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 Dancing with the stars. [EDEN.]

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Captain Rogers.
Captain Rogers.
Féminin MESSAGES : 5045
INSCRIPTION : 01/05/2018
ÂGE : 22
RÉGION : Québec
CRÉDITS : Principalement Google.

UNIVERS FÉTICHE : Vends-moi tes idées. 8)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Leeds, Angleterre, ville industrielle où la vie suit son cours, où le monde tourne et où toutes les rencontres sous possibles. Hazel, infirmière exilée d'Irlande, reniée par sa famille, préférant suivre l'amour de sa vie à Leeds, travaille aux Urgences depuis presque trois ans. Perdue depuis la mort de son mari, elle a perdue tout espoir dans sa vie, toute envie de continuer et se noie dans l'oubli, pendant que le monde tourne toujours sans elle.

Lui, Martin, un français trop riche qu'il ne sait plus quoi faire de son argent dont il vient d’hériter, de son père, décédé. Il a pas eu le temps de lui dire qu'il l'aimait, pas eu le temps de l'embrasser une dernière fois et il revoit encore et encore, son père, sur son lit de mort. Il est hanté, et bourré ce soir là. Il tient pas debout, il drague tout ce qui bouge et il se prend un coup, puis deux et encore et encore. Seul et en sang, aux lueurs du petit matin, il rejoint les urgences. Hazel vient de terminer sa nuit, mais elle le croise. Elle hésite, il titube devant. Elle a pas le choix, elle l'attrape par l'épaule. Comme pour le soutenir.

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Jonathan
Rivière

J'ai 28 ans et je vis à Leeds, Angleterre. Dans la vie, je suis riche et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt plutôt mal Qui voudrait d'un gars comme moi de toute façon.

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Zac Efron ©️ amor fati
Tu ne sais plus où tu en es. Tu vagabondes. Tu poses un pied devant l’autre sans réellement avancer. Tu as l’impression que t’es enraciné dans le sol. N’importe qui jalouserait la fortune dont tu as hérité. Mais à quoi bon avoir des ailes si on ne sait pas les utiliser. Depuis la mort de ton père, tes deux ailes sont repliées, encastrées dans ton dos. Elles ajoutent un poids et blessent tes genoux. Elles te poussent déjà dans ta tombe. Et, tout ce que tu arrives à faire c’est te lamenter; on t’a appris à le faire. Tu es né dans un berceau de velours. On t’a toujours donné tout ce que tu demandais. On ne peut pas en vouloir à tes parents. Leur seul souhait était de te choyer, de te donner une vie que seules quelques personnes privilégiées peuvent obtenir. Et, alors qu’ils te couvraient d’or pesant, ils ne se sont pas aperçus que tu t’enfonçais lentement dans un fossé. Même le sol n’arrivait pu à porter ton poids. Tu coulais. Et jamais on ne t’a appris à construire un bateau pour remonter. Au fond… Tu mérites bien d’apprendre ta leçon.

Ah, l’Angleterre. Le fameux accent anglais que tout le monde admire. Tu ne viens pas de là. Tu es né à Paris, en France. Mais, ce soir, et depuis plusieurs semaines, tu es à Leeds. Tu aurais pu choisir de t’établir à Londres comme toute personne fanatique de la série Sherlock l’aurait fait. Mais… Tu n’as aucune raison à donner, en fait. Tu as posé ton doigt sur une carte et tu es tombé sur Leeds. Chance ? Malchance ? Tu ne pouvais pas encore donner ton verdict. Mais, ce soir, tu avais décidé de te défouler un peu. Tu te refermais sur toi-même depuis trop longtemps. Tu en avais marre de fermer les paupières et de voir cette image. Celle de ton père, pâle, impassible. Juste avant que tu tournes le dos un instant et que tu oublies de refaire face à sa mort.

Il est quatre heures du matin. À cette heure, les bars sont plus tranquilles, moins peuplés. Habituellement, les gens reprenent peu à peu leurs esprits. Mais toi, t’en as bu des verres. T’en as calé des bouteilles. Et ce, depuis deux heures. Tu n’as plus toute ta tête, quand tu dois voir un doigt, t’en vois deux. Quand tu dois parler, tu souffles. T’es entouré par des dizaines de clients. Tu vois des belles femmes. Toutes accompagnées. Ça ne va pas te déranger, on dirait. Tu te lèves, quelques yeux se tournent vers toi. Ton visage semble crier à l’aide; il veut fuir ta connerie. Tu te diriges maladroitement vers une femme qui est très clairement en compagnie de son copain. Tes deux yeux perçoivent même une alliance à leur annulaire. Un défi en plus. Complètement bourré, tu te glisses derrière la demoiselle et tu poses tes deux mains sur ses épaules avant d’engouffrer ta tête dans son cou, dans sa chevelure.

- Mais ça va pas, non ??

Aussitôt, elle te rejette vers l’arrière. Tu maintiens étrangement ton équilibre. Un ricanement maladroit fait vibrer tes cordes vocales. Tu te rapproches d’elle et, avant de pouvoir la toucher à nouveau, c’est le poing de son fiancé que tu te prends en plein nez. Tu rencontres le plancher. Et un violent coup de pied rencontre tes côtes. Tu es hilare. L’alcool joue énormément sur tes réactions. Mais tu te sens plus vivant que jamais. Tu t’exclames, en te redressant :

- C’est le mieux que tu peux faire ?

Et un autre coup vient faire vibrer ton crâne. Tu retombes au sol, la main plaquée contre ton nez. Il est cassé. Une rivière de sang coule le long de ton menton. Tu y goûtes, tu ris. Des pacifistes viennent arrêter ton agresseur et tu te fais soulever par deux gars costauds. Ils te guident à la sortie et te laissent tomber mollement contre l’asphalte. Tu lances un juron en reprenant ton souffle et, en fixant le ciel dénudé de ses étoiles, tu marmonnes :

- Woohoo ! Ça c’est de l’action.

Tu te roules sur le côté et tu craches. Ta langue goûte le métal. Ça te fait grimacer. Tu laisses ton corps se reposer un peu et tu te relèves avant de marcher maladroitement vers le prochain arrêt d’autobus. Tu ne peux pas conduire et tu veux rentrer chez toi, simplement. En chemin, tu te rends compte qu’une de tes côtes te fait atrocement mal. Tu n’es pas médecin; tu ne sais pas qu’elle est cassée. Il avait une de ces forces, ce garçon. Tu as bien choisi ta cible. Alors, tu attends. Adossé à un poteau. Tu n’as aucune idée si un autobus se présentera bientôt. Une teinte rosée colore le ciel en dégradé. Les premiers rayons ne vont pas tarder. Et, tandis que le taux d’alcool dans ton sang diminue, tu commences à sentir une douleur intense à tes poumons. Tu te laisses glisser contre le poteau, la main plaquée sur les côtes. Une teinte rosée colore le ciel en dégradé. Les premiers rayons ne vont pas tarder.

- Génial.    


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EDEN.
EDEN.
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ÂGE : 22
RÉGION : Normandie.
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UNIVERS FÉTICHE : fantastique, HP, réel... tant que ça me plait !
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Tortue

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Hazel
Stevenson

J'ai 24 ans et je vis à Leeds, Angleterre. Dans la vie, je suis infirmière et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt pas bien, l'amour c'est pour les faibles non ?

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zendaya coleman ©️ .Cranberry

Le regard perdu en regardant les étoiles qui commencent à s’éteindre, tu ranges ton matériel. T’as fini de suturer une plaie ce n’était pas le plus simple, mais t’as fais ton travail, et tu l’as plutôt bien fait. T’aimerais prendre encore du plaisir, mais finalement ce sont tes mécanismes du quotidien qui prennent le dessus. Tu cous, tu piques, tu écoutes, sans ajouter un mot, t’es devenue pour beaucoup de tes patients, une psychologue silencieuse et ils appréciaient. T’as pas de jugements, en vérité, quand ils te parlent, tu comprends tout, tu entends tout et ça te bouleverse. T’es touchée en plein cœur par les sentiments des gens. Trop altruiste. Tu souris à ta pensée. Ca te rappelle ton père. Trop altruiste. Définitivement ne t’étais pas faite pour être une vraie Stevenson. C’était souvent comme ça qu’il te définissait auprès de ses riches amis. Trop altruiste pour devenir une avocate de grande renommée. Trop altruiste pour reprendre la boite dont il était le patron. En vérité, c’était ses choix, jamais les tiens et finalement, ça vous a détruit. Bien évidemment, il sait pas que Tom est mort. T’es pas folle, t’es pas retournée en Irlande pour le supplier à genoux de te reprendre dans sa famille. T’as encore ton nom de jeune fille, t’es et tu resteras toujours une Stevenson, mais t’as trop de fierté dans ton cœur pour penser un instant chercher son pardon. Tu préfères rester seule dans le noir, perdu dans les mirages, oublier le monde qui tourne autour de toi, parfois tu le rattrapes en chemin et à d’autres moments, tu le laisses. Tu erres dans un monde parallèle que les autres ne comprennent pas, mais tu peux pas en vouloir à qui ce soit. Qui aurait imaginé que Tom ne reviendrait pas de son voyage à Paris ? Pas toi, c’est sûr. Comment il a pu finir sous les roues d’une voiture au petit matin ? Que faisait-il à l’aube à Paris ? T’avais encore tellement de questions à lui poser et maintenant, il n’était plus là pour te répondre. Il ne reviendrait pas.

Tu finis par ramener ton chariot dans la réserve et t’installes pour les transmissions du matin. T’enchaines les nuits maintenant, ça te parait plus supportable. Tu dors pas la nuit de toute manière, alors autant t’occuper un peu. Le jour, tu rumines mais c’est pas si horrible. Tu fais plus de cauchemars depuis quelques semaines. Le visage de Tom est toujours là, à te hanter mais t’arrive à dormir presque paisiblement pour une heure ou deux. Tu tiens à la caféine et à la clope. T’as honte, parce qu’avant, t’avais jamais touché à une cigarette de ta vie, mais maintenant, c’est ta bouée de sauvetage. C’est horrible d’être autant dépendant.

Tu fais rapidement le tour de tes patients à tes collègues qui prennent ta relève. Même elles, elles te regardent bizarrement maintenant. En même temps, toutes leurs propositions pour te changer l’esprit, tu les as refusé, tu voulais pas de leur aide, alors à un moment donné, elles ont simplement arrêter d’essayer. Tu les comprends. C’est chiant d’essuyer toujours des refus.

Tu t’attardes pas à prendre un café. Tu prends le chemin des vestiaires, te change et récupère tes affaires. Une nuit de plus. Encore un jour que t’as supporté. Combien de temps tu vas tenir comme ça ? Tu quittes le service des urgences au petit matin. Le soleil vient de s’installer et t’imagine que c’est une belle journée qui va commencer.  Une autre journée où tu vas tenter de continuer, réfléchir à la suite, tenté d’imaginer un avenir. Tom et toi vous aviez déjà tout prévue. Vous en étiez presque à poser la date de votre futur mariage. Foutue bagnole.

Tu t’arrête sous le porche de l’hôpital et t’allume une clope. Tu sais que c’est pas une bonne idée, mais tu t’en passe pas c’est comme ça. Ca fait seulement quelques semaines mais t’as l’impression qu’avec cette merde, ta vie va mieux. La belle connerie. Tu quittes l'hopital pour récupérer le bus. Le trajet sera sûrement long et monotone comme d'habitude, avec ce méli-mélo de personnes qui reviennent et vont au travail, des vies qui s'entrechoquent et se débloquent comme ce mec affalé devant le premier arrêt... Tu tiques seulement après quelques secondes. Le bus est prêt à repartir mais tu dois réagir puisque personne ne semble s'occuper de lui.

"Arrêtez vous ! Arrêtez vous bordel de merde."

Tu sais que t'as le regard démoniaque, alors le chauffeur, il se fait pas prier, il se stoppe et toi, tu files sauver cet inconnu. C'est ton altruisme qui reprend le dessus. Merde. N'empêche qu'il est pas raté. Absolument dégueulasse son nez, tu t'attardes même pas dessus, tu sais déjà qu'il est cassé. L'odeur de l'alcool arrive à tes narines. Il empeste, tu détestes cette odeur qui en dit long sur sa soirée.

"Vous auriez pas un peu abusé de la boisson par hasard ? On pourrait vous sentir à des kilomètres !"

Tu observes attentivement ses bras, son visage, pas difficile de comprendre qu'il a dû vouloir se bagarrer mais qu'il a trouvé plus fort que lui. Tu fronces les sourcils. C'est sa main sur ses cotes qui t'intéresse.

"Vous avez mal à cet endroit ? Je vous amène à l'hôpital, je pense qu'il va falloir vérifier tout ça."

Tant pis pour ta journée de repos, tu peux pas t'empêcher de penser que t'es plus utile à ce mec là. Un dernier coup d'oeil à son corps pour être sûre qu'il peut marcher.

"On est pas loin de l'hôpital, vous pensez pouvoir marcher un peu ? Un petit effort, je vous aiderais à tenir sur vos jambes."

T'essayes d'être sympathique pour une fois, même si tu sais très bien qu'il va mettre sûrement tout son poids sur toi et que ton dos va se briser. Mais tu peux pas rien faire, alors que personne ne le regarde, personne ne le remarque, personne ne vient l'aider. Faut bien que tu fasses quelque chose.
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J'ai 28 ans et je vis à Leeds, Angleterre. Dans la vie, je suis riche et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt plutôt mal Qui voudrait d'un gars comme moi de toute façon.

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Tu n'as jamais été le genre de personne qui fait les premiers pas, qui prend les initiatives. On t’a toujours trainé par la main. Enfant, adolescent, adulte. Tu n’as jamais appris à franchir le pas seul. Tu as toujours mis la faute sur la manière dont tes parents t’avaient traité, plus jeune. Tu n’avais pas côtoyé l’indépendance. La relation entre toi et ton père s’était d’ailleurs obscurcie lorsque tu avais environ seize ans. Tu lui avais dit, haut et fort, que tu n’étais pas intéressé à t’intégrer dans son entreprise. À ce moment, tu avais peur. Tu ne connaissais pas la charge de travail et les responsabilités. C’était par panique que tu avais refusé le poste qu’il t’avait offert. Poste qui te permettrait plus tard de prendre la relève lorsque ton père ne pourrait plus tenir un crayon entre ses doigts ou taper sur un clavier. Ta mère t’avait défendu. Elle semblait avoir compris qu’ils avaient fait un mauvais choix en t’élevant dans l’or. Mais, ton père, il avait mis la faute sur toi. Lui et son orgueil. Toi et le tien. Ça ne fait pas la meilleure recette. Jamais un n’admettrait sa faute. Pas même avant qu’un des deux ne meurt à l’hôpital à la suite d’une tumeur maligne au cerveau. Tu as toujours dit que cette tumeur s’était formée car ton père utilisait beaucoup trop son cerveau. Il s’engouffrait dans le travail, en oubliait sa femme, son fils. Et il est mort seul, figurativement. Ta mère lui avait tenu la main jusqu’à la dernière seconde mais elle voyait quelqu’un d’autre en cachette depuis des années. Tu n’as pas le souvenir d’une moindre larme qui aurait coulé sur sa joue après la mort de son mari. Elle était tout de suite partie rejoindre son amant. Tu as gardé contact avec elle. Mais elle a compris son erreur et elle ne la referait plus; désormais, tu devais te débrouiller seul et apprendre l’autonomie. Votre relation reste bonne, mais tu ne la vois plus aussi souvent qu’avant. Ce nouvel homme dans sa vie te rend indifférent. Tu oublies toujours son nom, d’ailleurs. Ta mère doit toujours te le rappeler en arrangeant ta cravate avant que tu viennes à sa rencontre.      

Alors tu te sens seul, à Leeds. Sans vraiment que tu ne le saches, tu as quitté Paris pour fuir tes souvenirs. L’hôpital, la tromperie, la mort de ton ami juste devant tes yeux trop lents pour réagir. Et tu avais appris ta leçon; si l’alcool pouvait voler la vie à ton ami, il pouvait aussi dérober la tienne. Et tu n’avais pas peur que ça arrive. Même, quelques fois, tu te surprenais à faire exprès de te mettre en danger, comme cette nuit. Tu prenais un malin plaisir à confronter la faucheuse. Qu’est-ce que tu pouvais faire d’autre, de toute façon ? Tu as un diplôme, une maison. Mais tu n’as aucune volonté. Tu préfères te lamenter dans le sofa, accompagné de bouteilles de fort.

La douleur s’éveille. Tes esprits se ravivent progressivement. Tu te rends compte que ta gorge est asséchée comme le désert du Sahara. Le seul liquide que tu arrives à ingérer est ton propre sang qui coule le long de ta langue. Ça te lève le cœur. Tu as envie de vomir mais tu te retiens. Tu gères bien les nausées, habituellement. Tu t’épargnes ce genre de honte. Ta tête est lourde; tu la poses contre le poteau. Et, au beau milieu du silence matinal, tu entends le vrombissement d’un moteur se rapprocher de toi. Tu peines à garder les paupières ouvertes; tu es épuisé. Tu es surpris de ne pas t’être endormi, là, au sol, à l’arrêt d’autobus. Et, le véhicule s’arrête un instant devant toi. Un passager descend, te dévisage, puis fait semblant de n’avoir jamais constaté ta présence. Toi, t’es trop perdu pour comprendre que c’est ton autobus; lui que tu dois prendre pour retrouver ta maison, ton chez toi confortable. Alors, le monstre de métal redémarre et poursuit sa route. Tu ne comprends même pas que tu viens de le louper. Finalement, tu dormiras peut-être là. Ça te fera oublier la douleur à ton nez et à tes côtes. Allez… Juste une petite sieste. Deux courtes minutes… « Vous auriez pas un peu abusé de la boisson par hasard ? On pourrait vous sentir à des kilomètres ! » Tu rouvres vivement les yeux, comme si ton instinct venait de te donner une dose d’adrénaline. Tu vois flou, mais tu arrives à discerner une silhouette à quelques pas de toi. Tu n’as pas vraiment compris ce qu’elle a dit. Tu as entendu des mots qui ne faisaient aucun sens entre eux. Alors tu te contentes d’hausser les épaules pour signifier à la personne que tu n’as pas compris sa question. Cette simple action réveille la douleur à ton poumon; tu gémis faiblement en te courbant vers l’avant. Tes deux oreilles se concentrent sur les prochaines paroles de la demoiselle. C’est une fille, tu peux en être certain, maintenant. Sa voix est aigue, charmante. Tu fais l’effort d’analyser ses mots puis tu hoches la tête avant de souffler :

- L’hôpital ? Il va falloir me trainer dans une brouette pour m’amener là.


Tu rigoles mollement en cambrant ton cou vers l’arrière. Tu es hilare. Ce mélange d’alcool et de douleur te rend détestable, on dirait bien. Mais tu t’en fiches. Tu n’es plus là pour draguer les femmes. Tu veux simplement retourner chez toi et dormir pour quelques semaines. Puis, lorsqu’elle insiste pour t’amener à l’urgence, tu fais la moue. Tu gardes le silence un instant avant de ricaner :

- Je peux marcher.

Ton orgueil ne te fera pas le dire deux fois; tu n’as pas besoin d’aide pour exécuter une simple action. Alors, tu te lèves en t’aidant du poteau. Un large sourire se dessine sur tes lèvres; tu es fier, une fois debout. Et, tu fais un pas. Puis tu tombes nonchalamment contre la demoiselle qui te venait en aide. Tu t’accroches à elle, à ses bras. Tu ne veux pas lui faire mal mais, si tu la lâches, ton nez rencontrera le sol. Alors tu t’excuses dans un souffle court avant de t’accrocher au poteau, plutôt. Il est plus solide. Tu fermes les paupières, tu prends une grande inspiration.

- Laissez-moi un instant…

Tu as la nausée. Tu as beaucoup trop bu. Tu attends quelques secondes et tu redresses ton dos avant de regarder la jeune femme avec des yeux vitreux.

- C’est bon. On peut réessayer.

Tu tends un bras vers elle. Tu veux qu’elle vienne s’y faufiler. Tu as besoin d’une béquille. Et ça te fait mal de l’admettre.  



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J'ai 24 ans et je vis à Leeds, Angleterre. Dans la vie, je suis infirmière et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt pas bien, l'amour c'est pour les faibles non ?

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zendaya coleman ©️ .Cranberry

Tu sais pas pourquoi t’es descendue de ce bus. D’ordinaire t’aurais pas fais attention à tout ça, tellement perdue dans tes pensées, tu aurais continué ton chemin et quelqu’un d’autre se serait sûrement arrêté. Mais là, tes pensées  t’avaient heurtées et t’avais dû tout simplement arrêté de réfléchir pour tenter de faire le vide dans ton esprit et c’est comme ça que tu l’avais remarqué. Tes reflexes de médecine étaient immédiatement revenu et tu savais quoi regarder, tu savais où chercher même si l’odeur d’alcool n’était pas la plus agréable pour travailler. Tu remarques que ses yeux se perdent et qu’il a du mal à fixer son regard. Tu soupires, tu reconnais les signes, il avait tellement abusé sur l’alcool qu’il te voyait sûrement flou, ou en double. Des patients comme ça, t’en avais tous les jours à l’hôpital mais habituellement ils arrivaient à rejoindre ton lieu de travail. Là t’étais quand même bien embêtée. Tu pouvais pas porter toute seule un mec aussi grand qui faisait sûrement le double de ton poids. Ca allait être compliqué tu le savais bien, mais d’un coté, tu pouvais le laisser tout seul maintenant que t’étais venu à son secours.

Tu te doutais bien qu’il pourrait pas se relever de suite et il te confirmait tes doutes. Tu soupirais un peu bruyamment. Il fallait trouver vite une solution t’allait pas rester là jusqu’à ce qu’il décuve et puis, cette douleur à ses côtes te préoccupaient d’avantage. Il suffisait qu’elles soient cassées où que l’une perfore le poumon. Certes tu partais peut-être un peu trop long dans tes pronostics mais il ne fallait pas écarter une seule possibilité. Tu fronces les sourcils. Il l’air encore bien amoché par l’alcool, t’espérais qu’il serait plus clair dans ses propos et ta patience a des limites surtout après la nuit que tu avais passé aux urgences.

« Vous allez trainer votre cul ouais ! Je veux bien vous aidez mais vous allez faire des efforts ! »

Tu forçais encore un peu pour qu’il se décide à te suivre et tu sentais que tu gagnais la partie. Il acceptait de venir se faire soigner et tu le laissais se remettre debout, remarquant la fierté masculine reprendre le dessus. Tu haussais les épaules. Si il avait vraiment envie de faire son beau, tu le laissais jouer au plus fort mais tu savais que ça ne pourrait pas durer. T’aurais préféré qu’il prenne un peu plus son temps mais il commençait déjà à marcher. Un pas, une chute, heureusement t’étais pas loin pour le rattraper. Tu grimaçais sous le poids mais tu tenais bon, mais t’allait pas te gêner pour lui faire remarquer qu’il était quand même sacrément lourd. Il reprenait un peu d’équilibre en se tenant au poteau. Un instant. Oui.

« Prenez plus qu’un instant si c’est nécessaire, vous êtes un sacré bébé si je peux me permettre. »

Tu croisais les bras avec un léger sourire au coin de tes lèvres. Ce n’était pas forcément un compliment, il était lourd. En le regardant de plus près tu remarquais qu’il était sacrément musclé. Tu t’arrêtais pas à ça, te concentrant surtout sur ses hématomes. Tu l’observes reprendre ses esprits et se souvenir de comment il allait faire pour marcher. Mettre un pied devant l’autre. Il avait l’air sûr de lui pour reprendre le chemin vers l’hopiltal. Tu le trouvais un peu pâle.

« Vous êtes sûr de vous ? Je vous préviens, si jamais vous me vomissez dessus, je vous laisse vous débrouillez seul. »

Autant que les choses soient claires dès le début même si tu savais très bien que tu ne l’abandonnerais pas. Conscience professionnelle. Tu te glissais sous son bras, prenait appui sur le mur et l’aidait à se relever sur ses deux jambes. Un pas, un autre et tu avançais sans compter, tu cherchais juste à ne pas trop réfléchir. Il fallait que tu lui changes l’esprit , histoire qu’il ne se concentre pas sur sa marche mais sur autre chose, sinon, c’était la chute assurée et avec lui, toi parce qu’il était certain qu’il t’emporterait si il tombait.

« Comment vous avez fait pour vous retrouvez dans un tel état ? Vous avez du chercher les ennuis. »

Tu voulais pas qu’il te dévoile sa vie. C’était simplement histoire de faire la conversation, parce qu’il avait sûrement besoin de soutien pour tenir le coup. Vous étiez pas loin de l’hôpital mais à cette vitesse là, vous alliez prendre un certain temps pour rejoindre le batiment.

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Zac Efron ©️ amor fati
Tu en as marre. Tu te sens seul, abandonné. Ta vie est devenue aussi plate qu’un galet. Tu as besoin de changement mais tu ne sais pas comment t’y prendre. Une certaine crainte ronge tes tripes jour et nuit. Tu es anxieux; ça t’empêche d’avoir le courage de tourner la page. Tu aimerais revenir en arrière pour faire les choses autrement, en commençant par cette nuit-là. La nuit où tu as vu ton ami rencontrer l’asphalte à une vitesse mortelle. Tu te souviens avoir vu son crâne fendu, un filet de sang s’en échappant. Tu avais vu les yeux vides d’un cadavre et tu avais vomi avant que les urgences n’arrivent. L’une des rares fois où ton corps a rejeté l’alcool. Cette nuit où tes rires se sont transformés en cris. Ce n’était même pas toi qui avait appelé une ambulance. Tu n’avais pas été le seul témoin. Aucun mot n’avait pu sortir de ta bouche pendant les jours à venir. Tu n’avais rien pu dire aux policiers. D’autres ont raconté votre histoire à ta place.

Il est confortable, ce sol, finalement. Tu n’as absolument pas envie de te lever. Et tu as encore moins envie de te déplacer jusqu’à l’hôpital. Tu savais où il était. Tu le croisais souvent quand tu conduisais. Il se trouvait à deux ou trois coins de rue de là où tu étais étalé, sur le pavé. Mais tu n’avais pas l’impression de pouvoir marcher jusque-là. La réplique de ta nouvelle compagnie t’avait étonné. Tu ne t’attendais pas à cette vulgarité et à ces ordres. En temps normal, tu l’aurais très mal pris. Mais, là, ta tête avait le cœur à la fête. Alors tu avais rigolé stupidement en hochant la tête. Tu allais faire l’effort de te lever. Cette fille avait un bon cœur, tu ne pouvais pas le nier. Elle s’était arrêtée pour toi malgré ta tête de perdant qui avait passé la nuit à boire et à se bagarrer. Malgré ta volonté de marcher, tes jambes voulaient faire autrement. Et la douleur à tes côtes ne t’aidait pas. Tu fronces les sourcils lorsqu’elle te permet de t’insulter. Tu réfléchis un instant. Tu ne sais pas comment le prendre. Elle est là pour t’aider ou pour se moquer de toi ? C’est avec ton fort accent français que tu tentes de te défendre :

- Un bébé ? Hé, oh. J’ai vingt-huit ans. Je ne suis plus un bébé.

Pathétique. Vraiment. C’est tout ce que tu arrives à dire. Tu n’as aucun don pour la répartie, ce soir. Et tu ne comprends pas le second degré avec toute cet alcool dans les veines. Mais, de toute façon, c’est tout ce que tu sais faire, te plaindre. Très peu de gens arrivent à supporter ta présence. Tu es réellement un grand bébé. La jeune femme a vu juste en quelques secondes. Il faut croire que tu ne portes pas de masque. Tu secoues la tête de droite à gauche pour la rassurer. Tu ne vomiras pas. Elle n’allait pas assister à ce spectacle. Elle ne te fait pas attendre longtemps le bras levé. Elle vient s’y glisser pour te servir de support. Tu esquisses un sourire vainqueur en s’appuyant à elle, sans pour autant mettre tout ton poids. Tu sais que tu es lourd. Dans tous les sens du terme. Tu es surpris; vous avance et tu ne trébuches pas. Tu glousses, incapable de cacher ton étonnement. Tes deux yeux sont rivés sur le sol. Tu es étourdi, tu préfères savoir où tu poses les pieds. Tu t’es déjà cassé le nez ce soir. Et la côte, peut-être. Tu n’es pas médecin, tu ne peux pas être certain. Mais tu n’as jamais ressenti cette douleur. C’est nouveau pour toi. Tu commençais à apprivoiser le silence lorsque la jeune femme te pose une première question. Tu la regardes du coin de l’œil. Tu cherches tes mots. Tu détestes l’alcool pour t’empêcher de réfléchir. Tu aurais préféré trouver une fausse raison. Mais ton cerveau ne veut pas faire sa part.

- Je voudrais coudre un mensonge mais je n’y arrive pas. Alors il vaut mieux que je dise simplement la vérité. J’me suis fait tabasser par un mec. Il se pourrait que j’aie essayé d’embrasser sa fiancée.

Tu marques une pause. Un large sourire éclaircie ton visage.

- Et je savais qu’ils étaient ensemble.

Tu ricanes. Puis ton rire se transforme en gémissement. Puis en soupir. Tu veux t’asseoir et te reposer. La douleur se réveille aussi rapidement que la ville. Les premiers rayons se faufilent à travers les édifices élevés. Le soleil éclaire enfin le visage de cette fille qui t’accompagne. Tu la scrutes, l’air fatigué. Finalement, ça ne te dérange pas d’être collé à une si charmante demoiselle. Tu n’as plus hâte d’arriver à l’hôpital que tu vois justement au coin de la prochaine rue. Tu ne veux pas qu’elle parte. Elle est la seule personne ayant osé t’approcher dans les derniers mois. Tu marmonnes, laissant tes pensées s’échapper :

- Alors vous allez me laisser là et partir au travail ?            

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Hazel
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Tu pensais à un bon bain. C’est ça dont t’avais vraiment envie là, tout de suite maintenant, bien bouillant à te brûler la peau du moment que tu pouvais décompresser. Des vacances aussi. Non les vacances c’était une mauvaise idée. Tu penserais trop à Tom. T’avais pas repris des vacances depuis sa mort, tu ruminais déjà trop lors de tes jours de repos. T’allais pas tenir de rester quinze jours seule même si tu rêvais de voyager, tout ça, c’était terminé à tes yeux. T’avais rêvé d’épouser ton amour de jeunesse et ce que t’avais failli faire. Mais ton rêve avait été stoppé net. C’était terminé maintenant, le mariage, les rêves, l’amour. Tu te trouvais triste de penser ça à seulement vingt-quatre ans, mais ça te semblait impossible maintenant. Tom était plus là, et toi tu devais continuer ton chemin, tenté d’arrêter de jeter des regards en arrière. C’était difficile, tu ne t’en sortais pas d’ailleurs.

Finalement tu chassais les idées de Tom, de bain et autres vacances en observant l’homme devant toi. T’étais affligée de savoir que t’allais pas t’en sortir avec lui. Tu voyais pas le bout de ta mission de sauvetage surtout qu’il tenait pas sur ses pieds. T’étais pas très douée pour encourager les gens, tu les soignais c’était déjà pas mal. En plus, il commençait sacrément à te taper sur les nefs monsieur bourré. Pas capable de tenir la marée. Tu savais pas comment t’allais le motiver, t’attaquais. C’était certainement pas la bonne solution, pourtant, tu t’attendais pas à ce qu’il soit capable de te répondre. Vu son état, t’imaginais pas qu’il arriverait à tenir plus de deux mots mais tu t’étais trompée. Tu sourirais brièvement en t’approchant de son visage.

« C’est souvent ce que réponde les bébés. »

Tu lui offris un clin d’œil avant de rire, un peu. La situation avait le mérite de te faire rire et c’était rarissime ses derniers temps. Tu devais bien profiter de te moquer un peu des autres. Tu savais pas le faire généralement, la plupart du temps, quand tu essayais de faire les rires les gens, tes blagues tombaient à l’eau, quand tu voulais leur faire des réflexions gentilles, ils les prenaient toujours mal. T’avais pris le parti de plus rien dire, c’était plus sûr. Tu hochais la tête la plupart du temps et au final, t’avais remarqué que certaines personnes n’attendaient pas forcément des réponses, ils voulaient juste être écouté. Toi aussi, t’aurais aimé trouvé quelqu’un sur qui tu pouvais hurler sans qu’on ne te dise rien. Mais Tom était parti et la plupart du temps, tu t’engueulais toi-même.

Soulagée de savoir qu’il ne vomirait pas sur toi, t’acceptais de lui venir en aide pour de vrai. T’allais prendre sur toi et le porter du mieux que tu pouvais. A l’hôpital, tes collègues prendraient le relais. Tu t’inquiétais un peu de son état mais si il avait vraiment quelque chose de grave, il aurait eu le temps de se vider de son sang. Du moins, tu l’espérais. Souvent, les hémorragies ne prévenaient pas. Tu l’aides à se tenir debout et puis à prendre son élan. Sa démarche te rappelle certains patients de rééducation. C’est à peu près la même chose lorsqu’ils commencent les premières séances. Pour le coup tu remarques l’effort sur son visage, alors tu te tais, le laisse se concentrer un temps avant de le distraire pour qu’il continue à marcher. C’est pas très droit mais il a le mérite d’essayer.

Tu lèves les yeux au ciel. T’imaginais bien une histoire dans ce genre là mais à ce point. Qui pouvait s’attendre à ne pas avoir des représailles après avoir embrassé une femme fiancée ? D’ailleurs quand il l’avait su, n’avait-il pas pensé un instant faire machine arrière ? Ils étaient bien tous pareils. Il te raconte ça comme si il te parlait de la nouvelle du jour, t’es outrée mais lui, il semble plutôt content.

« Ils étaient ensembles ? Vous mériteriez que je vous fasse tomber ! »

Et il rigolait. Ton air choqué disparaissait rapidement, t’avais envie de rire avec lui, même si tu trouvais pas la situation très rigolote. T’étais certaine qu’il avait pas gagné son baiser, et il était ressorti de tout ça avec le visage saboté et au moins une côte explosée.

« Pas de baiser au final hein ? Juste un nez cassé, et trois côtes pétées ? »

Tu le regardes grimacer alors tu t’essayes de le replacer un peu mieux sur tes épaules sans trop de succès. L’hôpital est plus très loin, quelques centaines de mètres maximum. Fallait qu’il fasse un dernier effort. Il s’arrête, tu supposes qu’il a bien le droit à une petite pause, mais pas trop longue non plus, sinon il ne repartirait pas. Tu croises son regard.

« Tout à fait. Surtout que mon travail, c’est là-bas. »

Tu pointais ton doigt sur le bâtiment blanc. Tu n’avais pas totalement dit la vérité. T’avais fini ton travail depuis quelques minutes déjà. Si tes collègues te voyaient arriver, ils allaient te sortir des urgences de force c’était certain. Pas le droit de travailler douze heures de suite c’était le règlement.

« Enfin, je vais vous laissez entre de bonnes mains dès qu’on sera arrivés là-bas, j’ai quitté mon poste il y a quinze minutes. Et après je vous ai trouvé par terre à agonisé »

C’était un assez bon résumé de la situation. Tu te rends compte de la proximité de ton corps avec le tien, ça te rappelle les bras forts et protecteurs de Tom et ça te brise ton cœur. T’as pas envie de penser à tout ça alors tu te racles la gorge.

« Prêt pour repartir ? »

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Tu n'es pas réellement blessé par les paroles de l’inconnue qui te venait en aide. Elle avait bien le droit de dire ce qu’elle voulait. Elle avait été la première à se soucier de ton état. Tu ne lui en veux pas, elle peut bien dire ce qu’elle veut; elle ne te connait pas réellement. Elle ne sait pas que tu es un bébé. Pour vrai. Mais tu ne veux pas lui donner raison alors tu te défends du mieux que tu peux. Avec tes répliques peu réfléchies et ton haleine d’alcool. « C’est souvent ce que répondent les bébés. » Tu fais la moue. Tu secoues maladroitement la tête en balayant l’ai du revers de la main. Tu n’as pas le cœur à argumenter. Alors tu lui donnes raison en gardant le silence. Tu dois te concentrer sur tes pas. Tu veux t’éviter l’humiliation que serait de t’affaler au sol sur les rues qui commençaient à s’agiter. Le nombre de voitures avait augmenté considérablement dans les dernières minutes. À croire que tout le monde travaille à la même heure.

La jeune femme rit. Tu fais de même, comme entrainé par la beauté de sa joie. Elle semblait fatiguée mais son cœur était au rire. Tu remarques que ses yeux sont rougis; soit elle n’a pas dormi comme toi, soi elle a une infection oculaire. Tu optes pour la première option. Tu connais ça, les nuits blanches. Il t’arrive très souvent de passer la nuit à rouler sous tes couvertures, attaqué par l’insomnie et son armée de pensées. La plupart du temps, tu finis par ouvrir ton ordinateur portable afin de naviguer sur la toile. Tu abandonnes le combat très facilement. Et, malgré cela, tu es habitué de faire semblant de bien aller malgré les minuscules heures de sommeil que tu arrives à obtenir.
Tu hoches la tête à sa question. Puis tu la regardes d’un air outré lorsqu’elle affirme que tu ne mérites pas son aide, finalement. Mais tu remarques rapidement qu’elle plaisante. Elle a encore ce sourire cloué sur les lèvres. Ton regard s’éclaircie légèrement. Sa compagnie te fait l’effet d’un baume sur le cœur. Un petit rire timide fait vibrer ta gorge, tu détournes les yeux. Puis tu plisses le regard à sa question.

- Non, pas de baiser.

De toute façon, jamais tu n’avais recherché à être embrassé. Tu aurais même été déçu de ne pas te faire frapper après ça. Tu plonges quelques secondes dans tes pensées avant de repasser la question de ta nouvelle compagnie dans ta tête. Tu fais la moue et tu demandes d’un ton à la fois inquiet et perdu :
 
- Vous pensez que mon nez est cassé ?

Tu ne l’avais pas vu, ton nez. Et tu ne l’avais pas touché. Il te faisait mal mais jamais tu n’aurais imagé qu’il puisse être cassé. Tu n’as jamais été un bagarreur. Tu as toujours préféré te cacher et attendre que l’action se conclue. Mais, ce soir, t’avais essayé quelque chose de nouveau et, étonnement, tu avais apprécié cette douleur. Tu ne savais pas encore que tu allais amèrement la regretter lorsque tu te réveilleras, à jeun. Ta gueule de bois sera bien pire que d’habitude. Tu allais en demander, des anti-douleurs. Toi, le petit bébé incapable de retirer son pansement sans avoir la larme à l’œil. L’arrêt te fait du bien. Tes jambes peinent à supporter ton poids. Tu as si peu d’heures de sommeil en réserve. Encore une chance que les poches sous tes yeux soient camouflées par la pâleur de ton visage. Tu fermes les yeux un instant pour réajuster ta vision. Le soleil te déstabilise. Tu as côtoyé la noirceur toute la nuit. Tu ne sembles pas réaliser ce que la réponse de la jeune femme impliquait. Tu la regardes un moment. Mais tu sembles plutôt regarder le vide. Puis, ton cerveau fait un déclic.

- Quoi ? Tu travailles à l’hôpital ? T’es concierge ?

Tu ne tournes pas ta langue dix fois dans ta bouche avant de parler. C’est ton égocentrisme qui prend la parole. Tu as cette manie de penser que personne ne peut être mieux que toi. C’est égoïste mais tu ne t’en rends pas compte. Tu as des millions de billets verts dans ton compte en banque. T’es le meilleur, non ? Tu es tout de même déçu lorsqu’elle t’annonce qu’elle laissera d’autres personnes s’occuper de toi. Tu apprécies sa compagnie. Mais tu comprends. Alors tu souris maladroitement en détournant les yeux. Tu fais un premier pas. Et vous repartez. En quelques minutes, vous atteignez l’hôpital. Tu préfères garder le silence. Tu es un peu mal à l’aise. Tu n’as pas le courage de lui admettre que tu aimerais bien la revoir. Et, c’est lorsque vous montez les marches qui mènent jusqu’à l’entrée de l’établissement qu’une douleur abominable te fait gémir. Tu te replies sur toi-même, les deux mains au sol pour garder ton équilibre dans les escaliers. Ta respiration émet un sifflement inquiétant. Tu tousses violemment au sol et c’est en constatant que tu viens de cracher du sang que ton cœur fait un tour complet dans ta poitrine. Tu vois des étoiles, ta vision se broue davantage tandis que la noirceur t’accueille. Ta tête n’en peut plus; trop d’alcool, trop de douleur. Alors tu perds connaissance. Là. Dans les escaliers. Si près du but.  

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Tu l’écoutes parler. Dommage, pas de baiser. Enfin t’es contente qu’il est pas réussi en même temps parce que sinon il aurait sûrement eu des pires problèmes qu’une petite côté cassée et un nez brisé. C’est pas toi qui l’aurais trainé à l’hôpital mais une ambulance l’emmenant en soins intensifs ou pire à la morgue. T’étais défaitisme de nature, et t’imaginais toujours le pire, tu le faisais pas exprès, mais c’est comme ça. Tu continuais de marcher en rigolant. Il te faisait rire, vraiment. Et ça te faisait du bien, depuis combien de temps tu n’avais pas rigolé ainsi ? Longtemps, ton rire te paraissait presque étranger. Tu t’arrêtais un peu de rire. Ca te paraissait ridicule, mais t’étais pas capable de rire comme ça. Pas encore, t’étais pas prête.

« Heureusement pas de baiser. Je vous aurais retrouvé à la morgue. »

Tu te perds dans tes pensées, en te rappelant la dernière fois que tu avais pris le chemin vers une soirée, un bar ou une boite de nuit. Tu devais avoir dix-sept ans, tu passais en exclusive dans les beaux quartiers de Dublin. Tu buvais du champagne, pas de la vodka. Tu chassais ses mauvaises pensées. Ton passé te revenait dans la figure depuis quelques mois. Tom t’avait quitté et les doutes te rongeaient. Tu pensais à retourner en Irlande. T’envisageais vraiment cette solution. Mais ton départ, ton exil te rappelait bien pourquoi t’étais partie. T’avais refusé cette vie.

T’es sortie de tes pensées par la voix du jeune homme. Tu observes de nouveau son nez, t’as plus de doute sur son état. Il est cassé c’est sur, mais t’es pas censé donner de diagnostic sans avis médical. Tu hausses les épaules, au pire, tu risques quoi ? Une petite remontrance ?

« Je le pense pas. Il est cassé. »

T’avais l’habitude des mecs qui arrivaient avec la gueule démontée par les coups, surtout en fin de nuit. Tu connaissais maintenant les symptômes, les hématomes, les bleus qui apparaissaient. Il n’échapperait pas à la règle vu la couleur bleuté qui commençait à apparaitre sur son visage.

« Après le bleu ça va tourner au violet et après un léger noir. Vous êtes pas prêt de redevenir tout beau, tout frais. »

Selon sa peau, ça pouvait prendre un mois, tout au plus. Ca s’estomperait certainement au fur et à mesure du temps, mais ça ne disparaitrait pas totalement avant un certain temps. Vous vous arrêtez un petit temps. Tu souffles un peu toi aussi, t’as fais ton sport pour la semaine à le trainer même si c’était sur une courte distance. Tu le vois souffrir, tu remarques les traits tirés sur son visage, mais tu pense vraiment qu’il tente de faire des efforts. Quand tu lui annonces que tu travailles à l’hôpital, il réagi pas, alors tu supposes qu’il s’en fout. Tu cherches pas à comprendre. Mais quand il reprend la parole, tu tiques. T’apprécies pas le ton qu’il prend. Si t’étais concierge, il aurait fait quoi ? Soudainement il aurait retrouvé de la force et serait parti en toutes jambes. Tu te stoppes en fronçant les sourcils. Ton sourire a disparu.

« Qu’est ce que ça peut te foutre que je sois concierge ? »

Tu voudrais bien te détacher de son bras, tu t’éloignes un peu mais tu le lâches pas. T’es plus sympathique que lui apparemment, mais t’es piqué vif dans ta fierté et ton orgueil. T’as vraiment envie de l’abandonner là, tout seul parce qu’apparemment il mérite pas ton aide. Il mérite pas l’aide de quelqu’un de toute façon.

« Peut-être qu’il a bien fait de te casser la gueule. Il aurait dû taper plus fort. Et j’aurais dû te laisser là, tout seul. Pauvre connard. »

T’avais les nerfs, bordel, t’avais vraiment envie de le frapper encore et encore alors tu reprenais la marche rapide et tu t’en foutais qu’il avait dû mal à suivre. T’avais plus envie de faire des efforts et t’allais le larguer devant l’hôpital et il allait se débrouiller. En silence vous montez les marches, tu sens que son poids pèse d’un coup plus lourd sur ton corps et t’allais lui demander de se reprendre quand tu remarques sa pâleur. T’es inquiète. Ca va pas bien là, il est blême, replier sur lui-même et il gémit. Tu le tiens comme tu peux.

« Hé qu’est ce qui se passe ? »

Il te répond pas, ça t’inquiète vraiment. Tu sais qu’il fait pas semblant, il pourrait pas être aussi doué. Tu l’aides à s’assoir t’attends qu’il se reprenne mais ça ne va pas mieux. T’entends sa respiration sifflante, c’est une catastrophe. C’est pire que ce que tu imaginais. T’as été trop lente à réagir et t’as été distraite. Merde.

« Reste avec moi, tu dois rester avec moi ! »

Mais peine perdu, il chute lourdement sur le sol. Merde. Faut que tu réagisses et c’est plus Hazel qui réagit mais bien, l’infirmière. La presque chef de service alors tu te bouges, tu laisses le jeune inconnu en courant jusqu’aux admissions aux urgences. Là tu repères deux de tes collègues, et tu les obliges à venir t’aider. T’attrapes une veste blanche, un brancard et tu cours avec eux pour le rejoindre. On te demande des renseignements, t’en as aucun. Déposé sur un lit, le médecin te rejoint, et tu l’aides à défaire les vêtements du jeune homme. On te rappelle que t’es plus de service, mais tu les envoies balader. C’est de ta faute si il se retrouve dans cet état, t’as été méchante mais il t’avait blessé.

T’observe les côtes, c’est vraiment un carnage. Pourquoi t’as pas été plus rapide ? Pourquoi tu l’as abandonné ? T’as envie de pleurer mais tu tiens le coup pour ce mec que tu connais absolument pas. Hémorragie interne, le verdict faut ouvrir, aller vite. Tu te concentres encore et encore.

Les minutes passent, les gestes s’articulent autour du corps de l’anonyme et tu ne comptes plus le temps supplémentaire que t’es entrain d’effectuer. Tu t’arrêtes plus. Il est stabilité. Tu l’emmènes personnellement dans sa chambre, il va devoir rester toute la journée et au moins toute la nuit à l’hôpital. Tu sais qu’il est pas prêt de se faire réveiller. La journée va défiler mais toi, tu vas rester là. Tu vas attendre. Au final, tu finis par tomber dans le sommeil. Plus profondément que tu le pensais.

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Peut-être aurais-tu dû forcer le baiser, alors. Tu ne souffrirais plus. Tu serais simplement parti. Très loin. Là où tu ne peux pas envoyer de cartes postales. À bien y penser, non. La mort t’effrayait. Si tu souhaitais réellement tomber dans le sommeil éternel, tu l’aurais fait depuis bien longtemps. Et d’une façon bien plus simple. Tu aimes jouer avec le danger, le côtoyer. Mais, au fond de toi, tu veux vivre. Tu veux tenter ces expériences nouvelles, transformer les inconnus en connaissances et les connaissances en amis. Si seulement tu avais l’initiative de faire le premier pas. Tu souris légèrement en baissant la tête à ses paroles. Tu commences à voir quelques flashs de lumière mais tu n’y portes pas attention. Tu penses que c’est normal. Que c’est l’alcool qui te joue des tours.

- Vous ne m’auriez jamais trouvé, en fait. On ne se serait jamais croisés.

Un hoquet désagréable soulève ta gorge. Tu serres les dents, tu fermes bien ta bouche. Tu sembles tellement concentré. Et tu l’es. Tu empêches la boisson de monter dans ton œsophage. Une fois que ta nausée passe, tu reprends.

- Et vous seriez probablement chez vous en train de dormir.

Tes yeux la scrutent l’espace d’un instant. Et tu te rends compte que tu la fixes beaucoup trop. Mais son rire est contagieux, tu as envie de la joindre. Elle te fait oublier ta douleur. Elle semble perdue dans ses pensées, que tu espères positives. Tu te demandes à quoi elle pense mais tu gardes le silence. Vous ne vous connaissez pas. Lorsqu’elle retombe sur Terre et affirme que ton nez est brisé, tu ne peux pas t’empêcher d’aller tâter le terrain. Tu remarques effectivement que quelque chose a changé dans ton visage. Tu touches un coin trop sensible alors tu sursautes et tu lâche ton nez.

- Je vous fais confiance là-dessus…


Et tu écarquilles les yeux lorsqu’elle t’explique que ton visage sera le canevas d’une peinture colorée pour les semaines à venir. Tu soupires. Tu ne peux pas être surpris, en fait. T’es un être humain; tes batailles laisseront des marques sur ta peau. Bon, dans ce cas, c’était plutôt une défaite sordide. Mais ça reste une bataille. Tu n’as pas pensé un instant avant de lancer ces paroles en l’air. T’avais ce talent pour rabaisser les gens. Pas que le travail d’un concierge est moins important que les autres. Simplement, tu sais que les études en médecine impliquent beaucoup de travail. Instinctivement, tu assumes que tout le monde n’a pas fait plus d’études que toi. Et après tu te demandes pourquoi tu n’as pas d’amis. Imbécile. Tu remarques que ta compagnie prend très mal ton commentaire. Elle s’arrête et impose une plus grande distance entre vous. Tu la regardes sans réellement comprendre. Tu as peur qu’elle te lâche et que tu t’éclates à nouveau au sol. Tu ne sens pas que ton corps pourrait supporter un tel choc.

- J’ai pas dit que c’était mal, être concierge !


Tu fais la moue lorsqu’elle en ajoute une couche en t’insultant. Tu détournes les yeux. Tu ne peux pas te permettre d’entrer dans le débat. Tu es bien trop fatigué. Tu ne penses pas avoir la force d’argumenter avec elle. Alors tu te contentes de ne rien dire. Un silence qui en dit long à celui qui sait écouter. Elle reprend la marche. Elle accélère. Tu peines à suivre son rythme. Mais tu puises dans ta dernière réserve d’énergie pour rester à son niveau dans les deux sens du terme. Tes sourcils sont froncés; tu n’as vraiment pas aimé ce qu’elle t’a dit. Tu en oublies de faire attention à tes os craqués. Et, lorsque vous montez les escaliers, la douleur t’emporte dans son antre sombre. Tu ne te réveilleras pas avant un long moment.

Ta bouche est pâteuse. Ta langue perçoit un gout amer. Tu ne sais pas que c’est à cause des médicaments qu’on t’a refilé pendant l’opération. Ta tête est lourde. Tu as l’impression que ton oreiller est un nuage moelleux. Tu n’as pas le courage d’ouvrir les yeux pour le moment. Tu ne veux pas comprendre où tu es. Tu as presque tout oublié. L’alcool t’a fait perdre certains passages. Mais tu te souviens de cette fille qui était tombée du ciel comme un ange. L’air est frais mais tu as chaud. Tu ne remarques que maintenant que tu es en train de respirer par la bouche. Tu as absolument besoin d’un verre d’eau. Alors tu ouvres enfin les paupières. Tu es ébloui par le blanc de la salle. Tu comprends en quelques secondes que tu es à l’hôpital. Tu essayes de te redresser légèrement mais tu n’arrives à rien. Tu te sens coincé, drogué, dans les vapes. Et c’est en essayant une deuxième fois de reprendre le contrôle de ton corps que tu remarques quelqu’un assit dans la chaise devant ton lit. C’est une fille. Ses cheveux sont longs, mêlés. Elle dort, adossé contre son siège, la tête dans la main. Ton expression s’éclaircie un peu. Tu ignores la présence d’un bandage autour des tes côtes et sur ton nez. Tu essayes de parler mais un simple son cassé s’échappe de ta bouche. Tu tousses. Ta nausée revient. Et là, tu ne sens pas que tu peux te contenir. Tu tapes le lit avec tes mains, espérant réveiller la jeune femme endormie. Tu espères qu’elle comprendra que t’es sur le point de vomir et qu’elle ferait mieux de se dépêcher pour ne pas avoir à nettoyer le lit.    

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