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 You and me is more than the lonely days

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La Volpe
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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
2025, un vaccin contre le cancer semblait avoir été trouvé dans le centre de recherches de l'hôpital d'Oakland. Semblait seulement, car les vaccinés se sont rapidement mis à muter en monstres tueurs, sanguinaires, en zombies quoi. Après plusieurs mois à galérer, après l'échec de l'intervention de l'armée, des groupes, des petites sociétés, ont fini par se former. Nous sommes ici à l'intérieur d'un camp qui obéit à la loi du plus fort, et un peu à son leader autoproclamé depuis qu'il a sauvé les miches de tout le monde après l'attaque d'un camp ennemi.

Contexte provenant du forum Maybe not so Dead (fermé), écrit par 14v24
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Bruce
McKinney

J'ai 51 ans et je vis à Oakland, Etats-Unis. Dans la vie, j'étais flic et je m'en sortais plutôt pas mal avant le début de l'épidémie. Sinon, grâce à ma chance sûrement, je suis divorcé et ça me fait bien chier parce que je ne sais pas où sont mon fils et sa mère.

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Je parle en #6fb87b.




avatar Mads Mikkelsen © la Volpe


Le temps passe, et rien ne change. Les zombies, toujours les zombies. Rester caché dans le camp des psycho tous plus cons les uns que les autres, ou sortir et devoir tuer des cadavres ambulants à tour de bras. On est loin de ce que j’avais espéré en m’engageant dans ce combat. Loin de ce que je pensais quand j’ai quitté la belle San Francisco pour cette ville pourrie qu’est Oakland. Sans déconner, si on m’avait dit que j’allais pourrir ici, je crois que je me serais pendu directement ! J’avale une gorgée du whisky que j’ai trouvé dans une maison aujourd'hui, et je porte une clope à mes lèvres. Celle-là, je l’ai piquée à Josh avant qu’il n’aille faire un tour avec Dylan. Comme si je ne savais pas ce qui se trame entre ces deux là. Je ricane tout seul un instant. Si je m’étais laissé crever comme un con, je n’aurais jamais remis la main sur Josh. Cette idée me conforte un peu dans l’idée de survivre, elle y donne au moins un but. Puisque ma famille, je l’ai perdue bien avant l’apocalypse, il n’y a que lui. Même s’il a Dylan, je doute qu’elle serait efficace pour lui filer un coup de main face à des zombies ou aux gars du camp. Peut-être que je me trompe. Mais j’ose espérer être encore un peu meilleur que la jeune femme lorsqu’il s’agit de se battre.

Il n’empêche que, j’ai beau être heureux pour Josh, qu’il se soit trouvé une fille, même s’il n’arrête pas de râler que c’est juste une copine, je suis quand même seul comme un con. Alors comme un con, j’essaie d’allumer ma clope à l’intérieur de ma tente. J’étouffe rapidement, alors je finis par ouvrir pour passer ma tête dehors. Et puis comme la position manque de confort, je me glisse carrément à l’extérieur. Tant pis si je suis pieds nus, il ne fait pas très froid de toute manière, même pour un mois de janvier. Les avantages de la Californie. Heureusement, l’heure tardive a vidé le camp. Il n’y a plus grand monde qui traîne entre les tentes. Moi, je serre ma bouteille dans une main, ma clope dans l’autre. Le feu du camp brûle encore, je m’en approche d’un pas tranquille. La terre fraîche sous mes pieds est agréable. Je fais quelques pas, doucement, le temps de m’habituer à marcher sans chaussures, et je ne vois pas que je ne suis pas seul. Je ne vois que trop tard la silhouette près de feu de camp. Pris sur le fait avec ma bouteille comme un vieil alcoolique, je m’apprête à faire demi-tour, et puis je reconnais le visage qui se redresse vers moi.

Quand je croise le regard de Finley, j’abandonne l’idée de fuir. Est-ce qu’il me jugera pour cette bouteille ? Je n’en suis qu’au début après tout, et il ne connaît rien de mes faiblesses passées. Il n’est pas Josh, Josh qui me hurlerait dessus de me voir picoler de la sorte. Mais non, Finley, c’est différent. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Je lui souris en m’approchant de lui et du feu de camp. Tranquillement, je me laisse tomber à ses côtés. J’aime bien Finley. Ces derniers temps je crois que nous avons passé pas mal de temps ensemble. Depuis l’attaque du camp il y a quelques mois, je le considère comme une personne de mon clan. Ouais. Il n’est pas comme tous les gars ici, il est intelligent lui. Je me sens un peu responsable de lui après l’avoir amené ici, dans ce camp de débiles. Mais au delà de ça, j’apprécie sa compagnie, simplement. Depuis le temps que je traîne dans les rues zombifiées, je crois que Finley est le premier véritable ami que je me fais. Pas comme Josh, même s’il est la personne que j’aime le plus au monde, pas comme Dylan, que je vois elle aussi comme une enfant. Finley, c’est différent, il se débrouille très bien tout seul et face à lui, c’est plus facile d’avoir des moments de faiblesse et de doute. Il ne dépend pas de moi. Alors tant pis s’il me voit craquer et descendre une bouteille de whisky. Juste pour une fois, juste ce soir, et demain ça ira mieux. C’est ce qu’on dit toujours. Juste ce soir. J’avale une nouvelle gorgée d’alcool et puisque je suis quand même poli, je tends la bouteille à Finley. « Il paraît que ça aide à dormir. » Je lui dis avec un sourire.
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lush
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Finley
Haggerty

Tu as 28 ans et tu survis à Oakland, États-Unis. Dans la vie, tu étais ethnologue et tu t'en sortais bien. Sinon, tu es célibataire et c'est la moindre de tes préoccupations.

– Ta sœur participe à un essai clinique à Oakland (02/25) ;
– Tu traverses les États-Unis pour la rejoindre et te retrouves bloqué par l'épidémie ;
– Tu ne la retrouves pas et part en quête de ta mère ;
– Tu tues le mort-vivant qu'elle est devenue ;
– Tu rencontres un groupe étrangement sympathique et restes avec eux (05/25) ;
– Des militaires attaquent votre camp et te capturent (07/25) ;
– Tu t'enfuis grâce à l'un d'entre eux qui reste avec toi ;
– Bruce te sauve la vie et tu intègres son camp (09/25).


Hugh Dancy © lush
#ED7905
Tu enfiles une veste et t'extirpes de la tente sans oublier tes armes et ton sac – on n'est jamais trop prudent. Tu n'as pas réellement sommeil, malgré la fatigue de la journée. Peut-être qu'un tour dans le camp ou un bon livre auprès du feu t'aidera – tu n'as malheureusement aucune source de luminosité sur toi. Depuis le départ d'Anoki, il faut bien avouer que tu redoubles de vigilance. Tu dors toujours dans la même tente mais ce n'est qu'un ensemble de bouts de tissu synthétique qui ne te protégera pas si quelqu'un décide de t'assassiner dans ton sommeil ou, moins dramatiquement, de fouiller dans ta tente quand tu n'es pas là. Ta seule consolation dans cette histoire, c'est le fait que la tente du trio ne se trouve pas trop loin de la tienne. Du coup, par précaution, tu gardes constamment tes maigres possessions sur toi, dans le sac à dos qui ne te quitte jamais. Il faut bien avouer aussi que le départ aussi soudain qu'illogique d'Anoki te préoccupe encore pas mal. Un mot sur le sol vidé de son côté de la tente et c'était la fin de votre chemin côte à côte. Tu ne peux empêcher un petit coin de ta tête de se demander s'il n'a pas été assassiné ou quelque chose de ce style mais, malgré tes recherches durant lesquelles Bruce t'a accompagné, aucune trace de l'ancien militaire. Comme Max, Reii et Henry, tu espères le retrouver un jour.

Tu suis le chemin créé par les tentes et autres campements de fortune qui mène jusqu'au grand feu central du camp. Tu décales un tronc d'arbre qui gît là et sert de banc, et le rapproches du feu. Les températures hivernales ont beau être clémentes, elles restent un peu fraîches au beau milieu de la nuit. Tu remontes la fermeture de ta veste à capuche et t'installes en tailleur, les tibias contre le sol. Tu sors un paquet de biscuits au citron trouvé durant ta fouille de la journée. Tu croques dans le premier, savoure la première bouchée en fermant les yeux, puis sors le seul livre que tu aies trouvé tout à l'heure : « confessions d'une accro du shopping ». Ce n'est clairement pas ton type de littérature mais entre un livre pour femme au foyer qui vit ses romances par procuration et rien, tu préfères encore le livre à la con. Tu aurais bien aimé finir « Notre Dame de Paris », que tu as commencé l'été dernier mais que tu n'as jamais pu finir à cause de ces putains de militaires, mais c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

Tu en es à ton troisième biscuit et à une trentaine de pages quand tu entends des pas derrière toi. Automatiquement, tu redresses la tête et l'une de tes mains s'est déjà posée sur le couteau que tu as à la ceinture. Tu te détends aussitôt quand tu reconnais Bruce. Un sourire faisant écho à celui qu'il t'adresse apparaît même sur ton visage. Tu remarques immédiatement la cigarette et la bouteille entamée. Dans un coin de ta tête, tu te demandes si la soirée a été mauvaise pour Bruce ou si c'est juste l'envie de profiter d'une soirée tranquille sans emmerde pour une fois.
Alors qu'il s'installe à tes côtés, tu réponds à sa question tout en poussant un peu tes affaires et tes fesses afin de lui laisser suffisamment de place. « Difficultés à dormir. J'étouffais un peu dans ma tente, alors je suis venu prendre l'air. » La présence de Bruce à tes côtés permet d'apaiser un peu l'angoisse qui t'étreint depuis que tu as tenté d'aller au lit. Tu le sens dans tes muscles qui se délient au fur et à mesure. Tu sens aussi la chaleur qui s'échappe de son corps. Et ça te fait frissonner.

Il boit une nouvelle gorgée et tu reportes ton attention sur le feu grésillant, bien moins sous tension que tout à l'heure. Il te tend la bouteille, accaparant à nouveau ton regard. Tu ris doucement en la prenant. Tu avales une gorgée suffisamment raisonnable pour qu'elle te brûle la gorge largement après que l'alcool soit descendu dans ton estomac. « Merci, avec un peu de chance, hein… » Tu lui redonnes et lui tends ton paquet de biscuits, au cas où. En même temps, tu lui renvoies sa question : « Et toi alors ? Pas sommeil non plus ? » Sur un ton plus bas, en te penchant en avant, comme sur le ton de la confidence : « Josh et Dylan ont oublié qu'ils n'étaient pas seuls dans la tente ? » Tu ricanes gentiment en te redressant avant de croquer à nouveau dans un biscuit.
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Finley rit et ça m’arrache un léger sourire. J’abandonne ma bouteille entre ses mains en me disant que, s’il savait qu’avant l'apocalypse je buvais carrément trop, il rirait moins. J’imagine l’air un peu inquiet qu’il prend parfois, les lèvres pincées et les sourcils légèrement froncés. Je souris un peu plus, j’ai l’impression d’être un enfant qui fait une connerie en douce et ça suffit à me contenter. Alors que Finley avale une gorgée de whisky, je vois son visage se crisper un court instant, le temps que l’alcool fasse son chemin. Il me redonne la bouteille et je la pose sagement à mes pieds. Ne pas boire juste pour boire, prendre le temps d’apprécier la boisson. Une seule gorgée à la fois. Et pour me distraire, j’attrape un des gâteaux que me tend mon compagnon d’insomnie. Le goût du citron me surprend un instant. Josh y étant allergique, j’ai eu vite fait de balancer tout ce qui contenait du citron chez moi après que cet abruti ait failli s’étouffer en buvant un diabolo dans ma cuisine. Traumatisme restant, je n’avais quasiment jamais remangé de ce fruit depuis, trop habitué à avoir Josh continuellement dans les pattes.

À la question de Finley sur mes difficultés à dormir, sa remarque sur la relation de Josh et Dylan qu’il a lui aussi captée, j’affiche un petit sourire. « Non je les ai virés, ils sont partis faire un tour. Je voulais fumer mais dans la tente, c’est compliqué. » Je désigne la cigarette entre mes doigts et mon sourire se voile.
J’ai beau jouer à l’homme fort, une part de moi n’est pas sereine dès que Josh n’est plus dans mon champs de vision. Je m’inquiète pour lui, toujours, parce que sans lui je ne sais pas où je serais.

Comme par réflexe, j’attrape la bouteille pour la porter à mes lèvres. « Je suis content pour eux, mais j’ai toujours peur qu’ils ne reviennent pas. » Un regard vers Finley, et une nouvelle gorgée de whisky. C’est dur d’avouer ses peurs, ses faiblesses, même à demi-mots au milieu de l’apocalypse. D’ailleurs, Finley ne peut rien faire pour ces peurs, on ne va tout de même pas demander aux deux gamins de rester toujours là ! En parlant de gamins, je crois d’ailleurs que Finley est à peine plus âgé qu’eux. Il semble néanmoins plus posé, plus mature sûrement. Il me semble même qu’il a été un prof de Dylan. Je lui souris, parce que même s’il ne peut pas anéantir mon angoisse de perdre Josh et tout ce qui reste de ma famille, de mon ancienne vie, sa présence à quelque chose d’apaisant. Peut-être que c'est le simple fait d’avoir un ami à qui parler. Il me semble que la nuit est moins noire, moins froide. Le besoin d’alcool même, me paraît moins pressant alors que je ne suis plus seul. « Tu lisais quoi ? » Je remarque un livre entre ses mains alors que je glisse un nouveau regard vers lui, et la diversion est bienvenue. Si poser des mots sur mon angoisse peut me faire du bien, je ne sais pas trop si j’ai envie d’emmerder Finley avec ça.
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Tu hoches la tête à sa réponse sur Josh et Dylan, l'ombre d'un sourire encore aux lèvres. Il disparaît cependant quand celui de Bruce s'évapore d'un coup. Tu reconnais là ce que tu appelles les "pensées flottantes", celles qui peuvent ternir une journée en l'espace d'une seconde. Celles qui font passer du rire aux larmes d'un claquement de doigts. Rares sont les survivants qui ne les expérimentent pas. Tu laisses à Bruce le choix d'en sortir ou non.
Il choisit… sa bouteille.
Un sourire un peu mélancolique apparaît sur tes lèvres : c'est une réponse comme une autre. Chacun sa manière de gérer ces pensées, tu ne juges pas. Toi, tu as plutôt tendance à te renfermer et à choisir le silence borné.

« Je suis content pour eux, mais j’ai toujours peur qu’ils ne reviennent pas. »
Tu tournes la tête vers lui et analyses les traits de son visage sans vraiment t'en rendre compte. Relativement neutres, compte tenu de la portée de sa confession. Pourtant, dans sa voix, tu sens la fébrilité. Ténue, retenue, mais bien là. Ton cœur se serre un peu alors vos regards se croisent. « Elle est détestable, cette peur. C'est ce que je déteste le plus dans cette putain d'apocalypse. » Tu secoues machinalement la tête, sachant pertinemment que trouver les mots pour apaiser ce mal est impossible. Le monde est bien trop instable pour assurer à qui que ce soit que ses proches survivront, que tout ira bien. Ce serait se voiler la face.

Tu croques dans un nouveau biscuit et le sourire qu'il t'adresse ensuite a le don de remuer quelque chose à l'intérieur. Tu l'as senti depuis quelque temps. Ça arrive parfois, avec Bruce. Tu te doutes de ce dont il s'agit, mais tu ne penses pas que ce soit réellement le bienvenu. Alors tu ne te penches pas dessus, tu laisses les sensations couler sur toi, vagues chaude et apaisantes qui te réconfortent à leur manière.

« Tu lisais quoi ? » Bruce te sort de tes pensées. Tu reportes ton attention sur lui, puis ton regard fait aller-retour jusqu'à ton livre. Tu soulèves le bouquin ; un rire un peu nerveux, un peu gêné t'échappe. « Ça ? C'est de la grande littérature, mon ami. » Tu hoches la tête lentement pour appuyer tes dires, un sourire amusé aux coins des lèvres. Tu lui montres la couverture en plaçant le livre entre vous, à hauteur de visages. « Becky Bloomwood, comme tu l'auras compris, est accro au shopping. Elle dépense une fortune dans tout ça. Un jour, elle rencontre un homme d'affaire et décide de le séduire. Et c'est peut près tout ce qu'il s'est passé jusque-là. Tu imagines combien le suspens est insoutenable... » tu hausses les sourcils une fois. L'ironie suinte dans chacun de tes mots.

Tu abaisses le livre et ton regard se porte sur dessus. Tu dessines l'image de couverture du regard et tu enchaînes : « J'ai trouvé que ça, tout à l'heure, pendant la fouille. » Tu soupires. « Enfin, techniquement, tu te redresses, un sourire malicieux aux lèvres, c'est faux. J'ai aussi trouvé un magazine porno, mais bon, tu te doutes que... Bon… Voilà. » La gêne commence à s'emparer de toi et tu détournes les yeux.

Tu préfères t'arrêter là, plutôt que d'expliquer qu'une revue pleine de nichons, c'est pas vraiment ta tasse de thé.

Tu attrapes la bouteille et en bois une gorgée.
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Je me sens un peu con d’avoir plombé l’ambiance avec mes inquiétudes. Alors je m’envoie une nouvelle gorgée de whisky pour essayer de me redonner une contenance. Finley, il a un pouvoir étrange. Face à lui, inutile de jouer à l’homme fort. Son calme me donne une certaine confiance, et c’est sûrement à cause de ça que je me confie à voix basse. Pas de jugement de sa part, pas d’ironie non plus. Simplement l’écoute d’un ami sur qui je sais que je peux compter maintenant. Alors tant pis si je me sens faible. Il répond d’une voix posée, confirmant mon angoisse. Lui aussi, il a peur. Et en l’entendant le dire à demi-mots, je me rends compte que finalement, ça doit être plutôt normal. Après tout, qui serait serein en voyant ses êtres chers partir dans un monde infesté de zombies ?

Sa réponse me laisse silencieux. Un instant, je songe à mon fils, à mon ex-femme. Et comme je me rends compte que mon silence s’éternise, je chasse ces pensées de mon esprit pour désigner le livre de Finley. A quoi bon me tordre les méninges à penser à ma famille perdue ? Je préfère les imaginer heureux et en sécurité, loin, bien loin d’ici. De toute façon, c’est là qu’ils sont partis vivre il y a déjà longtemps. Loin.

Heureusement, Finley rebondit sur mon nouveau sujet de conversation. Il semble gêné, et son rire m’arrache un nouveau sourire. Je prends un air sérieux alors qu’il commence la présentation de son livre, et je m’approche un peu pour mieux observer la couverture de cette œuvre littéraire, effleurant au passage l’épaule de mon ami. Sans vraiment y prêter attention, je garde mon épaule contre la sienne, réconforté par la chaleur qui traverse la veste de Finley. Réconforté par sa présence à côté de moi au milieu de la nuit noire. Un sourire idiot étire mes lèvres pendant le résumé du précieux livre, et je hoche la tête d’un air grave à la fin. « J’imagine oui, mes excuses de t’avoir dérangé en pleine intrigue… »

Une nouvelle fois, Finley prend un air plus pensif. Comme il l’a fait quelques instants avant, je me tais pour ne pas interrompre ses pensées. En attendant, mon regard se fixe sur les flammes qui dansent devant nous. Apaisé, je sens la fatigue qui tombe doucement sur mes épaules, et j’étouffe un bâillement. « J'ai trouvé que ça, tout à l'heure, pendant la fouille. » J’entends la plainte dans la voix de Finley, alors je tourne la tête vers lui avec un petit sourire. « Pas de chance, ça arrive… » C’est pas tellement réconfortant, mais encore une fois c’est vrai. Il n’y a plus grand-chose à dire qui puisse réconforter quelqu’un quand c’est la merde à ce point. Les zombies se multiplient, les denrées, elles, se font plus rares. A chaque fois, il faut s’aventurer plus loin, prendre plus de risques pour trouver de la nourriture ou des médicaments. Ou des livres, pour le cas de Finley.

Pourtant, il n’a pas l’air si abattu que je le croyais. Son regard croise le mien et j’aperçois un léger sourire étirer ses lèvres. Intrigué, je hausse un sourcil et il répond rapidement à mon interrogation silencieuse. A mon tour, j’affiche un sourire amusé. Un magazine porno ? Je ricane même, tellement la trouvaille paraît dérisoire. Pourtant le petit brun n’a pas l’air de trouver ça tellement marrant. Alors quoi ? Je l’observe alors qu’il détourne les yeux, et puis il me prend ma bouteille des mains. Je la lui laisse sans résister, sans comprendre non plus. Qu’est-ce qu’il y a de si terrible dans le fait de trouver un magazine porno. Il se sent si seul que ça ? Les lèvres pincées, je me retiens difficilement de faire la moindre blague. « Il est si terrible que ça, ce magazine ? Me dis pas que mêmes les filles dedans se sont transformées en zombies ?! » Je demande en prenant une voix indignée, sans parvenir à masquer mon amusement.

Je me trouve super drôle, mais Finley n'a même pas le temps de répondre. En fait, alors que j'affiche un sourire amusé, je perds toute envie de rire en entendant une bande de débiles qui se ramène. Les mecs dans ce camp, ils m'inspirent tout sauf de la confiance. Faut dire qu'ils ont plutôt l'air de voyous, alors que mon rôle d'ancien flic me colle à la peau. Ils arrivent en faisant un bruit d'enfer, et puis ils se posent près du feu comme si nous n'étions pas là. Pourtant, leur simple présence suffit à remettre mes nerfs à vif. Alors d'un regard, je propose à Finley de partir d'ici. La bouteille sous le bras, je l'entraîne loin de ce feu de camp squatté par les cons. Sans réfléchir, je l'emmène jusqu'à la grande tente que je partage déjà avec Josh et Dylan. Puisqu'ils ne sont pas là, nous auront de la place. Nous aurions aussi bien pu aller nous coucher, mais je ne me sens pas d'humeur à dormir tout de suite. Alors d'un geste grandiloquent, j'ouvre la "porte" de la tente. « Bienvenue dans mon palace ! Si Monsieur veut bien se donner la peine... »


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