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 Wide Awake

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nightblood
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Luigi

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Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




feat. Kristen Stewart ©️ shiya
Je n'étais sûre de rien. Absolument rien. Les circonstances qui m'ont permis de le toucher hier soir, celles qui nous ont permis, à tous les deux, de dormir d'un sommeil sans rêves... Et si tout ça n'était qu'un coup de chance ? Une seule occasion de dormir tous les deux, une occasion pour moi d'effleurer sa peau, et ses mèches cuivrées, d'apaiser ses cauchemars, et de lui offrir, de nous offrir une nuit paisible ? Et si tout ça n'avait été qu'éphémère, alors que j'en aurais à peine profité ? J'avais besoin de savoir. Et aussi effrayant cela puisse être, mais aussi étrange, il n'y a qu'en Omen que j'ai suffisamment confiance pour le laisser faire sans m'effondrer avant même le moindre contact. Et je m'en voulais de lui demander ça comme ça, car s'il y a bien une personne à laquelle je ne voulais absolument pas faire une crise, c'était lui. Je refusais catégoriquement qu'Omen me voie paniquer, et je comptais sur ma détermination à ne pas afficher cette faiblesse devant lui pour tenir le coup si jamais les évènements d'hier soir... n'avaient été finalement qu'un one night shot. Un coup de chance. Un miracle ou je ne sais quoi qui ne se réitérerait pas.

Et je ne pouvais pas le blâmer pour son hésitation. J'aurais moi-même probablement pris mes jambes à mon cou face à une telle demande, même traumatisme mis de côté. Savoir qu'on peut déclencher une crise digne des plus grandes crises de panique à une autre personne, c'est loin d'être flatteur, et pourtant, je continuais de le fixer. Déterminée. Avec autant d'assurance que je pouvais en faire preuve, c'est à dire... pas grand chose, mais déjà assez.

Quand il tendit la main en direction de moi, et plus précisément d'une des mèches qui s'échappaient de ma capuche, je me figeai instantanément. Paralysée, incapable de respirer correctement. Mais je ne baissais pas les yeux sur sa main tendue, essayant de ne pas le quitter du regard. Lui, son visage, ses traits tirés par l'appréhension et la concentration, comme s'il se préparait à l'exercice le plus intense de sa vie. Vas y. Vas y qu'on en finisse, et que je sache si je vais devoir rester à l'autre bout de ce banc pour éviter de te toucher à nouveau. Mais sa main retombe. Je reste pantoise, me demandant si tout à coup il a changé d'avis, quand je le vois quitter le belvédère. Et quand je me tourne dans sa direction, c'est pour voir sa main tendue vers moi. Omen n'était pas sûr de lui. Mais malgré sa paume tendue, hésitante, je sentais chez lui une détermination à aller jusqu'au bout de notre démarche. Ensemble. Une moitié venait de lui, l'autre de moi. Et après une seconde à fixer sa paume en silence, je hochai la tête doucement, lèvres pincées. Alors à mon tour, je m'avançais vers la sortie du belvédère, pour tendre une main hésitante vers la sienne. Tremblante. Et je frottais mes doigts entre eux, avant d'inspirer, et apposer le bout de mes doigts contre sa paume. Juste un mouvement bref, ridicule pour la plupart des autres. Pour les gens normaux. Mais pas pour moi.

Et elle était à nouveau là. Cette électricité, ce frisson agréable. Toujours aucun flash. Pas de mental breakdown. Pas d'attaque. Alors, je posais à nouveau mes doigts sur sa paume, cette fois sans les en retirer. Le regard rivé sur nos mains, j'observais mes doigts tremblants qui s'étalaient sur le reste de sa paume, sur ses phalanges, venant trouver l'espace entre ses doigts. Et dans un long soupir soulagé, un soupir de contentement, et une lueur d'excitation dans le regard, je refermais mes doigts autour des siens. Toujours rien. Rien d'autre que ce sourire que je faisais malgré moi en levant les yeux vers Omen, incapable de dissimuler ma joie et mon soulagement. Puis je fis un nouveau pas dans sa direction. Réduisant l'espace entre nous deux - tout en restant raisonnable - nos paumes toujours entrelacées entre nous deux. L'air de dire où tu iras, j'irais. Je ne voulais plus lâcher sa main, maintenant que je la tenais.




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Cheers
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Omen
Bentley

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




feat. Robert Pattinson ©️summers


La cinglée et le délinquant juvénile.

Je n'avais même pas réellement laissé le temps à sa main de prendre ses aises sur la mienne, que déjà je refermai mes doigts autour des siens, instinctivement, sans même être sur qu’il n’y avait plus de danger d'une éventuelle crise. Le contact était étonnamment facile, naturel comme une respiration.  Ma main avait agit de son propre chef dans une forme de magnétisme étrange. Réalisant mon geste, je vérifiai à nouveau l’état d’Ava, et je tombais nez à nez  avec la plus parfaite expression jamais vue jusqu'alors sur son visage de porcelaine toujours légèrement cerné. Putain de sourire franc et entier, ses yeux illuminés d’un mélange de soulagement et d'une vraie fierté. Je ne pus retenir un petit sourire en coin moi-même face à cette réaction si opposée à toutes mes pires craintes.

Pour une raison inconnue, Ava pouvait me touchait sans s’effondrer, et à cet instant précis, j’en étais foutrement reconnaissant parce qu’elle était sans doute la clef d’une nouvelle façon de vivre. Sans flammes, sans demons. Mon Ava. Mon répit, ma douceur.
Motivé par cette nouvelle victoire, j’entrainai alors Ava vers le manoir, en m’assurant de son expression toujours déterminée à reproduire les conditions qui nous avait valu de dormir ensemble la veille. Honnêtement, le sommeil pesait déjà très lourd sur mes paupières malgré les merveilleuses heures obtenues la nuit dernière, et je n’avais aucune envie de résister au sommeil si celui-ci ressemblait ne serait-ce qu’un peu à celui d’hier.

Ava m’accompagna jusqu'à la façade du manoir, et je fus soudain interrompu dans  mon élan en me retrouvant face à la gouttière, percutant tout à coup une nouvelle lacune dans le récit de la nuit dernière. Et dans un énième froncement de sourcils, j'étudiai à nouveau Ava d’un air incrédule et inquisiteur, distribuant mon regard vers balcon puis vers la petite silhouette frêle qui se tenait à côté de moi.

- «Comment tu t’es démerdée pour arriver là haut, toi ?» demandai-je dans une forme de taquinerie, sourire en coin accroché aux lèvres, mais réellement curieux de savoir comment elle avait atteint ce balcon avec son petit corps délicat. Surtout qu’on ne pouvait pas vraiment envisager de passer par la porte d’entrée, et traverser le manoir pour gagner ma chambre. Beaucoup, beaucoup trop risqué. Personne ne croirait en mes véritables intentions et même le Docteur B. ne pourrait pas me tirer de ce pétrin, il serait même sans doute un des premiers à me crucifier sur place.

 
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C'est plus qu'un cadeau de Noël, d'anniversaire, et les bonbons d'Halloween réunis. Sans le vouloir, Omen m'offrait la possibilité de me sentir normale avec une personne. Qui plus est, une personne à même de me comprendre, ou qui du moins ne me prenais pas pour une cinglée. Tout compte fait, c'est peut-être même le quadruple d'un cadeau de Noël. Mon miracle à moi, que j'observais, les doigts d'Omen se refermant sur les miens. Et c'est sans la moindre objection que je le laissais m'entraîner en direction du terrain Bentley, vers la façade du manoir à laquelle j'étais montée, et par laquelle il venait chaque soir.

Arrivés devant la gouttière, Omen eut un instant de réflexion, se demandant par quel moyen j'avais bien pu aller jusque sa chambre. Pas par la voie classique, de toute évidence. Je n'allais certainement pas demander au Docteur Bentley si je pouvais m'assurer qu'Omen m'avait oubliée. D'abord, parce qu'il n'avait pas la moindre idée de notre secret, comme n'importe qui d'autre, et puis surtout, parce qu'il était hors de question de parler au Docteur Bentley, comme à n'importe quel homme sauf Omen.

Comme pour illustrer mes propos, je m'avançais, et relâchais à contrecœur les doigts du jeune homme pour venir m'accrocher au tuyau faisant office d'échelle. Le temps de bien rabattre ma capuche sur mon visage, celle-ci ayant légèrement glissé, et je haussais une épaule, expliquant : « Ces dernières nuits, j'ai pu observer un délinquant juvénile à l’œuvre. » Un sourire en coin, bien qu'il n'ait pas pu le voir, et je me hissais sur la gouttière, commençant mon ascension assez maladroitement, le temps de trouver mon équilibre, puis gagnant en assurance assez rapidement, bien plus qu'hier soir. Passé le premier étage, c'était même devenu assez facile de me hisser de plus en plus haut, avant de glisser jusqu'au balcon où j'atterris un peu plus gracieusement qu'hier. Bon, ce n'était toujours pas fameux, mais avec un peu d'entraînement... si je devais revenir...

Voilà déjà que je faisais des plans sur la comète. Encore fallait-il espérer pouvoir dormir avec lui, même si après l'expérience de tout à l'heure, j'étais nettement plus optimiste et pleine d'espoir.




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Es-tu sérieuse ?

Je mis un temps à réaliser qu'Ava s'était réellement amusée à reproduire mes mouvements en escaladant la gouttière pour atterrir dans ma chambre la nuit dernière. Quoi ?! Elle entama sa petite démonstration, s'agrippant maladroitement mais fermement aux larges fixations, et se hissant par étape vers le balcon. Je la regardai avec des yeux bêtes, bouche entrouverte par la choc et la peur. Arrête ça ! Tu vas te briser la nuque, putain !

- «Tu vas te briser la nuque, putain !» avertis-je  dans un chuchotement stressé, véritablement inquiet. Pas de filtre fonctionnel quand j'imaginais ces 50 kilos tombant sur le sol, de si haut.  Elle n’était pas le type «déliquante juvénile» du tout, sa coordination n’était définitivement pas son point fort, et je la suivais connement du regard envisageant sérieusement de l’attraper au vol en cas de chute, comme un stupide super-héros du dimanche. Mais, à ma surprise, Ava n’était pas une demoiselle en détresse, pas en cet instant  en tout cas, où elle atterrissait finalement sur mon balcon en une poignée de minutes. L’incrédulité sur mon visage dut se faire une raison et je re-concentrai quelques secondes mon attention sur la gouttière, emboitant le pas à Ava et la rejoignant sur le balcon en deux temps trois mouvements. Je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel dans un rire étouffé, en croisant son expression fière et satisfaite, même si je devais avouer que je n’aurais pas cru ma délicate invitée d’une telle prouesse physique.

Une fois tout les deux sur le balcon, je m’engouffrai dans ma chambre par la baie vitrée restée ouverte, soudain très conscient du froid à l’extérieur tandis que j’étais toujours en T-shirt, offrant un simple signe de tête à Ava pour qu’elle suive. Je ne voulais pas lui laisser le temps d’être gênée, lèvre mordue et tout ce bordel- j'avais un interrupteur à maintenir éteint, surtout qu’elle avait pris ses aises pour rentrer dans la chambre sans invitation la veille.

Une fois dans la pièce sombre tout juste éclairée par des reflets venus de l’extérieur, je reportai à nouveau ma main dans mes cheveux, pas vraiment sur de la manière dont il fallait procéder. Ava s’attendait-elle à ce que l’on discute avant de dormir ou quelque chose? Elle n’était peut-être pas fatiguée. Décidant qu’il valait mieux ne pas trop y réfléchir, je m’installai sur mon lit comme à mon habitude. Je restai volontairement au dessus des couvertures, tout habillé, laissant plus de place que nécessaire à Ava du même côté où elle s'était réveillée ce matin. J'étais absolument prêt à me coucher, mais à nouveau un peu ignorant sur les mécaniques de l’expérience et soudain un peu gêné moi-même, par la perspective de devoir demander à Ava de venir me calmer pour que je dorme. Elle n'était pas une machine à sommeil qu'on pouvait juste allumer à la pression d'un bouton.

Dans un réflexe sur mesure, je glissai à nouveau ma main entre les mèches de ma tignasse, jetant un nouveau regard à Ava :

- «Du coup, comment ce truc marche?» demandai-je en connaissant parfaitement la réponse, me souvenant de la position dans laquelle je m’étais réveillé quelques heures auparavant, posture que j'imitai alors inconsciemment en m'allongeant sur mon coude, tourné vers la "place" d'Ava. C’était un moyen détourné de lui montrer que j’étais prêt, et de l'inviter à faire opérer sa magie, à m'envelopper à nouveau de sa douceur, si elle était toujours partante pour réitérer notre expérience et, avec un peu de chance, obtenir un second résultat concluant. Et avec encore plus de chance, pouvoir carrément envisager une nouvelle clause à notre arrangement nocturne initial.
 
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Do it like a dude. D'accord, je n'étais pas peu fière de mon escalade du soir, ayant eu un instant de doute malgré tout à l'idée de ne pas parvenir à réitérer mes prouesses de la veille. Mais je m'en étais très bien - quoique maladroitement - tiré, et attendais sagement Omen sur son balcon, avec un vague sourire satisfait sur les lèvres qui lui arracha un regard de consternation. Regard qui n'eut pour effet que de me faire sourire un peu plus. Qui c'est qui va se briser la nuque, hm ?

Bon, maintenant on passe au plus difficile.

Suivre Omen dans sa chambre, c'était la partie la plus simple. Je franchis le pas de la fenêtre avec soin avant de la refermer derrière moi, et me retrouvais à nouveau dans sa chambre, pour la troisième fois en moins d'une semaine. Il ne tarda pas à monter sur son lit, et à vraie dire, j'étais moi-même épuisée également, et j'espérais pouvoir profiter d'une nouvelle nuit de sommeil pour pouvoir passer une journée de plus avec la même vivacité. Les mains enfoncées dans les poches de mon hoodie, le regard fuyant, je me décidais à faire un premier geste, aka délacer avec soin mes chaussures pour les ranger près de la fenêtre.

Omen glissa à nouveau une main dans ses mèches, et je ressentis presque aussitôt le besoin urgent de monter sur son lit à mon tour pour prendre le relai.

"Du coup, comment ce truc marche?" Je hausse une épaule, et tout en martyrisant ma lèvre inférieure du bout des dents, si bien qu'elle allait finir par gonfler, je m'approchais du lit. « C'est pas encore une science exacte, mais... » Pas encore, meaning "peut être qu'on pourra y travailler". Je posais un genou sur le lit, puis le second, m'approchant ainsi de "mon côté" du lit d'Omen pour m'allonger à mon tour sur mon flanc, face à lui. Bizarrement, ça me semblait beaucoup plus facile hier soir. Et pourtant, hier soir, tout ça me semblait insurmontable. « Je suppose qu'il faut juste qu'on... reproduise la même posture qu'hier ...? » Je m'approchais encore un peu, séparée d'Omen par une trentaine de centimètres désormais. Et après une seconde d'hésitation, je levais ma main droite, levant les yeux vers les siens en quête d'un geste d'approbation, d'un regard, n'importe quoi. Et, voyant qu'il n'émettait aucune objection, j'approchais finalement ma main de ses cheveux pour y glisser mes doigts, dans une caresse, tout en jaugeant sa réaction avec une pointe d'appréhension.

En revanche, je ne me voyais absolument pas lui prendre la main pour lui mettre autour de ma taille, et encore moins le lui demander. Alors je rampais un peu plus vers lui, simplement. Un peu toi, un peu moi.




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Bordel de merde de...

Je retins un son embarrassant qui tentait de m'échapper, en réaction à la sensation inattendue des tendres doigts d’Ava s’entremêlant dans mes cheveux. Immédiatement, mes yeux se fermèrent de délectation, et je comprenais mieux pourquoi ce geste anodin avait réussi à m’apaiser la nuit dernière. C’était littéralement la meilleure sensation que je n’avais jamais expérimenté - meilleur que la drogue, meilleur que les cookies d’Ava, meilleur que le sexe. Et à la seconde où ma petite poupée m'accordait sa première caresse, je sentis tout mon corps se détendre profondément, guidé par une étrange douceur magnétique qui démarrait de la partie du cuir chevelu en contact avec la main d'Ava et se propageait à grande vitesse jusqu’à chacune de mes extrémités dans un courant exquis.
Toute forme de malaise ou d’appréhension, s’envolèrent instantanément face au sentiment familier et délectable que le toucher d’Ava, en particulier entre mes mèches de bronze en bataille, provoquait. Je sentais une forme de chaleur diffuse se former dans ma poitrine, si confortable, et j’étais à nouveau comme un enfant comblé, ramené à une sensation très lointaine de douceur, de sérénité qui semblait m'avoir manqué depuis presque une décennie.

Comme en rencontrant la main d'Ava toute à l'heure, mes membres semblèrent habités d’un réflexe naturel et entourèrent, sans attendre, la fine taille de mon invitée secrète, sans même que mon dingue de cerveau ne commence à s'angoisser sur un possible épisode aversif de la personne aux allures fragile dans mes bras. Je me forçai à maintenir une certaine distance de sécurité entre nous, tandis que je sentais déjà le sommeil prendre sa place sous mes paupières, mes yeux toujours clos par un bien-être incroyable.
Dans un sursaut de conscience, je relâchai une demi seconde mon étreinte d’un seul bras dans une contorsion laissant tout accès à ma tête à Ava, et me forçai, la mort dans l’âme, à régler le réveil sur la table de nuit derrière moi, pour 5h30 - on ne pouvait risquer qu’Ava manque à l’appel lorsque la maison Thompson s’éveillerait demain matin.
Mais j’aurais même été incapable de parler, de peur de perdre la foutue meilleure sensation du monde, me précipitant immédiatement pour reprendre ma position précédente, encerclant Ava.
Et tandis que je somnolais presque dangereusement au contact de la gracieuse main appartenant à la clef du sommeil allongée près de moi, j’eus une réminiscence de notre réveil ce matin, et surtout de l’étreinte d’acier que j’exerçais sur Ava et de son sommeil profond contre ma poitrine. Sur une intuition, je serrai alors la délicate silhouette bien plus fermement, la ramenant contre moi parce que j’avais l’impression que c’était ça qu’il fallait à ma douceur. Se sentir protégée, en sécurité. Et pour ne rien gâcher, je profitais ainsi encore davantage de son odeur délicieuse et berçante. Putain de paradis. Je ne pouvais m’imaginer m’être jamais senti mieux. En tout cas, pas durant les 9 dernières années.

Le nez presque enfoncé dans sa stupide capuche, j’étais tenté de lui retirer pour avoir accès à la masse soyeuse de ses cheveux aux reflets chocolat, qui devaient détenir encore plus de son parfum unique. Tenté de lui dire qu’elle n’avait pas besoin de cette merde, qu’elle n’avait pas besoin de se cacher. Mais je me ravisai tandis que le sommeil était déjà entrain de prendre le pas sur ma conscience, concluant qu’on avait déjà suffisamment testé les barrières d’Ava pour ce soir.

Et pour la toute première fois en 9 ans, je pouvais me sentir sombrer sans aucune appréhension dans le plus doux sommeil qui soit. Et avant même de pouvoir y apporter la moindre objection, je dormais déjà contre mon Ava, mes fleurs, mes cookies, ma douceur.

 
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Plus difficile, mais tellement mieux.

Je pouvais presque sentir tous les muscles d'Omen qui se détendirent au contact de ma main, tandis qu'il fermait les yeux. Et moi, j'étais bien incapable de retenir un sourire satisfait devant cette vision absolument parfaite. Changement radical vis à vis d'hier soir, quand je l'ai trouvé, les traits tordus d'une douleur si difficile à regarder que j'en avais presque fait la mienne. Sa douleur, la mienne. Son bonheur, le mien. Et alors que je pensais ne pas être capable de sourire d'avantage, je sentis les bras d'Omen passer autour de ma taille, comme s'il avait lu dans mes pensées. Et ça semblait si naturel que je ne sursautais même pas, me contentant de m'approcher sans un mot, détendue, poursuivant simplement la course de mes doigts dans ses cheveux, jusque sa nuque. Puis je remontais, sagement. Calme, apaisée. Je ne rouvris les yeux qu'au moment où je sentis Omen se mouvoir, pour régler un réveil. J'avais oublié. Si demain matin, je n'arrivais pas chez tante Lucy avant qu'elle ou Alexandra se réveillent, j'allais avoir de sérieux soucis.

Alors que je refermais les yeux sagement, la prise d'Omen se resserra autour de moi, et je me sentis... dans ma bulle. Englobée par sa chaleur, en sûreté. Les monstres ne m'atteindront pas. Instinctivement, je me blottissais contre mon protecteur, ma joue appuyée contre son torse, tandis que je poursuivais mes caresses. Pour la première fois depuis Norwich, je n'avais pas peur de laisser le sommeil m'envahir. Mieux encore, je l'accueillais à bras ouverts. Ou du moins, les bras refermés autour d'Omen.

______________

Je n'ai jamais tant maudit la sonnerie d'un réveil. J'avais pris l'habitude de le remercier silencieusement pour me tirer d'un sommeil plein de cauchemars, mais aujourd'hui, je peinais à émerger d'un sommeil plus que bienvenu. Pendant la nuit, je m'étais simplement pelotonnée contre Omen, et c'est en fronçant le nez que je cachais mon visage contre son torse, jusqu'à comprendre qu'il allait bien falloir que je me lève. Lucy et Alex allaient se lever, et la dernière chose que je voulais, c'était me retrouver face à elles quand j'allais rentrer de chez mon voisin. Allez expliquer à votre tante et votre cousine que vous ne dormez plus depuis un an, et que vous n'y arriver miraculeusement qu'à condition d'être dans les bras d'Omen Bentley. Oui, improbable.

Pourtant, avant de sortir du lit, je me risquais à glisser une main rapide dans les cheveux en bataille d'Omen, et à lui faire un sourire timide. « Je crois qu'on peut dire que cette tentative aura été un succès.. » murmurais-je avant de m'extirper du lit, pour aller chercher mes chaussures et les remettre. Au passage, je remarquai du coin de l'oeil les cookies de la nuit dernière, mais aussi ceux d'hier soir. « Tu devrais les manger avant qu'ils se fassent vieux. » Dis-je simplement en haussant une épaule, pour m'arrêter près de la fenêtre. « Je te dis... à demain soir ? » Tout en ouvrant la fenêtre, j'ajoutais en mordant ma lèvre inférieure « Je pourrais... continuer à venir vers 22h, à l'avenir. Pour avoir plus de sommeil. » Pour passer plus de temps ensemble. Je sentais déjà les effets bénéfiques de ces quelques heures de sommeil sur mon corps, alors qu'après un dernier sourire et un signe de la main à Omen, je m'engouffrais à l'extérieur, prête à dégringoler le long de sa gouttière.

**FIN DE LA SIXIÈME NUIT**




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Je suis le connard le plus chanceux du monde.
En quelque sorte.



Je m’étais réveillé dans un nuage confortable et enivrant de douceur. Extirpé cruellement d’un sommeil profond et fleuri, par l’horrible et stridente alarme qui résonnait déjà dans ma chambre aux premières heures du jour. J'avais grogné de frustration me détachant de mon étreinte avec Ava immédiatement, pour stopper cette torture sonore. J'étais resté allongé sur le dos, dans un état cotonneux, glissant ma main gauche dans mes mèches de couleur bronze, revenant très difficilement à un état de semi-vivacité. Ava, en revanche, s'était montré d’un dynamisme perturbant, debout en un quart de seconde, entrain de s’activer, de me parler. Pour toute réponse, je lui avais offert un air apparent d’approbation, les yeux encore à moitié clos, n’enregistrant presque rien. A demain soir. 22h. Mon cerveau gardait les informations qui, même inconsciemment, m’intéressaient le plus. Cookies.

Ava était partie à la hâte en me laissant les merveilles de gourmandise qu’elle avait préparé. J’aurais voulu lui dire que le sommeil qu'elle provoquait était un tel cadeau qu’elle n’avait pas besoin de se donner autant de mal derrière les fourneaux, mais franchement, ils étaient beaucoup trop démentiels pour que je pipe un mot qui aurait eu pour conséquence de m’en priver. Dans ma chambre où persistait encore une délicate odeur florale propre à Ava, j'avais attrapé un des sachets de cookies sur la table de nuit, ajoutant à la liste des luxes que je m’accordais aujourd’hui, un petit-déjeuner au lit après cette délicieuse et enivrante nuit de sommeil. Tout ça, grace à mon Ava. Pour une fois que l’Univers m’envoyait une putain de bénédiction. Enfin, restons calme, l’Univers était quand même un énorme batard sadique qui avait choisi de faire subir à Ava les pires horreurs, histoire qu’elle soit aussi bousillée que moi, avant de la mettre sur mon chemin, donc l'Univers devrait encore patienter avant de me voir lui sauter au cou et lui faire un lap dance. Mais, je ne pouvais m’empêcher de chérir ce secret, qui n’appartenait qu’à moi : la douceur d’Ava, ses cookies, ses doigts de fée qui me berçaient, nos rendez-vous clandestins. Dans notre monde. C'était, un peu, un trésor tout à moi que j'avais trouvé dans ce jardin. Mon trésor.

J’avais passé la plus grande partie de la matinée, débordé d’une inspiration sans doute en lien avec à mon esprit reposé, à remplir mon carnet à dessin de tout un tas de nouveaux croquis, à grand renfort de délices chocolatés aux noms farfelus. Et adorables.


Vers 14h, alors que je dégustais avec délectation les patisseries d’Ava, profitant égoïstement de tout ce que ma voisine si spéciale m’apportait, je m'étais souvenu que nous avions conclu un marché et j’avais été si distrait par les deux dernières nuits que j’avais totalement négligé ma part. Cookies contre musique. C’était le deal original, celui qui avait créé tout ça. Une part de toi, une part de moi. J'avais jeté un regard à l’Ipod que j’avais préparé pour Ava mardi matin, qui était toujours abandonné sur mon bureau. Ce qui signifiait que ma douceur à capuche n’avait plus sa bulle de mélodies pour affronter le lycée. Putain d’égoïste. Je grimaçai en imaginant Ava en ce moment même, les membres tendus, parcourant avec appréhension les couloirs de l’établissement scolaire, entourés de tous ces minables vautours. Merde.

J’étais arrivé affreusement en avance à la sortie du lycée pour récupérer mon boulet habituel, à peu près au moment où j’avais terminé en toute indécence l'ensemble de mes cookies. Et c'était sérieusement idiot, parce que je ne savais pas ce que j’avais espéré, vraiment. Je ne risquais pas de rentrer dans le lycée, d'aller chercher Ava en cours de biologie pour lui donner son Ipod devant une vingtaine de regards ahuris.
Du coup, je m'étais retrouvé à nouveau garé à l’emplacement usuel, par un temps brumeux et humide typique de Stamford, à attendre cet idiot de Jaimie, repoussant un espoir d'entrevoir une petite silhouette à capuche par la même occasion. Et pour faire quoi, exactement ? Peut-être que j’avais juste besoin d’être sur que la situation n’était pas si terrible pour elle ici, sans moi. Peut-être que l’effet de sa nouveauté s'était déjà estompé et qu’on la laissait enfin tranquille. Omen optimiste, je devais vraiment être de bonne humeur.
Forcément, le jour où j’avais envie de trainer un peu plus longtemps, Jay était le premier à passer les larges portes du lycée. Maudit de putain de Jaimie. Mais je n’étais pas totalement en reste, puisque l'échalas débraillé n’avait pas encore atteint la Toyota quand j’avais aperçu enfin mon Ava, emboitant le pas de Thompson comme à son habitude, la tête baissée, capuche en position, mains enfoncées dans les poches de son sweat. Et c’est à ce moment là, qu’une auto-promesse m'avait été violemment rappelé par Spencer Baron, qui marchait quelques pas derrière mon trésor, jetant des regards lascifs vers la silhouette d’Ava, riant avec ses acolytes sans la lacher de son regard lubrique, jouant ridiculement et bruyamment avec sa langue de manière répugnante. Tuer cet enfoiré. J'avais pincé l’arrête de mon nez, tandis que Jaimie s’installait sur le siège passager me dévisageant sans un mot. Je bouillonnais d’une colère acide et froide. T’as gagné.

- «Attends là une minute, je reviens» avais-je asséné à Jaimie en ouvrant ma portière et en sortant du véhicule. Je m’étais alors avancé d’à peine quelques pas de manière à être entendu à distance :

- «Hé, Baron !» avais-je appelé d’un signe de la main le petit pervers à l’autre bout du parking. Spencer avait eut l’air surpris puis satisfait et était arrivé vers moi en quelques foulées. Il tentait désespérément de traîner avec Jay et moi depuis nos 15 ans, persuadé que nous étions "cools" et aussi dépravés que lui, surement. Putain d’abruti. Je gardais une forme de masque en place.
- «Quoi de neuf, Omen ?» m'avait-il lancé avec un sourire quand il était arrivé à ma hauteur. Ta face écrasée par mon poing, voilà ce qu’il pourrait y avoir de neuf. Laissant un espace entre mon index et mon pouce, j'avais mimé le geste de fumer à son attention, en lui faisant signe de la tête de me suivre. Spence m'avait emboité le pas avec un enthousiasme écoeurant, pensant sans doute profiter d’autre chose que d’une cigarette. J’avais moi-même allumé une Lucky Strike, entrainant mon nouvel "ami" derrière les larges buissons qui servaient de délimitation au parking et m’étais adossé au mur de briques, une fois hors de vue du reste des élèves du lycée. Spencer m’avait imité immédiatement :
- «Alors, Baron, quoi de neuf dans ce trou à rats ?» avais-je entamé innocemment en faisant référence au lycée, derrière nous. Spencer avait haussé les épaules d’un air faussement détaché :
- «Rien, mon frère, c’est encore pire maintenant que t’es plus là, gros !»
«Mon frère» ? «Gros» ? Sérieusement, je n’avais jamais eu une aussi longue conversation avec cet ahuri avant aujourd’hui. Mais, ses illusions sur notre degré de familiarité n’était pas le sujet qui m’intéressait :
- «J’ai quand même entendu que t’es pris un vent monumental par la nouvelle !» avais-je moqué en expirant une volute de fumée. Ses yeux s’étaient alors élargis avec excitation.
- «Ah, t’as entendu parler de Carrington ? Mec, si tu savais, elle joue les petites filles timides ça me la fait dresser - »

TUER CET ENFOIRÉ.
Spence n’avais pas eu le temps de terminer sa phrase répugnante, ses mots me faisant instantanément vriller, tandis que je l'avais attrapé par le col, laissant tombé ma cigarette au sol dans la violence du geste, et je l'avais collé au mur, le dominant de ma hauteur. Il faisait quasiment une tête de moins que moi, et ses yeux étaient fermés avec appréhension, l’air complice qu’il m’avait adressé une seconde plutôt totalement envolé de ses traits. Baron avait peur en connaissance de cause, j’avais été expulsé l’année dernière après avoir cassé le nez de Sam Brighton, son meilleur ami. Sans parler, des dizaines de rumeurs qui couraient sur mes supposées appartenances à des gangs, et autres affiliations criminelles de fiction qui faisaient vibrer les commères de Stamford.

- «Ecoutes-moi très attentivement, pauvre merde»
sifflais-je d’un ton glacial à quelques centimètres de son front, «Tu oublies, Ava Carrington, c’est clair ? Tu l’approches pas, tu la regardes pas, tu lui parles pas, et quand tu la croises dans un couloir, tu fais demi-tour, compris ?» Je l'avais secoué à nouveau quand sa réponse avait tardé à venir et il avait alors ouvert un seul oeil en hochant de la tête rapidement.
- «D’accord... je...je lui dirai que je vais la laisser tranquille» Ce type voulait vraiment se faire casser les dents. J'avais percuté avec force le mur à quelques centimètres de sa tête, ce qui avait eut pour conséquence de le faire sursauter.
- «Hé Baron, rassemble les deux neurones qu'il te restent, d’accord ? Ava n’existe pas pour toi, donc à partir de cette seconde très précise tu ne te retrouveras jamais plus assez près d’elle pour qu’elle puisse t’entendre» avais-je expliqué sans relacher ma prise sur son col ce qui m'avait valu de sa part un pathétique hochement frénétique de la tête. J'avais alors remis son col en place dans un faux geste bienveillant :
- «Et si jamais tu venais à oublier ou à parler de cette...conversation à qui que ce soit, je passe par ici tous les jours» avais-je menacé de manière détachée.
- «Maintenant tire-toi» avais-je ordonné d’une voix ironique, un sourire cynique frémissant au coin des lèvres. Il n’en avait pas fallut davantage pour que Spence prenne ses jambes à son cou et retourne dans le parking à toute vitesse. S'il avait pu lui lui parler, ce déchet aurait pu remercier Ava; j'étais vraiment de bonne humeur : je ne l'avais même pas frappé.

L’échange, très cordial au vu de mon historique, n’avait duré qu'une poignée de minutes et j'avais regagné ma voiture où Jaimie m'attendait. Il m'avait immédiatement interrogé :
- «C’était quoi ton délire avec Baron, là?»
Pas prêt de lui répondre, j'avais offert un large sourire sarcastique et haussé les épaules, tout en démarrant le moteur. Mais Jay était étrangement silencieux et ne me lâchait pas du regard; je me doutais que ses soupçons s’accumulaient, et que je n’allais pas pouvoir échapper longtemps à son interrogatoire sur mon comportement. Mais heureusement, il était resté muet, le visage concentré, durant le trajet jusqu’à chez lui, où je l'avais déposé avant de regagner le manoir.


______


Je n'avais même pas eu à expliquer le nouvel arrangement du Belvédère-Club à Ava, ce qui me laissait croire qu'elle en était aussi satisfaite que moi. Je me sentai complètement ridicule d’être aussi stupidement impatient. 22h, elle avait dit qu’elle serait là à 22h et je jetai un oeil vers le cadran analogique sur la table de chevet, bien trop fréquemment depuis 21h.

La pluie résonnait légèrement à travers la baie vitrée alors que j’étais typiquement installé sur mon lit, assis en tailleur dans mon jean et mon T-shirt noir, plongé dans un énième croquis. Après l'avoir gardé dans ma poche toute la journée, j’avais finalement déposé l’Ipod chargé et mis à jour, à l’attention d’Ava sur le sofa en cuir.
Contrairement à la veille, je n’étais pas encore complètement fatigué, et j'étais presque impressionné par cette sensation dont je voulais profiter encore avant de me replonger dans un délicieux sommeil, enveloppé dans ma douceur.
Mais, sans m'en rendre totalement compte, j'avais probablement simplement hâte de me retrouver dans mon monde secret avec mon putain de trésor.



 
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Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




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Courage, plus que deux jours.

Si auparavant je détestais le week end car je peine à rester éveillée la journée, aujourd'hui je compte littéralement les heures me séparant de la fin des cours vendredi après-midi, le sommeil n'étant plus un obstacle. Plus que vingt-huit heures. Et surtout, plus que neuf heures avant ce soir. Le lycée, les gens, c'était pénible, certes. Mais la pensée seule que ce soir j'allais retrouver Omen me permettait d'affronter plus aisément les heures de cours au milieu des autres étudiants. Pire, je me surprenais parfois à sourire comme une adolescente fleur bleue - que je suis peut-être un peu - pendant l'heure du repas, alors qu'Alex se demandait quelle couleur prendre pour la jupe qu'elle comptait porter demain, pour faire tourner la tête de Jaimie. Peut-être que je pourrais demander à Omen la couleur préférée de son meilleur ami. D'ailleurs, je m'empressais de gommer ce sourire en remarquant le regard inquisiteur de ma cousine. Le reste de la journée se déroula sans encombres. J'écoutais en cours, bien que demeurant en retrait du reste des étudiants, et j'étais même parmi les premières à terminer mon exercice de mathématiques. Une première dans l'histoire de l'Ava post trauma.

Je me surprenais à regretter qu'Omen ne soit pas au lycée, une information qu'il m'avait glissée lors de notre première nuit au belvédère. J'aurais voulu qu'il voie l'effet bénéfique que notre secret a sur moi, et j'aurais également voulu pouvoir observer un Omen plus éveillé, plus attentif. Observer, comme un miroir, les changements qu'on opérait l'un sur l'autre grâce à ce sommeil accordé mutuellement. En un passage rapide par les toilettes du lycée entre deux cours, ça me frappait dès que faisais face au miroir. Mes cernes, d'ordinaire presque violacées, s'était estompées, bien que toujours présentes et visibles sur mon teint bien trop pâle. Une autre information me frappait d'ailleurs au passage, bien moins réjouissante : je faisais figure de véritable cadavre. Pâle, cachée sous mon hoodie, mes cheveux longs et sans coupe me retombant devant le visage... Pas étonnant qu'Omen ne puisse me voir que comme une camarade nocturne, un remède pour ne pas plonger dans un sommeil jonché de cauchemars et de flammes. Qu'est-ce que tu espères au juste, Ava ? Dans un soupire, je retournai alors en cours, le moral dans les chaussettes. Consciente que mon attachement pour Omen ne resterait que dans un sens, et qu'il allait falloir que je fasse avec.

A la sortie du lycée, je restais entièrement focalisée sur Alexandra et son blabla habituel, pour me convaincre de ne pas regarder dans la direction où se trouverait peut-être la voiture d'Omen. Décroches, Ava, décroches. Je voulais m'autoriser de ne penser à lui qu'à partir de 21h, quand Lucy et Alex allaient se coucher. En vain, car la voix de ma cousine me tira de mon silence tandis que j'attachais ma ceinture, côté passager. Cet abruti de Bentley a abandonné mon Jaimie, quelle connerie est-ce qu'il est parti faire encore ? Décidément, je ne comprenais pas la rage dans le ton d'Alex chaque fois qu'elle mentionnait Omen. Et ma priorité fut d'abord de regarder dans le même sens qu'elle, pour constater qu'en effet, Jaimie attendait dans la voiture d'Omen... sans conducteur. Où il est passé ? Sûrement parti parler à quelqu'un. Une fille ? Je mordais l'intérieur de ma joue et détournais le regard, arborant une posture nonchalante, tête appuyée contre ma vitre.  « C'est quoi ton problème avec ce type, Alex ? A t'écouter on dirait presque qu'il a fait de la prison. » demandais-je en haussant les épaules pour faire passer la question comme une simple interrogation passagère. C'est tout comme. marmonna en retour la brune en mettant le contact, m'attirant un regard curieux. Après une bonne vingtaine de secondes à la fixer, dans l'attente d'une réponse, elle dit simplement Dis toi juste Ava que ce mec est un nid à problème et que je peux te citer de tête au moins six raisons pour lesquelles Omen Bentley aurait pu faire de la taule. Elle me lança un regard, l'air de dire "T'as compris ? Danger, ne pas approcher", et je retournais la tête vers la fenêtre d'un air blasé, sans trop savoir si ma cousine me parle bien du garçon avec lequel je dors depuis deux nuits.

_________________

21h58. Je venais de finir de glisser mes "goodnight macadamia" dans leur petit sac habituel, accompagnés d'un autre tupperware plus grand dans mon sac à dos, avant de me faufiler vers la porte en silence, capuche sur la tête, sac sur l'épaule. C'est limite si je ne me faisais pas violence pour ne pas traverser le jardin en courant et rejoindre plus rapidement mon propre Stairway to heaven, mon escalier vers le Paradis,la gouttière qui me permet d'accéder à ma bulle de bonheur qu'est la chambre d'Omen. Je me fichais bien de la pluie, ça n'allait pas m'arrêter en si bon chemin, et à force de persévérance - et en me disant que ça m'entraînait pour les cours de sport de demain - je parvint enfin à atteindre le balcon de mon voisin. D'une simple pression contre la vitre, j'amorçais mon entrée dans la pièce, prenant soin de retirer mes chaussures pour ne pas tremper le sol. « Salut... » murmurais-je timidement en le repérant sur son lit, visiblement en forme et encore bien réveillé, comme moi. « Je me demandais si... tu avais faim ? Enfin, je me doute que t'as déjà mangé, mais.. » Je m'installais près de mon sofa, mon coin, pour ouvrir mon sac à dos et sortir le plus grand tupperware, ainsi que ses cookies. Tout en soulevant la boite, j'expliquais en mordant nerveusement ma lèvre « Ma tante et ma cousine ont mangé tôt, et j'avais pas encore faim, alors... je me suis fait des lasagnes avant de venir. Et j'en ai fait largement assez pour deux du coup j'ai amené ce que j'avais en trop. » Sait-on jamais qu'il veuille autre chose que des cookies, aussi. Est-ce que j'essayais d'utiliser mon arme secrète pour m'attirer les faveurs d'Omen ? Peut-être un peu. Tout en parlant, je remarquais alors le petit objet posé sur le sofa, que j'attrapais de ma main libre. Il l'a fait. Pris le temps de charger l'Ipod pour me le rendre. Comment est-ce qu'Alex pouvait voir un monstre en ce type ? Les joues légèrement rosies, je relevais le nez vers Omen, et fis un sourire en constatant qu'il avait modifié sa playlist. En une journée seulement, j'avais mémorisé la plupart des titres, et repérais sans mal les changements opérés. « Merci. » Si seulement il avait idée de combien sa musique me change mes journées.






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Omen
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J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




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Devinez qui est de retour ?
Le combo lèvre mordue + joues rosies.


D’abord, la lèvre.
Son stupide et adorable tic nerveux. L’interrupteur vibra.
J’avais levé les yeux de mon dessin en cours, le regard attiré par l’agitation d’Ava tandis qu’elle déballait son sac de Mary Poppins. J’avais mis un temps à comprendre ce qu'elle fabriquait, étrangement perturbé à l’idée qu’elle amène des affaires dans ma chambre, mon sanctuaire. Et ensuite, je m'étais foutu une gifle mentale parce qu’elle rendait le "sanctuaire" dix fois meilleur, alors elle pouvait bien y amené des peluches licornes si elle voulait. S'il te plait, évite quand même les peluches licornes.
Puis elle avait sorti des boites en plastiques et mes fameux cookies, et mon estomac avait effectué un triple salto joyeux en les apercevant. J’étais déjà affreusement accro à ses trucs. Mes yeux salivèrent cependant quand je compris qu’Ava avait également amené à dîner. J’étais entrain de chercher à inventer un nouveau terme juste pour elle, pensant qu’elle avait définitivement dépassé le stade de l’ «adorable», alors qu’elle me proposait sa cuisine d'un air gêné. Arrête-moi ça. Si ses lasagnes avaient quoique ce soit à voir avec le niveau culinaire de ses cookies, je n’aurais jamais putain de refuser.
Malgré moi, mes yeux s’écarquillèrent avec avidité tandis que je posais mon carnet à dessin face contre le lit, et me faisait glisser jusqu’au bout du lit pour accueillir les offrandes d’Ava sans me faire davantage prier. Je ne faisais franchement preuve d’aucune gêne ou politesse forcée en attrapant le tupperware de lasagnes, tombant également sur les couverts qu’elle avait pensé à apporter et j’ouvris le couvercle me faisant surprendre par l’odeur incroyablement alléchante. Je pense que j'aurais pu littéralement saliver en raison de l'odeur. Mon estomac dansait la foutue macarena.

- «Putain merci Ava, j’avais trop faim !» répondis-je avec enthousiasme en jetant la fourchette dans le plat délicieux.

Puis, les joues.
Le rouge léger qui dansait sous sa peau pale en transparence. L’interrupteur tremblait.
J’étais tombé sur elles, en observant Ava récupérer l’Ipod que j’avais laissé à son attention. Je ne pus retenir un sourire amusé en la voyant relever ses yeux transparents vers moi, me remerciant. Mon trésor aimait la musique. Ça me fit sourire plus largement : La voir aimer quelque chose, quelque chose qui me passionnait, quelque chose que j’avais préparé pour elle.

Le bruit de quelques gouttes de pluie subsistant à l'extérieur de la baie vitrée, je trichais un instant pour l’examiner d’un peu plus près. Elle avait effectivement l’air d’aller bien mieux comme je l'avais soupçonné en l'apercevant au lycée, ses traits moins tirés, ses yeux un peu plus pétillants, et elle avait quelque chose de différent. Il me fallut un instant pour mettre le doigt dessus. C’était quelque chose dans son attitude générale, elle avait l’air débarrassée d’un peu du poids qu’elle semblait toujours porter sur les épaules, un peu plus légère et surtout : je n’avais pas encore perçu chez elle cette tension qui la caractérisait si souvent. Toutes mes observations de son état réveillaient cette sensation irradiante dans ma poitrine, augmentant légèrement sa température et le propageant lentement.

Mais quelque chose m'agaçait très sévèrement, cependant. Quelque chose avait changé mais autre chose demeurait : la putain de capuche. Sérieusement, je détestais la capuche. Ça me rappelait sa tête baissée quand elle traversait le parking, ça me rappelait sa peine, ça me rappelait qu’elle se sentait obligée de se cacher de ce monde,  et je ne refusais qu’elle se cache ici. Nous étions dans notre repaire, notre havre, et elle était en sécurité. Avec moi. Je me levai alors du lit, déposant la boîte de nourriture sur le lit, et je me retrouvai à côté d’elle en un seul de mes larges pas. Je fixai le stupide morceau de tissu sur sa tête, sourcils froncés par mon mépris, puis je soulevai doucement ma main du geste le moins menaçant et le moins brusque possible et, dans l’élan d’optimisme déclenché par les deux nuits qu’elle avait passé blottie dans mes bras, j’attrapai délicatement l’arrière de la capuche de deux doigts et tirai de manière souple dessus pour libérer sa chevelure. Beaucoup mieux.
Instantanément, mon sourire satisfait revint se positionner sur mes lèvres tandis que je regagnais le diner préparé par Ava, attrapant la fourchette et enfournant son contenu dans ma bouche en me rasseyant en tailleur sur le lit face à mon invitée. Et comme chaque fois que je dégustais la cuisine de Mon Trésor, je ne pus retenir le son de délectation indécent qui m'échappait, alors que je soufflais un «Délicieux, bordel!» ayant presque l'air de m'adresser au plat et non à Ava.

Mon estomac vivait une scène interdite aux moins de 18 ans.


 
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