Partagez
 
 
 

 I want you to want me [Milo & Nikolaas]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 
twelve
twelve
Féminin MESSAGES : 1598
INSCRIPTION : 15/06/2018
ÂGE : 26
CRÉDITS : twelve.

UNIVERS FÉTICHE : vie réelle, fantastique, sci-fi. Basiquement, j'suis ouverte à tout contexte qui me plaît.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1859-these-patterns-represen http://www.letempsdunrp.com/t1893-m-possession-ou-schizophrenie#35987
sansy twelve

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Milo Rossi
J'ai 26 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis riche et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, coincé dans l'hétérosexualité et je le vis plutôt mal.

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 21636514


Xavier Serrano :copyright:️ .sparkle
Heureux qu'il accepte ma proposition, je passe ma nuit dans ses bras, à me perdre et à profiter de ces moments. Ce plaisir est intense, je succombe à chaque fois et pourtant j'en redemande presque aussitôt... C'est dingue à quel point être enfermé dans une vie qu'on ne veut pas et s'en échapper quelques heures pour être soi-même fait du bien. Finalement, je crois qu'on finit tous les deux épuisés par cette nuit d'ébats aussi intenses. Tandis qu'il m'explique où on pourrait se retrouver, je me rhabille tranquillement. Je décide de prendre ma douche avant d'aller me coucher une fois arrivé à l'hôtel, donc je souris à Azur et lui dis au revoir avant de repartir en lui souhaitant une bonne nuit.

Une fois à l'hôtel, je prends ma douche, je mange un morceau et vais directement me coucher. J'étais vraiment épuisé... Alors je dors comme une masse jusqu'à quinze heures, réveillé par la sonnerie de mon portable. Mon détective m'avait trouvé un appartement comme je l'avais demandé. Je devais le rejoindre dans un peu moins d'une heure mais comme j'avais pris ma douche juste avant, je me prépare assez rapidement. Pour aujourd'hui, j'adopte un style normal, jean et un petit pull bordeaux que j'appréciais tout particulièrement par sa simplicité. Je prépare aussi une valise rapidement pour ces trois jours et avant mon rendez-vous, je passe à la banque pour retirer la somme pour Azur.

Lorsque j'arrive au rendez-vous, il est seize heures quarante-cinq. Il me donne déjà l'adresse, les clés et m'explique comment s'y rendre à partir d'ici. Puis on se met à discuter du service que je lui ai demandé...

« J'ai un service à te demander. Il faudra user de ta discrétion, personne ne doit savoir. Personne, c'est compris ? »

Notre discussion se faisant en italien, je sais pertinemment que personne ne pourra nous comprendre. Cependant, je reste tout de même discret. Une fois qu'il me donne son approbation, je deviens plus sérieux.

« J'ai besoin d'en savoir plus sur une certaine personne. Il faut que tu me fasses un dossier complet sur lui. »

« Complet ? Lui ? Dis donc, tu m'en dévoiles des choses. »

Il essaie de plaisanter mais je reste sérieux. Je n'ai pas envie qu'il plaisante avec ça. Azur est un sujet très sérieux pour moi et s'il découvre que je monte un dossier pour en savoir plus sur lui, je peux lui dire adieu. En voyant mon sérieux, le détective se calme et redevient sérieux, lui aussi. Je lui explique alors ce que je veux et j'insiste sur la discrétion qu'il faut qu'il applique pour lui.

« Il ne faut pas qu'il te chope. Il ne faut pas qu'il ait l'impression qu'il soit surveillé. Ou même que quelque chose ne va pas. Il ne doit rien remarquer. Tu as accès à toutes les ressources que tu veux mais si tu te fais remarquer... »

Je soupire. Je n'aime pas les menaces, je ne suis pas fort à ça. Je déteste les faire, alors je ne les fais pas. Mais le détective a compris combien il me tient à coeur donc il abdique sans sourciller. Nous parlons encore pour régler quelques détails, je lui donne une carte bancaire pour qu'il puisse avoir les ressources nécessaires à son séjour ici. Puis, je pars. Et lorsque je me mets en route, je me rends compte que je suis en retard. Alors, je me hâte. Je déteste me faire attendre. C'est un manque de respect considérable...

Une fois arrivé au lien de rendez-vous, je souris à Azur. Je n'ai que cinq petites minutes de retard mais je m'en veux quand même alors la première chose que je fais : je m'excuse.

« Bonsoir ! Excuse-moi pour le retard, je devais récupérer les clés, j'aurais dû m'y prendre plus tôt. Désolé. »

Je souris brièvement. Il a l'air complètement crevé. Je ne prends pas le temps de m'installer. Je pense que je préfère partir dès maintenant, j'ai bien dormi mais je commence à avoir faim et puis j'ai quand même un peu sommeil. Mais je ne sais pas s'il veut rester ou pas.

« Tu veux qu'on y aille ou tu veux qu'on reste un peu ici ? C'est comme tu veux. »

Je ne lui dis pas que je suis fatigué pour ne pas l'influencer dans sa décision, même si je sens qu'il est aussi fatigué. Mais j'ai envie qu'il choisisse lui-même alors je ne dis rien, j'attends simplement debout, la poignée de ma valise en main.
Revenir en haut Aller en bas
 
Game Over
Game Over
MESSAGES : 996
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur
Donut

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Nikolaas Gransderg
J'ai 26 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ns. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


Lucky Blue Smith :copyright:️ Exordium

J'attendais... bon il n'avait que cinq minutes de retard, ça n'avait rien d'inquiétant. Il devait certainement avoir des occupations de riche qui le retenait quelque part. Je lui laissais encore dix minutes de toute façon pour arriver. Après je me casserais. Il pourrait se foutre ses vingt mille là où il voulait. En plus ce soir c'était sensé être mon jour de repos. Je prenais sur mon temps perso pour faire son putain de caprice alors il pouvait bien être un peu à l'heure. Puis j'attendais et ça commençait à réellement me gaver.

« Bonsoir ! Excuse-moi pour le retard, je devais récupérer les clés, j'aurais dû m'y prendre plus tôt. Désolé. »

Je relevais les yeux vers lui. Je m'étais complètement planqué sous ma capuche, m'endormant à moitié sur ma chaise, mon soda terminait depuis longtemps. C'était même surprenant qu'il m'ait reconnu vu comme j'étais planqué dans mon sweat. Cinq minutes de retard, ça allait c'était excusable. Quinze ça aurait fait beaucoup trop mais cinq ça allait encore. Je n'allais pas faire la gueule, pas pour ça en tout cas.

« Tu veux qu'on y aille ou tu veux qu'on reste un peu ici ? C'est comme tu veux. »

Je me levais après avoir déposé un billet sur la table pour payer mon soda.

- On y va. Parce que je suppose que tu n'as pas eu le temps de passer dans l'appartement et que les courses ne sont pas faites.

Je doutais fort qu'il y ait pensé. Puis je voulais me sentir bien et pouvoir acheter moi même ce dont j'avais envie. Je le suivis sans rien dire jusqu'à l'appartement. Heureusement il n'était pas très loin à pied de là où on se trouvait. Ca me convenait. C'était assez loin de chez moi pour que je ne sois pas obligé d'aller dans les lieux que je fréquentais souvent. Aucun qu'on croise des voisins ou des connaissances. Je n'avais aucune envie de voir l'un d'entre eux m'interpeller devant... machin, l'homme mystère, mister plein aux as faute d'autre nom à pouvoir lui donner.

On arriva rapidement à l'appartement. Je fis le tour rapidement, un peu impressionné. C'était le genre d'appartement classe mais sans être trop tape à l'oeil, que j'aimerais pouvoir me payer un jour et que je n'aurais certainement jamais les moyens de m'offrir. Je laissais tomber mon vieux sac à dos dans l'une des deux chambres avant d'aller ouvrir les placards. Hormis la vaisselle ils étaient vides... comme je m'y étais attendu. Après avoir un peu fouillé les tiroirs je finis par sortir de quoi écrire et commençais à faire une liste de courses.

- Dis moi ce que tu veux qu'on puisse aller acheter tout ça. Enfin... c'est toi qui va payer bien sur.

Je lui souris malicieusement alors que je continue de faire la liste. Je ne prends rien de trop extravagant, juste de quoi cuisiner des petites choses simples et pratiques pour les quelques jours qu'on allait passer ensemble. Mais c'est lui qui me paye pour ce week end alors je compte bien lui faire payer pour tout ce qu'on va faire pendant ces trois jours.

- Et je propose qu'on se commande des pizzas ensuite. Je n'ai pas le courage de cuisiner ce soir et aucune envie d'aller au restaurant.

Et surtout pas d'aller au restaurant avec lui. Ca faisait beaucoup trop sortie de couple à mon goût. Je préférais me limiter à des choses sans risque, que je ferais avec des amis. Alors j'évitais le diner en tête à tête pour préférer une petite pizza tranquille.

Je terminais finalement la liste et la lui tendait.

- Ca te convient? On peut y aller?


Revenir en haut Aller en bas
 
twelve
twelve
Féminin MESSAGES : 1598
INSCRIPTION : 15/06/2018
ÂGE : 26
CRÉDITS : twelve.

UNIVERS FÉTICHE : vie réelle, fantastique, sci-fi. Basiquement, j'suis ouverte à tout contexte qui me plaît.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1859-these-patterns-represen http://www.letempsdunrp.com/t1893-m-possession-ou-schizophrenie#35987
sansy twelve

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Milo Rossi
J'ai 26 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis riche et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, coincé dans l'hétérosexualité et je le vis plutôt mal.

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 21636514


Xavier Serrano :copyright:️ .sparkle
Je détestais être en retard. C'était quelque chose qui me collait pourtant à la peau à cause de mon emploi du temps toujours chargé. Mais à partir de l'instant où j'ai trouvé Azur, je sais que je n'ai plus d'emploi du temps au moins pour trois jours. Les vraies vacances commencent maintenant. D'ailleurs, j'ai eu bien du mal à le reconnaître. Emmitouflé dans sa capuche, je ne pouvais pratiquement pas voir son visage. Mais je suis parvenu à voir ses lèvres et ce sont elles, si particulières, qui m'ont indiqué que c'était bien lui. Je ne les oublierai pas de sitôt. Elles sont trop... Pulpeuses, douces, agréables pour que je les oublie.

Comme d'habitude, je n'ai droit à aucun bonjour de sa part. Ça me fait sourire doucement, ce côté rebelle me plaît beaucoup. Il est peu conventionnel, et c'est surtout ça qui me plaît. Quand il me dit qu'il faut aller faire les courses, je déglutis. Quelque chose que j'ai oublié... Oups ? Je ne suis pas habitué. Je n'ai jamais fait les courses moi-même mais ça me semble intéressant ! Il n'y a qu'une seule chose qui me fait peur : le trop plein. Je ne sais pas doser, peut-être que je ferais beaucoup trop de courses qu'il n'en faut vraiment.

Voilà ce à quoi je pense pendant toute la durée du trajet, me commençant une liste de ce qu'il me faudrait là-bas pour éviter de sur-consommer. On arrive rapidement à l'appartement et dès que j'ouvre la porte, mes sourcils se froncent. Je regarde la pièce principale et soupire. Ce n'est clairement pas ce que j'avais demandé... Je sors mon téléphone et profite qu'Azur visite les lieux pour taper un texto.

« J'avais dit modeste. C'est loin d'être modeste. Mais merci d'avoir pensé au confort. »

Je n'arrive définitivement pas à être totalement méchant. Je n'aime pas traiter mes employés seulement comme des employés. Ils ne sont pas que ça. Eux aussi sont des êtres humains dotés de sentiments, ainsi que d'une famille et des amis. Tout comme Azur. D'ailleurs, je pense à observer ses réactions mais la seule que j'ai le temps de voir, c'est quand il ouvre tout les placards. Je le regarde faire jusqu'à ce qu'il me demande ce que je veux et un sourire taquin étire mes lèvres.

« Mouais... Tu sais, je paye pour ta compagnie, pas pour te nourrir... Mais d'accord, je paye les courses et tout le reste. »

J'énonce ce que je veux sans avoir de lubies. J'ai envie d'un séjour simple et de choses assez simples, comme une simple purée accompagnée d'un steak haché, ou d'une salade de tomates. Enfin, j'écoute sa proposition et hausse les épaules.

« Pizzas, ça me va. J'espère qu'elles sont bonnes ! »

Elles ne le seront pas autant qu'en italie mais ce sera toujours des pizzas. Et puis, je n'ai pas non plus envie de cuisiner. Je hoche la tête quand il me demande si je suis prêt après avoir regardé sa liste rapidement. Je lui fais confiance, de toute façon. J'emporte juste ma valise jusque dans la chambre que je visite par la même occasion, très brièvement cependant. Puis je retourne à l'entrée en vérifiant que j'ai bien tout ce qu'il me fallait et on sort en direction du magasin.

Je le laisse me mener là-bas. Je ne connais pas cette ville, mais lui, si. Alors il me sert un peu de guide, mais je ne m'attarde pas à observer tout autour de moi. Tout ce que je voulais, c'était rentrer pour manger et me caler devant un film. Pourtant, arrivé au magasin, je me sens comme un enfant. J'ai envie de tout regarder et de tout acheter, même les choses dont je n'ai pas besoin. J'essaie très fort de respecter cette liste mais lorsque je vois des glaces, je me sens obligé d'en prendre. Je rajoute également de la chantilly, des crêpes dentelles et d'autres choses savoureuses que j'ai envie de déguster de suite. Je me prends également une bouteille de whisky.

« Est-ce que tu veux quelque chose en alcool ? Ou tu ne bois pas ? »

Je lui demande pour savoir ce qu'il boit en général pour se détendre, mais peut-être qu'il essaie de prendre soin de lui en ne buvant pas une seule goutte d'alcool. Enfin, le caddie est à moitié plein, à moitié vide. Pour trois jours, ce sera largement suffisant. Je m'assure à la caisse que l'on ait rien oublié, puis nous prenons le chemin du retour et je prends soin de porter les sacs les plus lourds, lui laissant seulement le plus léger. Pas que je pense qu'il soit faible, mais je n'ai pas envie qu'il se fatigue.

Nous rentrons, rangeons les courses puis je nous sers à boire avant de m'installer dans le canapé avec un soupir.

« Alors, on se cale devant une série ou un film en mangeant ? Tu me dis quand tu as faim, comme ça tu me donnes le numéro et je passe la commande. »
Revenir en haut Aller en bas
 
Game Over
Game Over
MESSAGES : 996
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur
Donut

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Nikolaas Gransderg
J'ai 26 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ns. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


Lucky Blue Smith :copyright:️ Exordium

« Mouais... Tu sais, je paye pour ta compagnie, pas pour te nourrir... Mais d'accord, je paye les courses et tout le reste. »

Oui il payait pour ma compagnie et plus. C'était donc normal que ce soit lui qui m'entretienne pendant la durée du séjour. Il était plein aux as, assez pour claquer vingt mille euros pour seulement trois jours avec moi, alors il pouvait bien payer pour tout ce qu'il avait envie de faire en ma compagnie, l'appart, la bouffe, les restos, les sorties... je comptais bien profiter un peu de ses caprices de petit homme riche.

« Pizzas, ça me va. J'espère qu'elles sont bonnes ! »

Je haussais vaguement les épaules.

- Sûrement moins bonnes que celles dont tu dois avoir l'habitude chez toi mais moi je les aime.

Il devait certainement pouvoir se payer les meilleurs pizzas d'italien. Mon petit restaurant de quartier perdu dans Amsterdam devait être moins bon que tout ce dont il avait l'habitude, mais moi je l'aimais.

Je terminais la liste avant de sortir finalement avec lui pour aller vers la boutique. Il n'était qu'à quelques minutes à pied. On arrivait rapidement et je pris le chariot alors qu'il se retenait difficilement de courir partout tel un gamin. Ca se voyait tellement qu'il n'avait jamais fait de courses, c'était hallucinant. On avait vraiment pas grandi dans le même monde. Moi j'avais connu l'angoisse en faisant les courses, partir avec seulement quelques billets en poche et me demandais si j'aurais pour acheter tout ce dont j'avais besoin pour survivre. Ce n'était jamais assez. Et lui il courait comme un gosse, mettant principalement des conneries dans le chariot. Je craquais un peu moi aussi, mettant des chips et quelques bonbons, histoire de pouvoir grignoter devant la télé. Je pouvais bien me laisser aller pendant quelques jours.

« Est-ce que tu veux quelque chose en alcool ? Ou tu ne bois pas ? »

Je secouais la tête à sa question.

- Non c'est bon ça va.

Je me contentais de prendre une bouteille de soda. Je ne buvais jamais. Je voyais trop au quotidien les dégâts que ça pouvait faire. Alors je n'avais jamais touché à un verre d'alcool. A peine quelques gorgées une fois ou deux mais ce n'était jamais allé plus loin. J'étais peut être un pervers et un débauché aux yeux de certain mais je ne touchais pas à la drogue, je ne fumais pas et je ne buvais jamais.

On rentrait finalement à l'appartement après qu'il ait payé et pris la majorité des sacs, du moins les plus lourds. Je soupirais mais ne relevais pas cet excès de galanterie. J'allais surement devoir faire avec pendant les trois jours qu'on allait passer ensemble. J'espérais juste qu'il se rappelait bien des règles et qu'il ne deviendrait pas trop collant ou chiant. J'avais mes habitudes. Je tenais farouchement à mon indépendance. Je ne voulais pas qu'il m'étouffe avec trop d'attentions.

Je rangeais rapidement les courses alors qu'il nous servait à boire.

- Juste un soda pour moi s'il te plait.

Si il voulait se bourrer la gueule ça le regardait. Moi je ne comptais pas le faire et je comptais encore moins coucher avec lui si il était dans cet état là. Je refusais en général les gens ivres quand ils voulaient se payer une nuit. Il ne pouvait y avoir que des problèmes avec ces gens là.

« Alors, on se cale devant une série ou un film en mangeant ? Tu me dis quand tu as faim, comme ça tu me donnes le numéro et je passe la commande. »

Je le rejoignis avec mon verre de soda, m'asseyant aussi sur le canapé mais à distance de lui. Je virais mes chaussures avant de replier mes jambes en tailleur sous moi. Je fouillais rapidement mes poches avant de lui tendre le prospectus de la pizzeria.

- Je prendrais une quatre fromages. Je te laisse commander.

Je le laissais faire tout en zappant sur la télé pour trouver quelque chose d'intéressant. Je finis par laisser en souriant le film "Moulin Rouge". L'histoire d'amour catastrophique entre une prostitué et un écrivain, peut être qu'il comprendrait le message, qu'aimer une pute c'était une connerie et qu'à part souffrir il n'y gagnerait rien.

- Tu veux faire quoi demain? Je suppose que tu as déjà fait la majorité des trucs touristiques de la ville.

C'était lui qui avait eu cette idée de merde de nous entrainer là dedans. Je le laissais décider du programme.


Revenir en haut Aller en bas
 
twelve
twelve
Féminin MESSAGES : 1598
INSCRIPTION : 15/06/2018
ÂGE : 26
CRÉDITS : twelve.

UNIVERS FÉTICHE : vie réelle, fantastique, sci-fi. Basiquement, j'suis ouverte à tout contexte qui me plaît.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1859-these-patterns-represen http://www.letempsdunrp.com/t1893-m-possession-ou-schizophrenie#35987
sansy twelve

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Milo Rossi
J'ai 26 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis riche et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, coincé dans l'hétérosexualité et je le vis plutôt mal.

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 21636514


Xavier Serrano :copyright:️ .sparkle
Plus le temps passe et pire ça devient. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit enchanté de passer ces journées avec moi, seulement je ne m'attendais pas non plus à être jugé de la sorte. Je trouve son comportement si exécrable... N'est-il pas content d'être en repos ? De passer du temps avec quelqu'un qui le respecte ? J'ai plutôt l'impression d'être comme un poids pour lui plus qu'autre chose. Notamment au supermarché, quand on faisait les courses. j'étais emballé de faire quelque chose que je n'ai pas l'habitude de faire, mais il a vite fait de rabattre ma joie très vite avec ses regards. Comme s'il avait honte. Comme s'il se moquait.

Enfin, même là, je me suis dit que c'était parce qu'on était en public. Je me suis un peu calmé et on est vite sorti. Je me suis dit qu'une fois rentrés, ça allait mieux aller. Alors, après avoir rangé les courses, je lui propose quelque chose à boire. Je me sers un verre d'alcool, pour me détendre et faire sortir les mauvaises pensées mais même là, son regard me bouscule. Je passais pour un alcoolique, maintenant. Vraiment ? Bon sang. Je commence à me demander si c'était une bonne idée de l'inviter à passer trois jours avec moi.

Pourtant je ne me laisse pas abattre. Le naïf que je suis pense encore que ça peut s'arranger. Qu'il a juste besoin de se faire à ma présence et de se détendre. Alors je lui propose plus ou moins joyeusement ce qu'on pourrait faire ce soir : regarder une série. Je lui demande aussi s'il a faim. Il me répond à peine en prenant place à trois kilomètres comme si je ne m'étais pas lavé depuis des semaines. Très bien. J'attrape le prospectus, passe commande rapidement, puis je bois l'intégralité de mon verre d'une traite. Ma gorge me brûle un instant mais j'apprécie cette sensation à sa juste valeur.

Je soupire longuement. Eh ben ! La soirée risque d'être catastrophique. Comme tout le reste du séjour, finalement. Quand je me rends compte du film qu'il a mis, je fronce les sourcils. Je connais ce film. J'ai vraiment l'impression qu'il veut me faire passer un message et en même temps je n'ai pas envie de me faire trop d'idées. Peut-être qu'il aime simplement ce film. Je croise alors les bras contre mon torse et regarde sans regarder. Je suis un peu perdu. S'il a accepté, ce n'est pas pour me faire la gueule tout le week-end et me faire sentir comme un indésirable, si ? Putain. J'aurais peut-être dû me méfier. J'avais vraiment l'impression qu'il me plairait mais s'il est comme ça tout le temps, je crois qu'il va plutôt finir par me dégoûter.

Même sa question me laisse un goût amer. Je suis tellement dans de mauvaises pensées qu'elle ne sonne pas comme s'il s'intéressait ou voulait me parler, elle sonne plutôt comme le fait que je ne sois qu'un putain de touriste plein aux as.

« Pas vraiment. »

Non. Si j'avais eu l'audace de penser que j'étais en vacances avec ma famille, j'avais eu tort sur toute la ligne. Nous étions là pour affaires... Des affaires sentimentales, des affaires me concernant directement, moi et l'image de la famille. Mais ça, je ne préfère pas le lui dire puisqu'il n'en a clairement rien à foutre.

« Je ne sais pas. » dis-je en soupirant.

En réalité, je savais très bien ce que je voulais faire. Mais ce programme que je m'étais fait dans ma tête ne me plaisait plus des masses si c'est pour le faire en compagnie d'un gars mal luné qui me juge du regard à tout instant. Je préférais mille fois mieux rester seul plutôt que d'être avec cette partie de lui.

Finalement, je me concentre sur le film silencieusement. A un moment je pars juste me prendre de l'eau et me replace aussi loin de lui qu'il voudrait que je sois, à l'autre bout du canapé. S'il veut la jouer distant pour être cool, très bien, je peux jouer aussi. Je ne lui adresse pas un seul regard, même le film ne me suffit plus à me concentrer tant il m'a fait enrager aujourd'hui. Lorsque le générique de fin apparaît, il ne fait que se lever et me lancer une phrase qui me laisse encore plus sur le cul.

« Je vais dormir. Bonne nuit Machin. »

Machin.

Sérieusement ?! Je le dégoûte autant pour qu'il m'appelle machin à la place d'avoir la décence de me demander mon prénom ? Ah ouais, quand même. Je pensais que ça allait s'arranger... Finalement je me retrouve seul comme un con sur le canapé à regretter de lui avoir proposé ça. Putain. Il a trois jours de repos avec un gars qui le respecte, la bouffe gratuite et tout ce qu'il veut, il est payé une blinde pour avoir tout ça et il ne décroche même pas un sourire et ose me manquer de respect. Je vois rouge.

Mais je ne suis pas violent. Je me rabats seulement sur un deuxième verre histoire de me détendre et de pouvoir au moins m'endormir. Mais le problème, c'est qu'après ma toilette du soir, je ne fais que me tourner et me retourner dans le lit sans jamais pouvoir fermer l'œil. Je n'y arrive pas. Je suis trop enragé, trop dégoûté. Il a même choisi de dormir séparément de moi. Je pensais qu'il aimait quand on faisait l'amour tous les deux mais même pour ça, on dirait que je le dégoûte. Je commence à me demander s'il faisait semblant les dernières fois.

Je rumine toute la nuit comme ça. J'arrive à m'endormir, épuisé, sur les coups de trois heures du matin. Mais je me réveille vers six heures et ma colère ne s'est toujours pas calmée. Alors, je me réveille et vais me prendre un café tranquillement. Et je me pose des questions. Notamment une. Si je n'ai plus envie qu'il reste, pourquoi je le laisse rester ?

Voilà. J'ai trouvé ma solution. Cette fois, je ne contiens plus ma colère. Allant directement dans ma chambre, je sors une liasse de ma valise. Trois mille euros. Rien de plus. Il ne croit quand même pas qu'il va avoir le beurre et l'argent du beurre ? C'est mort. Il prend son fric et il dégage. Je n'attends même pas qu'il se réveille. J'entre dans sa chambre en trombe, sans aucune discrétion et je lui jette l'argent au visage.

« Debout. Tu prends tes affaires, ton fric et tu dégages. »

Mon ton est dur, mon visage impassible. Seul mon regard démontre toute ma haine. Il ouvre les yeux, choqué. Il me connaissait doux, tout gentil. Je suis certain qu'il espérait profiter de mon fric et seulement de ça, maintenant que j'ai vu son vrai visage.

« Oh, désolé, je te réveille ? Ouais. Tu dois sûrement te demander pourquoi j'veux que tu dégages ? Eh bien c'est très simple : t'es qu'un connard. »

Je ne mâche pas mes mots, je n'en ai plus aucune envie. Je n'ai plus envie de voir son sourire, ni même de sentir son odeur. Je ne veux plus le voir, c'est bien simple.

« Un connard qui fait la morale aux autres parce qu'il ne supporte pas le jugement mais qui fait pire. Si tu veux tout savoir, être riche n'est pas forcément synonyme de bonheur. Ouais, je rêve d'une vie simple et banale, ouais, je rêve d'avoir des problèmes communs, parce que mes problèmes à moi, c'est autre chose. Autre chose que jamais dans ta putain de vie tu n'auras la force de supporter un jour. Ouais, j'suis riche, ouais, je découvre des choses. Et alors ? Tu n'as pas le droit de me regarder comme si j'étais un poids pour toi. Et d'ailleurs, si tu ne veux pas être avec moi, si je te dégoûte autant, pourquoi t'as accepté ? Pourquoi tu t'es pointé ? Vas-y, réponds-moi honnêtement. Et dis-moi que j'ai tort de penser que c'est parce que vingt mille euros, c'est beaucoup trop pour que tu refuses. »

Je ne me sens pas satisfait. Je me sens encore plus en colère. Je n'arrive pas à m'arrêter, alors je continue simplement.

« Mais même pour cette somme, quelqu'un d'autre aurait été plus gentil que toi. J'ai dit que je respectais tes règles. J'ai dit que je n'allais jamais te forcer à faire quoi que ce soit avec moi. Mais tu te comportes comme si je te forçais à rester. Alors que je ne t'ai jamais forcé à accepter quoi que ce soit. Si t'avais voulu continuer à simuler, tu aurais juste pu refuser et me revoir pendant quelques nuits et c'est tout. Mais t'as choisi d'accepter et plutôt que d'assumer ton choix, tu agis comme un crétin lâche qui me fait culpabiliser de t'avoir fait cette proposition. Non, tu sais quoi ? Je regrette. Je regrette de t'avoir proposé ces journées ensemble. Et puisque tu regrettes visiblement d'avoir accepté, je veux que tu dégages. Va retrouver tes clients extravagants, s'il n'y a que le sexe pour te faire plaisir. »

Je n'en pouvais plus. J'avais l'impression d'exploser. Alors je préférais sortir de la pièce. Je préfère le laisser seul dans sa foutue chambre qui n'est même pas à lui. Je vais dans la mienne, je claque la porte et je m'allonge dans mon lit, pourtant je sens que j'ai besoin d'extérioriser toute la haine que j'ai en moi. Mais je n'ai pas envie de sortir et je serais plus apaisé s'il n'est plus dans les parages... Ou pas. Je n'en sais rien. Je suis seulement très en colère en je n'arrive même pas à me calmer.
Revenir en haut Aller en bas
 
Game Over
Game Over
MESSAGES : 996
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur
Donut

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Nikolaas Gransderg
J'ai 26 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ns. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


Lucky Blue Smith :copyright:️ Exordium

Putain pourquoi j'ai accepté de faire cette connerie? Je m'étais attendu à quoi au juste? Je n'en savais trop rien en fait. Je pensais qu'on pourrait passer du temps, normalement, comme j'en passais avec Agathe. Qu'on aurait peut être pu déconner comme des amis, avec juste le sexe en plus en bonus. Mais je n'étais qu'un caprice de sa part, un caprice de riche qu'il pouvait se payer comme tout le reste. On était trop différent lui et moi. Je l'avais bien vu dans ce putain de magasin. Il arpentait les rayons comme un gosse entrant dans un magasin de jouets pour la première fois. Il était émerveillé de ce qui pour moi était quotidien, avait même été angoissant pendant des années. Aujourd'hui ça allait mieux mais jamais je ne m'étais baladé dans les rayons en prenant tout ce qui me passait par la tête. Je faisais attention. Je ne prenais que ce dont j'avais besoin. Je ne me laissais pas aller à faire des folies parce que je pourrais finir dans le rouge. On avait rien en commun et je me demandais ce que j'espérais pour vouloir fréquenter un mec qui n'avait rien en commun avec moi.

Mais j'avais de plus en plus le sentiment de n'être qu'un objet, un truc qu'il pouvait se payer pour faire ce dont il avait envie, le sexe, un week end de vacances... La preuve il ne m'avait jamais dit son prénom. Il n'était que machin dans mon esprit. Je n'osais pas lui demander. J'étais mal placé pour le faire vu que je ne lui donnais pas le mien. Mais là où je ne le disais pas pour préserver ma vie privée, lui ne le disait pas pour... je ne savais même pas pourquoi. Pour me tenir à distance lui aussi? Pour qu'on ne reste qu'une pute et son client?

Et la soirée se déroula dans la même ambiance. J'avais bien tenté de savoir ce qu'il voulait faire pour qu'on ait de quoi parler, faire des plans. C'était lui qui avait voulu ces trois jours avec moi. C'était normal qu'il décide de ce qu'on voulait faire. Mais je ne lui arrachais que des réponses vagues. Il ne savait pas...

Alors j'avais fini par aller me coucher. Je ne voulais pas baiser ce soir de toute façon. J'étais fatigué et j'en avais marre de n'être bon qu'à ça à ses yeux. Je voulais dormir et ne pas avoir à le faire avec lui. Je lui avais dit que je ne voulais pas d'intimité de couple et dormir ensemble ça en faisait partie pour moi. J'avais été soulagé de voir qu'il y avait deux chambres. Ca me permettait de couper un peu. J'envoyais rapidement un message à Agathe pour la prévenir que je serais absent quelques jours. J'avais du mal à être enthousiaste quand elle me demanda comment ça se passait. "Mal...." Je lui racontais la connerie que j'avais fait d'accepter. Je ne savais pas m'y prendre pour vivre avec quelqu'un. Je ne connaissais que le sexe pour faire plaisir à mes clients, rien de plus.

Il était une heure du matin quand je finis par m'endormir. Trop de questions tournaient dans mon esprit.

Je me fis réveillé en sursaut le lendemain. Je mis un instant à comprendre ce qui se passait avant de voir Machin debout au bord de mon lit, l'air furax et me balançant des billets à la gueule.

« Debout. Tu prends tes affaires, ton fric et tu dégages. »

Ah ben tiens c'était inattendu ça. Après m'avoir supplié de passer du temps avec lui pour quelque obscur raison, un caprice de milliardaire, voilà qu'il changeait aussi vite d'avis.

« Oh, désolé, je te réveille ? Ouais. Tu dois sûrement te demander pourquoi j'veux que tu dégages ? Eh bien c'est très simple : t'es qu'un connard. »

Non bien sur que non. J'adorais me faire tirer du lit par un enfoiré me hurlant dessus et me traitant de connard. C'était génial. Et moi non plus je ne le foudroyais pas du tout du regard. J'aimais beaucoup trop les réveils comme ça pour le faire.

Je me taisais, me doutant bien qu'il n'en avait pas fini. Il allait surement péter sa crise, me cracher toute sa haine au visage parce que je n'avais pas joué le rôle qu'il voulait, parce que je n'avais pas gentiment écarté les cuisses la veille au soir. Ils étaient beaux ses discours sur le fait de ne pas me forcer quand le lendemain matin il venait me hurler dessus parce que je n'avais pas fait ce qu'il attendait de moi.

« Un connard qui fait la morale aux autres parce qu'il ne supporte pas le jugement mais qui fait pire. Si tu veux tout savoir, être riche n'est pas forcément synonyme de bonheur. Ouais, je rêve d'une vie simple et banale, ouais, je rêve d'avoir des problèmes communs, parce que mes problèmes à moi, c'est autre chose. Autre chose que jamais dans ta putain de vie tu n'auras la force de supporter un jour. Ouais, j'suis riche, ouais, je découvre des choses. Et alors ? Tu n'as pas le droit de me regarder comme si j'étais un poids pour toi. Et d'ailleurs, si tu ne veux pas être avec moi, si je te dégoûte autant, pourquoi t'as accepté ? Pourquoi tu t'es pointé ? Vas-y, réponds-moi honnêtement. Et dis-moi que j'ai tort de penser que c'est parce que vingt mille euros, c'est beaucoup trop pour que tu refuses. »

Je continuais de le foudroyer du regard. Je ne prenais même pas la peine de lui répondre. Je savais qu'il ne m'en laisserait pas l'occasion. Il voulait juste vider son sac, me cracher toute la haine qu'il ressentait pour moi. Ouais il était riche et ce qu'il prenait pour du dégout c'était surtout de la gêne parce que j'avais réalisé à ce moment à quel point on avait rien en commun. Il avait peut être ses problèmes de riche. J'en avais conscience. Je l'enviais pas de se retrouver obligé de fréquenter des pouffes dont il ne voulait pas. Mais le voir sous estimer mes propres problèmes comme ça, limite les envier ça me faisait mal. J'aurais voulu pouvoir être aussi gamin et innocent que lui à ce moment. Avoir cet air de gamin. Je n'arrivais plus à me rappeler la dernière fois que j'avais eu cette tête là. Je devais avoir dans les six ou sept ans... ma dernière fête d'anniversaire, la dernière où il était là. Après je n'avais plus jamais eu l'air qu'il arborait dans son putain de magasin.

Je pouvais lui dire que je n'avais pas fait ça pour le fric, que j'appréciais les nuits qu'on avait passé ensemble et que je m'étais dit que ça pourrait être quelques jours plutôt agréables, sans avoir à me prendre la tête. Il ne me croirait pas. Il avait cette image de moi de la pute assoiffée d'argent qui le prenait de haut parce qu'il n'était qu'un connard plein de frics. J'avais cru l'inverse. Il venait de me prouver que j'avais parfaitement raison. Il ne voyait que ses petits caprices, que ses problèmes à lui, sans se rendre compte que des gens autour de lui avaient connu la misère, que son putain d'appartement surement trop petit pour lui était le comble du luxe pour moi et me mettait mal à l'aise.

« Mais même pour cette somme, quelqu'un d'autre aurait été plus gentil que toi. J'ai dit que je respectais tes règles. J'ai dit que je n'allais jamais te forcer à faire quoi que ce soit avec moi. Mais tu te comportes comme si je te forçais à rester. Alors que je ne t'ai jamais forcé à accepter quoi que ce soit. Si t'avais voulu continuer à simuler, tu aurais juste pu refuser et me revoir pendant quelques nuits et c'est tout. Mais t'as choisi d'accepter et plutôt que d'assumer ton choix, tu agis comme un crétin lâche qui me fait culpabiliser de t'avoir fait cette proposition. Non, tu sais quoi ? Je regrette. Je regrette de t'avoir proposé ces journées ensemble. Et puisque tu regrettes visiblement d'avoir accepté, je veux que tu dégages. Va retrouver tes clients extravagants, s'il n'y a que le sexe pour te faire plaisir. »

Je le laissais partir, ne réagissant pas. Je n'avais aucune envie de lui courir après. Ca changerait quoi de toute façon? Il était plongé dans sa colère. Il ne voyait que ça. Ca ne servait à rien que je lui dise ce que je ressentais il ne m'écouterait pas. Il n'entendrait que ce qu'il avait envie d'entendre. Alors je me levais et j'emballais mes quelques affaires. J'enfilais un jean et passais un tee shirt avant de partir dans le salon. Je me pris un café tout en griffonnant un numéro de téléphone sur un numéro de papier. Je ne me retournais pas alors que j'entendais du bruit derrière moi. Je savais que c'était lui. Il venait surement voir si je me cassais bien comme il me l'avait demandé.

- Je te laisse ton fric. Je le mérite pas. J'ai rien fait pour le mériter alors garde le. J'ai même rajouté les vingt euros que je te dois pour la pizza.

Qu'il n'aille pas croire que je profitais de son fric. Je n'avais rien fait qui méritait qu'il me paye pour ça. Je n'allais pas prendre du pognon pour être resté à rien faire.

- Je te laisse aussi le numéro de téléphone d'un collègue. Il est spécialisé dans ce que tu cherches. C'est un escort. Il a l'habitude de fréquenter ses clients pour autre chose que le cul. Il peut être tout ce que tu veux, faire tout ce que tu veux. Ce n'est pas un connard qui n'a jamais vécu avec quelqu'un, qui n'a jamais été en couple et qui est bêtement impressionné et mal à l'aise en compagnie des riches parce qu'il se rend compte qu'à côté il n'est qu'une merde.

Je lui montrais le papier et le posais sur la pile de billets que j'avais laissé sur la table. Je me retournais et le foudroyais du regard.

- Je ne voulais pas te le dire parce que je me doute que tu ne l'entendras pas. Mais je vais quand même le faire. Peut être que ça me fera du bien après tout.

Ou peut être pas mais au moins ça sera fait et je pourrais partir sans avoir ce regret.

- Pourquoi j'ai accepté j'en sais rien. Peut être que je me disais que je pouvais passer un bon moment avec toi. Que tu crois que je sois un connard j'en suis désolé et sincèrement. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Je ne suis pas un connard, je pense pas, je suis juste une pute qui ne sait rien faire à part vendre son cul. Oh je suis bon pour ça, même très bon et j'en suis fier. Mais ça s'arrête là. Faut pas me demander plus.

Il croyait peut être... je ne sais pas ce qu'il croyait ni même ce qu'il attendait de moi mais il s'était trompé. J'enfilais mon sac sur l'épaule avant de me diriger vers la sortie.

- Dans le magasin ce n'était pas du dégout. C'était de la jalousie et de la gêne. Jaloux parce que jamais je n'ai été comme toi, heureux comme un gosse, pour un truc aussi con que se balader dans un magasin. Gêné parce que je me rendu compte que toi et moi on a strictement rien en commun à part quelques orgasmes. Et je cherche encore à comprendre pourquoi t'as voulu passer du temps avec moi et ce que tu voulais faire au juste de ces jours ensemble.

Je me retournais pour ouvrir la porte d'entrée avant de faire volte face.

- Dis moi juste ce que tu attendais de moi? Non parce que là sérieux je comprends pas. C'était quoi le délire au milieu de tout ça? Je t'ai demandé ce que tu voulais faire aujourd'hui tu m'as pas répondu. Je dois faire quoi?

Je voulais pas mais je sentais les larmes me monter aux yeux.

- Je suis désolé ok? Désolé de m'être fermé hier mais je sais pas ce que tu voulais. Je sais pas ce que tu attendais de moi. Je sais pas si tu voulais me parler de tes problèmes ou si tu veux juste les oublier. Je sais pas si tu voulais aller visiter des trucs ou juste rester ici à glander ou baiser ou... putain j'en suis rien!! Je sais pas si tu veux me dire ton prénom ou si tu veux le garder pour toi. Je sais pas ce que t'attendais de moi... Alors je suis désolé... désolé si je t'ai fait du mal mais... je suis désolé...


Revenir en haut Aller en bas
 
twelve
twelve
Féminin MESSAGES : 1598
INSCRIPTION : 15/06/2018
ÂGE : 26
CRÉDITS : twelve.

UNIVERS FÉTICHE : vie réelle, fantastique, sci-fi. Basiquement, j'suis ouverte à tout contexte qui me plaît.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1859-these-patterns-represen http://www.letempsdunrp.com/t1893-m-possession-ou-schizophrenie#35987
sansy twelve

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Milo Rossi
J'ai 26 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis riche et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, coincé dans l'hétérosexualité et je le vis plutôt mal.

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 21636514


Xavier Serrano :copyright:️ .sparkle
Ça fait longtemps que je n'ai pas été aussi en rage contre quelqu'un. Ce n'était même pas sa façon de penser qui me dérangeait. Ce qui me dérangeait vraiment, c'était son attitude. Il n'en avait rien à foutre de moi. Il voulait juste rester dans son coin et éviter de me parler. Comme s'il avait honte de moi. Et je ne supportais pas ça, parce que j'essayais au mieux de lui convenir. J'acceptais ses règles, je les avais acceptées en me disant qu'on passerait de bons moments, pas forcément sexuels. Est-ce qu'il imposait ses règles avec les autres ? Bien sûr que non, puisqu'il ne s'agissait que de sexe. Et surtout pas de moi, avec mes envies bizarres. Être attaché et se faire prendre, c'est ok. Passer du bon temps avec quelqu'un qui vous respecte, par contre, c'est déjà plus compliqué.

Enfermé dans cette pensée, je lui dis toute ma façon de penser. Il ne réagit même pas, ce qui me conforte dans mon idée. Il se contente de me foudroyer du regard comme si j'avais tort mais il ne sort même pas ses arguments. Parce qu'il n'en a pas. Alors je m'en vais après ma tirade, ayant trop de haine en moi pour rester près de lui. Je n'ai aucune envie de perdre mes moyens. Aucune. Même si je suis en colère, il reste toujours une personne respectable.

Je m'allonge sur mon lit en espérant pouvoir me calmer. Mais j'ai beaucoup de mal, je dois avouer. Même si je suis fatigué, je n'ai de cesse de penser à lui. Je ne peux pas croire qu'il soit vraiment comme ça. Non, je ne me suis pas attaché en deux nuits... Peut-être un peu. Parce que je l'ai vu sous un autre angle. Et aujourd'hui, j'ai vraiment l'impression qu'il n'a aucune envie d'avoir de la compagnie. Qu'il préfère rester dans sa vie merdique plutôt que de passer du bon temps avec quelqu'un qui cherche son bonheur. Parce que oui, je ne peux qu'imaginer sa vie quand il est heureux d'avoir des bonus à la fin de sa nuit de travail. Tout le monde est heureux en ayant son salaire. Mais il doit l'être davantage quand il sait qu'il ne sera pas obligé de se priver ce mois-ci.

Je soupire longuement. Il faut que je sorte. Il faut que je mange un morceau et que je sorte de cette chambre. Je suis en colère mais je l'apprécie quand même un minimum... Assez pour avoir espéré qu'il soit content d'être avec moi, même si ce n'est visiblement pas le cas. Je sors en espérant le croiser. Peut-être une dernière fois avant qu'il ne parte et qu'on ne se revoit plus jamais. Il est dos à moi et pourtant il m'a entendu. Finalement, c'est lui qui me parle. Enfin, il me parle. Je l'écoute mais toujours en colère, à la fin de ses premiers mots, je lève les yeux au ciel. S'il savait seulement à quel point je me fiche de tout cet argent. Qu'il prenne tout s'il en a envie.

Lorsqu'il me dit qu'il me laisse le numéro d'un collègue, je fronce les sourcils. Il est con ou quoi ? Il ne sait pas que si je le lui ai proposé ça c'est parce que je ne voulais passer du temps qu'avec lui et personne d'autre ? Si j'avais voulu un escort je ne serais pas venu le voir lui. Et surtout, ce qu'il dit est totalement faux. Ce n'est pas parce que j'ai plus d'argent que je suis mieux que lui. Il faut qu'il arrête de penser de cette manière. Personne n'est supérieur à personne au niveau humain, l'argent ne compte pas. Il n'a jamais compté pour moi. C'est pourquoi je voulais m'essayer à une vie simple.

Quand il me sort qu'il voulait passer un bon moment avec moi, je soupire. Ce n'est clairement pas l'impression qu'il m'a donné. Puis, encore une fois, je pense qu'il dit n'importe quoi quand il indique que tout ce qu'il sait faire, c'est vendre son cul. Bon sang, que ça m'énerve qu'il pense comme ça. J'aimerais qu'il change d'avis mais je sais bien qu'il ne le fera jamais. Pas grâce à moi en tout cas, puisqu'il me considère comme un homme riche, trop différent de lui. Mais il ne peut pas dire ça alors qu'il ne me connaît même pas. Il m'exaspère. On n'a rien en commun, qu'il dit. Mais comment peut-il le savoir ?

Je soupire à nouveau alors qu'il s'arrête juste devant la porte pour me poser des questions et ensuite s'excuser. Ma colère est toujours là... Mais je me radoucis. Le fait qu'il s'excuse, le fait qu'il s'intéresse enfin à ce que je voulais pendant ces jours me fait plaisir.

« Milo. Je m'appelle Milo. Je ne te l'ai jamais dit parce que tu ne me l'as jamais demandé et que je pensais que ça ne t'intéressait pas, vu que je ne suis que ton client. »

Je hausse les épaules. Là, je ne parle même pas d'argent. Je dis simplement qu'il avait été clair sur le fait que nous étions exclusivement sur une relation professionnelle.

« Je voulais juste passer du bon temps avec toi. Et ton collègue, je m'en fiche. C'est juste que tu me plais et que je voulais simplement passer du temps avec toi, pour que tu te sentes bien et pour que moi je me sente bien. J'avais besoin de m'évader de ma vie, peut-être qu'elle ne te semble pas compliquée parce que j'ai de l'argent. Mais je vais t'expliquer quelque chose. »

Je me rapproche d'un pas, restant quand même à bonne distance. Je n'ai plus envie de le voir s'en aller, pas avant de lui avoir raconté à quel point la vie n'est pas facile, même quand on est riche.

« Je sais. Je sais que je n'ai pas tes problèmes, que je ne galère pas comme toi. Mais il faut aussi que tu comprennes que je suis aussi un être humain avec des sentiments, et que de n'être considéré seulement comme un homme riche ne m'a jamais fait plaisir. Si tu veux prendre ma richesse, vas-y, prends la. Je veux bien la donner à qui la voudra, je m'en fiche. Tout ce que je veux, c'est avoir une famille qui prend soin de moi, qui me donne les bons conseils selon ce qui sera bon pour moi et pas selon ce qui sera bon pour mon image ou mes affaires. Je veux des gens qui apprécient être avec moi pour ce que je suis à l'intérieur et qui s'en foutent complet de mon fric, de mon voiturier ou de mon influence. Je sais parfaitement que je ne suis pas à plaindre, et je n'essaie pas de me faire plaindre. Je veux seulement qu'on arrête de m'aimer pour mon fric ou au contraire, de me détester pour la même raison. »

Il fallait qu'il comprenne. Je ne suis pas à plaindre mais je ne suis pas à envier non plus. Et je n'ai pas envie qu'il me déteste juste parce que je peux avoir ce que je veux, parce que ce que je veux réellement, je ne pourrais pas l'avoir même contre tout l'or du monde.

« Tu vois, si je voulais faire ces trois jours, c'était pour me faire à une vie modeste... Je n'ai plus envie d'être riche. Je comprends que ça te paraisse étrange mais j'en ai marre d'être seul. Alors j'avais juste envie de changer de vie. Tu crois que si je te donne autant d'argent c'est parce que je le peux ? Non. Si je te donne autant d'argent c'est parce que tu en as beaucoup plus besoin que moi. Et que moi, je n'en veux pas de tout cet argent. »

J'ai réellement l'impression que mes arguments ne lui suffiront pas, qu'il trouvera toujours ça étrange et qu'il me détestera encore plus de ne pas vouloir de tout cet argent. Mais je ne peux pas mieux l'expliquer... Alors j'abandonne cette idée et je passe à autre chose.

« Quant à ce que j'attendais de toi... Ce n'était pas un acte égoïste. Je voulais que tu te détendes. Certes, je voulais aussi être en ta compagnie mais j'espérais juste que tu sois détendu avant tout. Tant pis pour le sexe, ce n'est pas important. Et si tu ne voulais pas sortir je ne t'aurais pas empêché de rester ici. Je voulais seulement t'emmener loin de tes problèmes le temps de quelques jours comme je voulais aussi le faire pour les miens. Moi, ça me suffit qu'on partage une pizza le soir, ça me suffit qu'on ne regarde qu'un film ou qu'on ne fasse que lire chacun de notre côté. Je voulais juste une atmosphère détendue et sortir de nos vies. Si tu veux penser que ce n'est qu'une lubie de gosse de riche, fais donc, mais je t'assure que c'est simplement l'envie de vraies vacances plutôt qu'une lubie de riche. »

Je repense à ce qu'il a dit plus tôt. La colère me revient et je soupire pour l'extraire, j'ai besoin d'un échange calme et j'ai bien vu ses yeux briller.

« Et arrête de penser que tu n'es bon qu'à baiser, tu veux ? Si tu ne veux pas m'en dire plus sur toi, je comprends. Mais il faut que tu sortes de cet état d'esprit, ça va te bouffer, comme ça m'a bouffé de penser que je n'étais bon qu'à dépenser l'argent que j'ai. Oui, je sais, je ne suis personne pour te dire ce que tu dois faire. En revanche, comment tu peux penser qu'on est différent si tu te bases uniquement sur notre compte en banque ? Regarde, tu aimes les soda et moi aussi j'adore ça. C'est déjà un point commun. Tu ne peux pas juger qu'on est différents l'un de l'autre si tu ne me connais pas, et même si je sais que t'as pas envie qu'on se connaisse, je ne peux pas te laisser dire qu'on est différents à tort et à travers. »

Je secoue la tête et mon regard se tourne vers le papier qu'il m'a laissé. Finalement je l'attrape et je le lui tends avec l'argent. Je n'en veux pas. Moi je voulais juste passer du temps avec lui, je ne voulais pas d'un escort qui ferait semblant de m'apprécier juste parce que j'ai besoin de compagnie. C'est peut-être leur boulot mais ce n'est pas sur eux que j'ai craqué.

« Prends-le. Je n'en veux pas. Et ne dis pas que tu ne le mérites pas. Je suis certain que tu as connu la galère de ne pas en avoir alors rien que pour ça, tu le mérites. Moi, en revanche, je ne le mérite pas. Je n'ai jamais mérité cet argent tout comme je ne l'ai jamais désiré. Et si tu veux partir, je ne t'oblige pas à rester... Je suis désolé d'avoir été en colère comme ça. Vraiment désolé. J'aimerais que tu restes... Mais tu n'es pas obligé. Tu es libre après tout. »

Oui, libre de toute contrainte. Mais pas moi...
Revenir en haut Aller en bas
 
Game Over
Game Over
MESSAGES : 996
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur
Donut

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Nikolaas Gransderg
J'ai 26 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ns. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


Lucky Blue Smith :copyright:️ Exordium

Il fallait que je parte. Je ne pouvais pas rester davantage ici avec un mec qui me détestait. C'était une connerie que de le fréquenter et une encore plus grosse que d'accepter de faire ces trois jours. Je devais m'en aller mais quelque chose me retenait encore.

« Milo. Je m'appelle Milo. Je ne te l'ai jamais dit parce que tu ne me l'as jamais demandé et que je pensais que ça ne t'intéressait pas, vu que je ne suis que ton client. »

A croire qu'on avait vraiment du mal à se comprendre lui et moi. En même temps ce n'était pas mon fort de parler. Avec Agathe on avait pratiquement pas besoin de le faire. On se comprenait sans avoir à parler. On se connaissait depuis longtemps. Elle était déjà là quand je suis arrivé dans mon premier bordel. Elle m'a aidé à surmonter mes premières fois. Alors je la connaissais par coeur, comme elle me connaissait. Pas besoin de parler ou de s'ouvrir. Et sinon... je refusais de le faire. Je me barricadais au plus profond de moi même, ne laissant voir à mes clients que ce qu'ils avaient envie de voir. Je ne me cherchais pas des excuses mais... je ne savais pas faire tout ça et je ne voulais pas le faire. Ca amenait sur un terrain trop dangereux de s'ouvrir mais ça finissait mal de ne pas le faire, parce que lui et moi on ne se comprenait pas. Je ne lui avais pas demandé son prénom parce que je m'en foutais de le savoir. Je ne lui avais pas demandé parce que je ne me sentais pas le droit de le faire.

« Je voulais juste passer du bon temps avec toi. Et ton collègue, je m'en fiche. C'est juste que tu me plais et que je voulais simplement passer du temps avec toi, pour que tu te sentes bien et pour que moi je me sente bien. J'avais besoin de m'évader de ma vie, peut-être qu'elle ne te semble pas compliquée parce que j'ai de l'argent. Mais je vais t'expliquer quelque chose. »

Mais je ne me sentais pas bien. Je me sentais perdu, propulsé aux côtés de quelqu'un dont je ne pouvais pas comprendre le style de vie, les habitudes et tout le reste, avec qui je ne savais pas comment agir. C'était une idée de merde que d'avoir fait ça. Tout était plus simple dans le sexe. Là je savais quoi faire, le reste du temps j'étais largué.

Je l'écoutais me raconter un peu plus sa vie, me dire à quel point il aimerait avoir une famille aimante qui penserait à son bien être à lui et non à son image. Qu'il aimerait qu'on l'aime pour ce qu'il est et non par ce qu'il représente ou pour son argent. Il ne pouvait pas s'imaginer à quel point je le comprenais. Je n'avais pas de famille aimante juste... une histoire compliquée et une mère qui ne me voyait que pour me pomper du fric. Je tenais à l'écart mes clients parce que ceux qui tombaient amoureux de moi le faisaient pour des mauvaises raisons, pour mon cul et pour rien d'autre. Je ne pouvais pas me laisser aller à être aimé par quelqu'un car jamais personne ne supporterait d'être en couple avec une pute. Alors je menais cette vie, avec ses défauts et ses qualités. Je profitais de ce qu'elle m'apportait de bien. Je me laissais aller dans ses relations d'une nuit, je me complaisais dans ce sentiment de puissance que ses ébats m'apportaient. La vie ne m'offrirait rien de mieux et j'avais fini par l'accepter.

« Tu vois, si je voulais faire ces trois jours, c'était pour me faire à une vie modeste... Je n'ai plus envie d'être riche. Je comprends que ça te paraisse étrange mais j'en ai marre d'être seul. Alors j'avais juste envie de changer de vie. Tu crois que si je te donne autant d'argent c'est parce que je le peux ? Non. Si je te donne autant d'argent c'est parce que tu en as beaucoup plus besoin que moi. Et que moi, je n'en veux pas de tout cet argent. »

Je grimaçais en entendant sa remarque sur l'argent. Je n'avais pas envie qu'il me prenne en pitié. J'arrivais à m'en sortir financièrement. Je n'avais pas besoin que mes clients me fassent la charité. L'argent que je gagnais je voulais le mériter et pas juste qu'on me prenne pour une petite chose fragile qui avait besoin qu'on l'aide.

Je soupirais alors qu'il m'expliquait ce qu'il attendait de moi. Que je me détende... que je sorte de mes problèmes... Je n'avais pas de problèmes. J'allais très bien et je n'avais pas besoin qu'il joue au chevalier servant qui me sauverait de ma misère pendant quelques jours. J'allais très bien et je n'avais pas besoin de lui pour me détendre. Au contraire, j'étais encore plus stressé avec lui, parce que je ne savais pas comment agir avec lui ni ce qu'il attendait de moi, ce qu'il voulait faire ou autre.

« Et arrête de penser que tu n'es bon qu'à baiser, tu veux ? Si tu ne veux pas m'en dire plus sur toi, je comprends. Mais il faut que tu sortes de cet état d'esprit, ça va te bouffer, comme ça m'a bouffé de penser que je n'étais bon qu'à dépenser l'argent que j'ai. Oui, je sais, je ne suis personne pour te dire ce que tu dois faire. En revanche, comment tu peux penser qu'on est différent si tu te bases uniquement sur notre compte en banque ? Regarde, tu aimes les soda et moi aussi j'adore ça. C'est déjà un point commun. Tu ne peux pas juger qu'on est différents l'un de l'autre si tu ne me connais pas, et même si je sais que t'as pas envie qu'on se connaisse, je ne peux pas te laisser dire qu'on est différents à tort et à travers. »

Je me retenais de rouler des yeux quand il me dit que je ne suis pas bon qu'à baiser. Là c'est clair il ne me connait pas alors il ne peut pas juger de ça. Sa remarque sur les sodas me donne presque envie de rire. Comme si c'était suffisant pour s'entendre d'aimer les sodas tous les deux. Comme si j'avais envie qu'on se trouve pleins de points communs et qu'on se rapproche encore plus.

« Prends-le. Je n'en veux pas. Et ne dis pas que tu ne le mérites pas. Je suis certain que tu as connu la galère de ne pas en avoir alors rien que pour ça, tu le mérites. Moi, en revanche, je ne le mérite pas. Je n'ai jamais mérité cet argent tout comme je ne l'ai jamais désiré. Et si tu veux partir, je ne t'oblige pas à rester... Je suis désolé d'avoir été en colère comme ça. Vraiment désolé. J'aimerais que tu restes... Mais tu n'es pas obligé. Tu es libre après tout. »

Je le fixais, fixais l'argent, puis le fixais à nouveau. Je repoussais finalement sa main en soupirant.

- Tu me le donneras à la fin des trois jours, quand tu seras content de mes services. Je maintiens je ne le mérite pas. Ce n'est peut être pas un métier très reluisant mais c'est le mien et je suis fier de m'en sortir seul sans avoir besoin qu'on me fasse la charité. J'ai eu des galères oui mais je vais bien aujourd'hui.

Je fermais les yeux et soupirais, essayant de me concentrer pour ne pas le blesser avec ce que je m'apprêtais à lui dire.

- C'est gentil, très gentil de penser à moi et de vouloir que je me détende et que je fuis mes problèmes. Mais je vais bien. Je n'ai pas de problèmes, enfin surement moins que toi vu ce que tu me racontes. Je n'ai pas besoin de fuir ma vie pendant quelques jours. Si je n'avais pas été avec toi hier soir j'aurais été en repos et je serais parti me faire un ciné avec ma meilleure amie. Ce matin je serais parti courir pour me détendre un peu. J'ai annulé une après midi shopping avec elle parce qu'elle voulait se racheter... enfin elle voulait faire du shopping. Elle m'en a énormément voulu de la planter comme ça mais je lui ai promis de l'amener à Paris avec l'argent que j'économise depuis un moment donc elle me pardonne.

Je m'arrêtais un instant, me rendant compte que j'étais entrain de parler à tord et à travers.

- Bref... tout ça pour dire que je suis heureux dans ma vie et que tu n'as pas à t'inquiéter pour moi. C'est pour toi que je suis là pour ces trois jours, pour que tu passes un bon moment et pas pour que moi je me détende. Au contraire je suis encore plus stressé d'être avec toi dans une situation que je ne maitrise pas. D'habitude je vois mes clients pour baiser pas pour... pour jouer à une petite vie banale à deux. Je sais pas faire ça. Et j'ose pas. Je ne t'ai pas demandé ton prénom parce que je n'osais pas le faire, je ne m'en sentais pas le droit vu que moi je ne te dirais pas le mien. C'est pas à moi de te dire quoi faire pendant ces quelques jours, moi je n'ai pas besoin de fuir et de me changer les idées.

Je laissais tomber mon sac au sol et venais me coller contre lui. Je passais doucement mes mains sur son torse pour le caresser.

- Je veux bien faire tout ce que tu veux pour t'aider à oublier tes problèmes pendant quelques jours. Oublie mes règles. Si tu veux qu'on aille se balader en bateau on le fera. Je veux bien qu'on aille au restaurant en tête à tête. On peut même jouer les touristes s'il y a des choses que tu n'as pas encore. J'ai jamais vraiment visité la ville. Mais dis moi ce qui te ferait plaisir à toi. Laisse moi te faire plaisir sans que ça soit pour ton argent. Juste pour te faire plaisir, sans qu'on pense à ton fric ou à ton image.



Revenir en haut Aller en bas
 
twelve
twelve
Féminin MESSAGES : 1598
INSCRIPTION : 15/06/2018
ÂGE : 26
CRÉDITS : twelve.

UNIVERS FÉTICHE : vie réelle, fantastique, sci-fi. Basiquement, j'suis ouverte à tout contexte qui me plaît.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1859-these-patterns-represen http://www.letempsdunrp.com/t1893-m-possession-ou-schizophrenie#35987
sansy twelve

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Milo Rossi
J'ai 26 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis riche et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, coincé dans l'hétérosexualité et je le vis plutôt mal.

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 21636514


Xavier Serrano :copyright:️ .sparkle
Il repousse ma main. Il ne veut vraiment pas de cet argent, et pourtant ça me fait plaisir. Peut-être que c'était de la charité... Peut-être pas. En fait, je ne voulais plus voir cet argent. Je voudrais qu'il disparaisse, je voudrais ne pas être riche. Oui, contrairement à tout le monde qui voudrait l'être, moi, je sais ce que ça implique et je ne veux pas. J'ai essayé tant bien que mal de l'expliquer à Azur mais je ne sais pas s'il va arriver à comprendre mon point de vue, ma façon de voir les choses et surtout comprendre ce que je peux traverser en ce moment, comme je l'ai fait tout le reste de ma vie.

J'écoute chacun de ses mots, il finit par s'ouvrir aussi un peu à moi et ça me fait plaisir. Et quand il me parle de son projet de voyage à Paris je souris. J'aimerais tellement l'aider à le financer. Ça me donne peut-être une raison de le payer plus... Même s'il pensera toujours que c'est de la charité, alors qu'en réalité, je veux juste me laver de tout ce fric que je possède sans jamais l'avoir demandé.

Je remarque aussi à quel point il fait attention à ses mots pour ne pas me blesser et ça, ça me fait vraiment plaisir. Et là, je commence à comprendre le stress qu'il a avec moi. Évidemment... Son boulot c'est de faire plaisir à ses clients d'une manière charnelle. Je comprends qu'il ne sache pas ce que je veuille à chaque instant qu'il passe avec moi. Mais ce que je lui reprochais, c'était surtout d'agir comme un enfant et être distant comme si j'étais un pestiféré, comme s'il me détestait. J'aurais seulement aimé qu'il m'en parle un peu plus tôt, plutôt que de se comporter de cette manière.

Qu'il ne me dise pas son prénom, ce n'est pas grave. De toute façon je le saurais sans qu'il ne le sache... Ouais, ce n'est pas vraiment très bien de faire ça dans son dos mais il ne veut pas s'ouvrir à moi. Je n'adhère pas à sa façon de penser, parce que je suis un client et que ça doit rester strictement professionnel, qu'on n'a pas le droit de s'attacher. Mais pourquoi ? De quoi a-t-il peur ? J'ai du mal à le comprendre. Et c'est normal, s'il ne me dit rien, mais il n'est pas là pour me raconter sa vie et ça, je le comprends malgré tout.

Il finit par se rapprocher de moi, posant ses mains sur mon torse et par automatisme, je pose les miennes sur ses hanches avec un petit sourire. Je le préfère comme ça. Tout tendre et tout souriant. Tout en l'écoutant, je passe mes doigts dans ses cheveux pour les caresser et lorsqu'il me demande de lui laisser me faire plaisir sans que ce soit ni pour mon fric ni pour mon image, je lève un sourcil et je souris de plus belle. Je suis touché par ses paroles parce qu'il a enfin compris ce que j'essaie de lui expliquer. Il a enfin compris à quel point je souffre de cette situation et combien j'ai besoin d'en sortir, ne serait-ce que quelques heures. Alors, je ne peux m'empêcher de le serrer contre moi. Un câlin, c'est ça dont j'ai besoin.

« Merci. »

C'est la seule chose que je peux lui dire pour cesser cette dispute. Je n'avais pas bien dormi cette nuit et je suppose que lui non plus... Je n'ai pas envie d'argumenter davantage. Alors je m'éloigne en gardant mon sourire et hausse les épaules. Je ne souhaite pas être trop collant non plus, surtout s'il n'a pas l'habitude.

« Tu sais, je n'étais pas vraiment là pour visiter. Alors je n'ai pas eu le temps... Ce que je te propose, c'est qu'on prenne un petit déjeuner et qu'on reste tranquilles ce matin, on pourrait dormir... Chacun de notre côté si tu veux, ça ne me dérange pas. Je t'avoue que je me sens un peu fatigué, je n'ai pas passé une très bonne nuit. »

Je grimace un peu. Peut-être qu'il voudra encore dormir dans sa chambre mais ça n'est pas un problème, je le comprends. Je sais bien qu'on n'est pas un couple et qu'on n'a pas à rester collés ensemble H24. Mais ça me va mieux maintenant qu'il ne fait plus la gueule et qu'il comprend mieux mes ressentis.

« Et ensuite, j'ai entendu parler de plusieurs musées ici... On pourrait aller visiter l'un d'eux ? Si ça te dit. »

Je ne m'étais pas renseigné assez sur la ville pour savoir les choses touristiques à y faire et les musées à visiter. J'avais seulement entendu parler de quelques musées mais c'est à peu près tout. J'aimerais bien qu'il me fasse visiter un peu. Je retourne dans la cuisine après lui avoir lancé un regard pour vérifier s'il a pris son sac pour me rejoindre. je ne l'ai pas pris à sa place pour qu'il n'ait pas l'impression d'être assisté, j'ai vraiment le sentiment qu'il déteste qu'on l'aide.

« Qu'est-ce que tu prends au petit déjeuner ? Un café et des tartines grillées ? »

Revenir en haut Aller en bas
 
Game Over
Game Over
MESSAGES : 996
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur
Donut

I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty


Nikolaas Gransderg
J'ai 26 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ns. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


Lucky Blue Smith :copyright:️ Exordium

« Merci. »

Je me tendais un peu alors que je le sentais venir me prendre dans ses bras. Je me laissais faire, ne répondant pas à cette étreinte qui me gênait. Je n'aimais pas les calins mais je lui avais promis d'être là pour lui alors si c'était ce qu'il voulait.. je n'avais qu'à serrer les dents quelques minutes.

Je respirais un peu plus alors qu'il me lachait finalement. Je gardais pour moi ma gêne, essayant de ne pas le vexer en lui montrant que cette étreinte avait été beaucoup trop bizarre pour moi.

« Tu sais, je n'étais pas vraiment là pour visiter. Alors je n'ai pas eu le temps... Ce que je te propose, c'est qu'on prenne un petit déjeuner et qu'on reste tranquilles ce matin, on pourrait dormir... Chacun de notre côté si tu veux, ça ne me dérange pas. Je t'avoue que je me sens un peu fatigué, je n'ai pas passé une très bonne nuit. »

Je n'avais pas beaucoup dormi non plus. Mais j'avais quand même réussi à m'endormir et je dormais bien avant qu'il n'arrive comme une furie dans ma chambre. Je me gardais cependant de le dire. On avait réussi à se calmer et à trouver un terrain d'entente, ce n'était pas vraiment le moment de venir tout gâcher. Puis j'aimais son idée. J'avais vraiment besoin de dormir, de souffler un petit peu. Et ne pas dormir avec lui m'arrangeait. Je détestais faire ce genre de choses. Même avec Agathe je ne dormais jamais dans le même lit. J'avais besoin de mon espace et de ma tranquillité pour dormir en paix.

« Et ensuite, j'ai entendu parler de plusieurs musées ici... On pourrait aller visiter l'un d'eux ? Si ça te dit. »

Je me retenais de grimacer à cette idée. Les musées et moi ça ne faisait pas bon ménage. Je n'y avais même jamais mis les pieds. J'avais arrêté les études à seize ans alors ma culture était pour le moins... limité voir même quasi nulle. Les musées et trucs du genre je n'y mettais jamais les pieds. Comme je lui avais dit, je n'étais pas un escort. Je ne faisais pas semblant d'avoir une discussion intelligente, je me contentais de leur donner du plaisir. Alors sortir dans un musée... je pensais pouvoir éviter d'y mettre les pieds pour le reste de ma vie. Mais il voulait y aller et j'avais promis de lui faire plaisir pendant ces trois jours alors je pouvais bien serrer les dents pendant quelques heures.

Je ramassais mon sac et allais le déposer dans ma chambre avant de le suivre dans la cuisine.

« Qu'est-ce que tu prends au petit déjeuner ? Un café et des tartines grillées ? »

Je hochais la tête tout le rejoignant. Je fouillais dans les placards pour sortir de quoi préparer un petit déjeuner. J'avais pris du pain de mie que je mis à griller. Je sortais ensuite de la confiture et surtout du nutella que je posais sur la table avant de rajouter une bouteille de jus de fruit.

- J'ai entendu dire que le musée Van Gogh valait le coup d'oeil. Si tu veux on peut y aller. Après on pourrait aller se promener le long du fleuve. Je connais des coins assez sympa où la vue est superbe. On pourrait même réservé pour un diner sur un bateau. C'est assez cher comme truc. Enfin... ça l'est pour moi mais je pense que...

Qu'il avait franchement les moyens de nous payer un truc comme ça s'il en avait envie. Le genre de truc que je n'aurais jamais pu rêver faire et dont je n'avais pas particulièrement envie de toute façon. C'était le genre de truc cucul romantique qu'on faisait avec sa moitié pour une soirée spéciale, une demande en mariage et compagnie. Le genre de choses que je ne voudrais jamais faire. Mais je me disais que ça pourrait faire partie des trucs qui pourrait lui faire envie. Une soirée tranquille au bord de l'eau en savourant un bon repas.

Je m'installais à table avec mes tartines et mon café, commençant à manger. Je pianotais sur mon téléphone un instant avant de le lui tendre.

- Tiens c'est ça le truc du diner sur le bateau. Si t'es ok je m'occuperais de réserver ça pour ce soir. T'as la carte sur leur site et les prix aussi.

Il me fallait en général toute une nuit pour gagner ce que coûtait un seul repas là bas. C'était hors de prix et j'avais du mal à croire qu'il y ait des gens pour dépenser autant pour de la bouffe.

- Mais si tu veux vraiment une vie normale on peut aller ailleurs. Se faire un fast food et un ciné. C'est comme tu préfères.

Comme je lui avais dit, moi j'étais là pour lui faire plaisir. Peu importait le programme du moment qu'il arrivait à s'évader de ses problèmes.


Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


I want you to want me [Milo & Nikolaas] - Page 4 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
I want you to want me [Milo & Nikolaas]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» wild party ► milo & kayla
» un ritmo latino - milo.
» Fiches des Or
» Welcome to the New Age ~ Milo R. Scarliff
» Le temps passe, s'envole, mais je n'oublie pas. [Milo Kyte] [Terminé]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers réel :: Europe-
Sauter vers: