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 (japril) i don't wanna live for ever

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crêpeausucre
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INSCRIPTION : 23/02/2017
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APRIL KEPNER
J'ai 34 ans et je vis à Seattle, USA. Dans la vie, je suis chirurgienne et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt mal en ce moment, ayant perdu mon fils, Samuel.



April & Jackson se lièrent d'amitié dès leur rencontre à l'hôpital Seattle Grace. Ils passent ensemble leurs examens pour être chirurgien mais April les rate. Elle se console dans les bras de Jackson. Leurs ébats finissent par faire naître chez April des sentiments mais elle doit y refuser comme elle est avec un autre homme. Le jour de son mariage, Jackson vient l'enlever et elle se marie avec lui quelques heures plus tard, comblée.
Elle tombe enceinte. Six mois plus tard, une maladie apparaît chez le fœtus (brisant ses os). Le bébé décédera quelques heures plus tard, les parents ne pouvant trouver une autre solution que l'accouchement prématuré. April tombe en dépression, délaissant Jackson. Ce dernier est parti il y a six mois avec Owen Hunt pour une mission en Afghanistan. Il est tout juste de retour.


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Si elle avait pu se damner pour quelque chose, April pouvait totalement se complaire dans son acharnement à retrouver son mari. Sa lutte contre son propre deuil et celui de Jackson était comme qui dirait perdue d'avance mais April ne voulait pas y croire. Elle continuait de penser qu'il n'existait aucune autre échappatoire que de se confronter à lui. Il était obligatoire qu'ils s'en sortent tous les deux. April n'aimait pas être si faible, si enfermée dans ses idées. Elle ne voyait aucune autre issue, ignorant si cela était-ce par faiblesse ou par amour pour lui. Elle était faible seule, désorientée dans ce quotidien sans lui. Cependant, elle était sûrement plus amoureuse que faible car rien que de le voir serrait son coeur chaque seconde un peu plus. Son regard avait pour effet de la faire succomber, de lui faire croire que tout est possible. Elle ne pourrait jamais mentir devant lui, encore moins se taire. Elle avait son visage près d'elle et elle avait envie de tout, pratiquement tout à ce moment là. Elle pouvait avoir autant l'idée de lui hurler dessus que de le prendre dans ses bras. Leur altercation pouvait se transformer en une étreinte passionnée que cela n'étonnerait pas April. Elle savait qu'elle ne résisterait pas longtemps sans avoir envie de lui. Elle devait pourtant tenir, tant la situation s'annonçait compliquée, voire désastreuse. "April s'il te plaît". Non. Purée, il ne fallait absolument pas qu'il commence comme cela. Il allait essayer de la calmer, de la raisonner. Elle se poserait des questions, pensant qu'elle était la méchante de l'histoire. Bon sang, elle ne l'était clairement pas. Elle ne le pensait pas mais pourtant, elle voyait en lui ce qu'elle redoutait. Sa souffrance, son désespoir, sa culpabilité... Elle la voyait et la ressentait puisqu'elle la sentait au même titre que lui. Elle était autant malheureuse et la retenir était difficile.
Elle se doutait qu'il ne dirait rien face à ses attaques tant il avait l'habitude de ses crises de nerfs. Elle avait peur qu'il l'ignore mais il lança, sans crier gare. " C'est bien ça le problème April on est deux. On est deux April! ". Il posait les mains et se mit à la regarder. Il avait l'air d'être à bout de forces. April avait cruellement envie de le serrer dans ses bras. De lui répéter que tout était fini, qu'elle était là. Si seulement c'était suffisant...
" On est deux putain ! J'arrive plus à te regarder sans le voir ! J'ai plus envie de te toucher de peur que tu retombes enceinte et qu'il arrive la même chose, une nouvelle fois ". April accusa le coup. Elle ne pouvait quand même pas rester aussi stoïque devant tant de confidences. Elle ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit dans un premier temps. Elle décida de renouveler son action, cette fois en y mettant le ton. " Moi non plus Jackson! Je le vois tout le temps! C'est, c'est tellement dur putain! ". Ses yeux commençaient à s'embuer de larmes. Ils commençaient à crier si fort que les autres internes les regardaient avec des yeux ronds. Elle décida de les ignorer et continuer, habitée par sa rancoeur : "Mais je t'aime Jackson! Je n'oublierai jamais mais, toi, toi tu es là et je veux... je veux qu'on surmonte ça. Ensemble." . Elle se calma au fur et à mesure de sa phrase, presque en bégayant. Elle était chamboulée et contrariée de la réaction de Jackson. Surtout lorsqu'il lui dit qu'il n'arrivait pas à faire son deuil. Elle prit une nouvelle fois sa tête dans ses mains. Les yeux verts de son amoureux avaient perdu de leur éclat mais April se voyait dedans et se sentait belle. Elle sentait tout l'amour qu'il lui portait mais aussi celui qu'elle avait pour lui. Elle voulait cette image, celle de leur attachement et de leur amour qui ne pouvait mourir en même temps que leur enfant. Un instant, elle crût cependant revoir Samuel. Interloquée, elle lâcha la tête tout en ramenant ses yeux sur son propre visage avec horreur. Elle dit, dans un murmure. "Je le vois aussi... Il me manque, il me manque tellement. ". Elle prit soin de le regarder à nouveau, l'air apeuré. "Je suis tellement soulagée que tu sois revenue, je ne veux pas te perdre à nouveau.Jackson, je ne le pourrai pas..." . Elle se devait d'être honnête, bien qu'elle lui montrait une image de femme bien loin d'être forte et indépendante, comme elle le voudrait.


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carmichaos.
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Pigeon



Jackson Avery
J'ai 34 ans et je vis à Seattle, USA. Dans la vie, je suis chirurgien plastique et je m'en sors plutôt très bien en ce qui concerne on job, niveau famille c'est autre chose. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée à April et je le vis plutôt mal parce qu'elle me rappelle la mort de Samuel.

Il a rencontré April au travail et après une relation plus sexuelle qu'amoureuse, ils ont fini par arrêter de se fréquenter puisqu'April était en couple avec un autre homme. Le jour du mariage, Jackson se lève et s'enfuit avec April, qu'il épousera quelques heures plus tard.
Six mois après, le couple apprend qu'April est enceinte et que le bébé a une maladie grave (ses os se brisent en bougeant dans l'utérus de sa mère, le faisant souffrir) ; Samuel Norbert Avery décèdera quelques heures après l'accouchement à 24 SA. Démuni, Jackson partira avec son ami Owen Hunt en Afghanistan pour s'occuper de militaires. Il est fraîchement de retour.




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Si on m'avait dit que ça ferait si mal de tomber amoureux, je me serais bien retenu de m'accrocher à la belle rousse en face de moi. Si j'avais pu tout contrôler, si j'avais su en avance, il est clair et net que nos écarts dans les hôtels seraient restés des écarts. Mais on a voulu, j'ai voulu d'elle pour petite amie et puis pour femme. Je suis tombée fou amoureux d'elle. Plus que tout. Peut être trop vite. Non mais à qui est-ce que j'essaye de faire gober cette connerie ? Je me suis retenue de l'aimer, on était pas sur la même longueur d'onde tous les deux au début. Elle était carrée, elle priait toutes la sainte journée et moi, je m'amusais à changer de filles plusieurs fois par semaine. J'étais le bras droit de ce cher Sloan et il m'a cassé des coups avec ses cheveux poivres et sels ce crétin. Mais le coup qu'il n'a jamais cassé, celle vers laquelle il m'aurait poussé, c'est bien elle. April, mon April. Je l'aime toujours autant, plus qu'au premier jour et peut être moins que demain. Je l'aime pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle fait. Jamais abattue, elle remonte toujours la pente, se plonge dans ses croyances, ses folies que je n'ai jamais suivi. Je n'ai jamais cru en dieu, chose un peu normal à mes yeux quand on fait de la médecine, et pourtant je l'ai vu comme un cadeau, cette rousse complètement névrosée. Comme un miracle, comme celle qui allait me faire tant de bien. Sous tous les plans, elle a réussi. Elle m'a fait abandonner mes habitudes d'antan et sans me le dire. Elle est devenue mon évidence et là, face à elle, je ne sais plus ce qu'est l'évidence. La souffrance partagée ? C'est ça notre quotidien maintenant ? Je ne crois pas. Je ne veux pas. Je ne veux pas vivre comme ça et je m'en veux de tout lui dire. Ça l'a fait souffrir, ça se voit sur chacun de ses traits mais comment est-ce que je peux faire autrement sérieusement ? On ne peut pas continuer comme ça et si aucun de nous deux ne fait le premier pas, on est pas rendu... " Moi non plus Jackson ! Je le vois tout le temps ! C'est, c'est tellement dur putain ! " Je la regarde et n'ose rien dire. Je n'ai pas envie d'enfoncer le couteau, de lui dire qu'entre heureux, elle y pense et le voit partout. Parce que ça serait méchant et je ne peux pas être méchant avec elle, je n'y arrive pas. Je peux être froid, ingrat, mais lui balancer que si elle ne penserait plus à lui, ça voudrait dire que c'est une mauvaise mère, je ne peux pas. Les regards se tournent vers nous mais ce n'est pas bien grave. On a besoin de ça. Et tout le monde sait ce que nous traversons de toute façon. " Mais je t'aime Jackson ! Je n'oublierai jamais mais, toi, toi tu es là et je veux... je veux qu'on surmonte ça. Ensemble " Elle veut beaucoup de choses quand même. Et moi là dedans ? C'est pas le moment de jouer à la guerre des égos, surtout quand on voit que je rentre de plusieurs longues semaines à l'étranger mais tout de même... " J'aimerais que ce soit si facile " Soufflais-je en tournant le visage, faisant un signe de la main pour que tout le monde reprenne le cours de ses idées, de ses pensées. Stoïque, je la vois effondrée mais je ne sais plus comment agir et réagir. Je suis comme une coquille vide, je ne sais pas quoi faire, comment le faire. Je ne suis plus moi même. Un enfant ça vous change et je suis marqué à vif et à vie. " Je le vois aussi... Il me manque, il me manque tellement " Je déglutis difficilement et je me redresse doucement, poussant ma chaise pour me déplacer à côté d'elle. Accroupi à ses côtés, je passe une main sur son dos alors qu'elle souffle " Je suis tellement soulagée que tu sois revenue, je ne veux pas te perdre à nouveau. Jackson, je ne le pourrai pas... " Ma main glisse dans son dos et je souffle " Je suis de retour, je ne partirai plus... " J'aimerais le penser un peu plus quand je lui dis ça. Mais si je lui dis, ça sera le cas. Je ne fuirais plus mes responsabilités, ça n'arrange rien et tout ça le montre bien. " April, regarde moi " Soufflais-je alors qu'elle pivote doucement. Je passe mes mains sur ses joues, essuyant ces dernières de mes pouces lorsque je vois une larme rouler doucement mais surement sur sa peau blanche. " On avait notre vie à trois, on aurait du être trois à ce moment précis. On s'était préparée à cette vie à trois et... Je peux pas revenir à une vie à deux tout de suite. Toi non plus April. Regarde nous. Deux déchets ensemble " Parce que je crois aussi que je suis à deux doigts de pleurer. Je me racle la gorge et colle mon front au sien. " On est confronté à la mort tous les jours April. Quand on annonce à la famille de nos patients qu'ils n'ont pas survécu à l'opération, on leur parle, on leur explique des tas de choses. Le deuil est difficile, c'est une étape tellement difficile et... J'ai pas fini mon deuil. Je peux pas faire comme si de rien n'était " C'est au dessus de mes forces. Et si la mort rapproche certaine personne, mon isolement nous a complètement écarté l'un de l'autre. Je le sais, c'est de ma faute. " Je t'aime, il n'y pas à dire. Je l'aimais aussi, même si on ne l'a connu que pour quelques heures... Si tu venais à mourir, je ne pourrais pas passer mon temps avec ta famille. Il faut qu'on se reconstruise en tant qu'individu avant de se reconstruire en tant que couple " Enfin, c'est ce que je pense. Et je pense pas que je vais en démordre. Même si je l'aime comme un fou, même si j'ai terriblement envie de l'embrasser, de la prendre dans mes bras et de lui dire que tout ira bien. La dernière fois que je l'ai fais, rien n'a été. La preuve, rien ne va...


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crêpeausucre
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APRIL KEPNER
J'ai 34 ans et je vis à Seattle, USA. Dans la vie, je suis chirurgienne et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt mal en ce moment, ayant perdu mon fils, Samuel.



April & Jackson se lièrent d'amitié dès leur rencontre à l'hôpital Seattle Grace. Ils passent ensemble leurs examens pour être chirurgien mais April les rate. Elle se console dans les bras de Jackson. Leurs ébats finissent par faire naître chez April des sentiments mais elle doit y refuser comme elle est avec un autre homme. Le jour de son mariage, Jackson vient l'enlever et elle se marie avec lui quelques heures plus tard, comblée.
Elle tombe enceinte. Six mois plus tard, une maladie apparaît chez le fœtus (brisant ses os). Le bébé décédera quelques heures plus tard, les parents ne pouvant trouver une autre solution que l'accouchement prématuré. April tombe en dépression, délaissant Jackson. Ce dernier est parti il y a six mois avec Owen Hunt pour une mission en Afghanistan. Il est tout juste de retour.


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April savait que Jackson garderait toujours une place dans sa vie, quoiqu'il arrive. Quelque part, ils avaient débuté en simples amis pour devenir amants et mari/femme. Le destin les ramenait constamment l'un à l'autre, comme si leurs chemins se rejoignaient comme un perpétuel recommencement. Le voir aujourd'hui avait à la fois cette constatation d'être toujours tous les deux mais aussi faire face à la dure réalité qui les incombaient. Ils n'étaient plus comme avant, les insouciants jeunes mariés qui s'étaient promis l'un à l'autre tant de belles choses, si peut qu'ils en aient quelques uns. Après être tombée enceinte, April était allée de déconvenue en déconvenue et rien n'avait été plus terrible que de faire face au projet douloureux qui s'annonçait : la maladie de son fils, Samuel qui avait effacé le moindre espoir. Ils étaient tous deux désemparés, conscients que leur seule opportunité avait été vaine. Leur désir d'enfant fût soudainement entravée puis avorté.La vérité était surtout qu'ils n'avaient pas eu le temps d'extérioriser, eux qui avaient essayé d'être si forts et indépendants, tuant leur douleur qui était pourtant vive. Leurs yeux contenaient des larmes sèches, leurs bouches retenaient des gémissements et leurs coeurs, meurtris n'entendaient plus les battements que l'un avait pour l'autre. Leur amour propre en avait pris un coup, tout comme celui qu'ils avaient tant oeuvré à introduire dans leur couple. Finalement, ils étaient tous deux emprisonnés dans leur souffrance, conscients que rien ne serait facile. April le cherchait, elle voulait faire réagir Jackson et lui montrer qu'il ne fallait pas se refermer, qu'ils restaient tous deux face à leur deuil, face à la perte. Il ne devait pas la lâcher, il ne pouvait l'abandonner. " J'aimerais que ce soit si facile " Il se détournait au moment même où il lui avouait sa faiblesse. Il aurait aimé être plus fort, il aurait certainement voulu tenir pour deux. Bien qu'il fût parti oublier à l'étranger, il revenait avec de biens mauvais souvenirs, tous plus douloureux. Jackson resta un moment paralysé, comme si il avait du mal à avaler. Il sentait sûrement sa solitude et son désespoir alors il retira sa chaise pour rester au plus près d'elle. Il la regardait, conscient d'être la seule bouée pour lui. Elle voulait reprendre son visage dans ses mains, l'embrasser et lui dire qu'elle le voulait pour toujours. Toutefois, elle sentit à ce moment Jackson glisser une main sur son dos comme pour la calmer. Il avait ce don de la centrer sur l'important, de la calmer en un clin d'oeil. Son rythme cardiaque se diminuait doucement, après avoir provoqué une colère noire dont les autres internes n'avaient pas dû être que simples témoins. " Je suis de retour, je ne partirai plus... ". April a l'impression d'avoir déjà entendu ça. Elle ne sait pas quoi croire ou même si vraiment le croire. Elle sait qu'il n'y a pas d'autre solution pour l'instant mais elle reste campée sur ses positions, comme bornée. Jackson était parti quand elle avait besoin de lui. Il s'était exilé pendant que la jeune femme avait souffert. Elle ne savait pas si lui faire confiance, elle en doutait encore. " April, regarde moi " La jeune femme détourne le visage, encore indécise sur quelle voie continuer. Jackson posa ses mains sur ses joues, alors que la jeune rousse sent les larmes couler sur celles-ci. Ses larmes sont fines mais bien réelles, bouleversée par ce retour en demi teinte. " On avait notre vie à trois, on aurait du être trois à ce moment précis. On s'était préparée à cette vie à trois et... Je peux pas revenir à une vie à deux tout de suite. Toi non plus April. Regarde nous. Deux déchets ensemble " A ce moment, April sent son coeur se serrer. C'est si dur d'avancer sans son fils que les paroles de Jackson résonnent dans sa tête comme une vérité sans faille. Elle se sent concernée par ce qu'il dit mais ses dernières paroles lui restent en travers. Il a beau se racler la gorge pour cacher sa tristesse, il vient quand même de lui annoncer qu'il ne voulait pas de vie à deux. Que c'était trop difficile. Comme toujours, elle était insuffisante à sa consolation. Soudain, il colla son front au sien comme pour lui dire qu'il l'aimait et qu'il restait. Elle n'attendait que de le croire, bien qu'il était difficile encore de deviner de quoi il en serait exactement. " On est confronté à la mort tous les jours April. Quand on annonce à la famille de nos patients qu'ils n'ont pas survécu à l'opération, on leur parle, on leur explique des tas de choses. Le deuil est difficile, c'est une étape tellement difficile et... J'ai pas fini mon deuil. Je peux pas faire comme si de rien n'était " April détacha son front, presque instinctivement. Elle haussa les sourcils, interloquée et dépassée par ses dires. Comment osait t-il comparer son travail à sa vie personnelle ? En quoi estimait t-il que de parler à ses patients avait l'équivalence de la perte de leur enfant ? Certes ce travail demandait empathie mais pour le coup, April en manquait cruellement. Tout ce qu'elle voyait, c'est qu'il souffrait seul et restait dans cette position. Il ne voulait rien d'autre, continuer son deuil tranquillement. Elle eût envie de le frapper, hurler qu'elle le voulait. Elle lui rétorqua, sentant les poings se fermer. " Très bien, tu veux continuer d'être tout seul, alors sois le jusqu'au bout Jackson! Fais bien ton travail oui, ignore ta souffrance ! ". Elle s'en veut d'être aussi dure mais elle se sent mal, blessée dans ses sentiments." Je t'aime, il n'y pas à dire. Je l'aimais aussi, même si on ne l'a connu que pour quelques heures... Si tu venais à mourir, je ne pourrais pas passer mon temps avec ta famille. Il faut qu'on se reconstruise en tant qu'individu avant de se reconstruire en tant que couple " Elle sent ses larmes revenir. Tout ce qu'il lui dit a un goût vrai mais tellement dur. Elle ne veut pas l'accepter, elle s'en veut de le trouver si réel. Elle sent que la colère monte, elle commence à comprendre qu'il veut la laisser, continuer leur pause. Elle le regarde dans les yeux, l'air furieux et blessée : "Tu as raison Jackson, recommençons chacun de notre côté... Je t'aime aussi mais moi au moins je ne fuis pas devant mes responsabilités de femme! Tu parles comme un lâche tu le sais ça?". D'un seul coup, elle se lève, prend sa veste et fila à grandes enjambées en dehors de la cafétéria. Elle croit entendre Jackson la suivre mais elle continue ses pas jusqu'à s'arrêter au milieu du couloir. La douleur est trop forte,elle presse sa main sur sa poitrine et se met à déverser ses larmes. Elle l'aime mais il l'abandonne. Elle hurle mais elle tient encore à lui. A tout jamais.
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Il a rencontré April au travail et après une relation plus sexuelle qu'amoureuse, ils ont fini par arrêter de se fréquenter puisqu'April était en couple avec un autre homme. Le jour du mariage, Jackson se lève et s'enfuit avec April, qu'il épousera quelques heures plus tard.
Six mois après, le couple apprend qu'April est enceinte et que le bébé a une maladie grave (ses os se brisent en bougeant dans l'utérus de sa mère, le faisant souffrir) ; Samuel Norbert Avery décèdera quelques heures après l'accouchement à 24 SA. Démuni, Jackson partira avec son ami Owen Hunt en Afghanistan pour s'occuper de militaires. Il est fraîchement de retour.



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Je sais que j'agis mal, que je me mets encore en avant alors qu'on va tous les deux mal mais je ne suis pas sur qu'ensemble, on soit d'une quelconque aide l'un pour l'autre. Je veux dire, on est triste à mourir tous les deux et à part se tirer vers le fond, on ne ferait rien l'un pour l'autre. Enfin, je suis sur que c'est ce que je lui ferais. Elle serait capable de me remonter le moral, de me donner envie de me battre mais je ne suis pas sure de réussir à faire la même chose. C'est pas être égoïste c'est juste se connaître. Et je ne veux pas la faire souffrir encore plus. SA souffrance est palpable, elle se lit sur son doux visage. Où sont passés les traits si fins de ma femme ? Elle m'attend peut être mais est-ce que c'est réellement la solution ? Je ne pense pas... Je n'ai pas fini mon deuil et je ne m'en cache pas. Bien sur, ces mots lui font encore plus de mal. En même temps, comment pourrait-il en être autrement ? Si les situations avaient été différentes, je voudrais l'étriper. Comme ce qu'elle doit avoir envie de faire avec moi... Et ses mots ne se font pas attendre. Ce qu'elle est dure mon dieu. Ca me brise littéralement le coeur en douze mille morceaux. Je la regarde et ne cile pas. Ignorer ma souffrance ? Non, justement, je la laisse sortir, je tente de l'apprivoiser, de ne pas la laisser éclater comme elle le voudrait parce que là, ça serait la fin des haricots... De temps en temps, il vaut mieux se cloitrer dans sa peine plutôt que de déprimer tout le monde. C'est la première fois que je le vois comme ça. Et ses derniers mots tombent comme un couperet. Recommencer chacun de son côté ? C'est ce que je pense être le mieux, oui. Elle ne veut pas d'un mari qui ne souris plus, qui ne dort pas la nuit, qui broie du noir toute la sainte journée. Oh non, elle n'en veut pas, quoi qu'elle dise. " Ce n'est pas parce que je n'agis pas comme tu le veux que je suis un lâche " Mais ces mots, je le dis plus à sa chaise qu'à elle parce qu'elle a pris la fuite en deux-deux. Je passe une main sur mon visage et soupire fortement. " Et après c'est moi qui fuit " Ronchonnais-je avant d'attraper ma veste, de jeter nos colations et de prendre le chemin qu'elle a pris il y a quelques secondes. Quand je regarde à droite et à gauche pour voir par où elle est passée, certains internes me montrent le chemin. Ils se doutent très bien de qui je cherche. Notre couple n'est jamais passé inaperçu de toute façon...Je vois sa chevelure rousse dans le reflet d'une fenêtre et je l'entends renifler, presque suffoquer. Elle a du mal à reprendre son souffle je pense. Je m'approche d'elle et pose une main sur son dos. " April mon amour... " Je l'aime toujours autant. C'est la femme de ma vie, j'en suis sûre. Je ne sais juste pas si elle nous laissera le temps... " Viens là " Soufflais-je en la prenant dans mes bras, posant mon menton sur sa tête et fermant les yeux. Une famille. Nous sommes une famille... Et on le sera toujours. Elle sera toujours la femme de mon premier enfant. Et peut être d'autres enfants, qui sait. Seul le temps, seule la reconstruction et le pardon nous le dira.


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