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 Session thérapie de Jack Napier (Harleen Quinzel/Joker)

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Cheers
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Tortue


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

Asile d'Arkham, 2015.

La jeune médecin en psychiatrie Harleen Quinzel est assigné à la réhabilitation des patients à l'Asile d'Arkham, où les criminels les plus perturbants de Gotham sont internés. Elle tient ici sa première session thérapie avec son patient le plus énigmatique et le plus incurable, qu'elle est déterminé à guérir : le plus tristement célèbre gangster de Gotham, le Joker.

Contexte provenant de cette recherche
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Cheers
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Harleen
Quinzel

J'ai 27 ans et je vis à Gotham, USA. Dans la vie, je suis médecin psychiatre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.




I need a gangster,
to love me better




feat. Margot Robbie ©️ Freesia


« 13 Novembre 2015. Première session.
Le patient est Monsieur J. d’âge et d’origine inconnu.
Le patient démontre différents types de comportement violents, avec tendance sadique, et s’est montré incohérent lors de la plupart de ses interrogatoires avec les forces de l'ordre.
Aucun entretien n’a pu déboucher sur des informations concernant son passé ou son identité.
Aucune évaluation psychologique n’a conclu jusqu’ici à un diagnostic.»


Je marquai une pause et coupai l’enregistrement de ma propre voix, pensive et déterminée. Et peut-être, plus que de raison, excitée à l’idée de me retrouver face au célèbre Joker. Il ne pouvait pas être si énigmatique, et je serais celle qui percerait le mystère.
La pièce était immense, éclairée par de faibles néons à la lumière froide, et chaque bruit y résonnait tant elle était dépouillée. Une simple table rectangulaire trônait en son centre, où je m’étais installée sur une chaise rudimentaire, un second siège identique en face de moi prêt à recevoir Monsieur J.
Il s’agissait là d’une mise en scène spécifique au Joker, je pouvais d’ordinaire recevoir mes autres patients dans mon bureau. Tous ses artifices n’étaient pas vraiment nécessaire à mon sens, mais le service de sécurité avait été inflexible lorsqu’on m’avait assigné au traitement du plus redouté criminel de Gotham.

La porte en face de moi s’ouvrit à une bonne dizaine de mètres à l’autre bout de la pièce, et le patient fit son entrée, prisonnier d’une camisole de force, son visage maquillé et tatoué, et un des gardes sans intérêt de l’asile le conduisit jusqu’à la chaise qui l’attendait. Le patient assis de force pour me faire face, les yeux rivés sur moi et ignorant le gorille qui l’accompagnait, arborait le plus large et le plus inhumain des sourires traversant son visage avec une complète hilarité.

Il n’avait vraiment rien d’effrayant, pensai-je en l’examinant avec curiosité, mes propres lèvres esquissant un sourire en coin. N'était-il pas même mignon ?  
Je croisai mes jambes sous la table et m’éclaircit la gorge prête à entamer l’entretien de diagnostic, quand je remarquai la présence du garde qui avait pris position contre le mur à ma gauche. Je le fusillai du regard derrière mes lunettes une seconde, avant d’adoucir mon expression :

- «Sortez» ordonnai-je simplement d’une voie mélodieuse et impertinente.

Je n’obtiendrai jamais de résultats si mes sessions n’étaient pas à 100% confidentielles, et j’avais besoin de booster la confiance de mon patient dès les premiers instants.
Et puis, ça m’agaçai terriblement d’être surveillée, épiée.
Hésitant un instant, son air bovin confus et ses yeux inintelligents complètement vides, l'employé d'Arkham eut l'air de vouloir balbutier quelque chose. Levant les sourcils, mon regard insistant et malicieux, un air moqueur sur le visage, je fis des petits signes avec mes mains vers la porte. Allez, du vent.

Le néandertal se dirigea finalement d'un pas lourd vers la sortie, jetant un regard menaçant en direction du Joker avant de prendre congés.

Puis je portai à nouveau mon attention sur le patient :

- «Bonjour, je suis le Dr Quinzel» me présentai-je avec un ton sérieux qui ressemblait plus à celui d'une petite fille imitant une adulte.
- «Je suis le médecin en charge de votre réhabilitation. Pour les besoins de nos séances, j'aimerais vous appeler Monsieur J., à moins que vous ne souhaitiez me communiquer un autre nom ? » tentai-je, mon assurance flanchant légèrement sur le dernier mot, tandis que son regard erratique croisait le mien.

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ELLADORA TONKS
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Jack
Napier

J'ai 100 ans et je vis à Arkham City, USA. Dans la vie, je suis un corps humain et je m'en sors parfaitement. Sinon, grâce à ma finesse, je suis avec moi-même et je le vis plutôt vivement.

♫♫♫


jared leto ©️ blondie

Mmh. J’étais en train de respirer l’air qui émanait de la meurtrière. Mmh. Mes yeux se fermait en souriant subtilement, et le frais dans mes narines réveillaient mes sens. Le bout de mes doigts picotaient, des milliers d’aiguilles sous la peau de mes ongles, qu’on soulevait à mesure que le froid s’engouffrait. Ce glacier externe était si virulent, que la peau de mes lèvres se craquelaient. Mmh. C’était paralysant, et en même temps, chacun de mes membres se déplaçaient à mes ordres. Je posais mes dents sur le froid de la pierre, et elles se glaçaient à travers la ferraille qui les entravaient. Mmh. Les yeux toujours clos, je murmurais un air dans ma tête et un son léger, presque cristallin sortit de ma bouche. « hey doctor, i have to tell you something... » mais un tintamarre contre la porte blindée m’empêchait de poursuivre. Ah ! L’heure, l’heure, l’heure. Une nouvelle thérapie. Que ça va être amusant !

On m’affubla d’une camisole en tissu meurtri par le temps, tâché de bave et de suie. C’était la même camisole que je portais le jour où le Batman m’a guidé vers la sortie. La chauve-souris. Ah. Que partie remise, chevalier, que partie remise…

Une odeur immaculée enfumée la pièce. Elle manquait de lumière, et si j’étais un architecte, j’aurais pu en faire un palais. Mais la gargouille à mes côtés ne voulait même pas me laisser apprécier le décor. Elle me tenait pas le bras, une poigne d’enfer. COUIC. Je lui couperais quand j’aurais récupéré une lame de scie. Il fallait que je lui arrache ses veines avec les dents, et peut-être qu’en détournant le regard, j’aurais le temps de…

Mais il m’assit en face d’une poupée de cire, à la peau laiteuse et aux cheveux doux. Je n’en savais rien, je l’imaginais. Elle était douce. Mais son regard. D’une idiotie naïve et crédule. Ce qui me fit sourire, les dents apparentes. Oh, j’allais m’amuser. Elle voulait se retrouver seule avec Mister J. Au moins, elle était courageuse. Et en plus, elle eut le culot d’envoyer balader la gargouille. Ah, ah, ah. AH, AH, AH. Un rire cassant dans ma tête, ou peut-être dans la réalité ? Il ne s’entendait plus. Elle parlait, parlait, parlait. N’allait-elle jamais cessé de brailler ?

« Bonjour. » Et ma voix emplit la pièce, elle résonnait contre les murs en écho aux vibrations de mes cordes vocales. C’était mélodieux. J’avais une voix grave et mélodieuse. C’était un talent non ?

« Mister J. » Je laissais légèrement ma tête tomber sur le côté en glissant ma langue entre mes pépites d’or qui me servaient de dents. « Comment allez-vous Dr. Quinzel ? Vous avez un prénom Dr. Quinzel ? » J’étais calme, apaisé. Ce n’était pas la première psychiatre à croiser mon chemin, ce ne serait sûrement pas la dernière.


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Cheers
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Harleen
Quinzel

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Mister J.

Quand il parlait, sa voix dominait la pièce d’une manière irréelle. Ses mots résonnant, vibrant contre chaque paroi, s'éloignant puis revenant vers nous au milieu de la pièce. Magique.

Comme face à un miroir, j’imitai sa position quand il pencha la tête, prise de court par son charisme. Son sourire contagieux, hypnotisant. J’observai déjà tellement plus que ce que son dossier m’en avait dit sur lui. Incohérent ? Il n’avait rien d’incohérent. Incompris, très surement.
Je contrôlai un sourire : Mister J., ce serait.

D’ordinaire, j’étais celle qui posait les questions, mais comment l’ignorer quand il était si charmant. Ah, charmant. Je passai délicatement une mèche de cheveux derrière mon oreille, répondant sans la moindre trace de méfiance :
- «Oh, c’est Harleen, Harleen Quinzel» précisai-je d’une voix cristalline, lui jetant un regard sous mes cils, comme si je m’excusai de mon imprécision et de mon manque de correction. Mon prénom, si c’était ce qu’il voulait, je lui donnais sans hésitation, n’importe quoi pourvu qu’il m’en révèle plus sur ce qu'il se passait dans les méandres de son esprit. Fascinant.

Sous-estimée en permanence, j’étais intimement persuadée que je pouvais le guérir, faire des progrès avec lui. Il n’était pas agressif du tout avec moi, et j'étais intérieurement flattée. Personne ne prenait  la peine de traiter les patients à Arkham correctement, et le Joker ne faisait pas exception. Pourtant il me paraissait évident qu’une prise en charge psychiatrique réelle et approfondie était la seule solution.
Je décidai de commencer par des questions simples, gagnant du terrain petit à petit, vers les tréfonds de sa psyché, pour ne pas perdre son attention que Mister J. semblait prêt à m’accorder. Evidemment, j’ignorais combien de temps j’arriverais à la conserver, et je ressentais une pointe de désespoir incontrôlable à l’idée qu’elle puisse s’envoler.

- «Comment vous sentez-vous à Arkham ?» demandai-je avec une pointe de compassion involontaire, surprenante, et inappropriée. Il fallait que je lui montre que j’étais là pour l’écouter, le comprendre. Qu’il me fasse confiance pour qu’il m’ouvre l’accès. Je réussirai là où tous avait échoué.

Je remis légèrement en place la monture de mes lunettes, l’invitant du regard à partager avec moi tout ce qu’il avait à dire. J’étais prête à l’écouter et à l’aider.

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ELLADORA TONKS
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Jack
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Harleen, Harleen, Harleen. C’était un prénom aux mœurs idéalistes, aussi rouge que le sang qui coulerait sur sa peau une fois que je l’aurais déshabillé de sa chair. Elle était bien trop pure pour être en face de moi. Elle respirait la jovialité, le bonheur et la compassion. Brrr. Rien que d’y penser, ça me fait froid dans le dos. Trop de positivité pour une seule personne, c’est écœurant. Je retroussais légèrement le nez rapidement en inspirant légèrement. Elle puait le karma positif, trop, trop, trop. Et elle me suivait dans mes gestes, quelle idiote ! N’avait-elle pas d’amour propre ? Ou suis-je bien trop attirant pour qu’elle tremble d’excitation comme ça ? Elle empestait les phéromones, vous savez, ces petites hormones de la sexualité ? Mon dieu, que ça faisait longtemps que je n’avais pas pris les plaisirs de la chair.

J’en avais vu passer des psychiatres, bien plus belle que cette plante en face de moi, mais je n’avais jamais rencontré quelqu’un aussi fasciné par moi. Etait-ce mon sourire d’acier qui la faisait craquer ? Ou ma peau luisante ? Je pensais la tête légèrement en avant, et dans un sourire léger mais d’une perversion et d’une narcissisme non feint, mes yeux ne lâchaient pas les siens. Elle n’avait pas le droit de perdre le contact, c’était ma porte de sortie. Harleen Quinzel serait ma porte de sortie.

Les banalités… Argh. C’était d’un ennui ! Je me redressais pour mieux m’étaler sur ma chaise, et je fuyais volontairement son regard, pour qu’elle se sente déconnecter. « Oh, Harleen. C’est bien trop futile pour vous. Posez moi les vrais questions, celles qui vous démangent et qui vous rongent l’âme. » Je revins vers elle en plongeant sur la table et en donnant un coup sur celle-ci, le sourire aux lèvres. Elle semblait pendu à mes lèvres.

« Dites-moi, Harleen… et j’allongeais volontairement son prénom, comme s'il portait aux lèvres le goût d’un arlequin, Harleen… pourquoi êtes-vous devenue psychiatre ? » La faire parler d’elle, s’intéresser à elle, aimer l’entendre brailler sur sa vie. Même pour moi, cette drague de bas étage me donnait envie de vomir tant elle était ridicule. Me rabaisser à ça, erk. Humiliant. Mais n’oublions pas : Harleen Quinzel serait ma porte de sortie.

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Cheers
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Laisse moi entrer.


Je retenais un délicat frisson quand il fondit vers moi, secouant légèrement la table où nous étions installés, mais je ne ressentais pas une trace de peur. Je laissai échapper le sursaut d'un rire presque inaudible. J'étais tiraillée entre fascination et excitation contenues.

Puis, soudain, je le perdis, face à ma première question. Il s'arracha à mon regard et, à ce moment là, une angoisse incontrôlable s'installait dans ma poitrine à l'idée de perdre la connexion que je pensais en bonne voie. Est-ce qu'il ne voulait pas répondre à ma question en raison de sa banalité apparente ? Ou était-il incapable de parler de ses émotions au regard de son emprisonnement ? Etait-ce un stratagème habile de sa part pour éviter mon inquisition ? J'avais choisi cette thématique facile pour me faire une idée de sa capacité émotionnelle au regard de sa propre personne. Souffrait-il de la solitude, de l'isolement ?
Il me tentait avec la folle façon dont il prononçait mon nom comme s'il chantait une comptine, et quand il m'offrait, peut-être dans le simple but de faire diversion, une apparente porte vers des sujets plus profonds, et ceux qui faisaient frémir ma curiosité. Ne me fuis pas.

- «Très bien. Dans ce cas, seriez-vous prêt à me parler de votre passé, peut-être ?» Je n’obtiendrai jamais quelque chose sur un sujet aussi lourd que l’enfance à ce stade. Je n’étais même pas encore en mesure de distinguer si il souffrait d’une personnalité dissociative, et il n’était pas prêt pour ça, je risquais de le braquer encore davantage en m'aventurant si loin. Et j’avais besoin qu’il me donne quelque chose, n'importe quoi.
- «Par exemple, vos crimes qui vous ont poussés ici ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous motive ?» C’était une des questions les plus pressantes pour moi. Commencer à effleurer le raisonnement de son personnage. Etait-il capable de différencier le bien du mal ? De quel côté pensait-il être ? Les "camps" existaient-ils seulement à ses yeux ? Justifiait-il ses actes ou n'en ressentait-il même pas le besoin ? Il me paraissait peu probable que le clown de Gotham soit animé par un trivial appât du gain. Anarchiste ? Simple sociopathe ? Au stade où j’en étais c’était encore impossible à déterminer, je devais lui délier la langue.

J’ignorais si il essayait à nouveau de manipuler mon attention ou si la question personnelle qu’il m’adressait ensuite, était le prix que le Joker exigeait en échange de ses propres réponses. Un petit sourire mutin dansa au bord de mes lèvres quand il prononça à nouveau mon prénom d'une manière musicale. Je débattais un instant ma réponse dans une moue malicieuse, décidant du degré d’honnêteté que je devrais apporter y apporter :

- «Les gens sont des menteurs, Mister J,» les mots aux sonorités puériles glissèrent tranquillement accompagnés d'un haussement d'épaules «Ils trichent, ils font croire qu’il sont beaux et à l’intérieur sont laids...Et il y a ceux qui laissent penser qu’ils sont moches pour mieux cacher leur beauté» Je marquai une pause dans ma lucidité innocente, pour soutenir son regard avec insistance.
Tu ne m'effraies pas.

- «J’imagine que j’aime exposer les tricheurs» expliquai-je avec une apparente immaturité quand au choix de ma vocation.


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ELLADORA TONKS
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Son rire cristallin envahissait la pièce blanche mais il était arraché par mon aura. J’étais bien trop éveillé pour qu’elle puisse m’échapper. Elle n’arriverait pas à creuser, car comme un fromage, j’étais plein de trou, sans fond, vide. Je n’avais pas rempli les compartiments qui me servaient de cerveau. Dans chaque tiroir que j’ouvrais pour y chercher une information, des criquets, des scorpions, des serpents, des clowns, de la noirceur, des araignées, n’importe quoi en sortait pour ne pas me dire ce que je voulais savoir. Je m’épuisais à chaque fois. Mais dans mes pensées, j’oubliais d’écouter les mots d’Harleen Quinzel, qui me revinrent à la figure plutôt rapidement. Mes oreilles inattentives se tendaient pour attraper les mots qu’elle balançait à la volée. Elle était bien trop intéressée mais si peu intéressante pour que je… oh, il pleuvait. La pluie me manque, l’acidité me manque. Si seulement je pouvais sortir un peu de mon enclos, je pourrais respirer à nouveau l’air frais de… ces questions étaient bien trop complexe, même pour moi. Au fond, je voulais y répondre. C’était risible de la voir accrocher à mes mots tels une chienne à qui l’on donnerait son os. Bon. Au travail.

« C’est si personnel Harleen… » Je souriais doucement en allongeant la fin de son prénom. Je voulais qu’elle le goûte de ses lobes, qu’elle prenne l’essence de ma vie. Ca la rendait excitée. Peut-être –j’ai bien dis peut-être- excitante. « C’est à cause de ma mère. » Une petite info jamais dite. Ca permettrait de faire jaser. Oh la la, le clown a parlé de sa mère. Ils seraient heureux de savoir la suite de l’histoire, si tant est qu’il y en ait une. « Ma mère avait faim tout le temps, elle mangeait constamment. Elle aimait tellement la viande qu’elle la mangeait cru. » Dégueulasse. Immonde. Ecœurant. Pouah ! On fait comme on peut pour amuser son auditoire. « Jusqu’au jour où elle a franchi le pas. Et a tenté de me couper la langue pour me déguster. » Etait-ce la vérité ? Je crois. Je n’en sais rien. J’ai oublié. Je ne vais pas continuer à m’étaler autant. Ce serait bien trop facile. Il faut en garder pour plus tard. « Et c’est là que le grand méchant loup m’a rendu visite pour me donner mes chocolats de Pâques. » et je basculais ma tête en arrière pour rire… rire… rire… si bon de rire… si longtemps que je n’avais pas ri… la tête de la psychiatre était risible. Rire… rire… Je ne pouvais essayer les larmes qui me coulaient le long des joues, me brûlant la rétine d’avoir fixé Harleen trop longtemps.

Elle continuait. Elle continuait à brailler quand je me fus calmé. Elle parlait des tricheurs, elle parlait des menteurs, elle parlait de chose qu’elle ne connaissait pas. Idiote. Tu ne sais pas ce qu’est un menteur. Je lui donnais matière et changea ma posture instantanément. Je me redressais, reculant, pour l’éloigner. Mon visage feint la colère, et le mépris. Je n’en éprouvais pas forcément, mais elle avait besoin d’une punition. Je lui reprenais ce que je lui avais donné. « Oh, c’est bien trop facile. C’est la facilité dramatique et tordue que vous me donnez quand vous me regardez, mais vous êtes bien plus naïve que ça, docteur Quinzel. » Je la regardais avec dédain, la toisait. Je voulais la rendre petite. Je voulais qu’elle soit dépendante. « Si vous êtes capable de déchiffrer les menteurs, vous serez capable de me déchiffrer alors ? Vous êtes sûr ? » Je passais ma langue sur mes pépites d’or, et tourna la tête vers le hublot barricadé qui se trouvait tout là-haut, là-haut, là-haut dans la pièce. Impossible à atteindre. « Harleen, vous êtes sûre de vouloir m’analyser ? Vous êtes sûr de vouloir savoir ce qu’il se passe au fond de mon crâne ? Allez-vous aimer ce que vous y trouverez ? »
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Je ne te ferai pas de mal.

Lèvres légèrement entrouvertes, le souffle fébrile.
J’étais accrochée à la moindre de ses syllabes, tellement surprise et émerveillée de le voir s’ouvrir sur des éléments personnels que je n’aurais jamais cru pouvoir lui extirper. Un patient mentionnant sa propre mère à ce stade d’une thérapie était presque inédit, ce qui me laissait penser que celle-ci n’avait sans doute rien à voir avec ce qui perturbait son esprit. En revanche, ces paroles me confortaient vers la piste d’un diagnostic qui commençait à émerger à mesure que je l'observais. Mais son histoire m’envoutait. Elle pouvait signifier tant de choses. Comme une devinette métaphorique qu’il m’offrait sur un plateau.

Joue avec moi.

- «C’est personnel oui» je retenais un rire embarrassé, contaminée par le sien, tonitruant, mais lui souriant cette fois de manière large, sincère et incroyablement naïve. Il me racontait des faits, il n'exprimait toujours aucune émotion. Mais il ne risquait pas de me répondre à un simple "qu'est-ce que vous ressentait ?". Après tout, le Joker avait déjà éludé ce type de question, il fallait que j'entre dans la partie et que je joue selon ses règles.

- «Mais vous ne m’avez pas tout dit, n’est-ce pas ?» poursuivis-je avec une forme de langueur dans la voix. «Si, par exemple, je vous demande quelle est votre ressenti par rapport à la chauve-souris ?» interrogeai-je faisant référence au chevalier noir de Gotham. J’étais loin d’être une grande admiratrice de l'orgueilleux Batman et de son complexe de supériorité, mais j’espérais obtenir une réaction nouvelle chez Mister J. en déclenchant un stimuli négatif, le justicier étant à l’origine de son incarcération à Arkham.  

Il riait encore dans cette fracassante hystérie qui résonnait chez moi comme un scintillement. Le rire dans ma tête plus qu'un trouble, éclatant en des milliers de morceaux d’écho, devenant aigu, perché, pour ressembler à s’y méprendre aux relents de ma propre voix.

Je battais des paupières rapidement, maitrisant à peine l’envie de me pencher davantage vers lui, envoutée par son récit incohérent et l'intensité de ses yeux luisants, qui ressemblaient au terrier du lapin blanc.
Il me défiait avec son questionnement, sous-estimant sans doute ce que je pouvais encaisser, remettant en question ma capacité à le traiter, à l'aider, à le guérir. Je retenais une expression renfrognée, vexée et peinée. Je lui montrerai.

- «Justement, Mister J.» entamai-je d’un air oscillant finalement entre compassion et malice, en réponse à tous ses avertissements. Mon index glissa jusqu'à ma lèvre inférieure, la tapotant d'un geste absent, le regard détourné une seconde vers le plafond - l'image parfaite d'un personnage de dessin animé.
- «Je ne pense pas que vous soyez un menteur.» Il était aussi honnête qu’un enfant jouant à être un pirate. Un mensonge est construit, cohérent, fade et linéaire. Crédible. Le personnage en face de moi n’était rien de tout ça. Il était même d’une franchise glaçante, tranchante, lancée à vif dans ce monde de prétexte. Peu importe ce qu’il se passait dans sa tête, c’était pur, inaltéré, et délivré avec toute la violence et l’ironie de la réalité.


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♫♫♫


jared leto ©️ blondie

Harleen Quinzel se mit à rire en écho à mon éclat. Elle était en communion totale avec moi, mais si son patron la voyait faire, il la virerait sur le champ. Bien entendu que nos séances étaient filmés, mais était-elle trop abrutie pour jouer comme ça ? Ou mettrait-elle ses actions sur le compte d’une forme nouvelle de thérapie ?  Sincèrement ? Je n’en ai rien à faire. Si peu intéressant, mais pourquoi semblais-je être intéressée ? Trop de question, trop épuisant. Je me sentais confiné, c’était douloureux. Mais dans ma tête, pas dans mon corps. Ça me lançait, ça m’épuisait.

Elle ajouta que je ne lui avais pas tout donné. Que croyait-elle ? Que j’allais lui donner chaque cellule de mon corps pour me décortiquer la noix qui me cervait de serveau ? Vous voyez le jeu de mot ? Oui, vous le voyez. Vous riez ? Parce que moi, oui. Je ris. Je tordis ma bouche en un sourire niais, puis j’entendis des acidités sortir de la bouche de la psychiatre. Je relevais la tête vers elle, mais mes yeux n’exprimaient plus que dédain, mépris, arrogance et impertinence. Me parler du Batman ? N’était-elle pas si sotte ? Une honte. UNE HONTE. Espèce de petite conne. Je me redressais, en serrant la mâchoire et les dents. Un sifflement sortit de mes lèvres ouvertes, gercées par le froid de mes appartements que personne ne souhaitait rendre un peu plus cosy. Il fallait qu’elle comprenne, cette petite Harleen, que ce n’était pas elle qui décidait -déciderait. Je me sentais souillée. On ne parlait que de moi, et elle me parlait du chevalier noir, cet être abject qui m’avait envoyé à Arkham. CONNARD. Non, non, non… Ces sentiments sont bien trop futiles pour moi. La colère, la tristesse, la joie, le dégoût, la peur. Ces émotions primitives, elles n’étaient pas (f)utiles. Elles ne vivaient que dans les gens simples, les gens oubliant leur condition de petit pion. Pion. Pion, pion, pion… Il fallait voir l’excitation de la petite psychiatre, espérant une réponse complète. Elle était drôle. Mais pas dans le bon sens. « C’est terminé. Ramenez-moi chez moi. » Mais personne ne s’approcha de moi pour me lever. Personne ne bougea, personne. « ESPECE DE PETITE IDIOTE. VOUS ALLEZ PERDRE. RAMENEZ-MOOOOOI. » Et je hurlais en regardant le plafond. Mon corps atteignit le sol dans un fracas qui fit trembler les chaises en ferrailles. Le gorille éclata la porte contre le mur et se mit à me tirer par les pieds. Et je ris à nouveau. Oh, que c’était drôle. Si drôle. Ça faisait si longtemps que je ne m’étais pas autant amusé. Ah, ah, ah. AH, AH, AH.

Je me décrochais complètement du regard de cette psychiatre. Plus de lien, plus rien. Jusqu’à la prochaine session.
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Session thérapie de Jack Napier (Harleen Quinzel/Joker)
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