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 « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe

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La Volpe
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William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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› Ancien flic, il a rendu sa plaque il y a deux ans, après l'affaire Ragdoll qui l'a laissé en dépression avec un divorce sur les bras.
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Cillian Murphy ©️ terpsykore
Nous sommes à peine sortis du bureau surchauffé de la Commander qu’Emily décrète que je lui dois un verre. Un sourire étire mes lèvres : elle n’a pas changé. Je doute que ce soit la meilleure des idées avec les journées qui nous attendent, mais il est déjà tard et lui faire un laïus sur les méfaits de l’alcool ne servirait à rien, alors je me contente d’opiner du chef. « Ok, mais on prend ma caisse. » Car je n’ai peut-être pas une Audi comme madame, mais je ne supporterai pas sa conduite une seconde fois, d’autant plus si elle boit.

Le but étant de trouver un endroit où personne ne pourrait nous déranger, je conduis un moment pour nous éloigner de New Scotland Yard. Le silence est épais, rarement brisé que par des banalités échangées à voix basse. Emily est de mauvaise humeur, et je rumine mon retour au cœur de la bataille, tracassé par l’idée d’être pris au piège par la mauvaise blague du tueur, mais encore plus par la peur de ne pas être à la hauteur.

Nous finissons tout de même par trouver un bar, miteux, mais de l’alcool reste de l’alcool et j’imagine que c’est tout ce qui compte ce soir pour mon ex-coéquipière. Comme j’avais l’habitude de le faire avant, j’évite de lui faire une remarque à propos de son alcoolisme et je la suis pour qu’elle ne soit pas seule à boire. Bien que ce soir, je crois que j’en ai autant besoin qu’elle. D’un ton froid, elle passe sa commande alors que je demande un gin tonic au barman. On s’installe au bar, et je le gratifie d’un léger sourire pour le remercier quand il fait glisser nos verres sur la surface poisseuse. Et à nouveau, le silence.

« T'as pas appelé. T'aurais pu. » L’espace d’un instant, j’ai envie de lui rentrer dedans. Dans ce premier temps, c’est la colère qui crispe mes doigts. J’avale à mon tour la moitié de mon verre. J’ai envie de lui rétorquer que c’est elle qui m’a jeté, qu’elle n’avait qu’à m’appeler si elle le voulait. Qu’elle pouvait passer chez moi. J’ai envie de me lever et de renverser le bar entier pour lui dire à quel point j’aurais eu besoin d’elle quand j’avais la tête sous l’eau. Quand tout ce que je voulais, c’était disparaître et que je m’enfilais des kilos de cachets pour tenir le coup. Pourtant, quand j’ouvre à nouveau les yeux, le visage contracté par l’amertume de ma boisson, la fragilité évidente de mon amie me frappe en pleine gueule.

Le regard perdu dans son verre, elle fuit le mien. Son corps amaigri est à peine dissimulé par son pull, des cernes creusent son visage. Elle a souffert aussi, elle souffre encore et ce constat m’empêche de m’énerver sur elle. « Non. » Je réponds d’une voix fébrile, encore, mais je continue en essayant de trouver ses yeux. « T'aurais pu m’appeler toi aussi, mais on avait besoin de se remettre… » Je marque une pause, lui offrant un sourire douloureux mais vide de toute rancœur. Car si on a fait n’importe quoi tous les deux, si on s’est détruits, si on a mal géré la situation, on a fait comme on a pu et je ne peux pas la blâmer pour ça. « Ça t’a moins bien réussi qu’à moi... » Sans ironie, je ne fais que résumer en toute honnêteté ce que je remarque. Car si j’ai remonté la pente, allant même jusqu’à prendre à nouveau soin de moi et de mon corps, Baxter semble plus fatiguée que jamais. Elle semble au bout du rouleau et mon instinct me somme de la protéger. Comme poussé par un besoin impérieux, je pose une main sur son poignet, l’enserrant doucement. Une nouvelle fois, c’est nous contre le monde et ça ne me dérange absolument pas. Suite à son appel, j’aurais tout fait pour ne surtout pas me retrouver ici, à nouveau plongé dans les horreurs de l’humanité. Maintenant que je suis face à mon ancienne partenaire, je me demande même ce qui m’a pris tant de temps pour me reconstruire. « Je suis redevenu fort. Assez pour deux. » Pour elle.

Comme dans la maison cossue, je suis prêt à lui répéter encore et encore que je serai là jusqu’au bout. Il est l'heure de retrouver la meute, Wolf. Le meurtrier ne sait pas à quel point il a raison, car face à l’atrocité de ses crimes, je n’ai que faire du temps passé loin du Met et loin d’Emily. Peu importe les années, peu importe les mots et les drames, elle est trop importante pour moi et ce n’est pas son humeur qui me fera baisser les bras. Piqué au vif par la scène de crime laissée pour nous, par la fragilité menaçante de mon amie, je n’ai plus aucune crainte.

Et comme une cruelle ironie du sort, comme si Baxter avait ouvert une faille immense dans mon passé, mon portable qui se met à vibrer sur le bar affiche un numéro que j’ai effacé mais que ma mémoire se refuse à oublier. Andrea.


« A L M O S T E A S Y »

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Tortue

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Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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➔ Flic depuis dix ans qui a perdu toutes ses illusions.
➔ Ceux qui font l'erreur de s'arrêter à son physique de poupée le regrettent généralement très vite.
➔ Alcoolique consciente de sa maladie mais qui refuse de se soigner. Elle dissimule son haleine parfois chargée dès le matin par les horribles chewing-gum qu'elle mâche à longueur de journée.
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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
T'aurais pu parce qu'il aurait dû. Parce que deux années sans contact. Parce que presque un millier de jours où Baxter s'était débattue avec ses démons, seule. Et lui aussi. Parce qu'elle ne serait jamais revenue, elle, trop fière, trop honteuse également. Plus que la colère, c'était une soudaine nostalgie teintée d'amertume accompagnée de ses amis regrets qu'elle sentait poindre au fond de ce verre qu'elle fixait. Sauf que Wolf, bien que plus patient qu'elle, n'était pas un lit de rivière tranquille pour autant. Il était l'onde bouillonnante sous la surface, celle qui pouvait vous emporter si l'envie lui en prenait. Elle sentit qu'elle avait pincé la mauvaise corde et loin de s'en réjouir, se laissa plutôt envahir par un début de rage à son tour. « T'aurais pu m’appeler toi aussi, mais on avait besoin de se remettre… » Rien à foutre retint-elle de justesse, préférant laisser ses ongles griffer le contenant transparent dans un crissement inaudible. L'a première affaire Ragdoll les avait tous les deux laissés sur le carreau. Séparément. Peut-être qu'ils auraient pu s'entraider, mais au fond, Emily sait que ça n'aurait pas été le cas. Elle n'avait pas pris un jour de congé, retournant tête baissée dans la dépravation sanguinaire du M.E.T., le goulot jamais bien loin de ses lèvres grimaçantes. Quant à Will, cible principale du tueur, il avait été démoli, s'était enfermé dans une camisole chimique afin de lutter contre la dépression. Donc, non, ils n'auraient pas pu être là l'un pour l'autre. Est-ce que ça rendait la réalité plus facile à accepter ? Absolument pas. « Ça t’a moins bien réussi qu’à moi... » « Va chier Will. » L'insulte était sèche, lourde d'avertissements. Il ne fallait pas s'aventurer sur ce terrain-là avec la sergeant. Ne surtout pas évoquer son corps dépérissant, ses traits perpétuellement déformés par une souffrance qu'elle dissimulait beaucoup moins bien qu'elle le croyait. Ça aurait été la mettre face à ses responsabilités et en-dehors de son travail, Emily n'en prenait aucune. Surtout pas quand elles la concernaient. « Je suis redevenu fort. Assez pour deux. » Elle n'a pas pu s'empêcher. De ricaner méchamment, alors que la partir raisonnable de son cerveau savait qu'il se voulait plus rassurant que paternaliste. La blonde allait pour répliquer mais l'animation soudaine du portable de son ex-binôme l'en empêche. Ce numéro, elle l'aurait reconnu entre mille. Alors, elle termina son whisky d'un trait, claquant le verre contre le comptoir, avant de se lever. « Dis ça aux charognards. Moi, je vais m'en griller une. » Le ton est mauvais. Andrea et Baxter, c'était une affaire qui n'avait jamais fonctionné. L'ex-femme de Will était persuadée qu'ils avaient eu une liaison, ce qui n'aurait pas pu être plus faux. Cependant, ils étaient proches. Trop, peut-être. D'où le pincement tout à fait reconnaissable qui lui serrait les entrailles. Elle avisa le barman. « Un autre. » Elle fut aussitôt resservie pendant que l'ancien brigadier répondait à la journaliste. Néanmoins, quand l'employé la vit se diriger vers la sortie avec le verre, il intervint : « Pas d'alcool à l'extérieur ! Je vais avoir des emmerdes avec les flics ! » « C'est moi, la police, ducon. » Sur ces mots, elle ressortit dans le froid abyssal londonien.

Baxter en était à s'acharner sur le filtre de sa cigarette quand Will la rejoignit enfin. Elle ne paraissait pas avoir décoléré d'une pouce malgré les trois nouvelles doses de whisky déjà éclusées. Il était même fort probable que cela ait contribué à empirer son humeur. Bien que grelottante - elle avait évidemment laissé son manteau à l'intérieur -, elle tirait méchamment sur sa clope, lui conférant une mine encore moins amène que d'ordinaire. « Comment va cette chère Andrea ? On était plutôt sur de l'augmentation de pension alimentaire, de l'inquiétude hypocrite ou sur une demande d'interview en exclusivité ? » Quoi que connaissant la journaliste, elle était suffisamment fine pour amener les trois sujets sur le tapis dans la même conversation.
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Baxter réagit mal à l’appel de mon ex-femme, je le vois à son visage qui se ferme un peu plus et au verre qu’elle repose brutalement sur le bar après en avoir éclusé la totalité. Elle se lève, annonçant qu’elle va fumer une cigarette, et je ne prends pas la peine de répondre. Pour la deuxième fois de la journée, je reste figé devant mon téléphone, réfléchissant un long moment avant de décrocher. « Ouais ? » Ma voix n’a rien d’aimable. Andréa, je devrais la détester. Après m’avoir fait scène après scène en affirmant que je couchais avec Baxter et que je ne m’occupais pas assez d’elle, c’est elle qui a fini par me quitter pour un autre type. Un soir, toutes mes affaires étaient dans des cartons, et les papiers du divorce sur la table. Avec son ambition impitoyable, elle avait aussi failli foutre en l’air l’affaire Ragdoll en diffusant des informations secrètes pour quelques minutes d’antenne. Mais toujours, je réponds à ses appels, je n’arrive pas à renier tout à fait cette affection que j’ai pour elle. Par respect pour nos jeunes années d’amour, pour nos huit ans de mariage.

Heureusement, je n’ai malgré tout pas – ou plus – la naïveté de croire à une coïncidence. « En fait je t’appelle pour- » « Me souhaiter mon anniversaire ? T’es en retard, c’était il y a deux semaines ! » J’ironise avec une pointe d’amertume dans la voix, car il y a bien longtemps qu’elle n’y pense plus. Si j’ai pour elle estime, respect et affection, je crois qu’elle ne voit plus en moi qu’un moyen d’avoir une belle exclusivité sur les nouvelles de la police. Ou un service. Gênée, elle laisse passer un moment de silence dont je profite pour avaler une longue gorgée de mon verre. Elle reprend finalement et ses dires confirment mes pensées. Après avoir rapidement demandé comment je vais, elle entre tout de suite dans le vif du sujet : la nouvelle poupée, et mon retour au Met. Elle parle, elle parle, et j’en viens même à me demander si elle n’en sait pas plus que moi sur cette nouvelle affaire. Je ne me demande plus comment, je sais qu’elle a des yeux et des oreilles partout. Je réponds vaguement, et pire encore lorsqu’elle me demande si elle pourrait me faire passer dans son émission… Blasé et fatigué, je finis par lui dire que oui, peut-être, et puis je mets un terme à notre conversation.

A nouveau, je sens l’angoisse me serrer le ventre, dresser les cheveux sur ma nuque à l’idée de me retrouver à nouveau dans ce tourbillon d’horreurs et de coups bas. Comme si ma confiance dépendait de la présence d’Emily à mes côtés. A mon tour, je finis mon verre pour commander quelque chose de plus fort, le même whisky qu’elle. Et une fois mon verre plein, je la rejoins dehors en fouillant dans mes poches pour en sortir une cigarette.

« Comment va cette chère Andrea ? On était plutôt sur de l'augmentation de pension alimentaire, de l'inquiétude hypocrite ou sur une demande d'interview en exclusivité ? » « Ta gueule. » Ma réponse file entre mes dents sans même que j’aie le temps de l’en empêcher. Est-ce que je le regrette ? Pas assez pour m’excuser. Je me donne le temps de porter ma clope à mes lèvres et de l’allumer, avant de poursuivre sans regarder mon ancienne coéquipière. « Fausse inquiétude et demande d’interview. La pension c’était le mois dernier. » Je souffle la fumée, blessé et agacé qu’elle touche pile là où ça fait mal sans aucun effort apparent. Ça m’arrache un rire nerveux tellement c’est lamentable. J’aurais pu mentir, mais est-ce qu’elle aurait cru, même une seconde, que mon ex appelait juste pour le plaisir ? Nouvelle gorgée d’alcool. J’affiche une mine un peu défaite, perdu d’être ainsi happé par le monde que j’avais quitté deux ans plus tôt. Et comme Emily tremble dans le froid de la nuit, j’enlève mon manteau pour le poser sur ses épaules, peut-être un peu pour enterrer la hache de guerre. Peut-être un peu parce que je suis trop attentionné. Et puis je soupire longuement, les yeux fermés. « Elle connaît déjà mieux les faits que moi, c’est elle que vous auriez dû appeler. » Peut-être que ma psy aura plus rapidement de mes nouvelles que ce qu’elle croyait.


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Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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« Ta gueule. » A tout autre que lui, Baxter aurait fait regretter aussi bien l'insulte que le ton. Mais puisqu'il s'agissait de Will, elle se contenta de lever les yeux au ciel avec mauvaise humeur. Et bien quoi ? Qu'est-ce qu'elle y pouvait, elle, si son ex était une véritable connasse, prête à écraser jusqu'à son propre mari pour dix minutes de gloire et son nom dans un générique de fin d'émission ? Certes, elle aurait pu se dispenser de l'entraîner sur ce terrain qu'elle devinait aussi glissant que douloureux, cependant une Emily énervée - et alcoolisée - pouvait non seulement se montrer peu scrupuleuse, mais aussi franchement manquer d'empathie. Ou alors, elle l'avait fait exprès. Non. Imbuvable, certes, mais pas cruelle. Un simple manque de tact pour lequel, là encore, elle ne prit pas la peine de s'excuser. Rien de nouveau sous le soleil, si bien que son ancien coéquipier reprit : « Fausse inquiétude et demande d’interview. La pension c’était le mois dernier. » « Bah tiens. Fais-moi penser à me reconvertir dans un cirque comme voyante. » répliqua-t-elle en secouant la tête, plus atterrée qu'autre chose. Andrea était décidément une putain d'opportuniste. Si elle-même pouvait faire montre d'une altérité discutable, c'était davantage par maladresse. La journaliste, elle, n'avait pas raté sa vocation de manipulatrice. Quitte à s'inquiéter plus pour son audimat que pour la santé de l'homme qui avait partagé des années de sa vie. Rien de tel que ce genre de pensées pour faire grimper son ire d'un cran supplémentaire. Et un barreau d'échelle de plus face à la vision de son ami défait, peinant cependant à masquer la culpabilité qui menaçait de l'envahir. Elle l'avait embarqué dans cette aventure glauque sans réfléchir. Malgré la rancœur qu'il lui inspirait toujours, elle réalisait qu'elle avait agi de manière absolument égoïste, elle aussi. La sergeant s'était laissée dépasser par la peur, par les mécanismes de son inconscient démoli. Elle ne s'était pas imaginée pouvoir faire face à la réplique du crime honnis sans lui. Elle n'y parvenait toujours pas, d'ailleurs. Comme si Baxter respirait mieux à chaque fois qu'ils se trouvaient dans la même pièce, au moins autant qu'il pouvait lui ravir son souffle. Il enchaîna avec cette souffrance qui acheva de la faire redescendre. Elle détestait quand il faisait ça. Se dévaloriser. Alors que chacun savait qu'il était probablement l'un des meilleurs brigadiers que le MET ait connu. Elle soupira bruyamment. « Dis pas de conneries, Will. Plutôt demander à cet enfoiré de mettre mon nom en premier sur sa liste de merde que de me cogner Andrea et Vanita dans la même pièce. » rétorqua-t-elle vertement, se lovant par instinct dans le manteau de l'ex-flic alors qu'elle consentait enfin à jeter son mégot sur le trottoir gelé. « Mais t'as raison, j'aurais peut-être pas dû te prévenir. Tu mérites pas de revivre ça. » Degrés raffinés de bourbon aidant, la confidence, faite d'une voix mal assurée, paraissait moins difficile à partager.
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« Dis pas de conneries, Will. Plutôt demander à cet enfoiré de mettre mon nom en premier sur sa liste de merde que de me cogner Andrea et Vanita dans la même pièce. » Sa remarque, bien que morbide, a au moins le mérite de m’arracher un rire un peu rauque, enroué par le froid. Il fut un temps où je reprenais toujours Baxter lorsqu’elle dénigrait mon ex-femme, où je ne supportais pas la moindre de ses remarques. Pourtant ce soir, derrière ses sarcasmes je l’entends presque penser que la journaliste est la reine des connasses, et ça me fait du bien. Oui, j’imagine sans difficulté l’affrontement impitoyable que deviendrait une collaboration entre Emily, Andrea et Vanita, et je parierais même sur mon ancienne coéquipière.

« Mais t'as raison, j'aurais peut-être pas dû te prévenir. Tu mérites pas de revivre ça. » Cette fois-ci je fronce les sourcils, décontenancé par cette soudaine confession qui me sort du combat de gladiatrices que j’imaginais. Bien sûr qu’il fallait qu’elle m’appelle ! Engourdi par le froid et l’alcool qui commence à faire son effet, je ne me sens plus pleinement capable de réfléchir. Je ne suis plus capable de me dire que je me précipite droit vers ma perte. Je n’ai pas le choix. Hanté par cette affaire qui a failli avoir ma peau, je ne peux clairement pas faire comme si de rien n’était. Surtout pas quand je vois à quel point mon amie se retrouve dans la merde. Têtue comme elle est, elle ne m’aurait pas appelé pour rien. Alors j’avale la fin de mon verre, pour conjurer le sort et faire taire mes dernières inquiétudes. « Tu mérites pas ça non plus, Emily. » Ma voix sonne l’évidence, pourtant je ne suis pas sûr qu’elle s’en rende compte. La souffrance se lit si facilement sur son visage que je me demande même ce qui la ronge à ce point. Est-ce que ce sont les mêmes démons que moi ? Mais je n’en dis rien, trop prudent encore. Il est trop tôt pour qu’elle me laisse me préoccuper de sa santé, soit, je garde mes questions pour un autre moment.

Je me tais un instant. J’ai l’impression que nous sommes perdus tous les deux. Engloutis par nos démons, par le froid de la nuit londonienne. La journée a été rude en émotions, et je me sens vraiment épuisé alors que je ne suis même pas allé bosser aujourd’hui. Mais il y a Baxter. Baxter qui fait la gueule, qui ironise, qui picole et qui maltraite sa cigarette. Je me rends compte à quel point elle m’a manqué en la regardant sans rien dire, avec un vague sourire. Peut-être que nous allons être à nouveau poussés dans nos retranchements, peut-être que nous risquons gros, pourtant je ne peux m’empêcher de me dire qu’au moins, nous sommes à nouveau tous les deux. Et pour cette bonne nouvelle, l’ambiance lourde et poisseuse du bar ne me convient plus du tout, alors je jette ma clope en en laissant la moitié. En ouvrant la porte de l’établissement, une bouffée d’air chaud et malodorant m’agresse. Plissant le nez, je me retourne vers mon ancienne coéquipière. « C’est dégueulasse ici, on se tire ? Je peux te ramener si tu veux être en forme demain... » Un sourire ironique étire mes lèvres, car je crois qu'il en faudrait beaucoup pour qu'elle lâche sa bouteille, et qu'il en faudrait encore plus pour que j'accepte de la laisser si tôt. J'enchaîne rapidement pour ne pas laisser le temps à mon amie de répondre. « On peut aller chez moi, sinon. » Si la proposition pourrait paraître cavalière, elle ne me fait ressentir aucune gêne. A l’époque, nous passions souvent nos nuits ensemble pour le boulot – ou pour l’alcool. Je ne comptais plus les nuits passées auprès d'Emily, pour calmer ses angoisses ou les miennes. Pourtant, comme je ne suis pas sûr de l’avoir tout à fait gagnée à ma cause, comme j’ai peur que les années nous aient un peu trop séparés, je pose mon dernier argument : « J’ai du vin et du Jameson. » Soit notre marque de whisky préférée.


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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
« Tu mérites pas ça non plus, Emily. »  A cette réplique d'une tendresse indéniable, Baxter y oppose un haussement d'épaules faussement désinvolte. « Ouais. P'tète pas. » Ou si. Ou non. Elle se pose la question depuis qu'elle a vu son nom sur cette liste. C'est là, dans un coin de sa tête, à l'affût du moindre temps mort pour s'insinuer jusqu'à sa conscience : pourquoi elle ?. Elle ne va pas se mentir non plus : quelques meurtriers, violeurs et autres ordures ont fini derrière les barreaux à cause - enfin, grâce - à elle. Des vies qu'ils ont gâché, elle est l'écho de celles qu'elle a prises à son tour pour que justice soit rendue. Les leurs, bien sûr, pour l'effet que ça lui fait. Mais celles d'autres personnes liées à ces criminels également. Les premières ont commis pour seul crime celui d'être lié à des enfoirés. De là à ce que la vengeance prenne une forme aussi macabre ? Non, ce n'est pas à la portée de n'importe qui. Pas pour n'importe quelle raison. Le silence s'installe, la sergeant perdue dans ses sombres pensées, ignorant le malaise de son interlocuteur. Malgré l'alcool, malgré la fatigue, elle cogite. Pourquoi ? Comment ?. Elle veut savoir. Elle a besoin de comprendre. Afin qu'ils chopent cette raclure avant qu'une autre victime ne soit à déplorer. Sauf qu'elle ne se fait pas d'illusion : la réponse ne tombera pas ce soir, à moins de l'un de ces miracles auxquels elle ne croit pas. La foi, c'est pour les culs bénis qui n'ont que leur chapelet à perdre. Elle laisse leurs illusions aux faibles d'esprit.

Elle suit Wolf sans discuter, retrouvant l'ambiance crasseuse du bar. La blonde a fait exprès d'en choisir un où elle n'a pas ses habitudes. Même si elle doute que Will se risque à lui faire une réflexion, elle n'a pas non plus envie que Wallas, le gérant du troquet qu'elle quitte le plus souvent en tanguant, ne lui tape non plus la bise devant lui. Ça ferait mauvais genre.  « C’est dégueulasse ici, on se tire ? Je peux te ramener si tu veux être en forme demain... » Elle acquiesce. De mauvaise grâce, cependant. Elle a beau afficher un air bravache face à son potentiel futur trépas, et avoir été sûre d'elle quand elle a affirmé qu'elle ne risquait rien chez elle, rentrer dans son appartement, affronter son intimité violée par un assassin, ne l'emballe pas plus que ça. Sans compter que la perspective de la réunion du lendemain lui file déjà des aigreurs. Mais plutôt s'arracher elle-même les dents de la bouche que de l'avouer. Elle tend son manteau à son ex-binôme et va récupérer le sien abandonné sur sa chaise.  « On peut aller chez moi, sinon. » Décidément, le salut fait homme ! Au-delà de cette habitude aussi discutable qu’ambiguë que les coéquipiers avaient pris, de la nostalgie et du réconfort que cela lui évoque, la perspective de repousser l'échéance de la solitude la réjouit un brin. Toutefois, elle se garde bien de le montrer. Elle va même refuser, arguant intérieurement qu'elle recule déjà pour mieux sauter dans tout un tas d'autres domaines, qu'il est hors de question que l'autre bâtard gagne cette manche, quand Wolf assène : « J’ai du vin et du Jameson. » « Tu fais chier ! » réplique-t-elle dans un mélange de soupir et de grognement. Pourtant, son visage s'éclaire d'un léger sourire. On est loin de celui, jovial, de la fameuse photo profanée, mais tout de même, ses lèvres se sont étirées, preuve d'humour et presque - presque - de bonne humeur. « Tu sais parler aux femmes, toi. Allez, conduis-moi, j'en rêve déjà, de ton whisky. » Presque aussi simple que ça.

« C'est ... Cosy. » A peine le seuil de l'appartement franchi après un trajet silencieux, bercé par une légère somnolence, que ses premières paroles sont moqueuses. Elle se doutait que suite au divorce, Will n'aurait pas conservé le beau duplex dans lequel Andrea et lui vivaient - elle aurait même parié que l'autre garce le lui avait arraché à coups de griffes manucurées. Cependant, elle n'avait pas projeté dans quel genre de lieu il avait pu élire domicile. Plus précisément, les rares fois où elle y avait pensé, elle avait seulement espéré qu'il ne s'était pas enfermé dans une de ces cages à poule impersonnelles, avec de la vaisselle et des cartons traînant partout. Mais si, évidemment. L'espoir, c'était vraiment de la merde. « Je connais de bons pyromanes, qui te mettraient le feu à ton ancien appart' pour un petit billet de 100£. Tu pourrais toucher une partie de l'assurance et t'offrir un meilleur truc. » propose-t-elle, l'innocence incarnée, tandis qu'elle se laisse choir sur un carton. Ça fait gling. Will vient certainement de perdre quelques assiettes. Oups. « Quoi ? Tu préfères une femme de ménage, peut-être ? » Ce sourire malin qui revient. Douce petite créature.
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La Volpe
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William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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› Ancien flic, il a rendu sa plaque il y a deux ans, après l'affaire Ragdoll qui l'a laissé en dépression avec un divorce sur les bras.
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Cillian Murphy ©️ terpsykore
J’essaie de garder un air détaché, comme si la réponse de Baxter ne m’importait pas. Pourtant j’ai le cœur qui bat un peu plus fort quand je lui demande de m’accompagner chez moi. Peut-être que je cherche à la protéger, mais je crois que je n’ai pas non plus envie de me retrouver seul. Je m’imagine déjà affalé dans mon lit, à fixer le plafond en me demandant si, cette fois-ci, nous arriverons à mettre le tueur hors d’état de nuire. Si je vais encore devoir traverser l’enfer, si je vais voir des proches mourir. Et Emily ? Que se passera-t-il si je ne suis pas à la hauteur ? Non, je ne veux vraiment pas rester seul, à ressasser mes questions dans l’obscurité de mon appartement.

Heureusement, la furie blonde me répond avec un petit sourire. Assez pour me satisfaire, même si elle se contente d’un juron. Ah, c’est vrai que si Andrea avait été comme Emily, j’aurais peut-être réussi à la garder. Pour sûr, s’il avait suffit de proposer un whisky à mon ex-femme pour l’apaiser, j’aurais probablement évité un divorce. Parce que pour moi il est, et il a toujours été, bien plus facile de comprendre ma partenaire - celle que tout le monde décrit comme imbuvable - que ma propre femme. « T’es bien la seule à le penser ! » Je m’en cogne, dans le fond, et ça me fait rire doucement. C’est reparti comme avant, ou presque. J’attrape toutes mes affaires en laissant au barman de quoi payer nos consommations, avant de traîner Baxter jusqu’à ma voiture. Tranquillement, je conduis jusqu'au quartier pourri où j’habite. L’autre commence à s’endormir, et j’me dis que c’est tant mieux, ça évite de voir les rues moches autour de chez moi. Pour un petit instant, elle a l’air presque apaisée et ça me fait sourire alors que je jette un regard vers elle.

C’est une fois arrivés devant mon immeuble que j’ai un peu honte. Je n’avais pas pensé au fait que ramener Baxter chez moi inclurait de lui faire visiter le clapier dans lequel j’habite. Un véritable trou à rats. D’ailleurs, elle ne manque pas de le faire remarquer en entrant. Faut dire que le salon se résume à un matelas plié en deux en guise de canapé, et entouré de cartons que je n’ai pas pris la peine d’ouvrir après avoir déménagé. A quoi bon ? La télé est posée à même le sol, et la déco un peu inexistante. Un peu plus loin, la cuisine ouverte et son lot de vaisselle sale. Charmant. Je hausse les épaules en réponse aux moqueries d’Emily. Je sais que si je réponds, ce sera pire. Et encore, elle n’a pas vu la chambre et sa fenêtre toujours bloquée, ou la minuscule salle d'eau. Je l’ignore en me dirigeant directement vers le bar, pour en sortir le vin et le Jameson. J’attrape en passant les verres pour le whisky. Quant à ceux pour le vin… Écrasés. Ils font un joli bruit quand mon ancienne partenaire s'écroule dessus, en m’offrant un faux sourire innocent. La voilà qui propose de me présenter des pyromanes qui foutraient le feu à mon ancien appartement. Cette fois, c’est un rire sombre qui m’échappe. « Payer 100£ pour que ce soit Andrea qui touche le fric des assurances ?? Plutôt crever. Par contre, je crois j’ai plus de verres pour le vin… » Avec un regard pour ce pauvre carton, j’affiche tout de même un sourire en coin.

Qu’importe. J’ouvre les deux bouteilles comme s’il était évident que nous allions écluser les deux cette nuit. Aucun problème, je me souviens clairement de ces nombreuses réunions où nous arrivions avec un mal de tête incroyable, les yeux cernés et la gorge encore brûlante. Sans demander, je sers une bonne rasade de whisky dans chacun des verres, et puis je me laisse tomber sur le canapé. Le vin, je le bois directement à la bouteille avant de la tendre à mon ancienne coéquipière. On n’a jamais vraiment eu de bonnes manières entre nous, et je ne suis clairement pas en mesure de changer les choses. Mais je souris, innocemment à mon tour. Ces moments partagés tous les deux m’avaient manqué plus que je ne voudrais l’admettre. A tel point que je me retrouve comme un con, à ne pas savoir quoi dire. J’ai clairement besoin de boire plus pour lui dire que ça me fait vraiment plaisir de la voir. Alors je m’envoie une bonne gorgée de whisky avant de me relever. Je ne sais pas quoi lui dire, mais je sais quoi faire.

Il me faut d’ailleurs un petit moment pour fouiller dans mes affaires, dans les cartons qui prennent la poussière. Mais je finis par mettre la main sur ce que je cherchais. Je prends un second temps pour trouver un stylo et griffonner quelque chose, en gardant un air mystérieux. En revenant vers Emily, je lui tends le papier que je dissimulais et qui s’avère être une photo. La même photo de Noël qu’elle avait dans ses affaires, et que j’avais un peu oubliée. La terrible photo profanée. Au dos, mon écriture : T’inquiète pas on le coincera ce connard. « J’ai pas la tache de café, mais on peut toujours balancer un peu de vin dessus si tu veux… »


« A L M O S T E A S Y »

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