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 La violence de la vérité

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Féminin MESSAGES : 205
INSCRIPTION : 12/03/2017
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UNIVERS FÉTICHE : fantastique - city
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Isaak et Austin se sont rencontrés à une réunion des alcooliques anonymes. Ils ont partagés leur expérience, se sont revus par la suite. Isaak se rend compte que la présence d'Austin le calme. Il ignore encore que tout ce que lui a raconté Austin n'est qu'un tissu de mensonge.

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Isaak Arrens
J'ai 29 ans et je vis à Chicago, Etats Unis. Dans la vie, je suis au chômage et je m'en sors pas terrible. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt pas bien.

Isaak est le fils uniques de parents riches mais absents - il a toujours été en manque d'amour parental - A 17 ans, son père découvre son homosexualité et ne le prend pas vraiment bien - A 18 ans, Isaak quitte le domicile familial, sans diplôme, sans argent - Il enchaîne les petits boulots et passe le plus clair de son temps avec ses amis et notamment Jared et Anton, qui sont comme sa famille - Il avait des sentiments pour Anton mais ne lui en a jamais rien dit - Il y a trois ans, il a eu un accident de voiture qui a coûté la vie à ses deux meilleurs amis - Depuis, il s'est réfugié dans l'alcool pour oublier la colère, la culpabilité et la tristesse - Il y a à peine un mois, il a décidé de se reprendre en main - Il se rend depuis aux réunions d'alcooliques anonymes.


Will Higginson ©️ Sweet disaster


« Vous êtes cinglés les mecs ? Avec quoi vous avez payé ça ? »

Isaak hausse les sourcils d’un air mystérieux, et Jared lance un regard amusé. Anton fait tourner l’appareil photo hors de prix entre ses doigts, l’inspectant sous toutes les coutures.

« Non mais sérieux … marmonne-t-il. Vous l’avez volé, c’est ça ? »

Isaak éclate de rire devant la mine suspicieuse de son ami et leurs regards se croisent. Il sent son cœur manquer un battement et son rire s’estompe. Seul reste un léger sourire rêveur. Anton détourne les yeux, cherchant une once de culpabilité chez Jared, et Isaak sent cette amère euphorie si familière l’étreindre de nouveau. Il sait pourtant, que ses sentiments ne sont pas partagés. Ils ne le seront jamais. Anton s’affiche avec une nouvelle femme chaque semaine. Et même s’il avait le moindre espoir, Isaak ne prendrait pas le risque. Leur amitié est trop profonde, trop sincère, trop importante, pour risquer de la ternir.



Ses doigts se crispent sur la dernière photo. Sa mâchoire se serre.

Il y a des dates, si heureuses autrefois, qui ne sont plus que des rappels douloureux de tout ce qu’il tente vainement d’oublier.

Nous sommes le dix juin. Aujourd’hui, Anton fêterait ses trente ans. Malheureusement, son dernier anniversaire fut celui-ci, trois ans auparavant. Isaak aurait dû brûler ces photos. Mais il n’a jamais pu s’y résoudre. A vrai dire, il n’estime pas en avoir le droit. Comment pourrait-il ainsi effacer ses amis, brûler les souvenirs. Il les a assassinés. Il leur doit au moins de se rappeler.

C’est si douloureux.

La souffrance, Isaak l’emporte partout avec lui depuis trois ans maintenant. Comme une putain de plaie à vif, infectée, douloureuse. Mais parfois, il suffit d’une date, d’un souvenir, d’un rêve ou d’une image pour que la souffrance s’amplifie, irradie dans tout son être. Comme si quelqu’un s’amusait à appuyer sur la blessure, encore et encore.

C’est insupportable.

Dans un geste hargneux, Isaak envoie valser la boite qui reposait sur la table. Les photos qu’elle contenait s’envolent, s’éparpillent dans l’appartement. Tant de souvenirs.

Il se lève, tremblant, la dernière photo encore dans la main. On y voit Anton, radieux, l’œil collé à l’objectif de son tout nouvel appareil. Il la fourre dans sa poche, sans trop savoir pourquoi. Mais il ne peut pas la balancer comme les autres.

Toujours sans trop savoir pourquoi, il quitte l’appartement, espérant échapper aux souvenirs qui l’oppressent, à la culpabilité qui a repris sa place dans son cœur, à ce sentiment d’injustice qui le fait suffoquer.

L’air pollué de la rue ne suffit pas à le calmer. Alors il marche, sans trop savoir où il va. Il marche tel un automate, sans voir les rues, sans faire attention aux visages. Les visages d’Anton et de Jared flottent encore devant lui, fantômes du passé qui deviennent presque plus réels que les gens autour. Ses pas le mènent machinalement devant un bar. C’est idiot. C’était leur bar, autrefois. Leur point de rendez-vous. Leur repaire.

Isaak sait que l’idée est mauvaise. Cela fait presque un mois qu’il n’a pas touché à une goutte d’alcool. Entrer dans ce bar, pousser la porte, c’est mettre au placard tous les efforts fournis durant les dernières semaines. Pourtant, il entre. Parce que, aujourd’hui, la douleur est trop forte. Il n’y a que ça, qui pourra anesthésier suffisamment son esprit pour lui permettre d’oublier.

Les bruits, l’odeur, tout est familier. Même les clients. Certains sont des habitués, mais ils se ressemblent tous, de toute façon.

Non. Pas tous.

Son regard tombe sur une silhouette qu’il reconnait. Qu’il connait bien. Austin.

Il s’approche, son regard tombe sur la bière que Austin tient dans sa main, remonte sur son sourire. Ses sourcils se froncent, il tente de comprendre. Austin a l’air de tout, sauf d’un alcoolique qui vient de replonger. En fait, il a l’air d’un jeune homme qui vient passer une soirée tout à fait normale dans un bar…

« Qu’est-ce que tu fais là ? »

Le ton est froid, dépourvu d’émotion. Parce qu’il contient la douleur, qu’il tente de maîtriser la colère. Si seulement Austin pouvait avoir une bonne raison.

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j!han
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Austin Lawkins
J'ai vingt-huit ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis informaticien et hacker à mes heures perdues et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un gay qui ne s'assume pas vraiment et donc célibataire et je le vis plutôt mal.

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Austin est un jeune homme assez drôle, gentil et compatissant. Trop empathique, il a toujours cette tendance à vouloir aider les autres avant de s'aider soi-même. Il a le complexe du héros, il voudrait que tout le monde réussisse à accomplir ses rêves. Il est quelqu'un de stressé qui ne gère pas bien ses émotions. Il a toujours été maigre, déjà petit ses maîtresses faisaient des réflexions à ses parents et cela a empiré en grandissant. Son père voyait en lui une véritable tapette. Il a développé des troubles de l'alimentation qui influent sur son physique. Il ne prend que très difficilement du poids, il ne mange que rarement. Il est gay mais ne l'a jamais vraiment assumé. Il rêvait de devenir pompier mais il n'a jamais eu la carrure pour. Il est alors devenu un génie de l'informatique. Il est capable de démonter, remonter, formater, arranger, réparer, booster, n'importe quel ordinateur.


avatar ©️ NOM CRÉATEUR

« Tu vas toujours aux réunions Austin ? » Le jeune homme se raidit légèrement sur son siège, le nez plongé dans sa bouteille de bière. Il réfléchit quelques instants à la question de son ami avant de hocher légèrement la tête. « Bien sûr, j’en ai fait trois en deux semaines. » S’il continuait comme ça, il allait passer maître dans l’art de mentir à toutes les personnes qui l’entourent. Il détestait ça habituellement mais il ne pouvait pas dire la vérité. Eliott était son meilleur ami, celui qui le connaissait le mieux sur terre et il s’inquiétait vraiment pour lui, Austin en avait parfaitement conscience. C’est lui qui avait poussé le jeune homme aux troubles alimentaires à aller à cette réunion ce samedi soir. Et il y était tellement allé à reculons qu’il s’était carrément trompé de salle. Il se souvenait encore du malaise qui l’avait saisi quand quelqu’un avait pris la parole pour dire qu’il était abstinent depuis sept mois. Il avait eu la bêtise de croire dans un premier temps que l’homme d’âge mûr se congratulait d’avoir arrêté les crises qui pouvaient le prendre de temps en temps mais sa carrure parfaitement normale lui avait mis la puce à l’oreille. Et c’était à ce moment-là qu’il avait croisé le regard d’Isaak et qu’il avait écouté son histoire, figé sur son siège. Et quand son tour était venu, la panique l’avait pris à la gorge et il avait raconté la première chose qui lui passait par la tête. Il n’avait pas eu l’intention de revenir, d’entretenir son mensonge mais il s’y était empêtré sans même s’en rendre compte et combien il regrettait sa faiblesse à présent. Surtout que cela l’amenait également à mentir à son meilleur ami en lui affirmant que les réunions lui faisaient le plus grand bien et qu’il y avait assisté avec sérieux. Mentir, ce n’était définitivement pas son truc, surtout que son cœur se serra en voyant le sourire de son meilleur ami sur son visage en entendant combien Austin était régulier dans ses engagements. Il secoua légèrement la tête pour l’interroger à son tour et détourner l’attention sur ses propres problèmes, comme il avait l’habitude de le faire depuis des années. Depuis que s’occuper de lui-même n’était plus sa principale préoccupation. Il écouta son ami lui raconter ses peines de cœur, le sourire aux lèvres. Il passait une très bonne soirée, comme souvent avec Eliott et l’atmosphère du bar le réchauffait. Il aimait se retrouver ici pour décompresser d’une semaine de boulot et surtout en présence de son meilleur ami. Il arrivait toujours à oublier les difficultés qu’il rencontrait dans la vie. Ils étaient encore en train de se marrer une heure plus tard quand Eliott se redressa au passage d’une jolie demoiselle qu’il n’hésita pas à mater jusqu’à ce qu’elle disparaisse au bar. Il fit un clin d’œil qu’Austin comprit immédiatement et il hocha la tête en souriant de toutes ses dents. Son ami était incorrigible avec la gente féminine. Il l’observa s’éloigner avant de finalement reporter son attention sur sa bière quand il rencontra deux yeux qu’il commençait à connaître. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Le ton lui refroidit aussitôt l’échine et sous sourire disparut instantanément de son visage. Il tenta maladroitement de poser la bière comme s’il ne venait pas d’en boire une gorgée et ses mains tremblèrent, comme à chaque fois qu’il cédait à la panique. « Isaak ? Et toi qu’est-ce que tu fais là ? » Il eut soudain peur que sa nouvelle connaissance ait replongé, qu’il ait craqué et qu’il soit venu ici pour éponger sa douleur. Il avait écouté son histoire, il savait ce qui rongeait le jeune homme et il aurait tant voulu l’aider. Mais il avait l’impression qu’il n’en n’aurait plus l’occasion parce que l’attitude d’Isaak lui indiquait clairement qu’il ne le prenait pas pour un alcoolique en pleine rechute, surtout pas après un an de sobriété. Il aurait dû avoir l’air moins joyeux quelques instants plus tôt mais il n’avait jamais été un très bon comédien. Austin déglutit, parfaitement conscient que lui retourner la question n’était pas sa meilleure idée mais il s’inquiéta immédiatement de l’état du garçon. « Tu n’as pas… ? » Il y avait du monde, pas vraiment l’endroit idéal pour une conversation qui s’annonçait particulièrement houleuse. L’anonymat aux réunions était toujours préservé, il n’allait pas parler des problèmes d’Isaak en plein milieu d’un bar bondé d’alcooliques ou de jeunes simplement venus passer une bonne soirée. Austin se redressa, la peur au ventre qu’Isaak lui tourne le dos et s’enfuit en courant avant d’avoir entendu ses explications. « Je sais de quoi ça a l’air mais je peux t’expliquer, vraiment. Viens, on sort, il faut qu’on parle. Et il faut pas que tu restes ici. » Bon, ils se connaissaient depuis seulement deux semaines mais Austin sentait qu’une connexion s’était établie entre eux. Il avait besoin de s’expliquer, il espérait juste qu’Isaak allait le suivre, qu’ils allaient pouvoir parler tranquillement. L’idée de se retrouver seul avec lui ne le gênait pas, bien au contraire.




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