartenant au peuple des Réprouvés. J'ai sans doute plus de 300 ans. Le temps n'a finalement d'importance que pour les humains pour qui il est compté.

Je vis à Gorgoroth, capitale de la nation du feu , royaume de mon père. Dans la vie, je suis une guerrière et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à mon père , je suis fiancée à Ilvir et je le vis plutôt mal.

Informations supplémentaires ici.


Je pouvais discerner un certain remue ménage autour de moi. Une odeur métallique… Du sang ? Non, en tout cas pas seulement… Quelque chose de rance comme de la pourriture recouverte de sang … Le mien. La créature était donc morte… Tant mieux… Le cuir collait à ma peau calcinée qui, heureusement, était déjà en train de se reconstituer. Nos flammes nous brûlaient par moment mais tant que nos organes vitaux n'étaient pas touchés, elle nous guérissait par la suite. Il s'agissait-là d'un maigre avantage que nous pouvions avoir à maîtriser pareil élément.

Pourquoi tu m’as laissé sauver ce gamin ? Qui es-tu ?

Si j'ouvris les yeux, je fus bien incapable de répondre. Cette voix… Elle était grave mais contenait quelques notes plus chantantes, même si ces dernières avaient dû être étouffées il y a longtemps. Mais qu'aurais-je pu rétorquer ? Que toute vie était précieuse, même la leur ? J'avais beau le penser, rien ne le pousserait à me croire… Moi, une fille de haine… Un démon… Une Réprouvée. Notre peuple a toujours été détesté, même avant que l'on leur donne une raison de le faire… Rien de ce que je pourrais dire ou faire ne changerait cela. J'en avais parfaitement conscience.

Un hurlement m'arracha à mes pensées… Puis une autre voix se fit entendre… Non, plusieurs en réalité même si je n'en reconnu qu'une seule : Ilvir. Je frissonnais malgré moi.. Après mon père, il s'agissait de l'être que je détestais le plus en ce bas monde… Le mâle qu'Aegor m'avait pourtant attribué et qui devait devenir mon compagnon… Le dégoût s'empara de moi en même temps que la colère s'éveilla.

Va te faire foutre, grognais-je lorsqu'il m'ordonna de me relever.
Je te demande pardon ? siffla-t-il avant de se pencher au-dessus de moi et de placer sa lame sous ma gorge.

Je savais qu'il ne me tuerait pas, même s'il en crevait d'envie. Mon père ne lui pardonnerait probablement pas…

Va…Te…Faire…Foutre… répétais-je avant de lui cracher à la figure… Du sang, quel déshonneur. Il ne dû pas le supporter, certainement pas lorsqu'un public se trouvait là pour y assister. Il me saisit par le col et me hissa vers lui. Je grimaçais de douleur mais ne flanchissis pas pour autant.
Je commence à en avoir plus qu'assez de toi, femelle, grogna-t'il, furieux.
Et bien, tues-moi, vas-y. Qu'est-ce que tu attends au juste?
Je préfère laisser ton père se charger de ça.
Évidemment, tu es bien trop faible pour oser me toucher. Tu parles d'un futur chef de clan, tu ne vaux rien.

J'encaissais sa gifle sans sourciller. Après tout, s'il ne me restait plus que ma fierté, mieux valait en user à outrance. Je lui souris, à pleine dents, acte que beaucoup considèrent comme purement humain. Un Réprouvé ne sourit qu'avant de tuer… Et cette fois, j'en avais assez. Même si encore faible, ma flamme ne l'était pas. Je m'embrasais de nouveau, puisant dans mes dernières forces pour le repousser avec vigueur. Quoiqu'il en dise, quoiqu'il en pense, je restais plus forte que lui.

Tu vas le regretter.
J'en doute.

Je me jetais sur lui, dagues en mains. Je frappais une première fois. Le coup fut esquivé sans difficulté… Le deuxième toucha sa cible, le flanc… Je pus sentir la lame pénétrer dans ses chairs et je m'en réjouis. Ilvir s'enflamma à son tour, ivre de colère et du désir de me tuer. D'un geste, il me força à reculer et j'éprouvais toutes les peines du monde à tenter de maintenir mes pieds bien en place pour ne pas flancher. Je ne me démontais pas et frappais encore et encore. J'agissais par instinct sans vraiment faire attention à mon état. J'étais blessée et je ne pouvais certainement pas mener un combat à son terme … Je le savais et pourtant… Je continuais de me battre, quitte à perdre… À perdre cette vie dont je ne voulais plus… Et, au bout de plusieurs minutes, après de nombreuses blessures infligées à l'un comme à l'autre, la bataille cessa subitement. Je m'écroulais, encore…

Cette fois, lorsque j'ouvris les yeux, je me trouvais dans un décor qui ne m'était pas inconnu… Les cachots. Mais je n'étais pas seule, les deux esclaves étaient là eux aussi.

Enfin tu te réveilles, traîtresse?
Ilvir, comme tu as mauvaise mine, lui lançais-je en pouffant, découvrant un Ilvir recouvert de bandage. L'image était pour ainsi dire… Hilarante.
Tu es folle, Morwen…
Tu as probablement raison.
Ton père ne laissera jamais passer ça.  
Oh mais, j'espère bien.

Furieux mais ne trouvant visiblement rien à répondre, le Réprouvé se contenta de donner un grand coup sur les barreaux avant de quitter les lieux. Je pus enfin respirer un peu, en fermant les yeux… Et puis, je m'adressais directement aux esclaves.

Vous auriez mieux fait de partir en courant… Ici, la faiblesse se paie au prix fort.

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Ally
Sam 12 Aoû - 16:53

Owen
Atréis

J'ai 27 ans et je vis au cœur de la nation du feu, dans sa capitale,Gorgoroth. Dans la vie, je suis guerrier mais désormais esclave et je m'en sors tant bien que mal. Sinon, à cause de ma malchance, je suis célibataire, j’ai perdu celle que j’aimais et je le vis plutôt mal.











La conversation qui lui parvient n’est qu’un murmure étouffé, un flot continu de sons rendus incompréhensibles à cause du sifflement ténu qui a envahi son esprit, lui ôtant toute pensée logique l’espace d’un long instant. Sa tête est douloureuse, tout comme le sont sa nuque, ses épaules et ses bras dont il n’a qu’une conscience vague.

Le froid, l’humidité et le bruit violent d’un coup porté à du métal l’extirpe de sa torpeur.

Une voix féminine lui parle. Une femme ?

Il lève la tête avant de se raviser en grimaçant. La douleur dans sa nuque est intolérable, le coup porté a été d’une rare violence et il lui semble qu’aucun autre mouvement ne soit pour autant possible. Owen tente de bouger son bras gauche…Le cliquetis mouillé d’une chaîne reliée au mur noir lui répond, confirmant ce qu’il craignait plus que tout.

Il est dans une geôle. On lui a ôté les guenilles qui couvraient son torse, sans doute pour qu’il ressente mieux encore la morsure du froid, plus que celle qui grignote ses poignets pour l’instant. A genoux sur un sol meuble et sale, il ne reste qu’un vieux pagne dégoutant pour ménager sa pudeur. Savoir qu’une femme est ici, en ces lieux, malmène considérablement son orgueil mais il y a bien plus important à songer pour l’instant : il faut lever la tête pour voir qui lui parle.

En un second effort plus intense, il parvient à relever suffisamment le visage pour percevoir deux choses : la première est que le gamin est allongé au milieu de la pièce, inerte, immobile, couvert de son sang. Les doigts d’Owen se crispent silencieusement sous les entraves…Ils ont tué le jeune prisonnier. Le souvenir de son râle d'agonie, la dernière chose qu'il a entendue avant de s'évanouir, lui revient avec force. Un pauvre gars arraché à sa terre, à sa famille et à son pays, sans doute expédié ici pour payer une dette, et il est mort comme un chien, sans avoir la moindre chance. Il était terrifié, il avait peur, il était seul, à peine adulte…

Le regard glisse alors vers une Réprouvée, assise à même le sol, appuyée contre le mur mais non menottée pour sa part. Sans doute un traitement de « faveur » compte tenu de ce qu’elle est…C’est la femelle qui a combattu à ses côtés, il la reconnait. Que fait-elle ici ?

Le visage d’Owen s’affaisse de nouveau, les yeux clos, ses cheveux sales balayant son front.

-Et le courage se paye au prix du sang…, murmure-t-il en réponse. Sa gorge lui fait mal, il a soif, terriblement soif. Quel homme aurais-je été si je l’avais abandonné pour fuir ? Je ne vaudrais pas mieux que les monstres qui me retiennent ici.

Une toux secoue son corps, brève, douloureuse, avant qu’il ne redresse à nouveau la tête pour planter son regard d’acier dans celui de Morwen.

-Pourquoi as-tu tenté de nous aider, lui et moi ? Et pourquoi es-tu ici ?, demande-t-il encore. Tu es une des leurs, ta place n’est pas parmi les esclaves…A moins…

Il plisse les yeux, ses mains se ferment en deux poings, tandis que les muscles de ses bras se tendent sous l’anticipation de la douleur prochaine. Peut-être est-elle là pour le torturer. C’est une pratique courante chez les Réprouvés, d’envoyer des novices dans les geôles afin qu’ils se fassent la main sur les condamnés. Pourtant il sait qu’elle n’est pas une novice, il se rappelle avoir vu les insignes du château sur sa tenue, elle se bat comme lui…alors…quoi ? Avec la pénombre ambiante à peine troublée par la présence d'une torche brûlant dans le couloir, il ne parvient pas à distinguer les détails de sa tenue, comme il a pu le faire à l’extérieur.

-Qui es-tu ?, demande-t-il encore, sa voix descendant d’un ton dans les graves.
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